La prison de Châtillon en 1794, vue par Victorine de Chastenay et son frère, Henri-Louis

Publié le 7 Novembre 2025

Notule d’histoire :


La prison de Châtillon en 1794, vue par Victorine de Chastenay et son frère, Henri-Louis

    En mai 1794, la famille de Chastenay, c’est-à-dire le père, Erard Louis Guy, la mère, Catherine Louise, le fils Henri, et Victoire (dite Victorine), qui étaient à Rouen, durent quitter cette ville, car un décret du 27 germinal an II obligeait les nobles à quitter Paris et les villes maritimes.  

Aussi, se décidèrent-ils à retourner en Bourgogne, à Châtillon.  

 Le 27 juin, le département de la Côte d’Or inscrivit M. de Chastenay, par erreur, sur la liste des émigrés, son certificat ayant été « oublié dix-sept jours dans les cartons  du district », et il n’y eut pas moyen d’obtenir un passeport.

Finalement, M. de Chastenay et son fils partirent se cacher dans les bois.

Le lieutenant de gendarmerie de Dijon, arrivé en hâte, ne trouva que Victorine  et  sa mère dans leur appartement de la rue de Chaumont.

 Dans ses Mémoires, parues en 1896, Victorine de Chastenay a raconté, entre autres, comment elle vécut cette période : «  On m’envoyait à la prison, maman malade à l’hôpital … Les scellés furent posés au même instant partout ».                            

 Victorine a raconté son séjour en prison, ainsi que les personnes rencontrées là. Son père et son frère furent arrêtés quelques jours plus tard ; son père fut envoyé à Paris pour y être jugé, et arriva dans la capitale le 14 juillet,  tandis que son frère était emprisonné à Châtillon avec Victorine.

Là, « le dessin fut la ressource de mon frère. Il fit sur un livret tous nos portraits ressemblants ».  

 Ce livret, possédé à la fin du XIXe siècle par le président honoraire du tribunal civil à Châtillon, fut en la possession ensuite, au milieu du XXe siècle, du docteur Ronot, lequel dut permettre que les Archives de Côte d’Or en fassent un microfilm (Photo Collin, Dijon, 19 décembre 1951 ; répertorié sous le numéro : ADCO, 1 Mi 2).

Ce livret comporte 31 dessins côtés (plus une ébauche de dessin), et Victorine a écrit, à la fin : « liste des portraits dessinés d’après nature par mon bon frère, à la maison d’arrêt de Châtillon S.S, an 2, 1794 » ; et, en marge : « 29 juillet 1796 ».               

Voici l’ensemble des portraits dessinés par Henri, numérotés de 1 à 31. Victorine, à la fin du livret, a inscrit les noms des portraiturés, ainsi qu’un commentaire, mais qui, parfois, est un peu différent de ce qu’elle a écrit dans ses Mémoires (M). 

Concernant son portrait, voici ce qu’elle en dit (M) : « « Je m’y trouve  avec mon costume, c’est-à-dire mon voile d’organdi , sur un bonnet pareil et plat, et mon grand fichu de linon  ».

Quant aux activités en prison, « je fis demander une guitare et j’essayai d’en tirer des accords ; M. Carteret et mon frère faisaient crier leurs flageolets . Le soir, nous chantions tous, comme dans toutes les prisons, la Marseillaise à grand chœur … ».
  
 

Figure 1 : Victorine ; dessin n° 9


    A son arrivée en prison, Victorine fut reçue par le concierge, M. Lemoine :             

« le concierge … me dit que mon père l’avait autrefois obligé, et qu’il en serait toujours reconnaissant… Je couchais en septième ou huitième  dans la petite chambre du concierge ; nous étions : lui, sa femme, leur fils cadet âgé de quatorze ans, enfant rempli de sensibilité, deux prisonnières … La mère Lemoyne, bonne et excellente femme, et les deux compagnes de ma chambrée, m’ont rendu dès le premier instant les soins les plus compatissants ; elles faisaient mon lit, le rangeaient dans le jardin ; elles prenaient pour moi une peine que je ne pouvais réclamer et que, sans l’indifférence où j’étais pour moi-même, je ne leur eusse sûrement pas causée » (M). 
 

Figure 2 : M. Lemoine, concierge, ancien militaire, homme excellent (dessin n° 18)


 
Figure 3 : madame Lemoine, femme excellente (dessin n°  19)


 
Figure 4 : Cadet Lemoine, leur 2e fils ; jeune homme aussi bon qu’il était beau. Son frère ainé était alors à l’école de Mars (dessin n°  20)


En prison, Victorine fit d’abord la connaissance de Nicolas Carteret :               

« Au milieu de ceux qui remplissaient la chambre au moment où j’étais entrée, j’avais distingué l’accueil plein de pitié  et d’intérêt que M. Carteret  m’avait fait.

Je ne l’avais jusqu’alors jamais vu. Il m’offrit, au bout de quelques instants, un gros bouquet d’œillets qu’on venait de lui apporter.

Quand je voulus envoyer le concierge Lemoyne à maman, il m’offrit  un morceau de son pain, assez beau.

Je demandai du papier pour l’envoyer, et j’en gardai  une partie, à tout hasard.

Carteret me donna un crayon pour écrire, et je lui demandai de me laisser, ignorant jusqu’à quel point on pourrait me priver du moyen de communiquer par l’écriture …Cependant, mon nouvel ami voulut me faire connaître tous les détails  de notre habitation …

M. Carteret, devenu en peu d’heures le confident de nos vœux à cet égard, me répétait  à chaque instant que pour un noble et un Constituant, la fuite était le seul moyen de salut.

Lui-même, dans une situation qui comportait moins de périls, s’était assuré le moyen d’échapper, s’il était mandé à Paris.

Les bois, en y errant un peu, conduisaient sûrement jusqu’en Suisse ; le clair de lune était superbe ; trois jours, et pour de bons marcheurs, la barrière se trouvait franchie.

Ces conversations me firent vivre… Je fis demander une guitare et j’essayai d’en tirer des accords ; M. Carteret et mon frère faisaient crier leurs flageolets » (M).

 

Figure 5 : M. Nicolas Carteret, négociant, arrêté par l’influence et le crédit du parti, qu’il avait contribué à poursuivre comme hébertiste (dessin n° 12)


    Victorine reçut quelques consolations en prison, et elle fut visitée par le commissaire.   

« J’ai dit comment était distribué le local de notre prison. L’air y était devenu infect, à cause du nombre de ses habitants et de leur extrême misère. Des jeunes filles que je ne connaissais pas m’apportaient souvent  à la grille, ou par faveur du commissaire, de gros bouquets d’aromates et de fleurs. Ce commissaire était le citoyen Rebourceau, boulanger et braseur, homme déjà âgé et devenu jacobin sans qu’on puisse en donner pour cause la vanité, l’ambition ou le dérèglement des mœurs. Le citoyen Rebourceau vivait bien, avec sa vieille épouse et cinq ou six enfants, tous établis ou d’âge à l’être. Aucun ne suivait  de carrière politique … Le bon Rebourceau, jacobin, comme je l’ai dit, mais pénétré du sentiment de la justice républicaine, était de la municipalité et visitait la prison chaque jour ; il fut touché de ma position. Mes camarades me mirent sous sa protection spéciale ; dès le second jour on l’appela mon tuteur, et ce titre fit un prétexte aux témoignages  qu’il me donna d’une inexprimable obligeance … » (M).

Victorine reçut aussi la visite du commissaire du Club des Jacobins.
 

Figure 6 : M. Rebourceau, brasseur, officier municipal., commissaire pour la prison ; plein de bonté pour les prisonniers (dessin 21)


 
Figure 7 : M. Michaut Varennes, perruquier, commissaire du club des Jacobins pour la prison et fort obligeant pour les prisonniers


 
Figure 8 : Mademoiselle Geneviève Mignard, fille d’un boulanger, et qui venait quelquefois à la prison pour visiter les prisonniers (dessin 24)


Henri dessina également le concierge de l’hôpital, où sa mère avait été admise.
 

Figure 9 : Le portier de l’hôpital venu en commission à la prison (dessin n° 26)

Ensuite, Victorine décrit un certain nombre de détenus avec elle, et les raisons de leur incarcération.  

 Il y a d’abord M. de Fresne.

« Je vois encore cet homme excellent, toujours vêtu et se tenant avec propreté et décence. Deux fois seulement, je crois, l’excès de la chaleur lui fit quitter sa petite redingote et l’obligea  de paraître en gilet, dans la foule que nous composions. Ancien et brave militaire, il jouissait, lors de la Révolution, de la considération que lui méritaient ses récits des campagnes d’Amérique.  Il avait une jolie fortune, une belle maison, et menait une vie pleine d’aisance avec son frère, ancien marin, le chevalier de La Roncière. L’émigration enleva ce dernier ; M. de Fresne, resté pour veiller aux intérêts communs, vit démembrer cette fortune, arrondie et réglée à force d’ordre et de soin. Il lui fallut prouver lui-même sa non-émigration ; un certificat de séjour à Luxeuil inculpait de faux un certificat de résidence non interrompue, qu’il avait obtenu à Châtillon, et le malheureux, soumis, quand je le vis, à une procédure criminelle, attendait un jury d’accusation et peut-être une condamnation aux galères… M. de Fresne fut toujours bon pour moi ; je n’oublierai jamais qu’il me dit une fois : «  Si, le jour où je serai envoyé aux galères, j’apprends que votre père est sauvé, je bénirai le ciel de mon sort » (M). 

 
Figure 10 : M. le baron de Fresne, détenu pour une prévention révolutionnaire criminelle.

Il n’était jamais sorti de France ni de Châtillon, hors pour une saison aux eaux de Luxeuil ; or, il avait produit un certificat de résidence, comme n’étant  point sorti de Châtillon depuis 1739, et un autre de la résidence de Luxeuil pendant trois semaines.

Un des deux certificats devait donc être faux  .

 Victorine parle également de M. Rouhier : « Un autre de mes compagnons, M. Rouyer, receveur de l’enregistrement, était un père de famille, honnête, probe, intéressant » (M).

 
Figure 11 : M. Rouhier, receveur d’enregistrement et suspect (dessin 13)


- Parmi les prisonniers, se trouvent aussi des personnes de condition modeste :

«  Il s’y trouvait une cuisinière d’un vieux chevalier  d’Argenteuil, et le beau-frère de cette femme, suspect comme elle. Ils ont été détenus treize mois, et la nouvelle du 9 thermidor apprit seulement à Fanchon le nom même de Robespierre. Fanchon fut excellente pour mon frère et pour moi » (M). 
 

Figure 12 : Madame Fanchon Sauvageot, cuisinière d’un vieux chevalier d’Argenteuil, qui habitait Thouart . Mr Sauvageot, arrêté avec sa femme, était à l’hôpital pour cause de maladie.

Sauvageot, jardinier, de Thouart, dont le portrait est plus bas, était le  beau-frère de madame Sauvageot, laquelle a passé plus de quinze mois à la prison (dessin 5)

 
Figure 13 : M. Sauvageot, jardinier à Thouart,  suspect (dessin 10)


« Je couchais dans la petite chambre du concierge (nous étions 6). J’y eu aussi, une partie du temps, Mme Petit, femme d’un bon laboureur, prisonnière  dix jours pour avoir dit le rosaire, et un homme qu’on a cru depuis avoir subi avant cette époque quelques années de galère » (M). 
 

Figure 14 : Madame Petit, de Bure, incarcérée durant huit à dix jours, pour avoir dit son chapelet à la porte de l’église de Bure (dessin 2)

 Tout était prétexte à être mis en prison.                                                            -

«  Je vis passer un homme au désespoir ; il avait vendu de la poudre de chasse moins cher à prix d’argent qu’au prix des assignats ; dénoncé, il fallut qu’il passât en jugement. J’ai su qu’il s’en était tiré, mais il dut comparaître à Dijon … Ce malheureux avait sept enfants et s’écriait à chaque instant, d’un ton que je crois entendre encore : « Serais-je donc guillotiné ? » … J’ai vu MM. Gris, perruquier, Michâteau, honnête procureur, et un autre, en prison pour un fait semblable ; il s’agissait seulement de poudre à poudrer, leurs amis arrangèrent l’affaire » (M).  

 
Figure 15 : M. Michateau, détenu pendant plusieurs jours pour avoir acheté ou cédé quelques livres de poudre à poudrer, en numéraire. M. Michateau n’était point marchand (dessin 22) 


 
Figure 16 : M. Gris, perruquier, détenu aussi pendant plusieurs jours, pour la même cause (dessin 23)

«  Le nommé Malgras, cabaretier à Vaurois, fut prisonnier plus de quatre mois comme complice de Pitt et Cobourg ; il avait lu le journal tout haut, devant sa porte, un jour que ces mots s’y trouvaient : «  Un particulier a été arrêté au spectacle pour avoir crié : Vive Pitt ! vive Cobourg ! » (M). 


 
Figure 17 : M. Malgras, cabaretier à Vaurois. Il avait lu le journal à sa porte ; on y racontait qu’un particulier avait été arrêté, criant : vive Pitt et Cobourg. On l’accusa lui-même d’avoir proféré ce cri. Il n’est sorti de prison que deux mois après le 9 thermidor (dessin 27)


«  J’ai vu M. Huguenin, ferblantier, condamné à dix jours de prison pour avoir mis son habit des dimanches le dimanche. Il entra en prison revêtu de la pièce probante, un bel habit de drap vert-pomme, avec de beaux boutons de ancre : « Ce n’est pas moi qui suis en prison, disait-il, c’est mon habit » (M). 

 
Figure 18 : M. Huguenet, cafetier, détenu pendant huit ou dix jours, pour avoir mis son habit des dimanches le dimanche et non  pas le décadi (dessin 29)


Enfin, dans les causes curieuses ayant entrainé la séquestration, on trouve le cas de M. Jouette.

 
Figure 19 : M. Jouette, détenu pendant quelques jours, pour avoir étant gris, selon son habitude journalière, parcouru quelques rues de la ville, monté sur un âne, un drapeau tricolore à la main, en disant qu’il était un cavalier jacobin (dessin n° 11)

 Des prêtres se trouvaient dans cette foule de prisonniers.                             -

« Nous avions un vieux curé tout à fait respectable, que l’on avait appelé M. Veto. C’était le curé de Villedieu, et son crime était d’avoir dit : « Il vous faudra un roi, ne fût-il pas plus grand que le petit bout du doigt ».       

 « Le curé de Montigny était un honnête homme, qui avait fait dans sa jeunesse un congé dans un régiment ; sa qualité de prêtre était son crime. Sa malle me servait de siège, quand j’avais à écrire ».        

« Le curé de Louesme était vieux et bon homme. Mes camarades le tourmentaient un peu, à cause de sa simplicité. A tout il répondait d’un accent mécontent : « qu’est-ce que ça vous fait ? ».                                  - «  Nous avions le frère Jean, ancien ermite d’Aignay »                               

 « Un ancien moine, renégat et fort bête, était l’objet de la mésestime de tous ; il était assez doux ». (M).   
 


 
Figure 20 : M. Bertaux, ancien curé de Villedieu, accusé d’avoir dit : «  Il faudra un roi, ne fut-il pas si grand que le pouce » (dessin 16)

 


Figure 21 : L’ancien curé de Montigny, autrefois militaire ; suspect

 


Figure 22 : L’ancien curé de Louesme, arrêté parce qu’il était curé (dessin 8)


 
Figure 23 : « Lhermite » d’Aignay. Il avait failli, avant la Révolution, être victime d’un assassinat et cette affaire n’avait pas, je crois, été bien éclaircie (dessin 28)

 
Figure 24 : M. Putiot, ancien religieux de Pothières, et qui semblait en avoir totalement abdiqué le caractère (dessin 15)

 Enfin, il y avait des « hébertistes », appelés aussi, les « exagérés », dont les principaux membres furent guillotinés le 24 mars 1794 ; cette faction était représentée dans le Châtillonnais par Mongin.  

 « Le curé de Bure ne manquait pas d’esprit ; il était là comme monginiste et non comme prêtre, car il avait pris le parti de se marier. … Je  faisais chaque matin ma prière dans le jardin, et quand il y descendait à ce moment, jamais il ne me troublait ni ne me disait un mot qui eût pu me faire de la peine » (M). 
 
Figure 25 : Mr Meuzi, ancien curé de Bure et marié ; il avait été arrêté en même temps que M. Agnus et pour la même cause


« Une espèce de roulier, appelé Agnus, se trouvait arrêté comme complice de Mongin. Cet homme avait une fille de six ans, qui n’avait jamais voulu le quitter. La pauvre petite est devenue sourde à l’excès ; elle est servante à Saint-Marc et me comble toujours de joie et d’amitiés lorsque j’y passe. Le pauvre Agnus est mort à peu près fou » (M). 
 
Figure 26 : M. Agnus, de Saint Marc, voiturier. Deux partis s’étaient formés, dans les clubs de l’époque. Celui qui l’emporta, pendant un moment, dénonça ses adversaires comme hébertistes, plusieurs furent incarcérés. Mr Agnus fut du nombre, mais bientôt  leurs ennemis arrêtés eux-mêmes partagèrent leur captivité

 Victorine complète ces descriptions de détenus en mentionnant :                                 -

« Nous avions des laboureurs, plus ou moins riches, et en assez grand nombre. Ils n’avaient pas fourni leurs réquisitions aux marchés ; pendant qu’on les retenait et qu’on menaçait leurs vies, leurs femmes cachaient le peu de blé qu’ils possédaient encore » (M).                                   -

Et : «  Nous eûmes un maire de village qui, dans un moment de délire, ayant voulu profaner une hostie, crut lui voir exprimer du sang. L’affaire de cet homme eût été des plus graves, il me paraît qu’on l’étouffa » (M).   

 Outre les prisonniers français, la prison hébergeait des prussiens, que découvrit Victorine en arrivant en prison. « Il y avait sous la fenêtre une cour étroite et profonde, occupée par vingt-deux  Allemands déserteurs, et alors prisonniers pour vols ou autres fautes légères. On leur fit un signal et j’entendis un chant d’une tristesse remarquable, à quatre parties distinctes. Je ne puis exprimer l’effet que me fit éprouver cette musique … ».  
  

 Et Victorine conclut par ces mots :                                

 « Je ne saurais nommer, sans me louer de tous sans réserve, un seul des nombreux et divers camarades que j’eu alors ; tous, jusqu’aux Prussiens de la cour basse, étaient plein d’intérêt pour moi. On m’appelait mademoiselle, du haut en bas de la maison ; la complaisance de tous pour la demoiselle était extrême ». 

 On trouve dans les dessins d’Henri les portraits de deux femmes, incarcérées pour des motifs ne semblant pas politiques.
 
Figure 27 : une marchande passante, prisonnière, pendant quelques jours, mais sans vrais motifs politiques (dessin 4)


 
Figure 28 : Madame Sebille, boulangère, détenue pendant plus de quinze jours, à cause, il me semble, de quelque incident arrivé dans sa maison et sans motifs vraiment politiques (dessin 7)

  Le livret comprend en plus un croquis sans légende, deux croquis ne concernant pas les prisonniers et une esquisse de dessin. 
 
Figure 29 : sans légende (dessin n° 25)


 
Figure 30 : Ce dessin, le premier du livre, n’est point un portrait, il a été fait de mémoire après une rencontre à la promenade (dessin n° 1)


 
Figure 31 : M. Bourceret, meunier à Essarois. Ce portrait a été fait après la sortie de prison et M. Bourceret n’avait jamais été prisonnier (dessin n° 31)

 


Figure 32 : ce dessin est à la fin du livret, sans numéro et sans légende


          (  Dominique Masson )

(Nous remercions vivement les Archives départementales de Côte d’Or de nous avoir permis de reproduire ce microfilm, en particulier M. Edouard Bouyé, directeur des Archives, et M. Frédéric Petot, photographe des Archives) 


 

C'était un article historique de Dominique Masson
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Rédigé par Christaldesaintmarc

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J
Promesse tenue, c'est vraiment exceptionnel....
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