Publié le 30 Avril 2019
Publié le 29 Avril 2019

La salle du théâtre Gaston Bernard était bien remplie, le vendredi 10 mai, pour le traditionnel concert de la Lyre Châtillonnaise.
Un concert a eu lieu l'an dernier, mais il était apparemment réservé à certains auditeurs, car il a été impossible à beaucoup de Châtillonnais, comme moi-même, d'y accéder, les places étaient déjà toutes réservées le premier jour, c'était bien dommage, j'y serais allée, car je ne manque aucun concert de la Lyre au TGB.
Heureusement cette année, les Châtillonnais ont retrouvé leurs musiciens et leur directeur préféré.
Le concert a commencé par "Saludos desde Espana" de H. Holgestein.

Quelques photos de tous les musiciens :











Après avoir remercié le public d'être venu aussi nombreux, Jean-Pierre Rambaud, le Directeur de la Lyre, a appelé la Présidente de la Lyre, madame Ingardin, a venir présenter le spectacle.

Madame la Présidente a dit le plaisir de tous les musiciens de la Lyre de jouer devant le public Châtillonnais. Les instruments utilisés sont très nombreux : flûtes, clarinettes, saxophones, trompettes, trombones, tubas, guitares, percussions.
Elle a promis une surprise pour la seconde partie du concert...

Hubert Brigand, Maire de Châtillon sur Seine, a félicité la Lyre pour son travail et son engagement dans la vie Châtillonnaise. En effet la Lyre accompagne toutes les manifestations patriotiques de la ville.

Hubert Brigand a aussi dit son plaisir de voir de nombreux élèves de l'Ecole Municipale de Musique de Châtillon sur Seine jouer avec la Lyre, un rajeunissement très prometteur !

Le concert a repris avec "Rock in the montains" de R.Kernen, puis "I will follow him" de J.W.Stole, Del Roma, N.Gimbel et A.Altman, "Magic in the air" de Magic System, et "I will survive" de D.Pekaris, F.Perren et G.Gainor.

France-Accordéon et ses musicien(ne)s a participé au concert de la Lyre de 2019.

Quelques solistes nous ont démontré la parfaite maîtrise de leurs instruments :



Beaucoup d'applaudissements pour la première partie du concert de la Lyre Châtillonnais (photo cliquable)
Pendant l'entracte nous avons pu admirer les décors vraiment magnifiques et originaux.


C'était peut-être "Drogon", héros d'une certaine série cinématographique , Game of thrones ?

Après l'entracte, nous avons eu une belle surprise : les musicien(ne)s , habillé(e)s de costumes moyenâgeux ont descendu toutes les marches du théâtre et sont montés sur scène.


Des costumes en référence à "Game of Thrones" (R.Djawadi) que la Lyre a interprété ensuite ....c'était donc bien Drogon qui nous faisait de l'œil en haut de la scène !



France-Accordéon a participé également à la seconde partie du concert.

Nous avons pu entendre et apprécier :
Inspecteur Gadget (S.Levy et H.Saban), The Lone Arranger (P.R.Buttall), Moment of Morricone (E.Morricone), Nothing else maters(Metallica), Libertango (A.Piazzolla) et Lord of the dance( R.Hardiman)
Ce dernier morceau a été bissé à la demande du public.
Le Directeur de l'orchestre Jean-Pierre Rambaud a remercié le public et lui a donné rendez-vous dans l'église de Villotte sur Ource le 24 mai 2019.
Venez donc nombreux à ce deuxième concert de la Lyre, si vous n'avez pu assister au premier.

Et en tout cas, à l'année prochaine au TGB pour un nouveau concert.
Un petit rappel du magnifique char de la Lyre au Tape-Chaudron 2019 ;: Le Drogon, les oriflammes, les costumes tout était déjà là ! 
Quelques images des défilés de mode, et du spectacle donné lors de l'élection de Miss Côte d'Or 2019
Publié le 28 Avril 2019
Pendant la soirée durant laquelle Naïs Grosmaire a été élue Miss Côte d'Or 2019, les apparitions des Miss ont été animées par deux troupes de danse.
"L'Ainsi Danse", troupe de Châtillon sur Seine a présenté plusieurs chorégraphies :





La troupe de rock acrobatique "Show Dance", venue de Toulouse, a surpris les spectateurs par l'agilité de ses danseurs et danseuses !










Lors de la soirée de l'élection de Miss Côte d'Or 2019, certains commerçants de la ville de Châtillon sur Seine ont présenté leurs collections de vêtements :
"Les filles d'abord" et Les opticiens Krys :


"Odace" et les opticiens Krys :


"L & L" et les opticiens Atol :


Publié le 28 Avril 2019

C'est devant la salle absolument comble du Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine, que Laure Mattioli, charmante animatrice de l'élection de Miss Côte d'Or depuis neuf années déjà, est venue présenter le spectacle.
(Je ne montrerai aujourd'hui que l'élection proprement dite de Miss Côte d'Or 2019, les intermèdes de danses et de présentations de mode, ce sera pour demain)

Les dix ravissantes candidates sont arrivées sur scène, avec Fred Maugalem, vêtues de très jolies robes aux bustiers pailletés de la maison "La Valse Blanche" de Gueugnon.
(Un défilé tellement plus agréable que ceux des années précédentes, où les candidates portaient des robes blanches uniformes qui les mettaient beaucoup moins en valeur, avis tout personnel)












Fred Maugalem a présenté en dernier, Manon Sauvageot, Miss Côte d'Or 2018...

Laure Mattioli a ensuite fait venir près d'elle chacune des candidates. Celles-ci se sont présentées et ont confié au public quels étaient leurs professions ou études, leurs choix de vie et leurs passions.
Bertille Blanchet, 1,78m, 20 ans :

Laura Bortot, 1,71m, 17 ans :

Amélie Cailletet, 1,70m, 20 ans :

Laurine Chandioux, 1,76m, 18 ans :

Maëva Cucherousset, 1,72m, 18 ans :

Naïs Grosmaire, 1,72m, 22 ans :

Fanta Kida, 1,71m, 21 ans :

Automne Prunier,1,78m, 20 ans :

Clara Servonnet 1,70m, 19 ans :

Clarysse Simonot 1,74m, 20 ans :


Laure Mattioli a ensuite fait venir sur scène Manon Sauvageot, Miss Côte d'Or 2018 :


Puis Coline Touret, Miss Bourgogne 2018 :


Hubert Brigand , Maire de Châtillon sur Seine qui accueille depuis neuf ans l'élection de Miss Côte d'Or a salué Laure Mattioli...

Monsieur le Maire a dit sa joie de voir encore en 2019 l'élection se dérouler dans sa ville...et non ailleurs...preuve de sa ténacité à maintenir un tel événement à Châtillon sur Seine...
Cette élection fait connaître notre ville qui a bien des atouts touristiques, quel plaisir de voir autant de monde dans notre beau théâtre Gaston Bernard ! Placé près de Miss France il a dit avoir beaucoup apprécié sa présence, puisqu'elle aussi représente un territoire, certes lointain, mais peu connu... Tahiti.

Un défilé en tenue rétro a ensuite eu lieu, toujours mené par le danseur endiablé Fred Maugalem....






Laure Mattioli a ensuite accueilli sur scène, celle que le public attendait, la charmante Miss France 2018 : Vaimalama Chaves :


Une Miss France 2018 très à l'aise, naturelle, souriante et même rieuse, adorable avec son délicieux accent chantant des îles, une révélation ! bien loin de certaines Miss France trop hautaines ou indifférentes (avis tout personnel)


Le Président du Jury, Roger Saget a retrouvé Laure Mattioli pour la neuvième fois cette année, "nous formons finalement un vieux couple" a déclaré l'animatrice sous les rires du public !

Roger Saget a présenté les membres du jury je n'ai pu en photographier que trois , Laurence Mendoza, secrétaire du Comité Miss Côte d'Or...

Frédéric Cecconi, Président des Vitrines Châtillonnaises..

et Naomi Bailly, qui fut Miss Côte d'Or et ensuite Miss Bourgogne :

Les candidates sont ensuite apparues en maillots de bain motif léopard...





Laure a rendu hommage à Carmen Sambrotta, qui, avec la menuiserie Gresset, a réalisé le superbe décor vintage :

Laure a aussi mis en valeur tous ceux et celles qui ont travaillé dans l'ombre pour cette élection : tous les bénévoles, les coiffeurs, les maquilleurs, ceux qui s'occupent des éclairages, du son, de la photographie, des vidéos etc... sans oublier les sponsors qui soutiennent le Comité Miss Côte d'Or...
Les candidates ont ensuite défilé dans leur tenue personnelle, photographiées par un Fred Maugalem toujours au top !









Après l'entracte, Laure Mattioli est revenue sur scène dans une tenue très années 70 !

Les candidates , dans leurs jolies robes pailletées "la Valse Blanche" se sont retrouvées sur scène...impatientes de connaître les élues de la compétition : deux Dauphines ...et une Miss Côte d'Or 2019, qui participera à l'élection de Miss Bourgogne 2019...et pourquoi pas à l'élection de Miss France 2019 ??

Miss France 2018 est apparue sur scène, suivie de Miss Bourgogne 2018, de Miss Côte d'Or 2018, de Miss Yonne 2019 et la première dauphine de Miss Côte d'Or 2018 ...

Laure Mattioli a dévoilé le nom de "Miss Sympathie", jeune candidate choisie par les autres jeunes filles...

Il s'agit de Fanta Kida, choisie par ses pairs pour sa gentillesse :

Le Président du jury a désigné la seconde Dauphine de Miss Côte d'Or 2019, il s'agit d'Amélie Cailletet :


Le jury a choisi la première Dauphine de Miss Côte d'Or 2019, il s'agit de Bertille Blanchet, couronnée par Miss Bourgogne 2018 :


Et voici venu le moment crucial que tout le monde attendait, les Dauphines en particulier....

La désignation de Miss Côte d'Or est 2019 a été proclamée sous les vivats de la salle : c'est Naïs Grosmaire qui a reçu la couronne des mains de Vaimalama Chaves, Miss France 2018 .

Et voici Miss Côte d'Or 2019, entourée de Miss France 2018 et de Miss Côte d'Or 2018 :

Miss Côte d'Or 2019 et ses Dauphines :

Toutes les Miss, les candidates et les personnalités dans une belle photo de groupe :


Publié le 28 Avril 2019
Traditionnellement, depuis neuf années, la Ville de Châtillon sur Seine organise l'élection de Miss Côte d'Or....
Eh oui, déjà neuf ans que ce superbe événement anime notre ville !
Et, chaque année, la Municipalité de notre ville et le Comité Miss Côte d'Or accueillent pour un cocktail, dans la salle des Conférences de l'Hôtel de Ville, les Miss en titre qui vont animer la soirée de l'élection.
Les sponsors de l'élection, les élus, les bénévoles sont invités à faire la connaissance des Miss, ils ont été très nombreux le 27 avril 2019. .


Roger Grosmaire, Président du Comité Miss Côte d'Or a présenté les ravissantes Miss....

Voici Vaimalama Chaves, Miss France 2018 :

Coline Touret, Miss Bourgogne 2018 :

Manon Sauvageot, Miss Côte d'Or 2018 :

Adeline Cortesi, 1ère dauphine de Miss Côte d'or 2018 :

et Elisa-Marie Lamborot, Miss Yonne 2019 :

Hubert Brigand, Maire de Châtillon sur Seine, s'est dit encore une fois très heureux d'accueillir les reines de beauté que sont ces Miss, il leur a présenté la ville, et a ensuite invité l'assistance à partager le verre de l'amitié.
Miss France a eu la gentillesse de signer des autographes, vous la verrez dans la vidéo que Pierre Magès a tournée.

Publié le 26 Avril 2019

Les séances d’initiation à l’archéo-anthropologie menées par un spécialiste de l’Inrap, les 17 et 18 avril, ont permis aux enfants et à leurs parents de découvrir ce métier passionnant et de saisir l’importance de l’analyse des ossements humains pour la compréhension d’une culture, d’une époque, de l’Histoire.
C'est l'archéologue Jérémy Maestracci, de l'INRAP, qui a initié les participants à cette science peu connue qu'est l'archéo-anthropologie, dans la salle pédagogique du Musée du pays Châtillonnais-Trésor de Vix.





Mais qu'est-ce que l'anthropologie ?
L'anthropologie étudie tout ce qui se rapporte à l'Homme.

Plusieurs disciplines étudient l'Homme : l'anthropologie Sociale qui regroupe l'étude des cultures appelée Ethnologie, et la Sociologie qui est l'étude des Sociétés Humaines.
Lorsque l'archéologue découvre des restes humains lors de fouilles, il doit se poser beaucoup de questions au sujet du squelette.
Quel est l' âge du défunt ?
pour le déterminer il existe plusieurs méthodes : observer la taille des os, est-ce un enfant ? un adulte ?

Il faut ensuite observer la maturation des os, en effet l'âge est donné par les traces de vieillissement : arthrose, usure des surfaces osseuses, pertes de dents.
Le sexe est déterminé par la forme du bassin.
On peut aussi déterminer certaines maladies, les traumatismes reçus par le défunt.

En ouvrant une tombe, on s'intéresse aussi aux pratiques funéraires. L'anthropologue part des vestiges de la tombe pour retrouver le déroulement des funérailles.

L'archéo-anthropologue doit retrouver la taille et la forme de la tombe, et aussi observer comment les défunts ont été enterrés, et avec quels objets.
Il existe beaucoup de types de funérailles différentes outre la classique tombe telle qu'elle existe encore aujourd'hui : l'incinération, la fosse commune et l'ossuaire.
Les apprentis archéologues se sont rendus ensuite sur le lieu de fouilles du Musée, munis d'une pelle, d'un pinceau et d'un seau.

La fouille a révélé tout d'abord un objet funéraire...

puis les os sont apparus (pour les âmes sensibles, je précise que le squelette enfoui était...en plastique !)

Le crâne et les dents...

Le squelette apparaît peu à peu...

Jérémy Maestracci donne des explications complémentaires...



Apparition d'un autre objet funéraire...


Le premier objet retrouvé, mieux dégagé, peut donner bien des indications sur la période historique pendant laquelle le défunt a été inhumé.

Les fouilles sont terminées, la tombe a livré ses secrets...


De retour dans la salle pédagogique du Musée, les apprentis archéologues ont dû remplir un compte-rendu précis de leurs fouilles.



Sur la table, de nombreux documents étaient présents, les enfants et les adultes présents ont pu en emporter plusieurs, merci à l'INRAP pour cette vulgarisation précieuse....

Publié le 23 Avril 2019
Voici les dernières photos de l'initiation au voyage , les richesses patrimoniales et humaines en Châtillonnais "Un automne de l'Ource à la Laigne" :










Publié le 23 Avril 2019
Publié le 21 Avril 2019
François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.
Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.
Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.
En voici un que tout le monde devrait posséder :


Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .
Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.
Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.
C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.
Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.
Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.
Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.
Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.
Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..
Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)
Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.
A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.
Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.
Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.
Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.
Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.
Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.
Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.
En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.
A Citeaux on installa une colonie agricole.
A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.
Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.
Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.
Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

Publié le 21 Avril 2019
François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.
Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.
Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.
En voici un que tout le monde devrait posséder :


Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .
Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.
Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.
C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.
Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.
Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.
Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.
Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.
Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..
Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)
Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.
A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.
Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.
Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.
Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.
Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.
Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.
Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.
En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.
A Citeaux on installa une colonie agricole.
A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.
Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.
Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.
Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

Publié le 21 Avril 2019
François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.
Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.
Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.
En voici un que tout le monde devrait posséder :


Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .
Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.
Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.
C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.
Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.
Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.
Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.
Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.
Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..
Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)
Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.
A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.
Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.
Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.
Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.
Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.
Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.
Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.
En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.
A Citeaux on installa une colonie agricole.
A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.
Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.
Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.
Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

Publié le 21 Avril 2019
François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.
Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.
Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.
En voici un que tout le monde devrait posséder :


Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .
Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.
Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.
C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.
Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.
Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.
Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.
Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.
Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..
Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)
Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.
A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.
Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.
Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.
Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.
Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.
Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.
Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.
En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.
A Citeaux on installa une colonie agricole.
A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.
Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.
Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.
Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

Publié le 21 Avril 2019
François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.
Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.
Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.
En voici un que tout le monde devrait posséder :


Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .
Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.
Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.
C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.
Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.
Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.
Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.
Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.
Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..
Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)
Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.
A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.
Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.
Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.
Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.
Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.
Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.
Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.
En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.
A Citeaux on installa une colonie agricole.
A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.
Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.
Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.
Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

Publié le 21 Avril 2019
François Poillotte, vice-Président de la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais, a demandé à Jean-François Leroux-Dhuys, de venir présenter à Châtillon sur Seine, une conférence sur le devenir des moines cisterciens et de leurs abbayes à la Révolution Française.
Jean-François Leroux a accepté de venir partager son immense savoir avec nous et de cela nous le remercions infiniment.

Jean-François Leroux-Dhuys est journaliste, historien, il fut Maire de Bar sur Aube. Il est un des membres fondateurs de l'Association qui anime le site historique de l'ancienne abbaye de Clairvaux, dans le département de l'Aube.
Jean-François Leroux a écrit une multitude d'ouvrages dont beaucoup font autorité.
En voici un que tout le monde devrait posséder :


Jean-François Leroux nous a dit être heureux d'être présent pour cette conférence, à Châtillon sur Seine .
Châtillon, c'est en effet la ville où le futur saint Bernard passa toute sa jeunesse, étudia avec les enseignants de l'église Saint-Vorles, avant de devenir moine à l'abbaye de Citeaux et plus tard de fonder l'abbaye cistercienne de Clairvaux.

En prélude à sa conférence, le conférencier nous a rappelé ce qu'était la règle de saint Benoît : cette règle monastique privilégie le rapport à Dieu, c'est "la pureté évangélique dans le désert", en deux simples mots : prier et travailler.
Les moines noirs clunisiens ont appliqué aussi cette règle, ils ont prié, mais ont toujours privilégié le "beau" plutôt que le travail.
C'est au XIème siècle que l'Eglise a décidé de revenir à la règle de saint Benoît, les moines qui l'appliquèrent se nommèrent des bénédictins.
Ce sont des bénédictins qui fondèrent l'abbaye de Molesme. Robert, son fondateur, trouvant que la règle de saint Benoît n'était pas assez suivie à Molesme, partit de son abbaye et en fonda une nouvelle à Citeaux.
Cette abbaye nouvelle composée de moines blancs, appliqua de façon drastique la règle de saint Benoît, on les appela des cisterciens.
Elle accueillit celui qui deviendra le chantre de la réforme cistercienne, Bernard de Fontaine. Ce dernier fondera une abbaye à Clairvaux et prendra de ce fait le nom de Bernard de Clairvaux et plus tard de saint Bernard.

Les moines cisterciens priaient et travaillaient avec les paysans, leurs travaux furent les premiers aménagements du territoire. Les cisterciens furent aussi à l'origine de la création des villes , des cathédrales.
Au début des créations des abbayes cisterciennes, tout se passa bien, elles devinrent de plus en plus nombreuses., chacune composée de nombreux moines.
Mais, peu à peu, les difficultés apparurent. Benoît XII définit en 1335 la synthèse cistercienne, les princes et les philosophes s'inquiétèrent, la peste apparut..
Puis ce fut la désastreuse création de la "commende"qui fut dévastatrice pour les abbayes ( La commende était le dépôt d'un bénéfice entre les mains d'une personne qui ne pouvait pas le tenir en titre. C’était une source de généreux profits pour les rois et les nantis du royaume.)
Néanmoins certaines abbayes n'eurent pas d'abbés commenditaires, ce fut le cas de La Trappe et de Clairvaux.
A la Révolution, la Constituante décida de vider les abbayes de leurs moines, d'empêcher les ordres monastiques, d'interdire le noviciat et ensuite de vendre leurs bâtiments et leurs terres aux citoyens qui en avaient les moyens, c'est à dire les membres de la Bourgeoisie.
Toutes les possessions des abbayes furent transférées aux communes et aux districts.
Ces changements, nous dit Jean-François Leroux, se firent dans d'assez bonnes conditions : certains moines retournèrent à la vie civile, d'autres préférèrent la vie collective ou se tournèrent vers le clergé assermenté.
Certains moines s'exilèrent comme les Trappistes qui trouvèrent refuge en Suisse et en Allemagne.
Tous les biens matériels des abbayes furent vendus : marbres, grilles etc... jusqu'aux poignées de portes. Il y eut un certain vandalisme "légal". Les communes se servirent : ainsi Troyes récupéra la riche bibliothèque de Clairvaux (ce qui fut une bonne chose !). Certains objets ont été cachés par les moines comme le crâne de saint Bernard qui se trouve maintenant dans une église troyenne.

Les terres et les forêts furent vendus aux enchères à des bourgeois qui en avaient les moyens, les granges cisterciennes furent cédées avec leurs terres, les plus petites abbayes devinrent des fermes.
Les grandes abbayes intéressèrent les industriels, à Fontenay les Montgolfier installèrent une papèterie, à Morimont, ce fut une brasserie, à Noirlac une fabrique de porcelaines.
Les bâtiments des abbés devinrent de petits châteaux. Hélas les églises tombèrent en ruines et furent achetées par des carriers pour le commerce des pierres.
En 1808, Napoléon promut la peine de privation de liberté. Clairvaux devint alors une prison.
A Citeaux on installa une colonie agricole.
A partir de 1815, on vit revenir des ordres monastiques à la Trappe et à Citeaux par exemple.
Certaines personnes s'aperçurent aussi que les monuments rescapés avaient une valeur historique, ce fut le cas de Viollet le Duc.
Jean-François Leroux fut très applaudi pour son brillant exposé , truffé de détails que je n'ai pu citer ici, car je n'en ai donné qu'un bref aperçu.
Un ouvrage fut remis en cadeau au conférencier par le président de la SAHC : le magnifique livre de Dominique Masson : "Châtillon sur Seine, mille ans d'histoire" en remerciement de sa venue tant appréciée de tous.

Publié le 20 Avril 2019
La conférence de Françoise et Marie-Geneviève Poillotte sur le parc national Kruger avait eu un tel succès, que bien des personnes intéressées n'avaient pu y assister faute de places.
Tous deux proposent donc de nouveau cette superbe conférence ce soir 4 mai 2019, à 20h30, salle des Conférences de l'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine
Venez nombreux, l'entrée est libre !
A noter pour ceux qui consultent habituellement ce blog, qui résident à Dijon, ou dans la région dijonnaise qu'une projection aura lieu à la
Faculté des sciences de Dijon, Boulevard Gabriel, Amphitéâtre Ampère (Rez-de-Chaussée), le mardi 14 mai 2019 à 18 heures 30
à l'initiative de la Société des Sciences Naturelles de Bourgogne et du Groupe des Naturalistes de l'Université de Bourgogne.








