Publié le 24 Juin 2008

Si on lève la tête ,en passant sur le pont Barthélemy,,on peut admirer l'Eglise romane de Saint Vorles qui veille sur les habitants de Châtillon sur Seine ....
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Publié le 24 Juin 2008

Si on lève la tête ,en passant sur le pont Barthélemy,,on peut admirer l'Eglise romane de Saint Vorles qui veille sur les habitants de Châtillon sur Seine ....
Publié le 24 Juin 2008

Pour clore la visite des anciennes rues du Bourg,voici la photo du pont Barthélemy,avec au fond la jonction de la rue du Recept et de la rue de la Douix.
On voit en haut la tour en ruines du château des Ducs de Bourgogne...
Publié le 24 Juin 2008
Publié le 24 Juin 2008

La rue Saint Vorles faisait partie autrefois de la rue Truchot (pour le bas tout au moins) et devint rue Jean-Jacques Rousseau.
Après la Révolution, on lui donna le nom de rue Saint Mamès pour la partie qui nous intéresse ici, pour l'appeler enfin rue Saint Vorles par l'arrêté du 21 janvier 1865.
Saint Vorles, curé de Marcenay, vivait au VI° s. et on lui attribue de nombreux miracles, dont celui de la "bilocation" ou "ubiquité".
D'abord inhumé à Marcenay, son corps fut porté à Châtillon en 868 pour être ainsi mis à l'abri des incursions normandes.
Il est le patron de notre ville et sa fête est fixée au 3ème dimanche de juin.
Publié le 24 Juin 2008

La rue du Congrès a des origines anciennes.
La dénomination actuelle lui fut attribuée par l'arrêté du 21 janvier 1865.
C'est dans l'hôtel particulier dont voit le portail ,à gauche de la photo ,que se tint en 1814 le Congrès dit de Châtillon,dont j'ai parlé dans un autre chapitre.
Publié le 24 Juin 2008

Cette allée construite sur les anciens remparts entre les prés de l'évêque de Langres et le jardin des Capucins, fut aménagée et plantée d'arbres en 1666 au moyen d'amendes dont avaient été frappés les boulangers qui avaient résisté à un arrêté de la Chambre de Ville réglementant la taxe du pain.
Elle fut appelée aussi promenade des Boulangers (Arrêté du 21/01/1865).
Publié le 24 Juin 2008

La rue de la Douix,s'étire entre la porte du Recept (ou de la Douix) et la magnifique source vauclusienne de la Douix.
Plusieurs moulins divers, des lavoirs, des tanneries étaient jadis édifiés à proximité et longtemps on appela rue des Tanneries la voie allant de la porte de la Douix à la source.
L'arrêté du 21 janvier 1865 fixa définitivement son nom.
Publié le 24 Juin 2008

Comme la rue Guyotte, la rue des Ursulines était "sise aux Crays".
En 1430, elle est dite "la rue qui vient des Crays au puits de la Saulnerie".
C'est après la Révolution qu'elle devint rue des Ursulines, le couvent du même nom étant installé là depuis 1519.
La première pierre de l'église avait été posée par la reine Anne d'Autriche le 16 août 1630.
Le couvent fut fermé en 1790 et vendu le 13 août 1797.
Publié le 24 Juin 2008

Photo prise en haut de la rue Saint Nicolas,près de la Bibliothèque....
Publié le 24 Juin 2008

La rue Saint Nicolas fut ainsi nommée depuis 1688, elle s'appelait autrefois rue de la Seurerie, du nom d'un atelier "où l'on travaillait le fer", installé là, l'ouvrier étant un seurre.
La Révolution en avait fait une rue de la Montagne.
L'église Saint Nicolas est bâtie sur le même plan que l'église Saint Pierre et date sans doute de la seconde moitié du XII° s.
D'abord succursale de l'église-mère Saint Vorles, elle devint église paroissiale en 1806.
Ici le bas de la rue...
Publié le 24 Juin 2008

Le collège, devenu Lycée, fut abandonné en 1970, un nouvel établissement plus fonctionnel étant construit rue de Seine.
La presque totalité des anciens bâtiments fut détruite par un incendie dans la nuit du 11 au 12 octobre 1992.
Il ne reste du collège où étudia Francis Carco que ces arches entourées de friches....
Publié le 24 Juin 2008

Autrefois, la rue Guyotte n'avait pas de nom spécial.
Pour elle comme pour les autres du quartier, on disait "sis aux Crays".
La délibération du 9 messidor an II est muette à son sujet.
Puis certaines parties furent dénommées : rue Rémond, rue des Crais, cul-de-sac Borromée.
C'est donc par l'arrêté du 21 janvier 1865 que la ville, un peu tardivement, décida d'honorer la mémoire du plus grand de ses bienfaiteurs en donnant son nom à la rue qui conduisait à l'hôpital et au collège fondé par lui.
Né à Noiron-les-Cîteaux en 1590, mort à Châtillon le 20 mars 1670, l'abbé Guyotte fut hanté toute sa vie par la prospérité de ce collège dont il devint principal en 1621 et par la création d'un établissement de bienfaisance qui l'avoisinait.
C'est ainsi qu'il fonda l'hôpital tout à côté mais c'est par son testament olographe du 25 novembre 1675 que Pierre Guiotte manifeste surtout sa philanthropie pour les deux institutions qui lui sont chères :
"Chaire de rhétorique sera désormais attachée au collège de Châtillon. Elle sera professée par le Principal qui cumulera les deux titres. Les fonds destinés à l'entretien de cette chaire consistent en deux terrages, situés l'un à Cerilly, l'autre à Saint-Marc-sur-Seine, pouvant produire 500 livres de rente chacun par an, plus un bâtiment à Châtillon pour le collège et environ 3 arpents de bonne vigne à Bouix".
Lors de la liquidation générale de tous les offices opérée à la Révolution, les deux terrages ainsi que les vignes de Bouix, furent versés à l'hôpital Saint Pierre, ainsi dénommé du voeu de son fondateur.
Cet hôpital occupait avec le collège les bâtiments affectés par la suite entièrement au dit collège (il comprenait également la Bibliothèque municipale).
Les terrains à l'est de la rue Guyotte étaient affectés dans le haut au cimetière de l'hôpital et dans le bas à ses jardins.
Lorsque survinrent après 1830 les perturbations dans les bâtiments affectés à Châtillon aux services administratifs de la ville et du département, les bâtiments de l'ancienne abbaye Notre-Dame furent attribués à l'hôpital Saint Pierre qui y fut transféré.
Publié le 24 Juin 2008

La rue Docteur Bourée
Toutes les rues de ce quartier s'appelaient rue des Crais ou des Crays.
En 1594, elle est dite rue de la Grande Ecole.
Sous la Révolution, c'est la rue de l'Humanité, puis rue du Collège sous l'Empire.
Le 4 février 1852, le conseil municipal de Châtillon décida de lui donner son nom actuel.
Jean-Baptiste Honoré Bourée était né à Flavigny-sur-Ozerain le 15 mai 1777.
Docteur en médecine, archéologue distingué, médecin de l'Hôpital pendant 38 ans et conservateur de la Bibliothèque municipale pendant la même période.
Membre de l'Académie de Dijon, il rédigea un grand nombre d'opuscules sur la région : archéologie, hommes célèbres, aspects médicaux.
Il est mort à Châtillon le 4 janvier 1852, étant le premier d'une importante lignée de médecins qui a profondément marqué la vie châtillonnaise.
Publié le 24 Juin 2008

L'origine de l'appellation de cette rue,la rue au Lait,vient sans doute du "Miracle de la Lactation" de Saint Bernard qui eut lieu tout près d'ici, à l'église Saint Vorles.
Sous la Révolution, cette partie devint rue Rouillet, du nom d'un enfant de la ville tué au siège de Toulon, le milieu Lepelletier de Saint Fargeau.
L'autre extrémité, aujourd'hui rue Thurot, devint rue de la Liberté.
Elle redevint rue au Lait pour la totalité sous l'Empire, avant d'être de nouveau divisée en trois parties.
Jolie rue très étroite,aboutissant rue du Bourg-à- Mont.
Publié le 24 Juin 2008

La dénomination de la rue du Grenier à sel date de 1628.
Elle remplace une autre rue aux trois quarts supprimée qui, de la rue de Chastenay allait en ligne droite à la rue du Bourg-à-Mont en passant derrière la Bibliothèque municipale et le Tribunal.
Primitivement appelée rue des Porcs, elle prit le nom de rue de la Saulnerie ou du Grenier-à-sel quand ledit grenier y fut installé dans une grange presque en face de l'Orme.
Les Carmélites obtinrent en 1628 l'autorisation de fermer cette ruelle du côté de la rue du Bourg-à-Mont et de prendre possession de la partie de ruelle derrière leur immeuble, à charge pour elles de
"faire à 30 pas de là une nouvelle ruelle suffisante pour y faire passer un char à foin à droite ligne pour aller en celle joignant le couvent des Ursules".
Telle est l'origine de cette rue dont le nom ne changea pas sous la Révolution.
(je profite de cette photo,pour regretter la présence de fils électriques qui défigurent ces rues anciennes,que c'est dommage !)