"Au-Delà(s)", un spectacle conté par Ariane Pawin, nous a plongés dans le deuil qui nous submerge à la mort d'un être cher...
Publié le 2 Octobre 2026
Sarah Kennel-Thiriot, la Directrice de la médiathèque Victorine de Chastenay de Châtillon-sur-Seine, a remercié la nombreuse assistance venue écouter la conteuse Ariane Pawin, dont le spectacle, offert par le département sur le thème cette année " Et le temps passe", s'intitule "Au-Delà(s)".....
Ariane Pawin nous a emmenés dans un voyage, où le deuil de sa sœur aînée, morte dans une ville, dont on ne prononcera plus jamais le nom, a impacté le corps, le cerveau, les rêves .
La mort d'un être cher est un "trou qui mange le ventre" nous dit-elle, suivi par l'incompréhension, la colère, la peur...
Suivent des cauchemars, des idées macabres qui se traduisent chez les frères de la conteuse, par des scènes de mutilations avec un opinel...
Ariane Pawin a su faire passer des émotions que, parfois, j'ai écoutées en fermant les yeux, tant elles étaient hors du commun...
Certaines ont été difficiles à admettre, mais finalement tellement évidentes, lorsqu'on se les remémore au retour à la maison..
Oui c'est vrai, tout être humain passe par ces périodes de deuil, d'angoisse , de rêves macabres, car elles nous laissent face à l'absence de l'être aimé et aussi face à la pensée de notre propre disparition...
Le deuil dure 1 jour, 10 jours, 100 jours, 1000 jours... puis il se transforme en paix intérieure, où l'on revoit les yeux si bleus de la disparue, et où on pense à elle avec tendresse..
Ariane Pawin a terminé son récit par un rêve où elle gravit une montagne qui la mène à l'apaisement.
Elle y rencontre une vieille femme qui porte une énorme besace qui, ouverte, laisse s'envoler des âmes rieuses d'enfants, ce qui suit la mort ne serait-il pas si triste que cela ?
La conteuse est apaisée, elle continue son chemin en portant un œuf qui sera, peut-être, la base d'une nouvelle vie....
Beaucoup d'applaudissements ont salué la belle performance de la conteuse qui , dans un décor dépouillé, simplement avec quelques feuilles de papier et sa faculté à mimer l'émotion , a pu nous faire chavirer ...et nous faire réfléchir.
La conteuse a ensuite invité les auditeurs à échanger avec elle, autour d'un verre, offert gracieusement par la médiathèque.