Publié le 17 Mai 2020

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Mai 2020

François et Carole vous proposent de commander leurs délicieuses pâtes artisanales !

Vous pouvbez commander les délicieuses "Epate en Bourgogne" !

Vous pouvbez commander les délicieuses "Epate en Bourgogne" !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Mai 2020

 Lorsqu'on arrive depuis l'église Saint-Nicolas, à Châtillon sur Seine, rue Maréchal Leclerc, on s'aperçoit que quelque chose a changé dans la rue.

En effet, depuis quelque temps, avec la fermeture de plusieurs magasins, la rue semblait bien vide...

Et voilà que l'on aperçoit un tapis de fleurs sur du gazon, c'est superbe !

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

En effet, une nouvelle boutique de fleurs vient d'ouvrir en face du magasin de photographie de Jérôme Labeaune, et tout près de la Pâtisserie Barbier , elle se nomme "Monsieur le Fleuriste".

Photo cliquable :

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

Lorsqu'on y rentre c'est un éblouissement : on y voit ( et on y sent) bien sûr des fleurs, mais aussi des objets de décoration, des produits parfumés, des statuettes...

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs à Châtillon sur Seine....

Et Monsieur le Fleuriste, le voilà....Je lui ai demandé de retirer son masque pour le temps de la photo, mais soyez sûr(e)s qu'il le porte avec ses clients et qu'il fait très attention aux déplacements dans la boutique , COVID 19 oblige !

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs, de décos, de senteurs et de décorateur d'événements  à Châtillon sur Seine....

Voici les indications utiles pour bien connaître ce que Monsieur le Fleuriste  propose et ses horaires :

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs, de décos, de senteurs et de décoration d'événements  à Châtillon sur Seine....

"Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs, de décos, de senteurs et de décoration d'événements  à Châtillon sur Seine....

Allez voir sa boutique, c'est un enchantement !

Et quel plaisir de voir qu'un nouveau commerçant s'est installé à Châtillon sur Seine ! "Monsieur le Fleuriste" a ouvert une superbe boutique de fleurs, de décos, de senteurs et de décoration d'événements  à Châtillon sur Seine....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Mai 2020

Il y a des gens qui savent poser avec des statues....

Un peu d'humour, ça fait du bien....

Un peu d'humour, ça fait du bien....

Un peu d'humour, ça fait du bien....

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Un peu d'humour, ça fait du bien....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 10 Mai 2020

Marie-Geneviève et François Poillotte nous font connaître ci-dessous les différentes sortes de bolets et leurs descriptions. Une étude bien utile aux mycophages ... et aux autres !

A tous les deux :

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Société Mycologique du Châtillonnais

Une récolte inédite en forêt domaniale de Châtillon

par Marie-Geneviève et François Poillotte

Il y a 8 ans, le 16 juin 2012, à l’occasion d’une « herborisation » en forêt domaniale de Châtillon, au lieu-dit « La Grande Réserve », tranchée du Soue de Banne, la présence de quelques bolets, que nous n’avions encore jamais rencontrés dans le châtillonnais, nous a intrigué.


Cinq jours plus tard, le 21 juin 2012, deux exemplaires de ce même bolet, ont été récoltés, en forêt domaniale de Châtillon, Tranchée Botot, sous futaie de Hêtres (semenciers – maille 2920 D 21), et enfin un unique spécimen a été trouvé dans les bois communaux de Buncey, route forestière de Belle Vaucelle, le 1er Juillet 2012 (maille 2920 B 43)


Un examen macroscopique rapide nous a permis d’en faire une détermination assez facile. Il s’agissait de Bolets à beau pied Boletus calopus Persoon (1801) = Caloboletus  calopus (Persoon) Vezzini (2014)
Notre étonnement ne portait donc pas sur l’espèce en tant que telle, mais sur les raisons de sa présence chez nous.


Caloboletus calopus est un champignon strictement acidophile. C’est une espèce fréquente dans le Morvan, où nous la trouvons chaque année lors de nos sorties morvandelles. Nous ne l’avons jamais récoltée dans la forêt châtillonnaise, au cours des multiples prospections faites durant les trente années précédant la récolte ci-dessus.


Sa présence dans les pessières locales, sur sol calcaire, acidifié en surface par la couche d’aiguilles aurait pu s’expliquer, comme c’est le cas parfois avec le Bolet à pied rouge (Boletus erythropus), autre espèce acidophile, que nous récoltons parfois sous les épicéas des Grandes Voies d’Aisey, en forêt domaniale de Chatillon.

 
Mais la récolte qui nous intéresse a été faite sous feuillus, essentiellement de hêtres (Fagus), en un lieu totalement dépourvu de résineux.


Un examen plus attentif des spécimens récoltés nous a permis de déceler une particularité, qui nous avait échappé au cours de l’examen initial, à savoir, l’absence de réseau au sommet du pied.

Ce réseau très apparent sur Boletus calopus était ici absent sur tous les sujets trouvés.

Il ne pouvait donc s’agir d’une anomalie « génétique » affectant quelques-uns d’entre eux.

La consultation de la littérature spécialisée nous a conduit à une forme particulière du Bolet à beau pied, Boletus calopus, f. ereticulatus, parfois érigé au rang d’espèce sous le binôme latin Calobotetus ereticulatus


Caloboletus ereticulatus – description :


-Chapeau : 50 à 100 mm, gris à gris-brun, revêtement mat.

-Tubes : aspect un peu en retrait par rapport au pied, jaune citrin.

-Pores : concolores aux tubes, bleuissant au toucher.

-Stipe :  Hauteur : max 120 mm, largeur : max 60 mm, central, cylindrique ou un peu renflé, à base radicante.

-Couleur jaune tout au sommet, puis rouge ou ponctué de rouge ; Dépourvu de réseau.

-Chair jaune un peu bleuissante. Bleuissement plus prononcé dans le stipe.


Habitat – Écologie :


Les spécimens étudiés ont été récoltés en juin et juillet, sur sol calcaire, sous feuillus mêlés avec dominante de hêtres. Caloboletus ereticulatus est sensiblement identique à Caloboletus polygonius var. ereticulatus.

Toutefois, ce dernier présente des écailles polygonales sur le chapeau, y compris chez les jeunes sujets d’où le nom de C. polygonius.

De plus, l’habitat exclusif de C. polygonius est sous abies (Sapins).
 

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Caloboletus calopus – description.

-Chapeau : 50 à 2OO mm, gris à gris brun, blanchâtre, lisse.

-Pied : rouge à la base et jaune au sommet, parfois rouge sur toute la longueur, réticulé sur sa moitié supérieure.

-Pores : jaune immuable.

-Chair : légèrement bleuissante surtout sur le sommet du pied.

-Habitat, écologie : sur sol acide, sous épicéas et feuillus.

-Comestibilité : sans intérêt. 

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Bolets à chapeau blanchâtre, beige clair, grisâtre, présents dans la forêt châtillonnaise – confusions possibles avec les espèces précédentes.


Trois espèces de bolets dont le chapeau est d’aspect et de couleur identiques aux espèces qui viennent d’être sommairement décrites et qui peuvent être facilement confondues avec elles, sont présentes dont la forêt châtillonnaise.


Le Bolet satan (Bolet de satan) Rubroboletus satanas (Lenz) Kuan Zhao & Zhu L. Yang (2014) Synonyme : Boletus satanas Lenz (1831)


 Description – Écologie :

Espèce de grande taille.

-Chapeau :  diamètre 50-300 mm, couleur blanchâtre, beige clair, lisse ou parfois un peu bosselé.

-Pied : souvent très ventru, entièrement rouge, ou rouge à rose à la base et jaune au sommet : fin réseau concolore.

-Pores : parfois entièrement rouges sur les jeunes sujets, parfois jaunes au début puis virant au rouge orangé et au rouge sang avec l’âge ; bleuissant fortement à la manipulation.

-Chair : blanchâtre, bleuissant à la coupe, surtout dans le chapeau et au sommet du pied.

-Toxicité : le Bolet satan est toxique. Ses toxines sont thermolabiles, c’est-à-dire qu’elles disparaissent en partie par la cuisson. Malgré tout, il est impérativement conseillé de ne pas le consommer
 
-Similitudes et différences avec Caloboletus ereticulatus : Le Bolet satan pour les jeunes spécimens à pores jaunes, peut être facilement confondu avec Caloboletus ereticulalis mais surtout avec Caloboletus calopus.

Il partage avec ce dernier, une couleur identique du chapeau, un pied de même couleur, avec réseau.

Il en diffère par la couleur des pores, lorsqu’ils sont ou deviennent rouge sang. 

Écologie : C. ereticulatus : sol calcaire, sous feuillus. Printemps-été. C. calopus : sur sol acide sous feuillus et résineux. Été-automne.  R. satnas : sol calcaire sous feuillus. Été-automne.
 

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Les pores jaunes (sujets ci-dessus représentés), vont petit à petit, évoluer vers le rouge orangé (chez les spécimens illustrés ci-après), pour prendre enfin une couleur rouge-sang (voir cliché  précédent)

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Le Bolet radicant  Caloboletus radicans (Persoon) Vizzini (2014) Synonymes : Boletus radicans Persoon : Fr.  (1801) - Boletus albidus Roques (1832)


 
Description – Écologie :

-Chapeau : 50-120 mm, sec, lisse, gris-blanchâtre à beige clair.

-Pied radicant, jaune, parfois un peu teinté de rougeâtre ; présence d’un fin réseau au sommet, passant parfois inaperçu ; bleuissant à la manipulation ou dans les blessures.

-Pores : petits, d’un jaune citrin immuable, bleuissant au toucher.

-Chair ; blanchâtre, bleuissant à la coupe, surtout dans le chapeau et au sommet du pied, puis revenant à sa couleur initiale ; plus claire à la base du pied, puis brune à l’extrémité.

-Saveur : amère.

-Habitat : sous feuillus sur sol calcaire ; espèce thermophile présente dans le Châtillonnais où nous la rencontrons chaque année du printemps à la fin de l’été.
 
-Comestibilité : sans intérêt en raison de l’amertume de la chair.
 
Différence essentielle avec les espèces précédemment décrites :  Le jaune des pores et du pied, moins prononcé ; pied dépourvu de rouge si on fait abstraction de la présence parfois de quelques marques roussâtres.

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon


 Le Bolet de Fechtner Butyriboletus fechtneri (Velenovski) D. Arora & J.L. Franck (2014) Synonyme : Boletus fechtneri Velenovski (1922).


 
Description – Écologie :

-Chapeau : 50-80 mm ; crème, grisâtre, lisse.

-Pied cerné de rosâtre dans la partie médiane, jaune d’or au-dessus, blanchâtre en dessous ; fin réseau concolore au sommet.

-Pores d’un jaune immuable, se tachant de bleu au toucher.

-Chair : blanchâtre, bleuissant uniquement au sommet du pied et au-dessus des tubes dans le chapeau ; rosâtre dans la moitié inférieure du pied.

-Habitat : sur sol calcaire et sous feuillus de la fin du printemps à la fin de l’été. Rare

-Comestibilité : sans intérêt.

Différence essentielle avec les espèces précédentes : chair rosâtre dans la moitié inférieure du pied.

Cette particularité est absente chez les bolets décrits ci-dessus.


Butyriboletus fechtneri peut être aussi confondu avec le Bolet faux-royal -  Butyriboletus fuscoroseus (Smotl.) Vezzini & Gelardi = Boletus fuscoroseus Smotl. Boletus pseudoregius (Huber) Estades.

Le Bolet faux-royal, présent également dans le Châtillonnais et qui partage avec le Bolet de Fechtner  le même aspect et la même écologie, s’en distingue par la couleur de son chapeau, vieux rose à rouge vineux. De plus, la chair est bleue dans tout le chapeau, à la coupe.

Chez le Bolet de Fechtner, le bleu de la chair se limite à la partie du chapeau au-dessus des tubes. 

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

 Classification des bolets étudiés :


-Règne : Fungi –

-Division : Basidiomycota

–Sous-division : Agaricomycotina

–Classe : Agaricomycètes

–Sous-classe : Agaricomycetidae

–Ordre : Boletales

–Famille : Boletaceae

–Genres :

Une récolte mycologique inédite en forêt domaniale de Châtillon

Remarque


Nous constatons souvent qu’aux yeux du public, les bolets, quel que soit le genre auquel ils appartiennent, sont désignés sous le nom de Cèpes.

Or, il faut savoir que si tous les cèpes sont des bolets, tous les bolets ne sont pas des cèpes.

Cette appellation, qui fait saliver beaucoup de mycophages, est réservée à quelques bolets seulement, caractérisés par une chair blanche non bleuissante à la coupe ou à la manipulation et dont les pores sont de couleur blanche à l’état jeune (Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) – Cèpe bronzé ou tête-de-nègre (Boletus aereus) – Cèpe d’été (Boletus aestivalis ou reticulatus).
 
 
 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 9 Mai 2020

Avec beaucoup d'humour !!!

Chez Zora coiffure :

Les commerçants se préparent aà accueillir de nouveau leur clientèle !

Les coiffeurs châtillonnais sont prêts à accueillir de nouveau leur clientèle !

Chez Design' Coup :

Les commerçants se préparent aà accueillir de nouveau leur clientèle !

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 9 Mai 2020

L'église de Bouix est sous le vocable de saint Martin de Tours.

Elle date du XVIème siècle.

D'après l'abbé Palvadeau, cette église fut construite à partir de 1545, grâce aux libéralités du chanoine Nicolas Vesou, mais laissée inachevée après sa mort en 1555.

L'église Saint-Martin de Bouix

Les fenêtres sont d'un flamboyant typique .

L'église Saint-Martin de Bouix

La sacristie fut construite en 1860.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Voici un bénitier extérieur, destiné à ondoyer les nouveaux-nés, bien avant leur baptême officiel, il mourrait tant d'enfants à cette époque que l'on prenait des précautions.

En effet, dans la religion catholique on croit que c'est dans les limbes que se rendent les âmes de ces enfants morts sans baptême.

Les limbes représentaient le lieu intermédiaire entre le paradis et l'enfer, où les nouveau-nés n'ayant pas commis de péchés personnels étaient néanmoins éternellement éloignés de la vue de Dieu.

L'église Saint-Martin de Bouix

On pénètre dans l'église Saint-Martin en descendant six marches...

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Le plan de l'église est en croix latine, à trois vaisseaux.

L'église Saint-Martin de Bouix

La voûte est en croisée d'ogives.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin possède deux autels secondaires. Celui ci dédié à sainte Anne.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'autre autel est dédié à la Vierge.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Deux statues de saint Martin ornent l'église.

La première est un superbe groupe sculpté datant du XVIème siècle, intitulé "La charité de saint Martin".

On note la disproportion des personnages, ce qui rend cette statue encore plus émouvante !

L'église Saint-Martin de Bouix

La seconde statue  est plus récente.

L'église Saint-Martin de Bouix

Un autre autel secondaire a été aménagé avec pour base l'ancien autel du chœur enlevé après Vatican II.

En effet, à cette époque, on a installé dans le chœur un autel où le prêtre devait faire face aux fidèles, et les paroissiens n'ont pas jeté l'ancien autel, ils ont bien fait...

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Notre guide nous montre une photo de l'ancien autel qui se trouvait dans le chœur.

L'église Saint-Martin de Bouix

Sur ce petit autel, on admire une bien belle Vierge à l'enfant du XIVème siècle :

L'église Saint-Martin de Bouix

Voici la dalle funéraire de Nicolas Vezou (3ème quart du XVIème siècle) que l'on a installée verticalement pour ne pas qu'elle s'abîme, elle est très belle.

Elle représente la Résurrection des Morts, le défunt sort de sa tombe.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Le chœur de l'église a été décoré en 1868 de peintures au pochoir par monsieur Fry de Laignes.

C'était sans doute magnifique à l'époque...mais j'avoue qu'aujourd'hui, avec l'humidité (l'église est un peu enterrée) les peintures sont devenues écaillées et très laides...je les trouve même affreuses, les murs blancs seraient tellement plus beaux....

La superbe piscine Louix XII n'est même plus visible....

L'église Saint-Martin de Bouix

Le reliquaire de saint Thibault date du XVIIème siècle :

L'église Saint-Martin de Bouix

Voici deux bâtons de procession datant du  du XVIIIème  et du XIXème siècles, le premier représente sainte Anne éducatrice :

L'église Saint-Martin de Bouix

Le second la Vierge à l'Enfant :

L'église Saint-Martin de Bouix

Cette croix de procession est du XVIème siècle.

L'église Saint-Martin de Bouix

D'autres statues  celle-ci  peut être de Jean le Baptiste ?

L'église Saint-Martin de Bouix

Saint Nicolas :

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Les fonts baptismaux :

L'église Saint-Martin de Bouix

Un très beau bénitier :

L'église Saint-Martin de Bouix

Les paroissiens de Bouix ont voulu rendre hommage aux habitants de Bouix morts lors de la première guerre mondiale :

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Les bancs de bois sont superbes :

L'église Saint-Martin de Bouix

Le confessionnal (que je n'oublie pas !)

L'église Saint-Martin de Bouix

Monsieur Francis Dumont, notre guide, nous a emmenés dans la sacristie pour nous présenter ce magnifique meuble de style néogothique de la seconde moitié du XIXème siècle.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

J'aime lever les yeux, lorsque je suis dans une église, pour y trouver des clés de voûte originales que souvent personne ne regarde.

Sculptées naïvement ou plus artistiquement, elles sont souvent la "signature" des ouvriers qui ont bâti l'église, et ce souvenir est pour moi très émouvant....

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

Les verrières du chœur devaient être splendides. Il reste quelques morceaux de vitraux tout en haut, qui datent du XVIème siècle.

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

L'église Saint-Martin de Bouix

 

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Publié le 9 Mai 2020

Dominique Masson m'envoie la liste des beaux poèmes édités par les Archives Départementales de la Côte d'Or, lors du Printemps des Poètes sur le thème du "Courage"....

Du courage il en a fallu aux équipes de soignants, à nos médecins, aux pharmaciens, aux caissières, aux pompiers, aux éboueurs, aux conducteurs de bus, de taxis, de poids lourds ....et à tous ceux dont le travail a été indispensable à la survie de ceux qui se terraient chez eux durant cette épidémie de COVID 19.

Tous ont fait face au danger, tous ont été unis pour affronter à leur manière un ennemi invisible et dévastateur,  et ainsi sauver nos vies.

Et depuis lundi 11 mai,  ce sont tous les commerçants qui font preuve d'un grand courage en ouvrant leurs boutiques, les bibliothécaires leurs collections de livres etc.... pour que tous les Châtillonnais puissent reprendre une vie normale...

Merci à tous et toutes  pour leur courage , on peut aussi les applaudir !

Je leur dédie ces superbes poèmes, tous d'auteurs bourguignons."Le courage en poésie", une publication des Archives Départementales de la Côte d'Or....

"Le courage en poésie"....

"Le courage en poésie", une publication des Archives Départementales de la Côte d'Or....

"Le courage en poésie", une publication des Archives Départementales de la Côte d'Or....

"Le courage en poésie", une publication des Archives Départementales de la Côte d'Or....

"Le courage en poésie", une publication des Archives Départementales de la Côte d'Or....

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"Le courage en poésie", une publication des Archives Départementales de la Côte d'Or....

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Et merci à Dominique Masson pour ce magnifique envoi....

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Publié le 9 Mai 2020

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Publié le 9 Mai 2020

Allo Taxi 21, est une entreprise de transport, dont les propriétaires sont mes voisins, j'admire depuis 2004,  ses beaux taxis tellement  confortables (je les ai testés !).

Allo Taxi 21 une entreprise de transport très performante....

Depuis sa création en 2004 à Châtillon-sur-Seine, ALLO TAXI 21 (Philippe, Marie-Odile & Agnès) assure des transports médicalisés (conventionnés avec l’assurance maladie et sans avance de frais) et privés ainsi que le transport de colis 24h/24 & 7j/7.

Allo Taxi 21 une entreprise de transport très performante....

Allo Taxi 21 une entreprise de transport très performante....

 J'ai remarqué les aménagements que Philippe et Marie Odile ont opéré dans leurs véhicules, pour emmener leurs clients en toute sécurité pendant l'épidémie de COVID 19 et j'ai eu envie d'en parler.

 En effet, depuis le début de l’épidémie de Covid-19, la société ALLO TAXI 21 s’est adaptée pour poursuivre son activité en garantissant la sécurité conformément aux recommandations sanitaires:

-Une vitre de protection en plexiglass a été installée à bord de chaque véhicule. 

Allo Taxi 21 une entreprise de transport très performante....

-Du gel hydro-alcoolique est disponible pour le chauffeur et les passagers.

Allo Taxi 21 une entreprise de transport très performante....

-Des masques peuvent également être fournis.

-Le véhicule est nettoyé et désinfecté entre chaque client.

-Comme auparavant, les transports sont individualisés (un seul client transporté, les accompagnants pouvant être acceptés).

Alors n'hésitez-pas si vous avez besoin d'un transport sécurisé et très confortable, l’équipe est joignable et disponible pour tout renseignement au 0380914040 ou 0603072849.

Allo Taxi 21 une entreprise de transport très performante....

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Publié le 7 Mai 2020

 Le déconfinement s’amorce dans les services de la municipalité. La bibliothèque municipale va proposer un service de distribution de livres pour retrouver sa mission de service public et fournir en livres, CD, DVD et revues ses usagers.

Afin de préserver la santé de tous et selon les recommandations nationales, une ouverture libre de toutes les collections n’est pour l’instant pas envisageable. Un protocole strict de désinfection des retours de documents, de mise en quarantaine et de protection du personnel sera mis en place dès le 11 mai : à la bibliothèque, vous n’attraperez que des bons livres ! L’accès libre à la bibliothèque sera peu à peu rétabli selon l’évolution de la situation sanitaire.

Pour ce service, il suffira d’appeler la bibliothèque au 03.80.91.38.64, ou d’envoyer un mail à

bib.chatillon-sur-seine@wanadoo.fr

en indiquant son souhait et genre de documents pour avoir une date et un créneau horaire. Pour ceux qui préfèrent choisir eux-mêmes leurs lectures, la réservation est également possible en ligne directement via son compte lecteur sur le site de la bibliothèque :

 https://chatillon-sur-seine.bibenligne.fr/

(codes d’accès sur simple demande), puis d’appeler la bibliothèque pour avoir un rendez-vous.

L’équipe travaillant en alternance et toutes les animations décalées, les horaires sont très élargis pour s'adapter au plus grand nombre. Vous pourrez retirer vos documents à la bibliothèque du lundi au vendredi de 9h à 12h et 14h à 18h, et le samedi de 9h à 16h en continu.

Pour des soucis d’efficacité, il est préférable de téléphoner avant 16h (12h le samedi) et au moins 1h30 avant sa venue.

En arrivant, à la bibliothèque, il vous suffira de sonner et une personne de l’équipe viendra vous apporter votre sélection et récupérer vos anciens prêts.

L’accès par la Rue Maubert est maintenu pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer.

Pour les personnes pas encore inscrites qui voudraient bénéficier de ce service, une inscription par téléphone est tout à fait possible, mais le règlement des cotisations ne sera possible que par chèque durant cette période.

 La municipalité a également décidé de prolonger toutes les adhésions en cours de la durée du confinement soit huit semaines, et d’augmenter le nombre et la durée des documents empruntés.

N'hésitez pas à contacter la bibliothèque municipale pour bénéficier de ce nouveau service public !

 

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 6 Mai 2020

Dans sa superbe étude sur les épidémies en Châtillonnais, Dominique Masson souligne le fait que l'on priait saint Roch pour les arrêter, mais  aussi que l'on invoquait saint Sébastien.

http://www.christaldesaintmarc.com/quand-passent-les-microbes-un-notule-d-histoire-de-dominique-masson-a185870344

Les statues de ce saint sont moins nombreuses dans les églises  Châtillonnaises que celles de saint Roch.

Il est vrai que saint Sébastien n'est pas mort de maladie...mais la tradition indique qu'après avoir été pour la première fois criblé de flèches, il guérit !!

Hélas la seconde fois il y laissa la vie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_(martyr)

Voici les statues de saint Sébastien que l'on peut admirer dans les édifices religieux  que j'ai pu visiter, églises et chapelles  :

A Baigneux les Juifs :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Channay :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Poiseul la Ville :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Vaugimois :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Savoisy :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

A Noiron :

Saint Sébastien a été lui aussi prié lors des grandes épidémies qui ont affecté le Châtillonnais....

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Publié le 6 Mai 2020

Droit de réponse de l'Office de Tourisme du Pays Châtillonnais

 

Chers partenaires,

 

En ces temps où la solidarité, l’entraide et la vérité devraient prévaloir, Le Bien Public, via une de ses correspondantes locales, s'est attaqué directement à l’Office de tourisme du Châtillonnais dans un article plein d'inexactitudes dans lequel les sous-entendus remplacent l’information. Le titre est éloquent : « La saison touristique en danger dans le Châtillonnais ». Il est intéressant de constater que, pour l’auteure, cette crise ne concerne que le Châtillonnais puisque, je cite la dernière phrase, « Les Offices de Semur-en-Auxois, Saulieu, Chablis et Tonnerre, quant à eux, répondent aux mails ». Entre ces deux phrases ? Des propos et des dates sérieusement déformés.

 

Il nous paraissait néanmoins essentiel de vous donner réponse à vous, partenaires, qui êtes de plus en plus nombreux à nous soutenir au fil des ans.

 

Tout d’abord, l’Office de tourisme du Châtillonnais, comme tous les Offices de tourisme de France, a été fermé au public le 16 mars. L’évocation de la première saison d’été du Parc national pour commencer l’article est très malhonnête puisque, bien évidemment, cela ne donne pas de dérogation spéciale ou un droit de circuler dans les forêts.

 

Puis, toujours suite aux mesures gouvernementales et pour leur sécurité, les employés ont été mis en télétravail. Nous nous sommes vus dans l'obligation, à contrecœur, de repousser puis d'annuler l’ensemble de nos animations et des groupes programmés jusqu’au 15 juillet.

Après analyse du chiffre d’affaires 2019 pendant cette période et l’anticipation d’une perte financière conséquente due aux annulations, nous avons effectué les démarches nécessaires pour préserver l’emploi de nos salariés, garantir la bonne santé de l’institution et garder la possibilité d’effectuer des actions de promotion importantes dès que l’opportunité nous en sera donnée. Concrètement, nous avons mis les 4 salariés en chômage partiel à partir du 20 avril et sollicité l’aide aux entreprises de

1 500 € pour mars et avril. Nous avons déjà obtenu celle de mars.

 

La nécessité d’avoir eu recours au chômage partiel alors que d’autres offices ne l’ont pas fait résulte de différents facteurs :

  • les offices de tourisme ont des formes juridiques différentes (EPIC, association loi 1901, Régie…), elles peuvent être de droit public ou privé. Les EPIC, par exemple, dépendent directement d’une ou plusieurs Communautés de communes, elles relèvent du droit public.
  • les offices de tourisme obéissent à des conventions d’objectifs et de moyens qui correspondent aux besoins et spécificités du territoire.
  • la commercialisation (boutique, groupes, animations, billetterie) n’existe pas dans tous les offices de tourisme (OT). Elle peut être également très marginale. De ce fait, certains OT dépendent à 100% d’argent public.
  • la taille, le budget, les revenus extérieurs, le nombre d’employés est très différent d’un OT à l’autre.

Dans notre cas, l’office de tourisme est une association loi 1901, de droit privé. Une de ses particularités : la commercialisation de produits touristiques pour mettre en valeur les prestataires du territoire. Elle a également une boutique, de la billetterie et reçoit une cotisation annuelle des adhérents.

Depuis plusieurs années, cette activité est en très forte augmentation et les bénéfices sont intégrés au budget pour mener des actions de promotion. Le taux d'autofinancement est ainsi passé de 6 % en 2014 à 12 % en 2019. Cela représente environ 20 000 € pour l’OT en 2019, l’équivalent d’un emploi au minimum salarial. Sur ces 20 000 €, 40 % résultaient de notre seule activité en avril, mai et juin (19 groupes, les animations et la boutique).

Il nous est donc paru essentiel d’essayer de réduire cette perte en 2020 et d’avoir recours à l’utilisation de ce levier. De ce fait, vous comprendrez également que la comparaison avec d’autres OT, qui ont d’autres problématiques, ou qui dépendent uniquement de financements publics, n’a pas de sens.

 

Le choix du chômage partiel nous permettra également, je l’espère, de pouvoir participer à des actions de promotion importantes en fin d’année et début d’année prochaine. Nous pensons au salon Bien Vieillir à Dijon décalé en octobre, à des points presse, au salon International du tourisme à Colmar fin novembre et au salon des Voyages à Molsheim début janvier. Ces actions répondent à notre mission première de valorisation du territoire ainsi que de ses acteurs et apportent des résultats concrets.

 

Concernant le site Internet, et contrairement à ce qui a été écrit, il est à jour. Toutes les animations dépendant de l’office de tourisme ont été annulées jusqu’au 15 juillet. Attention néanmoins, nous vous rappelons que, si vous êtes organisateurs de manifestations, c’est à vous de faire les modifications sur Décibelles Data en cas de report ou annulation de votre événement. La synchronisation de vos données vers notre site se fait automatiquement. Les mails et les messages téléphoniques sont bien évidemment traités. Toutefois, le délai peut être allongé.

 

Ajoutons enfin que, comme chacun d'entre vous, nous sommes soumis aux directives gouvernementales pour décider de la date et des modalités de la reprise de l’activité. Nous tiendrons un Conseil d’administration en semaine 20 en espérant que l’on soit en possession de tous les éléments. Si les conditions nous le permettent, nous espérons rouvrir nos portes à la fin du mois de mai ou début juin.

 

En attendant, #restezchezvous, et #prenezsoindevous !
 


Sylvain Boulangeot

Président de l'Office de tourisme du Châtillonnais

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Mai 2020

François Poillotte, Vice Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, est un historien passionné par l'histoire du Châtillonnais. Il nous présente aujourd'hui l'évolution de la vie sur le Mont Lassois après la disparition de la cité de la princesse de Vix, une étude fouillée et passionnante, merci à lui !

 Société Archéologique et Historique du Châtillonnais

Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Moyen-Âge

(par François Poillotte)

La vie sur le mont Lassois ne s’est pas arrêtée avec la disparition de la dame de Vix. Si la découverte de la tombe princière en Janvier 1953 dans la vallée oxfordienne, au pied de la butte, a signé l’heure de gloire du site, celui-ci a connu un regain d’activités à certaines périodes.
Nous ne savons pas grand-chose sur les raisons de l’extinction de la présence celte sur le mont Saint-Marcel, et l’époque à laquelle elle a eu lieu. La désaffection de cet habitat princier, dont les substructures ont été mises à jour récemment, s’est sans doute effectuée petit à petit, dès la période du Hallstatt finissant (450 avant J.-C.) ou durant la Tène.

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Le mont Lassois au temps de l’Antiquité tardive


A l’époque romaine, Latisco était devenu, semble-t-il, un simple oppidum gallo-romain, qui aurait été détruit par les vandales, selon le récit tardif (XIème s.) d’un moine de l’abbaye de Pothières.

On ne connaît pas la date précise de cette destruction, qui aurait sans doute eu lieu à la fin de l’antiquité tardive, au cours du IVème siècle.

  L’hagiographe de Pothières parle des Alamans qui n’étaient autres que les Vandales, conduits par Crocus, qui dévastèrent à cette
  époque les cités de la vallée du Rhône et qui furent défaits devant Arles.

Mais on peut se poser la question de savoir si la légende n’a pas pris, ici, le pas sur la vérité historique. 

Voici le récit qu’en fait la chronique : « Un roi des vandales ayant trouvé Latiscon bien fortifié par l’art et la nature, et défendu par une bonne garnison, y laissa une grande partie de son armée pour en faire le siège et que pendant ce temps il continua le cours de ses ravages. «

Après un très long siège, la garnison épuisée pensait à capituler, lorsqu’un des assiégés, plus prudent que les autres, avisa de prendre un jeune bœuf, de le faire jeûner pendant trois jours, ensuite de le rassasier de froment et de le chasser de la ville, afin qu’étant altéré, il courut à la fontaine voisine.

Cet avis ayant été adopté et mis à exécution, le bœuf fut éventré par les assiégeants qui furent très surpris de trouver ses entrailles pleines de froment.

Cette découverte  leur persuada facilement qu’en vain ils s’obstineraient à continuer le siège ; que la ville était imprenable par sa situation, et que d’ailleurs on ne pourrait la réduire par la famine, puisque les animaux même, étaient nourris de froment.

Ces réflexions firent lever le siège aux barbares qui se retirèrent à la hâte. « Bientôt, celui qui avait donné un si joli conseil, représenta aux assiégés qu’en poursuivant les ennemis avec précaution et prudence, on pourrait facilement les détruire.

Aussitôt on prend les armes, on court sans ordre et avec précipitation à la poursuite des barbares, on les atteint aux environs des Jumeaux, à une lieue de Latiscon, et le combat s’engage  de part et d’autre, avec opiniâtreté, et le carnage est horrible.

Cependant la garnison de Latiscon affaiblie par la longueur du siège et de beaucoup inférieure en nombre, commence à battre en retraite et à revenir peu à peu vers la ville.

Les vandales redoublent leurs efforts et poursuivent à leur tour les assiégés ; de sorte que les vainqueurs et les vaincus entrent pêle-mêle dans la place, qui tombe enfin sous le fer des barbares. Tout fut mis à feu et à sang et la ville ruinée. »  
 
Selon certains historiens, comme Lapérouse (Bulletin de la Société Archéologique du Châtillonnais, t 1, 1881) ou Fernand Daguin (Les fouilles de Vertault, 1898, Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t LVII), la destruction de Vertilium,  à la même époque, (milieu du IVème s.), imputée également aux vandales, serait à relier, selon eux, à celle du mont Lassois.

 
La découverte d’un certain nombre de tessons provenant d’ateliers céramiques gallo-romains d’Argonne, décorés de motifs chrétiens, peut laisser supposer que quelques premiers chrétiens étaient peut-être présents sur le plateau supérieur au IVème siècle.

Un petit oratoire y aurait été édifié. Mais on est très loin de la « Ville » dont l’existence est rapportée dans le récit ci-dessus.

La présence chrétienne se confirmera le siècle suivant. Latisco, sera reconstruite et retrouvera une certaine importance, confirmée par les Actes de saint Loup.

Vers 451, l’évêque de Troyes aurait fui sa cité épiscopale, en compagnie d’une partie de son peuple, pour échapper aux hordes hunniques, et se serait ainsi retiré sur le mont Lassois.

  C’est la thèse émise par certains, comme l’abbé Leboeuf ou Lapérouse. Pour d’autres historiens, la cause de cette retraite serait bien différente. Saint Loup se serait réfugié sur la butte du mont Lassois, pour échapper au ressentiment de ses fidèles.


Le mont Lassois au haut Moyen Âge Le Haut Moyen Âge s’étend de la fin du Vème siècle à la fin du 1er millénaire. Durant la période mérovingienne, de 487 à 751, les informations écrites sont quasi-absentes à l’exception de quelques rares données narratives (Grégoire de Tours). La civilisation de l’oral s’est substituée   à celle de l’écrit.

L’époque carolingienne qui lui succèdera sera plus fertile en sources, issues d’une féodalité qui s’affirme, mais aussi de la littérature épique.
L’archéologie a permis d’établir une présence humaine à l’époque mérovingienne, sur l’emplacement de l’ancien site Hallstattien.

Les traces d’un habitat isolé, avec l’existence séparée, un peu plus bas sur le mont Roussillon (à l’emplacement du château d’eau et du grand parking aménagé un peu plus loin) d’une nécropole mérovingienne où plusieurs dizaines de sarcophages ont été mis à jour, atteste cette présence.

La découverte sur le plateau supérieur du mont Saint-Marcel, à proximité immédiate de la maison à abside, datant du 1er âge du fer, lors du décapage de la terre de surface, d’une unique pièce de monnaie en or, datant de l’époque mérovingienne apporte une preuve supplémentaire de cette présence.

L’existence de deux monnaies de la même époque, conservées au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale de France à Paris, fournit un précieux témoignage sur l’importance que ces lieux ont conservé en ce temps-là.

L’une de ces pièces en or comporte sur l’une de ses faces, la légende « Latiscvne » (voir « Le mont Lassois et ses monnaies » de J. Stréer. Bulletin Archéologique et historique du Châtillonnais, n° 6, 2003). Toutefois aucune indication ne nous est donnée sur le lieu où ces pièces ont été frappées ni sur l’endroit où elles ont été découvertes.

 
Saint Valentin, serait né sur le mont Lassois ( ?). Sa date de naissance est incertaine, vers 507 selon A. Lavielle, 1885, ou 519 (Acta sanctorum).

Issu d’une famille de notables romains, installés à Pothières, il aurait été élevé à la cour de Théodebert, roi d’Austrasie, petit-fils de Clovis.

  Fiancé contre son gré par son père, il se serait enfui les veilles de son mariage pour vivre une vie d’ermite dans une grotte des environs de Griselles. Sa piété fut telle qu’il acquit localement une grande réputation qui lui vaudra d’être ordonné prêtre, par l’évêque de Langres.

Il fondera plus tard un petit monastère à Griselles. Décédé vers 547, il sera inhumé dans la crypte de l’église édifiée au sommet de la butte qui domine la vallée de la Laignes.

Un monastère sera fondé plus tard, en 1018, à Griselles, pour perpétuer le culte de saint Valentin.

Ce saint local, dont la notoriété n’a guère dépassé les frontières du Lassois, mais dont la célébration du culte s’est prolongée jusqu’ à la fin du XIXème siècle ne doit pas être confondu avec le « saint patron des amoureux » ainsi désigné par le pape Alexandre VI, fêté le 14 février de chaque année et qui vécut au IIIème siècle.

Dans le Châtillonnais, en dehors de l’église de Griselles, seule celle de Chamesson sera également placée sous le vocable de Saint Valentin de Griselles.


Le culte des saints a été fréquemment célébré, dans cette partie du Lassois, en cette période de christianisme triomphant.

Dans le village voisin de Marcenay où il s’était retiré quelques décennies seulement après saint Valentin, saint Vorles, mort le 16 juin 561 sera inhumé dans l’église du lieu.

Ses reliques furent transférées à Châtillon en grande pompe, en 868.


A l’époque carolingienne, on assiste à un déplacement de l’occupation vers le mont Roussillon et c’est sans doute là que fut édifié un oratoire au IXème siècle dédié en l’honneur de saint Marcel.

Latisco apparaît alors sous l’appellation de « Castellum », c’est-à-dire un château au centre du « Castrum », village fortifié sur une hauteur. 

Le castrum latesconum, comportait en son sein, dès la fin du IXème siècle, cette petite église.

Dans le langage vulgaire de l’époque, le nom de Latisco est devenu « Latss ». On retrouve cette appellation sur le revers de quatre deniers de l’époque de Charles le Chauve, dont la légende est : « CASTELLATS », « CASTERLATSS », ou encore « CASTRELATSS » (J. Stréer, Bulletin SAHC n° 6 – 2003)
 
 
C’est sur le mont Roussillon qu’aurait été édifiée une forteresse, au IXème siècle, par Girart de Roussillon, dans laquelle il aurait résidé, comme le rappelle la légende consacrée à cet illustre personnage par les chansons de geste qui lui ont été dédiées. (Xème s. – XIIème-XIIIème s.)


Aucune trace physique confirmant l’existence d’un tel château n’a été révélée à ce jour, à proximité de la petite église romane que nous connaissons.

Une telle présence aurait-elle été le fruit de la seule légende ? Selon J. Laurent, (cartulaires de Molesme – commentaires – Aspect féodal du Lassois), nul texte digne de foi n’autorise à authentifier le castellum du IXème siècle avec le fabuleux château de Roussillon célébré par la littérature épique de la seconde moitié du Moyen Âge.


Mais qui était Girart (Girard ou Gérard), l’un des personnages centraux de la fin du haut Moyen Âge, fondateur de l’abbaye de Pothières ?  


La vérité historique sur la vie et les exploits de ce grand féodal est difficile à extraire de la légende résultant de la littérature qui lui a été consacrée.


On ignore la date de naissance de celui qu’on appellera Girart de Roussillon en Bourgogne, Girart de Vienne dans le Dauphiné et Girart de Fraite en Provence.

Il a épousé avant 818, Berthe, la fille du comte de Tours, Hugues le Peureux ou le Poltron. A la suite de cette union il deviendra le beau-frère de l’empereur Lothaire 1er, qui avait épousé Ermengarde de Tours, la sœur de Berthe.

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Très tôt, il devint comte du Lassois, puis comte de Paris en 838, sous le règne de Louis le Débonnaire, connu également sous le nom de Louis le Pieux.

Ce titre que portait déjà son père Leuthard 1er décédé en 816, il le conservera au début du règne de Charles le Chauve. 

Au service de Lothaire 1er dont il était le beau-frère, il devint régent du royaume de BourgogneProvence sous Charles le Jeune. Au décès de celui-ci, il sera aux côtés de Lothaire II, contre les prétentions de Charles le Chauve.

La vie de Girart sera dominée par ses démêlés avec Charles le Chauve.

Depuis la bataille de Fontenoy-en-Puisaye en 841,  qui opposa Lothaire 1er  à ses deux frères Louis le Germanique et Charles le Chauve,  et le traité de Verdun, Girart et sa femme Berthe avaient réussi non seulement à conserver mais également à accroître leur patrimoine dans la Bourgogne franque, malgré leur confit avec Charles le Chauve.

Ils savaient aussi que leur situation patrimoniale était précaire face au souverain.

Afin de mettre ses biens à l’abri d’une confiscation éventuelle, mais aussi par piété, Girart fondera divers monastères, notamment dans deux de ses principales villae, l’un de femmes à Vézelay dans le diocèse d’Autun et l’autre d’hommes à Pothières, dans le Lassois, dans le diocèse de Langres, autour des années 858-859. Il les dota d’une grande partie de ses biens en s’en réservant les revenus sa vie durant. Ces monastères furent placés directement sous l’autorité du pape et sous sa protection.


« L’abrégé chronologique de l’histoire des évêques de Langres, jusqu’au concordat de 18011802 » de l’abbé Mathieu, sous la rubrique « Isaac, 37ème évêque »  nous livre une version différente.


Au mois de mai 859, les premières séances d’un concile provincial présidé par Rémy, archevêque de Lyon, en présence du roi, se tiennent à l’église des Saints Jumeaux à Saints Géosme. Il se prolongera à Savonnières à proximité de Toul, où l’élection d’Isaac sur le siège épiscopal de Langres sera approuvée.

Au cours de ce concile, par l’autorité de Charles-le-Chauve, on dépouilla Girart, comte de Roussillon de ses charges, de tous ses comtés et de sa forteresse de Lassois, qui fut rasée nous dit-on, jusqu’aux fondements, «à cause des brigandages que ce seigneur commettait dans les environs et de sa révolte contre son souverain ».

Girart de Roussillon, rentré dans les bonnes grâces du roi, fondera avec Berthe, son épouse, vers l’an 863, l’abbaye de Pothières au bas de son château de Lassois, et une autre pour les femmes  à Vézelay.

Ces établissements seront ratifiés par leur fille. Le monastère de Pothières sera placé sous la juridiction du souverain pontife avec le consentement d’Isaac, évêque de Langres.
 
On le constate, bien des interrogations demeurent quant à la véracité des faits et à leur chronologie.
 
Berthe, meurt en 873. Elle sera inhumée à Pothières, aux côtés de son fils Thierry, prédécédé. Girart, les rejoindra à son décès, en Avignon, en 877.
 
Le mont Roussillon aurait abrité un petit monastère au IXème siècle, placé sous l’invocation de saint Marcel. Cette obédience de la lointaine abbaye bénédictine de Saint-Marcel-les-Chalon, sera cédée, vers 887, à l’évêque de Langres Geilon.
 
 
A la même époque, Latisco, ou ce qu’il en restait, fut détruite par les Vikings, qui remontaient la vallée de la Seine.

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Le mont Lassois fut le siège d’un pagus, le pagus Latiscensis, dont l’existence ne nous a été révélée qu’au début du VIIIème siècle.

A cheval sur les deux départements actuels de l’Aube et de la Côte d’Or, Il s’étendait dans la vallée de la Seine, de Châtillon à Bourguignon, un peu en aval de Bar-sur-Seine ; dans la vallée de l’Ource, depuis Recey jusqu’à la confluence de cette rivière avec la Seine et enfin, sur une partie de la vallée de l’Aube, entre  Lanty et Dancevoir.

Le mont Roussillon a probablement abrité dans les derniers temps du haut Moyen Âge, un semblant d’administration de ce pagus. Girart de Roussillon, fut le plus connu des comtes de Lassois.


C’est également là qu’a été fixé le siège de l’archidiaconé du Lassois, dont l’existence est attestée dès le début du XIème siècle. Son étendue correspondait presqu’exactement à celle du pagus. 

Il occupait le cinquième rang parmi les six archidiaconés qui composaient le diocèse de Langres : 1) Langres ou Grand archidiaconé, 2) Dijonnais, 3) Tonnerrois, 4) Barrois, 5) Lassois 6) et Bassigny. Jusqu’en 1163 l’archidiaconé du Lassois n’était qu’un doyenné, le doyenné du Laçois ou Lassois, qui fut démembré, en deux doyennés, celui de Bar-sur-Seine et celui de Châtillon.  Une charte de donation par l’évêque de Langres, Geoffroy de la Roche-Vanneau, au profit de
  l’abbaye de Montiéramey (Arch. Aube) de 1152, des églises de Loches et Landreville, révèle la présence parmi les nombreux témoins appelés à cette opération, de Ponthius archidiaconus lacesiensis. En 1162, dans une charte constatant la cession au profit de l’abbaye de Clairvaux, par plusieurs curés, de dîmes qu’ils percevaient, on voit encore paraître Hugues de La Chaume, doyen du Lassois, qui portera le titre, dans une autre charte de 1163 de doyen de Châtillon.

Les deux doyennés issus de cette division subsisteront jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.  
 
Le site du mont Roussillon sera abandonné, sans doute à partir de cette époque, et le siège de l’archidiaconé sera transféré à Châtillon.

Ce transfert ne présenta guère d’intérêt localement, puisque l’archidiacre du Lassois avait sa résidence permanente à Langres, sa fonction étant ramenée à une simple dignité, dépourvue de tous pouvoirs. 

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

Le Mont Lassois au bas Moyen Âge Le Moyen Âge classique du XIème au XIIIème siècles assure la transition vers le Bas Moyen Âge.

C’est sans doute la période la plus prolifique pour les sources avec l’introduction de la réforme grégorienne, du nom de son principal artisan, le pape Grégoire VII. 

Cette réforme donnera naissance à de nombreux ordres monastiques dont sont issus la plupart des monastères du Châtillonnais (Molesme, Oigny, Notre-Dame de Châtillon, la Chartreuse de Lugny, le Val-desChoux).

Les multiples écrits qui accompagnent ces fondations, comme les chartes relatant les aumônes, les ventes, les sentences diverses, ainsi que les pancartes, bulles pontificales, ou encore les diplômes, nous fournissent une vision plus fiable des événements que les rares chroniques et récits du haut Moyen Âge, où la légende a trop souvent prévalu.
Ce qui subsistait du petit monastère, sans doute désaffecté avec sa petite église existante sous le vocable de Saint Marcel, devint la propriété de l’abbaye de Molesme, fondée quelques décennies auparavant (1075).
 
 
Robert 1er de Bourgogne, évêque de Langres, frère des ducs Hugues 1er et Eudes 1er, en fit donation à la grande abbaye bénédictine, pour la fondation de son anniversaire, avant 1103, comme nous l’indique la pancarte de cet évêque, du 17 août 1103 : ecclesiam Sancti Marcelli de Monte Latisconis vobis specialiter a nobis donatam pro anniversario nostro faciendo.


Béatrix, épouse de Guy III de Vignory, fera donation de son côté, à Molesme, des églises de Saint Marcel du mont Lassois et de Saint Didier de Montliot, à l’occasion des obsèques de Robert, évêque de Langres, son frère, à l’automne 1111 ou 1112.

  Robert de Bourgogne, en raison de la grande estime qu’il portait à saint Robert, fondateur de Molesme, avait manifesté le souhait de recevoir l’habit bénédictin avant de mourir, et d’être inhumé à l’abbaye.

Il séjournait dans son château de Châtillon, à l’automne 1111 ou 1112, lorsqu’il tomba malade. Présentant sa fin prochaine, il fit appel à Guy de Chatel-Censoir, abbé de Molesme, successeur de saint Robert, décédé au printemps 1111, qui lui remit la coule.

Cette prise d’habit « in extremis », comme l’élection de sépulture dans un monastère, était particulièrement recherchée par l’aristocratie, en ces temps de grande ferveur.
 
Mais un doute apparaît dans la nature même de la libéralité consentie par Béatrix, pour ce qui est de l’église Saint Marcel.

Nous avons vu qu’elle avait été donnée à l’évêque de Langres vers 887. Elle se trouvait donc appartenir à l’Eglise de Langres.

Rien cependant n’interdisait à Robert de Bourgogne de disposer, comme évêque, des biens de son église, ce qu’il fit.

Mais alors se pose la question de savoir à quel titre, la sœur de l’évêque a pu aliéner un bien qui ne lui appartenait pas. Détenait-elle, à titre personnel, des droits sur cette église qui auraient pu lui advenir par succession et partage ?  
 
C’est à la suite de cette prise de possession, que fut érigé par l’abbaye de Molesme, un prieuré sur le mont Roussillon, très peu de temps après l’entrée du site dans le temporel de l’abbaye.

La construction de l’église Saint Marcel que nous voyons aujourd’hui remonte au début du XIIème siècle. Elle a sans doute été entreprise dans les années qui ont suivi la fondation du prieuré et se serait substituée à la petite église de la fin du haut Moyen Âge. 

  Il existait, à moins d’une demi-lieue du mont Lassois, un autre prieuré de Molesme qui eut une existence très éphémère. Le prieuré de Villemartin sur le territoire d’Etrochey a été fondé une décennie avant celui du mont Lassois.

Cette existence est confirmée par une notice qui constate la cession par le duc de Bourgogne Hugues II d’un droit d’usage au profit du prieuré de Villemartin, en présence notamment de Robert, évêque de Langres.

Hugues II Borel a succédé à son père, Eudes 1er mort à Tarse, en Cilicie, lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, en 1102, Robert étant décédé quant à lui, probablement en 1111.
 
La trop grande proximité entre les deux prieurés a nui à leur développement.

Très rapidement, Villemartin sera supprimé et rattaché à celui du Lassois, mais il existait encore en 1145, ainsi qu’en fait état une grande pancarte du pape Eugène III du 18 novembre 1145, confirmant les possessions de Molesme : « ecclesiam sancte columbe cum capella ville martini ».
 
Le prieuré du Lassois ne survivra pas au Moyen Âge. Un prieur était encore en fonctions en 1227.

Cette année-là, l’archidiacre du Lassois constata un accommodement aux termes duquel le curé de Sainte-Colombe-sur-Seine et le prieur de Saint-Marcel du Mont Lassois se sont entendus : le premier, pour prendre en augmentation de son bénéfice, deux setiers de blé sur la
 dîme du prieur de Channay ; le second, pour ne rien abandonner de ce qu’il percevait sur l’église de Sainte-Colombe.

Toute occupation permanente de la butte du Lassois, semble avoir cessé dans le courant du XIVème siècle.

L’activité humaine se limitera principalement à l’organisation, à la fin du Moyen Âge, de manifestations temporaires, sur le mont Roussillon.

Des foires s’y tenaient chaque année à la veille de la Saint-Marcel. A cette occasion, les officiers du duc de Bourgogne, percevaient sur les marchandises vendues, un droit de 12 deniers par livre.

Précisons enfin qu’à cette époque, le mont Lassois dépendait du duché de Bourgogne alors que le village de Vix était en Champagne. Cette appartenance à la Bourgogne, sera confirmée par un arrêt du parlement de Dijon, de 1752. 

 

Conclusion


 
L’histoire médiévale de ce qu’on appelle aujourd’hui la Montagne de Vix, reste à préciser.

Bien trop d’interrogations demeurent. Souhaitons que l’archéologie puisse, dans les temps à venir, apporter les réponses que nous attendons, et suppléer à l’indigence des sources du haut Moyen Âge et aux incertitudes issues de récits trop hagiographiques.  

"Le Mont Lassois, de l'Antiquité tardive au Haut Moyen-Âge", une étude historique de François Poillotte pour la SAHC

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Mai 2020

D.S. nous présente encore de superbes photos d'insectes prises dans son jardin, merci à elle  pour ce moment de bonheur...D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

D'autres belles photos d'insectes et de fleurs réaliséées par D.S.

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