la visite d'Aignay le Duc...
C'est là que réside et travaille Christian,dont le grand-père était une figure très connue d'Aignay le Duc,Monsieur Armatte.
Voici son témoignage:
Nostalgie pure !
Belle description qui me rappelle mon enfance. A l’époque, on parlait de « la route de Dijon », « la route d’Etalante » ou « la route de Beaunotte ». On allait « chez Fournier » acheter viande et charcuterie, « chez Guilleminot » pour le lait frais ou « chez Fleurot » pour l’alimentation en général. A Saint Marc, nous avions la meilleure crème fraîche des environs.
J’ai toutefois quelques informations complémentaires à apporter à votre article.
La maison évoquée portant le nom Armatte n’appartenait pas à Monsieur Louis Armatte, concessionnaire Philips (qui allait en 4cv, et plus tard en Dauphine, à Paris pour acheter ses pièces de rechange pour « TSF » et téléviseurs) et longtemps maire d’Aignay-le-Duc, mais à son grand-père Auguste.. Sa maison, son atelier et son magasin étaient situés à coté de la maison Gelot , en face de l’école. A cette époque se trouvait devant le magasin une pompe à essence, le seul point de ravitaillement en carburant du village. Fin des années 50, Monsieur Armatte acheta une maison située à coté de la mairie dans l’impasse, qui fut aussi une propriété du Comte de Frochot. Celui-ci hérita cette maison de son oncle en 1795. Les actes d’héritage et de vente (11 Avril 1828, à un certain Roger Michelot) sont encore en notre possession. Cette maison fut rachetée en 1850 par la commune d’Aignay pour en faire une école de filles, qui en 1885 déménagea dans le bâtiment actuel.
Le père et la mère de Mr. Armatte, Emile et Jeanne Armatte, habitaient la maison située au coin de la rue de l’Isle et de « la ligne » (nommée ainsi parce que la ligne de chemin de fer, le tacot, allant à Etalante passait à cet endroit). Ils étaient aussi propriétaires de la quincaillerie attenante.
La maison à encorbellements, rue de l’Isle, accueilli fort longtemps le « barbier ». Un café avec coiffeur (le tout dans un local) appartenant à la famille Espinosa, dont le fils, Fifi, se débarrassa pour acheter la maison située en face, où il ouvrit son propre café : La Taverne Du Diable, aujourd’hui point de rencontre des vieux du quartier.
Sur la photo de la Coquille prise à partir du pont, on voit très bien encore une latrine d’autrefois, tombant directement dans la Coquille.
Une charmante petite fontaine se trouve à l'entrée du lavoir, alimentée par une source.
Cette fontaine et ce lavoir se trouvent rue de l’Isle, entre la Taverne du Diable et la boucherie Fournier.
L’hôtel Michaut, à la sortie du village, était le point de rencontre des routiers. Cet hôtel très confortable offrait une cuisine d’excellente qualité et très variée. Malheureusement, avec la diminution des poids lourds, la clientèle diminua rapidement et les propriétaires firent faillite. Cette belle maison est en train de tomber en ruines.
Voici quelques documents joints à sa lettre:
La maison de Louis Armatte qui appartenait autrefois au Comte Frochot.
(au sujet de Frochot,lire le chapitre Aignay le Duc et son Eglise)
Et l'ancien acte de vente signé du Comte Frochot:
Je signale,au passage,que Christian Bay, qui m'avait fait découvrir toutes les beautés d'Aignay le Duc, en est devenu Maire la semaine dernière !
Je le félicite car je sais qu'il fera tout pour qu'Aignay vive ,avec ses vieilles pierres comme avec de nouvelles.