Publié le 16 Novembre 2021

L'historien Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Les Amis du Châtillonnais ont demandé à l'historien Patrick Serre de présenter, le 20 novembre 2021,  une conférence sur la "Bataille de Châtillon du 19 novembre 1870" que nous appelons aussi "la surprise de Châtillon".

Jenry Camus a présenté Patrick Serre aux auditeurs venus très nombreux écouter cette passionnante conférence, couplée à la superbe exposition sur la guerre de 1870, une guerre oubliée...

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Patrick Serre a tout d'abord évoqué le contexte qui a permis cette funeste "bataille de Châtillon"

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Le Contexte :

Le général Prussien Auguste Von Werder assiège Strasbourg du 12 août 1870 au 28 septembre 1870, la ville est dévastée.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Le général français Uhrich capitule le 28 septembre.

En octobre 1870 a lieu la honteuse capitulation de Bazaine à Metz, où il livre aux Prussiens  cent vingt mille combattants, vingt mille blessés, ses fusils, ses canons, et ses drapeaux, trahison suprême...

En effet, on ne rend pas les drapeaux à l'ennemi, nous dit Patrick Serre, au besoin on les détruit, mais ils ne sont jamais livrés à l'adversaire.

Les Prussiens descendent ensuite vers le sud avec 60 000 hommes dans l’intention de mettre le siège devant Lyon.

En octobre 1870 ils rentrent en Côte d’Or.

A ce moment là les troupes françaises sont démunies : pas d’artillerie, pas de cavalerie, des soldats mal vêtus pour les mobiles, parfois avec un fusil….pour dix et au surplus sans les munitions qui vont avec !

L’armée de Von Werder arrive à Dijon où normalement elle ne doit pas s’arrêter , leur route pour aller à Lyon devant passer entre Dijon et Besançon.

Le Colonel Fauconnet, voyant l’état désastreux de ses troupes déclare Dijon « Ville ouverte » au grand désespoir des habitants, car ceux-ci veulent défendre leur ville.

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Fauconnet revient sur sa décision, le combat a lieu, mais la ville tombe le 31 octobre et Fauconnet perd la vie... juste après avoir été nommé Général.

Von Werder envoie des patrouilles de reconnaissance depuis Dijon (dans le Val de Saône, la côte viticole, l'arrière-côte, la vallée de l'Ouche etc...) et partout s’aperçoit que ses troupes sont prises à partie par des mobiles ou des franc-tireurs en embuscade, avec le concours des populations locales.

Pour bien faire comprendre aux auditeurs  l'origine de la bataille de Châtillon, Patrick Serre a présenté ensuite Giuseppe Garibaldi  et sa famille.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Garibaldi est l’unificateur de l’Italie, il était l'adversaire de Napoléon III lors des guerres du "Risorgimento", mais il aime la République Française qui a remplacé l'Empire.

En arrivant à Marseille il déclare : « J’offre ce qui reste de moi à la jeune République Française ».

Gambetta le reçoit et accepte son concours pour lutter contre les prussiens.

C’est le début de l’Armée des Vosges, composée de 2 500 à 3 000 italiens, sans artillerie, ni cavalerie avec peu d’infanterie.

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Garibaldi met en place quatre brigades avec à leurs têtes  ses fils   Menotti (3ème) et Ricciotti (4ème) ainsi que le comte Bossak (1ere) et le colonel Delpech (2ème).

Son gendre Canzio est sous-chef d'Etat-Major et Bordone son chef d'Etat-Major.

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Un portrait de  Ricciotti Garibaldi :

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Une sentinelle de la 4ème brigade :

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Les francs-tireurs de cette époque agissent comme le font de nos jours les « Forces Spéciales », il s’agit pour eux de désorganiser l’ennemi.

Ces francs-tireurs s’équipent à leurs frais et n’obéissent qu’à eux-mêmes. Pour beaucoup d'entre eux ils seront habillés à la façon de « Tartarin de Tarascon ».

Certains d'entre eux, venant des Alpes ou des Pyrénées, porteront le vaste béret basque qui deviendra emblématique des unités alpines.

Ce n'est d'ailleurs que beaucoup plus tard, que seront créés les Chasseurs Alpins (en 1888) qui s'inspireront des Chasseurs des Alpes de la 4ème brigade sous le commandement du CBA (chef de Bataillon) Michard.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Ricciotti Garibaldi a sous ses ordres une brigade de choc : 1200 à 1 400 hommes, et avec lui le commandant Michard.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Début novembre les Prussiens prennent Chaumont et se dirigent vers Orléans.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

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Sur leur passage se trouve la petite ville de Châtillon sur Seine, bien placée car au croisement de plusieurs routes et desservie par le chemin de fer.

Les Prussiens s’y installent, non en « bivouaquant » comme le font les français, mais en « cantonnant », c'est-à-dire qu’ils réquisitionnent les maisons et s’installent chez les habitants.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Mais les envahisseurs ont oublié une chose , celle de « garder » leurs troupes ….erreur fatale que va, le moment venu, exploiter à fond la brigade de  francs-tireurs de Ricciotti.

Le décor est planté, mais revenons  un instant à ce qui se passait  à Dijon  que les Prussiens avaient conquise le 30 octobre 1870.

Dans la perspective de son attaque en vue de reprendre Dijon le 30 novembre 1870, Giuseppe Garibaldi a l’idée d’une « diversion » qui obligerait les prussiens qui occupent la ville de Dijon à se déplacer vers le nord…c'est-à-dire vers Châtillon.

Garibaldi envoie donc la brigade de Ricciotti attaquer les Prussiens installés confortablement à Châtillon (mais non gardés !)

Le 15 novembre le plan est arrêté, mais il faut se méfier des « oreilles  indiscrètes »….il faudra donc que la brigade de Ricciotti soit extrêmement prudente.

Et pourtant le chemin sera long : 130 kms en partant d’Autun , puis Saulieu, Semur, Montbard, Coulmier, puis Ampilly le Sec, avec une météo épouvantable.

Au passage des francs-tireurs, les villages sont « verrouillés » pour qu’aucune information ne filtre.

Pour avoir tout de même des informations, un certain Loguiot se déguise en femme, il entre dans Châtillon accompagné de son vieux père.

Il séduit un prussien qui, naïvement, lui indique où logent les officiers, où sont leurs chevaux etc….une aubaine pour Ricciotti  (qui cherchera aussi d’autres sources d’informations…)

Le 19 novembre 1870, Ricciotti avec ses 300 à 400 francs-tireurs attaque  Châtillon par l’ouest, Michard avec 100 hommes  attaque par l’est de la ville.

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(Document transmis par l'Historien allemand Rainer Bendick:  en rouge le trajet de Ricciotti, en vert celui de Michard))

Il faut faire vite, on ne doit pas utiliser d’armes à feu, seulement des armes blanches, l'attaque doit être faite par surprise, sans aucun bruit.

Une première sentinelle prussienne voyant ce qui se passe s’enfuit après avoir tiré sur Michard qui n’est pas blessé (Ce Michard aura la  "baraka", car il essuiera deux autres coups de feu lors de l’attaque de Châtillon, son rôle étant de sécuriser les hauteurs de la ville, mais n’aura aucune blessure !)

L’ennemi prussien est littéralement sidéré, le major Von Alvensleben commandant des hussards, qui s’enfuyait à cheval, sera tué.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

Les soldats prussiens sont attaqués par les francs-tireurs dans les maisons particulières où ils cantonnaient, les officiers le sont dans l’hôtel de la Côte d’Or où ils logeaient bien confortablement.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

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Les soldats et les officiers prussiens qui ont pu échapper aux francs-tireurs  se réfugient dans l’Hôtel de Ville .

L'officier prussien Lettgau envoie les hussards à cheval contre les francs-tireurs, mais ils sont encerclés, les chevaux sont volés, des otages sont capturés.

Lettgau demande alors de l’aide au régiment prussien basé à Châteauvillain, tout en restant bien à l’abri à la mairie, quel courage !

Mais le raid terminé, Ricciotti  renonce à attaquer l’Hôtel de Ville, il part avec ses 120 prisonniers vers Ampilly, mais aussi avec les chevaux des prussiens …et la caisse de l’Etat-Major !

Les renforts prussiens sous les ordres du général Major Von Kraartz-Koschlau, arrivent de Châteauvillain, s’assurent que les francs tireurs sont bien partis…alors de terribles représailles commencent pour le malheur de notre ville.

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Le Maire de la ville, Monsieur Achille Maître est emmené avec 40 à 50 otages

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Châtillon devient  « ville ouverte », livrée aux pillages, aux incendies, aux assassinats dans la nuit du 22 au 23 novembre 1870.

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Une deuxième série d’otages châtillonnais (130) doit être fusillée par les Prussiens….mais ils ne le seront pas, car Ricciotti menacera de fusiller en contrepartie  les 120 otages prussiens qu’il détient.

En conclusion de sa belle conférence, Patrick Serre résume les résultats de ces  opérations tant  du côté Prussien, Français que Châtillonnais  :

-Côté Prussien : Les soldats prussiens ont récupéré leur station, ils ont nettoyé en règle la ville à la recherche de francs-tireurs, et du 5 au 10 décembre tout le secteur de Châtillon à Montbard est bouclé

-Côté Français : les français se glorifient, à juste titre, du succès de leur raid, mais la tentative de diversion de Giuseppe Garibaldi n’a pas fonctionné lors de l'opération principale de reprise de Dijon quelques jours plus tard.

En effet les prussiens ne sont pas montés à Châtillon pour défendre leurs troupes, ce sont ceux de Châteauvillain qui s’en sont chargés.

La bataille de Dijon a lieu les 25, 26, 27 novembre 1870,  et c’est un échec pour Garibaldi.

-Côté Châtillonnais : les habitants de Châtillon sur Seine ont souffert des représailles prussiennes, mais pas tant que cela finalement , en comparaison de la destruction massive de villes comme Bazeilles ou Châteaudun ...Châtillon a eu finalement de la chance dans son malheur !

Les Châtillonnais  auront une rançon à payer à la Prusse, 1 million de francs….mais elle ne sera jamais acquittée…

Notes complémentaires :

-Le Roi de Prusse refusera le rapatriement du corps du Major Richard Von Alvensleben en Allemagne, considéré comme traître à sa Nation, il sera enterré au cimetière Saint-Jean à Châtillon sur Seine où l'on peut toujours voir sa tombe.

-Le bruit a couru que les prussiens avaient incendié volontairement le château Marmont, c’est faux, il s’agirait en fait  d’un malheureux accident dû à une chaudière trop chargée.

Patrick Serre a donné une passionnante conférence sur la bataille de Châtillon du 19 novembre 1870, sous l'égide des Amis du Châtillonnais

 Les nombreux visiteurs ont applaudi à Patrick Serre pour son très bel exposé, extrêmement documenté.

J'ai enfin compris, grâce à lui,  le pourquoi de la bataille de Châtillon : Celle-ci a eu lieu grâce à une idée d'opération de diversion conçue par Giuseppe Garibladi, tactique qui aurait pu réussir mais qui aura finalement échoué, pour le plus grand malheur de notre ville.

Ne nous étonnons donc pas qu'aucune rue de notre ville ne porte le nom de Garibaldi, alors qu'à Dijon il a hérité d'un boulevard !!

( Et un grand merci à Patrick Serre d'avoir relu et corrigé mon texte  et d'y avoir apporté des éléments complémentaires indispensables)

A noter que Patrick Serre reviendra à Châtillon sur Seine, le samedi 18 juin 2022, pour présenter une nouvelle conférence sur :

"Les femmes dans la guerre de 1870-1871".

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Novembre 2021

"La Commune de Paris", une exposition et une conférence proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

 La Ligue des Droits de l'Homme a présenté salle des Conférences, une belle exposition de panneaux relatant la Commune de Paris, dont on commémore, cette année, le 150ème anniversaire.

"La Commune de Paris", une exposition et une conférence ont été proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

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"La Commune de Paris", une exposition et une conférence ont été proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

Puis le mercredi 1er décembre une conférence a eu lieu, animée par Dominique Masson, Mathieu Chartier et Georges Vayrou.

Bernard Marmorat a ouvert la conférence en tant que Président local de la Ligue des Droits de l'Homme.

"La Commune de Paris", une exposition et une conférence ont été proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

Dominique Masson a détaillé les différentes phases de l'insurrection à l'aide de photographies et dessins d'époque.

Il a insisté sur le rôle du Châtillonnais Gustave Tridon dont il avait déjà raconté la vie ici :

 http://www.christaldesaintmarc.com/gustave-tridon-les-chatillonnais-et-la-commune-de-paris-a207640446

Sylvain Marmorat a lu des lettres écrites par Louise Michel à Victor Hugo...

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puis des extraits de livres sur la Commune.

"La Commune de Paris", une exposition et une conférence ont été proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

Mathieu Chartier a exposé les causes de l'apparition de la Commune de Paris : conditions de vie très dures des ouvriers parisiens, rejet de ces ouvriers à la périphérie de Paris suite aux travaux hausmanniens, un "ras-le-bol" de l'Empire, l'humiliation par les Prussiens qui assiégeaient Paris, la famine qui en fut la conséquence....etc...

"La Commune de Paris", une exposition et une conférence ont été proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

Mathieu Chartier a évoqué des figures peu connues de la Commune  comme Elisée Reclus, et André Léo,  femme qui lutta pour la cause féministe...

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"La Commune de Paris", une exposition et une conférence ont été proposées par la Ligue des Droits de l'Homme

Georges Vayrou fit remarquer que le XIXème siècle fut le siècle des révolutions.

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En 1830 le peuple arracha la Liberté, en 1848 l'Egalité, et en 1871 la Fraternité.

On vit donc peu à peu l'intervention des masses populaires dans la politique.

La commune et ses "Communeux" (communards était le terme péjoratif utilisé par Thiers pour parler des révoltés) firent surgir une extraordinaire effervescence politique , un bouillonnement d'idées, la parution de nouveaux journaux. 

La Commune fut le début d'une mutation de la Société Française. Plusieurs idées surgies lors de la Commune furent reprises bien plus tard, comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, et même le Front Populaire en 1936.

Quelques questions furent posées dont une sur la province : se sentit-elle concernée  par la Commune de Paris ? 

Finalement très peu car les communications se faisaient mal à cause de l'occupation prussienne et puis c'était le début de l'été et le temps des moissons allait venir...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Novembre 2021

NOTULE D’HISTOIRE

Deux châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, en 1870 :                                

  Eugène Riu et Louis Blairet

L’un est militaire, l’autre journaliste, l’un est devenu Châtillonnais par mariage, l’autre est né à Laignes, mais tous deux ont combattu aux côtés de Garibaldi, en Côte d’Or,lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

Le premier est Eugène Marie Joseph Daniel Clélia Riu, né à Montpellier le 15 juillet 1832.

Apprenti-sculpteur, il s’engage à 19 ans, en 1851, comme soldat au 10erégiment d’infanterie.

Le 6 février 1866, il se marie avec Anne Léonille Beau, à Chamesson.

Le 15 octobre 1869, il est promu capitaine.

Il quitte Paris avec son régiment, le17 juillet 1870, pour gagner Metz, avant même la déclaration de guerre avec la Prusse, le 19.

Mais la ville capitule le 27 octobre.              

Le capitaine Riu n’a pas l’intention de se laisser emmener en Allemagne et, avec quelques autres officiers et revêtus d’habits civils, il arrive finalement à Chaumont, le 5 novembre, non sans avoir été arrêté dans son périple par les prussiens et les français, mais il pût à chaque fois se libérer.

Le 6, le préfet de Haute Marne l’envoie, avec des francs-tireurs à peine organisés, pour s’opposer à la marche des prussiens à Provenchères (Haute Marne) ; il y recevra une blessure à l’arcade sourcilière et c’est sa femme, en parcourant le champ de bataille avec une religieuse, qui le retrouvera parmi les blessés.

Le 8 novembre, la retraite de Chaumont sur Langres est décidée et Riu est chargé, avec les francs-tireurs du Tarn, de la couvrir contre les attaques de la cavalerie prussienne.

Le même jour, il est nommé chef de bataillon (commandant).

On veut le retenir à Langres, mais il préfère rejoindre Ricciotti Garibaldi et les francs-tireurs du Tarn qui s’étaient déjà réunis à lui.

Par Recey (où il laissa son cheval), Aignay et Semur, il arrive à Avallon le 14 novembre, avec son ordonnance Guizard et 4 autres évadés de Metz.Là, il se mit au service de Ricciotti Garibaldi, tout en étant officier de l’armée française.  

   Il fut nommé chef d’état-major et se fit appeler d’Houdetot[i].

Deux Châtillonnais

figure 1 :Photographie du colonel Riu en mars 1871 (Militaria)

[i] Grenest : l’armée de l’Est ; « Ricciotti, nous dit l’historien Mignard, avait pour chef d’état-major un capitaine d’infanterie évadé de Metz, nommé Rieusse (Riu) de Chamesson, qui se faisait appeler d’Houdetot, et qui était un excellent militaire ».

 

Un de nos vaillants soldats, sorti du rang, un échappé de Metz, toujours actif malgré sa blessure, le capitaine Riu, de Chamesson, offrit ses services. Il était du pays ; il fut écouté. De Saint-Dizier, Joinville, Chaumont, Châteauvillain, Châtillon, Nuits, Tonnerre, stations importantes de cette ligne, il montra au général(Ricciotti) que Châtillon, avec son nœud de cinq routes et son embranchement de voies ferrées, était le point le plus solidement occupé et aussi le plus important. Châtillon fut choisi comme objectif[i].                                                                                                     L’attaque eut lieu le matin du 19 novembre, par la rue de Chaumont (l’actuelle rue Docteur Robert), et la route de Montbard (l’actuelle avenue Maréchal Joffre) : Les Vosgiens du capitaine Welcker avaient couru droit à l’ancienne poste aux chevaux. Loguiot, notre guide, ancien chasseur d’Afrique, savait qu’il y avait là presque toute la cavalerie de l’escadron[ii]. La cavalerie, composée de hussards, était répandue dans la rue de Chaumont., principalement à l’ancien hôtel de la Poste aux chevaux, à cause des écuries [iii]. Les hussards se cachent sous les auges, ou dans les coffres d’avoine, ou dans la paille. Vite, on empoigne tout et, en sortant, on se casse le nez sur les camarades qui revenaient. Eclat de rire formidable. Jésus, mein Gott ! Ils n’eurent qu’à emboîter le pas, menant eux-mêmes leurs chevaux par la bride [iv].                                                                                                                           Ricciotti Garibaldi confirme cette prise [v]:

 Et Welker, commandant les Francs-Tireurs des Vosges, ancien négociant en chevaux, qui disparut à mes yeux au début de l’assaut de Châtillon, et lorsque je le vis reparaître, il menait les quatre -vingt-deux chevaux d’un escadron prussien. Cette prise avait été son unique préoccupation, et comme il n’avait pas assez de francs-tireurs pour conduire tous ces chevaux, il les fit amener à la main par les hussards prussiens eux-mêmes, qu’on avait fait prisonniers.

 

[i] Dormoy P.A : Souvenirs d’avant-garde ; volume II ; Paris, 1887

[ii] Dormoy, op.cit.

[iii] Siebecker Edouard : le marchand d’œufs ; le Châtillonnais et l’Auxois, 5 juillet 1886

[iv] Dormoy, op.cit.

[v] Garibaldi Ricciotti : Souvenirs de la campagne de France 1870-71 ; traduction de Philippe Casimir ; Nice, 1899

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 2 : Au retour de la "surprise de Châtillon' vers Ampilly le Sec (Grenest, l'armée de l'Est, relation anecdotique de la campagne de 1870-1871 Paris 1895)

Quand l’armée des Vosges se créa, on ne trouvait que 43 hommes du 7e chasseurs à cheval, avec le commandant de Batsalle[i] ; à la création de la 4e brigade de Ricciotti Garibaldi, il n’y avait seulement que quelques cavaliers éclaireurs, commandés par le lieutenant Radowitz[ii].

La « surprise de Châtillon » permit, non seulement de faire des prisonniers et de prendre la caisse du régiment, mais aussi de prendre 82 chevaux dressés avec leur harnachement.

Dans un premier temps, en revenant à Coulmiers, la cavalerie fermait la marche…

On avait hissé sur les chevaux les hommes blessés ou fatigués qui ne pouvaient suivre la colonne[iii].

Après une nuit réparatrice à Coulmiers, la 4e brigade quitta le village pour Montbard : La matinée du 21 fut consacrée à l’essai de cavaliers volontaires, destinés à monter les chevaux pris à l’ennemi.

On commençait la formation d’un escadron d’éclaireurs pour la brigade[iv]

Cet escadron, appelé escadron de Châtillon ou escadron des guides de Châtillon ou cavaliers volontaires de Châtillon, compta 70 hommes au Ier janvier 1871 et fut définitivement attaché à la quatrième brigade (celle commandée par Ricciotti), par l’ordre du jour n° 134, du 27 janvier 1871[v].

 

[i] Blairet Louis : L’armée des Vosges et les Garibaldiens ; Fécamp, 1891

[ii] Thiébault Edmond : Ricciotti Garibaldi et la 4e brigade ; Paris, 1872

[iii]Thiébault:op.cit.

[iv]Thiébault: op.cit.

[v] Bordone (général) : Garibaldi et l’armée des Vosges ; Paris, 1871

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 3 : Les forces de Garibaldi dont les cavaliers volontaires de Châtillon "La guerre franco-allemande de 1870-1871, rédigée par la section historique du grand Etat-Major prussien"tome IV

Le commandant des Uhlans, le major von Alvensleben, logé en haut de la rue du Bourg-à-Mont, dans la propriété Barrachin, refusant de se rendre, avait cherché à s’enfuir par une porte de jardin, comptant sur la vitesse de son cheval.

Mais il fut tué par un jeune franc-tireur de la Savoie, le sergent Guillet.

Le casque argenté du major fut emmené comme un trophée, mais Riu conserva le cheval du major[i].

Ce cheval, né à Auch chez le comte des Cars, avait fait ensuite partie des écuries de Napoléon III ; il avait été vendu aux Allemands après la bataille de Sedan.

Riu le renomma Châtillon le Uhlan, le garda pendant toute la guerre et le fit courir ensuite sur le champ de courses du sud-est.           

Après la « surprise de Châtillon », le colonel Riu se rendit à Tours, où il est nommé chef de bataillon ; là, il va être engagé au service de renseignements.

Le colonel Riu retrouvera Ricciotti Garibaldi à Avallon, en janvier 1871[ii].

Nommé lieutenant-colonel hors cadre, attaché au ministère de la Guerre, il prend le commandement d’un corps de tirailleurs, le 18 janvier 1871[iii].                                           

Il deviendra, après-guerre, général, puis sera élu député du Loir et Cher, de 1893 à 1895.

[i] « Au cours du corps à corps, Riu transperce l’officier allemand d’un coup de sabre, mais celui-ci, en tombant sur un tas de fumier, l’entraîne dans sa chute et le mourant le saisit à la gorge et serre pour l’étrangler. Il y serait sans doute arrivé, si des soldats français venant à la rescousse ne l’avaient achevé en lui brisant le crâne à coups de crosse. Riu conservera au cou la trace bien visible des cinq doigts d’une main de l’officier allemand » (le général Eugène Riu ; Ponsignon Jean, Cahiers du Châtillonnais, n° 225 ; réédition : Général Riu, un général hors normes ; Feuillage, Illustrated édition, 2020).                                                                                                                  

Si Riu n’a pas tué le major, il peut s’agir d’une ordonnance qui l’accompagnait. Riu, en tant qu’officier, avait laissé son cheval à Recey et donc n’en avait plus. Plus tard, en 1881, en marge d’un procès, le colonel Riu déclara qu’ils avaient faits prisonnier un officier allemand, qui lui remit son cheval et son épée, lui demandant de la garder jusqu’à la fin des hostilités ; mais Riu le fit fusiller.

En 1874, La Chronique Béarnaise écrivit que « c’est à Châtillon que le colonel Van-der-Hop fut tué par un officier français » et que le cheval fut surnommé ainsi.

[ii] Selon ses états de service, il fut blessé d’un coup de pistolet à la jambe gauche, le 27 janvier 1871, à l’affaire de Bricon, en Haute Marne (armée de l’Est)

[iii] Le 28 janvier 1871, il sera nommé colonel ; la veille, à l’affaire de Bricon (Haute Marne), il avait été blessé par un coup de pistolet à la jambe gauche

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure4 : caricature du colonel Riu parue dans la revue "les hommes d'aujourd'hui"

Décédé à Paris le 24 janvier 1895, ses cendres seront ramenées à Chamesson.                            

A Montpellier, sa ville natale, une rue porte son nom.   

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 5 : La chapelle de la famille Riu-Ponsignon, cimetière de Chamesson. cliché D.Masson

Le deuxième personnage est Louis Blairet, né à Laignes le 10 janvier 1843.

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 6 : Acte de naissance de Louis Blairet, état-civil de Laignes

La famille, après quelques hésitations, lui permit d’aller à Paris ; après quelques années passées comme employé de banque, intéressé par la politique, il va devenir publiciste.

Il travailla, en 1866, au Figaro[i], et se spécialisa dans les affaires espagnoles.

En 1869, il publie « Espagne et Cuba, situation politique, financière, industrielle et commerciale ».

A cette occasion, il devint homme de confiance de Juan Prim, général espagnol qui fut l'un des leaders de la révolution de 1868, qui renversa la reine d'Espagne Isabelle II et qui sera nommé régent en 1869.

Il publiera aussi un livre sur lui[ii].

En 1869, il fonde à Paris « La convention américaine » et « La correspondance générale d’Espagne ».

En 1870, il part pour Montévidéo, en Uruguay.                                                                                                    Depuis le début du XIXe siècle, l’Uruguay avait connu une grande émigration ; les 2/3 de ses habitants étaient d’origine étrangère et la moitié d’entre eux, soit une personne sur trois, était un français, le plus souvent né dans le bassin de l’Adour ou dans une vallée pyrénéenne.

Lors de la « Guerra Grande », qui opposa, de 1838 à 1852, le parti « rouge » au parti « blanc » (le dictateur argentin Rosas, soutenu par les anglais), les français et les italiens de Montévidéo furent les premiers à vouloir s’organiser pour défendre leurs familles et lutter par leurs propres moyens contre la menace des assiégeants.

Une légion française fut créée, comprenant 2500 légionnaires français, mais aussi 500 émigrés argentins, 800 gardes nationaux uruguayens, 1800 noirs émancipés pour l’occasion et 500 légionnaires italiens commandés par Giuseppe Garibaldi, qui avait réorganisé ces troupes et les avait habillées d’une tunique rouge.

C’est aussi à Montévidéo que se marièrent Guiseppe et Anita et que naquirent Rosita, Teresita et, en 1847, Ricciotti.

Mais, en juin 1848, apprenant les bouleversements qui ont lieu en Italie, le couple y revint et Garibaldi se mit au service du roi de Piémont-Sardaigne afin d’aider à la réalisation de l’unité italienne.   

 En octobre 1870, Garibaldi offrit ses services à la France et c’est tout naturellement que, lorsque la nouvelle de la guerre franco-prussienne parvint à Montévidéo, nombre de français voulurent aller secourir leur ancienne patrie.

Louis Blairet était à Montévidéo lorsque arriva la nouvelle des désastres en France et il décida de partir combattre en France.

Le 31 octobre 1870, Louis Blairet partait de Montévidéo :

  La légion franco-montevidéenne, qui m’avait élu capitaine-commandant à l’unanimité, prit passage à bord de l’Amazone, se rendant à Bordeaux…

Il y avait avec nous des volontaires de Buenos-Aires, de Santa-Fé, de Rio-de-Janeiro et de Pernambuco, parmi lesquels notre consul de cette dernière ville.                       

Ce départ de volontaires avait été précédé par celui des Francs-Tireurs de Montévidéo, sur le paquebot La Gironde, commandés par le capitaine de Fries[iii].

 

[i] Il est aussi correspondant spécial du journal « le Châtillonnais et l’Auxois » ; il publie également, dans « le Panthéon biographique », en 1866, une « notice biographique du général Adrian Woll, premier aide de camp de l’empereur Maximilien Ier »

[ii] « Documents pour servir à l’histoire contemporaine. Juan Prim, peint par lui-même, lettres inédites du général Prim, révélations sur les hommes de la Révolution de septembre 1868 » ; Paris, 1869.

[iii] Selon J.B Dumas, « la guerre sur les communications allemandes en 1870 » (Paris, 1891), l’effectif, formé le 26 octobre 1870, comptait 5 officiers et 87 francs-tireurs

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Figures 7et 8 : Poignard offert par de Fries à Riu "au brave colonel Riu souvenir du commandant de Fries, des Francs-Tireurs de Montévidéo"  collection Jean Ponsignon

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Depuis le début du XIXe siècle, l’Uruguay avait connu une grande émigration ; les 2/3 de ses habitants étaient d’origine étrangère et la moitié d’entre eux, soit une personne sur trois, était un français, le plus souvent né dans le bassin de l’Adour ou dans une vallée pyrénéenne.

Lors de la « Guerra Grande », qui opposa, de 1838 à 1852, le parti « rouge » au parti « blanc » (le dictateur argentin Rosas, soutenu par les anglais), les français et les italiens de Montévidéo furent les premiers à vouloir s’organiser pour défendre leurs familles et lutter par leurs propres moyens contre la menace des assiégeants.

Une légion française fut créée, comprenant 2500 légionnaires français, mais aussi 500 émigrés argentins, 800 gardes nationaux uruguayens, 1800 noirs émancipés pour l’occasion et 500 légionnaires italiens commandés par Giuseppe Garibaldi, qui avait réorganisé ces troupes et les avait habillées d’une tunique rouge.

C’est aussi à Montévidéo que se marièrent Guiseppe et Anita et que naquirent Rosita, Teresita et, en 1847, Ricciotti.

Mais, en juin 1848, apprenant les bouleversements qui ont lieu en Italie, le couple y revint et Garibaldi se mit au service du roi de Piémont-Sardaigne afin d’aider à la réalisation de l’unité italienne.                                                                                

En octobre 1870, Garibaldi offrit ses services à la France et c’est tout naturellement que, lorsque la nouvelle de la guerre franco-prussienne parvint à Montévidéo, nombre de français voulurent aller secourir leur ancienne patrie.

Louis Blairet était à Montévidéo lorsque arriva la nouvelle des désastres en France :                                                                                                                             Je n’hésitai pas à sacrifier tout ce que je possédais, et je fis appel au patriotisme de mes compatriotes, dans des conférences tenues au théâtre Solis.

De nombreux volontaires se firent inscrire chez moi ; on organisa des souscriptions destinées à payer le passage…

Les dames de Montévidéo nous avaient confectionné un drapeau sur lequel étaient inscrits ces mots : « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, LÉGION FRANCO-MONTÉVIDÉENNE » …

Les volontaires français de l’Amérique du Sud, avant leur embarquement opéré par les soins de la Commission d’organisation, d’accord avec le consul français, avaient chacun reçu leur certificat d’admission, identique à celui qui m’était particulier, conçu ainsi au recto :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LÉGION FRANCO-MONTÉVIDÉENNE

Certificat d’admission

La commission organisatrice dudit corps, après présentation des pièces justifiant la nationalité et l’identité du citoyen James-Louis Blairet, natif de Laignes (Côte d’Or), âgé de vingt-huit ans, a accepté son engagement comme volontaire dans le corps de la Légion franco-montévidéenne.

Ledit volontaire s’engage à servir avec honneur et fidélité, à se soumettre à la direction de ses chefs avec l’obéissance et le respect les plus complets pendant toute la durée de la guerre contre la Prusse ; il renonce, en outre, à toute idée de jamais se séparer volontairement de ses compagnons d’armes pendant toute la durée de ladite guerre, et à se conformer strictement aux règlements inscrits au verso du présent certificat d’admission.

Fait à Montévidéo (République orientale), le 26 octobre 1870.

Le trésorier,                                         le Président                                  Le secrétaire                                  D. Gouynouilhou fils, ainé                       V. Sabé                                  Raoul Legout

Enregistré sous le n° matricule n° 1

(au verso : chaque engagé volontaire ne sera admis que sur la présentation de pièces prouvant son identité et sa MORALITÉ.

Pour la discipline et l’ordre : les fautes seront punies comme l’indique le Code de justice militaire de l’armée française)

Au débarquement, nous eûmes beaucoup à souffrir du froid auquel nous n’étions plus habitués, et plusieurs de nos compagnons moururent des suites d’une bronchite aiguë… 

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 9 : "L'armée des Vosges et les Garibaldiens" publié par Louis Blairet. Fécamp, réédition de 1891

Mais Blairet avait trouvé que la Légion franco-montévidéenne était un peu trop indisciplinée et il se fit nommer, à la date du 14 décembre, chef d’un corps franc espagnol réuni à Lyon à destination d’Autun, destiné à l’armée des Vosges, sous le général Garibaldi, et la Légion fut confiée au lieutenant Jacques Collin[i].

Blairet se retrouve alors, avec un Espagnol du nom d’Artigala, à la tête d’une compagnie composée de 4 sous-officiers et de 44 volontaires espagnols[ii].

A la bataille de Dijon, le 21 janvier 1871, le bataillon franco-espagnol perdit le quart de son effectif. 

Cependant, le 23 février, ce fut la signature d’un armistice entre la France et la Prusse, mais les départements du Doubs, du Jura et de la Côte d’Or en étaient exclus.

Ordre fut alors donné à Garibaldi d’évacuer Dijon.

Elu député en février 1871, le général partit à Bordeaux et confie le commandement de ses troupes au général Menotti.

Mais, après une cabale contre lui, Guiseppe démissionna de son poste, ainsi que du commandement de l’armée des Vosges et s’embarqua à Marseille pour retourner en Italie.

A l’armistice, je fus, par ordre de Garibaldi, envoyé à Bayonne, pour veiller au rapatriement des Espagnols volontaires de l’armée des Vosges…

Ce n’est qu’au mois de février 1872, plus d’un an après l’armistice, que je reçus la solde qui m’était due… 

Cependant, Blairet avait essayé de se faire élire en Côte d’Or, en remplacement de Garibaldi, mais c’est Henri Frédéric Lévêque qui fut élu.

Et il redevint journaliste et écrivain[iii].

Il fut directeur politique de "La dépêche de Toulouse" de 1879 à 1882, puis, le 5 août 1889, il devint le directeur gérant du« Mémorial cauchois », journal républicain de Fécamp, en Seine-Maritime, journal qu’il dirigea jusqu’à son décès, le 28 avril 1897.

Il était officier d’Académie et chevalier du Mérite agricole[iv].

[i]Cette compagnie, formée le 16 décembre 1870, comptait 1 officier et 37 francs-tireurs (Dumas, op.cit.)

[ii]Parmi les très nombreux corps étrangers qui finissent par former l’armée des Vosges, on trouve quatre corps désignés comme espagnols : la Légion espagnole, la Légion garibaldienne espagnole, la Guérilla franco-espagnole et la Compagnie espagnole.

On laisse à penser qu’un même contingent d’Espagnols a été divisé en deux corps.

On n’en sait guère plus sur ce corps, si ce n’est le récit qu’en fait Blairet dans son livre ; « Ayudemosa Francia : les volontaires espagnols dans la guerre franco-allemande de 1870-1871 », Alexandre Dupont, Mélanges de la Casa de Velázquez.

[iii]Il publia, entre autres, « Contes et nouvelles », « Fausse route », « Hommes et choses », De Paris au Cap Horn », « Péchés de jeunesse », « Pour encourager les petits-enfants qui seront plus tard des grands agriculteurs », « Les questions agricoles devant la Chambre », « Le Salvador », Vive la République », « Silhouettes Fécampoises », « Pensées et maximes au jour le jour », etc.

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 10 : Lettre adressée par Blairet aux habitants de la Côte d'Or, pour se faire élire député (AMC,4H11)

Deux Châtillonnais sous les ordres de Garibaldi, un notule de Dominique Masson

Figure 11 : Portrait de Louis Blairet

(Dominique Masson)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Novembre 2021

 René Drappier collabore dorénavant aux cérémonies patriotiques qui se déroulent dans notre ville, et au delà, en tant que porte-drapeau.

C'est donc Colette Vuillier qui réalise les photos, merci à elle.

Pour accompagner les photos de Colette Vuillier, René Drappier nous envoie un résumé écrit de ce qui s'est passé lors de la cérémonie du 11 novembre 2021 :

 Cette année, c'est devant  un grand nombre de Châtillonnais que ce sont déroulées les cérémonies qui commencèrent par un dépôt de gerbes au lycée où de nombreux anciens élèves étaient présents.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

Ensuite à l'église St- Nicolas était célébrée par le père Houdard l'office religieux et par la Lyre Châtillonnaise.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

A 11 heures, la population se retrouvait place Joffre pour le traditionnel défilé où de très jeunes élèves de l'école Carco entonnaient magistralement la Marseillaise qui rehaussa encore cette cérémonie.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

Bravo aux enfants et merci à leurs instituteurs pour cette belle initiative.

Au monument aux morts avait lieu le dépôt de gerbes par Madame la Sous-Préfet de Montbard, de M. le maire de la ville et des diverses associations.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Châtillon sur Seine a été riche en émotions...

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C'est donc Colette Vuillier qui réalise les photos, merci à elle.

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Publié le 14 Novembre 2021

 

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Le 11 novembre 2021, le monument aux Morts de Saint Marc sur Seine, situé près de l'église, attendait les habitants du village pour plusieurs cérémonies particulières.

Tout d'abord la commémoration du 11 novembre 1918.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Vincent Chauvot, Maire de Saint Marc sur Seine, a tout d'abord lu le texte de madame Geneviève Darrieussecq, Ministre d'Etat.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français 

La fin des combats de la Grande Guerre a marqué les consciences et imprégné les mémoires. Evénement qui transcende le temps et franchit les générations. Nul besoin d’ajouter une année ou un millésime, ce jour et ce mois ont intégré depuis plus d’un siècle notre patrimoine commun.

A la onzième heure du onzième jour du onzième mois, après quatre interminables années, le canon s’est tu, la fureur s’est calmée. Le dernier mort, le dernier tir, la dernière détonation. Depuis Compiègne, où l’armistice a été signé à l’aube, jusqu’au front, du premier des clairons à tous les clochers de France, de l’esplanade de chaque ville à la moindre place de village. Une déferlante de soulagement, un soupir de délivrance, ont traversé le pays de part en part.

Derrière l’allégresse, derrière le tricolore flottant aux fenêtres et les Marseillaises triomphantes, partout le deuil, les blessures inguérissables, les ruines matérielles, morales et humaines qui se sont installés pour longtemps. Des mères et des pères qui n’ont pas retrouvé leur fils. Des fratries qui n’ont pas retrouvé leur père. Des épouses et des époux qui ont perdu l’être aimé.

Le pays est traversé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant.

En ce jour, dans les nécropoles, devant les monuments aux morts, sur les places de toutes nos cités, toutes les générations rassemblées, nous nous souvenons de ceux qui se sont battus pour la France entre 1914 et 1918, de ceux tombés au champ d’honneur sur tous les fronts, d’Orient et d’Occident. Nous nous souvenons du combat valeureux de tous ceux qui, venus des cinq continents, ont défendu un sol qu’ils n’avaient auparavant jamais foulé.              

Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment les valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure. Ils nous rappellent la fraternité d’armes.

La même fraternité unit toutes les filles et tous les fils de France qui œuvrent aujourd’hui à la défense de notre pays et qui mènent notre inlassable combat pour la liberté. La même fraternité mémorielle qui, chaque 11 novembre, nous réunit pour honorer les combattants de tous les conflits, pour rendre hommage à ceux qui ont accompli leur devoir jusqu’au don suprême. La Nation salue la mémoire des soldats morts pour la France en 2021.

Aujourd’hui, dans un même mouvement, la France reconnaissante fait cortège au cercueil d’Hubert GERMAIN jusqu’à la crypte du mémorial de la France combattante au Mont Valérien. Selon la volonté du général DE GAULLE, l’ultime compagnon de la Libération y reposera. Dernier dans la mort, parmi les premiers de 1940, Hubert GERMAIN est le porte-étendard des 1 038 illustres qui ont tant fait pour l’idéal de liberté et l’esprit français .

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Une gerbe a ensuite déposée au pied du Monument aux Morts...

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Serge Martin, Conseiller Municipal, a égréné le nom de tous ceux qui sont morts pour la Patrie, ceux de 14-18, mais aussi ceux disparus dans d'autres conflits.

Tous les habitants présents ont répondu après chaque patronyme : "Mort pour la France", puis ont chanté la Marseillaise, suivie d'une minute de silence.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Les enfants présents ont reçu chacun un bouquet pour qu'ils fleurissent certaines tombes au cimetière du village.

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Au cimetière, le Maire de Saint Marc sur Seine, Vincent Chauvot, a tenu à honorer tous les combattants décédés durant la Grande Guerre.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Il s'est  tout d'abord arrêté près de la tombe des frères Brunner.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Soldat Hippolyte Louis Brunner, vous êtes né à Saint Marc sur Seine le 19 mars 1894.

Vous étiez cultivateur.

Vous étiez deuxième  canonnier conducteur du 261ème régiment d'artillerie, de la classe 1914 .

Votre recrutement s'est fait à Dijon sous le matricule 597.

Vous êtes mort pour la France à l'hôpital de Château-Thierry dans le département de l’Aisne, le 19 mai 1918, à l'hôpital, d'une maladie contractée au service.

Soldat Georges René Brunner vous êtes né à Saint Marc sur Seine le 26 octobre 1895.

Vous étiez cultivateur.

Vous étiez soldat deuxième classe du 170e régiment d'infanterie  de la classe 1915 et votre recrutement s'est fait à Dijon sous le matricule 1458.

Vous êtes mort pour la France de blessure de guerre à Revigny sur Ornain en Meuse.

Deux frères, vous étiez aussi les deux seuls enfants de Lucien et Adélaïde Brunner, cultivateur fermier à Minot puis à Saint Marc sur Seine rue du moulin Agnus.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Voici des années que nous venons nous recueillir devant cette tombe tous les 11 novembre et tous les 8 mai.

Ce geste de reconnaissance et de souvenirs pour nos soldats morts pour la France restait entaché par la dégradation de ce magnifique monument funéraire où reposent les deux frères Brunner.

Nous pouvons imaginer la douleur de leurs parents, Lucien et Adélaïde Brunner, de se voir obliger d’accompagner leurs deux seuls enfants ici pour leur dernière demeure.

Il était de notre devoir de restaurer cette tombe des soldats Brunner, deux frères morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale.

Nous leur devons cette reconnaissance d'avoir sacrifié leur vie au combat et ainsi nous permettre d'être dans ce beau pays où il fait si bon de vivre.

Avec le Souvenir Français, avec le Conseil départemental et avec toute l’équipe du conseil municipal nous avons partagé notre volonté pour cette reconnaissance indispensable. Nous avons mutualisé nos énergies pour cette restauration.

Je tiens ici à remercier Denis Girard Président de l’association du Souvenir français ainsi que toute son équipe, et plus particulièrement Lou qui est venu nettoyer les tombes de nos soldats, je tiens à remercier Valérie Bouchard, notre Conseillère Départementale pour le soutien financier.

Je tiens à saluer le travail de l’entreprise Carrère de Venarey les Laumes

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Didier Roger, Délégué général pour la Côte d'Or  du Souvenir Français, a expliqué les buts de cette association:

-La sauvegarde, l'entretien et la rénovation des tombes, des monuments qui rendent hommage aux Morts pour la France.

Chaque tombe rénovée est alors décorée d'une cocarde tricolore.

-La commémoration des événements historiques liés à l'histoire combattante.

-La transmission de la connaissance de l'histoire aux jeunes générations.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

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Un hommage a été ensuite rendu à Camille Pierre Auguste Vulquin.

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Soldat Camille Pierre Auguste Vulcain, vous êtes né à Saint Marc le 15 septembre 1896

Vous étiez deuxième classe de la 152ième régiment d'infanterie de la classe 1916.

Votre recrutement s'est fait à Dijon sous le matricule 269.

Vous avez été cité à l'ordre du régiment le 2 juin 1917 à Villotte sur Ource.

Vous êtes mort pour la France,tué à l'ennemi,le 22 mars 1918 à Emberménil en Meurthe et Moselle.

 

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

D'autres hommages ont été rendus  par le Maire de Saint Marc sur Seine.

Tout d'abord à Auguste Pierre Alphonse Guilleminot...

Soldat Auguste Pierre Alphonse Guilleminot vous êtes né à Saint-Marc-sur-seine le 11 décembre 1890.

Vos parents étaient cultivateurs à la ferme de l’Aigremont.

Vous étiez soldat 2e classe au 117 régiment d'infanterie. Vous étiez de la classe 1910 et votre recrutement s'est fait à Dijon sous le matricule 1118.

Vous êtes mort pour la France, tué à l'ennemi, le 2 juin 1916 à la main de Massiges en Meuse.

Vous avez été Cité à l'ordre du régiment le 13 juin 1916

Il était l’oncle de Gustave Arthur Guérard né à St Marc le 6 novembre 1932 (qui vit à Châtillon)

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Un hommage a aussi été rendu à Armand Auguste Jomin.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Soldat Armand Auguste Jomin, vous êtes né à Saint Marc sur Seine le 7 juin 1884.

Vous étiez adjudant au 27e régiment d'infanterie, de la classe 1904 et avez été recruté à Dijon sous le matricule 812.

Vous êtes mort pour la France le 5 avril 1915, tué à l'ennemi dans le bois d'Ailly sur la commune de Saint Mihiel en Meuse

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Et une  dernière pensée a été adressée  au capitaine Henri Rendu, héros de la Deuxième Guerre Mondiale, Compagnon de la Libération à titre posthume.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

Le Souvenir Français, représenté par Didier Roger LCL(er), a remis un chèque de 1250 € à la Commune de Saint Marc sur Seine pour la rénovation de la tombe des fils Brunner.

La cérémonie du 11 novembre 2021 à Saint Marc sur Seine nous a fait découvrir de belles tombes rénovées avec l'aide du Souvenir Français

La cérémonie de commémoration du 11 novembre 1918 et les hommages rendus aux soldats de Saint Marc sur Seine morts pour la France, le jeudi 11 novembre 2021, a été digne et émouvante .

Elle a permis à tous de se recueillir sur la tombe de ceux qui sont morts pour que nous vivions en paix.

Il ne faudra jamais les oublier.

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Publié le 13 Novembre 2021

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Publié le 13 Novembre 2021

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Publié le 13 Novembre 2021

"Mètre Carré

Mètre Carré

Cie Alfred Alerte

Avant la représentation du superbe spectacle chorégraphique "Mètre Carré", Catherine Miraton, la Directrice du Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine, a tenu à nous présenter le chorégraphe, Alfred Alerte.

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Chorégraphe implanté dans la Nièvre, à la bergerie de Soffin, Alfred Alerte est déjà venu au TGB avec son spectacle Masq qui avait enchanté les spectateurs par son inventivité et son originalité.

 http://www.christaldesaintmarc.com/masq-un-spectacle-original-et-fantastique-a-emerveille-les-spectateurs-a151040954

Mètre Carré est sa nouvelle création.

Traversée par une actualité particulière, cette extraordinaire chorégraphie nous a interrogés sur la notion de territoire.

Porté par les mots de Georges Perec, tirés de son ouvrage "Espèces d'espace", l’artiste a tenté de définir sa propre vision de l'espace avec la complicité scénographique de Gilles Faure.

Une réflexion chorégraphique originale pour cinq danseurs autour de l'insularité, des frontières, du vivre-ensemble et de la solidarité.

 Cinq individus coexistent sur le même petit espace :

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Une embarcation représentant à la fois l’unité et le multiple où chacun trouve sa place.

Leur espace vital ? Leurs corps eux-mêmes.

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Et puis poussé par la promiscuité, par l’envie d’ouvrir le paysage, de nourrir son jardin intime, un des membres se dissocie du groupe et emmène avec lui un morceau du territoire.

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Que devient alors l’espace commun ?

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

D'autres morceaux du territoire vont se détacher à leur tour....

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Chacun chez soi....

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Mais la mer est trop forte, il faut se rassembler....

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

et ne rester peut-être  que sur "le radeau de la Méduse" .....

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Les formidables danseurs de la Compagnie Alerte sont venus saluer les spectateurs qui ne leur ont pas ménagé leurs applaudissements, tant leur performance a été superbe !

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

Alfred Alerte et ses danseurs ont dialogué avec les spectateurs, en bord de scène, ce fut  un moment d'échanges chaleureux, que du bonheur !  La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

La Compagnie Alfred Alerte" a ébloui les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard  avec "Mètre Carré"

 Chorégraphie, scénographie :

Alfred Alerte

Danseurs interprètes : Lucie Anceau, Maxime Campistron, Aurore Castan Aïn,

Paco Esterez et Marianne Simon

Assistante à la chorégraphie :Laetitia Arnaud

Création musicale : Marine Loriot

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 13 Novembre 2021

"Mètre Carré

Mètre Carré

Cie Alfred Alerte

Avant la représentation du superbe spectacle chorégraphique "Mètre Carré", Catherine Miraton, la Directrice du Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine, a tenu à nous présenter le chorégraphe, Alfred Alerte.

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Chorégraphe implanté dans la Nièvre, à la bergerie de Soffin, Alfred Alerte est déjà venu au TGB avec son spectacle Masq qui avait enchanté les spectateurs par son inventivité et son originalité.

 http://www.christaldesaintmarc.com/masq-un-spectacle-original-et-fantastique-a-emerveille-les-spectateurs-a151040954

Mètre Carré est sa nouvelle création.

Traversée par une actualité particulière, cette extraordinaire chorégraphie nous a interrogés sur la notion de territoire.

Porté par les mots de Georges Perec, tirés de son ouvrage "Espèces d'espace", l’artiste a tenté de définir sa propre vision de l'espace avec la complicité scénographique de Gilles Faure.

Une réflexion chorégraphique originale pour cinq danseurs autour de l'insularité, des frontières, du vivre-ensemble et de la solidarité.

 Cinq individus coexistent sur le même petit espace :

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 Chorégraphie, scénographie :

Alfred Alerte

Danseurs interprètes : Lucie Anceau, Maxime Campistron, Aurore Castan Aïn,

Paco Esterez et Marianne Simon

Assistante à la chorégraphie :Laetitia Arnaud

Création musicale : Marine Loriot

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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