Publié le 30 Mai 2021
Marie-Geneviève Poillotte et son époux François nous offrent la deuxième partie de leur étude consacrée aux bolets de la forêt châtillonnaise.
Merci à eux !













.
.




Adresse mail à utiliser pour me joindre : myta55@orange.fr ,
Publié le 30 Mai 2021
Marie-Geneviève Poillotte et son époux François nous offrent la deuxième partie de leur étude consacrée aux bolets de la forêt châtillonnaise.
Merci à eux !













.
.




Publié le 30 Mai 2021
Samedi 29 et dimanche 30 mai, ont eu lieu au terrain d'aviation, une compétition de voltige.
Une vingtaine d'avions de l'association Dijon Voltige de Dijon étaient présente.
René Drappier est aussi allé admirer tous ces beaux avions, et il a réalisé des photos que j'ai mêlées aux miennes.













Les avions de voltige évoluaient jusqu'à une altitude de 1000 mètres. Inutile de dire que mon petit appareil n'a pu les photographier en vol !

Mais , dans l'article suivant, vous allez pouvoir admirer les photographies que Jean-Pierre Gurga a réalisées de ces démonstrations époustouflantes, et ce sont de magnifiques photos de professionnel !
Publié le 30 Mai 2021
Alain Pigeard, dans son superbe livre "Dictionnaire des Officiers de Napoléon Ier en Côte d'Or", signale l'existence de plusieurs officiers de Napoléon Ier nés dans le Châtillonnais.
Il s'agit de Nicolas Gallimardet d'Aignay le Duc, Claude Chalopin d'Aisey sur Seine, Edme Gérard de Poinçon les Larrey et Marie-Philippe Vaillant de Savoisy de Châtillon sur Seine.
Aujourd'hui , c'est à Edouard-Claude-Elisabeth Fabry que je me veux rendre hommage.
On trouve sa très modeste stèle au cimetière Saint-Vorles de Châtillon sur Seine, sans sculptures, ni légion d'Honneur gravée, seulement sa mention...
Et pourtant Edouard Fabry ne fut pas sans mérites !
Sa tombe se trouve accolée à celles de plusieurs membres de sa famille dans un ensemble assez impressionnant :

Voici sa simple épitaphe au dessus de celles de son épouse et de sa fille :

Edouard Fabry naquit le 15 septembre 1788 à Châtillon sur Seine, fils de Bernard "Receveur des impositions du Baillage de la Montagne" et d'Adélaïde-Henriette Cousin.
Il entra en qualité d'élève pensionnaire de l'Ecole Militaire en 1806.
Ce devait être un très bel homme, si on en juge par la description que ses supérieurs en firent (rappelons que la photographie n'existait pas, il fallait donc être précis !)
Taille 1,76m, cheveux et sourcils blonds, front large, yeux gris-bleu, nez petit, bouche moyenne, menton à fossette, visage ovale.
Edouard Fabry fit la campagne de Pologne en 1807 en tant que sous-lieutenant.
Nommé lieutenant en 1809, il servit en Allemagne et en Autriche et fut blessé d'un coup de feu à la jambe droite à Abensberg.
Il devint capitaine en 1811.
Il participa, en 1812, à la campagne de Russie où il fut blessé de nouveau à la jambe droite à la fameuse bataille de la Moskowa, à Mojaïsk.
En 1814 il combattit en Saxe et en France.
En 1816, après son licenciement, il devint capitaine de Voltigeurs au 2ème bataillon de la Légion de Côte d'Or.
Il fut très apprécié de ses supérieurs qui le notèrent ainsi :
"de la théorie, beaucoup de pratique, très bon officier, conduite excellente, fortune nulle"
Il devint Chevalier de la Légion d'Honneur par ordonnance royale du 14 juin 1820 , puis Officier le 9 août 1833.
A noter qu'Edouard Fabry était le beau-frère de Claude Testot-Ferry, aide de camp du Maréchal Marmont.
Il avait épousé en effet Louise-Marie Ferriot, sœur de l'épouse de Claude Testot-Ferry.
Il décéda à Châtillon sur Seine le 18 juin 1863 rue de l'Orme.
Publié le 27 Mai 2021
Notule d’histoire :
A propos du livre de Léon Légey :
« Châtillon-sur-Seine pendant la guerre de 1870-71 ; souvenirs d’un enfant de Châtillon » (Leclerc, 1899)

Dans le journal Le Figaro, du 30 août 1918, n° 242, on pouvait lire un article de Louis Latzarus :
Deux historiens
Le 23 juillet 1870, un petit garçon de Châtillon-sur-Seine, dans la Côte d’Or, revenant du collège et passant devant la mairie, vit affichée sur la porte une proclamation de l’Empereur.
Il la lut, la trouva belle et la copia sur son cahier de brouillons.
Rentré à la maison, il la reporta, d’une écriture appliquée, sur un cahier neuf.
« Français, il y a dans la vie des peuples des moments solennels… Je vais me mettre à la tête de cette vaillante armée qu’anime l’amour de la patrie… J’emmène mon fils avec moi, malgré son âge… Dieu bénisse nos efforts ! Un grand peuple qui défend une cause juste est invincible. »
Quel élève de quatrième n’eût pas frémi à de tels mots. !
En ce temps-là, les élèves de quatrième n’avaient pas de bicyclette, ne jouaient pas au foot-ball, n’allaient pas au cinéma, et quelques-uns d’entre eux seulement avaient une collection de timbres.
Si c’était mieux ainsi, je n’en déciderai pas.
Le fait est que celui-là, qui s’appelait Léon Légey, se mit en tête de copier désormais, aussi longtemps du moins que durerait la guerre, tout ce qu’il trouverait affiché sur la porte de la mairie.
Les enfants, aujourd’hui encore, ont des idées singulières.
Tout d’abord, Léon Légey ne trouva pas grand-chose.
Et même rien du tout.
Au bout de dix jours, son cahier ne s’était enrichi que d’une toute petite dépêche de Sarrebrück.
Le 7 août, enfin, une autre dépêche, datée de Metz, celle-là :«...L’épreuve qui nous est imposée est dure… ».
Mais ensuite, il ne se passa guère de jour où l’élève Légey n’eût un grand travail.
Le ministre de l’Intérieur s’était mis à télégraphier sans relâche au sous-préfet des appels, des encouragements, des conseils et des ordres.
Et le collégien copiait tout, sans rien mépriser, ni l’adresse, ni le « pour copie conforme ».
C’est ainsi qu’il ne trouva pas indigne d’être conservée intégralement la dépêche suivante :
Paris, le 9 août 1870, 3h15 du soir
Le Ministre de l’Intérieur à MM les Préfets, Sous-Préfets et et à M le Gouverneur Général de l’Algérie
Je reçois du Quartier Général la dépêche suivante :
« Metz, 9 août 1h45 soir
Rien de nouveau à signaler »
Pour copie conforme :
CHEVALIER de VALDRÔME
Pour copie conforme :
Le Sous-Préfet
A GÉRARD
Je ne vous cite cette vaine nouvelle que pour vous montrer par un exemple la méthode dont usait le jeune garçon.
Rien de ce qui était affiché ne lui semblait négligeable.
Il eût copié le Coran, si M. Chevalier de Valdrôme avait jugé opportun d’en télégraphier les versets.
Mais déjà M. Chevalier de Valdrôme s’évanouissait.
Avec indifférence, l’écolier copia la signature de son successeur.
Et bientôt les odes de Gambetta remplacèrent la prose de M. Henri Chevreau.
Vers le 13 novembre, le style changea plus encore.
Trente dragons badois venaient d’entrer dans la petite ville, au grand galop et pistolet au poing.
Léon Légey, qui les vit passer, écrivit aussitôt cette nouvelle sur son cahier, et puis courut à la mairie copier les barbarismes de la Commandantur :
« Renouvelé à la mairie de laisser réguler toute en suite tous les horloges de la ville sur celui de la gare… L’employé qui sera chargé avec cette commission est responsable à nous et sera puni qui ne fait pas son devoir.
Ils sont déjà arrivé très souvent inconvénients ».
Les évènements qui se bousculent viennent tous s’inscrire au jour le jour sur le mur de la mairie.
Petits ou grands, qu’ils ne puisent émouvoir personne hors des limites de la petite ville, ou bien qu’ils fassent frémir la France entière, ils viennent s’aligner dans le cahier de l’élève Légey.
Bazaine s’est rendu et on a arrêté la père Maupin, un septuagénaire infirme.
Blois et Dieppe sont pris, et le major allemand a coupé d’un coup de sabre la main d’un habitant qui tendait une bouteille de vin à un prisonnier.
Garibaldi se retire sur Autun et la commune de Châtillon doit fournir cent cinquante paires de bottes.
Le collégien inscrit tout jusqu’au 26 février, où il copie des fautes de français qui ne donnent à rire à personne :
"A l’impératrice-Reine, à Berlin,
D’un cœur très mouvé, avec reconnaissance pour la grâce de Dieu, je t’annonce que sont signés au moment les préliminaires de la paix.
A présent est encore d’attendre le consentement de l’Assemblée nationale de Bordeaux.
GUILLAUME"
Le cahier était à peu près rempli. Léon Légey le ferma et retourna au collège.
+++
A quelque trente ans de là, comme il était devenu un honorable bonnetier, pourvu de fortes moustaches déjà grisonnantes et d’un petit ventre, on ne sait quelle idée le prit.
Il tira de l’armoire son vieux cahier d’écolier et le porta chez l’imprimeur.
Je crois bien qu’à cette occasion ses compatriotes firent grande dépense de cette malice narquoise qui est la marque de leur terroir, établi entre deux vignobles glorieux, et alliant la finesse champenoise à la saveur forte et drue de la Bourgogne maternelle.
Ils ne pouvaient imaginer que des affiches mises bout à bout par un enfant puissent former un livre.
Et c’était un livre pourtant, un vrai livre, que M. Taine eût manié avec respect.
Il y eût sans effort, derrière l’histoire précise de la petite ville, enregistrée avec un soin vétilleux, aperçu l’histoire entière de la France, dessinée en traits espacés, mais larges et nets.
Dieu nous donne, pour faire le récit de la guerre présente, Dieu nous donne, en quelque coin, un collégien sans présomption, copiant les affiches d’un crayon ingénu.
Car il faut des Dangeau pour que les Saint-Simon n’oublient rien.
Je suis d’ailleurs persuadé que beaucoup de gens dépourvus de littérature et d’esprit critique, c’est-à-dire qualifiés pour rédiger une histoire documentaire, se sont mis à l’ouvrage au premier jour de la guerre.
Mais j’ai grand ’peur aussi que leur travail ne demeure éternellement caché et ne s’en aille finalement aux vieux papiers.
Aucun éditeur ne l’accueillerait aujourd’hui, les événements étant trop neufs encore et trop présents à l’esprit de chacun pour que leur récit pût allécher des lecteurs.
C’est dans quelques lustres seulement que leurs mémoires pourront briller parmi les cendres de l’oubli.
Ainsi, on m’a conté que dans l’avenue d’Orléans vit un vieil employé retraité qui, chaque jour, après son déjeuner, prend sa canne et s’en va baguenauder par les rues.
Il s’appelle M. L’Esprit, ce qui est un fort beau nom.
Il s’arrête ici et là, parlant avec les petites gens, recueillant les bruits de la ville et récoltant cent petits faits qu’il épingle, le soir, sur un cahier.
J’ai pu lire quelques pages de ce curieux ouvrage.
Vous ne sauriez croire ce que M. L’Esprit a pu noter, à propos seulement de la crise du tabac.
Il a copié les avis narquois ou mécontents, ou autoritaires, que les marchands placardent sur leur porte.
Il aregardé les fumeurs attroupés devant la boutique et entendu l’agent leur dire : « Préparez d’avance vos sous ! ».
Enfin, il a tâché de tout voir et de tout noter, pensant que tout serait intéressant plus tard, comme Léon Légey, copiant sans ennui : « Il n’y a rien de nouveau à signaler ».
Hélas ! que deviendront toutes les notes que nos petits-neveux consulteraient avec tant de joie ?
Un bon conseil aux mémorialistes obscurs : qu’ils aient soin de léguer leur manuscrit, par un bon testament, aux Archives ou à la Bibliothèque Nationale.
Plus tard viendront des historiens patentés, qui tireront de ces documents leur moelle, dessineront des portraits, brosseront des tableaux ingénieux, construiront des thèses, commenteront et philosopheront.
Jusque-là, ce qui importe, c’est de tout garder, le plus petit fait, la plus mince réflexion, le moindre débris d’affiche.
Le temps fera son choix, non sans récompenser d’une couronne l’observateur modeste, garçon de bureau de l’Histoire.
Marie Louis Joseph, dit Louis Latzarus, né à Vitry-le-François le 7 août 1878, a fréquenté le collège de Châtillon et s’y est marié en 1904.
Journaliste et romancier, il est décédé à Paris le Ier janvier 1942.Il était commandeur de la Légion d’honneur.
Eugène Charles Léon Légey est né à Châtillon le 4 mars 1854, et décédé dans cette même ville le 8 décembre 1932.
Il était officier de l’instruction publique.
Publié le 27 Mai 2021

Quel plaisir pour Catherine Miraton d'avoir enfin ouvert le théâtre Gaston Bernard, dont elle est Directrice, au public Châtillonnais !
Bien sûr, seulement une toute petite partie de ce public était présente, faute à la pandémie, et a donc pu assister au spectacle de deux talentueux interprètes de musique argentine les "Migoya Dos".

Il s’agit principalement de compositions originales, mais le répertoire des Migoya Dos inclut aussi des morceaux qu’ils aiment. Piazzola, Atahualpa Yupanki, Chabuca Grande par exemple qui sont interprétés avec passion et à leur façon toute personnelle.
Jorje Migoya joue du piano, de la guitare et de la clarinette....

Annabel de Courson nous enchante avec son bandonéon si caractéristique de la musique argentine. Mais elle accompagne aussi son partenaire au piano et aux percussions.




Jorge Migoya chante aussi ...on ne comprend pas les paroles mais on les saisit intuitivement, tant l'interprète y met de chaleur et quelquefois aussi de tristesse...
Il évoque le tango, mais aussi les musiques des derniers "indiens" argentins.


Beaucoup d'applaudissements pour les deux interprètes , c'était si beau que le temps a passé trop vite...

Mais Annabel et Jorje nous ont offert une chanson en français pleine de joie et d'entrain avant de nous quitter.
A bientôt peut-être au TGB nous ont-ils dit, ce serait un grand bonheur de les écouter de nouveau...

Avec : Jorge Migoya (piano, guitare, clarinette)
Annabel de Courson (bandonéon, piano, percussions)
Annabel de Courson est aussi metteur en scène.
Son adorable spectacle "promenons nous dans les bois" avait ravi le jeune public Châtillonnais !
Publié le 27 Mai 2021
Après une réouverture formidable avec "Confidences d'un acrobate" et deux concerts « Escale en Argentine » , le théâtre Gaston Bernard a préparé activement son prochain rendez-vous culturel et convivial pour tous.
En effet, le 3 juin, le TGB s'est délocalisé au gymnase Désiré Vêque, à cause du temps orageux et donc incertain, pour présenter "Répliques" de la Compagnie "Le grand jeté", un spectacle de danse et d'acrobatie vraiment époustouflant.

Répliques de la compagnie Le grand jeté ! est un duo de 35mn entre danse et acrobatie.
Autour d’une scénographie originale composée de deux cubes motorisés progressant sur des rails circulaires, les interprètes cherchent l’équilibre et la suspension pour frôler le public et l’emporter dans le mouvement.
Chacun sur une plateforme, ils se font face, se regardent, s’imitent, réagissent en fonction de l’autre.


Ce sont deux hommes qui tentent, non pas de trouver un langage commun, mais de composer à partir du langage de l’autre pour mieux se définir, en s'imitant, en répliquant...mais toujours en mieux, en plus fort...




La relation fraternelle qui se tisse entre les deux danseurs constitue le fil rouge de ce spectacle.



Une danse en rivalité entre les deux hommes, qui à force d’ingéniosité vont finir par s’unir pour aller plus loin.



Ce fut spectaculaire, beau et convivial, les deux danseurs ont bien mérité les nombreux applaudissements des spectateurs jeunes et moins jeunes.

Chorégraphie : Frédéric Cellé
Interprètes : Tom Levy Chauvet et Javier Carrera Varela
Assistante chorégraphique : Pauline Maluski
Création musicale : Romain Dubois
Scénographie : Gilles Faure
Et si vous avez manqué ce spectacle extraordinaire , regardez la vidéo de Répliques ...en grand écran bien sûr ! c'est époustouflant...
La Compagnie "Le Grand Jeté" avait déjà présenté au TGB un spectacle d'acrobatie de très haute tenue intitulé "L'hypothèse de la chute" :
Publié le 26 Mai 2021
Quelle joie pour Catherine Miraton, la directrice du Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine, de réouvrir son théâtre, après tous ces mois de "déculturation" !
Pour cette réouverture, c'est la Compagnie Manie, en résidence au TGB, qui nous a offert le spectacle d'acrobatie intitulé "Confidence d'acrobate", que les comédiens ont préparé depuis de longs mois.
La Directrice a présenté la Compagnie Manie, qui est venue très souvent jouer des spectacles à Châtillon pour le plus grand plaisir de tous.


















La Compagnie Manie a déjà captivé les spectateurs du Théâtre Gaston Bernard par son inventivité toujours renouvelée
un régal pour les petits comme comme dans "Tout d'abord" :
et pour les plus grands dans : "Au bord du vide" :
Le site de la Compagnie Manie :
Publié le 22 Mai 2021
Catherine Miraton, Directrice du Théâtre Gaston Bernard vous communique :
Publié le 21 Mai 2021
Publié le 21 Mai 2021
La Société Mycologique du Châtillonnais a proposé à ses adhérents une sortie botanique...pas de recherche de champignons cette fois, mais des fleurs printanières caractéristiques de nos terrains calcaires comme les orchidées sauvages.
Pas de cueillette car beaucoup de ces plantes sont protégées.
Le rendez-vous était fixé au dessus du village de Vanvey, au pied d'une croix.
La vue était belle sur le village....

Philippe photographie la première orchidée sauvage que nous avons trouvée, il s'agit de l'orchis bouc.

Cet orchis bouc n'est pas encore fleuri :

par contre celui-ci nous montre bien d'où il tire son nom avec ses sépales en lanières ! on dit aussi qu'il sent le bouc, mais il faut s'en approcher très près pour s'en rendre compte...

une belle station d'orchis boucs...

Voici maintenant d'autres orchis, celui-ci est un orchis pyramidal :

celui-ci un orchis appelé "homme pendu" :


L'orchis militaire :

un orchis qui reste toujours vert :

L'ophris mouche, le plus original :


Pour terminer, nous avons observé la limodore qui est une orchidée assez rare qui ressemble à une asperge violette.
Elle n'était pas encore fleurie...

François Poillotte l'a déjà photographiée en pleine floraison, quelle beauté ! :
D'autres fleurs et plantes plus communes observées lors de notre sortie :
L'ornithogale (dame de onze heures)

la pervenche :


un pied de pimprenelle :

La véronique :

La viorne :

Le sceau de Salomon :

L'euphorbe :

La globullaire :

Nous sommes ensuite allés rechercher une autre espèce de fleur caractéristique des pelouses sèches, une fleur protégée que l'on ne doit pas cueillir...la thymélée.

Il faut faire attention où l'on marche, car la thymélée pousse presqu'au ras du sol...

La voici la thymélée, adorable fleur au parfum enivrant :



Sur ces pelouses sèches on trouve aussi les gentianes jaunes, bien loin d'être en fleurs :

Le polygala :

Le genêt :

J'ai observé l'accouplement de papillons au milieu des thymélées, un bien joli spectacle !



Nous sommes arrivés près de cette très jolie mare ronde...

Et c'est là qu'a été réalisée la photo traditionnelle du joyeux groupe de mycologues Châtillonnais !
(Cliquer pour agrandir la photo)
Publié le 19 Mai 2021
Alain Pigeard, dans son superbe livre "Dictionnaire des Officiers de Napoléon 1er", donne la biographie de plusieurs officiers originaires du Châtillonnais, et le lieu de leurs sépultures.
Beaucoup de ces sépultures ont disparu, mais j'ai retrouvé les tombes de certains de ces officiers au cimetière Saint-Vorles de Châtillon sur Seine, et en particulier celle de Marie-Philippe Vaillant de Savoisy. (que monsieur Pigeard ne signale pas)


Sur la stèle on lit :
Ici repose le corps
de Marie-Philippe
Guillaume -Joseph
VAILLANT
Comte de Savoisy
Colonel d'Etat-Major
Chevalier de Saint-Louis
Commandeur
de la Légion d'Honneur
Né à Châtillon sur Seine
le 27 février 1781
décédé le 20 juin 1860
Priez pour lui
Voici la biographie de cet Officier de la Grande Armée de Napoléon 1er , recueillie par Alain Pigeard :
Marie-Philippe Guillaume Joseph Vaillant de Savoisy, né le 27 février 1781 à Châtillon sur Seine, était le fils de messire Bénigne Joseph Vaillant de Savoisy, capitaine de dragons au régiment Dauphin, et de Marie-Charlotte Julie de Poligny de Reculoz de Rochefon.
Il entra le 3 brumaire an XI (25 octobre 1802) au 10ème chasseurs à cheval.
Il devint brigadier le 1 pluviose an XI, puis fourrier le 22 ventose an XI, maréchal des Logis le 26 prairial an XII, Sous-lieutenant le 12 vendémiaire an XII.
Il fit des campagnes avec l'armée des Côtes de l'Océan, puis dans la Grande Armée en Pologne et en Espagne.
Le 22 novembre 1806, il devint aide de camp du Général Liger-Belair.
Il fut blessé pendant la campagne de Prusse d'un coup de sabre au bras droit à la bataille d'Iéna, en chargeant à la tête de son peloton un bataillon ennemi.
En Espagne, à la bataille de Talavera de la Reina, il reçut un coup de feu dont la balle traversa le même bras droit, près de l'articulation.
Ces graves blessures l'éloignèrent du service pendant 4 années, mais il reprit du service en tant que chef de bataillon sous-adjudant major, puis passa major d'infanterie puis fut employé avec le grade de lieutenant-colonel jusqu'à être mis en non-activité en 1817
Il fut fait Chevalier de la Légion d'Honneur en 1809, Officier en 1814 et Commandeur en 1815.
Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 1815.
Il décéda le 20 juin 1860, rue du Bourg à Mont, à Châtillon sur Seine.

Quelques renseignements complémentaires :
https://man8rove.com/fr/profile/35i761xoa-philippe-vaillant-de-savoisy
Publié le 19 Mai 2021
Eulglod, passionné de son territoire morvandiau, m'envoie une étude originale sur les "prômes"...
Savez vous ce que sont les prômes en Morvan ? voici l'explication d'Eulglod, merci à lui pour cette découverte morvandelle !
C’est aujourd’hui un objet de décoration plus que d’utilité.
Avant d'en voir cette image, qui en connaissait le nom ?
Définition du prôme
Localement on trouvera des appellations telles que « preumes », « vanteils », « prondes », « pronles » ou encore « quiès ».
Dans son Glossaire du Morvan « Etude sur le langage de cette contrée comparé avec les principaux dialectes ou patois de la France, de la Belgique wallonne et de la Suisse romande » publié en 1878, Eugène de Chambure propose cette définition du prôme :
PRÔME, substantif masculin, Petite porte ou barrière placée devant la porte d'entrée des maisons pour écarter les animaux sans ôter l'air et la lumière. Ce terme revêt des formes différentes suivant les lieux ; il se rattache peut-être au vieux français « proix » = pieu, bâton de palissade.
En Champagne « prone », grille en bois, balustrade.
Le bas latin « prona » = promis semble quelquefois désigner une petite grille ou balustrade. »
Il s’agit donc bien d’une petite porte placée devant la porte principale et non d’une porte dite « fermière », dont les deux éléments battant sont séparables à mi-hauteur.
Dans les églises, les portillons séparant le cœur de la nef (et par-là même le prêtre des fidèles…) se nomment des prônes. Etymologiquement, il s’agit dont bien du même élément.
Utilité
C’est bien là toute la question ! Le prôme a-t-il réellement une utilité ?
On trouve peu, pour ne pas dire pas du tout, de prômes dans les bourgs.
Leur ouverture vers l’extérieur étant sans doute peu propice dans l’espace relatif offert par les rues.
Cet « objet » serait donc dédié aux campagnes.
Pourquoi ?
Une explication courante et sans doute trop facile veut que les prômes « empêchent les poules d’entrer dans la maison et les enfants d’en sortir ».
Les enfants ont vite trouvé (et depuis des lustres) comment l’ouvrir et jouer avec, certes non sans quelques accidents, les poules ont des ailes, les canards font quelques efforts, les chats s’en amusent et seuls les chiens marquent l’arrêt.
L’explication tombe à l’eau !
Les hommes aussi y marquent l’arrêt, car pour reprendre l’expression citée par
« Vents du Morvan », il faut : « Tirer l’prôme ! Pousser l’prôme ! Tirer lai porte ! Pousser lai porte ! ».
C’est un lieu d’échange où l’on est tout à la fois dedans et dehors, d’un côté on ne rentre pas pour bavarder, de l’autre on ne sort pas non plus.
Aujourd’hui on rentre directement discuter autour d’un verre.
Dans les églises, lors de la communion, le « prône » était fermé, le prêtre se trouvait à l’intérieur et les communiants à l’extérieur (et les enfants de cœur malicieux verrouillaient mal le dit prône pour assister à la chute en avant de quelques fidèles).
Aujourd’hui l’espace est ouvert.
Ne dit-on pas également du curé qu’il « prônait » la bonne parole, l’éthymologie étant là encore identique.
Le prôme battrait-il en brèche le judicieux adage affirmant « qu’une porte doit être ouverte ou fermée » ? Pas vraiment, elle peut être ouverte ou fermée, le prôme n’en a que faire. C’est juste un handicap pour ceux qui, voulant sortir précipitamment, ouvrent la porte, et oublient qu’il y a derrière… un prôme fermé !
En résumé, un prôme c’est rustique, rural, décoratif voire même bucolique pour certains mais… au mieux ça ne sert pas à grand-chose, au pire, ça ne sert à rien (mais ça ne le dites pas à ceux qui en ont un… et s’en servent…), pour preuve on les supprime même dans les églises !
Les différents prômes
Un point commun à tous les prômes, ils se situaient en haut de quelques marches.
Les pleins :
- En bois, ce sont de simples portes basses faites de planches avec le traditionnel « Z » pour l’empêcher de s’affaisser, de longues ferrures et une esthétique qui les a éventuellement habillées de découpes en pointe ou en arrondi.
(Prôme en bois plein et ancien prôme en bois plein)
- En fer, ce sont des plaques de tôle sur un cadre avec parfois une moulure métallique en guise de parure.
Les barrières :
- En bois, il n’en existe pratiquement plus.
- En fer, il n’en existe plus beaucoup non plus. Leur esthétique se rapprochait souvent d’un simple baraudage peu attrayant.
Les mixtes :
En bois comme en fer, la partie inférieure (2/3 – 3/4) était généralement pleine, parfois agrémentée d’une rosace ou autre représentation.
La partie supérieure (1/3 – 1/4) des prômes en bois était faite d’un baraudage, celle des prômes en fer pouvait prendre toutes les formes suivant l’inspiration des occupants ou du forgeron.
(Prôme mixte en bois et prôme mixte en fer)
De l'humour dans les prômes
Ces dessins de J. Perrin ont été publiés dans les Almanach du Morvan des années 1983 et 1984
Publié le 19 Mai 2021
Depuis le premier confinement, nous avons décidé de ne plus tondre l'herbe du jardin, de manière à créer un "Refuge-LPO" sur les conseils de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
https://www.lpo.fr/refuges-lpo
Quelques gestes simples ont suffi : poser des gîtes et des nichoirs, nourrir les oiseaux en hiver, entretenir un espace vert de façon écologique, ... la nature ne met pas longtemps pour reprendre ses droits !
Car si les herbes folles et les fleurs sauvages ont profité de ce "refuge", les animaux aussi, insectes et oiseaux !
Nous avons de plus en plus la visite de nombreux oiseaux qui se régalent au printemps des insectes qui ont passé l'hiver dans leurs "hôtels" , des merles qui tirent des vers de terre du sol, les mésanges qui alimentent facilement leur nichée, et les pigeons ramiers à qui nous offrons quelques graines sont présents tous les jours.
Un spectacle réjouissant qui permet d'oublier les confinements !
Notre ami l'écureuil, lui aussi, est là bien plus souvent qu'avant, pour chercher lui aussi des graines que les pigeons ont laissées, c'est un vrai plaisir de le voir, il vient même nous regarder par les vitres de la véranda !! que du bonheur !





Les années précédentes, il venait déjà, mais beaucoup moins souvent :
http://www.christaldesaintmarc.com/un-ecureuil-adorable-visiteur-de-mon-jardin-a130554306
http://www.christaldesaintmarc.com/un-poilu-dans-mon-jardin-le-11-novembre-a132604688
Publié le 19 Mai 2021
L'église Saint-Jean Baptiste, située rue Docteur Robert à Châtillon sur Seine est en pleine restauration extérieure.
Dominique Masson nous montre quelques photos du début du chantier et nous raconte l'histoire de cette belle église.
Merci à lui.
Notule d’histoire :
la réfection des extérieurs de l’église Saint Jean de Châtillon
La population du quartier de Chaumont augmentait sensiblement au XVIe siècle et les habitants n’avaient dans la rue que la chapelle Saint Michel des Antonins.
Sinon, ils devaient aller à l’église Saint Nicolas ou à l’église de l’abbaye Notre Dame, mais en devant franchir les murailles de Châtillon.
Aussi, grâce aux libéralités d’un riche marchand de la rue, Jean Dupuis, obtinrent-ils de l’abbé de Notre Dame et de l’évêque de Langres la permission de construire une chapelle, entre la Grande Rue de Chaumont et la Petite, sous la coupe de l’abbé.
Cette chapelle fut consacrée, le 10 janvier 1551, par Philibert de Beaujeu, évêque de Bethléem, au nom du cardinal de Givry, évêque diocésain.
L’évêque fit en même temps don d’un ossement de Saint-Jean-Baptiste, pour le mettre dans une chasse et le conserver dans la chapelle.
En 1610-1617, les habitants, probablement nombreux et trouvant la chapelle trop exiguë, l’agrandirent de plusieurs travées.
Mais il semble que la construction ait été faite rapidement, mais avec peu de soins, de sorte qu’il fallut assez vite faire des réparations.
La voûte menaçant ruine, des piliers arcs-boutants furent construits en 1740, les « épiliers ».
En 1774, les réparations devinrent urgentes, car les murs de l’église s’écartaient et le clocher menaçait de s’écrouler.
La voûte sous le clocher fut abattue et d’énormes arcs-doubleaux construits pour le soutenir.
Extérieurement, les arcs-boutants furent exhaussés pour mieux contrebalancer la poussée des murs ; la toiture fut réparée avec de la lave et des tuiles.
L’année 2021 voit une nouvelle campagne de réparations, concernant les extérieurs de l’église.
Après plus d’un mois pour monter les échafaudages, la restauration proprement dite va commencer et ne se terminera qu’en 2022.

figure 1 :Les travaux à effectuer à l'église Saint-Jean

Figure 2 : La construction des échafaudages

Figure 3 :La mise en place des éléments supportant la toiture, côté rue Docteur Robert

Figure 4 :La mise en place des éléments supportant la toiture côté rue Saint-Jean

Fifure 5 : Les éléments de toiture en place

Figure 6 :La pose des plastiques formant la couverture le temps des travaux

Figure 7 : Un exercice d'équilibriste

Figure 8 : L'église Saint-Jean "enveloppée" le temps des travaux
Dominique Masson et Jean Millot ont fait découvrir les richesses intérieures de l'église Saint-Jean Baptiste il y a quelques années, voici l'article qui relate cette visite :
http://www.christaldesaintmarc.com/visite-de-l-eglise-saint-jean-baptiste-a701708
Publié le 19 Mai 2021
Voici le dernier numéro de Vents du Morvan, dont un article est consacré à la "pléchie". Il est l'œuvre de Claude Minard, alias Eulglod.

(Pour lire l'article sur la pléchie, cliquer sur le carré fléché pour agrandir, puis ensuite sur "download" pour lire le texte en plein écran)