Les verreries admirables de Maurice Marinot sont exposées au musée d'Art moderne de Troyes..

Publié le 9 Avril 2026

Le Musée d'Art moderne de Troyes abrite la collection de verreries décoratives de Maurice Marinot, né à Troyes en 1882 .

Maurice Marinot s'adonnait à la peinture, mais un jour, en 1911,  il visita une verrerie à Bar-sur-Seine qui appartenait à ses amis.

Il fut tout de suite séduit par la beauté du métier de verrier et de la matière , le verre.

Grâce à ses amis, qui lui permirent de travailler dans la verrerie, il se lança avec passion dans l'apprentissage du travail du verre, faisant évoluer sa technique  par sa pratique et ses découvertes.

 

Vase au portique , 1913, verre émaillé

 Quand Marinot débuta dans la verrerie, il ne savait pas encore souffler le verre lui-même, sa première démarche fut de décorer les verreries qui étaient soufflées  suivant ses modèles par les ouvriers de l'usine, avec de l'émail .

Il lui fallut cerner les contours du dessin de manière à délimiter chaque surface de couleur, appliquer la poudre d'émail coloré avec un liant à l'intérieur des surfaces délimitées, et faire cuire le tout

Pot à couvercle, 1912 , verre émaillé

Flacon méplat, 1913,1914 , verre émaillé

En 1922, Maurice Martinot devint maître dans la manière et de la pratique du soufflage, il put enfin introduire des matières et des couleurs dans l'épaisseur du verre en cours de soufflage. Dans les verreries il cherchait à transposer des thèmes de la nature : eau courante, branches d'arbres, glace...

Lors de la cuisson de la pâte de verre il peut se former des bulles de gaz, ce qui produit (pour les verriers) un verre impur.

Marinot utilisa  ce verre qu'on appelle "malfin" , en y ajoutant volontairement des matériaux étrangers qui sous l'effet de la forte chaleur se transforment en bulles de gaz.

Flacon quadrangulaire, 1927, verre à décor intercalaire bullé : 

Un changement de température trop violent sur de la pâte de verre encore chaude provoque des craquelures dans le verre, mais on peut aussi obtenir cet effet en plongeant la pâte de verre brûlante dans de l'eau.

Il faut ensuite envelopper la verrerie d'une nouvelle couche de pâte de verre, qui va ainsi enrober la couche craquelées.

Flacon, 1926 verre à décor intercalaire craquelé et bullé :

Flacon méplat de forme ovoïde, 1931, verre à décor intercalaire bullé :

Grand vase à décor de danseuses, vers 1911-1913, verre émaillé :

Maurice Marinot  travailla aussi le verre en épaisseur grâce à la technique de l'acide ou il pouvait ronger la surface du verre.

Il protégeait certaines parties de la verrerie avec un "enduit de bitume", puis il la plongeait dans un bain d'acide, les parties non protégées étaient attaquées par l'acide.

 

 

En 1937, Maurice Marinot arrêta son travail de verrier, car l'usine de Bar-sur-Seine ferma.

Maurice Marinot était aussi un peintre de grande valeur, je regrette de ne pas avoir admiré ses tableaux qui se trouvent sur les murs, autour de ses verreries.

J'étais en effet fascinée par ses merveilleux vases et flacons  et je ne leur ai même pas jeté un coup d'œil....il faut dire que le temps était assez minuté, puisque nous n'avons même pas pu visiter l'exposition sur les fouilles de Lavau qui est visible actuellement au musée d'Art moderne de Troyes.

Je réparerai cette erreur lorsque je retournerai visiter le musée d'Art moderne et son exposition  temporaire sur Lavau.

J'en profiterai également pour admirer les céramiques d'un célèbre laignois : André Metthey.

Rédigé par Christaldesaintmarc

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