Publié le 16 Janvier 2013
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Publié le 16 Janvier 2013
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Publié le 16 Janvier 2013
Voici une magnifique vidéo de Christian Labeaune, où l'on voit un oiseau peu commun, le gros bec casse-noyaux et quelques verdiers bien apeurés !
bravo au caméraman !!![]()
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Publié le 15 Janvier 2013
Publié le 11 Janvier 2013

Anne Bouhélier, viticultrice à Chaumont le Bois, a réalisé une étude fort intéressante sur les pressoirs du Châtillonnais..
C'est un mémoire qu'elle a soutenu dans le cadre de son diplôme Universitaire "Vin, Culture et Oenotourisme" à l'Université de Bourgogne.
Une étude importante qui n'avait encore jamais été menée en Bourgogne !
La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine nous a conviés, dans la salle des Conférences de l'Hôtel de Ville, à une passionnante conférence d'Anne Bouhélier sur ces fameux pressoirs.
Anne a évoqué l'existence des pressoirs depuis l'antiquité , et bien sûr le plus célèbre en France au 19ème siècle : le "pressoir Châtillonnais"..

En faisant des recherches dans le Grand Larousse, Anne Bouhélier avait découvert qu'à la section pressoirs, était mentionné un pressoir qui portait le nom de notre région.
Elle a donc fait des recherches approfondies sur la question, recherches qui lui ont offert bien des surprises..

Sur cette carte , on voit où se trouve le Châtillonnais, au nord de la Côte d'Or et au sud de la Champagne.
C'est dans ce Châtillonnais que va avoir lieu les 26 et 27 janvier la Saint Vincent Tournante des Crémants de Bourgogne.
Saint Vincent , nous dit Anne, est le patron des vignerons parce qu'il fut martyrisé sur un pressoir !

Dès l'antiquité, on pressait le raisin, on a retrouvé des traces de ce pressage sur des sites gallo-romains comme Selongey, mais c'est au Moyen-Age qu'apparaissent les premiers véritables pressoirs.

Les pressoirs étaient alors le monopole des abbayes. Les moines faisaient du vin pour plusieurs raisons : la liturgie, leurs besoins personnels et l'accueil des pélerins.



La noblesse , elle aussi possédait des pressoirs banaux, c'est à dire qu'elle en était propriétaire et en assurait l'entretien. Tous les vignerons étaient obligés d'aller y presser leur vendange et devaient verser au seigneur environ 12,5% de cette récolte. L'heure du passage au pressoir était réglementé, ce qui n'était guère pratique.



Il n'y a plus de ces pressoirs dans les villages, mais les lieux-dits rappellent leur existence.

On utilisait des pressoirs à levier ou à "abattage", de très grande dimensions, en chêne, sauf la vis centrale qui était en noyer, orme ou sorbier.


Le pressoir de l'abbaye de Molesme est encore visible, il est magnifique.

Le raisin était foulé dans un cuveau, puis on faisait une première pressée. On découpait ensuite plusieurs fois la masse compacte des raisins, pour faire 3 ou 4 pressées supplémentaires.
Dans la roue à écureuil, un homme actionnait le mécanisme.


Les pressoirs anciens ne subirent qu'une très lente évolution jusqu'à la Révolution, où ils furent souvent vendus comme biens nationaux.

Au XIXème siècle la surface des vignobles châtillonnais s'agrandit. De 1800 à 1860 la surface des vigne doubla, leur surface totale avoisinait les 3000 hectares (seulement 220 de nos jours !)
Mais la pénurie de bras se fit sentir, il fallait inventer de nouvelles façons de presser le raisin avec des appareils moins chers et qui nécessitaient moins de main-d'œuvre.


Le châtillonnais de cette époque était riche en forges qui utilisaient le minerai de fer local abondant et le charbon de bois issu de ses forêts.
Auguste Viesse de Marmont possédait de grandes forges à Sainte Colombe sur Seine qu'il modernisa en en faisant des forges à l'anglaise. On produisait donc du fer en quantité et on le transformait dans des ateliers à proximité. Marmont qui avait quelques vignes et "champagnisait" déjà son vin, confia la construction d'un pressoir à un serrurier, monsieur Poirier.

C'est grâce à la présence des forges du Châtillonnais qui travaillaient le fer , que le pressoir à vis métallique actionné par des engrenages fit son apparition un peu plus tard, inventé par un châtillonnais (originaire de Villedieu les Poëles en Normandie) mais installé à Châtillon comme serrurier-mécanicien : Amand-Lemonnier..

La maison et l'atelier d'Amand Lemonnier donnait d'un côté rue de Chaumont (actuellement rue Docteur Robert), et de l'autre du côté de la Seine.

Le nouveau pressoir inventé par Lemonnier, qu'on appellera "le pressoir Châtillonnais" est un pressoir à engrenages métalliques qui est seulement manœuvré par deux hommes qui actionnent les manivelles.

A cette époque, un pressoir pour un vigneron était un achat important, beaucoup ne pouvaient se l'offrir. Il existait donc des "pressureurs" qui passaient de villages en villages pour presser la vendange, avec des pressoirs châtillonnais locomobiles.

Le pressoir Châtillonnais eut un grand succès , il obtint de très nombreuses médailles aux expositions universelles : 13 médailles d'or, sans compter d'autres prix importants.

On peut d'ailleurs voir une maquette du pressoir Châtillonnais au Musée des Arts et Métiers, preuve de sa notoriété.

D'autres fabricants inventèrent des pressoirs très hétéroclites et compliqués, qui n'eurent jamais le succès de celui d'Amand Lemonnier.

Amand Lemonnier n'ayant qu'une fille, qui épousa un percepteur, n'eut pas de successeur, il s'associa donc à Amédée Nouvion.


Anne Bouhélier a essayé de retrouver des traces d'anciens "pressoirs châtillonnais", ce fut difficile, puisque ces pressoirs furent détrônés plus tard par un nouveau type de pressoir, le pressoir américain, qui n'était manœuvré que par...un homme !!
Quelques pressoirs et documents retrouvés :
Nicey :

Celui-ci a été restauré par la famille d'Anne Bouhelier à Chaumont le Bois.

ancien pressoir de Plombières les Dijon :

cave de Saint Antoine à Chablis :

Montliot et Courcelles :

Comme je le disais plus haut, un nouveau pressoir arriva sur le marché dans le dernier quart du XIXème siècle, le pressoir à levier multiple différentiel, connu sous le nom de pressoirs à cliquet, ou "pressoir américain", manœuvré par un seul homme.


Le Châtillonnais resta un pôle de construction de pressoirs avec trois constructeurs:Lhomme, Courtois et Rouot.

Le petit-fils d'Amand Lemonnier (le fils du percepteur !) , Célestin Courtois était ingénieur agronome, mais il devint le digne successeur de son grand-père en fabriquant lui aussi des pressoirs. Il avait épousé la cousine de Louis Cailletet. Son atelier se situait rue de la gare. Courtois déposa des brevets pour des mécanismes de pressoirs.

Su cette photo on voit à droite, Louis Cailletet, qui surveille le pressurage de la récolte de sa vigne à Mosson, vers 1900.


La ville de Châtillon sur Seine a fait installer des pieds de vigne sur le rond-point près de chez moi. Au centre on y a placé un pressoir...américain.

La famille Bouhélier a restauré un "pressoir Châtillonnais" et l'a présenté à la fin des vendanges 2009. On y a fait une pressée.

Pour terminer, une photo que j'ai prise au cimetière Saint Vorles : la tombe de la famille Lemonnier-Courtois :

François Gaillard, au nom de la Municipalité de Châtillon sur Seine a remercié Anne Bouhélier pour sa si intéressante conférence...

Un livre regorgeant de renseignements, de photos, sur le "pressoir Châtillonnais" (et les autres), écrit par Anne Bouhélier et publié par "Images en Châtillonnais", existe, vous pourrez vous le procurer à l'adresse ci-après...
Il est aussi disponible en prêt à la Bibliothèque Municipale.

http://pressoirs-chatillonnais.over-blog.com/
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Publié le 10 Janvier 2013
Michel Massé a réalisé de magnifiques clichés de coqs surmontant les clochers des églises du canton de Châtillon sur Seine.
Ces coqs sont posés sur des croix originales souvent très différentes.
Voici quelques unes de ses belles photos, par ordre alphabétique, d'autres suivront un peu plus tard.
Merci à Michel Massé d'avoir si bien photographié ce patrimoine dont on ne soupçonne souvent pas la beauté, et de m'avoir confié son magnifique travail.














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Publié le 10 Janvier 2013
L'église de Channay, placée sous le vocable de Saint Martin, date des XVème et XVIème siècles.

A l'arrière de l'église se dresse le superbe "Arbre de la Liberté", planté en 1848.

Le clocher surprend par son imposante puissance :

Une croix extérieure date de 1810, elle est ornée d'un ostensoir.


Le transept montre à la croisée d'ogives, quatre coulées cylindriques d'une élégance inattendue, portant une voûte tressée de nervures accessoires.



Au dessus de l'autel principal on voit une statue de Saint Martin

Une statue de Saint Eloi :

Un Saint Sébastien en calcaire polychrome de fin XVIème , début XVIIème siècles.

Un Saint Nicolas en pierre polychrome , limite XVIème et XVIIème siècles :

L'église Saint-Martin de Channay possède de nombreuses peintures murales, hélas très dégradées.

Le buste reliquaire d'un Saint Evêque, de la deuxième moitié du XVIIème siècle

Cette peinture murale ...

...a pu être décryptée, madame Collin , notre guide, nous en montre une probable reconstitution :

D'autres peintures murales n'ont pu être décryptées.

Sur l'autel secondaire de droite on admire une curieuse Vierge à l'Enfant du XVIème siècle .


Le visage de l'Enfant est celui d'un adulte un peu grimaçant... (rappel de celui du donateur, du sculpteur ?).
Il tient dans sa main une orange, tandis que la Vierge porte une branche feuillée d'oranger.
L'Enfant n'est pas assis sur le bras de sa mère, mais il se tient debout sur un tronc d'arbre.(rappel de la Croix ?)

cette fresque représente saint Fiacre, une bêche à la main et un livre dans l'autre, symboles du travail et de la dévotion.

L'église abrite plusieurs statues anciennes comme cette "Charité de Saint Martin" de facture champenoise du XVème siècle, œuvre de miséricorde.

Une Sainte Catherine d'Alexandrie, en bois, d'une facture populaire et naïve :

Une éducation de la Vierge :

Un bâton de procession, Vierge à l'Enfant :

Une Croix de procession :

Le lutrin est du XIXème.

Plusieurs piscines basses à pénétration sont visibles dans l'église :

La chaire à prêcher a été transformée, on a utilisé sa base pour en faire le nouvel autel situé face au public !

Les verrières situées sur le côté de l'église sont en verre transparent, mais tout en haut on a conservé quelques morceaux des vitraux anciens, comme ce saint Robert tenant deux crosses, puisqu'il fut l'Abbé de Molesme et de Citeaux, merveilleuse petite peinture bien émouvante !

D'autres petits restes de vitraux anciens surprennent par leur finesse et leur beauté.


Une dalle funéraire, hélas difficile à photographier en ce jour de grand soleil.

Les fonts baptismaux :

Le confessionnal :

Publié le 10 Janvier 2013
Vous souvenez vous de la liste des sept merveilles du monde ? A ma grande honte, j'avoue que je ne me souvenais pas de toutes...il ne me revenait à l'esprit que les Pyramides d'Egypte, le phare d'Alexandrie, les jardins suspendus de Babylone et le colosse de Rhodes... il m'en manquait trois...
Et en plus je ne connaissais pas leur histoire !
Heureusement la conférence passionnante que nous a donnée Jean-François Gallice, sous l'égide de l'Association Culturelle châtillonnaise, a remis les choses en place pour notre plus grand plaisir.

Jean-François Gallice a fait des recherches approfondies sur les sept Merveilles du Monde, et pour que sa conférence soit superbement illustrée, il a fait appel à son ami Robert Fries .
Un autre de ses amis, Michel Diey a reproduit sa conférence sur papier, un exemplaire a été remis à chacun des auditeurs, c'est ce texte que je vais reproduire ci-après.

Ecoutons donc Jean-François Gallice....

Des sept merveilles du Monde, il ne reste malheureusement que les pyramides d'Egypte..
Hérodote, le père de l'Histoire , né en 484 avant J.C. à Halicarnasse fut impressionné par les pyramides d'Egypte et par Babylone.
Puis vinrent Philippe et Alexandre de Macédoine qui par leurs conquêtes permirent au monde grec de connaître et faire des comparaisons avec les sites du bassin de la Méditerranée, le temple d'Artémis à Ephèse, le Zeus Olympien,le Mausolée d'Halicarnasse.
Il n'y a que trente années qui séparent la construction du phare d'Alexandrie de la destruction du colosse de Rhodes.
C'est Calimaque de Cyrène(350-240 avant J.C.) qui remplissait d'importantes fonctions à la bibliothèque d'Alexandrie en Egypte, qui écrivit "une collection de merveilles dans les pays du monde entier".
160 ans après, Antipater, poète grec de Sidon, écrit un poème, chant d'admiration à l'égard des Chefs d'œuvre de l'Humanité.
En dehors des deux plus anciennes Merveilles, les Pyramides et Babylone, les autres font partie du bassin méditerranéen et quoique Mare Nostrum des Romains, il n'y a pas de Merveilles romaines.
Le colosse de Rhodes et le phare d'Alexandrie ont les pieds dans l'eau,le temple d'Artémis à Ephèse comme le Mausolée sont des ports.
Les dates vont de -300 à -437 avant J.C., donc une période relativement courte. On pourrait s'étonner que les hommes de la Renaissance n'y aient pas inclus quelque édifice célébrant l'habileté technique des Romains, mais sans doute les savants avaient-ils pris conscience que l'idée même des sept Merveilles était bien antérieure à l'avènement de l'Empire Romain et tenaient-ils à rester fidèles à son principe.

Où sont les sept Merveilles du Monde ? (photo cliquable) :

Les Pyramides d'Egypte
Il y avait plus de 60 pyramides au début de la IIIème dynastie, notamment la pyramide à degrés du roi Djoser à Saqqarah, mais la grande pyramide de Giseh était la plus connue.
Giseh fut construite vers 2560 avant J.C., sous le second pharaon de la IVème dynastie, Khéops
Il choisit pour son tombeau un nouveau site près du désert lybien, choix que reprirent deux de ses grands successeurs de la IVème dynastie Khephren et Mykerinos.
Il y a eu pour cette construction deux problèmes très importants : le nivellement et l’orientation.Pour la construction ni poulies, ni palans mais des rouleaux et leviers. La théorie de la rampe externe de Lauer exigeait un kilomètre de développement et la hauteur de Saint Paul de Londres. Jusqu’au 9ème siècle ce fut le monument le plus haut du monde.
Hauteur : 145,75m, les côtés 229m2, une aire de 5,37 ha, blocs de pierre utilisés : 2millions300 000, de poids variant de 2 à 15 tonnes.
Selon Hérodote il a fallu 10 ans pour construire la chaussée, 20 ans pour la pyramide.
Entre 100 000 et 360 000 hommes furent nécessaires pour la construire.
En 1954, un égyptien découvrit 41 dalles de calcaire de Tura solidement jointes. Cet ouvrage fermait une fosse de 30 mètres, à l’intérieur de laquelle se trouvait une barque en bois faite de 1274 pièces de bois sans un seul clou métallique : ces barques accompagnaient le pharaon dans l’autre monde. On les appelle « nefs funéraires » ou « barques solaires », les unes à rames, d’autres à voiles.

Les jardins suspendus de Babylone :
Ces fameux jardins ont-ils existé ? Ce n’est pas sûr.
Babylone était la capitale d’une ancienne contrée sur les rives de l’Euphrate, actuellement en Irak. Nabuchodonosor II, (604,562 avant J.C.) provoqua l’effondrement du royaume de Juda et de son roi Joachin. Il emmena tous les juifs à Babylone en -586, et détruisit le temple de Jérusalem. C’est l’époque de Daniel dans la fosse aux lions, et aussi du festin de Balthasar où furent inscrits sur les murs : « Mane-Thecel, Phares : tu as été pesé,tu as paru trop léger, ton royaume sera partagé » ce qui fut l’œuvre de Cyrus qui, non seulement régna, mais permit aux Juifs de regagner leur terre.
Bérose, contemporain d’Alexandre, dit dans son livre « Babyloniaca » : « Dans cette résidence royale, il (Nabuchodonosor) fit élever de hautes terrasses de pierre, puis il y planta des arbres, parce que sa femme, élevée dans le pays mède, avait le goût des sites montagneux »
Il y eut d’autres jardins royaux en Mésopotamie : Sennachérib assyrien à Ninive, Assurbanipal à Ninive.
La Ziggourat est l’emblème de la civilisation mésopotamienne, Hérodote la décrit comme une tour à degrés, faite de briques . Des historiens assimilaient celle de Babylone à la tour de Babel.
En dehors des jardins, Babylone était un exemple de magnificence et d’ordre : rues parallèles et perpendiculaires au fleuve, neuf portes ouvraient l’accès à la ville, la plus connue étant la porte d’Ishtar qui vit passer Nabuchodonosor, Darius et Alexandre . Ce dernier mourut d’ailleurs à Babylone, pleurant la mort de son ami et confident Hephaestion.
En face des doutes sur les jardins on peut avancer les arguments de Koldewey :
-Usage de la pierre , très peu utilisé ailleurs
-Murs d’une épaisseur inhabituelle
-Présence d’un puits de conception originale

La statue de Zeus à Olympie
La région méridionale de Grèce s’appelle le Péloponèse, où se trouve l’île de Pelops qui est à l’origine des Jeux Olympiques
Pisa avait pour roi Oenomaos. Un oracle avait prédit qu’il mourrait de la main de son gendre. Le roi redoutait que l’âge du mariage de sa fille arrive. Il imposa une course de chars aux 13 prétendants, tous furent sacrifiés. Mais un quatorzième, le jeune Pelops fit se rompre le char du roi qui mourut. Pelops épousa Hippodamie et monta sur le trône de Pisa. Hippodamie, cruelle fille, avait remplacé l’essieu du char de son père par une baguette de cire….
Les Grecs construisirent des temples à leurs dieux, le plus splendide d’entre eux fut le temple de Zeus, bâti par Libon, architecte d’une ville voisine, Elis. L’architecture rappelait celle du Parthénon,en ordre dorique. Le temple n’était pas destiné à abriter les fidèles, les sacrifices se faisant sur le grand autel de Zeus, à l’extérieur du sanctuaire, ainsi le sacrifice de cent bœufs marquait le milieu de la période des Jeux.
Les prêtres voulurent une statue digne de représenter le Roi des Dieux, ils choisirent Phidias, citoyen athénien, qui avait fait deux statues d’Athéna pour le Parthénon. Il avait inventé une technique permettant de faire des statues chryséléphantines colossales : une structure en bois était dressée, puis de minces plaques d’ivoire étaient taillées et sculptées puis adaptées. On faisait de même pour les moules de feuilles d’or que l’on plaquait sur la forme de bois.
Au 2ème siècle avant J.C., un satiriste ironisa sur le fait que l’intérieur de la statue de Zeus était infesté de souris !
Strabon insista sur sa forme colossale. Callimaque donne les mesures : socle 6,65m de large, profondeur de 10m, et plus de 1m de haut. La statue elle-même mesurait 13mètres de hauteur.
Pausanias, deux siècles après J.C., décrit les peintures de Panaenos, frère de Phidias, peintre des cloisons qui protégeaient le trône . Il y avait neuf thèmes : le mariage de Pirithoos, roi des Lapithes où furent invités les centaures qui voulurent saisir les femmes, les épisodes de la vie d’Hippodamie, les travaux d’Hercule, les batailles de Salamine et de Marathon.
La statue achevée Phidias pria Zeus de manifester s’il trouvait la statue à son gré : aussitôt la foudre frappa le sol !.
La statue était entretenue par des polisseurs qui lui jetaient de l’huile.
Caligula voulait ramener la statue à Rome, mais elle émit un rire qui fit effondrer les échafaudages. Elle alla orner un palais à Constantinople, jusqu’à un incendie meurtrier en 462.
L’atelier de Phidias fut plus tard transformé en église Chrétienne.
(Robert Fries fait remarquer que le sculpteur de la statue d'Abraham Lincoln à Washington , a été sans doute inspiré par la satue de Zeus à Olympie !)


Le mausolée d’Halicarnasse
Ce tombeau monumental (355 avant J.C.) fut celui de Mausole, roi de Carie, Satrape du grand roi de Perse, qui épousa sa sœur Artémise.
L’ancienne Halicarnasse ( d’après Hérodote) est la moderne Bodrum, au sud ouest de la Turquie. Il ne reste rien de ce célèbre mausolée. En effet des éléments sculptés des blocs de pierre furent réutilisés par les Hospitaliers de Saint Jean pour la construction de leur château. Pour Pline, quatre célèbres sculpteurs grecs : Scopas, Bryaxis, Timothée et Léocharès furent chargés de la décoration des faces. Mais Pythis fut l’auteur du quadrige du sommet, qui est vraisemblablement le Pythéos de Vitruve qui inspira Pline.
Descriptif du mausolée: hauteur 44,80m, un important soubassement à trois étages, ensuite une colonnade de 36 colonnes d’ordre ionique, une rangée de lions au dessus supportant un toit pyramidal à degrés (24) sur lequel se dressait un char d’apparat à quatre chevaux dominé par un homme, peut-être Mausole en dieu . Vitruve cite la présence de Praxitèle.
La taille des sculptures augmente depuis le soubassement jusqu’au sommet. Les pzersonnages de grande taille, situés entre les colonnades étaient Mausole, Artémise et la dynastie régnante de Carie. Les plus petites scènes du soubassement représentaient des batailles entre guerriers grecs et perses.
Au XIIIème siècle un tremblement de terre fit tomber la partie supérieure, toit et colonnades, mais c’est au XVème siècle qu’il fut détruit, en 1494 par les Hospitaliers Chevaliers de Saint Jean, le démantèlement dura 28 ans, jusqu’en 1522 où presque toutes les pierres avaient été réutilisées.
Un récit remarquable fut fait par un français, Claude Guichard vers 1520, fut confirmé par les fouilles du danois Jeppesen (1966-1977) et préalablement par celles de Charles Newton (1856-1858) qui emporta de nombreuses sculptures au British Museum


Le temple d’Artémis, ou de Diane, à Ephèse
En 1790, Gibbon, dans son « histoire du déclin et de la chute de l’Empire Romain » rappelle la destruction par les Ostrogoths du Temple d’Artémis à Ephèse en 262 après J.C. Pour lui « les arts de la Grèce et les richesses de l’Asie avaient contribué à la construction de ce monument sacré et magnifique…les Perses, les Macédoniens et les Romains en avaient tour à tour révéré la sainteté et augmenté la magnificence »
Il n’y a pas encore eu de fouilles conséquentes, seul Wood en 1860, pendant sept ans, parallèlement à Schliemann à Troie en 1870, puis plus tard Bammer ont extrait des merveilles du sol.
Pline l’Ancien décrit l’impressionnante architecture du temple et ses dimensions exceptionnelles :
Largeur :78,5m, longueur 131m, 127 colonnes surmontées d’exquis chapiteaux d’ordre ionique, protégeant les fûts des colonnes et supportant l’entablement en marbre.
Depuis des temps reculés Artémis attirait fidèles et visiteurs. C’est Crésus, dernier roi de Lydie qui avait contribué à la construction du temple.
Ce temple fut incendié par Erostrate qui par ce geste pensait rendre son nom éternel. Selon Plutarque , la nuit de l’incendie , le 21 juillet 356, naissait Alexandre le Grand.
Le droit d’asile traditionnel profita aux Amazones . Marc Antoine força le grand prêtre à faire sortir du temple la sœur de Cléopâtre, Arsinoé pour la tuer, s’assurant pour lui et Cléopâtre le trône d’Egypte.
Héraclite, né en 550 à Ephèse, séjourna dans l’ensemble sacré. Praxitèle, le célèbre sculpteur y réalisa des statues.
Saint Paul fut indigné du luxe et de la débauche du lieu et se fit huer !
Saint Jean eut un meilleur accueil, sans convertir les Ephésiens, il accompagna la Vierge à Ephèse où elle mourut.
Artémis, divinité épiphane apparaissait à ses admirateurs par une « fenêtre d’apparition ».
Comme Cybèle, aussi épiphane, déesse phrygienne qui était une déesse mère, ainsi Artémis s’éloignait du mythe de la Diane chasseresse grecque pour être , elle aussi une déesse mère, d’où sa représentation avec des seins multiples, sous forme de dattes, glands, aubergines. La statue arborant ses attributs est au musée national de Naples.


Le colosse de Rhodes
Rhodes est une île au sud ouest de l’Asie Mineure, au croisement de plusieurs routes maritimes, elle eut cinq ports et 85 000 habitants. En 373 avant J.C., Rhodes participa à la seconde confédération maritime fondée par Athènes, elle combattit aux côtés des Perses, mais fut vite obligée de se rallier à Alexandre le Grand.
A sa mort, les généraux diadoques se partagèrent son empire
Rhodes se rangea du côté de Ptolémée d’Egypte, contre Antigone, satrape de Phrygie qui devint roi de Macédoine, fondateur de la dynastie Antigonide. Rhodes lui refusa de combattre Ptolémée, aussi la ville fut assiégée par le fils d’Antigone, Démétrios 1er pliocète, siège qui dura un an, mais que finalement, malgré d’énormes moyens, Démétrios fit cesser.
Ainsi les rhodiens cédèrent toutes les machines de guerre pour ériger une statue colossale en bronze représentant Hélios, le dieu du Soleil.
Ils choisirent comme sculpteur Charlès de Lindos, élève du célèbre sculpteur Lysippe, entre 294 et 282 avant J.C.
D’après Strabon , Pline l’Ancien et Philon de Bysance la statue avait une hauteur de 33 mètres.
Pline décrit la statue et cite le tremblement de terre qui l’abattit, Strabon précise que le séisme la brisa à hauteur des genoux, les rhodiens ne la relevèrent pas.
Gabriel, le grand spécialiste a réalisé une reconstitution : un jeune homme nu, debout, raide, jambes serrées, flambeau d’une main, lance de l’autre.
Seule la statue de la liberté de Bartholdi, qui s’est inspiré du Colosse de Rhodes, est aussi grande.
Philon de Byzance prétend que la statue nécessita tant de bronze qu’on avait asséché toutes les mines .
La face cachée du travail était plus importante que la partie visible, elle était composée d’une structure de fer et de blocs de pierre. La base était en marbre blanc
La légende selon laquelle la statue enjambait le port est erronée, l’écartement des jambes aurait été de 400 mètres !! Une autre erreur est celle de croire que le flambeau servait de phare.
L’effondrement eut lieu en 226 avant J.C., la statue se cassa au niveau des genoux.
Les arabes, en 654 emportèrent les débris du colosse à un juif d’ Emèse, il fallut pour les transporter une caravane de 900 chameaux ….


Le phare d’Alexandrie
Il tient son nom de l’île de Pharos sur laquelle il fut construit, face au port d’Alexandrie.
Le terme devint un terme générique. L’origine du mot prête à une histoire : Ménélas, revenant de Troie avec la belle Hélène, passa par là. Croisant un vieil homme , il lui demanda « quelle île est-ce donc ? », il lui répondit « l’île du pharaon », Ménélas , ayant mal entendu, répéta : Pharos, oui dit le vieil homme.
En 332 avant J.C., Alexandre le Grand libéra l’Egypte de l’empire perse de l’époque, du dernier pharaon Néctanébo II de la XXXème dynastie. A l’époque on ne connaissait l’île de Pharos que comme étant la demeure du dieu marin Protée.
Alexandre, impressionné par le lieu, ordonna la construction d’une nouvelle ville qui porta son nom : Alexandrie. Le plan de la ville, un damier aux rues perpendiculaires, fut dessiné par l’architecte Déinocratès de Rhodes. L’ensemble formait une rade naturelle qu’Homère semblait connaître puisqu’il la décrit dans l’Odyssée et Strabon en fait la description.
L’architecture du phare et la date précise de sa construction restent des questions controversées. En principe ce fut sous le règne de Ptolémée I Soter (305-282 avant J.C.) ami d’enfance d’Alexandre , un des diadoques. A la mort d’Alexandre , à Babylone, il déroba sa dépouille qu’il fit enterrer dans le grandiose mausolée du Sêma.
Le bâtiment fut commencé en 297 avant J.C. sous Ptolémée I Soter et achevé sous Ptolémée II Philadelphe, mais payé par Sostrate de Cnide.
On ignore le nom de l’architecte. Pline précise qu’il coûta 800 talents (soit 2 milliards de francs 1989).
La lumière provenait d’un immense feu à sa base, reflétée au sommet grâce à des miroirs. Mais quelle source d’énergie utilisait-on ?? essence, bois, charbon, bouse séchée ? Il y avait peu de navigation la nuit, mais, pour Epiphane, on voyait son feu à 55 kms…
L’édifice avait trois niveaux : 60 m pour le premier étage (l’entrée du phare est très haut), 30 mètres pour le deuxième, et 15 mètres jusqu’à la pointe du trident, au total 107 mètres.
Les monnaies romaines donnent une bonne référence.
De source arabe, des tremblements de terre en 956 après J.C., puis en 1303 et 1323 eurent raison de lui. Un voyageur en 1326, Ibn Battula, trouva le bâtiment en ruine et en 1349 il était en grand délabrement.


Après cette conférence passionnante, Madame Simon, Présidente de l'ACC, annonça, pour l'année qui débute, encore 8 conférences, tout aussi intéressantes. Il est encore temps de se procurer une carte d'abonnement qui donne droit à des tarifs réduits.
voir la liste de toutes les conférences ici :

La prochaine conférence sera celle de Robert Fries sur "la Reine Victoria et le temps des Victoriens"
Lundi 21 janvier à 14h30, salle Louis Pascal du Lycée Désiré Nisard.
Il vous y attend très nombreux !
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Publié le 10 Janvier 2013
Publié le 10 Janvier 2013
C'est accompagné de son Conseil Municipal au grand complet, que Francis Castella maire de Sainte Colombe sur Seine, a salué toutes les personnes présentes à cette cérémonie des Vœux 2013, en particulier les nouveaux arrivants dans la Commune.
Sainte Colombe sur Seine compte maintenant près de 1000 habitants, il y a eu 7 naissances, 7 mariages et 7 décès en 2012.
L'entreprise-phare de la commune c'est Arcelor Mittal, spécialisée en tréfilage et précontrainte, cette entreprise a bien résisté, malgré la conjoncture difficile.
Un restaurant Mc Donald's s'est installé sur la commune de Sainte Colombe, sur l'Actipôle qu'elle partage avec Châtillon sur Seine et Montliot.
La Société Mon Logis de Troyes a acheté les 60 logements HLM de la résidence de bord de Seine. Les transactions ont été soutenues par la Commune et le Conseil Général (5o% chacun)
Mon Logis est porteur d'un projet intéressant pour Sainte Colombe : la construction de 30 logements en résidence individuelle qui confortera la présence du cabinet médical et de la pharmacie.
Le chantier d'insertion GREN , installé depuis 2 ans à Sainte Colombe fait travailler une cinquantaine de personnes. L'association a mis en place une activité de jardinage-bio dit "Jardin de Cocagne" où l'on peut se fournir en paniers de légumes chaque semaine.

Le pôle scolaire donne toute satisfaction, les villages de Charrey et de Noiron le rejoindront. Il y a 60 élèves en maternelle et 120 élèves en Primaire. Un accueil et des activités péri et extrascolaires , une restauration scolaire, sous l'égide de la CCPC, des animations sportives avec la MJC et Benoît Thomas sont proposés.
Un préau sera construit dans la cour de la maternelle.
En 2012 beaucoup de choses ont été réalisées: avec la maîtrise d'ouvrage du SIVOM, la route de Bel Asile et le contournement de la ferme ont été refaits, un arbre de la laïcité a été planté avec les écoles, le mur du cimetière a été réparé, les arbres de Chavognier élagués, des travaux ont été effectués et seront continués en 2013, sur l'alimentation en eau pour donner plus de pression aux robinets des usagers.
Des bâtiments ont été vendus, pour régularisation, à la CCPC qui y avait fait des investissements : micro-crèche, ERL, le périscolaire et la restauration.
Les locaux de l'ancienne poste ont été vendus au Docteur Montagna, locaux qui abritent son cabinet médical et son appartement.
Su les 24 lots de Champs Nagars, il ne reste plus que 3 lots disponibles.

Pour terminer Francis Castella a tenu à remercier tous ceux qui ont œuvré pour le bien-être de la Commune de Sainte Colombe sur Seine et de ses habitants : le Centre de Secours de Châtillon sur Seine, la Gendarmerie, la Trésorerie, la CCPC, le Département , la Région, les Associations, le personnel Communal et les Conseillers Municipaux toujours présents à toutes les réunions et commissions.
Puis Monsieur le Maire a présenté ses vœux à toutes et à toutes , et a souhaité que vive Sainte Colombe et le Châtillonnais . Il a ensuite convié toutes les personnes présentes à partager le verre de l'amitié, après que son adorable petite fille, Emilie, nous ait récité un charmant poème qu'elle avait appris à l'école maternelle de Sainte Colombe sur Seine....






Et en sortant, il ne fallait pas manquer d'admirer les belles illuminations de la commune....

(Des commentaires sur le thème de l'article seront les bienvenus, ils me montreront que ce blog vous intéresse et ils me donneront envie de continuer à l'alimenter .
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Publié le 9 Janvier 2013

Quelques images de cette jolie opérette de Franz Lehar, magnifiquement interprétée par les solistes, le chœur et l'ensemble instrumental de la Troupe Lyrique de Côte d'Or.
Acte I
Un salon dans le palais du comte de Lichtenfels.
Le comte de Lichtenfels donne ce soir-là une fête en l'honneur de sa fille Lisa, qui vient de remporter une coupe de tennis.

Des invités de marque assistent à cette réception. Parmi eux, le lieutenant Gustave de Pottenstein, le cousin et l'ami d'enfance de Lisa.

L'héroïne de la fête arrive...





Gustave est amoureux de la jeune fille et profite d'un instant de solitude pour se déclarer, mais Lisa l'éconduit gentiment.

Elle a reçu de merveilleux cadeaux du prince Sou-Chong .

L'officier est déçu et soupçonne sa cousine d'être tombée sous le charme oriental du Prince Sou-Chong, l'ambassadeur de Chine. Il la met en garde contre les dangers d'une union avec un homme d'un autre pays que le sien, et qui l’entraînerait dans cette Chine mystérieuse et inquiétante. Lisa rit des conseils de son cousin.
Le Prince Sou-Chong arrive.


Lisa et lui sont amoureux l'un de l'autre, c’est une évidence.


Au cours de la soirée, Sou-chong apprend qu'il vient d'être nommé Premier Ministre de son pays et son ambassade lui demande de retourner en Chine.

Quand le Prince lui fait ses adieux pour rejoindre son pays, où le poste de Premier Ministre l'attend, la jeune fille ne résiste pas.

Elle se déclare prête à l'épouser et à le suivre en Asie.

Acte II
Le Palais du Prince Sou-Chong à Pékin.
C'est jour de fête. Le Prince Sou-Chong revêt solennellement la robe jaune, emblème de ses hautes fonctions.


La sœur de Sou-chong, Mi, est très européenne dans sa manière de s'habiller : elle n'hésite pas à parader en tenue courte de tennis au milieu de la Cour, ce qui choque l'oncle Tchang, le Mandarin.


Sou-Chong est aux petits soins pour Lisa, à laquelle il a donné le charmant surnom de "Fleur de lotus".


La jeune femme a bien vite sympathisé avec Mi, la sœur cadette de son époux. Mais ce bonheur est menacé par Tchang, l'oncle de Sou-Chong, qui a mal accepté cette mésalliance. Gardien de coutumes millénaires, il veut obliger son neveu à épouser les quatre princesses chinoises qui lui sont depuis toujours destinées.

Sou-Chong résiste d'abord, mais finit par s'incliner devant la tradition, à condition que cette quadruple union reste une formalité..
Gustave arrive à Pékin en mission officielle. Le jeune homme, qui est guéri de son amour pour Lisa, fait la cour à Mi.

C'est lui qui apprendra à sa cousine les projets de la famille de son époux.

Lisa demande des explications à Sou-Chong.

Celui-ci tente de la convaincre qu'il s'agit seulement d'une formalité imposée par le protocole.
Ces unions n'ont beau n'être que des mariages de convenance et pour la galerie, et il a beau la rassurer en lui affirmant qu'il lui « a donné son cœur », Lisa ne le croit pas et veut repartir en Europe.
Le prince est désespéré...


Lisa décide de rejoindre son pays, mais le Prince lui interdit de quitter le Palais.
Acte III
L'appartement des femmes.
Gustave et Mi sont de plus en plus attirés l'un vers l'autre.

Lisa demande à son cousin de l'aider à quitter la Chine.

Une première tentative échoue. Mi, la mort dans l'âme dévoile à ses amis l'existence d'un passage secret.


Au moment de s'évader, ils sont surpris par Sou-Chong. Malgré et peut-être à cause de son amour pour Lisa, le Prince lui rend la liberté.

Mi et Gustave se disent adieu ; ils sont conscients d'être attirés l'un par l'autre mais ne veulent pas reprendre à leur compte l'erreur de Lisa et de Sou-chong.

Et tandis que les deux cousins disparaissent pour rejoindre leur patrie, Sou-Chong prend sa petite sœur dans ses bras et la console. Il lui rappelle, malgré son propre chagrin, qu'il ne fautjamais rien montrer de sa souffrance, mais sourire, toujours sourire...

Les interprètes furent très applaudis et bissés.

Je n'oublie pas les musiciens qui se trouvaient dans la fosse de l'orchestre.

Après le spectacle, la présidente de Châtillon-Scènes, Yolande Estrat, félicita la troupe pour sa très belle performance.

Un pot amical suivit où j'ai pu photographier, au naturel, les remarquables chanteurs de la troupe
Isabelle Ange, alias Lisa :

Marcos Varela, alias le Prince Sou-Chong :

Graziella Conti, alias Mi et Djamel Zymela, alias Gustave :

Florent Bloy le chef d'orchestre, que je n'ai pas photographié, à mon grand regret... (c'est une photo de presse):

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Publié le 9 Janvier 2013

Les gens ordinaires ont souvent des histoires extraordinaires !
Tout le monde ne se sent toutefois pas forcément le temps ou le courage de s’atteler à écrire ses mémoires, que ce soit pour le plaisir de retrouver ses racines ou d’offrir l'histoire de sa vie à ses proches.
"De la Voix au Chapitre" est un service d’écrivain privé (l'écrivain public s'attachant davantage à la rédaction de papiers administratifs) en Haute Côte-d’Or. Il s’adresse tout aussi bien aux particuliers qu’à différentes collectivités : un village, un quartier, une association, ou une entreprise peut ressentir le besoin, à un moment donné, de disposer d’un livre relatant son histoire, de faire un point sur son identité, de marquer de manière originale et pérenne sa place au sein de l’époque ou de la société actuelle.
On peut aussi envisager d'offrir le "Livre de sa Vie" à une personne chère : comme cadeau de naissance, de mariage ou de départ en retraite, illustré de photos, de témoignages... ce sera un cadeau très original. Et quel merveilleux présent que d’offrir à un proche l’opportunité de se raconter. Quelle belle preuve que l’histoire de sa vie, ses valeurs, ses origines nous intéressent et ont une valeur !
Pascaline Kromicheff, bien connue des lecteurs de l'hebdomadaire Le Châtillonnais et l'Auxois, accompagne ceux qui le désirent dans la rédaction du livre de leur vie.
Elle prend des notes en écoutant les personnes qui lui confient leurs souvenirs... :

Elle transfère ses notes sur son ordinateur

Et le transforme en livre !

..Elle fait éditer l'ouvrage (éventuellement illustré de photos, de documents, lettres, recettes de cuisines, poésies...) en autant d'exemplaires qu'il vous plaira. Vos mémoires pourront être transmises aux Archives Départementales, qui les conserveront pour la postérité comme autant de témoignages de la vie en Haute Côte-d'Or.
A l’heure où la mémoire individuelle se dissout dans les réseaux sociaux collectifs sur le net, où les blogs personnels se noient dans les méandres d’une toile virtuelle bien anonyme et indiscrète ; à une époque où l’uniformité prédomine, où les existences doivent se contorsionner pour entrer dans les normes, force est de constater que beaucoup d’entre nous ont soif d’identité, aiment à se raconter librement et sincèrement. La transmission des histoires du passé semble importante à nombre de personnes qui aspirent à la préserver.
Bien entendu, De la Voix au Chapitre peut également vous aider à rédiger certains courriers... Téléphoner pour se renseigner n'engage à rien !

Pascaline Kromicheff, écrivain des gens ordinaires
De la Voix au Chapitre
2 rue du Four, 21400 Puits
03 80 93 18 77 / 06 32 52 81 02
(Les trois photos de Pascaline ont été faites par Mathilde Kromicheff)
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Publié le 8 Janvier 2013
Les préparatifs de la décoration de la ville de Châtillon sur Seine, pour la Saint Vincent tournante des Crémants, continuent bon train.
C'est chez Ghislain Brigand, à Massingy, que les bénévoles terminent tout ce qui va rendre notre ville magnifique, les 26 et 27 janvier 2013.

Les différentes parties des mannequins sont assemblées...





Des essais d'habillage commencent d'être réalisés...

On peint des tiges pour les fleurs qui seront plantées un peu partout...

Des fleurs de crêpon sont mises en forme, elles serviront à décorer des sapins...

Les guirlandes continuent d'être réalisées...


Une bouteille géante sera placée dans la Douix. A l'aide d'une pompe, de l'eau jaillira de son goulot, tel le crémant qui fuse lorsque l'on débouche une bouteille !

Voici des nouvelles décorations terminées...





Ghislain peint les slogans sur les bouteilles géantes...


Et au dehors les sapins attendent d'être déballés, installés, décorés un peu partout dans la ville...

Les décorations non "mouillables" commenceront d'être installées la semaine du 21 au 25 janvier...
Je vous en reparlerai...
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Publié le 7 Janvier 2013
L'église de Balot est placée sous le vocable de Saint Pierre aux Liens, vocable qui atteste l'ancienneté de cette église qui date des XIVème et XVème siècles.

Sa nef a une voûte brisée.

Dans le chœur on peut voir une peinture murale en demi-relief du XIXème siècle, qui représente en haut deux anges agenouillés devant un Christ en croix, et au centre la Trinité avec la Vierge elle-aussi agenouillée.

Le tabernacle, au dessus de l'autel est orné de cinq statuettes: le Christ, Saint Pierre, Saint Paul, Saint Jacques et un évêque. Deux petites statues en bois polychrome sont posées sur l'autel, à gauche Sainte Anne éducatrice, à droite une Vierge à l'Enfant.

Dans le transept gauche , on a retrouvé des fresques anciennes en enlevant le haut triangulaire qui les protégeait.Ces peintures murales datent du 1er quart du XVIème siècle, elles représentent un Saint Evêque et Sainte Barbe.


Voici le haut triangulaire en bois qui les a protégées.

Dans ce transept gauche on peut voir un Saint Nicolas du XVIIIème siècle.

Dans le transept droit, se trouve la chapelle de la Vierge.

On peut y voir une Sainte Catherine d'Alexandrie, un don fait à l'église en 1861.

et une Education de la Vierge en bois taillé, peint et doré du XVIIème siècle :

Une peinture murale existe aussi dans le transept droit, hélas bien altérée. :

On y voit aussi une curieuse peinture naïve sur plâtre, représentant l'Elévation de la Vierge avec Saint Pierre brandissant la clef du Paradis. (très difficile à photographier car éclairée par deux projecteurs violents). Michel Massé l'a réalisée pour moi, merci à lui.


Sur les murs de la nef, on peut admirer la litre de la famille de Sennevoy: De gueules à une bande d'or et un chef d'argent.
Cette litre, comme l'écusson suivant , date du XVIIème siècle.
(À l'origine, lors des funérailles des rois de France, en particulier celles de Charles V, Charles VI et Charles VII, les églises étaient entourées de ceintures de velours violet parsemées de fleurs de lis. Quand le seigneur du lieu décédait, une bande noire portant ses armoiries, appelée « litre », était alors peinte sur les murs tant intérieurs qu'extérieurs de l'église. Cette tradition a perduré jusqu'à la Révolution.)


D'autres fresques peuvent se voir sur les murs de la nef : ci-dessous cinq Saints dont Sainte Marguerite :


De nombreuses croix de consécration ont été peintes sur les murs de la nef, elles sont terminées par des fleurs de lis et datent du premier quart du XVIème siècle.

Deux beaux vitraux photographiés par Michel Massé :


Sous le porche de l'église Saint Pierre aux Liens de Balot, une croix des Templiers surplombe la porte, elle même encadrée par deux bénitiers.
L'église de Balot a été très bien restaurée, ce fut un plaisir pour moi de la visiter le jour de l'Epiphanie..

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Publié le 6 Janvier 2013
La paroisse de Châtillon sur Seine ouvre certaines églises pour l'Epiphanie, on peut y voir les jolies crèches réalisées par les paroissiens.
Mais il est difficile d'aller en admirer beaucoup car les églises ne sont ouvertes que de 15 heures à 16heures 30 ..
J'ai donc choisi cette année de visiter les églises de Molesme, Channay et Balot.
J'en ai profité pour photographier l'intérieur de ces édifices religieux, pour de prochains articles.
Aujourd'hui voici tout d'abord la crèche de l'église de Molesme :




La crèche de l'église de Channay :



La crèche de l'église de Balot :


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Publié le 4 Janvier 2013
Jeudi 3 janvier 2013, monsieur le Maire de Châtillon sur Seine a présenté à une très nombreuse assistance, ses vœux pour la nouvelle année.
Hubert Brigand a déjà récapitulé tout ce qui a été réalisé et mis en service en 2012 :
La piscine connaît un grand succès, le scanner donne toute satisfaction, le Vill’âge bleu également, il serait peut-être d'ailleurs à agrandir. La Ville a fait l'achat d'une voiture électrique.
Les clubs des Anciens sont maintenant accueillis dans des locaux confortables.
"La Belle Boîte" s'est installée dans la ville, au lieu d'être délocalisée hors du Châtillonnais..
Des travaux importants ont eu lieu dans les écoles, par exemple l'école Marmont a vu ses murs isolés..
Le baisse des impôts s'est poursuivie pour la 2ème fois (-10% sur chacune des taxes) , il faut reconnaître que la situation financière de la Ville de Châtillon sur Seine est exceptionnelle, alors que nous sommes dans un environnement de crise.

Hubert Brigand a ensuite présenté les nombreux projets de la Municipalité pour 2013 :
La Municipalité a le projet d'aider l’usine Brugère, en difficulté. La zone Actipôle voit la construction d'un restaurant "Mc Donald's" et Madame Grapotte va créer sur le site un magasin de matériel Paramédical. Il y aura aussi la construction d’un bâtiment logistique de création .
Le camping termine son relooking et sera doté de mobil-homes.
L'esplanade Saint Vorles prend une belle allure: les tours de St Vorles ont été rénovées, ainsi que le jardin de St Vorles. La "fabrique de spectacles" qui sera le lieu où résidera la troupe "la Compagnie des Gens" sera mise en chantier, ainsi que la Maison de la Musique.
La salle des conférences a été magnifiquement rénovée, les façades de la Mairie le seront également.
Les anciens bâtiment des Capucins ont été achetés par une entreprise privée qui les rénoveront.
Le cinéma "Le Sélect" va bientôt rouvrir ses portes, les entrées seront à un coût attractif : seulement 6,50 euros , alors qu'à Dijon elles sont à plus de 10 euros, la programmation sera de qualité.
Trois entreprises vont s'installer sur les Prés de l'Abbaye : un cabinet de vétérinaires, un cabinet de dentiste et un cabinet comptable. Le stationnement des bus scolaires près des Prés de l'Abbaye sera revu et agrandi.
La toiture et les murs de l'église saint Pierre (anciennement Notre-Dame) seront rénovés, ainsi que le terrain de Sports, l'isolation des autres bâtiments scolaires sera continuée, ainsi que les enfouissements du réseau.
Tout le monde aura l'eau courante...une ferme éloignée (la Grange Jacob ) ne l'avait encore pas, ce sera fait en 2013. A noter que le prix de l'eau va baisser pour la troisième année consécutive.
La place de la Charme sera aménagée pour faire honneur au quartier Francis Carco, la personne qui a déposé une plainte est maintenant connue.
Il est à noter que les travaux de la ville sont en priorité confiés aux artisans châtillonnais.
Le centre équestre de la Barotte, que la Communauté de Communes a pris en charge, sera le plus moderne de Bourgogne. Une entente entre le Lycée Désiré Nisard et le Lycée de la Barotte serait souhaitable pour la création d'un BTS. La ville de Châtillon sur Seine connaîtra de nombreuses animations en 2013: les Journées Châtillonnaises, la fête des Sports, le salon des antiquaires, l'élection de Miss Côte d'Or, etc.....mais aussi le Congrès des "Lions", l'assemblée des jeunes agriculteurs à la Barotte, et bien sûr la Saint Vincent Tournante des Crémants qui sera un événement majeur pour faire connaître notre ville et le Châtillonnais.
La vie associative est à saluer, car de très nombreuses associations animent la Ville par des conférences, des spectacles, des sorties, des soirées festives, des expositions etc..., Châtillon sur Seine est une ville où la culture "vit" intensément..
En conclusion Hubert Brigand a demandé à tous les Châtillonnais de transmettre partout l'amour de leur ville.
Ce que je continuerai bien sûr à faire tant que je le pourrai ! ![]()

Le Sénateur Alain Houpert a reconnu que la ville de Châtillon sur Seine a énormément changé : elle a une vie culturelle intense avec son théâtre Gaston Bernard, son cinéma, sa troupe de La Compagnie des Gens, son crémant dont la fête prochaine va faire connaître au monde entier l'excellence.
En temps que médecin, il ne pouvait , dit-il, que souhaiter une excellente santé à tous les Châtillonnais..


François Sauvadet, notre député, Président du Conseil Général de Côte d'Or a rendu hommage à ceux qui font l’emploi, à la très bonne gestion de notre ville. Il a assuré la région du soutien du Conseil Général, ses engagements seront tenus pour le Châtillonnais (10 millions d’euros)
Châtillon sur Seine est devenu un pôle important entre Dijon et Troyes.
François Sauvadet s'est élevé contre le projet de future réforme cantonale qui serait une véritable destruction du maillage territorial du territoire.: en effet la Haute Côte d'Or verrait son nombre de Conseillers Généraux passer de 6 à...2, un homme et une femme.
Une pétition existe contre cette réforme qui vise à privilégier les grandes agglomérations en abandonnant nos territoires ruraux, je l'ai signée.
C'est une cause importante.
Vous pouvez, vous aussi, signer cette pétition en allant sur le site de François Sauvadet ( cliquez en haut à droite sur "J'aime mon territoire").
http://www.francois-sauvadet.net/


Quelques photos prises lors du pot amical...




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