Publié le 30 Mars 2011
Publié le 30 Mars 2011
La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine nous a invités le 25 mars à une intervention du directeur d’Alterre Bourgogne et du responsable environnement de l’agence ONF de Châtillon-sur-Seine sur le thème :
« La biodiversité, un capital pour nos territoires »
La biodiversité ne désigne pas uniquement les récifs coralliens du Pacifique ou les orangs-outans de Bornéo.
Présente en Bourgogne, sous nos pieds, dans nos forêts ou nos rivières, elle nous rend un nombre important de services, sans même que nous nous en apercevions.
La biodiversité est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, des populations et celle des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que l'organisation et la répartition des écosystèmes aux échelles biogéographiques.
Le maintien de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable.
Régis Dick, Directeur d'Alterre-Bourgogne (Agence pour l'environnement et le développement soutenable) nous a présenté cette biodiversité qui représente la vie sous toutes ses formes, du microscopique au visible..Vous rendez vous compte que dans un mètre carré de sol arable vivent 260 millions d'individus indispensables à la vie de la terre ??
La biodiversité est présente partout, elle nous rend d'énormes services, sans elle nous ne pourrions vivre sur terre..elle nous apporte de quoi manger (fruits, légumes) , nous chauffer (bois), elle régule par exemple les crues par l'intermédiaire des prairies, elle assainit (insectes nettoyeurs) et bien d'autres services encore.
Ajoutons qu'elle nous procure aussi un certain épanouissement culturel et esthétique...
La biodiversité est tout sauf figée, les écosystèmes évoluent.Il est normal que des espèces disparaissent sur terre, cela s'est fait de tout temps (mort des dinosaures par exemple).Le problème est qu'à présent nous nous trouvons dans l'ère anthropocène, ère qui a débuté au XVIIIème siècle avec la révolution industrielle.L'influence de l'homme est hélas prédominante sur terre et l'accélération des disparitions d'espèces devient très inquiétante.
Ci-dessous les causes de la disparition de la biodiversité ..
L'homme a créé en effet des perturbations, il a modifié les habitats des espèces.
Par exemple les changements climatiques ont déboussolé les animaux, certains n'ont pas eu le temps de s'habituer aux changements, d'autres migrent comme la fauvette méditerranéenne qui niche maintenant en Saône et Loire !
Régis Dick donna ensuite la parole à Bertrand Barré, responsable Environnement à l'ONF du Châtillonnais.
Sur cette photo , on voit la diversité des espaces, façonnés par l'homme : forêt, village, plateau cultivé, vigne, carrière.
La forêt est encore un milieu très riche où la biodiversité est très présente, comme ces magnifiques lichens sur certains arbres...
Des fleurs sauvages comme ces anémones...
Des oiseaux emblématiques comme ces si belles cigognes noires..
Mais aussi dans les marais forestiers, ces sympathiques grenouilles rousses...
La gestion de la forêt châtillonnaise a changé: il ne s'agit plus d'abattre et de replanter "mécaniquement" de grandes zones.L'ONF préfère laisser quelques arbres morts, quelquefois percés de nichoirs, pour que la biodiversité s'épanouisse (un débat fort animé a suivi d'ailleurs cette présentation)
Personnellement, lors d'une promenade avec la Maison de la forêt, j'avais été surprise de voir autant d'arbres morts sur le terrain, Sylvain Boulangeot nous en avait expliqué la raison, ce à quoi j'adhère totalement.
Les zones indiquées en rouge sont des zones qui vont être absolument préservées et qui permettront la récupération de l'écosystème.
Entre la conférence de Régis Dick et celle de Bertrand Barré, des extraits d'un film réalisé par Alterre-Bourgogne nous furent proposés:
Une première partie nous montra toute la diversité de la macrofaune (vers , fourmis, araignées , lombrics etc..), de la mésofaune (acariens..) , de la microfaune stimulante dans un échantillon de terre arable.
Comme je le disais plus haut dans un mètre carré de sol on trouve 260 millions d'individus essentiels pour que le sol soit fertile !
Le sol est une usine invisible qui travaille pour nous..
Dans un hectare de terre cultivable on trouve près d'une tonne 5 de lombrics ...
Une autre séquence nous présenta le baguage de chouettes hulottes dans la forêt de Citeaux, une troisième l'aménagement de la nature en ville (à Nevers) :on tolère dans la ville quelques herbes folles dans des prairies rustiques, on crée des "corridors" écologiques pour les espèces, on laisse de vieux bâtiments servir de refuges aux chauve-souris.
A noter que ce CD est en prêt gratuit à la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine.
La biodiversité est un maillage...si on retire une maille, tout se défait
nous dit Régis Dick en conclusion.
Soyons donc tous vigilants pour que notre si belle terre nourricière permette à l'Homme de vivre encore longtemps, très longtemps !
Site à consulter pour en savoir plus :
http://www.alterre-bourgogne.fr/dossiers-thematiques/biodiversite.html
Publié le 30 Mars 2011
Encore et toujours de belles photos de Christian Labeaune...
(Nymphéas aux Marots)
(panoramique de Chatellenot)
(poule d'eau)
(renard)
(rougequeue à front blanc)
(sabot de Vénus)
(sauterelle)
(source de la Coquille à Etalente)
Et n'oubliez pas d'aller sur le site de Christian Labeaune dans mes sites amis, en bas de la colonne de gauche ...vous y verrez des merveilles !
Publié le 30 Mars 2011
J'arrive au terme de ce chapitre sur les Mairies du Pays Châtillonnais.
Il m'a été dit que certaines Mairies s'étaient refait une beauté.
Lorsque je repasserai dans les villages Châtillonnais, je ne manquerai pas de photographier ces Mairies rénovées et je remplacerai l'ancienne photo par la nouvelle , c'est promis !
Pour terminer voici donc d'autres mairies du Canton de Recey sur Ource.
Publié le 30 Mars 2011
L'Association "Fil de Seine" s'était mobilisée l'an dernier pour éviter la démolition du déversoir du Moulin Brugère à Aisey sur Seine.
Un lecteur, qui a habité très longtemps ce village, m'envoie trois photos-témoignages de ce qu'était ce moulin avant sa démolition, merci à lui !

(le moulin Brugère en 1950)
(le moulin Brugère en 1978, il était devenu une réserve de bois)
(le moulin Brugère en 1998, le toit à gauche commence à s'écrouler)
(Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à l'alimenter .
Merci.)
Publié le 30 Mars 2011
Publié le 30 Mars 2011

Voici les deux peintres qui exposent leurs oeuvres sur les murs du "Sabot de Vénus" : Maripol et Pierre Thuillier, en compagnie des proprétaires du restaurant, Monsieur et Madame Dupaty..
Les tableaux exposés par Maripol :
(Essarois)
(le chemin de Montmoyen)
(la barrière)
(le calvaire)
(Hollande)

Les oeuvres de Pierre Thuillier :
(printemps à Leuglay)
(les étangs des Marots)
(Haut-Doubs)
(soir de neige)
(village savoyard)

D'autres peintres prendront ensuite le relais tous les deux mois.
Voilà une bonne occasion d'aller savourer la délicieuse cuisine d'Arole Dupaty, en admirant d'aussi beaux tableaux !
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Publié le 30 Mars 2011
Voici les photos de Jean-Pierre Gurga, promises lors de l'édition de l'article sur l'Assemblée Générale de la Truite Châtillonnaise.
Tout d'abord des photos de
Rivières et plans d'eau :
La réfection du vannage de Voulaines les Templiers :
La passe à poissons :
Le réservoir fédéral Mouche "le Neptune" :
La pisciculture de Velars sur Ouche :
Et maintenant d'autres photos sur :
Les insectes, truites et l'envie de pêcher
Insectes aquatiques :

La truite fario :
La truite arc-en-ciel :
Au bord de l'eau :
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Publié le 29 Mars 2011
Robert Fries nous a présenté lundi 28 mars une fort intéressante conférence, dans le cadre de l'Association Culturelle Châtillonnaise:

Madame Simon, présidente de l'Association Culturelle Châtillonnaise a dit son plaisir de recevoir Robert Fries pour la deuxième fois cette saison , la première avait été pour une très belle conférence sur "Madame de Sévigné, témoin de son temps" , qu'il avait présentée en janvier 2011.
Robert Fries est un historien passionné, il sait subjuguer son auditoire..Sans temps mort, sans consulter son texte, il a tenu sous le charme durant près de deux heures un auditoire attentif, belle performance !
Robert Fries est un Bourguignon d'adoption, mais sa nouvelle "patrie" lui tient tant à coeur, ainsi que son amitié pour des anglais installés dans le Châtillonnais, qu'il a voulu relier l'histoire de la Bourgogne et celle des Îles Britanniques.
Car des liens très forts et très anciens rapprochent les Bourguignons et les Britanniques, et c'est ce que Robert Fries nous a démontré.
Quatre grands chapitres nous ont éclairés sur les liens qui unissent les Îles Britanniques et la Bourgogne...
Ci-dessous, à gauche la Bourgogne actuelle , avec ses quatre départements : Côte d'Or, Saône et Loire, Yonne et Nièvre..à droite telle qu'elle se présentait autrefois, avec sa ligne de partage des eaux , dessinée en vert.
Les Îles Britanniques se composent de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et d'une partie de l'Irlande.
Pendant l'antiquité notre région était traversée par la route de l'étain, indispensable à la fabrication du bronze.
La Gaule Romaine était un carrefour de voies de communications qui menaient par exemple de la Grèce jusqu'aux Îles Britanniques.
Germain d'Auxerre, le futur saint Germain, joua un rôle très important dans le rapprochement de nos deux pays.
Germain était avocat gouverneur de la région d'Auxerre.Touché par la grâce il devint évêque ,menant une vie ascétique : il couchait sur un lit de cendres et se nourrissait très peu.Contemporain de saint Augustin, il créa un centre de charité.
Les Chrétiens d'Angleterre l'appelèrent pour pourfendre les hérétiques, ce qu'il fit.
Il accomplit plusieurs miracles, liés aux symboles du Christianisme, comme "la bataille de l'Alleluia" ce qui lui permit d'être sanctifié après sa mort.
Patrick, l'évangélisateur de l'Irlande, vint rendre visite à Germain à Auxerre.
Les Burgondes envahirent cette partie de la Gaule Romaine, et fondèrent le royaume Burgonde, dont le nom Burgondie est devenu Bourgogne.
La loi "gombette" était une loi en avance sur son temps puisqu'elle instaurait le "droit du sol" au lieu du "droit du sang".
Sous les Carolingiens, la Lotharingie comprenait les parties en violet et en orange sur cette carte, la Burgondie s'étendait alors jusqu'à la Méditerranée ...
Le lien entre Bourgogne et Îles Britanniques fut très fort au temps des Monastères, celui de Cluny et celui de Citeaux dirigé par l'Anglais Etienne Harding.
Cluny et Citeaux fondèrent des monastères en Grande-Bretagne.
Les premiers Ducs de Bourgogne étaient issus des Capétiens, les seconds l'étaient des Valois.
La grande ambition des Ducs Valois de Bourgogne fut de reconstituer la Lotharingie.
Charles le Téméraire qui espérait conquérir le Luxembourg et la Lorraine, périt sous les murs de Nancy et fut dévoré par les loups.Le Duché de Bourgogne revint au Roi de France Louis XI.
(document Robert Fries)
Une période troublée suivit qui permit une alliance entre Bourgogne et Angleterre..Cette alliance fit une célèbre victime : Jeanne d'Arc qui fut vendue aux Anglais par les Bourguignons...
Louis XI, comme je le disais plus haut, s'empara de la Bourgogne, à la mort de Charles le Téméraire.La fille du Duc, Marie, hérita des provinces du Nord.
Au XVIII ème siècle, alors que des rivalités opposaient l'Angleterre et la France, la Bourgogne devint une des destinations favorites des Britanniques...
Les échanges techniques au sujet de la métallurgie virent le jour entre Angleterre et Bourgogne au XIXème siècle...La forge dite "à l'Anglaise" fonctionnant au coke devint fort prisée et détrôna la forge alimentée au charbon de bois.
Marmont par exemple transforma les forges au charbon de bois de Sainte Colombe en forges "à l'anglaise".Le Creusot dut son extension grâce à ces forges , des anglais comme Wilkinson, puis Manby et Wilson y contribuèrent.
Le Bourguignon Marc Seguin et l'Anglais Stephenson furent en relation lors de la construction des premières locomotives
Un accord entre Nicolas Sarkozy , Président de la République Française et David Cameron, Premier Ministre du Royaume Uni , permet de conforter le site de Valduc qui servira à tester , faire des calculs et des simulations sur l'énergie nucléaire.
Robert Fries tint à nous présenter ses amis Anglais qui ont choisi de vivre en Châtillonnais.C'est avec un très grand plaisir que nous avons fait leur connaissance !
Pour ma part je signale que deux Britanniques gèrent l'Hôtel-Restaurant de Saint Marc sur Seine, le "Soleil d'Or", restaurant où vous pourrez admirer l'exposition des peintures de Dominique Masson "Arbres de Nouvelle-Zélande".
Monsieur Fries m'a fait l'honneur de m'envoyer le texte complet de sa conférence que vous pourrez consulter en cliquant sur ce lien :
La Bourgogne et les Îles Britanniques, une conférence de Robert Fries
Il m'a transmis également deux autres documents généalogiques :
Généalogie France Bourgogne Angleterre
Merci à lui pour sa si grande érudition qui nous a fait découvrir ces liens inconnus entre la France et l'Angleterre...
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Publié le 28 Mars 2011
(rosée)
(à Aignay le Duc)
(une cétoine dorée)
(une araignée)
(champignon)
(libellule)
(étang des Marots)
(sous-bois aux alentours des Marots)
(le lavoir de Chatellenot)
Et pour finir, une photo "délirante de l'artiste !
Et bien entendu son site, à visiter avec toujours beaucoup de plaisir :
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Publié le 28 Mars 2011
Dominique Masson expose ses nouvelles toiles très originales, au restaurant "le soleil d'Or" à Saint Marc sur Seine.
Le thème de cette exposition ce sont des arbres extraordinaires, ceux de Nouvelle Zélande où elle a séjourné en 2010, son titre est :
Arbres de Nouvelle-Zélande
Voici ce qu'elle nous en dit :
J'ai découvert en juillet et août 2010 la Nouvelle-Zélande dont la nature exubérante m'a fascinée.C'était l'hiver austral.Dans la forêt pluviale, toujours verte, dans les parcs urbains, au bord des lacs, poussent des arbres merveilleux comme les pohutukawas aux troncs multiples et compliqués, des arbres accueillants aux branches basses qui invitent à y grimper et aux immenses racines sinueuses.Ces arbres profitent de la richesse du sol volcanique et des abondantes pluies quotidiennes.
Dès mon retour en France, j'ai commencé une série de tableaux sur ce thème, ajoutant dans les arbres de minuscules enfants, petits lutins qui renforcent le gigantisme des arbres et donnent la mesure de la puissance de la nature.
Voici donc quelques arbres fabuleux peints par Dominique, et comme elle est aussi poète, j'intercalerai quelques vers qu'elle a écrit à la gloire de des géants néo-zélandais..

Forêt Pluviale
Les maisons de bois peint ont l'air civilisé
Des chalets de Suède avec leurs beaux rondins
Mais partout la folie encercle leurs jardins
Par la forêt têtue qui voudrait les briser.
Les troncs d'un gris rouillé des fougères géantes
Se pressent harcelant les ratas vigoureux
Et les arbres à choux croissant comme le fer
Sur l'humus gavé d'eau des mousses pourrissantes.

Des purinis brillants font un écrin de jade
A des fleurs pétulant dans une gaie parade,
Les piquants taretas, les patés dentelés
S'enchevêtrent autour des barrières de bois.
La forêt par ici possède tous les droits
Et pourrait engloutir le plus grand des palais.
(Franz-Josef 17 juillet 2010)
Un arbre au parc Albert
Dans le creux de cet arbre, on mettrait un cheval
Et sur ses troncs tordus, emberlificotés
Toute une maternelle pourrait s'abriter.
Ses racines griffues, rampantes qui s'étalent
Ont le cours compliqué d'un fleuve des enfers
Enflé de boue figée et d'âmes suppliantes.
Il fait sur terre un bloc accroché à la pente,
Ouvrant ses larges mains en muette prière.

Pendant l'hiver il a sa verte frondaison
De feuilles nervurées, lisses d'un vernis sombre.
Dès le soir, les tuis viennent chercher son ombre.

Son gigantesque corps a cent mille maisons.
Cachées dans les recoins de son écorce rêche
Et les fils ruisselants de ses brindilles sèches.
(Auckland 6 août 2010)

De très nombreuses personnes sont venues découvrir les arbres extraordinaires de Dominique Masson au Soleil d'Or de Saint Marc sur Seine, je ne vous ai montré qu'une infime partie de ses toiles, allez donc les admirer à votre tour.
L'exposition est ouverte du 26 mars au 22 avril tous les jours sauf mardi.
L'entrée en est libre bien entendu...
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Publié le 27 Mars 2011
Aujourd'hui nos aquarellistes vous présentent des paysages d'été...
Publié le 27 Mars 2011
Cette conférence de Pierre Machu proposée par les Amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, s'intitulait :
"La Vallée des Merveilles, les gravures pariétales de l'Âge du Bronze au Mont Bego (Alpes Maritimes)"
Pierre Machu a été longtemps conservateur du musée de Tende.La Vallée des merveilles se trouve près de cette ville qui n'est française que depuis peu de temps.(1947)
Auparavant le territoire où se situent les gravures pariétales du mont Bégo, était italien.
Pierre Machu est maintenant Inspecteur à la Direction des Musées de France.
Voici la Vallée des Merveilles, dont Pierre Machu nous montre la localisation.

Depuis fort longtemps, les promeneurs, ou ceux qui se rendaient en Italie par le col de Tende, avaient remarqué de curieuses gravures sur les pierres de la Vallée.
Des pierres verticales, car , il y a 10 000 ans, à cet endroit se trouvait un énorme glacier , glacier qui a façonné les parois en rochers polis.
Voici quelques scientifiques qui se sont intéressés à ces étranges gravures et les ont répertoriées..
Comment ont été gravés ces dessins énigmatiques sur les rochers de la Vallée des Merveilles ? , la réponse est dans ces dessins..
Les gravures sont sur plusieurs supports : schiste (fragile) ou grès...
Dans ces gravures ,on trouve principalement des représentations de corniformes, c'est à dire de bovins, en réalité des boeufs...
Mais aussi des figures géométriques, des armes (pointes de lances, haches, hallebardes...) , des dessins d'enclos et quelques représentations humaines.
Ci-dessous un superbe attelage...
Depuis peu les chercheurs , après avoir répertorié toutes les gravures (près de 30 000, dont 20 000 figuratives !) , se sont efforcés de découvrir le sens de ces gravures.Un rapprochement a été fait avec les cultes antiques du "Dieu-Taureau"..
La gravure dite du "sorcier" peut laisser penser que ces gravures pourraient représenter les sacrifices que l'on pouvait faire au "Dieu-Taureau", pour qu'il apporte la pluie, et donc la prospérité aux cultures...
La gravure dite du "chef de tribu" laisse aussi penser au sacrifice d'un taureau..La figure humaine de gauche , les pieds en dedans représente le taureau qu'on immole.Le Dieu étant à la fois humain et animal.
A droite le sacrificateur, près de l'enclos,a les pieds en dehors, c'est donc bien un homme...
Voici quelques relevés des différents chercheurs qui se sont succédés sur le site de la Vallée des Merveilles...
Cette photographie projetée par Pierre Machu, nous montre à quel point les gravures d'attelage sont réalistes , puisqu'au début du XXème siècle les methodes de labourage n'avaient pas changé !!
Les dessins d'armes, ici pointe de lance, comparées aux armes utilisées à l'époque du Cuivre et du Bronze, permettent de dater les gravures..
Où trouve -t- on les ressources métallifères en Europe ?, cette carte nous les indique..
On a retrouvé dans des grottes de la Vallée des Merveilles des restes de poteries, d'armes, qui permettent de comprendre d'où venaient les graveurs de la Vallée des Merveilles..
Il s'agit donc probablement de peuples de l'âge du Cuivre et du Bronze, qui se livraient à l'agriculture dans le sud de la France, peuples qui envoyaient des "initiés" graver des scènes de sacrifices rituels dans cette vallée alpestre..
Ces agriculteurs étaient sans doute de la même époque que celle d'Otzi, l'homme qui fut retrouvé il y a quelque temps prisonnier des glaces alpestres..
Et une petite note d'humour pour finir: inutile de se déguiser en Otzi pour parcourir la Vallée des Merveilles ! Mais, nous dit Pierre Machu, allez donc, si vous le pouvez, faire une randonnée dans ce magnifique endroit, le voyage vaut le coup d'oeil ...
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Publié le 27 Mars 2011
"Parler, créer, danser" , c'est une conférence-ballet qui a été donnée par Art Danse Bourgogne et la Compagnie Ektos, mardi 15 mars au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon-sur-Seine.
J'ai eu la chance de pouvoir y assister, en compagnie d'élèves du Lycée Désiré Nisard.
La conférence dansée était présentée par Jean Christophe Boclé.
Venu à la danse tardivement, Jean-Christophe Boclé a suivi une formation classique au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse, il a étudié en même temps la Cinétographie Laban (système d’écriture du mouvement).
Il est parti se perfectionner en Cinétographie Laban à Londres puis à New York ou il a obtenu son diplôme de notateur. Il en a profité pour parfaire sa formation contemporaine à The Place à Londres et au Cunnighamm studio à New York.
De retour en France, il a rencontré Francine Lancelot et a participé à la fondation de la Compagnie Ris et Danceries (danse baroque) où il a continué à danser jusqu’ en 1991.
Durant cette période, il a passé un an au CNDC d’Angers et travaillé avec Jean Pomarès, Odile Duboc, François Raffinot, Kilina Crémona et Marc Vincent.
Il a entamé ensuite une formation en technique F.M.Alexander et a présente ses premières pièces chorégraphiques.
Il a fondé EKTOS, sa compagnie en 1994.
Les deux danseurs nous ont présenté une évolution en musique..
Ensuite Jean-Christophe Boclé nous a montré les codes écrits qui leur ont permis de réaliser les figures imaginées par le chorégraphe, des codes très simples tout d'abord, puis beaucoup plus compliqués
Une danse baroque suivit...
Les codes pour la danse baroque sont déjà bien plus compliqués..
Jean-Christophe Boclé nous fit ensuite une démonstration avec codages au sol..
Voici quelques exemples de codages de ballets ! pour être danseur, il ne faut pas être seulement très doué physiquement, mais aussi mathématiquement ! quelle découverte passionnante..
Voici quelques notions de cinétographie:
Rudolf Laban a construit son système autour des quatre éléments essentiels constitutifs d'un mouvement : l'espace, le temps, le poids et la force.
Les signes d'écriture sont placés le long d'une portée verticale qui se lit de bas en haut. La ligne verticale centrale définit l'appui au sol. Ainsi, la plupart du temps, les appuis des pieds sont placés à gauche et à droite de la ligne centrale, déterminant le pied en mouvement.
Un même signe indique :
- la direction du mouvement : en fonction de sa forme :avant - arrière - gauche - droite - diagonales - sur place
- sa hauteur : en fonction de son remplissage, noir pour bas, blanc pour intermédiaire et hâchuré pour haut
- sa durée : en fonction de la longueur du signe
- la partie du corps concernée par le mouvement : selon le symbole de la partie du corps qui est juxtaposé au signe.
Le placement des signes sur la portée donne la simultanéité des mouvements (lecture horizontale) et leur succession (lecture verticale).
Les distances, les relations avec des partenaires ou avec des objets, le centre de gravité, la dynamique, les tours, sauts, trajets et déplacements au sol sont indiqués par des signes spécifiques.
(documentation Wikipedia)
Pour terminer, les danseurs nous interprétèrent "l'après-midi d'un faune",d'après Claude Debussy, une danse magnifique, si belle esthétiquement (la chorégraphie est de Nijinski !)que je vais vous en montrer plusieurs photos...je n'ai pu me résoudre à en jeter..
Quelle grâce possèdent ces deux danseurs, quelle merveilleuse chorégraphie... les applaudissements étaient bien mérités !
Les étudiants (et moi ) présents dans la salle ont découvert ce qu'est la cinétographie Laban...Tout le monde fut très intéressé et un dialogue fructueux s'instaura avec le chorégraphe.
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Publié le 25 Mars 2011







































































































































































































































