Publié le 14 Janvier 2015
Publié le 14 Janvier 2015
A Recey sur Ource, monsieur et madame Krizanot réalisent tous les ans une magnifique crèche provençale dans leur maison, une crèche qui dure de l'Avent jusqu'à Pâques et que tout le monde peut aller admirer. Il suffit de téléphoner pour prendre rendez-vous.
Cette crèche est peuplée de centaines de santons achetés sur des marchés provençaux spécialisés, en particulier à Aubagne. De couleur blanche, ils sont ensuite peints avec une grande minutie au moyen de peinture acrylique.



Honneur à la crèche...

Près de la crèche, de petits personnages récoltent les olives, cueillent la lavande, en regardant arriver les Rois Mages...

Les boulistes jouent des parties animées, sous l'œil de belles dames à ombrelles...

Voici l'école, et à droite le "banc des confidences":

L'école avec son maître et sa maîtresse près des enfants.
Dans ce magnifique "diorama provençal", seuls les santons ont été achetés bruts, tout le reste, maisons, décors, flore, a été réalisé par les époux Krizanot avec un sens du décor étonnant. Ainsi l'école possède des Waters munis d'une porte évidée en haut, comme c'était le cas autrefois, ce qui permettait aux vilains garnements d'épier leurs copains (surtout leurs copines !!)

La place du village avec sa fontaine entourée de danseurs de farandole...

Le marché aux tissus :

Le marché aux fleurs :

Ici, Cézanne peint au pied de la Sainte Victoire....

Le moulin de Maître Cornille a retrouvé ses ailes, tandis que les meuniers portent des sacs de farine sur le dos...

Les moutons, de retour de transhumance, reviennent à la ferme...

Les "boumians" jouent de la guitare et dansent autour du feu, près de leur roulotte.

Quel sens du détail ! on voit, ici, en bas, la fermière qui étend son linge sur le fil !

On retrouve tous les petits métiers d'autrefois comme le maréchal ferrant, le forgeron, le tonnelier, le rempailleur, le rémouleur etc...


On voit même un port provençal avec sa capitainerie, et des paludiers entassant le sel des salines méditerranéennes.

Quelques santons qui montrent la minutie qu'il faut posséder pour peindre ces minuscules personnages, parfois un poil de pinceau seulement est utilisé !


Le tailleur avec sa machine à coudre et son mannequin.

Ce santon n'est pas provençal, il a été réalisé par un châtillonnais qui est le neveu des Krizanot : le tailleur de pierre Didier Cailloux. Il a représenté la Vierge enceinte !

Une adorable crèche ancienne, possédée par monsieur Krizanot enfant, a été ajoutée au diorama, elle nous montre des santons encore plus minuscules, qui étaient peints d'origine !

Allez voir cette magnifique crèche chez les Krizanot, ils seront heureux de vous conter des anecdotes provençales, la Provence étant la région d'où est originaire Alain, qui a quitté son pays natal pour être instituteur en Côte d'Or.
Publié le 11 Janvier 2015
J'ai reçu dernièrement un mail de Dominique Bartet qui m'informait de ses recherches sur un enfant du Châtillonnais : Gustave Tridon.
J'avais déjà publié un petit article sur ce personnage hors du commun :
http://www.christaldesaintmarc.com/un-enfant-de-chatillon-sur-seine-a501514
Dominique Bartet me proposait l'envoi de son étude , ce que j'ai accepté avec plaisir ! Il m'a autorisée à la publier, ce que je fais aujourd'hui, merci à lui.
On n'en sait jamais assez sur la vie de nos compatriotes, voici donc une vision complète de ce personnage singulier que fut Gustave Tridon.
EDME MARIE GUSTAVE TRIDON ET SES COMBATS POLITIQUES
Il est né à Châtillon-sur-Seine le 1er janvier 1841.
Ses parents, Jean Baptiste, propriétaire, ( 1806-1869 ) et Vorlette Elisabeth Morel née en 1813, une châtillonnaise, fille de Robert Morel, marchand tanneur et de Marguerite Diey, s’étaient mariés en 1830 ; Jean Baptiste était marchand cirier. Il semble qu’ils n’aient pas eu d’autres enfants que Gustave, venu tardivement après le mariage.
Ses grands-parents sont Edme, marchand cirier et Elisabeth Diey, fille de André, marchand cirier et de Vorlette Giey.
Ses arrière-grands-parents paternels sont Jean Baptiste, né en 1747, propriétaire aubergiste, marié en 1772 avec Marguerite Lalourcey de Cerilly, née en 1743, fille de Edme, laboureur et Marguerite Tridon.
Ses arrière-arrière-grands-parents sont Jean l’aisné, laboureur et Rose Carteret.
C’est une famille qui est devenue au fil du temps de plus en plus aisée, passant du laboureur aux marchands et aux propriétaires. Le père de Gustave semble s’être enrichi en achetant et en revendant des biens nationaux ; il laissera d’ailleurs à son fils 60 000 francs.
Gustave Tridon est un enfant ( et un homme ) malade que la nature n’a pas gâté. On lit qu’il était atteint de scrofules, un terme désuet qui désignait dans l’enfance et l’adolescence un tempérament lymphatique. Cet état provoquait des infections chroniques de la peau, des voies aériennes supérieures. Le malade avait tendance à développer une tuberculose osseuse, ganglionnaire, articulaire qui localement pouvait devenir chronique. Le gonflement des ganglions lymphatiques du cou produisait des tumeurs, des ulcères.
Plusieurs descriptions de Tridon montrent son état de santé dont il a souffert toute sa vie, pour en arriver à sa mort à trente ans, certains pensant même à un suicide.
« Tridon survient : dos voûté, traits fins, déformés par une cruelle maladie, sourire amer et narquois. Il marche péniblement, appuyé sur sa canne. C’est à peine s’il peut parler, mais soyez sûrs qu’il agira. Il lui était réservé de mourir membre de la Commune. »
« …il n’est pas bossu mais peu s’en faut. Il porte la tête enfoncée entre deux épaules que la faiblesse et la maladie ont considérablement voûtées. Cette tête est affreuse, couverte de cheveux d’un blond douteux, la couleur de la barbe est plus douteuse encore ; par-ci par-là, quelques poils perdus sur une peau livide, où s’étalent, rougis et serrés, des boutons qu’entretient le sang vicié du personnage. Les joues pendent, non qu’elles soient grasses ; mais la maladie les a boursouflées. N’étaient des yeux qui lancent des éclairs et pétillent d’intelligence, cette physionomie serait repoussante. Persuadé sans doute qu’il n’y a pas grand soin à prendre d’un être pour lequel la nature en a pris si peu, Tridon va toujours dépenaillé. »
« Plein d’énergie et de verve dans ses écrits, Tridon est un pauvre être souffreteux que les derniers événements ont complètement abattu. »
Parmi les nombreux témoignages de sa maladie, Blanqui indique que Tridon n’a pu participer en septembre 1870 à l’attaque de la Villette.
Ses parents l’envoient à Paris pour ses études et il y restera, à part des périodes d’exil, presque jusqu’à sa mort. Il apprend facilement et sera avocat. Mais, très attiré par la politique et absolument opposé au second Empire (1852-1870), il fréquente le quartier latin, le monde qui pense ; il prend sa plume et écrit dans plusieurs « feuilles » issues de ce milieu. Il sera, avec Blanqui, l’âme de toutes les conspirations contre le régime de Napoléon III.
En 1862, le journal « Le Travail », pour outrage à la morale publique et religieuse est interdit et Tridon se retrouve à la prison Sainte Pélagie où il fait la connaissance de Blanqui.
Louis-Auguste Martin, un habitué de cette prison politique raconte : « J’habitais l’immense chambre du premier étage du pavillon de l’est et j’avais pour codétenus MM Blanqui et Jules Miot, que nous avions surnommé Vatel à cause des succulents ragoûts et des merveilleux rôtis qu’il nous préparait, Taule, Casse et Tridon, trois jeunes et courageux esprits qui venaient glorieusement d’enterrer le journal Le Travail. »
Le même Martin, écrivain, parle de Blanqui en ces termes : « Il n’écrit pas en prison mais il ne desserre les dents qu’avec ses intimes … Je suis resté deux mois son voisin, nous nous croisions journellement, et je n’ai jamais obtenu de lui qu’un sourire des plus glacés…. Blanqui a subi 29 ans de captivité…A voir ce tout petit corps si frêle, si chétif, si malingre, on serait loin de se douter qu’on est en présence d’un des plus terribles et des plus éminents conspirateurs français. C’est grâce à un régime zénonien que Blanqui a pu supporter sans en être abattu tous les orages de sa vie politique. Il se nourrit uniquement d’une bouillie qu’il prépare avec du maïs, du lait, des carottes, que sais-je encore ? une sorte de brouet lacédémonien ; il ne boit que de l’eau et dort les fenêtres ouvertes en toute saison. Jugez de l’homme d’après cette esquisse ! »
En 1864, Gustave a 23 ans ; il se fait remarquer par « une consciencieuse étude sur la Révolution écrite avec sa vigueur habituelle : les Hébertistes, plainte contre une calomnie de l’histoire. » qui s’est vendue pendant environ un an, ces 50 pages qui l’ont révélé comme écrivain de talent. Il fut condamné à un mois de prison et 100 francs d’amende.
Quelques extraits de cette brochure :
« Le plus grand malheur de l’homme c’est l’ignorance, dit Hébert…Le despotisme est son ouvrage, le fanatisme est son chef-d’œuvre…. En formant le cœur et l’esprit de nos enfants, habituons-les au travail ; qu’ils apprennent à supporter la fatigue, à endurer le chaud et le froid. Que leurs bras s’exercent au maniement des armes pour défendre leur patrie et purger la terre de tous les rois et de tous les monstres qui ne veulent pas le bonheur de l’humanité ; Quels hommes nous aurons dans vingt ans ! C’est alors que la République s’établira sur des bases inébranlables. »
« Le visage est have quand on jeûne depuis des siècles, la voix est rauque quand elle s’indigne des souffrances de l’humanité. Le sein rugit, lorsqu’il est plein de la soif de la justice, et la main ni l’esprit ne recule, lorsque devant eux, laissé aux hasards de l’indifférence et du crime, se joue le sort du monde… »
« Le Critique » qui suivit n’eut pas plus de chance et fut saisi.
« Le Candide », bien qu’écrit de façon plus fine pour entrer dans la politique sans donner prise à la justice de l’Empire est saisi début 1865 et, à nouveau, Tridon, le rédacteur en chef, est emprisonné. Blanqui, sous le pseudonyme de Suzamel ( Suzanne Amélie, le prénom de sa femme ) y publiait des articles philosophiques et scientifiques. Cet hebdomadaire avait pourtant été tiré à 11000 exemplaires, ce qui était assez rare à cette époque.
« Que de saisies, bonté divine » s’écrit-il dans « La petite Revue » de mai-août 1865.
A propos de ces journaux de la rive gauche, il y avait plusieurs jeunes hommes « qui rêvaient de la République future, qui la voulaient féconde, noble et sereine…Tridon en fit partie. Exalté, l’esprit embrasé et violent, il ne voit de salut pour la France que dans l’idée hébertiste…Il exècre, il proscrit tout ce qui dit girondin ( cette race ergoteuse et bavarde ), décentraliseur, libéral – libéral c’est le diminutif de libre dit-il -…Il est l’ennemi né de toute discipline religieuse ou politique… »
Congrès de Liège et de Genève
En 1864, Karl Marx avait fondé la 1ère internationale. Plusieurs sections se créent en Europe de l’ouest . Fin octobre 1865, se tient à Liège un Congrès international d’étudiants auquel se rend Gustave Tridon en compagnie de nombreux français dont Auguste Comte et Prudhon ( Victor Hugo, invité avait refusé de participer en soutenant cependant l’initiative) ; Blanqui, pourtant en exil à Bruxelles n’y participe pas. On en retrouvera une partie dans la Commune de Paris quelques années plus tard. La police de Napoléon, présente au Congrès, envoie des rapports à Paris, le nonce apostolique en adresse au Vatican. Les journaux belges qui rendent compte des délibérations sont interdits en France qui craint ces étudiants qui s’immiscent dans la vie politique en y affirmant publiquement leurs idées.
De même en septembre 1868, il participe au Congrès de Bruxelles qui est marqué d’un programme antireligieux et communiste. Blanqui écrit. « Le Congrès de Liège a été dépassé ; c’était de la fureur unanime, sans opposition aucune. ». Une majorité marxiste prône la collectivisation des chemins de fer, des mines et des carrières, la nationalisation du sol, …
Plus tard, au retour de la République, le 4 septembre 1870, l’internationale de Bruxelles dédiera un texte « aux citoyens de tous les pays, aux citoyens français et au peuple allemand » ; c’est une exhortation à la paix.
Pour se venger de sa participation à ces deux congrès, l’Empire fait arrêter Tridon, en 1866 au café de la Renaissance avec 22 autres complices dont Largilière qui, après trois mois de prison à Sainte Pélagie se retira du mouvement ; au moment de la Commune, il fut arrêté et fusillé par ses anciens amis.. Accusé d’être le chef d’une société secrète, Tridon fit quatre mois de préventive et fut condamné à quinze mois de prison.
L’ambiance dans ce café est ainsi décrite en 1882 ; « Des étudiants débraillés, les cheveux en désordre entraient, montaient au premier étage, se formaient par groupes, parlaient politique ou engageaient une partie de billard. On allumait de longues pipes savamment culottées…Des étudiantes étaient mêlées aux hommes. Ces filles des rues aux costumes extravagants fumaient des cigarettes et s’occupaient de politique »
Dans cette affaire du Café de la Renaissance Gustave Tridon est emprisonné en compagnie de Nicolas Lalourcey, menuisier, en 1866-1867. Je note ce nom pour trois raisons : il y a beaucoup de Lalourcey en Côte d’Or, la grand-mère paternelle de Gustave Tridon est Marguerite Lalourcey et on retrouvera ce nom à propos du Colonel Emile Gois, (« un châtillonnais détesté dans sa ville », peut-on lire parfois*) le massacreur des 47 otages de la rue Haxo ( le 26 mai 1871 ) qui a comme épouse une dame Lalourcey. Y a-t-il un lien familial entre cette dernière Lalourcey et Tridon ?
*il n’est en tout cas pas né à Châtillon entre 1813 et 1852.Il n’est pas né plus tard car il aurait moins de 20 ans lors de la Commune de Paris.
On lit aussi qu’il habite à Châtillon vers 20-22 ans chez ses parents. Or aucun Gois ne figure dans le recensement de 1851.


Compromis comme complice d’attentat contre la sûreté de l’Etat et la vie de l’Empereur, Tridon s’enfuit en Belgique ; il fut cependant condamné par contumace à la déportation lors du procès de Blois. Il ne rentra en France qu’après le 4 septembre marquant la proclamation de la République.
Il fonde alors avec Blanqui « La patrie en danger » qu’il finance ; son père, mort l’année précédente lui ayant laissé 60000 francs. Voici ce que l’on peut lire dans ce journal : « En présence de l’ennemi, plus de partis ni de nuances. Avec un pouvoir qui trahissait la nation, le concours était impossible. Le Gouvernement sorti du grand mouvement du 4 septembre représente la pensée républicaine et la défense nationale. Cela suffit. Toute opposition, toute contradiction doit disparaître devant le salut commun. Il n’existe plus qu’un ennemi, le Prussien, et son complice, le partisan de la dynastie déchue qui voudrait faire de l’ordre dans Paris avec les baïonnettes prussiennes. Maudit soit celui qui, à l’heure suprême où nous touchons, pourrait conserver une préoccupation personnelle, une arrière-pensée, quelle qu’elle fût.
Les soussignés, mettant de côté toute opposition particulière, viennent offrir au Gouvernement provisoire leur concours le plus énergique et le plus absolu, sans aucune réserve ni condition, si ce n’est qu’il maintiendra quand même la République, et s’ensevelira avec nous sous les ruines de Paris, plutôt que de signer le déshonneur et le démembrement de la France. »
Signé ( entre autres Caria, Eudes, Gois, Tridon… )

1871 L’affiche rouge
Après l'échec du soulèvement du 31 octobre 1870 , contre la politique du Gouvernement de la Défense Nationale, les blanquistes viennent renforcer dans les clubs les intertionnalistes. Pendant le mois de décembre 1870, dans les clubs politiques parisiens on élit des délégués pour la Commune. Le 30 décembre, le Comité Central Républicain des Vingt arrondissements se réunit sur l'ordre du jour : « De la Commune révolutionnaire et des moyens pratiques pour l'installer révolutionnairement ». Le 5 janvier l'Affiche Rouge est rédigée.
L'Affiche Rouge est une affiche de couleur rouge placardée le 7 janvier 1871 sur les murs de Paris assiégé par les Allemands depuis septembre 1870. C'est un appel à la formation de la Commune de Paris. Elle a été rédigée par Emile Leverdays,Gustave Tridon, Edouard Vaillant et Jules Vallès à la demande de la Délégation des Vingt arrondissements (nom provisoire du Comité Central Républicain des vingt arrondissements). Elle porte la signature de cent quarante délégués.
Au peuple de Paris,
Les délégués de vingt arrondissements de Paris.
Le gouvernement qui, le 4 septembre, s’est chargé de la défense nationale a-t-il rempli sa mission ? – Non !
C'est une déclaration de guerre au Gouvernement de la Défense Nationale. Suivent les griefs envers le gouvernement: refus de la levée en masse, répression contre les républicains après le soulèvement du 31 octobre, incapacité de ravitailler équitablement les Parisiens, sorties militaires mal préparées et vouées à l'échec... « Si les hommes de l’Hôtel de Ville ont encore quelque patriotisme, leur devoir est de se retirer, de laisser le peuple de Paris prendre lui-même le soin de sa délivrance [...] Place au Peuple ! Place à la Commune ! ».
Un véritable programme d'action est énoncé en trois points : réquisitionnement général des ressources matérielles et humaines, rationnement gratuit, lutte à outrance pour en finir avec le siège.
Mais le Gouvernement reste en place, et Trochu fait placarder le même jour une affiche blanche accusant les auteurs de l'Affiche rouge de calomnie.
Une tentative de soulèvement échoue le 22 janvier. L'armistice franco-allemand est signé le 29 janvier.
Après cette vigoureuse campagne contre l’envahisseur, Tridon se met en retrait.
Le 8 février 1871 il est élu député de la Côte d’Or, le huitième et dernier. ( à Châtillon et dans l’arrondissement, il sera aussi dernier ). Il siège donc à l’Assemblée de Bordeaux, vote contre les préliminaires de paix et très vite, veut retrouver sa liberté. Suite au retrait des députés d’Alsace-Lorraine, il démissionne et regagne Paris.
Il s’en explique dans sa Lettre aux électeurs de la Côte d’Or :
« J’ai cru ne pas pouvoir rester une minute de plus au milieu d’une députation qui venait de porter à la France un coup plus meurtrier que dix défaites. Je ne me suis pas cru en droit de laisser sortir seuls les représentants de l’Alsace, de la Lorraine et des Vosges, chassés sans un mot du cœur du président et de la majorité. Je ne siège pas dans une chambre qui repousse Garibaldi…Bourguignon, je ne donnerai jamais la main à la remise de mon pays aux griffes des brigands prussiens Retiré de ce cloaque, je m’insurgerai sans cesse contre un traité criminel et ne cesserai ma revendication qu’au jour où la Révolution et votre patriotisme l’auront mis en pièces. »
Il faut attendre le soulèvement du 18 mars 1871 pour que l'idée de Commune puisse être appliquée.

Tridon, libéré de sa députation, se présente aux élections dans le 5ème arrondissement de Paris ; deux jours avant la date de ces élections, il écrit à ses électeurs : « A peine arrivé, je tombe dans un lit de maladie et suis réduit à contempler la lutte où se décide le sort de la République et de la France ». Il est élu membre de la Commune le 26 mars 1871. il fait partie de la Commission exécutive le 31 et de la Commission de la guerre le 21 avril. Il sera évincé de cette dernière par le Comité de Salut public le 16 mai..
Le général Cluseret signale que Tridon était mourant dès le 4 avril et qu’il était « indiscutablement le cerveau le mieux organisé, mais (que) épuisé par la maladie, il ne put tenir la place qu’il aurait dû occuper. C’était le seul qui aurait pu remplacer Blanqui absent. »
Il continue quand même son action au sein de la Commission exécutive.
Le 2 avril Gustave Tridon co-signe une adresse à la Garde nationale de Paris :
« Les conspirateurs royalistes ont attaqué…Non contents de couper les correspondances avec la province et de faire de vains efforts pour nous réduire par la famine, ces furieux ont voulu imiter jusqu’au bout les Prussiens et bombarder la capitale….. Elus par la population de Paris, notre devoir est de défendre la grande cité contre ces coupables agresseurs. »
Le 5 avril « Tous les citoyens sont conviés à l’enterrement de nos frères assassinés par les ennemis de la République dans les journées des 3-4 et 5 avril (31 victimes). « Un cortège de cent mille personnes, part de l’Hôtel de Ville, rejoint le Père Lachaise. Tridon fait partie de la délégation de la Commune qui a encore un soutien massif du peuple de la capitale.
Il signe un décret paru le 6 avril dans l’Officiel ; ce décret annonce les massacres de la semaine sanglante :
« Art.4 Tous accusés retenus par le verdict du jury d’accusation seront les otages du peuple de Paris.
Art.5 : Toute exécution d’un prisonnier de guerre ou d’un partisan régulier de la Commune de Paris sera sur-le-champ suivie de l’exécution d’un nombre triple des otages retenus en vertu de l’article 4 et qui seront désignés par le sort. »
Cependant, Tridon n’aura pas à faire appliquer ces articles car il s’opposera au Comité de Salut public.
Lorsque le gouvernement de Versailles informe les départements du côté odieux de ce décret, la Commission exécutive y répond en ces termes : « Paris n’aspire qu ‘à fonder la République et à conquérir les franchises communales, heureux de fournir un exemple aux autres communes de France. »
Le Comité de Salut public avait été crée le 1er mai, mais avait rencontré l’opposition d’une minorité, dont Gustave Tridon. Il vote contre ce Comité, signe le manifeste de l’opposition.
Le décret stipule dans son article 4 : « Les pouvoirs les plus étendus sur toutes les délégations et commissions sont donnés à ce Comité qui ne sera responsable qu’à la Commune. »
Le 27 floréal an 79 (le Comité date ses actions avec le calendrier républicain), c’est à dire le 17 mai 1871, la minorité fait savoir qu’elle « veut se dégager des actes du Comité de Salut public et s’en tenir à la seule administration de ses arrondissements respectifs. ». Les dissidents sont tout de même contraints de reprendre leur place à l’Hôtel de Ville et d’obéir au Comité.
L’une de ses dernières actions au sein de la Révolution sera de faire arrêter les frères May, tous deux intendants généraux (et négociants en pierres fines), coupables de détournements dans l’intendance.
Tridon ne fera jamais partie du Comité de Salut public.
Après une vie de maladie, de combats politiques, de nombreux emprisonnements et d’exil, il meurt le 30 août 1871 à Bruxelles où il s’était réfugié pour échapper aux recherches.
Transcription de son acte de décès dans les Archives de Châtillon-sur-Seine le 24 septembre 1872 :
Extrait du registre aux actes de décès de 1871
Administration communale de Bruxelles
Le trente et un août mil huit cent septante onze, à l’heure de midi, a été dressé, après constatation par nous, Gustave Couteaux, Officier de l’Etat civil de la ville de Bruxelles l’acte de décès de Edme Marie Gustave Tridon, avocat, décédé le trente de ce mois, à deux heures du matin, rue du Trône, numéro 20, 5ème division, âgé de trente ans, sept mois, vingt neuf jours, né à Châtillon-sur-Seine ( Côte d’Or ) France et y domicilié, fils de feu Jean Baptiste Tridon et de Vorlette Elisabeth Morel, sans profession, à Châtillon-sur-Seine. Sur la déclaration de Victor Arnoud, avocat, âgé de trente deux ans, domicilié à Saint Josse-ten-Noode.et de Jean Joseph Buffet, sans profession, âgé de quarante neuf ans, domicilié en cette ville…

BIBLIOGRAPHIE
Wikipédia
Les hommes de la Commune – Jules Clère – 1871
Mémoires du Général Cluseret
Les membres de la Commune et le Comité central – Paul Delion – 1871
Histoire de la Révolution – Jules Claretie
Histoire des évènements de 1870-71 –Adrien Desprez – 1873-74
Journal officiel de Paris pendant la Commune
La semaine sanglante – Marc Nadaux
Dossier des amnistiés
Comment la Commune a péri
Des hommes et des choses du temps de la Commune (sans auteur)
Le Paris pittoresque
Le Candide
La petite revue
Les Hébertistes, plainte contre une calomnie de l’histoire
Les prisons politiques : Sainte Pélagie – Alfred Sirven
Le Congrès de Liège – Université de Liège
La patrie en danger – Blanqui 1871
Archives départementales de la Côte d’Or
Gustave Tridon – Michel Diey avec qui j’ai été en correspondance
et que je remercie en particulier.
Dominique Bartet novembre 2012
Publié le 10 Janvier 2015
Lors d'escapades à Dijon, j'ai visité le Musée des Beaux Arts et le Musée François Rude, où l'on trouve de nombreuses œuvres du sculpteur François Rude (des copies de très bonne qualité).
Ce sculpteur dijonnais, auteur du célèbre "Départ des Volontaires de 1792", appelé communément la "Marseillaise", qui se trouve sur l'Arc de Triomphe de la place de l'Etoile à Paris, méritait bien un article....
Voici le portrait sculpté qu'en a fait son neveu Paul Cabet, lui aussi sculpteur bourguignon (né à Nuits Saint-Georges), malheureusement un peu oublié actuellement.

Né à Dijon, François Rude était fils de forgeron. Il apprit le dessin dans cette ville avec François Devosge et fut soutenu par le conservateur adjoint du musée des beaux-arts de Dijon, mécène et ardent bonapartiste, Louis Frémiet, dont il épousa plus tard la fille, Sophie.
En 1809, il s'installa à Paris et devint élève de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts à l'atelier de Pierre Cartellier, obtenant le prix de Rome de 1812 pour son œuvre "Aristée déplorant la perte de ses abeilles".
En 1815, après la chute du Premier Empire et la Restauration des Bourbons, il partit s'installer à Bruxelles à la création du Royaume uni des Pays-Bas, pour rejoindre sa belle-famille, où il se mit au service de l'architecte Charles Vander Straeten et exécuta neuf bas-reliefs pour l'un des pavillons palais de Tervuren, aujourd'hui disparu (mais dont subsistent des moulages). Il y épousa l'artiste peintre Sophie Frémiet, avec qui il eut un fils, Amédée, mort prématurément en 1830.
Buste de Sophie Rude par Paul Cabet (Musée des Beaux-Arts de Dijon):

Avec l'architecte Charles Vander Straeten, il réalisa des commandes officielles du roi Guillaume Ier des Pays-Bas en participant à plusieurs travaux de rénovation et de décoration de palais royaux, châteaux et monuments de Bruxelles comme le Théâtre de la Monnaie ou la Bourse de Bruxelles.
Il revint ensuite à Paris en 1827 où il passa progressivement du néoclassicisme au romantisme. Après 1827, il produisit une statue de la Vierge pour l'église Saint-Gervais de Paris et une statue de Mercure rattachant ses talonnières.
Mercure rattachant ses talonnières (Musée des Beaux Arts de Dijon)

En 1833, il fut décoré de la Légion d'honneur et obtint une commande de haut-relief pour l'arc de triomphe de l'Étoile : "Le Départ des volontaires de 1792", communément appelé "La Marseillaise", son œuvre la plus célèbre qui contribua grandement à sa renommée.
Le départ des Volontaires de 1792 ( Musée Rude, Dijon)


En parallèle, il sculpta dans le marbre le Petit Pêcheur Napolitain jouant avec une tortue (Musée des Beaux- Arts de Dijon) :

Le succès de sa Marseillaise lui permit d'ouvrir son propre atelier et de former ainsi des élèves, dont son neveu Paul Cabet. Il reçut plusieurs commandes pour des monuments publics en l'honneur de grands personnages, comme cette statue de Gaspard Monge (1849) (Musée Rude, Dijon). l'original, en bronze, se trouve sur la place Monge de Beaune, ville d'où Gaspard Monge était originaire.

Il sculpta également cette représentation du Maréchal Ney.( Musée Rude, Dijon).
Ney, surnommé par Napoléon Ier "le Brave des braves" fut exécuté place de l'Observatoire à Paris. Cette statue de François Rude, en bronze, fut érigée sur cette même place lors de la réhabilitation du Maréchal.

En 1839 le couple adopta Martine Van der Haert, nièce orpheline de Sophie, qui posa pour plusieurs de leurs œuvres. Elle sera la future épouse de leur neveu Paul Cabet.
Martine Cabet par François Rude (Musée des Beaux-Arts de Dijon)

À partir de 1852, François Rude consacra les trois dernières années de sa vie à des sculptures dont il choisit lui-même les sujets pour répondre aux commandes de sujets libres de sa ville natale de Dijon, comme ici : "Hébé et l'Aigle de Jupiter" (Musée des Beaux-Arts de Dijon).
Hébé, fille de Jupiter et de Junon, déesse de la jeunesse et de la vitalité, était chargée de leur servir la nourriture divine Ambroisie et Nectar. François Rude l'a représentée tenant une coupe de nourriture divine, que l'aigle symbolisant la puissance du dieu des dieux Jupiter (son père) cherche à atteindre ...

François Rude obtint une médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1855 à Paris. Il mourut la même année et fut inhumé au cimetière du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.
D'autres œuvres de François Rude :
Jeanne d'Arc écoutant ses voix (Musée Rude de Dijon), statue exécutée par Rude pour la série "Femmes illustres de France" au jardin du Luxembourg à Paris.

Jean-François de Galaup, comte de la Pérouse (Musée Rude de Dijon). Cette statue fut réalisée par Rude pour le Musée de la Marine, lors de la découverte de l'épave où mourut le célèbre explorateur.

Le guerrier Gaulois (Musée des Beaux-Arts de Dijon):

Le docteur Benoît Mercier, médecin dijonnais (Musée des Beaux-Arts de Dijon):

Jacques-Louis David (Musée Rude de Dijon), le peintre du "sacre de Napoléon", ami des époux Rude :

Le Maréchal de Saxe (Musée Rude de Dijon). La statue originale de François Rude, en marbre, a été exécutée en 1838 pour le Musée de l'Histoire de France au château de Versailles :

Napoléon Bonaparte s"éveillant à l'immortalité (Musée Rude de Dijon)
L'original est à voir au Parc Noirot de Fixin , en Côte d'Or.

Le gisant de Godefroy Cavaignac, nouvelliste et journaliste républicain, principal opposant à la Monarchie de Juillet (copie de celui qui orne son tombeau au cimetière Montmartre.)


(Beaucoup des statues montrées dans l'article sont des copies sauf quelques unes visibles au Musée des Beaux Arts de Dijon, en particulier "Hébé et l'aigle de Jupiter")
Publié le 10 Janvier 2015
Le 10 janvier 2015 à la suite de la tuerie survenue à Paris, un rassemblement républicain en reconnaissance à ces malheureux journalistes : hommes, femmes, militaires et innocents, disparus, blessés et meurtris dans leur chair à tout jamais. C'est ainsi qu'une foule importante de Châtillonnaises et Châtillonnais et 7 à 77ans ce sont donnés rendez-vous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville et sous les trois mots de son frontant : Liberté-Egalité-Fraternité. Cette foule aurait pu être encore plus importante vue l'horreur des évènements, qui marquera la France pendant des décennies. Mon petit reportage photos débute par ce qui reste des décorations des festivités de Noêl, symbole de notre pensée. A ce rassemblement assistait toutes les catégories de notre cité tous unis dans la même pensée LIBERTE. Prirent la Parole : M. Bernard Marmorat au nom de la Ligue des Droits de l'Homme, M. Hubert brigand, assistés de M. François Gaillard et du représentant de notre Presse Locale, entourés d'un grand nombre de maires de la Communauté, de la gendarmerie notre ange gardien qui dans ces jours noirs a travaillé avec un courage sans borne et n'oublions surtout pas nos jeunes sapeurs pompiers à l'école de la FRATERNITE.



















Publié le 10 Janvier 2015
Le 10 janvier 2015 à la suite de la tuerie survenue à Paris, un rassemblement républicain en reconnaissance à ces malheureux journalistes : hommes, femmes, militaires et innocents, disparus, blessés et meurtris dans leur chair à tout jamais. C'est ainsi qu'une foule importante de Châtillonnaises et Châtillonnais et 7 à 77ans ce sont donnés rendez-vous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville et sous les trois mots de son frontant : Liberté-Egalité-Fraternité. Cette foule aurait pu être encore plus importante vue l'horreur des évènements, qui marquera la France pendant des décennies. Mon petit reportage photos débute par ce qui reste des décorations des festivités de Noêl, symbole de notre pensée. A ce rassemblement assistait toutes les catégories de notre cité tous unis dans la même pensée LIBERTE. Prirent la Parole : M. Bernard Marmorat au nom de la Ligue des Droits de l'Homme, M. Hubert brigand, assistés de M. François Gaillard et du représentant de notre Presse Locale, entourés d'un grand nombre de maires de la Communauté, de la gendarmerie notre ange gardien qui dans ces jours noirs a travaillé avec un courage sans borne et n'oublions surtout pas nos jeunes sapeurs pompiers à l'école de la FRATERNITE.



















Publié le 10 Janvier 2015
Le 10 janvier 2015 à la suite de la tuerie survenue à Paris, un rassemblement républicain en reconnaissance à ces malheureux journalistes : hommes, femmes, militaires et innocents, disparus, blessés et meurtris dans leur chair à tout jamais. C'est ainsi qu'une foule importante de Châtillonnaises et Châtillonnais et 7 à 77ans ce sont donnés rendez-vous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville et sous les trois mots de son frontant : Liberté-Egalité-Fraternité. Cette foule aurait pu être encore plus importante vue l'horreur des évènements, qui marquera la France pendant des décennies. Mon petit reportage photos débute par ce qui reste des décorations des festivités de Noêl, symbole de notre pensée. A ce rassemblement assistait toutes les catégories de notre cité tous unis dans la même pensée LIBERTE. Prirent la Parole : M. Bernard Marmorat au nom de la Ligue des Droits de l'Homme, M. Hubert brigand, assistés de M. François Gaillard et du représentant de notre Presse Locale, entourés d'un grand nombre de maires de la Communauté, de la gendarmerie notre ange gardien qui dans ces jours noirs a travaillé avec un courage sans borne et n'oublions surtout pas nos jeunes sapeurs pompiers à l'école de la FRATERNITE.



















Publié le 10 Janvier 2015
Le 10 janvier 2015 à la suite de la tuerie survenue à Paris, un rassemblement républicain en reconnaissance à ces malheureux journalistes : hommes, femmes, militaires et innocents, disparus, blessés et meurtris dans leur chair à tout jamais. C'est ainsi qu'une foule importante de Châtillonnaises et Châtillonnais et 7 à 77ans ce sont donnés rendez-vous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville et sous les trois mots de son frontant : Liberté-Egalité-Fraternité. Cette foule aurait pu être encore plus importante vue l'horreur des évènements, qui marquera la France pendant des décennies. Mon petit reportage photos débute par ce qui reste des décorations des festivités de Noêl, symbole de notre pensée. A ce rassemblement assistait toutes les catégories de notre cité tous unis dans la même pensée LIBERTE. Prirent la Parole : M. Bernard Marmorat au nom de la Ligue des Droits de l'Homme, M. Hubert brigand, assistés de M. François Gaillard et du représentant de notre Presse Locale, entourés d'un grand nombre de maires de la Communauté, de la gendarmerie notre ange gardien qui dans ces jours noirs a travaillé avec un courage sans borne et n'oublions surtout pas nos jeunes sapeurs pompiers à l'école de la FRATERNITE.



















Publié le 10 Janvier 2015
Le 10 janvier 2015 à la suite de la tuerie survenue à Paris, un rassemblement républicain en reconnaissance à ces malheureux journalistes : hommes, femmes, militaires et innocents, disparus, blessés et meurtris dans leur chair à tout jamais. C'est ainsi qu'une foule importante de Châtillonnaises et Châtillonnais et 7 à 77ans ce sont donnés rendez-vous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville et sous les trois mots de son frontant : Liberté-Egalité-Fraternité. Cette foule aurait pu être encore plus importante vue l'horreur des évènements, qui marquera la France pendant des décennies. Mon petit reportage photos débute par ce qui reste des décorations des festivités de Noêl, symbole de notre pensée. A ce rassemblement assistait toutes les catégories de notre cité tous unis dans la même pensée LIBERTE. Prirent la Parole : M. Bernard Marmorat au nom de la Ligue des Droits de l'Homme, M. Hubert brigand, assistés de M. François Gaillard et du représentant de notre Presse Locale, entourés d'un grand nombre de maires de la Communauté, de la gendarmerie notre ange gardien qui dans ces jours noirs a travaillé avec un courage sans borne et n'oublions surtout pas nos jeunes sapeurs pompiers à l'école de la FRATERNITE.



















Publié le 10 Janvier 2015
Le 10 janvier 2015 à la suite de la tuerie survenue à Paris, un rassemblement républicain en reconnaissance à ces malheureux journalistes : hommes, femmes, militaires et innocents, disparus, blessés et meurtris dans leur chair à tout jamais. C'est ainsi qu'une foule importante de Châtillonnaises et Châtillonnais et 7 à 77ans ce sont donnés rendez-vous, sur le parvis de l'Hôtel de Ville et sous les trois mots de son frontant : Liberté-Egalité-Fraternité. Cette foule aurait pu être encore plus importante vue l'horreur des évènements, qui marquera la France pendant des décennies. Mon petit reportage photos débute par ce qui reste des décorations des festivités de Noêl, symbole de notre pensée. A ce rassemblement assistait toutes les catégories de notre cité tous unis dans la même pensée LIBERTE. Prirent la Parole : M. Bernard Marmorat au nom de la Ligue des Droits de l'Homme, M. Hubert brigand, assistés de M. François Gaillard et du représentant de notre Presse Locale, entourés d'un grand nombre de maires de la Communauté, de la gendarmerie notre ange gardien qui dans ces jours noirs a travaillé avec un courage sans borne et n'oublions surtout pas nos jeunes sapeurs pompiers à l'école de la FRATERNITE.



















Publié le 7 Janvier 2015
Les églises du Châtillonnais (et d'ailleurs !) sont très souvent fermées, aussi je remercie Madame Coulange, maire de Coulmier le Sec, qui très aimablement, m'a ouvert les portes de l'église de son village, église qui est placée sous le vocable de saint Germain d'Auxerre.
L'église Saint-Germain d'Auxerre de Coulmier le Sec date de la fin du XIIIème siècle, début XIVème. Elle fut construite sur un édifice roman détruit entre les Vème et Xème siècles.
Cette église a été bombardée en juin 1940, en même temps que la ville de Châtillon sur Seine, par l'aviation allemande (et non italienne comme on entend encore souvent le dire). La flèche de 24 mètres de son clocher et ses quatre clochetons furent pulvérisés. Ils furent reconstruits après la guerre.

L'église saint Germain a été pourvue par l'architecte Moniot, en 1840, d'un porche, supportant un fronton triangulaire surmonté d'un bas-relief.

Sous le porche on peut voir une belle porte sculptée, surmontée d'un bas-relief représentant une guirlande encadrant un médaillon représentant Saint Germain, évêque.


Une corniche à modillons orne la base de toutes les toitures.

A l'intérieur, la nef comporte trois travées séparées par deux rangées de piliers supportant des voûtes sur croisées d'ogives.



Les chapiteaux à crochets, du XIIIème siècle, sont sobrement ornés.



De petites têtes ornent le bas des ogives :


Les clés de voûtes surprennent par leur finesse...





Le chevet du chœur est plat, il comporte deux baies en arc brisé, en lancettes, du style templier, surmontées d'un oculus.

L'autel est en pierre de taille orné de marbre.

Dans chaque bas côté on trouve un autel, celui de gauche est dédié à saint Germain :

L'autel est surmonté de deux statues, Saint Germain :

et Saint Nicolas.

L'autel de droite est dédié à la Vierge.

Le "lavabo" (ou piscine) abrite une Vierge du XVIème siècle.

Au dessus de l'autel, on admire une autre Vierge de facture curieuse : elle tient l'Enfant Jésus du bras droit, ce qui est inhabituel.

La plus belle statue de l'église de Coulmier le Sec, c'est sans contexte, ce Christ aux liens, grandeur nature, daté de 1691.


Son visage est incroyablement expressif, il surprend car il est presque humain... le sculpteur l'a même doté de dents !



Un beau Christ de bois peint du XVIème siècle est accroché entre deux piliers de la nef, il devait se trouver face à la chaire, aujourd'hui disparue.

L'église Saint Germain possède un beau lutrin et son coffre de bois, daté du XVIIème siècle.


Un très beau baptistère, de forme ovale, dont la base est en marbre rose sculpté d'acanthes, et le couvercle en bois se trouve au fond de l'église..

Autour du baptistère, on a regroupé des statues récentes qui n'ont qu'une valeur mémorielle, car offertes par des paroissiens. Le Sacré Cœur, Sainte Ursule et Sainte Reine entourent les fonds baptismaux.

Des dalles funéraires se trouvent dans le sol de l'église et sous le porche comme celle-ci :


La porte latérale de l'église est surmontée d'une croix.

Encore un coup d'œil au clocher et à ses quatre clochetons qui faisaient dire que Coulmier le Sec "avait cinq clochers et quatre cents cloches" , pas très aimable ! mais chaque village autrefois avait une dénomination assassine de la part de ses voisins, jalousie sans doute !

Près du porche on peut voir une croix récente (1837), dont le fût représente un obélisque qui rappelle la campagne napoléonienne en Egypte.

Merci aussi à madame Coulange de m'avoir confié des documents qui m'ont permis de rédiger cet article .
Publié le 7 Janvier 2015
Les toitures en tuiles glaçurées polychromes, ordinairement appelées "toits vernissés", font partie du paysage bourguignon et sont particulièrement nombreuses à Dijon.
Chevrons dorés sur fond noir, losanges verts, rouges ou or, autant de motifs déclinés avec de multiples variations et qui donnent à la ville une coloration particulière.
En voici quelques unes, vues lors de mes promenades à Dijon :
Rue de la Préfecture :


L'Hôtel Aubriot, 40 rue des Forges (anciennement Musée Perrin de Puycousin tellement visité pendant mon enfance !):


Hôtel de la Thoison, 2 place de la Banque :

Hôtel Berbis de Longecourt, 45 rue Jeannin :

Hôtel de Vogüé, 8 rue de la Chouette :


Hôtel Gauthier, 10 place des Cordeliers :

Hôtel Rigoley de Chevigny, 12 place des Cordeliers :

Hôtel des Godrans, 5 place François Rude :

Hôtel Pouffier, 18 rue d'Assas :

Hôtel de Frasans, 13 rue Jeannin :

Rue de la Préfecture :

Rue de la Préfecture, toiture vue depuis la rue de Soissons :

Hôtel Filsjean de Mimande, 61 rue des Godrans (autrefois commissariat Central où travaillait mon père):

La cathédrale Saint Bénigne :


Cour du musée Archéologique, rue docteur Maret :

http://www.dijon.fr/shared/images/fichier_joint_00010940_3218.pdf
D'autres lieux de Côte d'Or possèdent aussi de magnifiques "toits vernissés" : le château de la Roche Pot, les Hospices de Beaune, l'Hôtel de Ville de Meursault, le château de Corton, le château de Monthélie, le château de Santenay, le château de Belleneuve, l'église de Ruffey les Beaune, l'église de Plombières les Dijon, l'église de Fixin etc.... Je me promets d'aller les photographier au printemps.
En Châtillonnais nous avons un très beau toit vernissé, c'est celui du château de Villiers le Duc, le voici :
Château de Villiers le Duc :


Publié le 7 Janvier 2015
Les photos aériennes du canton de Châtillon sur Seine, prises par Jean et Sophie Ponsignon et Jean-Pascal et Nicole Dufour sont "tatouées" pour éviter leur vol.
Je les ai scindées en deux parties, leur nombre étant très important.
Aujourd'hui la seconde partie, de Maisey le Duc à Vix.
Si vous me les demandez je me ferai un plaisir de vous les envoyer en grande dimension et sans Watermark :
myta55@orange.fr
Publié le 7 Janvier 2015

Hubert Brigand, maire de Châtillon sur Seine a présenté, mardi soir 6 janvier, ses vœux 2015 à la population de la ville, salle Luc Schréder.
En préambule à son intervention, il nous a assuré que la Ville était assise sur des piliers solides : son patrimoine, les investissements de la Municipalité qui la rendent plus attractive, sa vie associative très riche et la bonne image qu'elle donne dans le département de la Côte d'Or et même au delà.
La ville continue d'investir dans des travaux, malgré la baisse des crédits de l'Etat qui continue d'imposer aux communes des charges nouvelles (rythmes scolaires et hausse des cotisations sociales).
Malgré la conjoncture difficile, de nombreux travaux ont été effectués dans la ville : assainissement route de Dijon, voirie, création de la place de la Charme, construction de bureaux de la Chambre d'agriculture. En partenariat avec la Mutualité Française, l'inauguration d'une blanchisserie industrielle a eu lieu, une "antenne-enfance" a trouvé sa place dans l'ancien Centre Social, des aménagements ont été faits dans les écoles (préaux). La transformation des "Bains-Douches" en Maison de la Musique, et la conversion de l'ancien patronage de l'esplanade Saint Vorles en une belle salle de spectacle "Kiki de Montparnasse", destinée à la célèbre troupe de "La Compagnie des Gens" sont de grandes réussites. La rénovation de la toiture et du clocheton de l'église Saint Pierre (Notre Dame) se poursuit activement.
Tous ces travaux ont été réalisés grâce à la compétence des artisans locaux, c'est à souligner.
A noter que des investisseurs privés s'intéressent à notre ville, par exemple, le bâtiment des Capucins va bénéficier de grands travaux , avec un gros budget.

La ville de Châtillon sur Seine possède une vie associative très riche, dans le domaine de la culture, comme dans celui des sports.
Sur le plan culturel, un congrès de mycologie national a eu lieu dernièrement à Châtillon sur Seine avec un très grand succès, les Associations Châtillonnaises ont commémoré magnifiquement le début du conflit 1914-1918 avec la Municipalité (expositions, conférences, pose de sculpture, spectacles musicaux, films etc...). Le Festival Carco a été très apprécié.
Côté Education Nationale, une formation "Post-Baccalauréat" a été créée au Lycée Désiré Nisard.
L'activité sportive, gérée par l'Office Municipal des Sports, est très importante à Châtillon sur Seine, d'ailleurs la ville a reçu l'an dernier le trophée de la Ville la plus sportive de Côte d'Or, pas moins de 31 clubs s'y s'activent, c'est énorme !!
Un terrain en synthétique et des douches seront installés au stade Fontaine des Ducs en avril 2015.
La Municipalité a offert un "Pass-Sport" gratuit aux enfants de la ville jusqu'à 12 ans pour que tous puissent pratiquer le sport de leur choix. Tous les ans les "Lauriers du Sport" récompensent les sportifs châtillonnais (les prochains Lauriers du Sport auront lieu vendredi 23 janvier 2015 salle Luc Schréder)
L'image de la ville de Châtillon sur Seine devient de plus en plus visible et appréciée dans le département de la Côte d'Or, et même bien au delà, grâce à son superbe Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix et ses très intéressantes expositions temporaires, mais aussi grâce à l'élection de Miss Côte d'Or, aux pièces de théâtre de la Compagnie des Gens qui se jouent dans tout le département, et à sa fête des Sports. Les illuminations de la ville, la patinoire, les fêtes organisées par les dynamiques Vitrines Châtillonnaises drainent un public important venu parfois de très loin. Cette année 2015 verra la course cycliste Troyes-Dijon devenir Châtillon-Dijon !

L'ambition de la Municipalité Châtillonnaise, c'est d'être à l'affût des désirs de la population, a affirmé Hubert Brigand, par exemple avoir le maximum de services sur place, afin d'éviter le déplacement des habitants.
En 2015, sont prévues les constructions d'un local pour Pôle-Emploi, et d'une médiathèque accessible à tous.
La rue de la Forgeotte (à côté du Musée) sera réaménagée pour que les bus scolaires y manœuvrent sans danger, pour les presque 500 élèves qui s'y retrouvent, à la sortie du Collège et du Lycée.
Grâce au Président de la Chambre d'Agriculture de Côte d'or (présent parmi l'assistance) l'abattoir, victime d'une mauvaise gestion, va "peut-être " pouvoir être sauvé, l'installation d'une entreprise de charpentes métalliques est envisagée. La Municipalité a un grand projet de réaménagement du centre-ville pour que ce dernier soit plus attractif, l'église Saint Nicolas sera rénovée lorsque les travaux de Saint Pierre seront terminés, les années suivantes ce sera le tour de l'église Saint Jean.
L'installation d'un IRM au CHI pourrait être envisagée, l'ARS n'étant pas défavorable au projet, si un apport pécunier complémentaire était fait.
Tous ces travaux sont prévus, sans augmentation des impôts locaux, ce qui est rare, et même exceptionnel en France !
Hubert Brigand a enfin souhaité à toute la population une belle année 2015, surtout une bonne santé.
Une surprise l'attendait ensuite : le Président des anciens Maires de Côte d'or a remis à la ville de Châtillon sur Seine le diplôme de la "Marianne du Civisme" pour récompenser le très bon score de votants aux dernières élections ; 67,66% ce qui est exceptionnel !



- sept communes lauréates au niveau départemental, avec la contribution des associations départementales des anciens maires et des associations départementales de l’AMF qui le souhaitent,- sept communes lauréates au niveau national, qui se verront décerner le prix à l’occasion du 90e Congrès de l’AMF en novembre prochain.Les communes "Mariannes du Civisme" recevront un diplôme et une plaque émaillée sur - See more at: http://www.amf.asso.fr/partenariat/fiche.asp?par_n_id=88&#sthash.LMCInHCU.dpuf
Les classements des communes sont effectués sur la moyenne des scrutins de la présidentielle et des législatives, en fonction du pourcentage de votants par rapport aux inscrits, avec le nombre de chiffres, après la virgule, indispensables pour éviter les ex æquo.
L’opération « Marianne du civisme » est organisée dans chaque département, et également au niveau national. Le concours récompense par conséquent :
- sept communes lauréates au niveau départemental, avec la contribution des associations départementales des anciens maires et des associations départementales de l’AMF qui le souhaitent,
- sept communes lauréates au niveau national, qui se verront décerner le prix à l’occasion du 90e Congrès de l’AMF en novembre prochain.
Les communes "Mariannes du Civisme" reçoivent un diplôme et une plaque émaillée .
- sept communes lauréates au niveau départemental, avec la contribution des associations départementales des anciens maires et des associations départementales de l’AMF qui le souhaitent,- sept communes lauréates au niveau national, qui se verront décerner le prix à l’occasion du 90e Congrès de l’AMF en novembre prochain.Les communes "Mariannes du Civisme" recevront un diplôme et une plaque émaillée sur - See more at: http://www.amf.asso.fr/partenariat/fiche.asp?par_n_id=88&#sthash.LMCInHCU.dpuf
- sept communes lauréates au niveau départemental, avec la contribution des associations départementales des anciens maires et des associations départementales de l’AMF qui le souhaitent,- sept communes lauréates au niveau national, qui se verront décerner le prix à l’occasion du 90e Congrès de l’AMF en novembre prochain.Les communes "Mariannes du Civisme" recevront un diplôme et une plaque émaillée sur - See more at: http://www.amf.asso.fr/partenariat/fiche.asp?par_n_id=88&#sthash.LMCInHCU.dpuf

Valérie Bouchard qui se présente en tant que Conseillère Départementale, aux côtés d'Hubert Brigand, lors des élections des 22 et 29 mars prochains, était présente aux vœux de la Municipalité. J'ai tenu à la photographier car Valérie fut une élève très studieuse à qui j'ai appris à lire avec un an d'avance, lorsque j'étais directrice de l'école de Saint Marc sur Seine. Aussi je suis très fière de sa réussite, puisqu'elle est devenue professeur et maire de Bellenod sur Seine, et bientôt élue sans aucun doute...


Quelques amis rencontrés lors de la soirée....



Publié le 5 Janvier 2015
Cet été j'ai remarqué que de très nombreux ragondins, bien dodus, peuplaient les bords de la Seine, près de la Douix.

























