Publié le 31 Août 2022
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Publié le 31 Août 2022
Le jeudi 18 août,madame Catherine Monnet, Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais a présenté aux Amis du Musée, après la "triade", sculpture gallo-romaine
un autre objet d'Art, situé dans la salle Renaissance du Musée.

Il s'agit d'un vantail de porte peint du XVIème-XVIIIème siècle, provenant du couvent des Carmélites de Châtillon sur Seine.
http://www.christaldesaintmarc.com/l-ancien-couvent-des-carmelites-a504056
Ecoutons madame Monnet qui a étudié toutes les caractéristiques de cette porte et nous les a présentées.

Ce vantail est en bois de chêne, il mesure 1,76m de hauteur, 76cm de largeur et 2cm d'épaisseur.
Il est constitué par l’assemblage de trois panneaux/ planches (dont la plus large au centre s’est fendue) maintenues ensemble par deux emboîtures[1] en parties haute et basse.
[1]Pièce de bois destinée à recevoir, dans une rainure, les extrémités des planches formant le panneau.
Trois utilisations successives de ce vantail
L’observation des traces et de leur superposition permet d’affirmer que ce vantail a connu au moins trois utilisations successives. Les éléments de serrurerie constituent les meilleurs indices de ces utilisations.
Du plus ancien au plus récent, nous découvrons :
-Les trous de fixation d’une penture (1) comblés, et dont le comblement lui-même est recouvert par la couche picturale
[1] Bandes de fer clouées et boulonnées aux vantaux des portes, munies d’un œil entrant dans un gond, destinées à suspendre ces vantaux et à permettre de les faire pivoter facilement sur ces gonds.
-Un loquet et un trou de serrure en losange fixé à l’aide de quatre clous, non peints, donc postérieur à la couche picturale correspondant à sa dernière utilisation (porte d’un escalier conduisant dans les combles des anciens bâtiments du couvent des carmélites ?).
-Une surface endommagée que le peintre tente de dissimuler
Ces observations « stratigraphiques » permettent aussi de découvrir des traces qui marquent profondément le bois de ce vantail, recouvertes par la couche picturale, et qui lui sont, par là même, antérieures.
Le peintre n’a pas cherché à obtenir une surface plane par ponçage et/ou comblement (en plâtre par exemple) des anfractuosités. Faut-il y voir un signe de pauvreté des commanditaires (couvent des carmélites ou autre) à cette époque, c’est vraisemblable.
L’une de ces traces, de profonds sillons, est particulièrement importante dans le cadre de cette étude, car le peintre cale dessus un des murs portiques de la piscine de Béthesda.
Description de la peinture
Le jaunissement d’un vernis qui recouvre cette huile sur panneau, les multiples lacunes de la couche picturale et la décontextualisation du vantail lui-même, altèrent la perception qu’on peut en avoir aujourd’hui, certainement fort éloignée de celle qui était ressentie alors qu’elle venait d’être peinte, et qui plus est, insérée dans une pièce ou une armoire.
Le paysage est traité dans des tons de brun et de vert dont les nuances d’origines sont atténuées par ce vieillissement du vernis.
Le peintre construit une perspective qui se veut illusionniste et dans laquelle doit prend place le spectateur invité à observer le lointain.
Pour construire sa perspective paysagère, le peintre recourt à différents artifices :
-Effets de lumière, bandes de couleur et lignes horizontales étagées, oppositions de couleurs et de formes, lignes de fuite…
-Une succession de plans, très rapprochés au-devant et plus distendus au-delà, compose la vue d’ensemble.
Ces plans successifs donnent de la profondeur à la scène figurée, le peintre mettant tout en œuvre pour créer l’illusion de la profondeur. L’espace représenté ne commence pas aux limites du vantail, mais semble se poursuivre au-delà.
-Le premier plan est constitué par une architecture feinte, une balustrade de bois,du type des clôtures d’autel ou de chœur par exemple,afin de séparer le spectateur du paysage.


Le spectateur perçoit entre les balustres, sur les deux tiers de leur hauteur, un pavement de carreaux, posés à joints contrariés. Ce pavement conduit le spectateur, mais qu’en partie, vers l’extérieur.
Ces carreaux correspondent à des carreaux de faïence à décor peint vert et brun. Les recherches sont à poursuivre pour trouver des comparaisons des motifs et tenter de les dater.
Plusieurs de ces carreaux ont pour motif le sceau de la Compagnie de Jésus : le christogramme IHS entouré de rayons de gloire, surmonté d’une croix pattée, coiffant trois clous placés en éventail symbole, à l’origine, de la crucifixion et ultérieurement rappel des trois vœux, pauvreté, chasteté et obéissance.Un motif végétal à trois feuilles se répète aux quatre angles du carreau.

D’autres motifs, autres que végétaux, sont visibles sur plusieurs carreaux : un écu du type que l’on retrouve sur les carreaux de pavement médiévaux figurant des blasons, et une mandorle, enfermant peut-être la Vierge. Ils restent à les déterminer précisément.
-Au-delà est peint un massif végétal sombre qui, placé à cheval derrière et au-dessus de la balustrade, conduit astucieusement le regard par-dessus la balustrade.

-Le sol de terre, animé par quelques végétaux, sert à la construction d’un plan qui se dédouble avec, à gauche, un groupe d’hommes et, à droite, constituant un plan supplémentaire, un vaste bassin rectangulaire mis en valeur par des portiques surmontés d’une balustrade
Afin d’attirer le regard vers la scène principale, le peintre joue sur le contraste provoqué entre les couleurs ternes du paysage et les couleurs vives et claires des vêtements de trois protagonistes
Le peintre construit habilement ce groupe d’hommes en jouant sur la netteté et le flou des personnages, mais aussi sur le rouge de la tunique de deux d’entre eux. L’importance du groupe et la profondeur de la scène reposent sur l’utilisation conjointe de ces deux procédés.

Trois hommes sont figurés en pied, mais le peintre, pour donner de la profondeur au groupe, travaille sur un passage progressif du net au flou particulièrement visible sur leurs mains et leurs visages.

Par contre, l’utilisation du rouge pour les manteaux de deux d’entre eux permet au regard de passer du premier au dernier des personnages figurés en pied, puis de découvrir les têtes des autres personnes constituant le groupe
Le regard, attiré par les couleurs vives de ce groupe,est ensuite amené à glisser vers le bassin par l’intermédiaire de l’architecture originale des portiques.
Un rideau d’arbres sombres ferme le paysage.
À gauche, une trouée dans le rideau d’arbres laisse deviner un paysage urbain très lointain. On distingue vaguement une tour (?) circulaire et un pont de pierre enjambant une rivière. Le tracé du pont qui suit une anfractuosité dans le bois semble positionner de la sorte pour tenter de masquer la surface endommagée du panneau de bois.
Ce paysage ne serait pas complet sans un ciel nuageux s’ouvrant opportunément pour laisser apparaitre un ange baigné de soleil dans l’angle supérieur droit du vantail.
Interprétation
Le sujet principal est à relier à un épisode de la vie de Jésus, la Guérison du paralytique à la piscine de Béthesda à Jérusalem, miracle que l’évangile de Jean lui attribue.
Conception et réalisation
La conception de l’ensemble témoigne d’une bonne connaissance des « ficelles » du métier de peintre, mais la réalisation elle-même est de qualité moindre.
Le peintre construit une perspective qui se veut illusionniste, dans laquelle prend place le spectateur invité à observer un paysage extérieur. L’espace représenté ne commence plus aux limites du vantail, mais semble se poursuivre au-delà.
On y retrouve une fausse architecture (sol et balustrade) avec une imitation approximative des textures, un jardin et des scènes figuratives, mais irréalistes. Pour ce faire, il démultiplie des plans successifs donnant de la profondeur à la scène peinte.
Pour concevoir cet ensemble, le peintre s’appuie sur un procédé éprouvé de l’art baroque, une balustrade en trompe-l’œil, et des modèles iconographiques préexistants connus par la diffusion d’ouvrages toujours plus nombreux à l’époque grâce aux progrès de l’imprimerie.

Le paysage est en effet prétexte à figurer un épisode de la vie de Jésus que le peintre décompose en deux scènes. Pour ce faire, il mixe des éléments de2 des 153 eaux-fortes parues la première fois en 1593 dans l’Evangelicae historicae imagines : la Guérison du paralytique à la piscine de Bethesda et leTribut de César[1].
[1]Il s'agit de l'épisode au cours duquel le Christ préconise de « rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ». Cet épisode est raconté par trois évangélistes : Luc, 20, 20-26 ; Marc, 12, 13-17 ; Matthieu, 22, 15-22.
Une des particularités de ces planches est de faire souvent figurer plusieurs scènes distinctes, mais en les intégrant dans une seule image.

De la planche figurant la Guérison du paralytique, le peintre reprend l’architecture de la piscine de Bestheda, le personnage D, le cul-de-jatte s’aidant de ses béquilles et l’ange.
De la planche figurant le Tribut de César, il reprend le groupe de disciples figurant à droite.
Le peintre fait sienne la pratique adoptée pour les dessins originaux de l’Evangelicae historicae imagines qui consiste à placer sur une même image des scènes distinctes ; il représente tout à la fois la piscine où le miracle vient d’avoir lieu et un groupe de Disciples désignant Jésus peint certainement sur un autre panneau désolidarisé de celui-ci dont nous ignorons tout.
Fonction de ce vantail peint
L’épaisseur, deux centimètres, des planches constituant ce vantail ne correspond pas à une porte intérieure séparative, mais plutôt à celle d’une porte d’un placard.
Trois hypothèses sont envisagées. Ce vantail peut être celui d’une porte simple ou double (deux vantaux) d’un placard construit dans une pièce d’un des couvents de Châtillon-sur-Seine (carmélites peut-être, mais pas forcément), celui d’une porte d’une « armoire-reliquaire », placard creusé dans l’épaisseur d’un mur d’une église, par exemple, à l’instar de celui découvert dans la cathédrale de Rodez en 2015, ou encore celui d’une armoire reliquaire.
Trompe-l’œil à l’évidence, quadratura peut-être
Le terme quadratura a été introduit durant la période baroque pour décrire une architecture simulée.La quadratura est un genre pictural baroque basé sur le trompe-l’œil et la représentation d’architectures plus ou moins feintes.

Un jésuite serait-il l’auteur de cette peinture ?
Qui était le commanditaire de cette peinture ? Cela reste à découvrir. Est-ce vraiment un panneau fait pour le couvent des carmélites ? Les indices reliant ce panneau aux jésuites interrogent. La mise en évidence du seau de la Compagnie de Jésus sur les carreaux de pavement et l’origine des gravures dans un ouvrage destiné aux novices jésuites est certainement un indice pour découvrir le commanditaire, mais aussi le peintre.
( Catherine Monnet, le 28 août 2022)
Madame Monnet, joint à son étude sur ce vantail peint, un appel aux Châtillonnais car des fragments de boiserie ou le second vantail existent peut-être encore chez un particulier.
Publié le 29 Août 2022

L'artiste-peintre Joëlle Pulcini a présenté à l'Office du Tourisme du pays Châtillonnais, ses dernières créations picturales inspirées de poésies choisies sur le thème des femmes et des roses.
Chaque tableau est accompagné de l'écriture d'un poème ou d'une citation.
On retrouve ainsi Apollinaire, Ronsard, saint-Exupéry, Confucius, Omar Khayyäm, Théodore de Banville...









Publié le 29 Août 2022
La Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais, madame Catherine Monnet, est toujours très heureuse de retrouver les amis du Musée dans le but de leur faire découvrir certaines œuvres exposées au Musée, œuvres devant lesquelles on passe souvent sans comprendre toujours ce qu'elles veulent exprimer.

Ce fut le cas le 8 août, jour où madame la Conservatrice nous accueillit dans le but de nous présenter et de nous faire comprendre le sens de deux œuvres d'époques différentes, l'une de la période gallo-romaine et l'autre de la Renaissance.
Aujourd'hui je ne montrerai que celle de la période gallo-romaine.
Nous nous sommes tout d'abord rendus à l'étage où se trouvent tous les objets découverts sur le site de Vertillum (Vertault aujourd'hui)
Voici le plan de la ville antique :

et l'endroit où la statue que veut nous présenter Catherine Monnet : a été trouvée :

Cette statue a été appelée "la triade" par ses inventeurs, elle est petite, mais tellement expressive !

Il s'agit d'un groupe de trois femmes assises les unes près des autres.
Cliquer sur la photo pour mieux l'agrandir et mieux en observer les détails :
On a longtemps pensé qu'il s'agissait de trois déesses mères semblables, l'une portant un bébé emmailloté, la seconde un lange et la troisième un jouet pour l'enfant....
Figuration bien simpliste, que Catherine Monnet a voulu décrypter pour nous....
Ces trois femmes sont vêtues de la même façon, laissant apparaître un sein, symbole de leur féminité, et elles portent un bracelet au bras droit.
Mais le sculpteur, artiste de génie, a différencié les trois femmes par beaucoup de détails : elles ne regardent pas dans la même direction, les postures de leurs jambes sont différentes, ainsi que les plis de leurs robes, leurs cheveux ne sont pas coiffés de la même façon.
Madame Monnet a dénommé ce sculpteur, dont le nom est inconnu, le "sculpteur aux facettes" car il a une manière toute personnelle de sculpter en laissant des aplats à la manière des huchiers qui dégrossissent une bûche avant de peaufiner leur sculpture de bois.
Il a vraiment un style personnel qui en devient une signature.
La femme de gauche tient un enfant emmailloté, comme cela se faisait à l'époque gallo-romaine, dans ses bras.
Le visage de l'enfant est bien structuré, il porte un bonnet.

La femme au centre déroule un volumen ...et non un lange.
Un volumen (mot latin signifiant « chose enroulée ») est un livre à base de feuilles de collées les unes aux autres et qui s'enroule sur lui-même.
On ne sait pas ce qui était inscrit sur ce volumen.

La femme de droite, au port hiératique, tient une sphère percée de 5 trous.
Or, nous dévoile madame la Conservatrice, c'est à Thalès que la tradition attribue l'invention de la première sphère céleste pleine, qui aurait porté à sa surface les cinq cercles fondamentaux qui divisaient le ciel...

Une photographie du haut de la sculpture montre que des "coiffures" devaient être présentes sur la tête des trois femmes....elles ont sans doute disparu lors de la découverte.

Merci à madame la Conservatrice d'avoir décrypté pour nous cette singulière et si belle sculpture trouvée à Vertillum.
La prochaine œuvre d'Art expliquée par elle, sera la porte peinte du couvent des Carmélites de Châtillon sur Seine, un article bientôt.
Publié le 28 Août 2022
Publié le 28 Août 2022
Lorsque nous avions visité le potager de la Borde peu de temps après son lancement, la boutique de vente proposait uniquement des légumes.
http://www.christaldesaintmarc.com/le-potager-de-la-borde-de-chemin-d-aisey-a148162146
A présent, c'est toujours un magasin de vente de légumes bio, mais aussi d'autres produits de provenance locale : viandes, crèmerie, vins, épicerie etc....une vraie caverne d'Ali Baba de l'alimentaire !












Et on est accueilli par la bonne humeur du maraîcher qui offre même un cadeau sous forme de légume aux clients en plus de leur achat, c'est vraiment très sympa, et la qualité-bio est au rendez-vous !

Publié le 27 Août 2022
Depuis que mon jardin a été converti en refuge LPO, de nouvelles plantes y sont apparues.
http://www.christaldesaintmarc.com/de-nouvelles-plantes-sont-apparues-dans-mon-refuge-lpo-a210011488
Ce printemps 2022 , j'ai vu arriver des onagres appelées aussi "belles de nuit" car leurs boutons ne s'ouvrent que vers 19 heures et les fleurs se fanent le lendemain dès que le soleil se lève.
C'est assez fascinant à regarder, les longs bourgeons un peu rosés se déroulent lentement et deviennent des fleurs jaunes à quatre pétales...



Christian Labeaune a eu aussi des onagres dans son jardin en 2012, il avait filmé leur éclosion et m'avait envoyé sa vidéo :
J'ai eu bien sûr des orchis de plusieurs sortes comme l'an dernier,


mais cette année sont apparus de nouveaux orchis : des orchis bouc.

On dit qu'ils sentent mauvais comme les boucs...mais j"avoue que je n'ai pas perçu cette odeur.
Les graminées s'en sont donné à cœur joie, tant mieux, leurs graines nourriront les oiseaux l'hiver prochain, comme cela a été le cas l'hiver dernier.
La tranquillité du refuge a plu aussi aux mésanges, j'ai eu droit à deux nichées en juin cette année une de mésanges bleues

l'autre de mésanges charbonnières avec embouteillage parental !..

Et cela dans un jardin de ville, que du bonheur à observer....
Publié le 25 Août 2022
C'est sur la base aérienne de Saint Dizier qu'à eu lieu, en 2022, une porte ouverte.
Un très beau plateau aérien avec de très belles démonstrations
Très belle exposition statique :
Le Pilatus PC 21 :
Le Rafale Marine :
L'Alphajet :
L'A 400 M avion de transport :

Les parachutistes de l'Armée de l'Air :
F 16 Belge :
Dassault MD 311 :
F 16 Danois :
La Patrouille de France :
L'A 400 M :
L'extra 330 magnifique démonstration de Popov notre grand champion du monde de voltige :
Le Rafale :
Fin d'un très beau meeting merci aux organisateurs et un grand bravo aux chevaliers du ciel :
A bientôt !
Publié le 22 Août 2022
Beaucoup de très beaux films seront projetés lors des séances du Ciné-Club Châtillon 2000, pour l'année 2022-2023 !
Les projections auront lieu les jeudis au cinéma "le Select" de Châtillon sur Seine, elles seront suivies d'échanges fort intéressants, le tout pour des prix défiant toute concurrence !!
Venez nombreux profiter de ces moments enrichissants ...
Cliquer sur le carré fléché pour agrandir.
Publié le 21 Août 2022
Paola Borde, créatrice de superbes sacs en cuir végétal , a une boutique à Châtillon sur Seine où elle réalise de merveilleux objets de toute beauté.
L'émission "Silence ça pousse" de septembre 2021 sur FR5 l'a mise en valeur, et a rediffusé cette émission samedi 20 août 2022 .
Et vous y verrez aussi notre "monsieur le Fleuriste" qui lui vend des roses qu'elle utilise pour son cuir végétal...
Cliquez sur ce lien et mettez le curseur à 13 minutes 12 et admirez le travail de Paola !
https://www.france.tv/france-5/silence-ca-pousse/2760187-emission-du-samedi-18-septembre-2021.html
Publié le 20 Août 2022

Les deux musiciens-chanteurs du duo Bella Ciao ont surpris et enchanté les auditeurs avec leurs chansons populaires, anciennes parfois, d'Italie.

Vincenzo Inchingolo a tout d'abord présenté malicieusement le concert...en italien...puis il l'a fait en français bien évidemment.
Le répertoire du duo Bella Ciao se compose de chansons populaires anciennes du sud de l'Italie, de Sicile, du Piémont.
Vincenzo Inchingolo joue de la mandoline moderne... électrique, un instrument aux cordes pincées.
Il a interprété des tarentelles endiablées qui nous auraient bien fait danser !

Il chante en s'accompagnant d' une guitare.

Rémy Sastre joue uniquement de la guitare...

mais il chante aussi, avec le rythme du tambourin

Les deux musiciens nous ont interprété
"mamma mia damni cento lire", l'histoire d'une jeune fille qui veut se rendre en exil en Amérique, qui demande à sa mère de l'argent pour partir, mais dont le bateau sombrera...
Sicilia Bella" les regrets de son île natale par un italien exilé...
"La famiglia dei gobbi" , la famille des bossus , chanson très humoristique
"Marina, marina...", "O'Mama"...
Les auditeurs ont pu reprendre les couplets des chansons...en italien, avec ma foi beaucoup de bons résultats !
La chanson tragique "O Gorizia tu sei maladetta", chanson de guerre antimilitariste et anarchiste composée pendant la première guerre mondiale et très longtemps interdite nous a tous émus.
Vincenzo nous a aussi raconté de petites histoires italiennes assez cocasses et a évoqué le fameux Pinocchio de notre enfance !

Le concert s'est terminé par le fameux "Bella Ciao" que nous avons repris en cœur, tant cette chanson a traversé les frontières !

Beaucoup d'applaudissements pour le duo Bella Ciao qui nous a fait découvrir les belles mélodies d'Italie, un pays aimé de tous, un pays frère par la langue et le cœur !

Et merci à la Municipalité de Châtillon sur Seine pour tous les concerts qu'elle a offert gratuitement aux habitants mais aussi aux gens de passage.
A l'année prochaine !
Publié le 19 Août 2022
La construction de cette église remonte à l'an 960, mais elle fut détruite et reconstruite quatre fois.
C'est en 1119 que Joceron de Brancion, évêque de Langres consacra l'église à saint Rémi.
Elle fut reconstruite en 1636, puis de nouveau en 1767 par les habitants sous la direction de l'abbé Guelaud (qui devint après la Révolution le premier maire de Bèze).
L'église placée sous le vocable de saint Rémi est à un vaisseau , elle est construite en moellons de calcaire, son aspect est élégant.
Elle est couvert de tuiles plates, d'ardoises et de laves.


Son clocher est à modillons.

L'église Saint-Rémi est à un vaisseau



Le baptême de Clovis par saint Rémi se trouve derrière l'autel :

Deux chapelles latérales existent, celle de gauche est consacrée à saint Rémi.


Celle de droite est consacrée à la Vierge Marie.

Cette Vierge à l'enfant est appelée "Notre Dame des Groisses", elle date du XVème siècle.

D'autres statues attirent l'attention.
Saint Jean et l'agneau :

Sainte Marie-Madeleine :

des tableaux
Saint Marc :

Saint Jean :

et des vitraux
Le roi Saint Louis :

Saint Maurice :


Au dehors un "Christ de Pitié", très abîmé :

Et un beau cadran solaire sur le mur extérieur de l'église...

Publié le 18 Août 2022

C'est dans la belle mairie de Puits et dans son parc planté d'arbres centenaires que s'est tenue une exposition de peintures et d'artisanat, organisée par les associations "Talents Cachés" et "les Amis du Châtillonnais".

A l'entrée de la mairie, nous avons été accueillis par une superbe "Marine" peinte par Michèle Mora, la présidente de "Talents cachés".

Une surprise, car Michèle me semblait plutôt spécialiste de magnifiques natures mortes comme celles-ci :

D'autres peintres de la section peinture des Amis du Châtillonnais exposaient.
Maria Matokhniuk :

Jean-Pierre Loget :

Françoise Labeaune :

Monique Hérard :

un peintre sans nom :

Chantal Archambaud :


Madeleine Bayeux :


Amalia Cailletet :

Maripol Camus :

Guy Collin :

Claudine Niquet-Rignault :

Régine Dazard :

Françoise Debeaupuits :

Karine Godefroy :


Lucia Rambaud :


Chantal Schaeffer :


Les photographies animalières de Victor Haag :

Les patchworks et les travaux au crochet des membres de "Talents Cachés" :



Dans le parc plusieurs artisans exposaient leurs créations.

Le forgeron-coutelier de l'atelier Culann présentait ses couteaux qui sont véritablement des œuvres d'art éblouissantes !


quelle beauté !

Un apiculteur vendait son miel et ses dérivés....


Marc Noizet , potier à Nod sur Seine, "Les pots de la sittelle", exposait ses poteries colorées....



Mais aussi ses réalisations en terre cuite comme ces nids d'oiseaux aux trous d'entrées différents selon l'oiseau: petit pour la mésange, plus grand pour la sittelle etc....

Des oyats, bien utiles aux jardiniers pendant les temps de sécheresse, permettent d'abreuver en eau les plantes de façon très économe.

Laurence Petit et ses poteries culinaires...

Tania Cisarikova présentait des bijoux raffinés en émail sur terre cuite 3 fois, et d'autres en bois peint.


Les membres de Talents cachés vendaient pour l'association leurs réalisations au crochet et en couture.


Et une ancienne voiture attirait l'œil !

Publié le 18 Août 2022
Publié le 13 Août 2022
Je n'ai pu aller visiter les fouilles de Vix cette année.
Heureusement, Marielle Lefils s'y est rendue et m'a fait provenir ses photos et son texte. Merci à elle pour son compte-rendu très explicite et ses beaux clichés !
Mardi 9 août 2022, visite du chantier de fouilles autrichiennes.
Bruno Chaume, le responsable du projet collectif de recherche (PCR) intitulé “Vix et son environnement”, chargé de recherche hors classe au CNRS, mais aussi Peter Ramsl, professeur de l’université de Vienne (Autriche), ainsi que Thomas Pertlwieser, responsable du chantier de fouilles (université de Vienne) étaient là pour accueillir le public et procéder à une visite guidée.



Pour Thomas Pertlwieser, 2022 est la 20ème année de fouilles ! Dans le programme Vix et son environnement, il y a aussi les sites périphériques.

Les chercheurs pensent pouvoir dater le complexe aristocratique, sans doute : 550-450 avant JC.
On parle maintenant de principauté celtique en référence au contrôle du territoire.
Au Hallstatt, la communication était la Seine.
A Vix « tout est grand » : 45 hectares pour environ 5000 habitants. 500 à 600 personnes habitaient sur le plateau.


Le fossé faisait 10m de profondeur sur 25 m en largeur à l’ouverture.
Des habitations et un grand fossé sur la rive droite ont été découvertes lors des fouilles de Sophie KRAUSS.
On observe un système externe (remparts 1 et 4), un système interne perpendiculaire (remparts 2 et 3) et un autre système qui reliait le système interne et le système externe (entre le rempart 3 et 4 au niveau de la Seine)

Les chercheurs se posent beaucoup de questions en remarquant une dimension exagérée pour un système uniquement défensif .
Le chantier de 2022 est réalisé à l’intérieur du fossé défensif, il s'agit de la suite des fouilles de 2018.


Le fossé, en direction de Pothières, tourne pour aller vers le mont Lassois.

En fonction des pentes, le fossé fait 8 m de profondeur et 6 m de largeur (en plein milieu du fossé).
On y trouve des traces indirectes de poutrage et une élévation au dessus du fossé dont une a été murée.
S'agirait-il d'un système de vannage ? et le rôle de bassins artificiels serait-il de garder l’eau ?
On observe une poutre sur le mur et à travers le mur (en connexion avec des poteaux verticaux) et à l’extérieur du mur pour tenir la façade
Ce système est construit en caisson, et au dessus des caissons, on aperçoit des briques crues.

Ces briques crues aux couleurs de la marne locale joueraient-elles un rôle de comblement ?
Le fossé est connecté avec la Seine.
On aperçoit également des sédiments qui viennent du haut de la montagne et de la Seine.


Le but de cette campagne de fouilles 2022 a été d'identifier, de voir ce qui se passe de l’autre côté, comment fonctionne ce circuit d'eau.
Bruno Chaume nous rappelle que Vix est un site hors norme et qu'il est devenu actuellement le plus grand site hallstattien d’Europe.
Une inquiétude, les fouilles programmées sont menacées par des contraintes budgétaires, aussi Bruno Chaume est inquiet pour l’avenir dans le contexte global d’aujourd’hui.