Publié le 21 Mars 2017
Publié le 20 Mars 2017

Jean-Arnault Derens ( à droite), historien et rédacteur en chef de la revue "Le courrier des Balkans" et Simon Rico, géographe et journaliste sont venus présenter la réédition de l'ouvrage du docteur Louis Léopold Arthur Thomson "La retraite de Serbie, octobre-décembre 1915", que ce dernier avait fait paraître en 1916.
Cet ouvrage était totalement oublié et fut redécouvert par messieurs Jean-Arnault Derens, Samuel Rico et un autre journaliste Laurent Geslin (absent de la conférence à Châtillon) après qu'un de leurs amis leur ait signalé l'existence de ce livre extraordinaire.
Le livre "la retraite de Serbie" a été édité de nouveau avec des annotations des trois journalistes. En le lisant on découvre un auteur au style clair et précis, à la mémoire des noms infaillible, un "humaniste" avant l'heure.


Avant de redécouvrir le livre du docteur-major Thomson, les trois amis avaient réalisé au début des années 2000, un voyage-reportage en Serbie sur les traces de l'armée d'Orient durant le conflit de 1914-1918, pour leur revue "le Courrier des Balkans".
En lisant le livre du Docteur Thomson, ils ont reconnu les lieux qu'ils avaient parcourus.
Lors de leur périple, certaines personnes très âgées se sont souvenues de ce que leurs parents leur avaient raconté lors de cette "retraite de Serbie" en 1915.
Et bien de ces souvenirs se retrouvaient dans le livre du major !

Au cours de l’automne 1915, la Serbie est envahie par les empires allemand et austro-hongrois alliés au royaume de Bulgarie. En trois mois, le pays est vaincu. Putnik, le général en chef de l’armée serbe, dirige la retraite de ses troupes vers l’Ouest, à travers les régions montagneuses du Kosovo, du Monténégro et d’Albanie, dont les imposants sommets déjà enneigés freinent le passage. La retraite se révèle alors très éprouvante : les soldats harassés et affamés doivent passer des cols à 2 500 mètres sous des températures extrêmes. Le roi Pierre Ier suit le convoi à bord d’un char à bœufs. L’exode fait plus de 240 000 victimes civiles et militaires.
Accompagnant l’armée serbe dans sa retraite, un médecin français, le Dr Louis Léopold Arthur Thomson, relate ces trois mois d’épreuves. C’est son journal qui est publié, du départ précipité de Šabac, où il était en poste, jusqu’à l’arrivée à Shëngjin (Saint-Jean-de-Medua, ville côtière du nord-ouest de l’Albanie), où la marine française prit en charge les restes de l’armée serbe pour les évacuer vers Corfou.
En noir l'itinéraire du Docteur Thomson :

Simon Rico etJean-Arnault Derens ont, tour à tour, lu des passages du livre de Louis Léopold Arthur Thomson pour le plus grand plaisir des auditeurs.

Ces passages nous montrent que le Docteur-Major Thomson était un homme d'action, un esprit pratique qui surveillait l'état des routes et prenait soin de sa De Dion-Bouton type DN....
Ce qui est aussi surprenant, c'est que sa femme l'a accompagné durant tout son périple et qu'elle l'a aidé avec dévouement et abnégation pour lutter contre les épidémies, à Chabatz !
Le docteur Thomson raconte sans fard les réalités de la guerre, mais c'est aussi un "Candide", qui s'émerveille des paysages des Balkans. Un homme bienveillant qui partage sa chambre avec des réfugiés ou qui est triste du sort fait aux prisonniers autrichiens.

Dans cette belle réédition on peut admirer d'anciennes photographies que les auteurs ont eu le droit d'utiliser (copyright D.R.)
Ils nous en ont projeté quelques unes.



Jean-Arnault Derens, Simon Rico et Laurent Geslin ont mené une véritable enquête sur Louis Léopold Arthur Thomson, afin de retrouver les traces de son existence. Ils ont fini par apprendre que le Major Thomson avait été longtemps médecin à Châtillon sur Seine, Michel Diey, contacté a fourni beaucoup de renseignements sur cet homme philantrope, mais aussi très "original".
Le soir de la conférence Michel Diey a raconté quelques petites histoires amusantes sur ce docteur apprécié de tous...

Nous avons pu acheter le livre du Docteur Thomson, mais aussi d'autres ouvrages sur l'armée d'Orient par exemple.


Je voudrais pour finir, remercier les deux journalistes d'être venus à Châtillon sur Seine, de leur propre initiative, pour nous parler de ce médecin châtillonnais qui a laissé des souvenirs inoubliables dans l'esprit des habitants de notre ville.
Publié le 19 Mars 2017
Depuis 20 ans la fête du crémant a lieu le même jour que le Tape-Chaudrons.
Beaucoup de viticulteurs étaient présents en 2017, sur le cours l'Abbé.
(J'ai pris les photos après avoir vu le début du défilé, il y avait peu de monde, mais les amateurs de crémant ont été très nombreux au retour des chars et groupes)
Dans ce stand on pouvait acheter un verre sérigraphié "Vingt ans" pour 5 €, ce qui donnait droit à trois dégustations.


Le domaine Gheeraert, Mosson :

Le domaine Cailletet à Bouix :

Le domaine Hanuszek à Mosson :

Le domaine Olivier Van Hecke à Charrey :

Le domaine Ruffin à Autricourt :

Le domaine Guilleman à Marcenay :

Le domaine Gillon à Gomméville :

Le domaine Van Hecke Roland à Grancey sur Ource :


Le domaine Mutin à Massingy :

Le domaine Brigand à Massingy :


Le domaine Jeannet à Thoires :

Le domaine Annie Philippe aux Riceys :

Le domaine Pianetti à Belan sur Ource :

Le domaine Grados à Molesme :

Le domaine Bouhélier à Chaumont le Bois :

Le domaine Girard à Belan sur Ource :

Publié le 19 Mars 2017
L'assemblée Générale du Conseil de Développement Economique et Social du Pays Châtillonnais ( C.D.E.S.P.C.) s'est tenue le mardi 14 mars 2017, salle des Conférence de l'Hôtel de Ville.

Jean-Claude Amizet, Président du C.D.E.S.P.C., a accueilli les membres de l’association et les a remerciés de leur présence.

Roger Saget, Vice-Président du C.D.E.S.P.C. a présenté le
RAPPORT D'ACTIVITÉS 2016
2016 a été une année de travail riche en événements. Elle a été l’occasion pour le Conseil de Développement Economique et Social du Pays Châtillonnais (C.D.E.S.C.P.), d’assurer la plénitude des responsabilités que la loi NOTRe lui confère.
A noter que perdure un excellent relationnel avec les élus et les personnels de la Communauté de Communes/
Activités du Conseil d’Administration :
10 réunions au cours de l’exercice le 2ème lundi du mois.
Le bureau se réunit, en fonction de l’actualité et des dossiers à étudier, une à deux fois par mois à la demande du Président.
Commissions communautaires thématiques trimestrielles
Deux membres du Conseil d’Administration et le Président qui est membre de droit participent à chacune des dix commissions.
A noter une diminution du nombre de réunions pendant l’exercice, en particulier pour les commissions santé-solidarité et parc national.
Conseil de pays
Les membres du Conseil d’Administration siègent dedroit au conseil de pays.
Celui-ci a pris la configuration d’un bureau-Conseil de pays.
Conseil communautaire
Nous sommes invités à assister aux travaux, mais n’étant pas élus, nous ne participons pas aux débats.
Une délégation du conseil d’administration est systématiquement présente.
Programme Leader 2015-2020
LEADER est un programme européen intitulé Liaison Entre les Actions de Développement et de l’Economie Rurale.
Notre Président a été associé à la préparation et à la présentation à la Région de la stratégie de revitalisation du Pays Châtillonnais. Quatre membres siègent en tant que titulaires et un au titre de remplaçant au comité de programmation du collège des socio- professionnels.
Deux membres animent deux des quatre ateliers thématiques du groupe d’action locale. Le Président pour l’atelier « Economie », Marc Richomme pour l’atelier « Promotion du territoire »
Participation aux instances du futur Parc National
Notre Président préside le Conseil Economique Social et Culturel du GIP « Parc National » et, à ce titre,il siège au Conseil d’Administration avec voix consultative.
Raoul Du Parc, membre de notre Conseil de Développement est également Président de la Maison de la Forêt et vice-président du Conseil Economique Social et Culturel du GIP « Parc National »
Madame Elisabeth Barbier et Marc Richomme participent aux travaux de ce Conseil.
Participation à l’élaboration du schéma départemental d’amélioration à l’accessibilité des services publics ;
Le Vice-Président du CDESCP Roger Saget et Marc Richomme ont participé à une réunion de travail le 27 septembre au centre socioculturel.
Cette réunion, présidée par M Bredent, secrétaire général de la sous-préfecture de Montbard, chargé de mission, a été l’occasion de prendre connaissance du diagnostic réalisé par le cabinet « Rouge vif territoires »
Le debriefing des travaux du jour a fait apparaître deux problèmes transversaux communs à l’ensemble des sujets débattus. A savoir, un besoin d’accès au numérique et une insuffisance d’accès routier pour la mobilité.
Rencontres avec le Président de la Communauté de Communes
A notre initiative nous avons rencontré à deux reprises le Président de la Communauté deCommunes les 17 mai et 13 décembre.
Rencontre du 17 mai : Parmi les sujets traités il en est un, particulièrement important, à savoir :
D’une manière générale, connaître les suites données aux avis de notre Conseil de Développement et plus spécialement à l’occasion de cette réunion, la suite donnée à notre avis concernant le haut débit et la mobilité.
Ce fut également l’occasion de rappeler que la loi NOTRe, qui impose notre existence, nous confère un certain nombre de droits et d’obligations.
Soucieux de respecter la loi, nous avons remis à cette occasion au Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais notre rapport d’activité pour l’année 2015.
Rencontre du 12 décembre : Le Président de la Communauté de Communes du pays Châtillonnais était accompagné de M Marcel Jurien de la Gravière, Président du GIP « Parc National » et de M Jean-Michel Mars Vice-Président de la commission Communautaire « Parc National ».
Le but de cette réunion était de connaître plus précisément :
-L’objectif et les moyens prévus aujourd’hui quant au développement du tourisme en Pays Châtillonnais
-Le schéma de cohérence territorial et la mise en place d’un plan local d’urbanisme intercommunal.
-Le travail de la commission communautaire « Parc National ».
Cette réunion a été l’occasion d’un échange riche et constructif, notamment dans la perspective d’un Parc National seul grand projet aujourd’hui permettant de contribuer au développement touristique et économique du Pays Châtillonnais.
Rencontre avec le Vice-Président en charge de la commission communautaire tourisme
Notre Conseil d’administration a rencontré M Eric Dudouet, Vice-Président en charge de la commission Tourisme.
Cet entretien avait pour objectif d’obtenir une information actualisée en particulier sur le rôle de la commission dans le contrôle et le suivi des actions arrêtées par le conseil d’administration de l’office de tourisme.
A cette occasion, le Conseil de Développement a demandé qu’un de ses représentants, au moins, siège au comité de pilotage considérant que le tourisme est un levier très important que l’on doit intégrer aujourd’hui pour renforcer l’attractivité du Pays Châtillonnais et par voie de conséquence, obtenir des retombées significatives sur le pan économique.
Inauguration du pôle périscolaire de Recey sur Ource
Le vendredi 7 octobre, nous étions présents à l’inauguration de l’espace périscolaire réalisé à l’initiative de la Communauté de Communes.
Information
Comme nous en avions pris l’engagement, nous vous avons adressé une lettre d’infos sur nos activités. La prochaine lettre vous parviendra prochainement.
Nous avons besoin de votre concours pour mettre à jour notre listing. Signalez vos problèmes, vos suggestions, vos propositions en adressant un courrier :
9-11 rue de la Libération
21400 cHâtillon sur Seine
Ou un mail : cdescp@orange.fr
Sans vous, le Conseil de Dévelopement ne peut exister, et, à ce titre , n’hésitez pas à vous exprimer par courrier ou par mail.
Le Pays Châtillonnais est votre territoire, soyez certains que nous restons à votre disposition et à votre écoute pour que le Pays Châtillonnais vive et se développe.
Le Président du C.D.E.S.C.P. a ensuite présenté les
PROJECTIONS SUR 2017

-Participer activement aux commissions de la Communauté de Communes
-Entretiens périodiques avec le Président et les vices-Présidents de la Communauté de communes pour améliorer l’efficacité de nos interventions.
-Collaborer à la mise en place du programme LEADER 2015-2020 et Contrat territorial
-S’auto saisir de tout dossier nous paraissant devoir faire l’objet d’une étude approfondie et en particulier pour la mandature 2017
-Comment réduire la facture maintenance engendrée par les mal façons découvertes sur les travaux neufs
-Continuer notre participation aux travaux du GIP (construction de la charte, les grandes ambitions et la stratégie territoriale , la zone intégrale et la zone de cœur, les réunions de concertation, vigilance sur les enjeux économiques à préserver)
-travailler à améliorer notre communication
-Participer plus en amont à la définition des travaux communautaires
-Suivre activement toutes les constructions communautaires
-Participer au comité de pilotage santé et suivre la bonne exécution du nouveau contrat de santé
-Veiller en permanence au remplacement des médecins généralistes pour assurer les soins de base en tous points du territoire en particulier pour les personnes âgées.
RAPPORT FINANCIER
Le rapport financier a été présenté par M de Pougnadoresse

Les comptes ont été vérifiés par François Gaillard.

RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
Sont à renouveler trois membres.
Tiers sortant : Elisabeth Barbier, Paulette Guyot, Denis d’Herbomez.
Madame Paulette Guyot et monsieur Denis d’Herbomez ne se représentent pas
Messieurs Patrick Ferlande et Franz Oller sont démissionnaires pour raison de santé.
Cinq candidats se présentent :
Elisabeth Tessier, M. Gresset, Jérôme Gruet, Jérôme Mariotte, Pierre Haigre




Les candidats ont tous été élus.

Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, a pris la parole pour remercier et féliciter les membres du C.D.E.S.C.P. pour leur travail extrêmement constructif sur beaucoup de sujets.
Il a présenté à l'assemblée du C.D.E.S.P.C. Rémy Pokorny, nouveau chargé de développement économique à la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais.

Publié le 19 Mars 2017
"Avanti", une jolie comédie romantique pleine de rebondissements...
Un beau décor :

De très bons acteurs que je n'ai pas eu le droit de photographier pendant le spectacle, seulement lors des saluts.
Ingrid Chauvin, Francis Huster
Thierry lopez, Ingrid Chauvin, Francis Huster, Alice Carel, Romain Emont, Tony Librizzi



Nous avons pu les rencontrer au bar du TGB, où ils ont dédicacé avec beaucoup de gentillesse leurs affiches et cartes.







A noter que le domaine Gheeraert De Mosson a offert du crémant aux acteurs...mais aussi à tous les spectateurs, une bien belle générosité !
Publié le 19 Mars 2017

Le défilé du Tape-Chaudron 2017 fut très réussi, plein de joie et d'enthousiasme, les confetti se sont bien vendus et ont été très utilisés !


Le public était venu nombreux...malgré un temps peu favorable.
Le Tape-Chaudrons fête l'arrivée du printemps, eh bien, les abeilles sont déjà là !































































































Sur le cours l'Abbé , des stands....















et de très belles voitures de collection...







Certaines ont participé au défilé du Tape-Chaudrons.

Le 18 mars c'était le tape chaudrons, mais c'était aussi la fête du crémant.
Beaucoup de viticulteurs étaient présents, des photos demain.
Publié le 15 Mars 2017
Publié le 14 Mars 2017
Les bons Devineurs
Parfois, passait un couple d’artistes d’un certain âge, se déplaçant dans une petite voiture, genre calèche, tirée par un petit cheval On les appelait « les bons devineurs ». Ils donnaient une représentation dans la salle du café, le prix d’entrée était modeste, les spectateurs étaient nombreux. Ce spectacle consistait en devinettes, histoires amusantes . Je me souviens d’une charade énigmatique :
XU RI LARD qui contenait le nom de six personnages politiques de l’époque :
Fait l’X fort (Félix Faure), ne fait pas l’U si fort (Lucie Faure), fait le riz beau (Ribot), Raye le mot lard (Mollard), Je barre tout (Barthou), tout ça n’est pas brillant (Briand)
Les artistes faisaient de la transmission de pensée, de l’hypnotisme, des tours de cartes, jonglaient avec des boules, des anneaux des foulards.
Les saltimbanques
Les saltimbanques, deux ou trois grandes personnes, avec deux ou trois enfants, voyageaient dans un fourgon bien agencé.
Leur spectacle, assez semblable au précédent, avait lieu dans la salle ou sous le hangar dans la cour : numéro de deux jeunes enfants exécutant des tours d’acrobatie, les deux chiens savants, un lapin dans la capsule, la colombe dans la poche de la veste, devant des spectateurs médusés. On se demandait comment tous ces gens pouvaient vivre dans une telle exigüité.
Les bohémiens
Eux, n’étaient pas des artistes, ils vivaient dans une roulotte, du type gitan. Les hommes aux longues moustaches noires, les femmes brunes des anneaux aux oreilles, vêtues de grands cotillons.
Leur travail consistait en vannerie, paniers, rempaillage de chaises. Les femmes allaient de porte en porte, le panier au bras, proposer de la dentelle, boutons, fils et aiguilles,disaient aussi la « bonne aventure », faisant les lignes de la main, moyennant rétribution.
Toujours contrôlés par la maréchaussée, ils étaient très souvent suspectés de vols, de larcins qu’ils n’avaient pas toujours commis. Braconniers, certainement… j’en ai vu un jour dépouiller deux hérissons pour leur repas, mais aussi pêcher la truite avec une fléchette de leur astucieuse fabrication.
Le Maire les assignait à séjourner un jour ou deux à certains endroits de la localité.
Les Romanichels
Mêmes roulottes, mêmes activités. Ils étaient très souvent étameurs, savaient retirer habilement du cuivre à une casserole confiée pour étamage en la chauffant, la martelant pour allonger les bords et prélever le métal, respectant la hauteur et le volume du récipient. 50 à 80 grammes subtilisés sans que le propriétaire s’en aperçoive.
Ils étamaient aussi cuillers et fourchettes.
Les nomades ou « camps-volants »
Dans des carrioles bâchées, tractées par une mule ou un mulet. C’étaient les plus misérables, parents et enfants loqueteux, marchant pieds nus, souvent sales, avec de la vermine.
Ils raccommodaient la faïence, la porcelaine : assiettes, soupières. Ils faisaient de minuscules trous à l’aide d’une petite vrille, et, avec un ciment colle spécial à eux, collaient les morceaux, maintenus par de fines agrafes . Ce n’était pas du remis à neuf, mais ça avait l’avantage de pouvoir continuer à se servir longtemps de l’objet. Car on y regardait pour acheter du neuf.
Ils vivaient de braconnage, de rapines, de mendicité, car il avaient le ventre creux.
Les habitants des villages assagissaient les enfants en leur faisant peur de la présence de ces gens.
Après 1930 on ne vit plus guère ces "gens du voyage".
Mais ils n’ont pas disparu, ils ont évolué avec les temps modernes, utilisent des caravanes, tractées par de grosses et vieilles voitures, fréquentant les abords des villes. Le législateur leur a reconnu le droit de vivre comme tous les citoyens. Les enfants sont scolarisés itinérants . Beaucoup peuvent se fixer dans des lieux définis, avec agencements d’eau, de propreté.
Publié le 14 Mars 2017
Les colporteurs
J’ai connu de modestes colporteurs qui offraient aux gens des campagnes, qui n’avaient pas de moyen de locomotion pour aller à Châtillon, dans une toile cirée portée en baluchon : aiguilles, boutons, lacets, bas, chaussettes etc…
J’en ai connu un qui était remarquable, jeune et poli, garçon de 16 ans qui allait à pied, vendait de village en village.
Il débuta avec une caisse cirée de 60X30X20 avec une grosse bretelle de cuir qui lui permettait de la porter dans le dos lors de ses déplacements, devant lui pour la vente.
Cette petite armoire portative était munie de 10 tiroirs avec chacun un bouton pour les tirer. C’est incroyable ce que les femmes des pays pouvaient acheter, en boutons, aiguilles, épingles, fusettes, élastiques, gros grain, bagues, boucles d’oreilles de pacotille.
Très commerçant, il réussissait à vendre à tout à chacun quelque chose. Que de peine ce gagne-petit se donnait ! Puis au fil des ans, il acquit une bicyclette. Sur celle-ci était fixée, au porte-bagage avant, son armoire. A l’arrière, une autre armoirette, sur les côtés deux sacoches avec de la bonneterie.
Toujours mieux achalandé… mais en 1939 on ne le vit plus.
Les voyageurs de commerce
Madame Baudinet de Savoisy allait à pied faire sa tournée du sud Châtillonnais et nord d’Aignay.
Elle vendait du tissu, des serviettes de toilette. Le tout enveloppé dans des toiles cirées, bien plié et rangé. Ces paquets faisaient, à leur forme, penser à des valises. Pour se donner du courage, une bonne pincée de tabac à priser dans le nez.
Madame Voizeux, dite la Jaquette, habitait Beaulieu et exerçait le même commerce, dans les mêmes conditions
Toutes deux, de noir vêtues, étaient toujours très dignes.
Dans un fourgon attelé à un cheval, un commerçant d’Etais, Jean Cattoni, vendait des coupons de tissus. Son père, commerçant à Laignes, faisait plus bazar.
De la concurrence, il y en avait avec le Bazar de la Correze : C’était un grand fourgon tiré par deux chevaux, les côtés se soulevaient, laissant apparaître un magasin ingénieusement achalandé.
On y trouvait de tout : assiettes, cuillers, fourchettes, couteaux, verres, lampes à pétrole, bougies, chaussures, sabots en bois et cuir, vêtements de travail bonneterie à l’arrière, chapeaux de paille, de champs, casquettes etc…Il y avait toujours l’article pour satisfaire le client. C’était la Providence aux conditions modestes.
Par économie, monsieur Chazal avait une couchette accrochée au plafond de son habitat de conducteur. Il faisait la tournée du pays, puis continuait vers une autre localité. Il passait un jour par mois. Pour passer la nuit, il y avait toujours un cultivateur qui l’autorisait à mettre ses chevaux dans un pré. Ensuite il troqua son attelage pour un petit camion.
Publié le 14 Mars 2017
Le soir de la visite du site de Vertillum, Robert Fries, Président de l'A.M.P.C. a présenté à de très nombreux auditeurs, Jacky Bénard, docteur en archéologie et d'histoire de l'art, qui nous a proposé une conférence passionnante sur Vertillum, un Vicus de la cité des Lingons.


La conférence de Jacky Bénard a surtout porté sur la découverte de l'habitat très riche de la ville gallo-romaine de Vertillum.
Quelques diapositives de la conférence :


Jacky Bénard et son équipe se sont intéressés à l'habitat de Vertillum, sujet qui n'avait jamais été traité

A l'aide des plans de fouilles, de photos aériennes de René Goguey, de prospection magnétique et du GPS, Jacky Bénard a pu reconstituer plusieurs sortes d'habitations de la ville de Vertillum, il nous montre comment elles étaient construites, aménagées.
Les murs des habitations étaient faits de moellons et de mortier, le toit était sans doute recouvert de grandes tuiles plates, ou peut-être de "laves" locales.
Lors des fouilles on a découvert que les pièces présentaient des enduits souvent de couleurs vives (jaunes, rouges, noirs) et en "trompe-l'oeil.
Les maisons étaient chauffées par des cheminées, des braseros ou par le sol (hypocauste)
Certaines habitations étaient simples, c'étaient certainement celles d'artisans, elles comportaient parfois des boutiques avec galeries.
Ces artisans travaillaient le bronze, le fer, les os (tabletterie). Ils étaient cordonniers, tailleurs de pierre, menuisiers, charpentiers, travaillaient le textile etc... (voir tous les instruments nécessaires à leur travail dans la salle "Vertillum" du Musée du Pays Châtillonnais)


D'autres habitations étaient sans doute celles de notables. Certaines avaient une surface de 400 à 1000 m2, avec 10 à 15 pièces !

On y trouvait un espace public d'apparat avec galerie, vestibule, bureau, salle à manger, et aussi un espace privé composé de chambres. Existaient aussi des cours et des jardins et des logements pour les domestiques.

Monsieur Bénard a ensuite répondu aux questions des auditeurs qui ont été très intéressés.
Son livre est remarquable car il nous montre l'habitat de Vertillum comme nous ne l'avons jamais imaginé, une vraie découverte.

Publié le 14 Mars 2017
Jacques Stréer, Secrétaire de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais (S.A.H.C.), et Robert Fries, Président des Amis du Musée du Pays Châtillonnais (A.M.P.C.) ont invité un éminent archéologue, Jacky Bénard, spécialiste des habitats Gaulois et Gallo-Romains à Vertillum, pour une conférence, donnée le 10 mars au Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix.
L'après-midi de ce 10 mars, Jacky Bénard a fait visiter à plus de 80 amateurs, passionnés d'archéologie, le site de Vertillum , situé sur l'oppidum dominant le village de Vertault.
Jacques Stréer nous a présenté son ami Jacky Bénard qu'il a connu sur les bancs du Lycée Désiré Nisard...puis à l'Ecole Normale.
Monsieur Bénard s'est ensuite tourné vers l'archéologie et est devenu docteur en archéologie et histoire de l'art. Il a dirigé pendant vingt ans divers chantiers de fouilles sur le site d'Alesia (oppidum, ville gallo-romaine et lignes du siège de 52 avant J.C.)
Il s'est beaucoup intéressé également au site de Vertillum qu'il nous a fait visiter.

Jacky Bénard nous présente la reconstitution du "murus gallicum"


Le "murus gallicus" de fortification se prolongeait tout autour du versant de l'oppidum, il délimitait une surface intérieure de vingt-cinq hectares.
Le parement était constitué de moellons calcaires. Tous les 0,50m environ une poutre de bois s'enfonçait à l'intérieur du mur.
L'intérieur du mur était rempli de pierres, de tiges de fer.
Néanmoins, nous dit Jacky Bénard, ce rempart ne devait avoir qu'une fonction assez symbolique.

Nous avons traversé ce champ...qui pourrait encore être fouillé à l'avenir.

Après les fouilles de 1846 à 1863 par Lucien Coutant et Henri Lorimy, le site a été délaissé et la nature a repris ses droits...

Madame la Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais (où l'on peut admirer tous les objets , les statues...trouvés lors des fouilles ) a distribué des plans restitués de la ville . Nous avons donc pu situer les différents quartiers de Vertillum tels qu'ils étaient autrefois.
Nous sommes partis de la partie basse où est indiqué, en gras,le murus gallicus.
Ce plan est un plan restitué, réalisé à partir des croquis et plans de fouilles conservés dans les archives de la S.A.H.C., et par des photographies aériennes de René Goguey, redressées par Eline Deweirdt.
Les traces des nombreuses maisons ont été plus finement localisées grâce au G.P.S. et à la prospection magnétique;

Un exemple de quartier avec la trace des habitations :

Nous passons ensuite près du petit chalet où les fouilleurs d'autrefois rangeaient leurs outils.

Différentes photos des fouilles y sont exposées.

Tout ce qui restait de la ville gallo-romaine est maintenant recouvert d'arbres et de végétation.


Nous voici au bord de structures enterrées, que représentent-elles ?
Ces parties enterrées sont les sous-sols des maisons. On y accédait par un escalier. Elles pouvaient être le lieu de stockage de denrées à cause de leur fraîcheur .
Mais elles servaient aussi de lieu de culte domestique ou laraire. C'est dans un de ces sous-sols que l'on a découvert la triade des "déesses-mères", restaurée il y a peu par les Amis du Musée.







Les thermes ont été recouvertes d'un toit...ce qui n'empêche pas que les pierres de construction se délitent. Dans les années 70, lorsque je passais mes vacances à Béchineuil (hameau de Vertault, au pied de l'oppidum) on pouvait voir les vestiges en bien meilleur état, même des traces de peintures !


Voici les restes des thermes découverts lors des fouilles de 1836-1863.

Une aquarelle réalisée par le docteur Pissier, au moment de la découverte des thermes, évoque l'intérieur du caldarium.


Avec l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais, nous avions déjà visité le site de Vertillum, guidés par le trésorier de la SAHC, Gérard Dumaire.
Voici l'article que j'avais consacré à ce sujet, avec plus de détails :
http://www.christaldesaintmarc.com/vertillum-ancienne-ville-gallo-romaine-a48074703
Publié le 14 Mars 2017
L’épicier coquetier ambulant
Le père Brouard, avec sa voiture fourgon à quatre roues, tirée par un petit cheval, vendait de l’épicerie dans les villages, par troc chez les producteurs, beurre, fromages, œufs, lapins, poulets.
Il se rendait une fois par semaine à Châtillon, vendait à d’autres petits commerçants les produits fermiers, se réapprovisionnait chez Félix Potin (Garnier) en épicerie, café, chicorée etc…
Un concurrent venait de Châtillon avec un triporteur-poussette, un jour par semaine, à pied, plus de 25kms en faisant, Buncey, Chamesson, Nod et Aisey, à l’enseigne commerciale « Au planteur de Caïffa », toujours aimable , commerçant, une fleur à la bouche. Quel courage pour un gagne-petit !
Ramonage ! Ramona du haut en bas !
Avant l’hiver, il y avait le passage du ramoneur, homme de 40 à 50 ans avec un enfant de 6 à 7 ans.
Ils venaient de Savoie à pied, une poussette en osier dans laquelle il y avait un coffre faisant fonction de malle, leur linge propre, couvertures, recouvert d’une toile cirée, cordes, racloirs, piolets, truelles, hérissons .
Ces humbles personnages allaient de villages en villages.
Dans les grandes cheminées, l’enfant montait, muni de moufles aux pieds, genoux et coudes étaient protégés par des genouillères en cuir, ses outils accrochés à la ceinture, grattant la suie et le bistre, montant jusqu’en haut, en s’appuyant de son corps contre les parois de la cheminée.
Dans les cheminées trop étroites, l’enfant montait sur le toit, accrochait un hérisson au bout d’une corde, l’homme en bas tirait, chacun en va et vient.En quinze minutes l’opération était terminée, dans les grandes il fallait une heure.
Que de risques sans la plus élémentaire sécurité, et les pauvres dans quel état ils étaient !
L’enfant entièrement noir, seules les dents blanches et ses yeux prouvaient que c’était un être humain au travail.
Ils se lavaient les mains et le visage, mangeaient un casse-croûte offert, étaient réglés au travail effectué, continuaient chez un autre.
Ces courageux travailleurs passaient la nuit dans les étables, dans le foin ou la paille. Au printemps, leur périple terminé les ramenait dans leur pays avec un peu d’argent pour faire vivre leur famille. Après 1921, on n’en vit plus.
Publié le 14 Mars 2017
Madame Félicie Fougère, la Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, a présenté la première exposition de la saison Culturelle 2017 du Musée.
Cette exposition s'intitule "Antiquité du Design, Design de l'Antiquité".

La production en série n'est pas un fait strictement contemporain, nous a révélé Félicie Fougère. Dès l'Antiquité artisans et ateliers ont structuré leurs productions pour répondre à la demande d'objets connaissant un grand succès populaire. C'est le cas des amphores qui, produites en masse, se distinguent par leurs formes . Ainsi les acheteurs pouvaient d'un simple coup d'oeil savoir ce qu'elles contenaient.
La vaisselle de table de demi-luxe, appelée sigillée, est omniprésente sur les fouilles archéologiques. Elle aussi était produite en masse pour répondre à la demande des classes moyennes qui voulaient avoir une vaisselle dont les formes et les motifs étaient copiés sur ceux des objets de bronze et d'argent possédés par"l'Elite"...
Notre époque produit aussi des objets en masse, comme par exemple des fauteuils "monobloc"...
Aussi l'exposition , partant de l'histoire des productions de masse de l'époque gallo-romaine et de curieuses juxtapositions avec les innovations de notre monde contemporain (stylo Bic, bouteilles de Coca-Cola...) interroge le visiteur sur le concept de design jusque dans le phénomène de réemploi d'une production pléthorique...
Transformer un "monobloc" en balançoire, en fauteuil pour handicapé etc....pourquoi pas !

Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais a remercié la Conservatrice du Musée et ses assistants de proposer tant et tant de belles animations, toutes différentes, qui font connaître et admirer les collections de notre Musée, et de ce fait le Pays Châtillonnais.
Quant à la première exposition de la saison culturelle, "Antiquité du Design, Design de l'Antiquité", elle est superbement présentée et relie l'antiquité au présent.


Cette magnifique exposition surprend par la beauté des objets présentés, mais aussi par leur mise en scène : la vision des amphores multipliées par milliers, avec un intelligent jeu de miroirs, donne une idée de la production incroyable que l'on devait voir dans un atelier antique où l'on fabriquait des amphores !


Tout au fond de l'exposition on découvre la création artistique contemporaine avec le "The Monobloc Project" et le réemploi d'objets, travaux de Franck Dujoux, designer.


Une exposition à voir absolument !
Publié le 12 Mars 2017
Félicie Fougère Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix , a présenté, avec Patricia Janeux, attachée de Conservation au Musée du Pays Châtillonnais , le programme de la saison culturelle 2017 au sein du Musée.

Ce programme nous propose de très nombreuses animations pour tous les publics qui vont des bébés de 3 ans....à des aînés de 100 ans et plus..., toutes plus passionnantes les unes que les autres.


Madame la Conservatrice a présenté les différentes lignes qui ont permis l'élaboration du programme 2017, en particulier des animations pour adultes (mais qui s'adressent aussi aux grands enfants).
L'exposition "Antiquité du design, Design de l'Antiquité" débute magnifiquement la saison.
Cette exposition rassemble environ deux cents objets produits en série à l'époque gallo-romaine : amphores , céramiques, sigillées, figurines religieuses en terre cuite blanche, lampes à huile et fibules. Elle propose une réflexion sur le design, grâce à un parallèle avec des objets contemporains tels que la bouteille de Coca-Cola, l'ampoule ou le stylo Bic, et offre une ouverture sur la création artistique contemporaine avec le "The Monobloc Project" et le réemploi d'objets, travaux de Franck Dujoux, designer.
Une magnifique exposition, superbement présentée, à ne pas manquer !

D'autres expositions fort intéressantes auront lieu tout au long de l'année, comme "La cave aux oiseaux"

"L'invitation au voyage", dans la cour d'honneur du Musée :

Patricia Janeux a présenté les animations qui s'adressent plus particulièrement aux enfants.












Et pour avoir tous les renseignements possibles (horaires, tarifs etc...) consultez le nouveau site du musée :
Publié le 12 Mars 2017
Félicie Fougère Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix , a présenté, avec Patricia Janeux, attachée de Conservation au Musée du Pays Châtillonnais , le programme de la saison culturelle 2017 au sein du Musée.

Ce programme nous propose de très nombreuses animations pour tous les publics qui vont des bébés de 3 ans....à des aînés de 100 ans et plus..., toutes plus passionnantes les unes que les autres.


Madame la Conservatrice a présenté les différentes lignes qui ont permis l'élaboration du programme 2017, en particulier des animations pour adultes (mais qui s'adressent aussi aux grands enfants).
L'exposition "Antiquité du design, Design de l'Antiquité" débute magnifiquement la saison.
Cette exposition rassemble environ deux cents objets produits en série à l'époque gallo-romaine : amphores , céramiques, sigillées, figurines religieuses en terre cuite blanche, lampes à huile et fibules. Elle propose une réflexion sur le design, grâce à un parallèle avec des objets contemporains tels que la bouteille de Coca-Cola, l'ampoule ou le stylo Bic, et offre une ouverture sur la création artistique contemporaine avec le "The Monobloc Project" et le réemploi d'objets, travaux de Franck Dujoux, designer.
Une magnifique exposition, superbement présentée, à ne pas manquer !

D'autres expositions fort intéressantes auront lieu tout au long de l'année, comme "La cave aux oiseaux"

"L'invitation au voyage", dans la cour d'honneur du Musée :

Patricia Janeux a présenté les animations qui s'adressent plus particulièrement aux enfants.












Et pour avoir tous les renseignements possibles (horaires, tarifs etc...) consultez le nouveau site du musée :




