Publié le 30 Mars 2018

Le Zonta-Club de Châtillon sur Seine a proposé au public Châtillonnais une ravissante pièce de théâtre "Des précieuses pas si ridicules"

En attendant le spectacle, une bien jolie maxime était affichée sur la scène...

Le Zonta-Club de Châtillon sur Seine a proposé au public Châtillonnais une ravissante pièce de théâtre "Des précieuses pas si ridicules"

Monique Harpé, Présidente du Zonta-Club de Châtillon sur Seine, est venue présenter la pièce "Des précieuses pas si ridicules", un spectacle en coréalisation avec le Théâtre Gaston Bernard , en compagnie du metteur en scène Pierre Lambert.

Le Zonta-Club de Châtillon sur Seine a proposé au public Châtillonnais une ravissante pièce de théâtre "Des précieuses pas si ridicules"

Monique Harpé a rappelé les actions du Zonta International, son but premier étant de faire avancer la situation des femmes dans le monde par l'Education.

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L'objectif du Zonta international est de rendre les femmes autonomes, par l'alphabétisation, l'éducation à la santé, aux droits humains, par la formation technique telle que l'artisanat, le commerce, l'agriculture, la microfinance.

Le Zonta lutte contre toutes les violences morales et physiques infligées aux femmes et aux enfants.

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Pierre Lambert a rappelé qu'à la manière de militantes, les précieuses du XVIIème siècle ont participé à l'avancement de la cause féminine. Ces femmes caricaturées (bêtement) par Molière étaient en effet intelligentes et très cultivées.

En créant cette pièce : "Des précieuses pas si ridicules", Pierre Lambert a voulu lever le voile sur des femmes créatives comme Madame de Rambouillet, Mademoiselle de Scudéry, Madame de Sablé, Madame Scarron, qui ont influencé significativement la vie intellectuelle et artistique de l'époque, et qui ont bousculé la culture officielle maîtrisée par les hommes, notamment par biais de l'Académie dont elles étaient exclues.

En 1659, Mademoiselle Desjardins, auteure et dramaturge célèbre du XVIIème siècle voit une représentation des "Précieuses ridicules" de Molière.

Elle raconte cette pièce à la demande de Madame de Morangis son amie, absente à la représentation, dans un texte intitulé " L'abrégé des précieuses ridicules".

Dans son spectacle "Des précieuses pas si ridicules", le metteur en scène Pierre Lambert a choisi et imaginé Mademoiselle Desjardins comme narratrice.

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Lors de son récit elle cite, invite et convoque une galerie de personnages, interprétés par cinq comédien(ne)s, qui représenteront non seulement les personnages de la pièce de Molière mais aussi des auteurs précieux de l’époque comme Mademoiselle De Scudéry ou Vincent Voiture. 

Tout d'abord, Mademoiselle Desjardins nous fait découvrir un père qui souhaite marier ses deux filles selon la tradition un mari, des enfants, un ménage. Celles-ci, Précieuses de  province, refusent tout net et dans un ballet chanté, lui donnent une leçon sur l’art d’aimer au pays des Précieux.

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Alors qu’elles s’égarent dans une discussion sans fin avec leur père, la servante les avertit qu’un laquais demande à leur parler. Cette séquence leur offre l’occasion de donner à leur servante une leçon de vocabulaire  précieux  : on ne dit pas une " chandelle " mais un " supplément du soleil "

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Ce laquais est l’envoyé de Mascarille, "bel esprit" précieux et particulièrement extravagant.

Par son discours il fascine nos deux précieuses qui se confondent d’admiration devant ce fanfaron. Le ridicule est à son comble !

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Dans une deuxième partie, Mademoiselle Desjardins veut prouver que les Précieuses des salons, ces "bureaux d’esprit",  n’ont rien à voir avec les sottes vaniteuses de Molière.

Au contraire dans les salons, l’élégance, la spiritualité et le bon goût l’emportent. Le salon remplace l’académie, lieu de culture des hommes.

 Nous assistons alors à une succession de séquences qui nous font revivre par le chant et le jeu de scènes,  la vie littéraire des salons de l’époque :  Les femmes veulent se réaliser (prémices du féminisme)

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La grandeur des jeux de l’esprit : bouts rimés, création de madrigaux, portraits, blasons...

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Le parcours obligé de l’amant s’il veut conquérir sa dame (Carte du Tendre)...

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Entretiens libertins respectueux des codes de la préciosité...

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Célébration du plaisir de la vie et de la créativité : "Goûtons tous les plaisirs où l’âge nous conduit malgré les ennemis de nos contentements".

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 Finalement, Mademoiselle Desjardins, emportée par sa passion pour les salons, a oublié de nous conter la fin des Précieuses ridicules de Molière. On apprend malgré tout, que Mascarille, victime d’un stratagème, n’est qu’un valet trompé !

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Beaucoup d'applaudissements pour ce très agréable spectacle...Des roses jaunes, emblème du Zonta Club ont été offertes aux comédien(ne)s par Monique Harpé, Présidente du Zonta Club Châtillonnais.

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Le metteur en scène Pierre Lambert et le compositeur Jean-Baptiste Médart sont venus saluer avec les comédien(ne)s.

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 Ce ravissant spectacle qui nous a appris bien des choses, très bien joué, avec de jolis costumes fantaisie, fut un très beau rendez-vous en théâtre et en chansons.

Il nous a permis de découvrir ces salons où soufflait un vent d'esprit et de liberté  et nous a démontré que les précieuses étaient en avance de trois siècles sur leur temps, et absolument pas ridicules ! Molière avait tout à fait tort de se moquer d'elles....

Quelques Zontiennes de Châtillon sur Seine ont pu rencontrer, au bar du Théâtre Gaston Bernard,  les comédien(ne)s, le metteur en scène Pierre Lambert et le compositeur Jean-Baptiste Médart :

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Après la première  représentation du jeudi après-midi après-midi "Des Précieuses pas si ridicules", des élèves de CAP Coiffure et leur professeur sont restés échanger avec les artistes, le temps d'un "bord de scène".

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 30 Mars 2018

 Comme tous les ans la Municipalité de Châtillon sur Seine a offert un spectacle et un goûter aux Aînés de la Commune.

Colette Roussel, adjointe à la Solidarité a présenté le spectacle, en y associant ceux des Conseillers qui organisent la salle, préparent les tables et servent les convives : Françoise Flacelière, Marie-José Wasik, Françoise Geoffroy et Joël Mayer.

Qu'ils soient remerciés pour le travail qu'ils effectuent au profit des Anciens.

Le spectacle offert aux Aînés a été celui du groupe Nevada.

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Le spectacle a commencé avec beaucoup de paillettes....

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Fabrice a interprété "Je m'voyais déjà"de Charles Aznavour...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Puis, avec Marie, un air de l'opéra de Georges Bizet ; Carmen...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

"Non je ne regrette rien"...d'Edith Piaf

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Les valses de Vienne...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

"Gigi l'Amoroso"...de Dalida

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Avec les mouchoirs agités par l'assistance...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Quelques chansons de Dario Moreno , dont  "Brigitte Bardot"...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Puis vint..."la bonne du curé"...d'Annie Cordy

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Claude François et les Clodettes..."Alexandrie, Alexandra"

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un air des Dix Commandements...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Beaucoup de chansons des années 70...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

"Nathalie" de Gilbert Bécaud...

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Le Kasatchok...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

"Mon mec à moi" de Patricia Kaas ...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

"Mademoiselle chante le blues"...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Un air de la comédie musicale "Roméo et Juliette"...

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Et pour finir : "Pendant quatre ans dans nos cæurs, elle a gardé ses couleurs, Bleu, Blanc, Rouge, avec l'espoir elle a fleuri... "Fleur de Paris"...de Maurice Chevalier.

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Après avoir félicité le groupe Nevada pour sa superbe performance, Hubert Brigand a embrassé la belle Marie....

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

et a proposé aux danseurs et chanteurs de venir visiter Châtillon sur Seine...et même y passer leur retraite !

Un très beau spectacle a été offert par la Municipalité de Châtillon sur Seine aux Aînés de la Ville

Puis monsieur le Maire a fêté les centenaires de la ville avec de beaux bouquets de fleurs....

Des femmes...

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mais aussi un homme...

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Le groupe Nevada a ensuite remercié son Directeur qui part à la retraite.

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La troupe est ensuite passée près des spectateurs avec beaucoup de grâce et de gentillesse ...

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Un très agréable goûter a suivi au grand plaisir des Aînés...

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Les Tamalous ont réjoui l'assistance avec leurs airs entraînants...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Mars 2018

Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

 
 Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
 
Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


 La crue de janvier 1955  


 Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
Document Météo-France ; avril 2016
On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
 
 La crue de janvier 2018


 Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
 
A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


 
 Bilan et comparaison des deux phénomènes


 Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
- En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


 Que s’est-il passé depuis 1955 ?

 

 Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
- Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


Résultats


 Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


 Recommandations

 
 Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

 
 Fait à Thoires, le 20 mars 2018
 
Pierre Potherat
Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Mars 2018

Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

 
 Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
 
Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


 La crue de janvier 1955  


 Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
Document Météo-France ; avril 2016
On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
 
 La crue de janvier 2018


 Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
 
A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


 
 Bilan et comparaison des deux phénomènes


 Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
- En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


 Que s’est-il passé depuis 1955 ?

 

 Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
- Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


Résultats


 Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


 Recommandations

 
 Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

 
 Fait à Thoires, le 20 mars 2018
 
Pierre Potherat
Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Mars 2018

Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

 
 Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
 
Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


 La crue de janvier 1955  


 Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
Document Météo-France ; avril 2016
On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
 
 La crue de janvier 2018


 Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
 
A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


 
 Bilan et comparaison des deux phénomènes


 Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
- En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


 Que s’est-il passé depuis 1955 ?

 

 Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
- Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


Résultats


 Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


 Recommandations

 
 Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

 
 Fait à Thoires, le 20 mars 2018
 
Pierre Potherat
Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Mars 2018

Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

 
 Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
 
Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


 La crue de janvier 1955  


 Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
Document Météo-France ; avril 2016
On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
 
 La crue de janvier 2018


 Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
 
A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


 
 Bilan et comparaison des deux phénomènes


 Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
- En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


 Que s’est-il passé depuis 1955 ?

 

 Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
- Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


Résultats


 Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


 Recommandations

 
 Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

 
 Fait à Thoires, le 20 mars 2018
 
Pierre Potherat
Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Mars 2018

Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

 
 Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
 
Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


 La crue de janvier 1955  


 Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
Document Météo-France ; avril 2016
On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
 
 La crue de janvier 2018


 Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
 
A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


 
 Bilan et comparaison des deux phénomènes


 Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
- En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


 Que s’est-il passé depuis 1955 ?

 

 Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
- Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


Résultats


 Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


 Recommandations

 
 Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

 
 Fait à Thoires, le 20 mars 2018
 
Pierre Potherat
Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Mars 2018

Pierre Potherat a rédigé une passionnante étude comparative entre les crues du Pays Châtillonnais de 1955 et celles de 2018.

Merci à lui de me l'avoir envoyée pour la faire connaître aux lecteurs du blog !

Les crues de janvier 2018 dans le Pays Châtillonnais Comparaison avec celle de janvier 1955

 
 Les 23 et 24 janvier 2018, le pays Châtillonnais a dû faire face à une crue majeure à la suite de fortes pluies tombées depuis le début du mois.
 
Les dégâts ont été conséquents puisqu’à Châtillon la caserne des pompiers et plusieurs établissements scolaires ont été impactés   (Saint Vincent-Saint Bernard, Lycée Désiré Nisard, collège Fontaine des Ducs, maternelles François Rousselet). La place de la Résistance a été submergée et plusieurs rues ont été interdites à la circulation, notamment dans les quartiers du Théâtre, de Saint Nicolas et de la Douix. De nombreuses caves ont été inondées dans ces quartiers nécessitant l’intervention des pompiers pendant plusieurs jours.
Plusieurs villages alentours ont également été touchés, en particulier, dans les vallées de la Seine, de l’Ource, de l’Aube et même de la Laignes.
Plusieurs routes ont été coupées à la circulation, aussi bien dans la vallée de la Seine que dans celle de l’Ource ou de l’Aube.
Certains habitants, très surpris, ont eu à déplorer une montée très rapide des eaux dans des secteurs jusqu’alors épargnés, y compris par la crue de janvier 1955.
Le parallèle avec les inondations relatives à cette crue historique, qualifiée de crue cinquantenale, n’a pas manqué d’être fait. Ces deux événements sont-ils comparables ?


 La crue de janvier 1955  


 Comme celle de cette année, elle s’est produite en janvier. Après un automne moyennement arrosé, les pluies de décembre 1954 avaient amorcé un regain d’activité pour atteindre un excédent  de 10 à 15% à Langres, soit 100 à 110 mm. La première semaine de janvier 1955 a été caractérisée par d’abondantes chutes de neige sur le plateau de Langres et sur le Morvan. A partir du 10 janvier la température est remontée d’une dizaine de degrés en raison du passage d’un cortège de dépressions ayant parcouru la région Centre / Ile de France jusqu’au plateau de Langres où le cumul des précipitations sur une semaine s’est inscrit entre 100 et 200 mm dans le Châtillonnais et entre 150 et  250 mm dans le Morvan. La figure 1 montre que les précipitations (en jaune et orange) ont été particulièrement abondantes sur le plateau de Langres, qui, adossé aux reliefs du Morvan, justifie sa réputation de château d’eau de la France puisque la Seine et ses principaux affluents y prennent naissance (Laignes, Ource, Aube et Marne, de même qu’un important affluent de l’Yonne : l’Armançon). Le plateau de Langres, petit chaînon calcaire aux couches inclinées vers le centre du Bassin Parisien, assure la liaison entre les massifs cristallins des Vosges et du Morvan, et, malgré une altitude dépassant rarement 500 m, est capable de stopper une bonne partie des perturbations atlantiques qui le traversent. Les cours d’eau de la région ont donc dû évacuer l’importante lame d’eau de mi-janvier à laquelle s’est ajoutée l’eau de fonte des neiges du début du mois (30 à 60 mm équivalent pluie).

Le pic de crue à Paris a été atteint le 23 janvier après un dernier épisode pluvieux d’une quinzaine de millimètres le 21.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
Document Météo-France ; avril 2016
On notera 211 mm à Brion et 193 mm à Châtillon
 
 La crue de janvier 2018


 Après sept premiers mois 2017 plutôt secs, l’automne a connu des pluies plus abondantes, à hauteur de 350 mm de septembre à décembre. Les mois de décembre 2017 et surtout  janvier 2018, ont été extrêmement pluvieux aussi bien à Langres que dans le Châtillonnais avec près de 370 mm (fig. 2). La crue de janvier 2018 a fait suite à une première montée des eaux consécutive à un cumul de précipitations de 110 mm à cheval sur la dernière semaine de 2017 et sur la première semaine de  2018. Un premier pic de crue a été atteint le 6 janvier à Chatillon, sans faire de gros dégâts. La RD 965 a cependant déjà été coupée à Brion pendant trois jours.
Après une accalmie de 8 jours accompagnée d’une nette décrue, de nouvelles précipitations représentant 106 mm cumulés sont enregistrées à Thoires,  à 10km de Chatillon, du 15 au 22 janvier.  Du 1er au 22 janvier, 212 mm  de pluie sont tombés à Langres et 184 mm à Thoires.  C’est l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier qui a causé le débordement rapide du cours amont de la Seine et de ses affluents puisque le pic de crue à Chatillon a été atteint le 23 janvier. La décrue s’est amorcée dès le lendemain, soit aussi rapidement que la montée des eaux
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais
On note 444 mm  à Saulieu et 369 mm à Langres sur cette période. Entre ces deux villes nous observons l’alignement NE-SW des sources des principaux affluents de la Seine qui prennent naissance sur le Plateau de Langres (PL)
 
A Paris la Seine a lentement atteint son pic de crue (5,84 m) le 29 janvier et a amorcé une lente décrue à partir du 30.  
Les phénomènes de crue et décrue de la Seine se sont donc faits à Paris plus lentement que sur son cours  amont, notamment en raison de la crue de la Marne qui a duré jusqu’au 6 février, probablement étalée grâce au réservoir du Der.


 
 Bilan et comparaison des deux phénomènes


 Dans les zones karstiques, comme celles caractérisant le sous-bassement du plateau de Langres, la nappe phréatique est connectée à la nappe alluviale en période de hautes eaux. Si bien que la position de celle-ci en profondeur conditionne la montée plus ou moins rapide des eaux en cas de pluies abondantes.
Les pluies des mois précédant les inondations de 1955 et 2018 ont contribué à réalimenter les nappes phréatiques, leur conférant une grande réactivité aux épisodes pluvieux de janvier.  
En 1955, les apports hydriques pré-crues ont été supérieurs à ceux de 2018 :
- En 1955, aux cumuls de pluies du 10 au 17 janvier se sont ajoutées les eaux de fonte de la neige du début du mois, soit 150 à 200 mm en une semaine dans le Châtillonnais.  - En janvier 2018, nous avons observé, après l’épisode pluvieux du 15 au 22 janvier (106 mm) une montée très rapide des eaux, le pic de crue du 23 janvier ayant été, en certains endroits, plus élevé que celui de 1955. Dans les deux cas les pluies de la fin de l’année précédente avaient contribué à la remontée de la nappe phréatique, la rendant plus sensible aux nouveaux apports hydriques.
La ville de Chatillon et plusieurs villages du Châtillonnais (Griselles sur la Laignes, Saint Marc, Aisey, Chamesson, Chatillon, Etrochey, Vix et Gomméville sur la Seine, Brion, Belan et Autricourt sur l’Ource et Veuxhaulles sur l’Aube) ont été durement impactés par cette soudaine montée des eaux en raison d’une configuration topographique particulière caractérisée par un net rétrécissement du lit majeur du cours d’eau au niveau de ces localités (fig.3).
Par exemple, à Chatillon la largeur du lit majeur, coincé entre les coteaux de la Douix et le quartier de la porte de Paris, est d’à peine 250 m dans le centre-ville, entre les deux bras de Seine.  
A partir de Charrey, la Seine entre dans le « défilé » de la Côte des Bars et son lit majeur y est très étroit, de  l’ordre de 400 à 500 m de large (fig.4).
Les villages de Gomméville, Mussy et Plaines-Saint-Langes, construits sur le lit de la rivière, sont très vulnérables en cas d’inondations.
Le village de Charrey, en revanche, installé 200 m à l’écart de la Seine n’est jamais inondé.

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 En dépit de cumuls de pluies plus importants le niveau des inondations de 1955 a parfois été dépassé par celui de janvier dernier. Pour quelles raisons?
Le principal moteur de la montée des eaux  réside dans la force du débit des cours d’eau,  luimême lié à l’intensité et à la durée des précipitations. Les paramètres qui influent sur le débit d’un cours d’eau sont en général la vitesse du courant et la surface mouillée de la section d’étude (fonction de la hauteur d’eau et de la largeur du lit).  
Le profil en long dudit cours d’eau influence également son débit : outre la pente naturelle, une chenalisation artificielle par curage exagéré, recalibrage et suppression des méandres induit, selon les experts, une accélération des flux, donc l’augmentation des risques de crues en aval.
Les rivières de nos régions sont caractérisées par un lit mineur, occupé par le courant en période de basses et moyennes eaux et par un lit majeur, ou plaine inondable, occupée par les prairies de fauche et  les prairies pâturées. En cas de fortes crues, les eaux envahissent  la plaine inondable qui  joue un rôle de stockage naturel car la vitesse des courants y est faible.
Si le débit du cours d’eau est modifié artificiellement par les pratiques citées précédemment, il y aura moins de possibilité d’épandage de l’eau dans le lit majeur, et peu ou pas d’écrêtage des crues.
Le stockage des eaux de crues peut encore être facilité et amplifié par des retenues d’eau associées à des vannages et des biefs, autrefois très nombreux dans la région en raison de l’utilisation, depuis le moyen âge, de la force hydraulique pour actionner moulins, scieries, forges et fonderies. Sur la Seine, entre Saint Marc et Gomméville, il y aurait eu 21 ouvrages de ce type à la fin du XIXème siècle.   


 Que s’est-il passé depuis 1955 ?

 

 Si l’on met à part les remembrements successifs depuis la fin des années 60 avec leur cortège de suppressions de vergers et de haies ainsi que de mise en place de drainages artificiels, autant d’actions qui auront accéléré la rapidité de transfert des eaux de pluie vers les ruisseaux et rivières, les principales causes de modification des débits de ces deniers sont à mettre au crédit des pratiques suivantes :
- Entre 1960 et 1970  le profil des cours d’eau  ont subi des aménagements visant à accélérer l’écoulement par surdimensionnement et simplification de la géométrie des lits mineurs en les rendant plus rectilignes par suppression des méandres (fig. 5) et plus profonds par curage. Ces travaux ont été entrepris dans le but, pensais-t-on à l’époque, de contrôler, voire juguler les crues majeures.   -  Les conséquences écologiques de ces pratiques sont en général importantes et irréversibles. Nous avons observé une baisse de la diversité des caractéristiques physiques du lit de la rivière, c’est à dire une baisse de la variabilité des habitats, ce qui n’a pas manqué d’affecter à terme les peuplements aquatiques.  - Les effets sur l’accélération des écoulements n’ont pas été immédiats car nombre de meuniers encore en activité dans les années 60 entretenaient des ouvrages qui continuaient à jouer leur rôle dans l’écrêtage des crues (fig. 6).  - Jusqu’à la fin du siècle dernier, quelques retenues (vannages, biefs d’anciens moulins, forges, scieries…) et les ouvrages associés, ont été progressivement abandonnés en raison de l’arrêt des activités traditionnelles dû à l’émergence de nouvelles techniques industrielles et artisanales, mais les effacements de vannages ont été relativement peu nombreux car les moulins et autres forges ont été rachetés par de nouveaux
propriétaires qui ont continué à les entretenir et ont parfois installé des micro turbines électriques. - A partir du début du XXIème siècle une campagne de suppression massive de ces ouvrages a été orchestrée par les pouvoirs publics (fig. 7), allant au-delà des recommandations de la directive européenne relative à la continuité écologique des cours d’eau.  Cette campagne intervient au moment où les gouvernements successifs du XXIème siècle naissant mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans l’offre globale d’électricité ???   
 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

 

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais

Une étude passionnante de Pierre Potherat sur les inondations en pays Châtillonnais


Résultats


 Les effets négatifs de ces actions se sont rapidement fait sentir dans les domaines suivants : - La chenalisation des cours d’eau des années 60 a eu l’effet inverse de celui escompté en accélérant les courants et en augmentant les risques de crue en aval ; - La récente suppression des anciens ouvrages hydrauliques a amplifié l’accélération des flux si bien que les retenues d’eau naturelles telles que les prairies humides ne jouent plus leur rôle d’écrêteur de crue; - les lames d’eau disponibles circulent très vite jusqu’aux goulets d’étranglements et autres verrous géologiques et provoquent une rapide et forte montée des eaux dans ces points sensibles; - La décrue est aussi rapide que la montée des eaux mais le mal est déjà fait.
Nous ne parlerons pas ici des modifications de l’habitat qui ont grandement nuit  à la faune et la flore aquatiques mais aussi à la faune spécifique des prairies humides;
A l’opposé, bien que la pluviométrie du Châtillonnais ait augmenté ces vingt  dernières années (seules 2003 et 2005 ont connu moins de 750 mm de pluie) nous avons pu remarquer que depuis quelques temps le débit des cours d’eau est très faible pendant les mois d’été. Le réchauffement climatique serait-il seul en cause ? La chenalisation du lit mineur des cours d’eau, conséquence des travaux décrits plus haut, ainsi que l’effacement des ouvrages semblent bien en grande partie responsables de l’abaissement de la nappe alluviale et de la dégradation des prairies humides dont la préservation est un des objectifs affichés par les agences de bassin.


 Recommandations

 
 Si la tendance actuelle n’est pas inversée nous craignons que la montée des eaux soit de plus en plus rapide et cause de plus en plus de dégâts dans les secteurs vulnérables
Outre la réimplantation de haies destinées à favoriser l’infiltration des eaux de pluie, il convient de revenir sur la politique d’aménagement des cours d’eau, au moins dans les parties amont de ces derniers, c’est-à-dire dans nos régions, où la hauteur des ouvrages n’excède pas 2,5 m, en privilégiant  la levée des vannes sur ceux encore existants, comme le recommande la directive européenne  sur la continuité écologique des cours d’eau.
Il est tout à fait déconseillé de délivrer des permis de construire pour des habitations dans le lit majeur des rivières.  
Considérant le nombre extrêmement important  d’installations hydrauliques ayant parsemé les cours des rivières et ruisseaux prenant naissance sur le plateau de Langres, le potentiel en énergie hydraulique de cette région  n’est plus à démontrer.
Est-il incongru d’imaginer qu’à l’avenir les pouvoirs publics se décident à prendre ce potentiel en considération en facilitant, soutenant, voire suscitant des projets de microcentrales hydroélectriques, ce qui permettrait de restaurer les remarquables aménagements que nous ont légués nos ancêtres ?
Concernant la protection et la sauvegarde des prairies humides, des mesures  urgentes  telles que  la création de seuils artificiels en enrochements s’imposent afin de rehausser quelque peu le niveau de la nappe alluviale.

 
 Fait à Thoires, le 20 mars 2018
 
Pierre Potherat
Ingénieur en Chef des Travaux Publics de l’Etat, retraité

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 27 Mars 2018

Christian Labeaune nous offre aujourd'hui deux vidéos superbes concernant deux oiseaux que l'on n'a pas l'habitude de voir...merci à lui !

Le Cincle plongeur à la Douix

La femelle épervier

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 27 Mars 2018

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Martine Aubignat, adjointe à la Culture, et Valérie Defosse adjointe à l'Education, du Conseil Municipal de Châtillon sur Seine, ont félicité les élèves et leurs enseignants pour le beau travail qu'ils ont accompli en créant de superbes affiches destinées à la "Journée de l'Ecrit".

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Annick Gueneau, Bibliothécaire, a ensuite dévoilé le nom des classes qui ont reçu un prix . Celles-ci ont reçu deux beaux livres et un abonnement à la bibliothèque.

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Premier Prix : Classe de Madame Fry, école maternelle Francis Carco (Moyens-Grands).

(C'est cette affiche qui a permis d'illustrer le flyer d'invitation, en haut de l'article).

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Second Prix : Classe de madame Minozzi,  Ecole Francis Carco UP2A

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Troisième Prix : classe de madame Feuillâtre,  Ecole Louis Cailletet , classe de CP-CE1

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Les classes récompensées :

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Toutes les autres classes ont été aussi récompensées.

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

Et voici toutes les autres affiches :

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

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La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

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La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine a organisé un concours d'affiches dans les écoles, lors de la Journée de l'Ecrit

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 26 Mars 2018

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Après la visite de la première partie du Musée de Nogent sur Seine consacrée à plusieurs grands maîtres de la sculpture du XIXème siècle

 http://www.christaldesaintmarc.com/l-association-culturelle-chatillonnaise-nous-a-fait-decouvrir-le-super-a140013338

nous arrivons dans la partie consacrée à Camille Claudel.

Nous avons eu la chance d'avoir pour guide une jeune femme extrêmement cultivée et très souriante, qui nous a conté par le détail toute la vie de Camille Claudel, tant personnelle qu'artistique.

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Un résumé de la vie de Camille Claudel pour mieux comprendre les sculptures présentées dans le Musée de Nogent sur Seine qui lui est, en partie, consacré :

Camille Claudel sa vie, son œuvre

Tout d'abord deux bustes réalisés par Alfred Boucher :

"Sophie Boucher" et "Julien Boucher" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Ce buste en terre cuite a été créé par Camille Claudel, il s'intitule "La vieille Hélène" ou "Vieille femme".

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Quelques bustes réalisés par Camille Claudel :

"Jeune fille au chignon" ou "tête rieuse", "Tête d'enfant" ou ""Etude pour un bourgeois de Calais", "Tête d'esclave", "Etude de main gauche"" et "Homme aux bras croisés".

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Alfred Boucher confia Camille Claudel à Auguste Rodin.

Dans cette vitrine on admire quelques œuvres de Rodin et de Camille Claudel, et forcément on remarque une certaine inspiration ...

Plus tard Camille affirmera son propre génie, différent de celui de Rodin,  son maître...et amant.

Auguste Rodin : "L'éternel printemps" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel "L'abandon" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Auguste Rodin "L'éternelle idole"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Dans cette vitrine les sculptures de Camille nous montrent qu'elle évolue et se détache de celles de Rodin :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel "Femme accroupie" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel "La jeune fille à la gerbe"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Auguste Rodin "Frère et soeur" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel "L'homme penché"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel " Mon frère" ou "Jeune romain" (son frère était l'écrivain Paul Claudel)

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille s'affirme et réalise de merveilleux bustes qui n'ont rien à envier à ceux de son maître Auguste Rodin.

Ferdinand de Massary :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

"Madame Louis-Prosper Claudel", sa mère

(Mon impression : on voit bien la méchanceté sur le visage de cette femme qui abandonna  sa fille en la mettant dans un asile d'aliénés jusqu'à sa mort)

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Léon Lhermitte :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Auguste Rodin :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Jeune fille aux yeux clos :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille dessinait magnifiquement bien, ici le portrait de Florence Jeans :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Notre guide nous présente la ravissante sculpture "la petite châtelaine" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

puis deux bronzes "L'Aurore" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

"La fortune", on remarque les prémisses de "La valse"....

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Autour de la valse, quatre merveilleuses sculptures  :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

"L'implorante" ou "Imploration"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Dans la salle suivante on admire des sculptures de Camille Claudel, relatives à "L'âge mûr".

"Torse de Clotho chauve"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Etudes pour la tête d'Hamadryade" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel était la Muse et la maîtresse de Rodin, ce dernier la représenta plusieurs fois.

Ici à gauche "Camille Claudel, portrait dit aux cheveux courts", à droite "Camille Claudel au bonnet"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Il la représente également dans cette sculpture : "La France"

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Puis un merveilleux portrait prémonitoire , puisqu'il la quitta : "L'adieu" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Camille Claudel "L'âge mûr" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Dans une autre salle on admire de ravissantes sculptures . Camille Claudel avait beaucoup de mal à vendre de grandes sculptures, celles-ci étaient plus abordables pour l'intérieur des habitations.

"Les bavardes " ou "Les causeuses" en plâtre...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

et en bronze :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

"Rêve au coin du feu" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

 "Profonde pensée" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

"Chienne rongeant un os" ou "Chienne affamée" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

"La sirène" ou "La joueuse de flûte" :

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

La visite du merveilleux musée Camille Claudel de Nogent sur Seine se termine par cette très grande statue "Persée et la Gorgone", réalisée par Camille dans l'atelier de François Pompon.

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

 Allez voir ce très beau Musée Camille Claudel, et ensuite vous pourrez vous promener dans Nogent, cette jolie cité baignée par la Seine, qu'aimait beaucoup Gustave Flaubert.

En sortant du musée on peut admirer une œuvre d'Alfred Boucher "Piété filiale"  .

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Le car nous a conduits ensuite dans un très bon restaurant "Le Cygne de la Croix", où nous a été servi un savoureux menu précédé d'un apéritif à la liqueur de Provins...un délice !

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Visite du Musée de Nogent sur Seine avec l'ACC : la partie consacrée à la sculptrice Camille Claudel...

Après ce délicieux repas, notre car nous a conduits à l'élégant château de la Motte Tilly, doté d'un ameublement somptueux de style  Louis XV.

Un article prochainement....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Mars 2018

 L'Association Culturelle Châtillonnaise , après avoir visité le si beau musée Camille Claudel de Nogent sur Seine, a entraîné ses adhérents au château de la Motte-Tilly, dans le département de l'Aube.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

 Un très bel escalier d’honneur mène au premier étage qui était réservé, au XVIIIe siècle, aux invités.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Notre guide nous a présenté les propriétaires successifs du château de la Motte-Tilly, puis nous a conduits admirer des intérieurs et leur mobilier exceptionnel ...le tout avec beaucoup d'humour ce qui ne gâte rien !

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Le château de La Motte-Tilly fut édifié à partir de 1754 dans un parc boisé en bordure de Seine, sur des plans de l’architecte François Nicolas Lancret, pour les frères Terray.

Le plus célèbre, l’abbé Joseph Marie Terray devint contrôleur général des finances du roi Louis XV en 1769.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

En 1910, le comte de Rohan-Chabot, descendant par sa mère de la famille Terray, entreprit des travaux de restauration d’après des documents d’archives.

Le château a été classé monument historique en 1946.

Après le décès du comte en 1964, sa fille, la marquise de Maillé, reconstitua par le décor et l’ameublement aux prestigieuses estampilles, l’ambiance raffinée d’une demeure du XVIIIe siècle.

Décédée en 1972, sans héritier, la marquise  légua son château à la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, aujourd'hui Centre des Monuments Nationaux, à la condition qu’il soit maintenu en l’état et que "le visiteur puisse y ressentir le sentiment d’une présence".

Le hall d’escalier recèle un plan signé de l’architecte Lancret et deux gravures de La Brunière qui montrent que si le château est resté extérieurement dans son état d’origine, les deux bâtiments des communs qui abritaient le théâtre et les cuisines ont malheureusement disparu en 1813.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

C'est par cette antichambre que passaient les domestiques qui devaient être les plus invisibles possibles, nous dit notre guide....

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les salons du château, qui fut conçu comme une villégiature d’été, sont exposés au nord pour plus de fraîcheur, l’étage est dévolu aux appartements des invités.

 Nous pénétrons dans le salon d’automne, décoré de bien beaux tableaux..

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

La Vierge à l’Enfant placée entre les fenêtres, est un primitif italien du XVe siècle : il s’agit du plus ancien tableau de la collection.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Un petit salon de toilette :

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

 Sur le bureau de la marquise de Maillé  on voit sa photo prise en 1971 sur le perron du château.

La vie de la Marquise fut dramatique : son mari Jacquelin de Maillé, mourut à la guerre en juillet 1918 alors qu'elle était enceinte de leur fille Claire-Clémence.

Son unique frère, Gilbert, fut tué quelques jours avant son mari .

Sa fille unique, Claire-Clémence, décéda d'un cancer  en 1969.

La Marquise s'éteignit en 1972, après avoir légué son château aux Monuments de France.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les parquets des pièces du château de la Motte-Tilly sont magnifiques, j'en montrerai d'autres au long de la visite.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Le boudoir abrite un curieux meuble étroit : un gantier et possède une porte dérobée par laquelle les invité(e)s pouvaient s'éclipser ....

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

après avoir admiré quelques gravures érotiques...

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

 Le salon du billard abrite un très beau billard en marqueterie, fabriqué en 1839 par la maison Descayrac à Paris.

Les éléments subsistants du cabinet de curiosités sont rassemblés dans cette pièce.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Au dessus des portes on admire des peintures en "trompe l'æil".

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Dans ce salon, les invités pouvaient se livrer à des jeux de toutes sortes, des tables spéciales leur étaient destinées.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Le grand salon est la pièce de réception autour de laquelle s’organise tout le rez-de-chaussée : vue en enfilade sur les salons, communication directe avec le vestibule, perspectives sur les jardins à la française.

Des meubles de très grande qualité garnissent le salon parmi lesquels cinq fauteuils Louis XV à châssis couverts de velours vert et un meuble rare : une marquise qui se déplie pour former un lit.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

La marquise :

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

 Le salon bleu, pièce d’ambiance Louis XV, doit une grande part de son charme aux boiseries rocaille qui garnissent les murs.

Dans ce cadre précieux, le mobilier raffiné s’agrémente d’une décoration donnant une ambiance orientale au salon.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

La bibliothèque est la pièce indispensable à l’époque des Lumières, liée au désir qu’a son propriétaire d’afficher une culture encyclopédique. Dans les vitrines sont présentées toutes les principales éditions du XVIIIe siècle

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Le portrait de la grand-mère de la marquise de Maillé, peinte par le célèbre peintre Winterhalter.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

et le portrait de sa mère.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Un superbe secrétaire :

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Toujours de splendides parquets...

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

 La salle à manger, située de l’autre côté du vestibule, permet d’admirer un service en porcelaine de Vincennes, présenté dans les vitrines.

Il s’agit d’un cadeau de mariage de 1776 dont les 170 pièces portent le monogramme de la famille Rouen-Sollé.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Notre guide nous a permis, ensuite, de voir les délicieux petits appartements  réservés aux invités et à la famille.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Encore des parquets...

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les petits appartements comprennent une série de pièces aux plafonds bas réservés à la vie intime, familiale.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

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Un coup d'æil en passant au bel escalier :

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Nous voici maintenant dans la chambre de la Marquise de Maillé.

  Cette chambre a les murs ornés d’une percale glacée du milieu du XIXe siècle aux coloris frais, probablement le plus ancien tissu du château.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Notre guide nous présente un superbe secrétaire...

Sur la cheminée, on voit la photographie du Comte Gérard de Rohan-Chabot vers 1930, et de la marquise, sa fille.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Avant de regagner le car, il fallait absolument aller admirer le château de la Motte-Tilly, côté jardin.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Le parc a été redessiné par le Comte de Rohan-Chabot, avec des terrasses descendant en pente douce jusqu’au miroir d’eau.

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

 

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château , superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

Ce voyage proposé par l'ACC a été en tout point parfait, comme tous les autres précédents d'ailleurs !

Remercions le Conseil d'Administration, sa Présidente madame Jacqueline Simon et sa secrétaire Christiane Thomassin, de nous faire connaître d'année en année des endroits merveilleux, avec une organisation hors-pair .

Les membres de l'Association Culturelle Châtillonnaise ont visité un château, superbement meublé, celui de la Motte-Tilly

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Mars 2018

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Quatre sculpteurs sont à l'origine du Musée de Nogent sur Seine...

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Nous avons été conduits dans le musée par une guide souriante et efficace qui nous a présenté  ces quatre sculpteurs  : Marius Ramus, Paul Dubois....

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher (et une de ses oeuvres "Jeune fille lisant"),  et Camille Claudel...

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Nous sommes ensuite entrés dans la salle de "La sculpture dans l'espace public", où les sculptures géantes en plâtre nous ont étonnés...

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : Le monument au docteur Ollier :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Paul Dubois : "Statue équestre de Jeanne d'Arc" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "Monument au docteur Panas" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

 Dans la salle "Être sculpteur au XIXème siècle", notre guide nous a expliqué le travail du statuaire : modelage, coulage en plâtre et en bronze...

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher "Faune et bacchante" plâtres et bronze :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Les techniques du modelage en argile ou cire, du moulage en plâtre et du moulage en bronze sont aussi présentées dans cette vitrine :

L'Association Culturelle Châtillonnaise  nous a fait découvrir le superbe musée Camille Claudel de Nogent sur Seine...

Dans cette vitrine, une reproduction petit format, de la statue géante de Paul Dubois : " Statue équestre de Jeanne d'Arc", présentée en plâtre dans la salle précédente .

L'Association Culturelle Châtillonnaise  nous a fait découvrir le superbe musée Camille Claudel de Nogent sur Seine...

Voici la salle dévolue à "Paul Dubois, chef de file des Néo-Florentins" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Paul Dubois : "Chanteur florentin au XVème siècle" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Paul Dubois : "Sculpteur Florentin au XVème siècle" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Paul Dubois : "Le souvenir" , ou "l'Alsace et la Lorraine"

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Paul Dubois : "La Foi" ou "la Prière" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

La salle représentant "Les métamorphoses de l'idéal féminin" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

 Alfred Boucher : "la Pensée" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Antoine Bourdelle : "L'aurore" et "Le crépuscule" :

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 La salle  "Allégories, Mythologie" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Un groupe d'Alfred Boucher :

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Gustave Doré : "Nymphe dénichant des faunes" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "Jason enlevant la Toison d'Or" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Auguste Rodin : "Faune et Nymphe" ou "le Minotaure" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

 La salle des "Représentations du travail" :

Alfred Boucher : "Monument à Eugène Flochat" : batelier, la terre, la conférence, le travail.

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "Le bûcheron", "La bourrasque", "A la terre" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "La faneuse" ou "Aux champs" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Ernest Nivet : "Paysanne reprisant" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "A la terre" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

 La salle "Le corps en mouvement" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "Au but" :

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Antoine Bourdelle : "Guerrier allongé au glaive" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Alfred Boucher : "Les Ondines" ou "Les nymphes de la Seine"

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Une vitrine avec de ravissants petits formats de danseuses par Agathon Leonard Van Weydevelde, Pierre Roche, Jules Desbois et Auguste Rodin.

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Deux superbes bronzes d'Antoine Bourdelle :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Antoine Bourdelle : "Le jeu du voile", variante avec cactus :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Antoine Bourdelle : "Projet de monument à Falcon", d'après Isadora Duncan :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

La Loïe Fuller au cinéma :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Pierre Roche : "La danse du papillon de Loïe Fuller" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Trois sculptures de François Pompon :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Antoine Bourdelle : "Auguste Rodin au travail" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Charles Weisser : "L'atelier de Rodin" :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

Un vue plongeante sur la salle  de la sculpture dans l'espace public :

Découverte du superbe musée Camille Claudel à Nogent sur Seine, avec l'Association Culturelle Châtillonnaise

 Bientôt la suite : les superbes et émouvantes sculptures de Camille Claudel....

Le site du Musée Camille Claudel :

http://www.museecamilleclaudel.fr/

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Mars 2018

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Les membres du Lions Club Châtillonnais ont superbement décoré le hall d'entrée du salon, pour le transformer en buvette fleurie !

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Beaucoup de stands très variés, il y en avait pour tous les goûts ...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Ici on nous présentait des objets rechromés, réargentés...

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des bijoux...

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des meubles...

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toutes sortes de bibelots et des tableaux...

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Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Les dentelières nous ont montré leur savoir-faire si beau et si minutieux...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

des tapis d'Orient...

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Des vitraux...

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Des bijoux en galets...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

encore des meubles...

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des draps et tissus brodés...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Sylvie Ravenet présentait ses cannages et ses sièges paillés...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Maurice Colombo, tapissier à Essarois, avait apporté de magnifiques sièges anciens rénovés avec art :

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

L'originale et champêtre vannerie sauvage de l'atelier "Eclisse et Brindille" :

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Les cigognes noires, emblèmes du futur parc entre Champagne et Bourgogne par Eclisse et Brindille :

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Vases, assiettes, couverts...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le stand de livres, BD, cartes postales et gravures anciennes de "Temps Libre" ( de B. Lefebvre à Belan sur Ource)

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Des objets et carton...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Des cartes anciennes du Châtillonnais et d'ailleurs et ...des cartes brodées ...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Des tapisseries et tableaux en tissu :

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

De tout un peu...un peu de tout...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Je me suis attardée sur le stand de parfumerie de Claudie Bouvier qui présentait de splendides flacons de parfum de Lalique...un vrai petit musée de la parfumerie.

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Des parfums rares et précieux...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

des meubles toujours...

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Le salon des Antiquaires 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles

Ce fut un bien beau salon avec de très belles "antiquités" et de bien jolis stands d'artisanat.

A l'année prochaine  et Le salon des Antiquités et de l'Artisanat, 2018 proposé par le Lions Club Châtillonnais nous a fait découvrir des merveilles au Lions Club du Châtillonnais  pour sa belle organisation !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 23 Mars 2018

Rédigé par Christaldesaintmarc

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