Publié le 23 Septembre 2013

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise, projeté à la Mairie de Brémur et Vaurois

A la fin de la visite de Brémur et Vaurois, Jean Ponsignon nous a présenté un superbe diaporama sur la faune et la flore du Châtillonnais, en voici quelques images prises furtivement, un diaporama ça bouge, ce n'était pas facile !

Les photos originales, superbes, sont de Jean Ponsignon, François Poillotte et Patrick Vauquoulon, évidemment les miennes ne rendent pas leur beauté... Elles ne sont là que pour donner une petite idée de ce superbe diaporama...

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

A la fin du diaporama, des questions ont été posées à Jean Ponsignon, sur ces merveilles que renferme notre Châtillonnais.

Il a été très applaudi et gratifié d'un "ban bourguignon" bien mérité !

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Monsieur François Moreau a présenté la souscription qui est lancée pour la restauration des vitraux de l'église Saint-Côme-Saint-Damien-Saint Florentin.

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise, projeté à la Mairie de Brémur et Vaurois

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 23 Septembre 2013

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise, projeté à la Mairie de Brémur et Vaurois

A la fin de la visite de Brémur et Vaurois, Jean Ponsignon nous a présenté un superbe diaporama sur la faune et la flore du Châtillonnais, en voici quelques images prises furtivement, un diaporama ça bouge, ce n'était pas facile !

Les photos originales, superbes, sont de Jean Ponsignon, François Poillotte et Patrick Vauquoulon, évidemment les miennes ne rendent pas leur beauté... Elles ne sont là que pour donner une petite idée de ce superbe diaporama...

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

A la fin du diaporama, des questions ont été posées à Jean Ponsignon, sur ces merveilles que renferme notre Châtillonnais.

Il a été très applaudi et gratifié d'un "ban bourguignon" bien mérité !

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Monsieur François Moreau a présenté la souscription qui est lancée pour la restauration des vitraux de l'église Saint-Côme-Saint-Damien-Saint Florentin.

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise

Un diaporama de Jean Ponsignon sur la Nature Châtillonnaise, projeté à la Mairie de Brémur et Vaurois

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 22 Septembre 2013

Châtillon-Scènes a présenté à Molesme, l'après-midi du dimanche 15 septembre 2013, à l'occasion de la journée du Patrimoine, un très beau spectacle intitulé  "Savinien de Cyrano, l'âme du libertin".

 http://www.christaldesaintmarc.com/savinien-de-cyrano-l-ame-du-libertin-un-tres-beau-spectacle-propose-pa-a98785135

Mais toute la journée, il nous était proposé de visiter le village, admirer l'ancien pressoir des moines, écouter un concert d'orgue par Stéphane Besanceney dans l'église Sainte-Croix, rechercher les pierres  provenant de l'abbaye dans les murs des maisons, admirer la "baleine" et le sentier botanique.

Voici quelques images de Molesme au gré de notre promenade.

L'abbaye, fondée par saint Robert, c'est le "nombril du Monde", selon une expression de Michel Diey...Cette expression a bien fait rire madame Gélis, la propriétaire de l'abbaye de Molesme, à qui je la confiais, mais elle a reconnu qu'elle était vraie !

C'est en effet de cette abbaye qu'est parti , par la grâce de Robert de Molesme, le mouvement cistercien qui a rayonné sur le monde entier !

Visite du village de Molesme

Le pressoir des moines de l'abbaye de Molesme, vieux de près de dix siècles, une merveille !

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Le pigeonnier des moines, près du pressoir :

Visite du village de Molesme

Un autre pigeonnier des moines :

Visite du village de Molesme

Monsieur Jacques Lazzarotti, maire de Molesme nous a confié que beaucoup de maisons du village possédaient, dans leurs murs, une pierre provenant de l'abbaye. En effet,lorsqu'elle fut détruite en partie après la Révolution, les habitants s'en sont servis pour leurs constructions.

J'en ai découvert quelques unes :

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Ici ce haut de porte est un sarcophage !

Visite du village de Molesme

Nous avons pu admirer des maisons anciennes ou originales :

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Nous nous sommes ensuite rendus dans l'église où une visite guidée était organisée..

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Stéphane Besanceney, le titulaire de l'orgue de Molesme, a interprété de beaux morceaux sur l'orgue rénové

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Le jour de la balade, le temps était excécrable. Nous sommes tout de même allés voir "la Baleine", une jolie étendue d'eau  en forme de cétacé, avec un jet d'eau qui sort de son évent..

Visite du village de Molesme

J'y suis retournée depuis, lorsque le temps s'est amélioré...

Visite du village de Molesme

Molesme possède aussi un parcours botanique très agréable, le sentier de la Garenne  :

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

On y trouve des indications sur les animaux qui y vivent :

Visite du village de Molesme

Le long de la route, les enfants des écoles ont planté des arbres fruitiers !

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Visite du village de Molesme

Une vue du joli village de Molesme depuis le sentier de la Garenne :

Visite du village de Molesme

La visite de l'église Sainte-Croix de Molesme est relatée ici :

 http://www.christaldesaintmarc.com/l-eglise-de-molesme-a1785581

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 22 Septembre 2013

 Que se passait-il donc  le dimanche 22 septembre 2013, à l'aéroclub de Châtillon sur Seine ?

Invitée par Nanou, la secrétaire du Club, je me suis rendue le matin, au terrain d'aviation.

Un équipage s'apprêtait à s'envoler, muni de documents, l'un des membres était Jean-Michel Antoni, Président de l'Aéroclub... Où donc allait-il ?

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

J'ai eu la réponse à ma question, en entrant dans le chalet de l'aéroclub.

Il s'agissait, pour l'aéroclub de Châtillon sur Seine, de participer à un rallye ..

Ce rallye est organisé tous les ans, chacun leur tour, par les huit aéroclubs de Côte d'Or, sous l'égide  du Comité Départemental Aéronautique (CDA).

Cette année c'est l'aéroclub de Châtillon sur Seine qui l'organisait.

Les équipages des avions, partis des aéroclubs Côte d'Oriens : Nuits Saint-Georges, Beaune, Saulieu, Semur en Auxois, Tilchatel, Pouilly en Auxois, Darois et Châtillon sur Seine, devaient survoler des sites châtillonnais, qui leur étaient présentés par "énigmes" historiques, géographiques, culturelles, puis photographier ces sites.

Le travail de préparation de ces épreuves a été minutieux : il fallait, en plus des énigmes,  situer sur la carte aéronautique détenue par les équipages, les sites à survoler, avec leurs coordonnées .

Les équipages , à l'arrivée, devaient aussi répondre à des questions subsidiaires.

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

A 14 heures, je suis retournée au terrain d'aviation sur lequel s'alignaient les avions des équipages participant au rallye.

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Un beau "Broussard" :

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Les participants au rallye ont remis leurs photos et leurs réponses au jury, il y a eu quelques questions subsidiaires. Le jury a délibéré, voici les résultats :

Le vainqueur du rallye est un ULM de Til Chatel , le deuxième est un ULM de Châtillon sur Seine.
Le gagnant remporte pour un an une sculpture métallique représentant l'envol d'Icare, une valise pilote, une sacoche pour les documents aéronautiques, un livre etc.......
L'envol d'Icare sera transmis à l'Aéroclub vainqueur en 2014.

Tous les participants ont partagé  un délicieux repas dans la joie et la bonne humeur.

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Jean-Michel Antoni, le Président de l'aéroclub de Châtillon sur Seine, a remercié les pilotes pour leur participation, les organisateurs pour la recherche des énigmes et la localisation des sites, les responsables du repas ...et le temps qui s'est montré fort généreux en ce dimanche 22 septembre !

Rallye CDA à l'aéroclub de Châtillon sur Seine

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 18 Septembre 2013

Coups de Contes

Un safari arctique, c'est l'histoire d'Anton, un jeune homme de 19 ans qui veut devenir trappeur dans le grand nord Groënlandais.

Ce séjour va lui faire rencontrer des personnages truculents : Bjorjen  qui philosophe, Fjordur qui tricote et Vieux Niels qui lit l'Ancien Testament à son cochon.

Mais après la joie de l'arrivée, la réalité sera tout à fait différente de ce qu'Anton avait imaginé : ses compagnons sont rustres et boivent beaucoup, le temps est hostile, le manque de femmes est criant...et l'ours blanc est invisible.

Quelques images du spectacle...

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

Fred Pougeard, qui joue Anton, est accompagné par Renaud Collet qui rythme les événements avec justesse et sensibilité.

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

Fred Pougeard est un stupéfiant conteur, mais aussi un mime exceptionnel, jugez-en !

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

"Un safari arctique" fut un  bien beau spectacle qui a mélangé humour, gaieté, peur, folie avec un brio d'enfer.

Après le spectacle nous avons pu rencontrer Fred Pougeard et lui dire combien le spectacle nous avait plu...

Fred Pougeard a été formé par le conteur et poète Bernard Blot. Il conte principalement des contes merveilleux, des contes fantastiques et des récits liés à un travail de collectage.

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

Renaud Collet était encore sur scène à ranger tous ses instruments avec monsieur Millet.

Renaud Collet est un musicien passionné par un univers musical aux sonorités traditionnelles et électroniques.

Lui aussi méritait bien une photo, j'espère qu'il a eu droit plus tard, lui aussi, au crémant châtillonnais !

"Un safari arctique" présenté par la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, au Théâtre Gaston Bernard

J'ai rencontré Fred Pougeard samedi 28 septembre au Musée de Dijon, devant les superbes tombeaux des Ducs qui ont retrouvé leurs pleurants. De passage dans la ville, avant de se produire à Lantenay, il avait tenu à visiter le beau Musée des Beaux Arts dijonnais, qu'il a trouvé exceptionnel. Nous avons discuté bien agréablement, j'espère que mes photos lui plairont !

 Texte : Jørn Riel.
Mise en scène : Pascal Adam, Fred Pougeard.
Interprètes : Fred Pougeard, Renaud Collet.
Accompagnement artistique : Pepito Mateo, Linda Edsjö, Marinette Dozeville.
Création Lumière : Marine Molard.
Par la Compagnie L’Allégresse du Pourpre. 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2013

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Jean Ponsignon et sa femme Sophie, sont de grands voyageurs... L'an dernier ils nous avaient présenté le Sultanat d'Oman, l'Arabie heureuse, cette année c'est au Nord Laos qu'ils ont emmené les auditeurs de l'Association Culturelle Châtillonnaise, avec un très grand nombre de photos magnifiques (les miennes ne sont que les photos des photos projetées, sauf une un peu plus loin.)

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Le Laos est un pays tout en longueur, sans aucun contact avec la mer. Les pays qui ont une frontière avec lui sont la Birmanie, la Thaïlande,le Vietnam et la Chine.

Le grand fleuve Mekong le traverse du nord au sud.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Le Laos est dirigé actuellement par un régime communiste, après avoir été dominé des siècles durant par les Khmers, les Chinois, la Thaïlande..et le protectorat français. Il faisait alors partie de ce qu'on nommait alors l'Indochine.

Après le départ de la France, le Laos connut une monarchie, le dernier roi et la reine furent destitués par les communistes, emprisonnés ils moururent en prison.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Le président de la République démocratique populaire lao est élu par le Parlement pour 5 ans. Choummaly Souriya Sayasone , qui occupe cette fonction depuis le 8 juin 2006, a été réélu le 15 juin 2011.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Un musée montre aux laotiens les méfaits de l'opium, drogue mortifère.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Le Nord Laos a très peu de terres cultivables car il contient de nombreuses montagnes très élevées. La densité de sa population est celle du Pays châtillonnais, c'est à dire faible !

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Le Mékong n'est pas navigable toute l'année à cause de la mousson. Nous avons appris avec surprise que le Laos ne compte que quatre ponts sur le Mékong !. Si on veut traverser le fleuve on doit utiliser des barques ou des radeaux, suivant la hauteur de l'eau du fleuve.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Les maisons , au Nord Laos, sont construites sur pilotis, les murs sont faits de lames de bambous, le toit est recouvert de palmes.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Cette "jardinière" plantée d'herbes est en fait l'autel des "Esprits", ils vaut mieux que ces esprits ne soient pas dans la maison !

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Les intérieurs sont très peu meublés, les laotiens sont très pauvres, il y a néanmoins une télévision dans chaque maison, mais Jean et Sophie n'en n'ont vu aucune marcher ...

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Nos voyageurs ont eu l'honneur d'entrer dans la pièce principale de cette maison , où habituellement les étrangers ne sont pas admis. On fêtait le départ d'une jeune fille pour la Thaïlande où elle allait travailler.

Chaque personne devait boire à l'aide d'un bambou une boisson à base d'alcool de riz. Voyez comme Sophie Ponsignon se soumet à la coutume !! (Photo originale de Jean Ponsignon, qui vous donne une idée de la qualité  des images projetées !)

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'Association Culturelle Châtillonnaise

Des  billets, en cadeau pour la jeune voyageuse, étaient posés sur le plat de nourriture un peu "sanguinolente" nous confie Jean.... 

La base de la nourriture laotienne c'est le riz gluant, on voit ici son battage après récolte.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

De minuscules jardins au bord du Mékong, la terre est rare au Laos, pays de montagnes :

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Les "Lao", peuple du Laos, comptent cent ethnies différentes qui s'expriment différemment, la guide avait bien du mal à comprendre leur langage !

Voici quelques beaux costumes :

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Les Laotiens vivent en autarcie, ils produisent du riz, du café, du cacao, du coton, du tabac.

Au marché on trouve des légumes, des fruits, mais aussi des insectes grillés ou à griller : des sauterelles que l'on choisit avec soin avant de les acheter !

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

On élève des porcs, des volailles et même des chiens... pour les manger, des petits chiens de la taille d'un teckel !

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

cardage de coton :

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

La coiffeuse !

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

La flore, dans ce pays de mousson, est évidemment magnifique :

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Les insectes sont nombreux et étonnants :

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

La religion du pays est le bouddhisme. Les jeunes garçons doivent passer un certain temps dans un temple, en tant que bonzes.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Pour finir, un coucher de soleil sur le Mékong...

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Jean et Sophie Ponsignon furent très applaudis pour leur très belle conférence, les questions des spectateurs n'ont pas manqué sur la vie de ces peuplades lointaines et peu connues.

"Voyage au Nord Laos", une conférence de Jean Ponsignon pour l'ACC

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2013

 Lors de la merveilleuse après-midi de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine, Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais, a présenté une très intéressante exposition sur l'histoire de l'église de l'abbaye Notre-Dame, actuellement église Saint-Pierre.

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Avant que les visiteurs consultent les différents panneaux, riches de documents sur l'abbaye, Dominique  Masson leur a fait faire le tour de l'église en leur présentant le mobilier qui s'y trouve.

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Voici les panneaux qui nous présentent toute l'histoire de l'abbaye Notre Dame :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Quelques documents en plus gros plan :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

L'église de l'abbaye Notre-Dame, a été construite sur un plan semblable à celui de l'église de l'abbaye de Fontenay.

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une lettre de saint Bernard :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Le portail garni de ferrures magnifiques :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Quelques sceaux de différents abbés qui dirigèrent l'abbaye Notre-Dame:

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Un abbé très controversé par ses écrits licencieux :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Un abbé de grande valeur Henri Lenet :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Sur ce plan de Châtillon sur Seine, l'abbaye se trouve à droite du N de Châtillon. On aperçoit la belle allée qu'Henri Lenet fit faire, face à l'abbaye, allée qui se nomme aujourd'hui :"le Cours L'Abbé"

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Déclaration des derniers chanoines de l'abbaye avant leur expulsion :

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Les derniers panneaux nous montrent ce qu'est devenue l'abbaye Notre-Dame après la Révolution : un hospice, puis un hôpital-hospice, puis enfin un très beau Musée, celui du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix.

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Une exposition sur l'abbaye Notre-Dame, présentée par Dominique Masson, Président des Amis du Châtillonnais

Pour connaître mieux l'histoire de l'abbaye Notre-Dame, , vous pouvez cliquer sur le lien suivant, et ainsi avoir accès à la très belle conférence de Françoise Vignier:

 http://www.christaldesaintmarc.com/l-ancienne-abbaye-notre-dame-une-superbe-conference-de-francoise-vigni-a99764420

 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2013

Une conférence passionnante sur "la découverte de l'art Gaulois par le surréalisme", a eu lieu dernièrement au Musée du Pays Châtillonnais, trésor de Vix.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Elle fut présentée par Raphaël Neuville que la conservatrice, Félicie Fougère avait invité: il est Doctorant en Histoire de l'art contemporain, et membre de l'Université de Toulouse II-Le Mirail.

Bruno Duval, qui est un grand amateur d'œuvres surréalistes, m'a envoyé un article qu'il a écrit pour "La Semaine de la Liste Mélusine". Il y fait le compte-rendu de cette conférence, tellement mieux que j'aurais pu le faire, et  m'autorise généreusement à le publier, merci à lui !

Le surréalisme était à Châtillon-sur-Seine (Côte d'Or), ce vendredi 13 septembre 2013, veille des Journées du patrimoine, grâce à la conférence donnée, à l'invitation de Félicie Fougère, conservatrice du Musée du Châtillonnais, par Raphaël Neuville, de l'Université de Toulouse Le Mirail, sur André Breton et l'art gaulois, tant vaudrait dire les monnaies gauloises, puisque, selon le conférencier, l'”art” en question s'est principalement exprimé dans ce domaine,  d'autant plus fascinant en période de crise économique et de scandales financiers. C'est Raphaël qui avait révélé à Félicie l'existence, dans les oeuvres complètes de Breton, d'un article de Medium sur la découverte, en 1953, sur le Mont Lassois voisin, du plus grand vase de bronze de l'Antiquité, sur laquelle une exposition avait été ouverte tout l'été au musée, avec la reproduction en grand format du manuscrit de l'article sur une paroi de verre.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

 Sur l'itinéraire de Breton, une telle découverte précéda  celle de L'Art gaulois dans les médailles, de Lancelot Lengyel, qui l'avaient personnellement émerveillé depuis que son grand-père lui avait montré à St-Brieuc, quelques “souvenirs lointains d'une civilisation disparue” pendant ses vacances d'enfant. Dans son essai sur Breton, Philippe Audoin parle, à ce propos, d'un “mobilier héraldique”. Dans le Tarot de Marseille, son double portrait en Janus éveillé/dormant par André Masson en porte la trace.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Dans Le Surréalisme et la peinture, Breton récuse hautement, sous prétexte d'”ambiguïté”, le point de vue déjà exposé, en 1929, sur Le Cheval académique par Georges Bataille, dans un article de la revue Documents.

En imitant au revers d'une pièce de monnaie une figure de Pégase issue de l'art grec, les Celtes, selon Bataille, l'auraient disloquée de manière à lui imprimer une sorte de “frénésie barbare”.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

 Mais la considération initiale prêtée par Bataille à la “raison” méditerranéenne n'est pas partagée par Breton, qui, en 1956, préfère se reconnaître comme prédécesseur le Malraux de La Monnaie de l'absolu, volume de sa Psychologie de l'art parue en 1950 où il considère les monnaies gauloises comme des “chef-d'oeuvres absolus”. De même qu'une décennie auparavant la France avait été occupée par les Allemands, de même, dans l'Antiquité, les Gaulois auraient été “occupés” par les Romains. Par son refus de la culture gréco-romaine, les premiers auraient manifesté un “instinct souterrain” de libération comparable à l'action de la Résistance : en fait d'art gaulois, on pourrait, sous la plume de Malraux, entendre, rétrospectivement, “art gaulliste”( le conférencier s'est bien gardé d'aller jusque là). Plus sérieusement, il s'agit aussi d'un rejet de l'anthropocentrisme gréco-romain au profit de la vision d'un cosmos dynamique, où tout, dans le monde, est emporté dans le même rythme, selon une “signification transcendante du visible”, dépourvue du souci immédiat d'imiter la réalité. C'est la référence à un “modèle purement intérieur” que Breton favorise, en 1948, dans une exposition à l'Étoile scellée des dessins en arabesque d'Adrien Dax, dont le nom même porte l'empreinte géographique du Sud-Ouest français, une des premières régions “envahies” par les Romains.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

(œuvre d'Adrien Dax)

En 1955, l'historien Paul-Marie Duval organise au Musée pédagogique de la rue d'Ulm une exposition consacrée à la Pérennité de l'art gaulois. À côté des monnaies gauloises, “frottées” pour être photographiées et agrandies, des toiles de nombreux artistes modernes jusqu'au surréalisme, parmi lesquels Max Ernst, qui, trente ans plus tôt, avait inventé le...frottage, exercice proverbialement “gaulois” (le conférencier n'ose pas aller jusque-là). À la date de la vogue de l'”art abstrait” en France, le conflit entre le figuratif et le non-figuratif est dépassé “par le haut”, comme dans les monnaies gauloises. C'est l'époque où Jean Markale obtient la faveur de Breton pour son livre sur les Grands bardes gaulois. Le repli identitaire, serait-ce, en l'occurrence, le revers de la médaille gauloise?

À une question posée par l'un de ses auditeurs les plus attentifs, le conférencier répond, bien sûr, qu'il n'en est rien.

(Bruno Duval)  

Après la conférence de Raphaël Neuville, Félicie Fougère, Conservatrice du Musée Châtillonnais-Trésor de Vix, nous a entraînés dans le Musée pour découvrir l'exposition temporaire "sur les routes du vase de Vix, 60 ans après la découverte" .

Cette découverte du plus grand cratère du monde, fut faite  par Maurice Moisson et René Joffroy. Le vase était très abîmé, écrasé par le plafond de la tombe mortuaire, l'exposition nous présente les étapes de sa restauration qui ne fut pas facile.

Cette exposition magnifique, qu'il faut absolument visiter, sera close le 15 octobre 2013.

Tout d'abord nous faisons une halte devant cette merveille, le Vase de Vix, qui fut tout d'abord exposé au Louvre avant de revenir à Châtillon sur Seine après restauration.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Dans la vitrine qui nous montre, habituellement, le mobilier découvert dans la tombe de la princesse, Fabien Ansault a réalisé une "installation" : sur le char, il a placé une sculpture qui représente la princesse. Ce  corps couché dans son char mortuaire , est décoré de ses bijoux, mais il n'a pas de tête..

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Sur la vitre qui protège le mobilier de la tombe de la Princesse, on peut lire le texte d'André Breton, tel qu'il a été publié dans Médium.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Voici la salle qui contient l'exposition "Sur les routes du vase de Vix, 60 ans après la découverte", on nous y montre les tribulations du vase, ses multiples restaurations.

(Des photos de l'expo après sa clôture)

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Félicie Fougère expose la genèse, le sens  et la réalisation de l'exposition, devant un public très attentif.

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

Une autre salle nous présente "le banquet", un très bel ensemble de céramiques grecques et de citations...

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

La découverte de l'art Gaulois par le surréalisme, conférence de Raphaël Neuville au Musée du Pays châtillonnais-Trésor de Vix

L'exposition "sur les routes du vase de Vix, 60 ans après la découverte"  dure jusqu'au 15 octobre 2013, ne la manquez surtout pas !

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2013

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2013

Cours d'anglais à Aignay le Duc...

COURS D’ANGLAIS GRATUITS POUR GROUPE D’ADULTES

JE VOUS PROPOSE UNE REUNION EXPLORATOIRE AFIN DE

-           Mesurer les compétences initiales

-           Evaluer vos ambitions

-           Examiner les compatibilités de rythme et d’horaire

 SI UN GROUPE (de 10 ?) EST FAISABLE, NOUS VERRONS DANS QUEL LOCAL LE COURS POURRAIT SE TENIR ET DE QUELS MOYENS IL POURRAIT DISPOSER

    (durée  1h ou 2h, impérativement TV et lecteur DVD).

 DANS L’IMMEDIAT, JE PROPOSE QUE CETTE PREMIERE REUNION AIT LIEU LE VENDREDI 27 SEPTEMBRE, 18 H, SALLE DU CONSEIL MUNICIPAL.

NB. Un cours pour « jeunes » n’est pas exclu. Des demandes détaillées pourront être déposées à cette réunion (âge, niveau).

                                                                                                      Leslie Marchand

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 16 Septembre 2013

 C'est sous la pluie que s'est déroulée, cette année, la foire aux vieux papiers et aux livres. Les exposants, néanmoins, ont gardé le moral...

Les Amis du Châtillonnais :

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

Des particuliers :

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

Le stand de Gilles Surirey :

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La distraction des malades :

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

Les Amis de la maison de la Charme :

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La Bibliothèque pour Tous :

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

La foire aux livres et aux vieux papiers 2013 à Châtillon sur Seine

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillon, #foire, #livres, #papiers, #vieux

Repost0

Publié le 16 Septembre 2013

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

J'ai eu l'honneur, le 12 septembre 2013, d'être invitée à assister  au dévoilement de deux plaques  décernées au château de Bussy Rabutin par le ministère de la Culture.

Ces plaques récompensent le château, en lui octroyant deux labels : celui des "Maisons des Illustres" et celui de "Jardin remarquable".

Ces deux plaques ont été dévoilées en présence de monsieur le Préfet de Bourgogne Pascal Mailhos, de Bruno Chauffert-Yvart, directeur régional des affaires culturelles et de François-Xavier Verger, administrateur du château de Bussy Rabutin.

Cette cérémonie a été aussi l'occasion de procéder au lancement des Journées Européennes du Patrimoine en Bourgogne, les 14 et 15 septembre 2013.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Mais, avant le dévoilement des plaques, François-Xavier Verger, l'Administrateur, a présenté le château de Bussy Rabutin et son parc, au Préfet de Bourgogne, au Directeur de la DRAC et aux invités.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

L'allée d'honneur qui descend en pente douce jusqu'au château a été replantée de tilleuls

Le château de Bussy-Rabutin que l'on aperçoit ici, est un merveilleux château, tant par la beauté de ses extérieurs que par la richesse de ses intérieurs.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le parc du château a été rénové, en particulier son labyrinthe végétal que nous présente ici le Chef-Jardinier du château.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Nous avons été tous  invités à parcourir le labyrinthe, Monsieur le Préfet nous en a montré le chemin.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Nous sommes arrivés au centre du labyrinthe...

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

et nous en sommes ressortis très joyeusement, personne ne s'est perdu !

Nous sommes à présent dans le parterre nord, composé de huit carrés de pelouse bordés de buis, avec au centre un grand bassin circulaire.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Un coup d'œil au potager qui sera bientôt labouré à l'aide d'attelages de chevaux, un spectacle qu'il ne faudra pas manquer.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Au loin, près de la fontaine abritant une nymphe, nous attendent les plaques qui seront bientôt dévoilées..

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

François-Xavier Verger nous rappelle la vie tumultueuse de celui qui fut l'illustre propriétaire de ce château: Roger de Bussy Rabutin.

Esprit vif et moqueur, écrivain élu à l'Académie Française, Roger de Bussy-Rabutin avait une plume audacieuse et féroce.

 Louis XIV l'exila  dans ce château pour avoir dévoilé les galanteries des dames de la cour. Roger de Rabutin se vengera en faisant réaliser quelques trois cents portraits accompagnés de devises impertinentes.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

François-Xavier Verger rappela le travail effectué depuis plusieurs années pour entretenir, rénover ce château qui est un patrimoine vivant et évolutif. L'Etat est en effet propriétaire du château de Bussy-Rabutin depuis 1929, et depuis cette date, ne cesse  de le restaurer pour assurer sa sauvegarde et sa mise en valeur.

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Monsieur le Préfet de Bourgogne s'est dit très heureux de voir le château et son parc si beaux et superbement entretenus. "D'habitude a-t-il dit, je ne dévoile qu’une plaque. Je suis donc heureux de faire les deux en même temps. Ces labels mettent à l’honneur une demeure historique, un illustre occupant et un parc exceptionnel. La conjonction des deux faisant la magie de Bussy-Rabutin."

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Puis vint le moment de dévoiler la première plaque , celle des "Maisons des Illustres" :

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Puis la seconde, celle du "Jardin remarquable" :

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Les invités ont été ensuite conviés à rejoindre le château pour une réception bien sympathique...

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

Nous avons ensuite, encore une fois, admiré les magnifiques pièces du château décorées de tableaux aux maximes piquantes et impertinentes.

Une exposition de costumes du Premier Empire s'y trouvait encore, je vous les montrerai prochainement.

Un dernier coup d'œil à ce château magique qu'il vous faut absolument visiter si vous ne l'avez pas déjà fait...

Je l'avais déjà présenté ici :

 http://www.christaldesaintmarc.com/le-merveilleux-chateau-du-comte-de-bussy-rabutin-a1029966

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques

En partant, un regard à l'intérieur du pigeonnier qui était superbement éclairé...quelle merveille !

Le Château de Bussy-Rabutin a été honoré par la pose de deux plaques.

 Deux labels ont été décernés au château de Bussy Rabutin par le ministère de la Culture et de la Communication : ceux de “Maison des illustres” et de “Jardin remarquable”

 Deux labels ont été décernés au château de Bussy Rabutin par le ministère de la Culture et de la Communication : ceux de “Maison des illustres” et de “Jardin remarquable”

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 16 Septembre 2013

Lors du festival "Musiques en Voûtes" qui s'est déroulé toute la journée du 7 septembre 2013, nous avons pu visiter le Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, assister à une visite de l'abbaye Notre-Dame par Dominique Masson, écouter une conférence magistrale de Françoise Vignier sur l'histoire de l'abbaye Notre-Dame de Châtillon sur Seine, et bien entendu assister aux merveilleux concerts de Ré Mi La et du Quatuor Manfred.

A la fin de la Conférence de Françoise Vignier, je lui ai demandé de me confier le texte de sa conférence, ce qu'elle a accepté avec une grande générosité. Merci mille fois à elle..

Ce texte est passionnant, mais très long (il y en avait 11 pages !), je l'illustrerai donc, pour plus de légèreté, par des photographies et des documents, certains de ces documents sont ceux que Dominique Masson a exposé dans l'église Saint-Pierre (nouveau nom de l'église Notre-Dame), merci donc aussi à lui.

  L’abbaye Notre-Dame de Châtillon sur Seine

(Châtillon, Musiques en voûtes, 7 septembre 2013)

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 En ouvrant ce propos, je vous dois un aveu : je ne m’étais jamais véritablement intéressée à l’abbaye de Châtillon avant que madame Estrat ne me demande avec insistance de venir en parler ici ce soir… M’étant finalement laissée convaincre et faute de pouvoir, en l’absence d’une documentation rapidement accessible, répondre positivement à sa requête de traiter de ces bâtiments dont vous venez d’avoir un aperçu au cours de la visite de l’église faite sous la conduite éclairée de M Dominique Masson, je vais tenter de vous en narrer l’histoire. Pour ce faire, j’ai eu recours à deux publications : le mémoire consacré à la constitution et à la gestion de son domaine au Moyen-Âge par Michel Petot, Vice Président de la Société archéologique et Historique du Châtillonnais, qui aurait été beaucoup plus qualifié que moi pour le faire, et la belle histoire de Châtillon due à Michel Belotte, historien scrupuleux auquel aucun document, aucune publication n’a échappé. Tout ce que je vais vous dire vient de ces deux ouvrages.

                                PLAN

Histoire de l’abbaye :

-Les origines du chapitre (IXème –XIème siècles

-La réforme de saint Bernard et l’affiliation de l’abbaye à la congrégation de d’Arrouaise (XIème-XIIIème siècles)

-Décadence (XIIIème-XVIème siècles)

-Le temps des réformes (XVIIème-XVIIIème siècles)

Le domaine 

-sa  vie dans une relative aisance durant six siècles et demi et rayonnement dans la région

-sa constitution du Xème au XVème siècles

-Sa consistance : églises paroissiales, biens et droits

                         HISTOIRE                                      

 -Les origines du chapitre (IXème –XIème siècles)

Pour comprendre les caractéristiques de l’histoire de cette abbaye, qui fut en fait un chapitre de chanoines placé sous la règle de Saint Augustin, il faut remonter aux premiers temps du christianisme à Châtillon et à l’implantation sur la colline dominant le cours de la Seine et la résurgence de la Douix, d’un modeste village, doté, semble-t-il, dès le IVème siècle, d’un oratoire dédié à la Vierge, puis au Vème siècle d’une église placée sous le vocable de Saint Martin et enfin, au VIIIème siècle d’une seconde église vouée, elle, à Saint Mammès, patron de la cathédrale de Langres, chef lieu du diocèse aux lisières duquel était situé l’endroit.

Le 28 mai 868, pour les mettre à l’abri des invasions normandes…et peut-être aussi pour donner plus d’assise à son pouvoir spirituel et temporel dans cette région où s’entremêlaient les frontières des grands domaines laïcs et religieux, l’évêque de Langres Isaac (39ème évêque) fit apporter de Marcenay à Châtillon le corps de saint Vorles. Comme le savent tous les châtillonnais, Vorles est l’un des premiers prêtres dont la présence soit attestée dans la région. Sa sainteté avait été spontanément reconnue après qu’il ait vécu à Marcenay même le miracle de la bilocation : alors qu’il y célébrait la messe en présence du roi Gontran, il s’était immobilisé quelques instants tandis que, simultanément il sauvait un enfant d’une maison en flammes à Plaines-Saint-Lange, village situé à une vingtaine de kilomètres de là.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

(Vitrail moderne de l'église de Marcenay, représentant la "bilocation" de saint Vorles)

 Après sa mort, en 591, des guérisons avaient été constatées auprès de son tombeau, suscitant un discret mouvement de pèlerinage, que l’évêque souhaitait peut-être détourner vers la ville naissante de Châtillon dont les premiers habitats étaient déjà entourés de murailles.

A Châtillon, les reliques furent déposées dans l’église Notre-Dame et Saint-Martin auprès de laquelle se constitua un groupe de prêtres chargés d’assurer le service de la liturgie et d’accueillir les pèlerins.

Devant leur afflux et pour donner aux reliques un cadre digne d’elles en ces temps qui étaient à la fois ceux du développement du culte des reliques et ceux d’une première ébauche de réforme de l’Eglise, l’évêque Brun de Roucy va ériger dès 991, le groupe de prêtres en chapitre de chanoines séculiers, à l’image des chapitres assurant les services religieux dans les cathédrales auprès des évêques. Puis, aux alentours de l’an mil, il engagera pour abriter les reliques, la construction d’une grande église, qui sera achevée vers 1025 : l’église Saint-Vorles.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 (Translation des reliques de saint Vorles dans l'église qui portera son nom)

Dans le temps même où s’élevait cette église et où était créée une école, tenue par les chanoines dont la renommée rapidement s’étendit, l’un des dits chanoines, du nom d’Aganon, rédigeait en 1020 une vie de saint Vorles qui reste la source principale de l’histoire du saint et du développement de son culte.

Avant d’aller plus loin, je m’arrêterai un instant pour mieux comprendre l’importance de son rôle, sur la personnalité de ce Brun de Roucy, évêque de Langres de 981 à 1016. C’était un grand personnage : d’origine normande, il était le fils d’une demi-sœur du roi de France, le filleul de l’archevêque de Cologne et avait été à Reims le disciple fervent de Gerbert, célèbre érudit devenu pape en 999 sous le nom de Sylvestre II. Proche des derniers rois carolingiens, il était lié par le sang aux plus grandes familles du royaume.

Son œuvre à Châtillon était donc fondée sur de solides appuis, tant spirituels qu’intellectuels et matériels.

 -La réforme de saint Bernard et l’affiliation à la congrégation d’Arrouaise (XIème –XIIIème siècles).

Un siècle après l’achèvement de l’Eglise, saint Bernard, qui, à l’initiative de sa mère, avait , durant huit années, été élève de l’école des chanoines, voulut, dans son zèle réformateur, transformer le chapitre en abbaye. Le projet semble en être né dès 1129, mais avoir rencontré quelques réticences auprès d’une partie au moins des chanoines, si bien que c’est seulement en 1138, que le statut de chanoines réguliers leur fut enfin reconnu. Statut de chanoines réguliers…Vous avez bien compris que ce n’est pas la règle cistercienne qui fut adoptée, mais celle de saint Augustin presque aussi rigoureuse (pauvreté, vie en commun, possession commune des biens, journées rythmées par la prière, travail manuel ou intellectuel…) mais qui laissait à chaque monastère plus d’indépendance et était mieux adaptée à une communauté vivant en milieu urbain, puisqu’elle prévoyait que les chanoines puissent assumer le soin des âmes. Encore cette règle fut-elle appliquée avec modération : les chanoines qui la refusèrent demeurèrent là jusqu’à leur décès, les nouveaux chanoines s’engageant seuls à la respecter.

Le respect des choix individuels n’excluait pas la méfiance : pour consolider cette réforme Bernard jugea opportun de rattacher le chapitre de Châtillon à un groupement de chapitres implanté dans le diocèse d’Arras : la congrégation d’Arrouaise, dont le prieur était l’un de ses amis. Quelques chanoines d’Arrouaise semblent d’ailleurs être venus à Châtillon pour assister leurs confrères dans la mutation de leur vie. Dès 1257, les chanoines de Châtillon, avec l’appui de l’évêque, allaient s’affranchir de cette tutelle, pourtant légère.

Très vite, les chanoines, leurs serviteurs et leurs convers, se trouvèrent à l’étroit sur l’esplanade de saint Vorles , où ils étaient en outre sous le contrôle un peu trop direct de l’évêque qui y avait une résidence. Ils s’établirent donc au hameau de Courcelles-Prévoires, entre la Seine et la Douix, en terrain neutre en quelque sorte, puisque situé entre la seigneurie ducale et épiscopale du Bourg et la seigneurie ducale de Chaumont. Cette translation intervint sans doute avant même l’adoption définitive de la réforme, en 1138 : l’église comme vous avez pu le constater, est de même plan et même système de voûtement que celle de l’abbaye de Fontenay, construite entre 1139 et 1147. Elle lui est  donc peut-être légèrement antérieure.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Cette nouvelle église, dont le construction semble avoir précédé celle des bâtiments conventuels, fut placée non pas sous le vocable de saint Vorles, mais sous celui de Notre-Dame, sur décision, vraisemblablement de saint Bernard, qui avait une grande dévotion pour la Vierge, dont il développa le culte, repoussant dans l’ombre celui des saints et de leurs reliques, y compris celui de Vorles.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 En outre, la règle prévoyant l’admission de femmes dans l’enceinte du monastère comme converses ou oblates, mais avec résidence à l’extérieur, fut alors construit à peu de distance un petit couvent de femmes, pourvu d’une chapelle. Il disparut très vite, au plus tard au XVème siècle. Son emplacement est connu sous le nom de « Dames brûlées », en souvenir, sans doute de l’incendie qui mit un terme à son existence, alors que les moniales l’avaient déjà déserté. Ce petit couvent éphémère eut néanmoins un rôle matériel non négligeable : de nombreuses donations furent faites à l’abbaye par des familles dont les filles y furent admises comme oblates aux XIIème et XIIIème siècles. Il contribua donc ainsi à la constitution du domaine de l’abbaye.

Quelques chanoines restèrent près de l’église Saint-Vorles, devenue en 1139, église paroissiale de la ville, qu’ils desservaient en vertu de la règle qui leur accordait le soin des âmes.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 -Décadence (XIIIème-XVIème siècle)

Bien installés dans ces bâtiments neufs et bientôt dégagés de liens avec la congrégation d’Arrouaise, nos chanoines ne vont pas tarder à prendre des libertés avec la règle établie avec tant de diplomatie.Scrutant les documents avec attention, Michel Petot a noté quelques étapes de cette décadence.

En 1212, premier témoignage de l’abandon de la propriété commune de biens, un chanoine ayant hérité à titre personnel d’une vigne à Beaune.

En 1257, à Châtillon comme ailleurs, autorisation est donnée de consommer de la viande trois fois par semaine, une fois par jour…à l’abri du regard des laïcs (il s’agissait en fait d’institutionnaliser une pratique déjà ancienne)

En 1320, coup fatal porté à la vie communautaire : l’abbé fait désormais table à part, ce qui entraîne un partage des biens entre manse abbatiale et manse conventuelle, avec une disproportion telle entre les deux, à l’avantage de l’abbé, qu’elle devait engendrer d’interminables procédures, closes par une transaction intervenue à la fin du XVIème siècle seulement, bien après que la commende, qui entraînait ce type de partage ait été instituée en 1494. Simultanément les offices claustraux (prieur, sacristain, aumônier, chantre, infirmier, pitancier) cessaient d’être pourvus par élection leur titulaire étant nommé à vie.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Cette décadence, il faut en convenir, fut largement favorisée par les évènements extérieurs, les conflits ayant, à plusieurs reprises, contraint les chanoines à abandonner leur monastère et à chercher refuge sur leurs domaines ou auprès de laïcs.

C’est ainsi que, en 1475, les bâtiments seront en partie ruinés lors de la prise de Châtillon par les troupes de Louis XI, en conflit avec Charles le Téméraire. Pour obtenir le retrait des troupes royales, les habitants de Châtillon mirent alors en vente les cloches de l’abbaye…. puis acceptèrent en 1489,  que soit levée sur eux une taille dont le montant était destiné à dédommager les chanoines..Suivirent au XVIème siècle les Guerres de Religion : si les destructions semblent alors avoir été moindres, nos chanoines ne purent échapper aux impôts exigés par le roi pour combattre les protestants, ce qui les contraignit, entre 1567 et 1577 à vendre d’importants éléments de leur patrimoine ( j’y reviendrai dans un instant)

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 La paix n’était pas acquise que le coup de grâce était donné par l’abbé Garin de Montrigault, qui, sans respect pour l’accord de partage intervenu en 1585 (en règlement du conflit ouvert en 1320) se livra à un véritable pillage des domaines.

Puis, en 1595, Châtillon, dont les habitants tenaient pour le parti catholique, devint un enjeu  entre les royalistes, attachés à Henri IV et les ligueurs. Alors furent rasés, à l’initiative du baron de Thénissey, gouverneur ligueur de la ville, successivement le faubourg du Temple (dont les pierres furent employées à renforcer le château), le couvent des Cordeliers, la vieille église Saint-Mammès et les maisons qui l’entouraient, et enfin le faubourg de Courcelles-Prévoires, y compris le monastère, mais en laissant subsister l’église Notre-Dame, très abimée et privée de sa toiture.

Et pour couronner le tout, Henri IV fit bientôt don des revenus de l’abbaye à l’une de ses favorites, la belle Corisande d’Andouins, comtesse de Guiche, qui avait des liens familiaux avec les seigneurs de Larrey. La gestion en fut confiée à des laïcs que les scrupules n’étouffaient pas. Cet épisode fut heureusement bref, mais fut suivi en 1597 de l’autorisation donnée par le roi de vendre les domaines jusqu’à une somme de 6000 livres pour relever le monastère de ses ruines, somme qui fut utilisée en particulier pour rétablir en 1607 le toiture de l’église. Quelques années plus tard, ces 6000 livres n’ayant pas suffi à tout remettre en état, le roi Louis XIII donna en 1611,l’autorisation de vendre des bois pour achever la reconstruction.

-Le temps des réformes (XVII et XVIIIème siècles)

Cette reconstruction fut suivie d’une première tentative de restauration de la règle et d’application stricte du partage de 1585. L’artisan opiniâtre en fut, non pas l’abbé, mais l’infirmier, soutenu dans sa tentative par le roi et l’évêque de Langres. Il avait un nom quasiment prédestiné puisqu’il s’appelait Claude Esprit, ou Esperit. Mais les chanoines ne l’entendirent pas de cette oreille et le séquestrèrent lorsque, fort de ses appuis, il revint de Paris prêt à rétablir la règle originelle. Il parvint à s’échapper et, pas découragé, obtint en 1635, après le concile de Trente, pour réformer non seulement les monastères ayant, comme celui de Châtillon, adopté la règle de saint Augustin, mais aussi les monastères bénédictins et cisterciens.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Dans le même temps, la reconstruction des bâtiments fut reprise et achevée.

Ainsi réformée et reconstruite, l’abbaye eut alors le malheur d’être confiée en 1638, à un favori du cardinal de Richelieu qui l’appréciait pour sa culture, son humour et la vivacité de son esprit volontiers libertin : François Le Metel de Boisrobert, qui devait en rester abbé jusqu’à son décès intervenu en 1662.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Ce personnage n’avait aucune des qualités pour être abbé d’un monastère réformé, aux biens désormais soigneusement gérés. Né en Normandie d’une famille protestante, il s’était fait connaître dans les milieux lettrés de la capitale par des poésies libertines, avant de se rallier au groupe d’écrivains, réunis autour de Malherbe et de faire partie de ceux qui suggérèrent au cardinal de fonder l’Académie Française. Converti en 1621, tonsuré en 1623, il avait été pourvu d’un canonicat à Rouen en 1634, après un voyage à Rome, avant d’être nommé abbé de Châtillon. Plus souvent présent à Paris que dans son abbaye, où il se contenta de se réfugier durant les troubles de la Fronde, il remit en cause le partage de 1585, ce qui l’opposa aux chanoines dans un conflit réglé par l’évêque d’Auxerre. Jusqu’à sa dernière heure il ne cessa d’écrire poésie, pièces de théâtre et, sous un faux nom, des contes licencieux.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Lui succéda, en 1662, un homme beaucoup plus soucieux des intérêts de l’abbaye et de son insertion dans la ville : Henri Lenet, filleul du prince de Condé, membre d’une famille parlementaire bourguignonne qui venait d’acquérir le proche château de Larrey.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Nommé abbé à 19 ans, Lenet devait le rester jusqu’à son décès, en 1710 et même renoncer, par fidélité au châtillonnais, à un siège épiscopal. Ce long abbatiat (un demi siècle) fut marqué par la création, pour relier l’abbaye à l’une des portes de la ville, de la longue esplanade qui porte encore, de nos jours, le nom de « cours l’abbé ». Il engagea, à ses frais, de nouveaux travaux de restauration qui n’étaient pas achevés à sa mort. A cette campagne de restauration appartient le portique aveugle plaqué contre la façade occidentale de l’église, que l’un de ses successeurs devait compléter en 1727, par un portail couronné d’un fronton.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Par son testament, rédigé en 1708, Lenet avait organisé ses funérailles de façon somptueuse : 200 pauvres, bénéficiaires chacun d’une modeste rémunération, devaient accompagner son corps. Il fondait en outre quatre chapellenies à Saint-Nicolas, léguait 400 livres aux chanoines, des sommes diverses à une douzaine d’établissements religieux et 400 livres aux pauvres.

Hommage lui est rendu, dans l’église elle-même, par une plaque apposée sur le pilier situé à droite de l’autel :

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 Non loin de sa pierre tombale située elle-même dans l’allée centrale.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

 (Pierre tombale d'Henri Lenet)

Trois abbés allaient lui succéder jusqu’à la Révolution, qui tous appartenaient aux grandes familles de la noblesse de robe bourguignonne. Au cours de cette période de calme, le fonctionnement même de l’abbaye fut réorganisé par un chanoine, François Hocmelle, érudit qui procéda au classement des archives, et composa un cartulaire (c'est-à-dire un recueil de copies de chartes) et une histoire de l’abbaye restée manuscrite.

Au moment de la Révolution, l’abbaye n’abritait plus que 10 chanoines, qui furent dispersés en 1791, malgré une pétition qui avait rassemblé 132 signatures en faveur de « ces dignes religieux qui dans les circonstances actuelles sont restés fidèles à leurs vœux et ont donné l’exemple de la plus parfaite soumission aux lois »

Puis il fut procédé à la vente de leurs biens, la maison conventuelle elle-même, divisée en deux lots n’ayant trouvé preneur qu’en l’an V pour faire un hospice. C’est alors que l’église fut placée sous le vocable de saint Pierre.

                 LES DOMAINES                              

Nous allons maintenant laisser ces dix derniers chanoines se disperser et tenter de comprendre comment s’est constitué ce patrimoine, vendu par morceaux, après leur départ, dont les revenus avaient permis à l’abbaye de vivre durant six siècles et demi.

-Mode de formation

Rappelons-nous en introduction que la règle faisait obligation aux chanoines de vivre exclusivement d’aumônes, les achats proprement dits n’intervenant que « ad necessitatem monasterii »

Le noyau de ce patrimoine fut constitué, dès la fondation en 991 du chapitre de chanoines séculiers, par des donations de Brun de Roucy, qui entendait assurer à la nouvelle communauté des moyens d’existence. Ses successeurs suivirent son exemple, en particulier Robert de Bourgogne, évêque de Langres de 1085 à 1110. Ils donnèrent essentiellement des églises, accompagnées des droits en dépendants, mais aussi quelques terres.

A partir de la régularisation du chapitre, donateurs et donations se diversifièrent : les ducs de Bourgogne, les comtes de Champagne, les familles de Grancey (à laquelle Bernard était apparenté), de Brémur ou de Bissey rivalisèrent de générosité, entraînant dans leur sillage de simples chevaliers, s’apprêtant parfois à partir pour la croisade ou préparant l’entrée au monastère d’un fils ou d’une fille, celle-ci comme oblate. S’y ajoutaient quelques clercs. Les donations portaient sur des terres (surtout des bois et des prés), des seigneuries et des droits d’usage (notamment les droits de pâturage), mais aussi des hommes, le tout en simple aumône, sans attendre aucune contrepartie.

A partir du XIIIème siècle, donateurs et mode d’acquisition se modifièrent. Les grandes familles seigneuriales s’étaient divisées en de multiples branches ou s’étaient éteintes. D’autres s’étaient épuisées en générosités ou en participation aux croisades, dont beaucoup de membres n’étaient pas revenus. Beaucoup étaient désormais liées entre elles par les liens de la vassalité et les charges qu’ils entraînaient. D’autres enfin s’étaient mises au service des ducs qui, peu à peu, organisaient l’administration du duché , en particulier la justice, ou au service des évêques.

Ces derniers, quant à eux, se contentaient désormais de confirmer périodiquement aux chanoines la possession de leurs domaines et droits.

En revanche, une nouvelle génération de donateurs, liée au développement de la ville, était apparue : les bourgeois, enrichis dans le commerce, à qui l’abbaye dut alors la constitution de l’essentiel de son domaine urbain, tant au Bourg qu’à Chaumont.

Enfin, d’autres communautés monastiques s’étaient installées dans la ville qui avaient suscité un réel engouement, en particulier les Cordeliers, arrivés en 1227 qui avaient immédiatement créé une véritable concurrence, en particulier pour les inhumations dont l’abbaye avait jusqu’alors l’exclusivité.

Dans ce nouveau contexte social, les donations furent généralement accompagnées de conditions telles que célébration de messes en nombre défini, inhumation dans l’enclos de l’abbaye, voire dans l’église, entretien d’une lampe devant la statue de la Vierge, inscription dans l’obituaire (liste des personnes pour lesquelles les chanoines priaient à la date de leur décès) etc…

A côté des donations proprement dites, se multiplièrent les testaments comportant dons et fondations.

Puis se développèrent de nouveaux modes d’accroissement du domaine, à vrai dire peu conformes à la règle, puisqu’il ne s’agissait plus de dons plus ou moins gratuits, mais de véritables transactions. On vit alors apparaître des contrats d’engagements par lesquels les moines assuraient le règlement de dettes de laïcs, essentiellement celles de petits seigneurs, en échange de la jouissance de leurs biens, jusqu’à un remboursement…qui généralement n’intervenait pas, les biens ainsi engagés restant propriété de l’abbaye. Cette fiction de donation, qui ne trompait personne, fut bientôt abandonnée et se multiplièrent achats proprement dits, mais aussi échanges, dans beaucoup de cas avec des établissements religieux voisins, tels le grand prieuré du Val des Choux, ou les abbayes de Pothières, Molesme ou de Longuay, parfois pour mettre un terme à des conflits, mais beaucoup plus souvent dans un souci réciproque de bonne gestion.

Enfin, se coulant dans le système juridique régissant la propriété, il leur arrivèrent de prendre des terres ou prairies en bail à cens, en se réservant toutefois le droit de préemption en cas de vente des biens accensés par les propriétaires.

De ce souci de bonne gestion témoigne en particulier le mode de constitution du domaine de Chaume-les-Baigneux, autour d’un noyau primitif donné dès le XIIème siècle : il fallut en effet plus de deux cents ans aux moines pour, en usant de ces divers procédés d’acquisition (au total une quinzaine de donations, achats et engagements, souvent très importants ), éliminer du territoire de Chaume tous les seigneurs qui en possédaient une partie.

Les accroissements cessèrent à la fin du XVème siècle, temps de l’établissement de la commende, seules de menues adaptations à l’évolution du statut de la terre et à celle de l’assiette et de l’existence même des droits, intervenant désormais. Notons à ce propos l’affranchissement tardif des habitants de Chaume, chèrement acquis en 1528 seulement par les habitants.

S’il n’y eut plus d’accroissements, il y eut à la fin du XVIème siècle quelques aliénations justifiées, nous l’avons dit, par la nécessité de financer les combats des armées royales contre les réformés. Alors furent aliénés, en 1567, le moulin de Villotte, en 1569 des droits sur Chamesson, en 1574 et 1577 des terres, moulins et vignes à Courteron, Massingy et Poinçon-les Larrey. A Villotte, comme à Chamesson les acquéreurs furent les seigneurs des lieux. On était loin du temps des donations désintéressées.

-Constitution

L’élément premier, resté jusqu’au bout essentiel, de ce domaine, était les églises et les droits en dépendant,  donnés du Xème au  XIIème siècles par les évêques de Langres, de Brun de Roucy à Robert de Bourgogne et Godeffroy de Rochetaillée, ce dernier parent de saint Bernard.

Il s’agissait des églises de Châtillon (Saint-Vorles dont relevaient depuis 1139 les églises et chapelles de la ville), Maisey et sa succursale de Villotte, Saint-Phal, Buncey, Coulmier et sa succursale de Chamesson,Gyé et ses succursales de Courteron et Neuville, Larrey (qui desservait Poinçon et Larrey), Balot, Prusly, Brion et ses succursales de Mosson et de Thoires, Saint-Germain-le-Rocheux qui toutes relevaient de l’évêché de Langres, et bien entendu Chaume, la plus éloignée, relevant de l’évêché d’Autun dont on ne sait quand ni comment elle fut donnée à l’abbaye, parmi les biens de laquelle elle figure dès 1150.

La desserte des seules églises de Châtillon, Poinçon, Coulmier et Massingy était, au moins à l’origine, assurée par un chanoine, toutes les autres l’étant par un vicaire, désigné par l’abbé et étroitement surveillé par lui, avec qui le partage des biens et revenus n’était pas toujours exempt de difficultés.

Quant aux biens et droits, dont l’élément le plus cohérent était Chaume, où les abbés faisaient accessoirement leur résidence, ils étaient tous regroupés à Châtillon même et à proximité de la ville, à l’exception de vignes à Chablis, d’une maison à Beaune, de quelques terres à Montbard et de cens à Troyes. L’important domaine de Chaume était le plus éloigné, tous les autres étant situés à un maximum de vingt kilomètres, entre Courteron au nord, Poinçon et Larrey à l’ouest, Maisey à l’est et, si l’on exclut Chaume, Brémur au sud.

Ce regroupement, qui est la caractéristique principale de ce domaine, dont l’autre caractéristique est l’importance des propriétés urbaines, permettait à l’abbaye d’en assurer directement la gestion.

Et voilà pourquoi ce chapitre de chanoines au rayonnement géographiquement limité dès son origine, a pu faire face durant plus de six siècles à toutes les adversités.

"L'ancienne abbaye Notre-Dame", une superbe conférence de Françoise Vignier, lors de la venue de "Musiques en Voûtes" à Châtillon sur Seine

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 16 Septembre 2013

 Nous avons découvert, lors de la visite du village de Molesme, un bien agréable restaurant communal "Le Pouilly".

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Sandra et Landry Lainé qui ont pris la gérance de ce restaurant, reçoivent les clients avec beaucoup de gentillesse et de courtoisie.

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Les plats sont délicieux et joliment présentés.

Ici un feuilleté aux petits légumes :

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Une cassolette de fruits de mer :

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Des brochettes de poulet au miel et au soja :

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Un filet de saint pierre , sauce vierge :

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Un baba au rhum :

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Un feuilleté de fraises !

 "Le Pouilly", un très agréable restaurant à Molesme

Un restaurant à découvrir, en semaine  comme le dimanche, vous ne serez pas déçus !

(comme d'habitude, je n'ai pas été sollicitée pour faire cet article, c'est un coup de cœur personnel !)

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 15 Septembre 2013

 En 2013, le grand savant Louis Cailletet a été mis à l'honneur, on commémore en effet le centième anniversaire de sa mort.

A Châtillon sur Seine, ville où il naquit et où il est inhumé, une exposition et des conférences ont eu lieu pour lui rendre hommage.

Les nombreux automobilistes qui passent à Saint Marc sur Seine, peuvent depuis longtemps remarquer un monument de pierre, sur le bord de la route au lieu-dit Chênecières, monument sur lequel est gravé

"C'est ici, aux forges de Chênecières, que Louis Cailletet (1832-1913) fit ses premières découvertes sur les gaz en 1860"

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Gilles Seytre, maire de Saint Marc, fils de Roger Seytre qui dirigea l'usine de Chênecières de très longues années, a pensé, avec la participation de son Conseil Municipal, honorer Louis Cailletet le 14 septembre 2013.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Monsieur le Sous-Préfet de Montbard, Olivier Huisman, a rendu hommage au grand savant que fut Louis Cailletet. Il a rappelé toutes les étapes de ses travaux qui ont commencé à Chênecières,  se sont ensuite continués dans son laboratoire  de la rue saint Jean à Châtillon sur Seine, puis à Paris.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Trois conseillers Généraux accompagnaient le Sous-Préfet: Hubert Brigand, Marc Frot et Georges Morin. Avec Gilles Seytre, tous les quatre ont déposé des gerbes de fleurs devant le monument.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Les personnes intéressées ont pu ensuite visiter les chaîneries de Chênecières.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Le Directeur de l'usine, monsieur Brahim Guessoum, a rappelé l'historique des chaîneries.

En 1720, JB Pingat, maître de forges, installa une forge à la place du moulin.

Vers 1835, on introduisit des laminoirs anglais et des fours à puddler, la forge devint une tôlerie. Cent emplois furent offerts.

A partir de 1851, on utilisa de la houille et du fer anglais. Une roue hydraulique fut installée pour augmenter la force motrice.La production de tôles s'accrut annuellement malgré la conjoncture défavorable (concurrence étrangère à la matière première)

Entre 1865 et 1886, Louis Cailletet effectua des expériences dans la forge familiale, en particulier l'étude de la perméabilité des métaux par le gaz.

Plus tard il fit des recherches sur la chimie des hautes pressions,  sur la loi de Mariotte, la conception du manomètre à mercure, la liquéfaction des gaz comprimés, l'obtention de l'air liquide, l'invention d'un masque à gaz par inhalation d'oxygène.

Au début du XXème siècle, Henri Suquet, deuxième successeur de madame Cailletet,  modernisa la force motrice, les fours et les trains de laminoirs.

De 1914 à 1918, une aciérie fut installée, elle fut démontée après la guerre. Cent cinquante emplois furent offerts + des prisonniers allemands.

 En 1930 ce fut la reconversion des bâtiments en Société Nouvelle des Forges de Chênecières, on y fabriqua de la chaîne soudée électriquement.

En 1938 un transformateur fut installé pour pallier à l'irrégularité de la chute d'eau.

1964 vit se créer une nouvelle dénomination : "Forges et Chaîneries de Chênecières", une trentaine d'emplois furent offerts.

En 1989, après des difficultés, l'activité cessa, il y eut liquidation, puis rachat par les propriétaires Jaillant. Ces derniers ont rebaptisé le site "Chaîneries de Chênecières"

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Brahim Guessoum a ensuite présenté les machines et la production de l'usine.

Le sénateur Houpert a participé à la visite.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Les Chaîneries de Chênecières ne travaillant pas le samedi, les visiteurs purent tout de même se rendre compte de ce qui s'y passe, en regardant une vidéo.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Voici quelques machines qui fabriquent des chaînes de toutes sortes, dont la liste est impressionnante :

Chaînettes en fil de fer,chaînes en acier et ses alliages,chaînes en acier inoxydable,chaînes métalliques soudées, chaînes métalliques haute résistance, chaînes métalliques d'ancrage et d'amarrage,chaînes antivol pour véhicules automobiles, chaînes métalliques pour laisses et colliers de chiens, chaînes métalliques décoratives, chaînes traînantes métalliques pour transport de câbles et tuyaux flexibles, chaînes métalliques pour quais de ports, chaînes métalliques pour ascenseurs et monte-charge, chaînes métalliques pour appareils de levage, chaînes pour stores, chaînes métalliques pour machines et matériel agricole, chaînes métalliques pour sucreries, chaînes métalliques pour équipement de mines, de foresterie et de terrassement, chaînes métalliques pour matériel et équipement de transport, chaînes de suspension, maillons, manilles et anneaux métalliques, ensembles de chaînes en acier sur spécification client, courroies de transmission métalliques, chaînes à fuseau pour transmission,  chaînes métalliques pour transporteurs et élévateurs.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Un panneau présentait diverses photos, souvenirs des années passées...

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Quelques photos :

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Le site des "Chaîneries de Chenecières" :

http://www.chaineries-chenecieres.fr/ 

Après la visite des Chaîneries de Chênecières, Gilles Seytre nous a fait découvrir les autres entreprises de Saint Marc sur Seine :

La menuiserie Bruno Chapuis :

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Le moulin Maurice:

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Chapuis-Frères

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Je visiterai prochainement les entreprises Bruno Chapuis-menuiserie et Chapuis-Frères, le moulin Maurice a déjà fait l'objet d'un article à lire ici :

 http://www.christaldesaintmarc.com/le-moulin-maurice-a-saint-marc-s-seine-c155421

Dans la salle du foyer Rural de Saint Marc, Gilles Seytre et Marc Frot ont tenu à souligner la vitalité du village qui abrite cinq artisans en plus de l'usine des "Chaîneries de Chênecières" : Bruno Chapuis-Menuiserie, Chapuis-Frères, le moulin Maurice, Serge Martin-maçonnerie, couverture et zinguerie et Christian Mombel-électricité générale et plaquiste  ce qui est vraiment exceptionnel pour un petit village !

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Les voici justement ces artisans :

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

On peut les féliciter Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

Pendant le pot amical qui a suivi , Gilles Seytre a remis aux personnes présentes le livre sur Cailletet, que son père Roger Seytre avait rédigé, un grand merci à lui.

Louis Cailletet honoré à saint Marc sur Seine

 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0