Publié le 30 Décembre 2019

 Notule d’histoire châtillonnaise

La famille Eiffel et le châtillonnais

 Gustave Eiffel a été à l’honneur en 2019, avec des manifestations et un film en cours de tournage sur sa vie.

Le nom d’origine de la famille n’est pas Eiffel, mais Bonickhausen et, pendant longtemps, il sera écrit : « dit Eiffel » ; ce n’est que le premier avril 1879, par décret, que Gustave obtiendra officiellement le droit de ne plus faire état de Bonickhausen dans les textes officiels.

La famille Eiffel et le Châtillonnais

Aux origines, il y a un bourgeois né près de Cologne, dans le Saint Empire Germanique, en 1680, mais qui va fuir les guerres et s’établir en France, vers 1700. Dans son désir de s’assimiler, il va adopter un prénom français (Jean René, au lieu de Guillaume Henri) et fonder un foyer à Paris.

L’un de ses descendants, François-Alexandre, va s’engager, à 16 ans, pendant la période révolutionnaire, comme volontaire dans le Régiment des Hussards de Bercheny, et participe aux campagnes d’Eugène de Beauharnais en Italie.

Après la chute de l’Empire, il se réengage, faute de mieux, comme simple soldat et mène une vie végétative, de garnison en garnison. C’est ainsi qu’il se retrouve cantonné à Dijon, où il rencontre la fille d’un marchand de bois, Catherine-Mélanie Moneuse, qu’il épouse le 23 novembre 1824.

Celle-ci va pousser son mari à prendre un poste à la sous-intendance militaire de Dijon puis à la préfecture ; le jeune ménage s’installe quai Nicolas-Rolin, chez les parents Moneuse. 

Mais, à la mort du père de Mélanie, en 1831, Alexandre rejoint sa femme pour la seconder dans son négoce et celle-ci se lance dans le commerce d’un combustible très demandé, le charbon, auquel elle ajoute le coke, le bois et le gaz.

En 1833, elle devient entrepositaire des mines de Blanzy, en Saône et Loire, et travaille aussi avec celle de Rive-de-Gier, dans le département de la Loire, grâce à l’ouverture complète du canal de Bourgogne, en 1832.

En 1836, comme l’ouverture de la voie ferrée d’Epinac au canal permet à la Compagnie d’Epinac de baisser fortement ses prix, Mélanie Moneuse-Bonickhausen passe une convention avec elle, pour fournir les industries de Bourgogne en charbon et coke de meilleure qualité, à des prix plus intéressants, et dans des délais de transport désormais plus courts que ceux de Blanzy[i].

Elle fournit, entre autre, les forges de Montbard et de Châtillon-Sainte Colombe, qui sont des clients importants ; plus de six mille cinq cent mesures, soit quatre bateaux de charbon, leurs sont destinés, par mois (le charbon est vendu 1,95 F l’hectolitre à Montbard).

Elle fournit également la forge de Chenecières ; en 1834, les frères Lapérouse acquirent les lieux et y installèrent des laminoirs, en renforçant le bief et en substituant au bois la houille d’Epinac, vendu par Mélanie Eiffel.Pour gérer les 30 000 tonnes de charbon qui arrivent au port de Dijon, l’entreprise Eiffel doit, dès 1839, déployer une logistique importante; pour cela, elle possède deux péniches pour faciliter le transport et organise le déchargement, le stockage et la vente du charbon.

C’est sûrement lors de l’un de ses voyages d’affaire que Mélanie a repéré le jeune régisseur du fourneau de Châtillon. Car, en 1845, Joseph Maître a construit un fourneau à la place de la papeterie, avec une machine à vapeur. Au recensement de 1846, le régisseur est J.B Mailfert (26 ans) mais, au recensement de 1851, le régisseur est Joseph Collin (26 ans).

 [i] Gustave Eiffel pourra écrire, dans sa Généalogie : « La Haute Marne avec ses hauts-fourneaux de création récente, venaient s’alimenter en houille d’Epinac au port du canal de Dijon dont des chargements importants partaient chaque jour. Ma mère se tourna délibérément de ce côté et obtint d’être entrepositaire unique de ces mines pour Dijon et pour les régions voisines telles que la Haute-Marne ». Les houillères d’Epinac sont à l’époque considérées comme les plus remarquables du bassin d’Autun.

La famille Eiffel et le Châtillonnais

Le 15 décembre 1832, naît Gustave Eiffel ; il sera baptisé en la cathédrale Saint Bénigne, mais mis rapidement en nourrice.

Marie naîtra en 1834 et Laure le 23 mars 1836.

En 1843, ayant amassé un capital appréciable, le couple Eiffel-Bonickhausen se retira des affaires et vendit son fond de commerce. Pour Gustave, il est en pension chez sa grand-mère. Mais, l’inactivité semblant peser au couple, Alexandre devint comptable pour un marchand de bière, Edouard Regneau, lequel leur consentit la location du Castel, rue des Moulins, au milieu d’un vaste parc.

 Quant à Gustave, après des études dijonnaises, ayant son baccalauréat ès Lettres et ès Sciences en poche, il part à Paris en 1850 s’inscrire au collège Sainte Barbe, qui prépare à l’Ecole polytechnique. Mais, en 1852, il ne sera pas sur la liste des admis ; par contre, il peut entrer à l’Ecole centrale des arts et manufactures. C’est là que Gustave va se former à l’art de l’ingénieur. Son diplôme en poche, en 1855, il est en quête d’une situation. Sa mère fait alors pression sur son gendre, Joseph Collin.

Car Mélanie a fait épouser sa seconde fille, Laure, avec l’une de ses relations d’affaire, Joseph Collin, directeur du haut fourneau de Châtillon. Né le 7 avril 1825, celui-ci est le fils d’Antoine Honoré Charles Collin, horloger à Châtillon, et d’Anne Thierry[i]. Le 23 octobre 1854, il a épousé à Dijon Laure Bonickhausen.

 [i] Antoine Honoré Charles Collin est né à Laignes, le 12 juillet 1802 ; il se marie à Châtillon le 5 juillet 1824 et décède à Châtillon le 5 juillet 1866. Anne est née à Châtillon le 21 avril 1806 (Collin s’était remarié à Claudine Sebille)

La famille Eiffel et le Châtillonnais

C’est là que sa mère envoie Gustave, espérant que son fils trouve sa voie. Il semble y être resté de septembre 1855 à janvier 1856.

Mais Gustave écrira : « Il est constant que je n’entends pas grand-chose à la métallurgie». Surtout, il s’accorde du bon temps chez sa sœur, profitant des confitures de coing : « Je suis toujours dans une période d’engraissement. Je ne sais où cela s’arrêtera ». Ce ne sont pas les filles de Châtillon qui l’attirent, car elles ont des airs de « jardinières endimanchées » et une « dindonnerie sans pareille ».

Ce qui l’amuse, ce sont les parties de chasse avec son beau-frère, dans les bois de Villers-Patras, où ils s’amusent à débusquer le lièvre et à tirer les alouettes ; « toutes les courses en plein soleil et cette activité m’ont donné plus de couleurs que je n’en ai jamais eu, je suis bruni comme un soldat d’Afrique »[i]. Ainsi, « je passe agréablement mes journées ici à ne rien faire »[ii].

Mais tout a une fin pour Gustave, sa sœur accouche d’une petite fille, Josèphe Mélanie Jeanne, le 26 janvier 1856, et sa mère l’envoie à Paris, chez l’ingénieur Charles Nepveu, « constructeur de machines à vapeur, outils, forges, chaudronnerie, tôlerie, matériel fixe et roulant pour chemins de fer »,  puis il sera embauché comme ingénieur à la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest et ensuite chez un industriel belge, François Pauwels.

Souhaitant avoir un ménage, Gustave Eiffel va épouser, le 8 juillet 1862, à Dijon, Marie Gaudelet, petite fille du brasseur qui employait son père. Nommé à la tête des ateliers de Clichy, propriété de la Compagnie Pauwels, le couple va s’installer dans cette ville. Alors qu’il vient d’être père d’une petite Claire, le 19 août 1863, il accueille chez lui sa plus jeune sœur, Laure, atteinte d’une tumeur à la gorge qui la mine, afin qu’elle soit mieux soignée.

Sa fille, Jeanne, est recueillie par ses grands-parents, au Castel, tandis que son mari est trop occupé au fourneau de Châtillon. C’est chez Gustave que Laure s’éteindra, entourée de son frère et de son mari, le 11 août 1864.

Elle sera enterrée à Dijon.Au foyer Eiffel naîtra, le 16 octobre de la même année, une deuxième fille, prénommée Laure en souvenir de la sœur disparue.

 [i] Lettres de septembre et octobre 1855

[ii] Lettre du 8 janvier 1856

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Gustave va se conduire, envers sa famille, comme un patriarche, tour à tour bienveillant et autoritaire.

Vis-à-vis de sa nièce, Jeanne, orpheline, c’est lui qui prendra en charge son éducation, mais celle-ci, d’un caractère assez difficile, est ballotée entre ses grands-parents à Dijon et Levallois, où habite désormais Gustave. Finalement, c’est lui qui lui choisira un mari, Lucien Dupain, un polytechnicien, qu’elle épousera en 1875 à Levallois[i]

En ce qui concerne ses beaux-frères, Gustave n’est pas tendre. Marie a épousé Armand Hussonmorel, employé à la comptabilité à la Compagnie Pauwels. Mais, comme il va faire des malversations bancaires et dépenser les 45 000 francs de la dot de sa femme ; après un conseil de famille, Armand sera poussé à prendre un bateau pour New-York et à se faire oublier[ii].                                                

En ce qui concerne son autre beau-frère, Joseph Collin, lui aussi connaîtra des problèmes après la mort de sa femme. Incapable de s’occuper de sa fille, lui aussi va dilapider les 45 000 francs de la dot de sa femme et sera contraint de quitter le fourneau de Châtillon.

Après un essai pour être négociant à Châtillon, Gustave va le faire travailler pour lui à partir de 1873. Il l’accompagnera dans ses voyages et l’enverra diriger les chantiers à Chinon puis, plus tard, au Portugal, pour la construction du pont Maria Pia, à Porto.

Mais le contremaître n’en veut plus. C’est probablement à cette date qu’il va s’occuper d’une briqueterie. Cependant, Gustave fait de temps en temps appel à lui : entre avril et décembre 1884, Joseph est dépêché au Portugal, dans l’espoir de faire avancer les réclamations lors de la liquidation de la société Eiffel-Seyrig ; en juillet 1888, il intervient pour la maison Eiffel de Levallois-Perret, lors de l’attribution de construction de passerelles démontables dans Paris pour l’exposition universelle ; et, en janvier 1889, il aide Gustave à rassembler de la documentation pour le discours que ce dernier doit faire, lors de son élection à la présidence de la Société des ingénieurs civils[iii].

Rentier et retiré à Laignes, rue des moulins, il décède le 19 mai 1890.

 [i] Elle aura un fils, Raoul ; dans le testament de Gustave Eiffel, il doit recevoir 50 000 francs

[ii] Né à Dôle le 2 janvier 1827, il décède à New-York le 4 avril 1871. Marie se remariera à Albert Hénocque en 1872

[iii] Selon la brochure : « travaux scientifiques exécutés à la tour de 300 mètres, de 1889 à 1900 ; Eiffel ; Paris, 1900 », Joseph et les responsables du bureau de dessin auraient reçu, en1889,  une médaille commémorative attribuée à tous ceux ayant pris part à la construction de la tour

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Gustave Eiffel a aussi travaillé avec un autre châtillonnais, Louis Cailletet, la Tour permettant, après l’exposition universelle de 1889, des études scientifiques et justifiant, aux yeux du public parisien, l’utilité de la tour.

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En 1892, Cailletet et Colardeau étudièrent la chute des corps à partir d’une plate-forme de la tour :

« Il n’y a jamais eu jusqu’ici qu’un très petit nombre d’expériences exécutées sur la chute libre des corps dans l’air, en tenant compte de la résistance que l’air oppose à leur mouvement. Un de nos savants les plus éminents, M L. Cailletet … a entrepris, avec la collaboration d’un physicien des plus distingués, M.E. Colardeau, une série d’expériences à ce sujet… La résistance de l’air intéresse les ingénieurs de chemins de fer en ce qui concerne la marche des trains, les marins pour la marche des navires ; son étude est la base du problème de la direction des ballons et de celui de l’aviation… M.M Cailletet et Colardeau ont pensé que la Tour Eiffel offrait les conditions les plus avantageuses pour entreprendre les expériences les plus complètes sur la chute des corps et la résistance de l’air, en permettant les mouvements rectilignes. Un laboratoire a été installé à la seconde plate-forme de la Tour. Il renferme les appareils d’expérience et de mesures, et offre une colonne d’air de 120 mètres de hauteur, pour la chute des corps. L’installation de ce laboratoire est due à M. Eiffel, notre grand ingénieur, que l’on trouve toujours prêt à patronner les entreprises de l’intelligence, et à contribuer aux progrès de la science » ( La Nature, 9 juillet  1892).        

La brochure, « travaux scientifiques exécutés à la tour de 300 mètres de 1889 à 1900 », transcrit le discours prononcé par Gustave Eiffel à la conférence Scienta, le 13 avril 1889.

Il remerciait tous ceux qui l’avaient encouragé à construire sa tour :« il y a quelques jours, j’en recevais de précieux témoignages dans une ascension à la plate-forme de 300 mètres que je faisais avec MM. Mascart, Cornu et Cailletet[i]. Sur cette étroite hune, qui semble isolée dans l’espace, nous étions ensemble pris d’admiration devant ce vaste horizon, d’une régularité de ligne presque semblable à celle de la mer, et surtout devant l’énorme coupole céleste qui semble s’y appuyer et dont la dimension inusitée donne une sensation inoubliable d’un espace libre immense, tout baigné de lumière, sans premiers plans et comme en plein ciel…Sans parler d’autres nombreuses expériences que beaucoup entrevoient, M. Cailletet me permettra de vous dire qu’il étudie en ce moment un grand manomètre à mercure avec lequel on pourra réaliser avec précision des pressions allant jusqu’à 400 atmosphères ».

Ce manomètre fut inauguré le 2 avril 1891 et son installation, servant de mesure étalon pour la fabrication de tous les manomètres industriels, eut un retentissement international.

 

[i] Eleuthère Mascart, physicien (1837-1908), membre de l’académie des Sciences ; Alfred Cornu, physicien (1841-1902), membre de l’académie des Sciences

La famille Eiffel et le Châtillonnais

La famille Eiffel et le Châtillonnais

La famille Eiffel et le Châtillonnais

La famille Eiffel et le Châtillonnais

(DominiqueMasson)

Bibliographie :                                                                                                                                         Bermond Daniel : Gustave Eiffel ; Perrin ; 2002                                                                                   Brunet Véronique : Mélanie Eiffel, mère et femme d’entreprise moderne en Bourgogne ; Editions du Revermont ; 2019                                                                                                                              Carmona Michel : Eiffel ; Fayard ; 2002

[1] Gustave Eiffel pourra écrire, dans sa Généalogie : « La Haute Marne avec ses hauts-fourneaux de création récente, venaient s’alimenter en houille d’Epinac au port du canal de Dijon dont des chargements importants partaient chaque jour. Ma mère se tourna délibérément de ce côté et obtint d’être entrepositaire unique de ces mines pour Dijon et pour les régions voisines telles que la Haute-Marne ». Les houillères d’Epinac sont à l’époque considérées comme les plus remarquables du bassin d’Autun.

[1] Antoine Honoré Charles Collin est né à Laignes, le 12 juillet 1802 ; il se marie à Châtillon le 5 juillet 1824 et décède à Châtillon le 5 juillet 1866. Anne est née à Châtillon le 21 avril 1806 (Collin s’était remarié à Claudine Sebille)

[1] Lettres de septembre et octobre 1855

[1] Lettre du 8 janvier 1856

[1] Elle aura un fils, Raoul ; dans le testament de Gustave Eiffel, il doit recevoir 50 000 francs

[1] Né à Dôle le 2 janvier 1827, il décède à New-York le 4 avril 1871. Marie se remariera à Albert Hénocque en 1872

[1] Selon la brochure : « travaux scientifiques exécutés à la tour de 300 mètres, de 1889 à 1900 ; Eiffel ; Paris, 1900 », Joseph et les responsables du bureau de dessin auraient reçu, en1889,  une médaille commémorative attribuée à tous ceux ayant pris part à la construction de la tour

[1] Eleuthère Mascart, physicien (1837-1908), membre de l’académie des Sciences ; Alfred Cornu, physicien (1841-1902), membre de l’académie des Sciences

 

 

 

 

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Publié le 29 Décembre 2019

Je m'étais déjà rendue dans la jolie église de Bissey la Côte :

http://www.christaldesaintmarc.com/l-eglise-de-bissey-la-cote-a3955658

Mais j'y suis retournée en décembre 2019 pour admirer des constructions originales, faites en carton blanc, représentant des églises châtillonnaises.

Chaque église possède une représentation de ses vitraux qui s'illuminent à tour de rôle, c'est vraiment magnifique.

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche est bien sûr présente devant une des églises, lorsque j'y suis allée les rois Mages n'étaient pas encore arrivés !

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

La crèche 2019 de Bissey la Côte

Les visiteurs ont été très admiratifs de cette construction, ils l'ont dit dans un "livre d'or".

Et je me joins à eux pour féliciter les paroissiens  d'avoir réalisé cet émouvant hommage à nos chères églises châtillonnaises.

La crèche 2019 de Bissey la Côte

 

La crèche 2019 de Bissey la Côte

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Publié le 21 Décembre 2019

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Publié le 21 Décembre 2019

UNS en concert salle kiki de Montparnasse

 C'est dans les locaux de la salle Kiki de Montparnasse que le groupe de jazz moderne UNS, qui fait partie de l'Atelier du Château, est venu passer quelques jours en résidence.

Les trois musiciens y ont peaufiné le concert qu'ils nous ont offert samedi soir 11 janvier 2020.

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

Benjamin Sanz est batteur et compositeur en musique contemporaine, il a fondé le Collectif MIRR. Il a travaillé avec plusieurs grands noms du jazz international.

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

Antoine Viard (originaire de Châtillon sur Seine) a été diplômé du Conservatoire Supérieur de Paris en 2009. Il a fondé plusieurs groupes comme Pipeline, Hippie Diktat et ...UNS (qui veut dire NOUS en Allemand)

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

Karsten Hochapfel a été diplômé du Conservatoire de Munich en 2005. Guitariste jazz il joue, arrange et compose.

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

 Karsten Hochapfel utilise un looper pour accompagner le son de sa guitare, il lui a fallu le règler positivement !

Une pédale de looper permet d'enregistrer une séquence guitare, par exemple, et de la répéter à l'infini, c'est bluffant !

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

Antoine a expliqué  au public enthousiaste que le groupe UNS pratiquait de la musique contemporaine, des évocations folkloriques et improvisait.

Et le résultat a été magnifique, digne des trois musiciens virtuoses !

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

Beaucoup d'applaudissements ont salué les musiciens du groupe UNS.

Dommage que la publicité de ce concert n'ait pas été suffisante car les trois musiciens nous ont fait passer une superbe soirée jazzy à la mode d'aujourd'hui et le public aurait dû être bien plus nombreux.

J'espère qu'ils pourront revenir à Châtillon, peut-être au TGB, pourquoi pas  ?

UNS en concert salle kiki de Montparnasse, avec un enfant du pays, Antoine Viard, a régalé les amateurs de jazz moderne  !

Plus de renseignements sur UNS :

http://www.mirr.fr/groupes/uns/

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Publié le 21 Décembre 2019

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Publié le 21 Décembre 2019

Programme des activités au Centre Social et de Loisirs pour janvier 2020

Cliquer sur l'image pour mieux lire.

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Publié le 20 Décembre 2019

 Depuis le mois de mai 2019, plus de 33 000 vaches laitières et 77 000 taurillons et génisses, sans oublier les moutons (70 000), les chèvres (5 500) et les chevaux (2 000), paissaient sur les alpages tyroliens.

Mais vers la mi-septembre et après environ quatre mois à brouter la succulente herbe des alpages,  les vacances estivales des animaux ont touché à leur fin.

Il est alors venu le temps pour 3 200 vachers et autres bergers de ramener le bétail dans la vallée, à la ferme.

 Au Tyrol, la transhumance rime avec ambiance, c'est une très ancienne tradition paysanne qui, de nos jours, enthousiasme aussi bien les habitants du coin que les visiteurs venus d’ici et d’ailleurs.

C'est à la fête  de la descente des troupeaux à Hopfgarten im Brixental que nous avons assisté le 28  septembre 2019.

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Des centaines d'Autrichiens , tous en costume local (la tradition est encore très vivace au Tyrol), et  bien sûr beaucoup de touristes venus du monde entier (nous avons rencontré des norvégiens, des anglais des américains, des allemands....et bien sûr des français) se pressaient dans la rue principale de la petite ville d'Hopfgarten pour assister au beau spectacle des vaches rentrant dans leurs étables au fond de la vallée du Brixental.

Nous attendions tous les vaches avec impatience et quel plaisir quand nous avons entendu de très loin le son des centaines de cloches  qui annonçaient leur arrivée !

Il y a eu deux passages, voici le premier :

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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Les cloches sont toutes différentes....

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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Les colliers et les bandeaux aussi...

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Les vachers portent les fameuses chemises autrichiennes à petits carreaux, des culottes de peau, de superbes ceintures de cuir  et des chapeaux de feutre...la plume étant remplacée par une branche de sapin...

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Les veaux qui sont nés, ou ont grandi, en alpage ne sont pas décorés et ne portent pas de cloche.

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Au bout d'un certain temps il y a eu un second passage, avec d'autres vaches décorées somptueusement !

Les propriétaires ouvraient la marche avec leur tracteur...

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Les vachers, depuis plusieurs jours avaient préparé les décorations de leurs bêtes et le résultat  fut magnifique, jugez-en !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Les veaux accompagnaient leurs mères, mais il ne portaient pas une aussi haute décoration.

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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Le défilé s'est terminé sous les applaudissements, les bêtes ont regagné leur étable pour l'hiver.

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Après le passage des troupeaux, la foule a envahi les rues de Hopfgarten...

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

L'accordéon a mis de l'ambiance....

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Les belles Tyroliennes ont eu envie de danser....

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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On a pu trinquer avec de petits verres de schnaps ....

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Les visiteurs se sont installés pour boire de la bière ou du vin autrichien ( excellent !)...

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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mais aussi pour déguster des spécialités autrichiennes, des röstis...

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

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et bien sûr des saucisses....

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Dans ce marché artisanal on trouvait des fromages de montagne, mais aussi des saucisses séchées fumées autrichiennes que nous adorons (appelées chez nous "gendarmes")...aussi nous avons fait des provisions !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Ah les délicieuses pâtisseries autrichiennes, souvent à la cannelle...L'Apfelstrudel et la Sachertorte un régal !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Ce marché typique de la région proposait des  produits du terroir

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

L'edelweiss, l'emblème des Alpes se retrouve partout, en broches, sur les vêtements et même brodé sur le bandeau des vaches....

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Et partout de la musique tyrolienne ! notre guide tyrolien a d'ailleurs "yodlé" pour nous tout au long des parcours en bus.

La descente des troupeaux des alpages au Tyrol, un spectacle inoubliable !

Durant ce voyage au Tyrol, magnifiquement organisé par le voyagiste De Peretti de Bar sur Seine, nous avons pu admirer Alpbach, le plus beau village du Tyrol, mais aussi voyager en train  à l'intérieur de la mine d'argent de Schwatz, admirer les souffleurs de verre et les cristaux Swarovsky de Rattenberg, assister à une fête votive à l'Eco-Musée de Kramsach, grimper dans un alpage (que les vaches avaient alors déserté !) et  faire une croisière sur l'Achensee, à la frontière entre l'Autriche et l'Allemagne.

Et cerise sur le gâteau, pour moi, la visite de plusieurs églises baroques aux décors époustouflants, je n'avais jamais rien vu de pareil, même en Catalogne où les rétables sont pourtant très beaux.

Je publierai sans doute, quelques articles sur ce voyage  quand les événements Châtillonnais seront plus rares...

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 20 Décembre 2019

Les moineaux s'y ébattent joyeusement...

Mais aussi d'autres oiseaux moins connus, tel ce gobemouche noir...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 20 Décembre 2019

L'exposition sur les fouilles de Vix se poursuit jusqu'au 5 janvier 2020 au Musée du Pays Châtillonnais

L’espace d’actualité au musée joue les prolongation jusqu’en début d’année 2020.

L’espace d’actualité consacré à la récente fouille de la tombe de Vix sera encore ouvert pour les vacances de Noël, l’occasion de revivre cet événement exceptionnel à travers un nouvel élément : un time-laps du chantier.

Dans cet espace, documents et objets illustrent le chemin parcouru par les chercheurs pour la connaissance et la compréhension du site archéologique de Vix.

Sont présentés les notes et des objets issus des fouilles de Jean Lagorgette (1881-1942), pionnier des recherches sur le site de Vix et inventeur du site, des pièces techniques du montage du vase de Vix qui ne sont pas présentées dans l’exposition permanente, des documents d’archives inédits pour replonger dans l’histoire et la légende du Trésor de Vix ainsi que le squelette de la Dame de Vix.

L'exposition sur les fouilles de Vix se poursuit jusqu'au 5 janvier 2020 au Musée du Pays Châtillonnais

Pour revenir à notre époque, l’exposition met en lumière les méthodes de l’archéologie contemporaine appliquées à la nouvelle fouille mais aussi des éléments liés aux récentes analyses ADN de la Dame de Vix comme le scan 3D de son crâne dont l’objectif est de proposer une reconstitution faciale fidèle qui sera connue au cours du premier semestre 2020.

Cet espace est évolutif et permet de revenir sur le chantier de fouille à travers des photos et des vidéos comme cette dernière acquisition, une animation vidéo réalisée à partir d'une série de photographies prises à des moments différents de la fouille et de visualiser en quelques minutes le travail des archéologues de l’Inrap entre les mois d’août et novembre 2019.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 17 Décembre 2019

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Décembre 2019

 Les élèves de l'école Saint Bernard de Châtillon sur Seine, de la Maternelle au CM2 se sont encore surpassés ! Ils ont imaginé et réalisé avec leurs maîtres et maîtresses, de bien belles décorations  de fêtes.

Les dames "Cigales et Fourmis" (des bénévoles qui se dévouent sans compter pour les enfants) étaient là pour vendre tous ces jolis objets décoratifs.

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Les voici ces jolies décorations de Fêtes :

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Voilà une bien bonne idée de cadeau pour nos amis les insectes !! (une idée peut-être suggérée par les "Cigales et les Fourmis"!)

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Les personnes qui, comme moi, n'ont plus d'enfant à l'école, pouvaient acquérir de superbes décorations....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

 Et on trouve toujours de bien  belles couronnes de porte, confectionnées par une "Cigale"(ou "fourmi" ??)  très douée !

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

Des gâteaux confectionnés par les mamans faisaient le régal de tous !

Un bien joli marché de Noël 2019 préparé par les élèves de l'école Saint-Bernard....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Décembre 2019

 J'avais promis d'aller photographier les fresques de l'église de Savoisy, lorsqu'elles seraient restaurées, ce que j'ai fait en novembre 2019, à l'invitation du Maire du village, monsieur Salomon.

http://www.christaldesaintmarc.com/l-eglise-de-savoisy-a37786198

Sur les murs on peut voir une dizaine de fresques du XV° siècle,  représentant les Apôtres et les Evangélistes. Elles ont été restaurées il y a peu, en voici  quelques unes :

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

Les fresques de l'église de Savoisy

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Décembre 2019

Le temps du repos

A partir de 1958, Marius arrête la mouture de blé et se consacre uniquement à l’alimentation animale. Il fait des tournées régulières dans les villages de la vallée de la Seine et aux alentours.

Il n’y a plus de blé au moulin, sa santé s’améliore (les allergènes auraient-ils disparu ?)

Les occupations ne manquent pas : élevage de moutons, basse-cour, verger, potager et l’admirable jardin fleuri dans la presqu’ile au milieu de la Seine. Les années vont s’écouler paisiblement.

Le moulin est le point de rencontre de la famille et des amis.

Il fait la joie des petits enfants en vacances. Ils peuvent se livrer aux mêmes jeux que leurs parents 30 ans plus tôt, la pêche, les balades en barque et en kayak, les parties de cache-cache dans les étages de la grande bâtisse, derrière les vieilles machines, dans les toiles d’araignées et les crottes de souris.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

(Jeux d’été en 1952 : radeaux de joncs sur le bief. De gauche à droite et d’arrière en avant : Jean et Luc Verniquet, Paul Ducharme, JC Bonomi)

Ces radeaux étaient constitués de trois bottes de joncs, assemblées avec deux piquets à tomates. Ces joncs poussaient à foison sur les hauts-fonds sablonneux de la rivière, ils ont totalement disparu au début des années soixante.

La Seine coule… coule….

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

  (la crue de janvier 1955)

En janvier 1955, la Seine se fâche. Le vieux pont tremble sur ses piles, le déversoir et les îlots sont submergés. Le village est inondé. Les Autorités de Dijon viennent voir.

Le pont fait barrage, comme si ses arches n’étaient plus assez hautes. Faut-il le démolir pour en construire un autre ?

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

Sagement une autre décision est prise : on va curer la rivière. Hélas la raison a ses limites et dans l’été 1959, les pelleteuses attaquent.

Les berges sont rectifiées, les méandres sont comblés, les îlots sont arasés .Même le grand îlot boisé (dit de Saint-Antoine) au-dessus du premier déversoir est éliminé.

Des quantités considérables de matériaux sont enlevées par dizaines de camions en amont du pont.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

(Les travaux de curage en 1959)

Aujourd’hui, avec la L.E.M.A. (Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques) un tel saccage ne serait plus possible. Cependant, en affirmant la nécessité de restaurer la « continuité écologique », les vannages, les biefs, les déversoirs des moulins sont en quelque sorte « mis à l’index ».

Ils sont considérés comme des entraves :

-à la libre circulation des organismes aquatiques et leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation, leur abri.

-au transfert naturel des sédiments de l’amont vers l’aval.

Un recensement de tous les ouvrages est effectué sur la Seine en 2004.

Des propositions d’intervention chiffrées sont établies pour leur mise en conformité.

Le moulin de Gomméville est inscrit en priorité n°2. Des coûts très importants seront mis à la charge du propriétaire, s’il souhaite maintenir son droit d’usage.

Quel avenir ?

Le site, les vieux murs chargés de souvenirs constituent un patrimoine familial et régional que l’on se doit de préserver, mais l’entretien d’un tel ensemble représente de lourdes charges. Il faut faire en sorte qu’il redevienne productif pour en assurer le financement.

Son potentiel hydro-électrique n’est pas négligeable. Il représente une quantité d’énergie « verte » équivalente à la production annuelle de plus de 3000 mètres carrés de panneaux solaires, dont l’installation est largement soutenue par les pouvoirs publics.

Le prix de l’énergie ne fera qu’augmenter dans l’avenir, un équipement moderne et respectueux des règles de la protection environnementale devrait permettre de dégager des ressources suffisantes.

Toutefois, beaucoup d’eau a coulé sous le pont… Notre famille se disperse en prenant de l’âge, la raison commande de rechercher un successeur capable de prendre la suite.

En décembre 2006, je propose à monsieur le Maire de Gomméville, Jean-Paul Rommel, d’acquérir l’ensemble pour produire de l’électricité, sous la condition que cela s’intègre dans un projet communal qui permettrait d’assurer la pérennité de ce patrimoine. Il accueille très favorablement ma proposition.

Une étude préalable conclut à la faisabilité du projet. L’acte de vente est signé en octobre 2008.

En 2013, 5 années plus tard, la commune de Gomméville n’a pas encore vendu le moindre kilowatt-heure, pourtant son Maire n’a pas ménagé es efforts, de volumineux dossiers ont été préparés, les anciennes turbines ont été démantelées, mais le financement des équipements productifs s’est fait attendre.

Il a fallu d’abord satisfaire aux exigences de la « continuité écologique » sous la conduite du S.I.C.E.C., couler du béton et assembler des cornières métalliques pour construire des passes à poissons et une passerelle d’accès qui me semble loin d’être un chef d’œuvre d’intégration dans le paysage.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

(La passerelle devant le vannage amont en  2012)

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

(Ma mère au même endroit en 1935)

 En août 2013, les travaux d’installation de la micro-centrale viennent enfin de débuter.

Si tout va bien la production d’électricité pourra démarrer à la fin de l’année.

 (Jean Verniquet, en 2013 )

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

ET MAINTENANT ?

 2004 :

Le S.I.C.E.C fait procéder à une analyse globale des 35 sites hydrauliques sur la Haute Seine (entre Saint Marc et Gomméville) par rapport à leur situation au regard de la « continuité écologique ».

Concernant Gomméville il en résulte l’alternative : 280 000 euros de travaux ou arasement.

2006 :

Jean  et Luc Verniquet (les propriétaires) font à la Commune la proposition d’acquérir l’ensemble, sous réserve d’y maintenir une activité d’intérêt général sur  le site (production d’énergie électrique renouvelable)

2007 :

Une étude préalable de faisabilité est commandée par la Commune auprès des services compétents (A.D.E.M.E.)

2008 :

Signature de l’acte de vente

2009 :

Démantèlement des anciennes installations du moulin

2010 :

Orientation technologique pour le choix des nouveaux équipements. Préconisation pour une roue à aubes, Système FONFREDE. Son inventeur aurait reçu la médaille Grand Or au Mondial de l’Invention et de l’Innovation en 2004. Le produit a été breveté dans une trentaine de pays dans le monde. Ses performances le rendent compatible avec les exigences de la « continuité écologique »

2011-2012 :

Travaux de mise en conformité écologique du site : réfection du déversoir et de vannage amont. Passerelle d’accès et « passe à poissons » (Financement pris en charge par le S.I.C.E.C.)

2014 :

-Travaux de Génie Civil pour l’installation de l’équipement hydraulique sur le site du moulin.

-Installation du Générateur électrique et raccordement au réseau

-Nouvel Arrêté Préfectoral portant règlement d’eau du moulin dit « Verniquet » en remplacement de l’ancien (qui datait de 1832)

-Financement : 1/3 Région, 1/3 Europe, 1/3 Commune, pour un total de 300 000 euros (non compris les travaux de mise en conformité écologique pris en charge par le S.I.C.E.C.)

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

2015 :

Des problèmes techniques apparaissent dès les premiers jours  qui nécessitent l’ arrêt de l’installation

Aucune intervention du constructeur, donc pas de solution .

Janvier 2019

Les travaux sont terminés depuis 6 ans, la Seine coule, coule...  

A ce jour, pour des raisons qui me sont inconnues, l'installation n'a pas encore produit le moindre kWh, elle est à l'arrêt.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (5)

Le site semble à l'abandon dans l'indifférence générale. 

(Jean Verniquet) 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Décembre 2019

Le temps des soucis et des peines

A l’époque on ne savait pas traiter les allergies. En mars 1948, le petit Claude, âgé de 20 mois tombe malade, il a des plaques d’eczéma de plus en plus grandes, le médecin vient presque tous les jours. Des difficultés respiratoires surviennent, bronchite, pneumonie peut-être ? Il est hospitalisé à Troyes et décède quelques mois plus tard au moulin, en plein été, à la veille de ses deux ans.

Dans la famille on croit à une malédiction, car 4 ans plus tôt Daniel déjà, âgé de 4 mois était décédé à la suite de symptômes similaires. Ma mère ne s’en est jamais vraiment remise.

Souci professionnel, le système de la répartition des farines qui, dans une certaine mesure, protégeait les petits moulins au temps de la pénurie est supprimé.  La concurrence des grands moulins se fait d’autant plus sévère que la situation du marché s’aggrave.
pour s’en convaincre, voici ce que l’on peut lire dans le bulletin de la Meunerie Française de décembre 1951 sous la triple signature de son président et des Présidents de l’Association Générale des Producteurs de Blé et de la Confédération Nationale de la Boulangerie Française :

« (Ils) apprennent avec stupéfaction que le gouvernement projette une importation de 4 millions de quintaux de blé tendre pour la métropole et qu’il a décidé de relever le taux d’extraction des farines.

Ils protestent contre ces décisions prises sans aucune consultation des organisations professionnelles… Ils déclarent en plein accord… que l’augmentation du taux d’extraction à PS +6 (81% pour un blé de poids spécifique moyen de 75KG/hl ) est une erreur grave qui aura pour conséquence au lieu d’une augmentation théorique

-De rendre encore plus difficile l’utilisation des blés humides et de faible poids spécifique, de pousser ainsi à la consommation de ces blés par les animaux, d’autant plus que l’élévation du taux d’extraction va priver le marché des aliments du bétail d’une quantité équivalente de farines basses et issues

 -De pousser à la fraude par non respect du taux réglementaire, particulièrement à la campagne.

-D’abaisser la qualité du pain au détriment de l’intérêt des consommateurs etc….

Dans ce contexte les farines boulangères doivent répondre à des tests de panification de plus en plus rigoureux.
le diagramme de mouture du moulin de Gomméville ne permet pas de les respecter. Il faut augmenter le nombre de passages de broyage et de convertissage comme c’est déjà fait depuis longtemps dans les moulins plus importants.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (4)

Marius et Lucie rassemblent leurs économies. Un ingénieur-conseil ajoute un convertisseur Bühler et remplace les bluteries par un plansichter.

Les monteurs-menuisiers entrelacent une forêt de tuyaux posent de nouvelles transmissions, percent les planchers pour de nouvelles courroies.

On ne s’y reconnait plus. Mais en octobre 1952 ça marche !

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Françoise, ma petite sœur tombe du ciel en janvier 1953.

Marius est élu Maire. Lucie est secrétaire de Mairie (elle l’était déjà en 1935, et le restera jusqu’en 1980)

Comme au temps de Georges Gautherot, les responsabilités municipales s’ajoutent aux complications bureaucratiques. A ce sujet, le titre des paragraphes de l’Instruction du 15-10-51 des Contributions Indirectes est révélateur :

Titre1- Redevances et indemnités compensatrices sur les stocks de céréales et de farines consécutives au changement de campagne

Titre2-Régularisation des réceptions et des rétrocessions de céréales effectuées avant le 1 septembre 1951 et incidence du poids spécifique sur le prix de rétrocession des céréales.

Il en résulte pour Lucie de longues soirées de calculs au centime près (à la main bien sûr, car les calculettes n’existent pas). Ensuite il faut recevoir les contrôleurs qui viennent s’installer pendant plusieurs jours dans la salle à manger-bureau pour vérifier sur place si la réalité est concordante.

Survient en plus un litige qualitatif dont les conséquences auraient pu être terribles.
Un wagon de farine expédié dans la Loire a fait l’objet d’un contrôle de la part du Service de la Répression des Fraudes. C’est un contrôle de routine, mais recevoir du courrier avec cet en-tête est inquiétant : Lucie et Marius ont à l’esprit la situation de ce meunier poitevin, injustement emprisonné quelques mois plus tôt dans le cadre de l’affaire du « pain maudit » dont on parle tant à la radio *

Ils prennent un avocat, l’affaire est classée sans suite, mais que de nuits sans dormir !

*Dans toute la France, les services de la Répression des Fraudes sont sur les dents. En août 1951, à Pont Saint-Esprit, cinquante personnes avaient été hospitalisées, prises de maux de têtes, vomissements, convulsions, cinq «étaient mortes. Elles avaient toutes mangé du pain provenant de la même boulangerie. Certaines analyses avaient détecté la présence d’ergot de seigle, connu pour provoquer des symptômes de ce type, mais pas à une telle échelle.

La cause n’avait jamais été élucidée formellement. Le meunier avait été libéré après plusieurs mois d’incarcération à Nîmes.

En 2009, cette affaire est ressortie aux Etats-Unis. Selon un journaliste américain qui a écrit un livre à ce sujet, leurs services secrets se seraient livrés dans le sud de la France à une expérimentation d’aérosols au LSD qui aurait mal tourné.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Décembre 2019

Reprise de l’activité

La vieille turbine Fontaine a plus de 80 ans. Elle tourne encore mais avec du jeu dans les paliers et dans les engrenages, une chambre d’eau qui fuit, le rendement a diminué, il faut la seconder.

Marius récupère une machine désaffectée à l’usine de Plaines où elle était installée sous une chute d’eau de 3,60 m. A Gomméville la chute n’étant que d’un mètre, la puissance est beaucoup plus faible mais c’est néanmoins un complément intéressant.
Marius demande aux Ponts et Chaussées l’autorisation de l’installer sur la rive gauche du bief, en remplacement de la vieille roue à aubes de la pointerie, ce qui lui est accordé sans problème.
La machine est envoyée aux Fonderies et Ateliers de Construction de l’Est à Dijon qui se chargent de son adaptation. Les maçons Robert Chevance de Mussy et Hector Bernardis de Châtillon construisent un barrage de planches et d’argile pour couler le béton de la dalle et de la chambre d’eau.

Le chantier dure tout l’été 1946.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (3)

(La turbine dite « américaine »)

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (3)

(Régulateur centrifuge 2008)

 Cette machine faisait partie du paysage. Construite en 1913 par les Etablissements Rose-Teisset à Poissy, elle avait d’abord été installée à la forge de Plaines. Après l’arrêt de l’activité de meunerie, couplée à une dynamo, elle a permis de chauffer la maison jusqu’en 2005.

La dynamo, de seconde main, elle aussi, avait été construite en 1935 à Nancy. Elle avait été récupérée à l’usine des Emballages de Mussy. C’est Maurice Denis, électricien mécanicien, grand bricoleur et ancien Maire qui l’avait installée dans les années 50 pour remplacer une machine plus petite et encore plus vieille.

 La meunerie est alors une activité prioritaire : la capacité globale d’écrasement des moulins français est excédentaire, mais la production de blé est insuffisante pour nourrir la  population nationale qui rêve de retrouver le bon pain blanc d’avant-guerre.

Les moulins doivent même écraser du maïs que les américains envoient dans le cadre du plan Marshall.On essaie de faire du pain avec cette farine jaune. Dans les familles d’origine italienne de Gomméville, les grands-mères savent encore faire la « polenta », la bouillie de farine de maïs.

Les « tickets de pain » (de rationnement) restent en vigueur jusqu’en 1948. La commercialisation de la farine est règlementée et contrôlée à la fois en prix, qualité et quantité. Les quantités à produire sont fixées par l’organisme de la Répartition des Farines qui dépend de la Préfecture. Il ne saurait être question de gaspiller le blé en faisant une farine trop blanche : le taux d’extraction est imposé.
Les meuniers « tirent » à plus de80%, à ce taux c’est de la farine grise. Or à l’époque, après des années de restrictions, le marketing ne permet pas encore de faire croire à chacun que le pain noir est meilleur et qu’il faut le payer de plus en plus cher.

Marius Verniquet écoule une partie de sa production auprès des boulangers locaux et d’autres plus éloignés à Montigny, Courban, Lamargelle, Salives, Montbard, Précy etc ;

Le reste est expédié par wagon en gare de Pothières ou de Mussy, vers les départements français déficitaires (la Loire, la Drôme etc…, selon les « bons de répartition » qui lui sont attribués.

Une savante bureaucratie est en place pour les contrôles de tous les transports de blé ou de farine qui doivent faire l’objet « d’acquis » (pièces de Régie qui génèrent ensuite le paiement des taxes)

La farine boulangère est conditionnée dans des sacs de jute de 100kg étiquetés et scellés.
Il part avec le camion chargé de farine et revient avec du blé en passant par les silos de Châtillon ou chez Guinot, marchand de grains à Laignes. Le déchargement des sacs de farine nécessite force et adresse, car il faut les porter en équilibre sur l’épaule et parfois grimper un escalier en colimaçon pour les vider dans la trémie du boulanger. Si un sac tombe (ne parlons pas du porteur), il éclate et son contenu sera destiné au repas des cochons.

Rien ne paraît plus simple aujourd’hui que de démarrer son véhicule le matin pour aller travailler, mais à l’époque, il n’en est pas de même, surtout en hiver. Le camion ne circule pas tous les jours, la batterie doit être rechargée. Maurice Denis, l’électricien du village, a fabriqué un chargeur qui fonctionne sur la turbine, mais ça ne marche pas au pied levé. Démarrer à la manivelle un gros moteur par temps froid est problématique, alors Marius se lève encore plus tôt, allume le feu de la cuisinière et fait chauffer 20 litres d’eau pour remplir le radiateur qu’il avait préalablement vidangé par précaution contre le gel, le moteur part alors au quart de tour.

Toujours positif, il se dit que c’est quand même plus facile que de démarrer avec des chevaux

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (3)

(La mélangeuse en 2008)

 Le moulin tourne parfois nuit et jour. Marius  dort ou plutôt essaie de dormir sur ses sacs, dans le bruit et le tremblement des machines, le grondement des cylindres, le sifflement des courroies de cuir enduites de résine. Le meunier doit avoir l’oreille musicale, il faut réagir au moindre bruit anormal au milieu de cet orchestre étrangement harmonieux d’engrenages, de coussinets en bronze, de poulies à gorge.

Une courroie qui casse, c’est un élévateur qui se bloque, il faut alors courir dans l’escalier en avalant les marches  quatre par quatre pour dégager les tuyaux bourrés de recoupes ou de remoulages et soulager une bluterie dont les paliers risquent la surchauffe.

L'histoire du moulin de Gomméville par Jean Verniquet (3)

(L’escalier de 80 marches en 2008)

Il faut ensuite réparer et remonter la courroie sur la poulie tandis qu’elle tourne, ce qui peut être très dangereux lorsque l’accès est un peu acrobatique.

Lucie est toujours très inquiète quand son mari se livre à ce genre d’exercice.

Au milieu de ces vieilles mécaniques qui s’agitent dans la poussière, sans aucune sécurité, le risque d’incendie est permanent. C’est d’ailleurs ainsi que finissent la plupart des moulins dont l’intérieur est tout en bois, archi  sec et de plus verni.

Depuis des années, Marius souffre d’asthme, les quintes de toux l’épuisent. Il essaie d’en atténuer les effets sans grand résultat en respirant la fumée d’une poudre qu’il fait brûler dans une soucoupe, sur le coin du poële. Ensuite il aura un système plus efficace en pulvérisant un liquide dans sa gorge avec sa « poire » qu’il a toujours avec lui.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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