Publié le 3 Octobre 2012

 Création d'une truffière-pilote à Leuglay...

Profitant de la fête de l'automne à Leuglay, Raoul du Parc président de la Maison de la forêt et Christine Dupaty, Présidente de l'Association La Truffe Côte d'Orienne, ont annoncé la création prochaine à Leuglay, d'une truffière expérimentale pilote..

Le but de cette plantation qui se situera près de la rivière,  sera d'étudier plusieurs paramètres :

-L'adaptation de l'écosystème truffier de Tuber Uncinatum (la truffe de Bourgogne) à l'inondation temporaire

-L'adaptation des essences truffières aux condition de fond de vallon (inondations temporaires mais aussi gelées tardives)

-La synergie éventuelle avec d'autres arbres, comme la charmille

-L'évolution des arômes de la truffe

Cette expérience, unique en son genre en Bourgogne, sera la vitrine du travail du sol pour obtenir des truffes en 4 ans (au lieu de 10 dans la nature)

Création d'une truffière-pilote à Leuglay...

Cette expérience sera pilotée par Henri Frochot (photo ci-dessous avec son chien-truffier), assisté d'Alain Chevallier spécialiste de la mycorisation. L'INRA de Dijon, l'Université de Bourgogne, ainsi que des chercheurs allemands, et Vitagora suivront très attentivement cette expérience.

120 plants truffiers seront offerts gracieusement par les pépinières Naudet de Leuglay. La Mairie de Leuglay met à la disposition de l'Association La Truffe Côte d'Orienne, un terrain d'un demi hectare.

Création d'une truffière-pilote à Leuglay...

Cette truffière-pilote aura pour but de faire connaître la truffe de Bourgogne Tuber Uncinatum, la valoriser et permettre son importation vers d'autres pays.

La Tuber Uncinatum retrouvera ainsi ses lettres de noblesse, qu'elle avait perdues au cours des temps, la truffe périgourdine l'en ayant un peu dépossédée.

La Tuber Uncinatum est une excellente truffe, aussi et même plus délicieuse que les autres.

Venez tous vous en rendre compte

le dimanche matin 2 décembre 2012

au deuxième marché de la truffe qui aura lieu à la Maison de la Forêt de Leuglay.

(Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer à  l'alimenter .

Merci.)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Octobre 2012

Lorsque l'on arrive dans le centre de la ville d'Essoyes, on remarque évidemment ce portrait géant , reproduction d'un tableau du célèbre peintre Auguste Renoir : une très jolie femme s'occupant d'un jeune enfant.

Qui était cette jeune femme ? c'est ce qu'est venu nous apprendre Bernard Pharisien, natif d'Essoyes, petit neveu de cette jeune femme... qui se nommait Gabrielle Renard et qui fut le modèle préféré, et la muse d'Auguste Renoir.

"Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

Bernard Pharisien est passionné par son village d'Essoyes, son histoire, son patrimoine, mais il est encore plus passionné par la vie de l'illustre peintre Auguste Renoir qui vécut tous ses étés, de 1888 à 1916 à Essoyes, où il avait acheté une maison.

Bernard Pharisien  est l'auteur de nombreux livres sur cette famille extraordinaire qui compta en son sein :un peintre (Auguste), un acteur (Pierre), un metteur en scène (Jean), un assistant metteur en scène et céramiste (Claude)..

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Voici un autoportrait d'Auguste Renoir, qui commença par être peintre sur porcelaine, puis se dirigea ensuite vers la peinture sur toile.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

A Paris, il rencontra une très jolie jeune fille de 18 ans sa cadette, Aline Charigot, couturière. Il la représenta avec un petit chien dans sa célèbre toile "le déjeuner des canotiers".

Aline Charigot était native d'Essoyes dans l'Aube.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

En1894, le couple est installé dans cette maison parisienne (devant laquelle à présent on peut voir la statue de...Dalida !!). Aline et Auguste ont vécu tout d'abord non maritalement, ils ne se sont mariés qu'en 1890.

Leur premier fils : Pierre Renoir qui deviendra un célèbre acteur de cinéma, est né en 1885, rue Houdon, sur le côté sud de la Butte Montmartre..

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Aline portant Pierre dans ses bras :

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Neuf ans plus tard , en 1894, Aline met au monde un second fils, Jean Renoir, qui deviendra le grand metteur en scène que l'on connaît. Il est né au Château des Brouillards, rue Girardon.

Aline qui avait beaucoup "forci" et était fatiguée, désira avoir avec elle, pour l'aider à tenir le ménage, une jeune fille .  Elle demanda à une de ses cousines d'Essoyes, Gabrielle Renard, de venir à Paris en tant que "bonne à tout faire"...A tout faire était le mot, car Auguste Renoir désirait aussi avoir un modèle à demeure.

Auguste se fit envoyer une photographie de Gabrielle...

Il fut séduit par sa beauté et accepta la venue à Paris, de la cousine de son épouse

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Gabrielle était née dans cette maison d'Essoyes. Cette maison fut démolie et reconstruite , c'est sur le mur de la maison neuve  que se trouve le portrait  que j'ai montré montré plus haut.

"Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

Bernard Pharisien nous a appris, durant sa conférence, bien des petits secrets de la famille Renoir, en particulier qu'Aline et son mari, ne voulaient dans leur maison qu'un enfant à la fois...A la naissance de Jean, elle expédia donc l'aîné, Pierre, à l'Institution Sainte Croix de Neuilly sur Seine.

Gabrielle se prit d'affection pour le petit Jean, et s'en occupa merveilleusement bien.. A la fin de sa vie, Gabrielle rejoignit Jean aux Etats-Unis et résida auprès de lui à Hollywood, preuve de la tendresse qu'ils se portaient tous les deux.

"Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

Auguste Renoir a peint ce remarquable et très beau portrait de sa famille : A côté d'Aline, Pierre, adolescent fait les yeux doux à une jeune fille, tandis que Gabrielle s'occupe de Jean qui commence à marcher.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

La beauté de Gabrielle fit d'elle le modèle préféré de Renoir... Il l'a peinte de très nombreuses fois, tout d'abord à la maison

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Puis au dehors... Ici Gabrielle a posé pour les deux lavandières.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Auguste Renoir acquérait des morceaux de tissu qui lui servaient à vêtir son modèle, ici il a transformé Gabrielle en algérienne...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Et petit à petit le peintre fit dévêtir son modèle...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

D'autres modèles posèrent aussi, nues, pour Auguste Renoir...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Sur cette photo on voit Jean qui regarde son portrait , les cheveux coupés pour la première fois. Les garçons en effet à cette époque gardaient leurs longs cheveux jusqu'à quelquefois six ans.

Cette coupe de cheveux coïncida avec sa mise en pension à l'Institution Sainte Croix de Neuilly...pourquoi ? eh bien parce que la famille venait de s'agrandir: un troisième garçon, Claude était né en 1901, Jean partit en pension, comme Pierre l'avait fait à sa naissance, à contre-coeur, il quitta sa chère Gabrielle...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Aline porte toujours sur cette toile, un chien comme sur le tableau représentant le " déjeuner des canotiers", mais elle a beaucoup changé !!

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Sur cette photo, la famille Renoir au complet: Aline porte Claude, à côté d'elle Jean au visage flou, à droite Pierre , Auguste est assis à droite.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

L'arrivée de Claude nécessita l'embauche d'une nouvelle nourrice, les Renoir engagèrent une jeune fille d'Essoyes, née à  Châtillon sur Seine, Renée Jolivet.

C'est madame Jolivet mère, sage-femme, qui avait accouché Aline.

Jenry Camus m'a envoyé une biographie qu'il a réalisée de Renée Jolivet, je l'ai publiée dans un article que vous pouvez consulter ici :

http://www.christaldesaintmarc.com/renee-jolivet-modele-de-renoir-c212543

Voici le portrait de Renée portant Claude.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Gabrielle Renard resta au service des Renoir .

Ceux-ci avaient acquis une maison à Essoyes, ils y passaient tous leurs étés, Gabrielle y retrouvait son village natal avec joie ...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Gabrielle suivit les Renoir dans le midi, quand le peintre acheta une maison à Cagnes sur Mer, "les Collettes". Atteint de rhumatismes déformants, il lui fallait la chaleur du climat méditerranéen pour avoir une vie moins pénible..

Il continua de peindre Gabrielle...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Une brouille survint entre Madame Renoir et Gabrielle, Bernard Pharisien avoue ne pas savoir pourquoi...Elle fut congédiée fin 1913.

Gabrielle avait fait la connaissance d'un  peintre américain, Conrad Slade, qui avait fréquenté  les Beaux Arts à Paris et qui, surtout, voulait rencontrer son peintre favori, Auguste Renoir.

Gabrielle devint madame Slade...Elle eut un enfant, Jean.

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Cette photo, pleine de tendresse, nous montre Jean Renoir et sa chère Gabrielle...

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Sur cette autre photo, on voit Pierre Renoir à droite, à côté de sa très jeune femme Lisa. Gabrielle se trouve derrière.

A gauche, assis, Conrad Slade, le mari de Gabrielle, l'admirateur d'Auguste Renoir...qui finit même par ressembler à son idole !!

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Gabrielle, même âgée, avait gardé toute sa beauté !

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Le fils de Gabrielle, Jean Slade, vit toujours, il a..92 ans !

En écoutant Bernard Pharisien, nous avons appris beaucoup sur la vie d'Auguste Renoir, par exemple qu'il ne signait pas ses toiles avant de les vendre. Lorsqu'un amateur voulait en acheter une, il la signait devant lui, pour que le collectionneur sache qu'elle était authentique.

Renoir, dès le début de sa carrière de peintre, avait compris que la bonne société serait son meilleur débouché. Magnifique portraitiste, il réalisa de nombreuses toiles représentant les membres de la riche société bourgeoise de l'époque , comme ceux de la famille Charpentier :

"Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

La famille Renoir ne manqua donc jamais d'argent, il arrivait qu'on achetait une maison avec la vente d'un seul tableau.

Malgré cela, Auguste tint toujours ses comptes au centime près !

De bonnes indications sur les personnages  de certains de ses tableaux, ont été données par Gabrielle qui écrivait par exemple à Vollard, célèbre galériste.

De nombreux documents sont encore à examiner, ce n'est pas demain que Bernard Pharisien arrêtera sa quête, et c'est tant mieux, tant l'histoire de la famille Renoir est riche et le passionne !

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Bernard Pharisien a écrit de nombreux livres sur Essoyes et la famille Renoir, il nous présente un de ses ouvrages, "Quand Renoir vint paysanner en Champagne", qui fourmille de documents sur la vie du peintre, en été, à Essoyes.

"Gabrielle, muse de Renoir", une passionnante conférence de Bernard Pharisien

Pour finir, voici une photographie  de Gabrielle qui se trouve sur le mur d'une boutique de la maison de Champagne Charles Collin d'Essoyes, c'est vrai qu'elle était très belle Gabrielle....

"Gabrielle, muse de Renoir", une conférence de Bernard Pharisien

Deux sites à consulter :

http://renoir.chez.com/

http://www.renoir-essoyes.fr/

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 1 Octobre 2012

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

(collection Gilles Freyssinet: à gauche Francis Carco sur un quai de la Seine en 1930)

Une soirée magique a réuni de très nombreux auditeurs, samedi 29 septembre 2012, sous la yourte de la Compagnie des Gens, esplanade Saint Vorles à Châtillon sur Seine.

C'est là que Gilles Freyssinet, grand spécialiste de Francis Carco, est venu évoquer cet auteur, malheureusement un peu oublié, qui vécut dans notre ville ses années d'enfance et d'adolescence.

Annick Gueneau qui a invité Gilles Freyssinet à venir nous parler de Francis Carco, a eu la très bonne idée d'associer à cette conférence notre talentueuse troupe châtillonnaise "La Compagnie des Gens". Les acteurs de la Compagnie, à la fois musiciens et chanteurs, ont lu avec fougue des extraits d'oeuvres de Carco, mais ont aussi interprété de bien belles chansons écrites par M'sieur Francis...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Gilles Freyssinet évoqua tout d'abord les toutes premières années que Francis Carcopino-Tusoli (son nom sera plus tard simplifié en Carco) passa, après sa naissance à Nouméa, dans l'île du bagne, la Nouvelle Calédonie.

Puis il s'attarda sur le séjour que fit Francis Carco dans notre ville de Châtillon sur Seine...Séjour qui fut inoubliable pour lui, en témoignent ces quelques lignes qu'il écrivit dans "Mémoires d'une autre vie" :

 "L'influence qu'exerça peu à peu sur moi la petite ville de Châtillon-sur-Seine fut si forte qu'en m'attardant plus tard sous ses ombrages et le long de la promenade de la Douix, je sentis à quel point elle m'avait donné de la France un amour, une douceur, une tendresse qu'aucune autre passion n'a jamais émoussés"

 En effet, dans "Mémoires d'une autre vie" qui paraîtront fin 1934, Francis Carco évoque avec émotion ses jeunes années passées dans cette ville proche des sources de la Seine, fleuve que le poète et romancier de Paname se plaira à célébrer tout au long de ses écrits.

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Lors de la parution de "Mémoires d'une autre vie", une jeune lectrice parisienne, madame Jean Graven, se procura l'ouvrage, et s'aperçut avec stupéfaction que l'auteur parlait...de sa mère ! En effet, Germaine, dont Carco parle avec tendresse dans son ouvrage, était la jeune fille dont il était secrètement amoureux lors de sa jeunesse passée à Châtillon sur Seine...

Elle rencontra l'auteur, et une grande amitié s'ensuivit entre les familles Carco et Graven.

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Clarisse, l'arrière-arrière-petite fille de Germaine, a lu les lettres que son arrière-grand-mère, madame Graven,  écrivit à Francis Carco, et les réponses que ce dernier lui fit.

Ces lettres, Francis Carco les avait conservées, collées sur la page de garde d'un de ses ouvrages...

Gilles Freyssinet a épousé Valérie, la petite-fille de monsieur et madame Graven, sa fille Clarisse est donc l'arrière-arrière-petite fille de Germaine, la Châtillonnaise !

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Le récit de la vie de Francis Carco, à Châtillon sur Seine, par Gilles Freyssinet, fut illustré par des passages lus par les membres de la Compagnie des Gens...le père et le fils étaient en conflit perpétuel, les coups et les insultes pleuvaient sur l'enfant, ces maltraitances développèrent sans doute chez lui le "goût du malheur" ...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Après le récit de la vie châtillonnaise de Francis Carco, Gilles Freyssinet évoqua  celle qu'il mena à Villefranche sur Rouergue, puis à Rodez où fut nommé son père, conservateur des hypothèques...une vie bien tumultueuse où les démêlés avec ses professeurs, puis plus tard en tant que pion de lycée avec les proviseurs ne manquèrent pas !

Car Francis, outre sa "dissipation" dans les bars mal famés, ne pensait qu'à une chose: écrire des poèmes, et aller à Paris, côtoyer les milieux interlopes, ce qui finit par arriver.

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

A son arrivée à Paris, après une longue période de vaches maigres, il fit la connaissance de beaucoup d'écrivains célèbres dont Tristan Derème, et de  Rachilde, l'épouse d'un éditeur célèbre qui le fit éditer... Ce fut le début de sa notoriété qui ne cessa plus.

Il obtint le grand prix de l'Académie Française pour "L'homme traqué", mais n'oublions pas l'ouvrage qui le fit connaître, le fameux "Jésus la Caille"

Francis Carco, outre de nombreux romans,  écrivit de belles chansons comme "le doux caboulot"...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

La mise en scène de la soirée fut superbe : en effet, par moment, un spot éclairait une photo de Carco, tandis que l'on entendait sa voix chaude nous raconter des périodes de sa vie, c'était très émouvant, on l'aurait cru tout près de nous.

Il faut dire que Gilles Freyssinet a une collection extraordinaire sur Francis Carco : lettres, ouvrages, photos, documents sonores... Quelle joie ce serait pour les châtillonnais de pouvoir un jour les admirer lors d'une exposition dans notre ville ! Pourquoi ne pas l'espérer ?

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco eut de très nombreux amis écrivains, comme Colette, qui fut peut-être sa plus fidèle amie.

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

(Collection Gilles Freyssinet: Francis Carco et son amie Colette)

Il fut aussi l'ami de Roland Dorgelès, Pierre Mac Orlan, Louis Aragon...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

En hommage à un grand ami de Carco, Pierre Mac Orlan, la Compagnie des Gens interpréta  magnifiquement "la fille de Londres"...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Plusieurs autres chansons furent interprétées par les membres de la Compagnie des Gens :A l'enseigne du temps perdu, au bar du dernier verre, c'est dégueulasse et nuit d'hiver.

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Il y avait deux Francis Carco: l'un, très sérieux, qu'on appelait  Monsieur Carco, académicien Goncourt, commandeur de la Légion d'Honneur, et l'autre, que l'on surnommait M'sieur Francis, celui qui aimait  le Paris de la pègre et des milieux interlopes, les souteneurs, les prostituées...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

(collection Gilles Freyssinet)

A la fin de sa vie, Francis Carco fut atteint par la maladie de Parkinson. Son ami Louis Aragon composa un magnifique poème pour ses obsèques, poème que Jean Ferrat transforma en chanson,  chanson  que nous avons écoutée  avec une grande émotion à la fin de la conférence.

Gilles Freyssinet a écrit un ouvrage intitulé  "Francis Carco, le Paris de M'sieur Francis", un très beau livre qu'il nous a dédicacé avec une grande gentillesse.

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

 Gilles Freyssinet m'a confié, avant le spectacle, que son voeu le plus cher serait de  voir un jour son extraordinaire collection exposée dans un petit musée...pourquoi pas à Châtillon sur Seine ??, ce serait vraiment magnifique...

Francis Carco évoqué magistralement par Gilles Freyssinet et la Compagnie des Gens...

(collection Gilles Freyssinet, à droite, Francis Carco au Lapin Agile en 1930)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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