Publié le 19 Octobre 2017
Publié le 18 Octobre 2017
Le Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, Jérémie Brigand, vous communique :
Au fil des différents ateliers participatifs du contrat LEADER, le souhait de voir notre logo évoluer s’est grandement fait sentir. Le logo d’une collectivité doit être représentatif de son territoire, c’est notre identité visuelle !
Il est important que les habitants du Châtillonnais soient associés à sa création.
Pour ce faire, nous lançons un appel à candidatures afin de créer notre futur logo.

Ouvert aux graphistes amateurs ou confirmés et aux enfants du territoire, vous avez jusqu’au lundi 20 novembre 2017 pour plancher sur sa conception. 3 propositions seront retenues et dévoilées sur le site web ; vous pourrez voter pour choisir le logo qui nous représentera.
Les auteurs des 3 propositions retenues recevront une invitation pour 2 personnes dans des restaurants du Châtillonnais :
- 1er prix : Château de Courban, à Courban
- 2è prix : La Côte d’Or, à Châtillon-sur-Seine
- 3è prix : Sabot de Vénus, à Bure-les-Templiers
Retrouvez le règlement de l’appel à projets ci-dessous :
Publié le 15 Octobre 2017
Une étude fort intéressante faite par les élèves du lycée Désiré Nisard, mise en page par Dominique Masson.
Merci à lui pour cet envoi, et bravo aux lycéens !
STUTTGART, DE L’EPOQUE DU NAZISME
A LA RECONCILIATION FRANCO-ALLEMANDE
Du au 30 septembre 2017, 17 élèves du lycée Désiré Nisard de Châtillon-sur-Seine, accompagnés de leurs professeurs, madame Bongard et monsieur Chiasson, ont participé à un échange avec le lycée Hölderlin de Stuttgart afin d’étudier l’Allemagne de 1939 à 1945 et l’évolution ultérieures entre la France et l’Allemagne.
L’Allemagne entre 1939 et 1945, c’est d’abord l’Allemagne nazie, le conseil municipal de la ville de Stuttgart étant composé uniquement de chemises brunes, selon la photographie exposée à la Maison de l’Histoire (« Haus der Geschiste ».)

(Archives fédérales allemandes : antenne de Ludwigsburg pour les crimes nazis)
Les élèves purent, après le visionnage d’un film de témoignages des rescapés d’Oradour, travailler, à la section des archives de la République allemande consacrée à la recherche des criminels nazis installée à Ludwigsburg, sur le problème des responsabilités des soldats et des officiers dans la division « das Reich », à Tulle ou à Oradour ; chaque groupe d’élèves, après étude de documents, devait prendre position et expliquer ses décisions

(Monsieur Kress, chargé de l'animation aux Archives)
Travail des élèves aux Archives :



(Les élèves français en pleine recherche)

L’une des grandes actions du régime nazi fut l’extermination des juifs. A Stuttgart, l’expulsion des juifs commença à partir de 1939. A partir de 1941, tous les citoyens juifs du Württemberg furent parqués dans le parc d’exposition du Killesberg, puis déportés par la gare du Nord vers l’Est, où la plupart périrent.
(Photographie exposée à la gare du Nord, montrant l'enlèvement des valises des juifs)
(A la gare du Nord, une partie du mur sur lequel sont inscrits tous les noms des personnes juives déportées)
A Esslingen, ville au sud-est de Stuttgart, existait un quartier juif. La rue des Juifs fut débaptisée par les nazis en 1937 mais la synagogue, en bois et proche d’autres maisons, ne fut pas brulée lors de la Nuit de Cristal en novembre 1938. Cependant les juifs en furent chassés et le bâtiment abrita la Jeunesse hitlérienne.

(Plaque commémorative apposée sur le mur de l'ancienne synagogue à Esslingen)

(L'ancienne rue des Juifs à Esslingen)

(L'ancienne synagogue à Esslingen)
Plusieurs « Stolpersteine », ou « pierres à trébucher », posées dans le trottoir devant les maisons, sont les seuls souvenirs des habitants déportés (juifs, opposants à Hitler, malades mentaux, tsiganes, etc.) et qui ne sont jamais revenus.
Des exemples de Stolpersteine à Esslingen :



(Les élèves devant les Stolpersteine )
Face à Hitler, certains civils ou militaires cherchèrent à résister.
Kurt Gerstein, né en 1905, militant chrétien anti-nazi avant 1939, devint ingénieur des mines et médecin. Mais, ayant reçu en 1941 l’urne funéraire d’une parente morte en clinique psychiatrique, il pensa aussitôt qu’elle avait été euthanasiée et décida de comprendre ce qui s’était passé en s’engageant dans la SS. Bien que chargé de la confection d’« acide prussique », il continua ses activités anti-nazies et chercha à avertir, en vain, le consulat de Suède, le Vatican et les Britanniques. S’étant suicidé en 1945, sa mémoire a été réhabilitée en 1965.


(Travaux d'élèves aux archives de Ludwigsburg)
Un autre résistant à Hitler fut le comte von Stauffenberg. Officier de la Wehrmacht, il fut l’une des figures centrales de la résistance militaire au nazisme. Au début, il avait montré sa sympathie pour différents aspects du national-socialisme comme le nationalisme ou le révisionnisme concernant le traité de Versailles, jusqu’à ce que le caractère criminel du régime le pousse dès 1941 à la résistance. Il participe alors à un complot contre Adolph Hitler, organisant personnellement l’attentat du 20 juillet 1944, coup d’Etat militaire avorté, connu aussi sous le nom d’« opération Walkyrie ».Il sera fusillé le lendemain. Un musée, sous le Vieux Château, lui est consacré.
En 1944, la ville de Stuttgart fut largement bombardée par des raids aériens alliés à cause de ses nombreuses usines ; par exemple, dans la nuit du 20 au 21 février 1944, 598 bombardiers et 12 marqueurs pilonnèrent les installations aéronautiques de Stuttgart.
Après le 8 mai 1945, Stuttgart fut sous occupation française puis américaine.

(Combattants du corps franc Pomiès (49ème régiment français d'Infanterie) dans les ruines de Stuttgart)

(le nouveau château après les bombardements)
.
(L'église évangélique après les bombardements)

(Aujourd'hui le nouveau château)

(La place Schiller, au chevet de l'église évangélique)
Vint ensuite le temps de la reconstruction matérielle, mais aussi le temps pour l’Allemagne de regarder son passé récent, tout en regardant vers l’avenir en cherchant à se réconcilier avec le reste de l’Europe.

(L'Association Lernort Geschichte)
Concernant les juifs, la ville de Stuttgart a pris lentement en compte le génocide juif. En 1962 fut érigée une stèle au Killesberg concernant la déportation juive, mais évitant de parler de génocide. Un monument placé en 2013 rappelle l’histoire du lieu en évoquant son utilisation pendant le nazisme. L’association « Lernort Geschichte », composée de membres bénévoles, souvent jeunes, patronnée par la ville de Stuttgart, met en œuvre un programme afin d’établir un lien entre passé, présent et avenir, de façon à ce que les jeunes connaissent l’histoire et soient formés à la démocratie active.

(Les élèves français devant la stèle commémorative au Killesberg)

(Stèle retraçant l'historique du Killesberg)
C’est également vers les jeunes que le général de Gaulle, alors président de la République française, va se tourner lors de son voyage en Allemagne en 1962. Elèves français et allemands ont travaillé en groupes, aux archives municipales de Stuttgart, sur le retentissement du voyage du général de Gaulle en Allemagne et particulièrement à Stuttgart. Dès 1958, le président de Gaulle et le chancelier Adenauer s’étaient rencontrés à Colombey-les-deux-Eglises. Du 2 au 8 juillet 1962, le chancelier Adenauer fit une visite officielle en France. Et, quelques semaines plus tard, du 4 au 9 septembre 1962, le général fit un voyage en Allemagne. Le 9 septembre, à Ludwigsburg, il est accueilli par le président de la République fédérale Heinrich Lübke et le ministre président du Bade-Wurtemberg Kurt Kiesinger. Devant une assemblée de jeunes allemands, le général de Gaulle fit un discours en allemand :
« Je vous félicite d’être de jeunes allemands, c’est-à-dire les enfants d’un grand peuple. Oui, d’un grand peuple. D’un grand peuple qui, parfois au cours de son histoire, a commis de grandes fautes et causé de grands malheurs, condamnables et condamnés. Mais un peuple qui, d’autre part, répandit de par le monde des vagues fécondes de pensée, de sciences, d’art, de philosophie, enrichit l’univers des produits innombrables de son invention, de sa technique et de son travail, déploya dans les œuvres de la paix et dans les épreuves de la guerre, des trésors de courage, de discipline et d’organisation. Solidarité, désormais, toute naturelle, il nous faut, certes l’organiser, C’est la tâche des gouvernements. Mais il nous faut aussi la faire vivre, et ce doit être, avant tout, l’œuvre de la jeunesse… ».Dès la fin du discours, 500 000 personnes envahirent les rues de Ludwigsburg pour tenter d’apercevoir le général.

(Elèves français et allemands aux archives municipales de Stuttgart)
Ce début d’entente avait déjà été préparé par le jumelage entre la ville de Stuttgart et celle de Strasbourg en mai, officialisant la réconciliation de celle-ci avec l’Allemagne, et fut complété, le 24 octobre 1962, par un match amical de football entre la France et l’équipe de Stuttgart, le précédent match ayant eu lieu en 1937 (match nul, 2à2). L’année suivante fut signé le traité de l’Elysée.

(Elèves français et allemands au lycée Hölderlin)
(Texte et photos Dominique Masson)
Publié le 15 Octobre 2017
Le château de Chantilly vu des jardins...

L'entrée des "Grandes écuries" :


Il faut traverser cette immense écurie voûtée pour se rendre au dôme où a lieu le superbe spectacle équestre "métamorphoses".

Un spectacle sublime, magnifiquement interprété et éclairé...mais où il est interdit de prendre des photos, même sans flash.
Avant le spectacle on peut admirer les éclairages...

J'ai fait tout de même une toute petite entorse au règlement en photographiant le salut de certains des chevaux (il y avait même une saynette jouée par des ânes !) des acteurs et des musiciens-chanteurs.
Si vous avez l'occasion de vous rendre à Chantilly, n'oubliez pas d'aller admirer ce spectacle à nul autre pareil.

Dans une des cours des grandes écuries des bronzes monumentaux :

dans une autre cour un manège...

Le musée du cheval est aussi à voir....






Portrait équestre du jeune Louis XIV partant pour la chasse (Juste d'Egmont)

Un costume de postillon :


Bataille de soldats de plomb...

Une charrette Sicilienne en bois sculpté et peint (1857)


Des éperons ...pauvres chevaux !

Cheval en bois décoré venant d'Inde :

De vrais chevaux qui ont participé au spectacle...


Un dernier coup d'oeil au beau château de Chantilly...

et au Château d'Enghien...(où étaient logés les invités des Princes de Condé)

avant de reprendre le car pour arriver à Châtillon sur Seine 4 heures plus tard...

Un bien beau voyage organisé parfaitement par les Amis du Musée que nous pouvons remercier !
Publié le 15 Octobre 2017
Un voyage au château de Chantilly a été organisé par les amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, voyage absolument superbe où nous avons pu visiter le château du Duc d'Aumale, admirer son immense collection de tableaux (la seconde en France après le Louvre), visiter le Musée du Cheval et assister à un sublime spectacle équestre (le mot sublime n'est pas trop fort !).
Voici le château tel que nous l'avons admiré à notre arrivée.

Il n'a pas plu, mais tout le monde a pu suivre les membres du groupe avec le repère du parapluie !

Une belle troupe de bernaches squattait la pelouse, mais en voyant l'arrivée des visiteurs, elles se sont vite envolées on ne sait où...

Au loin, on admire la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1484-1632), un des illustres propriétaires du château de Chantilly.


Dans ce château on peut voir de nombreuses statues de bronze représentant des chiens de meute, des animaux sauvages, sanglier, loup, cerf...la chasse dans les forêts de Chantilly étant l'occupation principale des hôtes du château.

La cour d'entrée du château :

La chapelle :

En entrant, les visiteurs sont accueillis par le portrait en pied du Duc d'Aumale, dernier propriétaire du château qu'il légua à sa mort à l'Institut de France car il n'avait plus d'héritiers, ses deux fils étant décédés.

Le voici un peu plus âgé...

Son prédécesseur fut le Prince de Condé.
Ce dernier, sans héritier direct depuis l'exécution de son fils le Duc d'Enghien fusillé sous les ordres de Napoléon Bonaparte, légua son château à son petit neveu et filleul Henri d'Orléans, Duc d'Aumale, fils du Roi Louis-Philippe.

Passant devant cette belle tapisserie, nous nous dirigeons vers la chapelle en utilisant l'escalier d'honneur et sa balustrade en fer forgé de Moreau.

Notre guide nous a parfaitement présenté le château et ses collections, avec beaucoup d'érudition, qu'il en soit félicité.
La chapelle du château est sous le vocable de saint Louis, elle a été élevée entre 1875 et 1885.
En effet le château de Chantilly ayant été partiellement détruit à la Révolution Française, le Duc d'Aumale a fait reconstruire une chapelle .
Son style est inspiré des grandes réalisations de la Renaissance, en particulier de celui de la chapelle du château d'Ecouen.



Les lambris sont en marquetterie superbement ouvragée.


Sur un mur le connétable Anne de Montmorency :

Sur le mur opposé son épouse Madeleine de Savoie.

Le plafond est richement décoré...


Derrière le premier autel se trouve la "chapelle des Coeurs des Princes de Condé".
Ce monument grandiose, sculpté par Jacques Sarrazin, abrite les coeurs des Princes de Condé, à commencer par celui d'Henri III de Bourbon-Condé. Le dernier coeur y avoir été déposé est celui du fils aîné du Duc d'Aumale, mort de la fièvre jaune en Australie .


Un beau chien en bronze nous regarde passer...

Nous voici dans la galerie des cerfs qui évoque les chasses de Maximilien. Elle était éclairée au gaz, autrefois, par les torchères qui portent maintenant des ampoules électriques...(hélas un peu trop lumineuses pour les photos)

Une immense table laisse imaginer les nombreux convives qui étaient reçus au château.
Au temps du Grand Condé, le cuisinier du Château était le célèbre Vatel, dont le suicide a été si bien raconté par Madame de Sévigné.
«Mort de Vatel lettre de Madame de Sévigné.doc »

On peut admirer, dans la galerie d'office, attenant à la galerie des cerfs, la vaisselle somptueuse des propriétaires du château de Chantilly.




Ces marmites et ces plats ont peut-être été utilisés par Vatel et sa brigade de marmitons...

Ces fins "biscuits", évoquant la chasse, devaient orner la table.
Nous voici maintenant dans le Musée Condé.
C'est le Duc d'Aumale, grand collectionneur érudit, qui décida de faire de Chantilly un musée, auquel il donna le nom de la famille de Condé dont il était l'héritier.
Dans cette galerie de peintures, tendue de velours rouge, sont présentés des chefs d'oeuvre Italiens ou peints en Italie, et ceux de l'Ecole Française.
Dans son testament, lors du don de son château et de ses collections à l'Institut de France dont il était un des membres, le Duc d'Aumale interdit de prêter ses tableaux à l'extérieur et même de modifier leur présentation . Ce qui donne un musée, tel qu'il était autrefois, avec sa multitude de tableaux, pressés les uns près des autres, c'est très surprenant.
J'ai choisi de photographier quelques tableaux, parmi des centaines exposés, ce sont de petits "coups de coeur", comme ce portrait de Mazarin d'après Philippe de Champaigne :

Marie-Antoinette Dauphine par François-Hubert Drouais :


Le château de Chantilly tel qu'il était au XVIIIème siècle, par Jean-Baptiste Lallemand :

Une superbe mosaïque venant de Pompéi ...

...photographiée en deux fois...quelle finesse et quelle beauté !


La rotonde abrite des tableaux magnifiques.

La Vierge de Lorette de Raphaël :

Le portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo :

Un bel homme de la Renaissance...dont je ne sais pas le nom.

Le plafond de la rotonde est joliment décoré...


Dans une autre petite salle tendue de noir, quelques miniatures des "Très riches heures du Duc de Berry" :


La Madone de la Maison d'Orléans de Raphaël :

une autre galerie...

La Vénus Anadyomène d'Ingres :

Un tableau de Madame Vigée-Lebrun : Marie-Thérèse-Caroline, Impératrice d'Allemagne :

Bonaparte Premier Consul par François Gérard :

Le portrait de Molière par Mignard :

Nous arrivons ensuite au "cabinet des livres".

Le Duc d'Aumale, historien érudit, a été sans doute le plus grand bibliophile de son temps. Près de 19 000 ouvrages dont 1 500 manuscrits sont conservés dans le cabinet des livres.

On peut y voir le fac-similé du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry :

(Explication cliquable )
Nous traversons la salle des gardes...

la chambre de monsieur le Prince de Condé ...

Le grand cabinet de monsieur le Prince de Condé ...

Et nous voici dans une pièce très étonnante intitulée "La grande singerie"... Les murs et les plafonds sont décorés de petits singes s'adonnant à toutes sortes d'occupations.
Le Prince de Condé, dans les années 1730, s'amusa à faire peindre par Christophe Huet, des singes représentant ses amis ! mais ceux-ci en rirent et ne lui en voulurent pas, nous dit notre guide...






Dans l'antichambre on remarque un très beau meuble "minéralogique" réalisé par l'ébéniste Haupt

Nous n'avons vu qu'une partie des appartements du prince de Condé, il paraît que l'on peut voir aussi ceux du Duc d'Aumale...mais nous n'avons pas eu le temps.
Il a fallu redescendre le bel escalier pour nous rendre au restaurant de la capitainerie.






Le déjeuner a été délicieux et parfait.
Mousseline de légumes, crème fouettée au curcuma

Pavé de lieu jaune rôti aux aromates, riz croustillant aux champignons, crème à la coriandre

Sablé chocolat caramel.

Et un pâtissier a réalisé une crème Chantilly devant les convives ravis...

La suite dans un prochain article...
Publié le 15 Octobre 2017
Un voyage au château de Chantilly a été organisé par les amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, voyage absolument superbe où nous avons pu visiter le château du Duc d'Aumale, admirer son immense collection de tableaux (la seconde en France après le Louvre), visiter le Musée du Cheval et assister à un sublime spectacle équestre (le mot sublime n'est pas trop fort !).
Voici le château tel que nous l'avons admiré à notre arrivée.

Il n'a pas plu, mais tout le monde a pu suivre les membres du groupe avec le repère du parapluie !

Une belle troupe de bernaches squattait la pelouse, mais en voyant l'arrivée des visiteurs, elles se sont vite envolées on ne sait où...

Au loin, on admire la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1484-1632), un des illustres propriétaires du château de Chantilly.


Dans ce château on peut voir de nombreuses statues de bronze représentant des chiens de meute, des animaux sauvages, sanglier, loup, cerf...la chasse dans les forêts de Chantilly étant l'occupation principale des hôtes du château.

La cour d'entrée du château :

La chapelle :

En entrant, les visiteurs sont accueillis par le portrait en pied du Duc d'Aumale, dernier propriétaire du château qu'il légua à sa mort à l'Institut de France car il n'avait plus d'héritiers, ses deux fils étant décédés.

Le voici un peu plus âgé...

Son prédécesseur fut le Prince de Condé.
Ce dernier, sans héritier direct depuis l'exécution de son fils le Duc d'Enghien fusillé sous les ordres de Napoléon Bonaparte, légua son château à son petit neveu et filleul Henri d'Orléans, Duc d'Aumale, fils du Roi Louis-Philippe.

Passant devant cette belle tapisserie, nous nous dirigeons vers la chapelle en utilisant l'escalier d'honneur et sa balustrade en fer forgé de Moreau.

Notre guide nous a parfaitement présenté le château et ses collections, avec beaucoup d'érudition, qu'il en soit félicité.
La chapelle du château est sous le vocable de saint Louis, elle a été élevée entre 1875 et 1885.
En effet le château de Chantilly ayant été partiellement détruit à la Révolution Française, le Duc d'Aumale a fait reconstruire une chapelle .
Son style est inspiré des grandes réalisations de la Renaissance, en particulier de celui de la chapelle du château d'Ecouen.



Les lambris sont en marquetterie superbement ouvragée.


Sur un mur le connétable Anne de Montmorency :

Sur le mur opposé son épouse Madeleine de Savoie.

Le plafond est richement décoré...


Derrière le premier autel se trouve la "chapelle des Coeurs des Princes de Condé".
Ce monument grandiose, sculpté par Jacques Sarrazin, abrite les coeurs des Princes de Condé, à commencer par celui d'Henri III de Bourbon-Condé. Le dernier coeur y avoir été déposé est celui du fils aîné du Duc d'Aumale, mort de la fièvre jaune en Australie .


Un beau chien en bronze nous regarde passer...

Nous voici dans la galerie des cerfs qui évoque les chasses de Maximilien. Elle était éclairée au gaz, autrefois, par les torchères qui portent maintenant des ampoules électriques...(hélas un peu trop lumineuses pour les photos)

Une immense table laisse imaginer les nombreux convives qui étaient reçus au château.
Au temps du Grand Condé, le cuisinier du Château était le célèbre Vatel, dont le suicide a été si bien raconté par Madame de Sévigné.
«Mort de Vatel lettre de Madame de Sévigné.doc »

On peut admirer, dans la galerie d'office, attenant à la galerie des cerfs, la vaisselle somptueuse des propriétaires du château de Chantilly.




Ces marmites et ces plats ont peut-être été utilisés par Vatel et sa brigade de marmitons...

Ces fins "biscuits", évoquant la chasse, devaient orner la table.
Nous voici maintenant dans le Musée Condé.
C'est le Duc d'Aumale, grand collectionneur érudit, qui décida de faire de Chantilly un musée, auquel il donna le nom de la famille de Condé dont il était l'héritier.
Dans cette galerie de peintures, tendue de velours rouge, sont présentés des chefs d'oeuvre Italiens ou peints en Italie, et ceux de l'Ecole Française.
Dans son testament, lors du don de son château et de ses collections à l'Institut de France dont il était un des membres, le Duc d'Aumale interdit de prêter ses tableaux à l'extérieur et même de modifier leur présentation . Ce qui donne un musée, tel qu'il était autrefois, avec sa multitude de tableaux, pressés les uns près des autres, c'est très surprenant.
J'ai choisi de photographier quelques tableaux, parmi des centaines exposés, ce sont de petits "coups de coeur", comme ce portrait de Mazarin d'après Philippe de Champaigne :

Marie-Antoinette Dauphine par François-Hubert Drouais :


Le château de Chantilly tel qu'il était au XVIIIème siècle, par Jean-Baptiste Lallemand :

Une superbe mosaïque venant de Pompéi ...

...photographiée en deux fois...quelle finesse et quelle beauté !


La rotonde abrite des tableaux magnifiques.

La Vierge de Lorette de Raphaël :

Le portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo :

Un bel homme de la Renaissance...dont je ne sais pas le nom.

Le plafond de la rotonde est joliment décoré...


Dans une autre petite salle tendue de noir, quelques miniatures des "Très riches heures du Duc de Berry" :


La Madone de la Maison d'Orléans de Raphaël :

une autre galerie...

La Vénus Anadyomène d'Ingres :

Un tableau de Madame Vigée-Lebrun : Marie-Thérèse-Caroline, Impératrice d'Allemagne :

Bonaparte Premier Consul par François Gérard :

Le portrait de Molière par Mignard :

Nous arrivons ensuite au "cabinet des livres".

Le Duc d'Aumale, historien érudit, a été sans doute le plus grand bibliophile de son temps. Près de 19 000 ouvrages dont 1 500 manuscrits sont conservés dans le cabinet des livres.

On peut y voir le fac-similé du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry :

(Explication cliquable )
Nous traversons la salle des gardes...

la chambre de monsieur le Prince de Condé ...

Le grand cabinet de monsieur le Prince de Condé ...

Et nous voici dans une pièce très étonnante intitulée "La grande singerie"... Les murs et les plafonds sont décorés de petits singes s'adonnant à toutes sortes d'occupations.
Le Prince de Condé, dans les années 1730, s'amusa à faire peindre par Christophe Huet, des singes représentant ses amis ! mais ceux-ci en rirent et ne lui en voulurent pas, nous dit notre guide...






Dans l'antichambre on remarque un très beau meuble "minéralogique" réalisé par l'ébéniste Haupt

Nous n'avons vu qu'une partie des appartements du prince de Condé, il paraît que l'on peut voir aussi ceux du Duc d'Aumale...mais nous n'avons pas eu le temps.
Il a fallu redescendre le bel escalier pour nous rendre au restaurant de la capitainerie.






Le déjeuner a été délicieux et parfait.
Mousseline de légumes, crème fouettée au curcuma

Pavé de lieu jaune rôti aux aromates, riz croustillant aux champignons, crème à la coriandre

Sablé chocolat caramel.

Et un pâtissier a réalisé une crème Chantilly devant les convives ravis...

La suite dans un prochain article...
Publié le 15 Octobre 2017
Un voyage au château de Chantilly a été organisé par les amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, voyage absolument superbe où nous avons pu visiter le château du Duc d'Aumale, admirer son immense collection de tableaux (la seconde en France après le Louvre), visiter le Musée du Cheval et assister à un sublime spectacle équestre (le mot sublime n'est pas trop fort !).
Voici le château tel que nous l'avons admiré à notre arrivée.

Il n'a pas plu, mais tout le monde a pu suivre les membres du groupe avec le repère du parapluie !

Une belle troupe de bernaches squattait la pelouse, mais en voyant l'arrivée des visiteurs, elles se sont vite envolées on ne sait où...

Au loin, on admire la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1484-1632), un des illustres propriétaires du château de Chantilly.


Dans ce château on peut voir de nombreuses statues de bronze représentant des chiens de meute, des animaux sauvages, sanglier, loup, cerf...la chasse dans les forêts de Chantilly étant l'occupation principale des hôtes du château.

La cour d'entrée du château :

La chapelle :

En entrant, les visiteurs sont accueillis par le portrait en pied du Duc d'Aumale, dernier propriétaire du château qu'il légua à sa mort à l'Institut de France car il n'avait plus d'héritiers, ses deux fils étant décédés.

Le voici un peu plus âgé...

Son prédécesseur fut le Prince de Condé.
Ce dernier, sans héritier direct depuis l'exécution de son fils le Duc d'Enghien fusillé sous les ordres de Napoléon Bonaparte, légua son château à son petit neveu et filleul Henri d'Orléans, Duc d'Aumale, fils du Roi Louis-Philippe.

Passant devant cette belle tapisserie, nous nous dirigeons vers la chapelle en utilisant l'escalier d'honneur et sa balustrade en fer forgé de Moreau.

Notre guide nous a parfaitement présenté le château et ses collections, avec beaucoup d'érudition, qu'il en soit félicité.
La chapelle du château est sous le vocable de saint Louis, elle a été élevée entre 1875 et 1885.
En effet le château de Chantilly ayant été partiellement détruit à la Révolution Française, le Duc d'Aumale a fait reconstruire une chapelle .
Son style est inspiré des grandes réalisations de la Renaissance, en particulier de celui de la chapelle du château d'Ecouen.



Les lambris sont en marquetterie superbement ouvragée.


Sur un mur le connétable Anne de Montmorency :

Sur le mur opposé son épouse Madeleine de Savoie.

Le plafond est richement décoré...


Derrière le premier autel se trouve la "chapelle des Coeurs des Princes de Condé".
Ce monument grandiose, sculpté par Jacques Sarrazin, abrite les coeurs des Princes de Condé, à commencer par celui d'Henri III de Bourbon-Condé. Le dernier coeur y avoir été déposé est celui du fils aîné du Duc d'Aumale, mort de la fièvre jaune en Australie .


Un beau chien en bronze nous regarde passer...

Nous voici dans la galerie des cerfs qui évoque les chasses de Maximilien. Elle était éclairée au gaz, autrefois, par les torchères qui portent maintenant des ampoules électriques...(hélas un peu trop lumineuses pour les photos)

Une immense table laisse imaginer les nombreux convives qui étaient reçus au château.
Au temps du Grand Condé, le cuisinier du Château était le célèbre Vatel, dont le suicide a été si bien raconté par Madame de Sévigné.
«Mort de Vatel lettre de Madame de Sévigné.doc »

On peut admirer, dans la galerie d'office, attenant à la galerie des cerfs, la vaisselle somptueuse des propriétaires du château de Chantilly.




Ces marmites et ces plats ont peut-être été utilisés par Vatel et sa brigade de marmitons...

Ces fins "biscuits", évoquant la chasse, devaient orner la table.
Nous voici maintenant dans le Musée Condé.
C'est le Duc d'Aumale, grand collectionneur érudit, qui décida de faire de Chantilly un musée, auquel il donna le nom de la famille de Condé dont il était l'héritier.
Dans cette galerie de peintures, tendue de velours rouge, sont présentés des chefs d'oeuvre Italiens ou peints en Italie, et ceux de l'Ecole Française.
Dans son testament, lors du don de son château et de ses collections à l'Institut de France dont il était un des membres, le Duc d'Aumale interdit de prêter ses tableaux à l'extérieur et même de modifier leur présentation . Ce qui donne un musée, tel qu'il était autrefois, avec sa multitude de tableaux, pressés les uns près des autres, c'est très surprenant.
J'ai choisi de photographier quelques tableaux, parmi des centaines exposés, ce sont de petits "coups de coeur", comme ce portrait de Mazarin d'après Philippe de Champaigne :

Marie-Antoinette Dauphine par François-Hubert Drouais :


Le château de Chantilly tel qu'il était au XVIIIème siècle, par Jean-Baptiste Lallemand :

Une superbe mosaïque venant de Pompéi ...

...photographiée en deux fois...quelle finesse et quelle beauté !


La rotonde abrite des tableaux magnifiques.

La Vierge de Lorette de Raphaël :

Le portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo :

Un bel homme de la Renaissance...dont je ne sais pas le nom.

Le plafond de la rotonde est joliment décoré...


Dans une autre petite salle tendue de noir, quelques miniatures des "Très riches heures du Duc de Berry" :


La Madone de la Maison d'Orléans de Raphaël :

une autre galerie...

La Vénus Anadyomène d'Ingres :

Un tableau de Madame Vigée-Lebrun : Marie-Thérèse-Caroline, Impératrice d'Allemagne :

Bonaparte Premier Consul par François Gérard :

Le portrait de Molière par Mignard :

Nous arrivons ensuite au "cabinet des livres".

Le Duc d'Aumale, historien érudit, a été sans doute le plus grand bibliophile de son temps. Près de 19 000 ouvrages dont 1 500 manuscrits sont conservés dans le cabinet des livres.

On peut y voir le fac-similé du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry :

(Explication cliquable )
Nous traversons la salle des gardes...

la chambre de monsieur le Prince de Condé ...

Le grand cabinet de monsieur le Prince de Condé ...

Et nous voici dans une pièce très étonnante intitulée "La grande singerie"... Les murs et les plafonds sont décorés de petits singes s'adonnant à toutes sortes d'occupations.
Le Prince de Condé, dans les années 1730, s'amusa à faire peindre par Christophe Huet, des singes représentant ses amis ! mais ceux-ci en rirent et ne lui en voulurent pas, nous dit notre guide...






Dans l'antichambre on remarque un très beau meuble "minéralogique" réalisé par l'ébéniste Haupt

Nous n'avons vu qu'une partie des appartements du prince de Condé, il paraît que l'on peut voir aussi ceux du Duc d'Aumale...mais nous n'avons pas eu le temps.
Il a fallu redescendre le bel escalier pour nous rendre au restaurant de la capitainerie.






Le déjeuner a été délicieux et parfait.
Mousseline de légumes, crème fouettée au curcuma

Pavé de lieu jaune rôti aux aromates, riz croustillant aux champignons, crème à la coriandre

Sablé chocolat caramel.

Et un pâtissier a réalisé une crème Chantilly devant les convives ravis...

La suite dans un prochain article...
Publié le 15 Octobre 2017
Un voyage au château de Chantilly a été organisé par les amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, voyage absolument superbe où nous avons pu visiter le château du Duc d'Aumale, admirer son immense collection de tableaux (la seconde en France après le Louvre), visiter le Musée du Cheval et assister à un sublime spectacle équestre (le mot sublime n'est pas trop fort !).
Voici le château tel que nous l'avons admiré à notre arrivée.

Il n'a pas plu, mais tout le monde a pu suivre les membres du groupe avec le repère du parapluie !

Une belle troupe de bernaches squattait la pelouse, mais en voyant l'arrivée des visiteurs, elles se sont vite envolées on ne sait où...

Au loin, on admire la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1484-1632), un des illustres propriétaires du château de Chantilly.


Dans ce château on peut voir de nombreuses statues de bronze représentant des chiens de meute, des animaux sauvages, sanglier, loup, cerf...la chasse dans les forêts de Chantilly étant l'occupation principale des hôtes du château.

La cour d'entrée du château :

La chapelle :

En entrant, les visiteurs sont accueillis par le portrait en pied du Duc d'Aumale, dernier propriétaire du château qu'il légua à sa mort à l'Institut de France car il n'avait plus d'héritiers, ses deux fils étant décédés.

Le voici un peu plus âgé...

Son prédécesseur fut le Prince de Condé.
Ce dernier, sans héritier direct depuis l'exécution de son fils le Duc d'Enghien fusillé sous les ordres de Napoléon Bonaparte, légua son château à son petit neveu et filleul Henri d'Orléans, Duc d'Aumale, fils du Roi Louis-Philippe.

Passant devant cette belle tapisserie, nous nous dirigeons vers la chapelle en utilisant l'escalier d'honneur et sa balustrade en fer forgé de Moreau.

Notre guide nous a parfaitement présenté le château et ses collections, avec beaucoup d'érudition, qu'il en soit félicité.
La chapelle du château est sous le vocable de saint Louis, elle a été élevée entre 1875 et 1885.
En effet le château de Chantilly ayant été partiellement détruit à la Révolution Française, le Duc d'Aumale a fait reconstruire une chapelle .
Son style est inspiré des grandes réalisations de la Renaissance, en particulier de celui de la chapelle du château d'Ecouen.



Les lambris sont en marquetterie superbement ouvragée.


Sur un mur le connétable Anne de Montmorency :

Sur le mur opposé son épouse Madeleine de Savoie.

Le plafond est richement décoré...


Derrière le premier autel se trouve la "chapelle des Coeurs des Princes de Condé".
Ce monument grandiose, sculpté par Jacques Sarrazin, abrite les coeurs des Princes de Condé, à commencer par celui d'Henri III de Bourbon-Condé. Le dernier coeur y avoir été déposé est celui du fils aîné du Duc d'Aumale, mort de la fièvre jaune en Australie .


Un beau chien en bronze nous regarde passer...

Nous voici dans la galerie des cerfs qui évoque les chasses de Maximilien. Elle était éclairée au gaz, autrefois, par les torchères qui portent maintenant des ampoules électriques...(hélas un peu trop lumineuses pour les photos)

Une immense table laisse imaginer les nombreux convives qui étaient reçus au château.
Au temps du Grand Condé, le cuisinier du Château était le célèbre Vatel, dont le suicide a été si bien raconté par Madame de Sévigné.
«Mort de Vatel lettre de Madame de Sévigné.doc »

On peut admirer, dans la galerie d'office, attenant à la galerie des cerfs, la vaisselle somptueuse des propriétaires du château de Chantilly.




Ces marmites et ces plats ont peut-être été utilisés par Vatel et sa brigade de marmitons...

Ces fins "biscuits", évoquant la chasse, devaient orner la table.
Nous voici maintenant dans le Musée Condé.
C'est le Duc d'Aumale, grand collectionneur érudit, qui décida de faire de Chantilly un musée, auquel il donna le nom de la famille de Condé dont il était l'héritier.
Dans cette galerie de peintures, tendue de velours rouge, sont présentés des chefs d'oeuvre Italiens ou peints en Italie, et ceux de l'Ecole Française.
Dans son testament, lors du don de son château et de ses collections à l'Institut de France dont il était un des membres, le Duc d'Aumale interdit de prêter ses tableaux à l'extérieur et même de modifier leur présentation . Ce qui donne un musée, tel qu'il était autrefois, avec sa multitude de tableaux, pressés les uns près des autres, c'est très surprenant.
J'ai choisi de photographier quelques tableaux, parmi des centaines exposés, ce sont de petits "coups de coeur", comme ce portrait de Mazarin d'après Philippe de Champaigne :

Marie-Antoinette Dauphine par François-Hubert Drouais :


Le château de Chantilly tel qu'il était au XVIIIème siècle, par Jean-Baptiste Lallemand :

Une superbe mosaïque venant de Pompéi ...

...photographiée en deux fois...quelle finesse et quelle beauté !


La rotonde abrite des tableaux magnifiques.

La Vierge de Lorette de Raphaël :

Le portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo :

Un bel homme de la Renaissance...dont je ne sais pas le nom.

Le plafond de la rotonde est joliment décoré...


Dans une autre petite salle tendue de noir, quelques miniatures des "Très riches heures du Duc de Berry" :


La Madone de la Maison d'Orléans de Raphaël :

une autre galerie...

La Vénus Anadyomène d'Ingres :

Un tableau de Madame Vigée-Lebrun : Marie-Thérèse-Caroline, Impératrice d'Allemagne :

Bonaparte Premier Consul par François Gérard :

Le portrait de Molière par Mignard :

Nous arrivons ensuite au "cabinet des livres".

Le Duc d'Aumale, historien érudit, a été sans doute le plus grand bibliophile de son temps. Près de 19 000 ouvrages dont 1 500 manuscrits sont conservés dans le cabinet des livres.

On peut y voir le fac-similé du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry :

(Explication cliquable )
Nous traversons la salle des gardes...

la chambre de monsieur le Prince de Condé ...

Le grand cabinet de monsieur le Prince de Condé ...

Et nous voici dans une pièce très étonnante intitulée "La grande singerie"... Les murs et les plafonds sont décorés de petits singes s'adonnant à toutes sortes d'occupations.
Le Prince de Condé, dans les années 1730, s'amusa à faire peindre par Christophe Huet, des singes représentant ses amis ! mais ceux-ci en rirent et ne lui en voulurent pas, nous dit notre guide...






Dans l'antichambre on remarque un très beau meuble "minéralogique" réalisé par l'ébéniste Haupt

Nous n'avons vu qu'une partie des appartements du prince de Condé, il paraît que l'on peut voir aussi ceux du Duc d'Aumale...mais nous n'avons pas eu le temps.
Il a fallu redescendre le bel escalier pour nous rendre au restaurant de la capitainerie.






Le déjeuner a été délicieux et parfait.
Mousseline de légumes, crème fouettée au curcuma

Pavé de lieu jaune rôti aux aromates, riz croustillant aux champignons, crème à la coriandre

Sablé chocolat caramel.

Et un pâtissier a réalisé une crème Chantilly devant les convives ravis...

La suite dans un prochain article...
Publié le 15 Octobre 2017
Un voyage au château de Chantilly a été organisé par les amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, voyage absolument superbe où nous avons pu visiter le château du Duc d'Aumale, admirer son immense collection de tableaux (la seconde en France après le Louvre), visiter le Musée du Cheval et assister à un sublime spectacle équestre (le mot sublime n'est pas trop fort !).
Voici le château tel que nous l'avons admiré à notre arrivée.

Il n'a pas plu, mais tout le monde a pu suivre les membres du groupe avec le repère du parapluie !

Une belle troupe de bernaches squattait la pelouse, mais en voyant l'arrivée des visiteurs, elles se sont vite envolées on ne sait où...

Au loin, on admire la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1484-1632), un des illustres propriétaires du château de Chantilly.


Dans ce château on peut voir de nombreuses statues de bronze représentant des chiens de meute, des animaux sauvages, sanglier, loup, cerf...la chasse dans les forêts de Chantilly étant l'occupation principale des hôtes du château.

La cour d'entrée du château :

La chapelle :

En entrant, les visiteurs sont accueillis par le portrait en pied du Duc d'Aumale, dernier propriétaire du château qu'il légua à sa mort à l'Institut de France car il n'avait plus d'héritiers, ses deux fils étant décédés.

Le voici un peu plus âgé...

Son prédécesseur fut le Prince de Condé.
Ce dernier, sans héritier direct depuis l'exécution de son fils le Duc d'Enghien fusillé sous les ordres de Napoléon Bonaparte, légua son château à son petit neveu et filleul Henri d'Orléans, Duc d'Aumale, fils du Roi Louis-Philippe.

Passant devant cette belle tapisserie, nous nous dirigeons vers la chapelle en utilisant l'escalier d'honneur et sa balustrade en fer forgé de Moreau.

Notre guide nous a parfaitement présenté le château et ses collections, avec beaucoup d'érudition, qu'il en soit félicité.
La chapelle du château est sous le vocable de saint Louis, elle a été élevée entre 1875 et 1885.
En effet le château de Chantilly ayant été partiellement détruit à la Révolution Française, le Duc d'Aumale a fait reconstruire une chapelle .
Son style est inspiré des grandes réalisations de la Renaissance, en particulier de celui de la chapelle du château d'Ecouen.



Les lambris sont en marquetterie superbement ouvragée.


Sur un mur le connétable Anne de Montmorency :

Sur le mur opposé son épouse Madeleine de Savoie.

Le plafond est richement décoré...


Derrière le premier autel se trouve la "chapelle des Coeurs des Princes de Condé".
Ce monument grandiose, sculpté par Jacques Sarrazin, abrite les coeurs des Princes de Condé, à commencer par celui d'Henri III de Bourbon-Condé. Le dernier coeur y avoir été déposé est celui du fils aîné du Duc d'Aumale, mort de la fièvre jaune en Australie .


Un beau chien en bronze nous regarde passer...

Nous voici dans la galerie des cerfs qui évoque les chasses de Maximilien. Elle était éclairée au gaz, autrefois, par les torchères qui portent maintenant des ampoules électriques...(hélas un peu trop lumineuses pour les photos)

Une immense table laisse imaginer les nombreux convives qui étaient reçus au château.
Au temps du Grand Condé, le cuisinier du Château était le célèbre Vatel, dont le suicide a été si bien raconté par Madame de Sévigné.
«Mort de Vatel lettre de Madame de Sévigné.doc »

On peut admirer, dans la galerie d'office, attenant à la galerie des cerfs, la vaisselle somptueuse des propriétaires du château de Chantilly.




Ces marmites et ces plats ont peut-être été utilisés par Vatel et sa brigade de marmitons...

Ces fins "biscuits", évoquant la chasse, devaient orner la table.
Nous voici maintenant dans le Musée Condé.
C'est le Duc d'Aumale, grand collectionneur érudit, qui décida de faire de Chantilly un musée, auquel il donna le nom de la famille de Condé dont il était l'héritier.
Dans cette galerie de peintures, tendue de velours rouge, sont présentés des chefs d'oeuvre Italiens ou peints en Italie, et ceux de l'Ecole Française.
Dans son testament, lors du don de son château et de ses collections à l'Institut de France dont il était un des membres, le Duc d'Aumale interdit de prêter ses tableaux à l'extérieur et même de modifier leur présentation . Ce qui donne un musée, tel qu'il était autrefois, avec sa multitude de tableaux, pressés les uns près des autres, c'est très surprenant.
J'ai choisi de photographier quelques tableaux, parmi des centaines exposés, ce sont de petits "coups de coeur", comme ce portrait de Mazarin d'après Philippe de Champaigne :

Marie-Antoinette Dauphine par François-Hubert Drouais :


Le château de Chantilly tel qu'il était au XVIIIème siècle, par Jean-Baptiste Lallemand :

Une superbe mosaïque venant de Pompéi ...

...photographiée en deux fois...quelle finesse et quelle beauté !


La rotonde abrite des tableaux magnifiques.

La Vierge de Lorette de Raphaël :

Le portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo :

Un bel homme de la Renaissance...dont je ne sais pas le nom.

Le plafond de la rotonde est joliment décoré...


Dans une autre petite salle tendue de noir, quelques miniatures des "Très riches heures du Duc de Berry" :


La Madone de la Maison d'Orléans de Raphaël :

une autre galerie...

La Vénus Anadyomène d'Ingres :

Un tableau de Madame Vigée-Lebrun : Marie-Thérèse-Caroline, Impératrice d'Allemagne :

Bonaparte Premier Consul par François Gérard :

Le portrait de Molière par Mignard :

Nous arrivons ensuite au "cabinet des livres".

Le Duc d'Aumale, historien érudit, a été sans doute le plus grand bibliophile de son temps. Près de 19 000 ouvrages dont 1 500 manuscrits sont conservés dans le cabinet des livres.

On peut y voir le fac-similé du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry :

(Explication cliquable )
Nous traversons la salle des gardes...

la chambre de monsieur le Prince de Condé ...

Le grand cabinet de monsieur le Prince de Condé ...

Et nous voici dans une pièce très étonnante intitulée "La grande singerie"... Les murs et les plafonds sont décorés de petits singes s'adonnant à toutes sortes d'occupations.
Le Prince de Condé, dans les années 1730, s'amusa à faire peindre par Christophe Huet, des singes représentant ses amis ! mais ceux-ci en rirent et ne lui en voulurent pas, nous dit notre guide...






Dans l'antichambre on remarque un très beau meuble "minéralogique" réalisé par l'ébéniste Haupt

Nous n'avons vu qu'une partie des appartements du prince de Condé, il paraît que l'on peut voir aussi ceux du Duc d'Aumale...mais nous n'avons pas eu le temps.
Il a fallu redescendre le bel escalier pour nous rendre au restaurant de la capitainerie.






Le déjeuner a été délicieux et parfait.
Mousseline de légumes, crème fouettée au curcuma

Pavé de lieu jaune rôti aux aromates, riz croustillant aux champignons, crème à la coriandre

Sablé chocolat caramel.

Et un pâtissier a réalisé une crème Chantilly devant les convives ravis...

La suite dans un prochain article...
Publié le 15 Octobre 2017
Un voyage au château de Chantilly a été organisé par les amis du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix, voyage absolument superbe où nous avons pu visiter le château du Duc d'Aumale, admirer son immense collection de tableaux (la seconde en France après le Louvre), visiter le Musée du Cheval et assister à un sublime spectacle équestre (le mot sublime n'est pas trop fort !).
Voici le château tel que nous l'avons admiré à notre arrivée.

Il n'a pas plu, mais tout le monde a pu suivre les membres du groupe avec le repère du parapluie !

Une belle troupe de bernaches squattait la pelouse, mais en voyant l'arrivée des visiteurs, elles se sont vite envolées on ne sait où...

Au loin, on admire la statue équestre du connétable Anne de Montmorency (1484-1632), un des illustres propriétaires du château de Chantilly.


Dans ce château on peut voir de nombreuses statues de bronze représentant des chiens de meute, des animaux sauvages, sanglier, loup, cerf...la chasse dans les forêts de Chantilly étant l'occupation principale des hôtes du château.

La cour d'entrée du château :

La chapelle :

En entrant, les visiteurs sont accueillis par le portrait en pied du Duc d'Aumale, dernier propriétaire du château qu'il légua à sa mort à l'Institut de France car il n'avait plus d'héritiers, ses deux fils étant décédés.

Le voici un peu plus âgé...

Son prédécesseur fut le Prince de Condé.
Ce dernier, sans héritier direct depuis l'exécution de son fils le Duc d'Enghien fusillé sous les ordres de Napoléon Bonaparte, légua son château à son petit neveu et filleul Henri d'Orléans, Duc d'Aumale, fils du Roi Louis-Philippe.

Passant devant cette belle tapisserie, nous nous dirigeons vers la chapelle en utilisant l'escalier d'honneur et sa balustrade en fer forgé de Moreau.

Notre guide nous a parfaitement présenté le château et ses collections, avec beaucoup d'érudition, qu'il en soit félicité.
La chapelle du château est sous le vocable de saint Louis, elle a été élevée entre 1875 et 1885.
En effet le château de Chantilly ayant été partiellement détruit à la Révolution Française, le Duc d'Aumale a fait reconstruire une chapelle .
Son style est inspiré des grandes réalisations de la Renaissance, en particulier de celui de la chapelle du château d'Ecouen.



Les lambris sont en marquetterie superbement ouvragée.


Sur un mur le connétable Anne de Montmorency :

Sur le mur opposé son épouse Madeleine de Savoie.

Le plafond est richement décoré...


Derrière le premier autel se trouve la "chapelle des Coeurs des Princes de Condé".
Ce monument grandiose, sculpté par Jacques Sarrazin, abrite les coeurs des Princes de Condé, à commencer par celui d'Henri III de Bourbon-Condé. Le dernier coeur y avoir été déposé est celui du fils aîné du Duc d'Aumale, mort de la fièvre jaune en Australie .


Un beau chien en bronze nous regarde passer...

Nous voici dans la galerie des cerfs qui évoque les chasses de Maximilien. Elle était éclairée au gaz, autrefois, par les torchères qui portent maintenant des ampoules électriques...(hélas un peu trop lumineuses pour les photos)

Une immense table laisse imaginer les nombreux convives qui étaient reçus au château.
Au temps du Grand Condé, le cuisinier du Château était le célèbre Vatel, dont le suicide a été si bien raconté par Madame de Sévigné.
«Mort de Vatel lettre de Madame de Sévigné.doc »

On peut admirer, dans la galerie d'office, attenant à la galerie des cerfs, la vaisselle somptueuse des propriétaires du château de Chantilly.




Ces marmites et ces plats ont peut-être été utilisés par Vatel et sa brigade de marmitons...

Ces fins "biscuits", évoquant la chasse, devaient orner la table.
Nous voici maintenant dans le Musée Condé.
C'est le Duc d'Aumale, grand collectionneur érudit, qui décida de faire de Chantilly un musée, auquel il donna le nom de la famille de Condé dont il était l'héritier.
Dans cette galerie de peintures, tendue de velours rouge, sont présentés des chefs d'oeuvre Italiens ou peints en Italie, et ceux de l'Ecole Française.
Dans son testament, lors du don de son château et de ses collections à l'Institut de France dont il était un des membres, le Duc d'Aumale interdit de prêter ses tableaux à l'extérieur et même de modifier leur présentation . Ce qui donne un musée, tel qu'il était autrefois, avec sa multitude de tableaux, pressés les uns près des autres, c'est très surprenant.
J'ai choisi de photographier quelques tableaux, parmi des centaines exposés, ce sont de petits "coups de coeur", comme ce portrait de Mazarin d'après Philippe de Champaigne :

Marie-Antoinette Dauphine par François-Hubert Drouais :


Le château de Chantilly tel qu'il était au XVIIIème siècle, par Jean-Baptiste Lallemand :

Une superbe mosaïque venant de Pompéi ...

...photographiée en deux fois...quelle finesse et quelle beauté !


La rotonde abrite des tableaux magnifiques.

La Vierge de Lorette de Raphaël :

Le portrait de Simonetta Vespucci par Piero di Cosimo :

Un bel homme de la Renaissance...dont je ne sais pas le nom.

Le plafond de la rotonde est joliment décoré...


Dans une autre petite salle tendue de noir, quelques miniatures des "Très riches heures du Duc de Berry" :


La Madone de la Maison d'Orléans de Raphaël :

une autre galerie...

La Vénus Anadyomène d'Ingres :

Un tableau de Madame Vigée-Lebrun : Marie-Thérèse-Caroline, Impératrice d'Allemagne :

Bonaparte Premier Consul par François Gérard :

Le portrait de Molière par Mignard :

Nous arrivons ensuite au "cabinet des livres".

Le Duc d'Aumale, historien érudit, a été sans doute le plus grand bibliophile de son temps. Près de 19 000 ouvrages dont 1 500 manuscrits sont conservés dans le cabinet des livres.

On peut y voir le fac-similé du manuscrit des Très Riches Heures du Duc de Berry :

(Explication cliquable )
Nous traversons la salle des gardes...

la chambre de monsieur le Prince de Condé ...

Le grand cabinet de monsieur le Prince de Condé ...

Et nous voici dans une pièce très étonnante intitulée "La grande singerie"... Les murs et les plafonds sont décorés de petits singes s'adonnant à toutes sortes d'occupations.
Le Prince de Condé, dans les années 1730, s'amusa à faire peindre par Christophe Huet, des singes représentant ses amis ! mais ceux-ci en rirent et ne lui en voulurent pas, nous dit notre guide...






Dans l'antichambre on remarque un très beau meuble "minéralogique" réalisé par l'ébéniste Haupt

Nous n'avons vu qu'une partie des appartements du prince de Condé, il paraît que l'on peut voir aussi ceux du Duc d'Aumale...mais nous n'avons pas eu le temps.
Il a fallu redescendre le bel escalier pour nous rendre au restaurant de la capitainerie.






Le déjeuner a été délicieux et parfait.
Mousseline de légumes, crème fouettée au curcuma

Pavé de lieu jaune rôti aux aromates, riz croustillant aux champignons, crème à la coriandre

Sablé chocolat caramel.

Et un pâtissier a réalisé une crème Chantilly devant les convives ravis...

La suite dans un prochain article...
Publié le 15 Octobre 2017
Les professeurs du Lycée de la Barotte de Châtillon sur Seine, monsieur Mounguengui, mesdames Lepelletier et Talfumier, ont demandé à Robert Cruel, alias "Monsieur Tomate", collectionneur de 354 variétés de tomates de tous pays et de plantes sauvages amérindiennes, de venir présenter aux élèves la Permaculture, qu'il pratique avec succès depuis plusieurs années.

Bien sûr, la Permaculture est surtout une façon originale, respectueuse de l'environnement de cultiver son jardin.
Mais il existe quelques fermes qui la pratiquent, dont une dans l'Yonne nous dit le conférencier.
Il faut espérer que cette pratique, qui est une culture bio, devienne celle de tous, puisqu'elle respecte notre mère Nature.

Pour pratiquer la Permaculture il faut observer le sol, et le préparer en automne.
Ne pas labourer l'endroit où l'on voudra planter au printemps, mais épandre tout d'abord des feuilles mortes sur le terrain, les laisser ainsi jusqu'à trois semaines.(toutes les feuilles mortes sont bonnes, sauf celles du noyer)
Puis épandre par dessus une couche de fumier de 5 à 6 cm d'épaisseur que l'on recouvrira de paille sur une belle épaisseur pour qu'il ne se dessèche pas.
Tout l'hiver le sol va s'enrichir, les vers de terre et les éléments vivants du sol vont agir. C'est ce qui se passe dans le sol d'une forêt.
Au printemps, il suffira de griffer légèrement, de semer puis de recouvrir d'une fine couche de terreau, d'un paillage fin (foin par exemple) recouvert d'une autre couche de paille.

Les plants à repiquer le seront dans la couverture d'automne (feuilles, fumier, paille ) qui se sera décomposée l'hiver. Il faudra pailler après avoir enlevé les feuilles basses des tomates par exemple.
On peut repiquer dix pieds de tomates sur un rang , enfoncer un piquet à chaque extrémité du rang, et tendre une ficelle entre les piquets pour tuteurer les plants. Ne pas réutiliser d'anciens tuteurs qui, même bien nettoyés, peuvent donner des maladies.

Voyez sur cette photo l'épaisseur de paille que l'on doit utiliser.

L'avantage de cette couverture de paille, c'est qu'il n'y a plus à arroser.
Le travail du sol qui s'est fait naturellement tout seul durant l'hiver permet de ne pas utiliser d'engrais.
Trois bénéfices importants de la Permaculture :
-Plus besoin de charrues, motoculteurs, motobineuses, économie pécuniaire ...et plus de mal de dos !
-Plus besoin d'engrais dangereux pour le sol, les plantes,...et l'homme (voir les dangers du phytosanitaire dans La mort est dans le pré) économie pécuniaire là aussi.
-Plus besoin d'arroser, économie de temps et d'eau...
Lorsque les semis et les repiquages sont faits, il suffit d'observer et de surveiller la pousse des plantes...le rêve !
Et le rêve se transforme en réalité quand on voit la quantité incroyable de récoltes de légumes de toute beauté que l'on obtient, c'est phénoménal ...
(je suis allée voir le jardin de Monsieur Tomate en été, je puis l'affirmer, voir le lien en bas de l'article)
Monsieur Tomate avait apporté toutes les sortes de légumes qu'il a obtenus en pratiquant la permaculture : des légumes sains, superbes et goûteux. (Il y a eu une dégustation de tomates cerises à la fin de la conférence, un délice !)




Certaines plantes sont amies, d'autres se s'entendent pas, il faut en tenir compte.
Bien sûr des maladies comme le mildiou peuvent survenir, ne surtout pas attendre avant d'agir. Monsieur Tomate utilise un mélange de bicarbonate de soude, d'huile d'olive et d'eau de pluie, surtout pas d'eau du robinet qui peut être chargée de phosphates, nitrates etc....

Après la théorie est venue la pratique dans le petit jardin potager de la Barotte.


Il s'agissait seulement de montrer comment mettre de la paille autour des poireaux, le sol n'ayant pas été préparé en permaculture.


Tout le monde s'est mis à l'épandage de paille...



Des professeurs très attentifs...

Les élèves , leurs professeurs sont ensuite revenus dans la salle Sequoia, pour visionner deux films projetés par monsieur Tomate, l'un réalisé dans son jardin...
l'autre montrant le travail du plus important semencier en graines bio, Pascal Poot, qui pratique la Permaculture sur plusieurs hectares dans le midi de la France.
Des questions ont été posées à Monsieur Tomate ...par exemple, faut-il tailler les tomates ?? on peut le faire mais ce n'est pas indispensable. Par contre il est interdit de tailler les tomates cerise.

Questions posées par les élèves, mais aussi par les professeurs.


Aimons notre mère la Terre qui nous nourrit, protégeons-la, protégeons-nous, vivons en harmonie avec la Nature...
Pratiquons donc tous la Permaculture !!

Voici l'article sur Monsieur Tomate dont je vous parlais plus haut.
Publié le 15 Octobre 2017
Michel Massé m'envoie quelques photos du vernissage de l'exposition sur Pierre Garnier, auquel je n'ai pu assister. Merci à lui.





Publié le 13 Octobre 2017
Publié le 12 Octobre 2017
Ces très belles photos ont celles de Claire Jachymiak...
Elles étaient une invitation au voyage en pays Châtillonnais, entre l'Aube et l'Ource.











Publié le 12 Octobre 2017

















