Publié le 16 Juin 2023
Publié le 17 Avril 2018
Après l'assemblée Générale de Villages Anciens-Villages d'Avenir, et l'apéritif offert par l'association, les adhérents se sont retrouvés à l'hôtel du Parc d'Arc en Barrois pour partager un bon repas.








Dans une région boisée où la chasse est très présente, il était normal de déguster une daube de sanglier...

une délicieuse pannacotta :


A la fin du repas, Daniel Guillemin, Président de l'association "Arc, Patrimoine et Culture" nous a présenté le programme qu'il nous avait préparé pour l'après-midi : visite d'Arc en Barrois, de son château, de son église et la découverte d'une machine à vapeur.

Publié le 17 Avril 2018
L'Assemblée Générale 2018 de l'association "Villages Anciens-Villages d'Avenir" s'est déroulée dans la salle des fêtes d'Arc en Barrois.
Le Président de cette association, Yves-Marie Simon, a tenu, avant l'ouverture de l'AG, à donner la parole à un représentant de la Municipalité d'Arc en Barrois, son Adjoint, Daniel Marchal, monsieur le Maire n'ayant pu se libérer à temps.

Monsieur Marchal a présenté sa commune, ses habitants, ses industries, ses artisans, ses commerces, son personnel médical.
Cette petite ville de 788 habitants a un atout supplémentaire : elle sera au centre du Parc et devrait bénéficier de conditions particulières, venez donc vous y installer !

Yves-Marie Simon a remercié le premier adjoint de la Commune d'Arc en Barroy pour l'accueil réservé à l'association "Villages Anciens-Villages d'Avenir".
Puis il a présenté le rapport moral, en rappelant que l'association fête cette année ses 14 ans. Elle a été fondée en 2014 pour que les habitants de notre territoire de Haute Côte d'Or soient conscients de la qualité de notre patrimoine villageois.
Des actions sont menées tous les jours pour mieux faire connaître notre architecture, nos paysages, faire redécouvrir les savoir-faire, apporter des conseils avant travaux, intervenir dans les enquêtes publiques sur l'urbanisme , sensibiliser les enfants des écoles (ce qui a été le cas avec beaucoup de succès à Laignes en 2017), intervenir auprès des élus et des administrations.

Les actions menées sont l'oeuvre des membres du Conseil d'Administration de l'association, aidés par des membres bénévoles qui se proposent.
"Villages Anciens-Villages d'Avenir" a tenu des stands, en 2017, aux manifestations locales comme la fête de l'Automne à Leuglay, la foire de la Saint-Simon à Flavigny sur Ozerain, et la fête du Livre à Jully.
L'association a soutenu le projet de la restauration de l'église de Fresnes, près de Montbard.

L'association propose des stages pour que les particuliers puissent , de la meilleure façon, restaurer leur habitation ancienne.
Jean-Marie Lagadec a présenté ceux de 2018

Bernard Bonnevie, le secrétaire de "Villages Anciens-Villages d'Avenir", nous présente l'affiche des stages.

(La liste se trouvera en bas de l'article, accompagnée des modalités d'inscriptions)
Un éducateur a présenté des formations intéressantes pour des jeunes en recherche d'emploi. Un migrant était présent, possesseur du droit d'asile, carreleur de métier il s'est formé avec succès à d'autres professions du BTP.

Le trésorier Bernard Niel a présenté les comptes de l'association en équilibre.

Le Président avait invité monsieur Jurien de la Gravière, Président du GIP du futur Parc National pour qu'il explique où en était le projet.
Monsieur de la Gravière a confié que le projet avance, il ne reste plus que très peu d'opposants, il faudra les convaincre, ce qui sera tenté prochainement.
Encore bien des étapes sont nécessaires, la charte doit être acceptée, et remaniée s'il le faut, la dernière phase cruciale étant celle du passage devant le Conseil d'Etat.
Le Président est confiant, mais sans baisser la garde.

Yves-Marie Simon a évoqué le problème des éoliennes qui défigurent le paysage, bien qu'elles soient utiles pour la transition écologique.
Monsieur de la Gravière a présenté la carte du futur Parc National en montrant les régions où soufflent des vents dominants.
Il a certifié qu'aucune éolienne ne sera autorisée à l'intérieur de la zone du. Parc.


Des documents sont en préparation, certains sont très ardus et réservés à des spécialistes...

D'autres seront lisibles par tous....

Voici la liste des stages proposés en 2018 par "Villages-Anciens-Villages d'Avenir" :








Cette journée en Haute Marne a permis aux membres de" Villages Anciens-Villages d'Avenir" de découvrir la petite ville d'Arc en Barrois, riche de maisons anciennes, d'un superbe château, d'une église possédant un trésor : une mise au tombeau digne de celle de Châtillon sur Seine et de Chaource, mais en plus petit. Le tout présenté par un guide hors-pair !
Nous avons aussi admiré une énorme machine à vapeur...et visité un lieu magique, celui du moulin de la Fleuristerie, où l'on crée de superbes fleurs pour la Haute Couture, Les maisons Chanel et Jean-Paul Gaultier.
Toutes ces découvertes feront l'objet, prochainement, d'autres articles.
Publié le 17 Avril 2018
L'Assemblée Générale 2018 de l'association "Villages Anciens-Villages d'Avenir" s'est déroulée dans la salle des fêtes d'Arc en Barrois.
Le Président de cette association, Yves-Marie Simon, a tenu, avant l'ouverture de l'AG, à donner la parole à un représentant de la Municipalité d'Arc en Barrois, son Adjoint, Daniel Marchal, monsieur le Maire n'ayant pu se libérer à temps.

Monsieur Marchal a présenté sa commune, ses habitants, ses industries, ses artisans, ses commerces, son personnel médical.
Cette petite ville de 788 habitants a un atout supplémentaire : elle sera au centre du Parc et devrait bénéficier de conditions particulières, venez donc vous y installer !

Yves-Marie Simon a remercié le premier adjoint de la Commune d'Arc en Barroy pour l'accueil réservé à l'association "Villages Anciens-Villages d'Avenir".
Puis il a présenté le rapport moral, en rappelant que l'association fête cette année ses 14 ans. Elle a été fondée en 2014 pour que les habitants de notre territoire de Haute Côte d'Or soient conscients de la qualité de notre patrimoine villageois.
Des actions sont menées tous les jours pour mieux faire connaître notre architecture, nos paysages, faire redécouvrir les savoir-faire, apporter des conseils avant travaux, intervenir dans les enquêtes publiques sur l'urbanisme , sensibiliser les enfants des écoles (ce qui a été le cas avec beaucoup de succès à Laignes en 2017), intervenir auprès des élus et des administrations.

Les actions menées sont l'oeuvre des membres du Conseil d'Administration de l'association, aidés par des membres bénévoles qui se proposent.
"Villages Anciens-Villages d'Avenir" a tenu des stands, en 2017, aux manifestations locales comme la fête de l'Automne à Leuglay, la foire de la Saint-Simon à Flavigny sur Ozerain, et la fête du Livre à Jully.
L'association a soutenu le projet de la restauration de l'église de Fresnes, près de Montbard.

L'association propose des stages pour que les particuliers puissent , de la meilleure façon, restaurer leur habitation ancienne.
Jean-Marie Lagadec a présenté ceux de 2018

Bernard Bonnevie, le secrétaire de "Villages Anciens-Villages d'Avenir", nous présente l'affiche des stages.

(La liste se trouvera en bas de l'article, accompagnée des modalités d'inscriptions)
Un éducateur a présenté des formations intéressantes pour des jeunes en recherche d'emploi. Un migrant était présent, possesseur du droit d'asile, carreleur de métier il s'est formé avec succès à d'autres professions du BTP.

Le trésorier Bernard Niel a présenté les comptes de l'association en équilibre.

Le Président avait invité monsieur Jurien de la Gravière, Président du GIP du futur Parc National pour qu'il explique où en était le projet.
Monsieur de la Gravière a confié que le projet avance, il ne reste plus que très peu d'opposants, il faudra les convaincre, ce qui sera tenté prochainement.
Encore bien des étapes sont nécessaires, la charte doit être acceptée, et remaniée s'il le faut, la dernière phase cruciale étant celle du passage devant le Conseil d'Etat.
Le Président est confiant, mais sans baisser la garde.

Yves-Marie Simon a évoqué le problème des éoliennes qui défigurent le paysage, bien qu'elles soient utiles pour la transition écologique.
Monsieur de la Gravière a présenté la carte du futur Parc National en montrant les régions où soufflent des vents dominants.
Il a certifié qu'aucune éolienne ne sera autorisée à l'intérieur de la zone du. Parc.


Des documents sont en préparation, certains sont très ardus et réservés à des spécialistes...

D'autres seront lisibles par tous....

Voici la liste des stages proposés en 2018 par "Villages-Anciens-Villages d'Avenir" :








Cette journée en Haute Marne a permis aux membres de" Villages Anciens-Villages d'Avenir" de découvrir la petite ville d'Arc en Barrois, riche de maisons anciennes, d'un superbe château, d'une église possédant un trésor : une mise au tombeau digne de celle de Châtillon sur Seine et de Chaource, mais en plus petit. Le tout présenté par un guide hors-pair !
Nous avons aussi admiré une énorme machine à vapeur...et visité un lieu magique, celui du moulin de la Fleuristerie, où l'on crée de superbes fleurs pour la Haute Couture, Les maisons Chanel et Jean-Paul Gaultier.
Toutes ces découvertes feront l'objet, prochainement, d'autres articles.
Publié le 17 Avril 2017
L'Assemblée Générale de l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir s'est tenue dans une salle de la Mairie de Flavigny sur Ozerain.
Le Maire de la Commune, Dominique Bondivena est venu saluer Yves Simon, Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir et son conseil d'administration, ainsi que tous les adhérents présents. Il a dressé un portrait de la ville de Flavigny sur Ozerain, ses contraintes en matière d'Urbanisme, car beaucoup de bâtiments de la Ville sont classés.

Après l'Assemblée Générale, Sylvie Perrette, guide conférencière, nous a présenté l'histoire de Flavigny depuis l'époque romaine.
Monsieur le Maire l'accompagna et ajouta quelques détails sur l'histoire de la ville.
Jules César s'installa à cet endroit, en 52 avant Jésus Christ, quand il décida de mettre fin à la révolte de Vercingétorix et de ses hommes, à Alesia.
Durant la période gallo-romaine le village prit le nom de Flaviniacum, du nom de son propriétaire un dénommé Flavinius.

En 719 les burgondes annexèrent la terre, c'est à cette période que naquit l'abbaye bénédictine Saint Pierre de Flavigny.
En 864, par peur des invasions des Vikings, les reliques de sainte Reine furent remises à l'abbaye Saint Pierre.
Flavigny devint alors une seigneurie ecclésiastique.
Au Xème siècle la ville devint prospère et il fut décidé de la fortifier.

Sous le regard de la statue du Père Lacordaire, qui vint restaurer à Flavigny sur Ozerain l'Ordre des Dominicains, nous partons découvrir la ville.

Nous voilà devant la porte du Bourg qui date du XVème siècle. Percée de trois meurtrières, la partie supérieure est surmontée de mâchicoulis qui reposent sur neuf séries de trois corbeaux chacune.

Une statue de la Vierge, d'influence flamande orne la porte.

Nous passons devant l'ancien hôtel Couthier de- Souhey, construit en 1700, où s'installèrent les Ursulines au XVIIème siècle, elles tenaient une école de jeunes filles.
Les Ursulines furent chassées à la Révolution mais revinrent en 1829. Elles furent de nouveau chassées en 1904.


La ville comporte de nombreux bâtiments très intéressants comme cette "tour de guette" du XVème siècle avec deux étages en encorbellement avec des meurtrières.

En face de la tour de guette, on remarque une maison dont les fenêtres sont trilobées.

Nous longeons les anciens remparts en admirant le paysage de l'Auxois.

Voici la poterne du XVIème siècle.

Toujours en longeant les remparts nous arrivons à l'arrière de la maison des Ursulines, et admirons leur oratoire.

Un coup d'oeil, au loin, sur les vignes de Flavigny.

Nous remontons à l'intérieur du village et passons devant une ancienne maison où fut tourné le film "le chocolat" avec Juliette Binoche.



Sur la place, se dresse l'église saint Genès, malheureusement fermée à la visite...

Quelques photos prises à travers la grille qui la ferme.


On peut quand même admirer une tribune ressemblant à un jubé du XVème siècle, avec balustrade à dessins flamboyants.




Nous redescendons vers le bas du village par une rue étroite...

Voici la maison Pierrat du XIIIème siècle avec une gargouille "le loup et l'agneau".


La maison Buret, dite du "Donataire" :


Le donataire est à genoux aux pieds de la Vierge de pierre du XVème siècle.

Flavigny était une ville prospère qui possédait des halles.

Une maison Renaissance :

Nous arrivons près des bâtiments dits " Maison Lacordaire ". Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle.
Ces bâtiments furent le logis du Grand Bailli de l'Auxois, puis le siège du Parlement Royaliste de Bourgogne, à l'époque de la Ligue. En 1848, le Père Henri-Dominique Lacordaire, venu restaurer l'Ordre des Dominicains, y demeura quelques années.

Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle. Elle comportait trois rangées de fenêtres à trilobes géminées dont plusieurs subsistent encore.

Nous descendons vers l'autre porte défensive de Flavigny, la porte du Val.

Porte intérieure : du XIIIe siècle, en bel appareil, surmontée de trois archères, elle représente le dernier souvenir de l'enceinte de Flavigny bâtie par l'Abbaye. Sa voûte dessine un segment de cercle.

La porte extérieure fit partie de l'enceinte des Guerres de Religion. Elle est à plein cintre, accompagnée d'un portillon et flanquée de deux tours meurtrières. Un mâchicoulis porté sur quatre- corbeaux la surmonte.
Cinq meurtrières donnent à l'intérieur sur le chemin de ronde, communiquant avec les tours qui ont des voûtes à coupole.


L'ancienne abbaye Saint Pierre a été convertie en fabrique de bonbons , les fameux "anis de Flavigny".


La crypte de l'abbaye Saint Pierre n'a pas été détruite, on peut la visiter...






De magnifiques chapiteaux sont visibles.




La visite de Flavigny s'est terminée là, certains comme moi, ont visité le nouveau musée des anis.
Un grand merci à Sylvie Perrette qui nous a si bien fait revivre l'histoire de cette jolie petite ville de Flavigny sur Ozerain, un des plus beaux villages de France, et merci aussi à Villages Anciens Villages d'Avenir pour cette très riche journée commencée à Gissey sous Flavigny par la maison "L'orée de l'Oze"...
et terminée par la visite de Flavigny sur Ozerain.
Publié le 17 Avril 2017
L'Assemblée Générale de l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir s'est tenue dans une salle de la Mairie de Flavigny sur Ozerain.
Le Maire de la Commune, Dominique Bondivena est venu saluer Yves Simon, Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir et son conseil d'administration, ainsi que tous les adhérents présents. Il a dressé un portrait de la ville de Flavigny sur Ozerain, ses contraintes en matière d'Urbanisme, car beaucoup de bâtiments de la Ville sont classés.

Après l'Assemblée Générale, Sylvie Perrette, guide conférencière, nous a présenté l'histoire de Flavigny depuis l'époque romaine.
Monsieur le Maire l'accompagna et ajouta quelques détails sur l'histoire de la ville.
Jules César s'installa à cet endroit, en 52 avant Jésus Christ, quand il décida de mettre fin à la révolte de Vercingétorix et de ses hommes, à Alesia.
Durant la période gallo-romaine le village prit le nom de Flaviniacum, du nom de son propriétaire un dénommé Flavinius.

En 719 les burgondes annexèrent la terre, c'est à cette période que naquit l'abbaye bénédictine Saint Pierre de Flavigny.
En 864, par peur des invasions des Vikings, les reliques de sainte Reine furent remises à l'abbaye Saint Pierre.
Flavigny devint alors une seigneurie ecclésiastique.
Au Xème siècle la ville devint prospère et il fut décidé de la fortifier.

Sous le regard de la statue du Père Lacordaire, qui vint restaurer à Flavigny sur Ozerain l'Ordre des Dominicains, nous partons découvrir la ville.

Nous voilà devant la porte du Bourg qui date du XVème siècle. Percée de trois meurtrières, la partie supérieure est surmontée de mâchicoulis qui reposent sur neuf séries de trois corbeaux chacune.

Une statue de la Vierge, d'influence flamande orne la porte.

Nous passons devant l'ancien hôtel Couthier de- Souhey, construit en 1700, où s'installèrent les Ursulines au XVIIème siècle, elles tenaient une école de jeunes filles.
Les Ursulines furent chassées à la Révolution mais revinrent en 1829. Elles furent de nouveau chassées en 1904.


La ville comporte de nombreux bâtiments très intéressants comme cette "tour de guette" du XVème siècle avec deux étages en encorbellement avec des meurtrières.

En face de la tour de guette, on remarque une maison dont les fenêtres sont trilobées.

Nous longeons les anciens remparts en admirant le paysage de l'Auxois.

Voici la poterne du XVIème siècle.

Toujours en longeant les remparts nous arrivons à l'arrière de la maison des Ursulines, et admirons leur oratoire.

Un coup d'oeil, au loin, sur les vignes de Flavigny.

Nous remontons à l'intérieur du village et passons devant une ancienne maison où fut tourné le film "le chocolat" avec Juliette Binoche.



Sur la place, se dresse l'église saint Genès, malheureusement fermée à la visite...

Quelques photos prises à travers la grille qui la ferme.


On peut quand même admirer une tribune ressemblant à un jubé du XVème siècle, avec balustrade à dessins flamboyants.




Nous redescendons vers le bas du village par une rue étroite...

Voici la maison Pierrat du XIIIème siècle avec une gargouille "le loup et l'agneau".


La maison Buret, dite du "Donataire" :


Le donataire est à genoux aux pieds de la Vierge de pierre du XVème siècle.

Flavigny était une ville prospère qui possédait des halles.

Une maison Renaissance :

Nous arrivons près des bâtiments dits " Maison Lacordaire ". Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle.
Ces bâtiments furent le logis du Grand Bailli de l'Auxois, puis le siège du Parlement Royaliste de Bourgogne, à l'époque de la Ligue. En 1848, le Père Henri-Dominique Lacordaire, venu restaurer l'Ordre des Dominicains, y demeura quelques années.

Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle. Elle comportait trois rangées de fenêtres à trilobes géminées dont plusieurs subsistent encore.

Nous descendons vers l'autre porte défensive de Flavigny, la porte du Val.

Porte intérieure : du XIIIe siècle, en bel appareil, surmontée de trois archères, elle représente le dernier souvenir de l'enceinte de Flavigny bâtie par l'Abbaye. Sa voûte dessine un segment de cercle.

La porte extérieure fit partie de l'enceinte des Guerres de Religion. Elle est à plein cintre, accompagnée d'un portillon et flanquée de deux tours meurtrières. Un mâchicoulis porté sur quatre- corbeaux la surmonte.
Cinq meurtrières donnent à l'intérieur sur le chemin de ronde, communiquant avec les tours qui ont des voûtes à coupole.


L'ancienne abbaye Saint Pierre a été convertie en fabrique de bonbons , les fameux "anis de Flavigny".


La crypte de l'abbaye Saint Pierre n'a pas été détruite, on peut la visiter...






De magnifiques chapiteaux sont visibles.




La visite de Flavigny s'est terminée là, certains comme moi, ont visité le nouveau musée des anis.
Un grand merci à Sylvie Perrette qui nous a si bien fait revivre l'histoire de cette jolie petite ville de Flavigny sur Ozerain, un des plus beaux villages de France, et merci aussi à Villages Anciens Villages d'Avenir pour cette très riche journée commencée à Gissey sous Flavigny par la maison "L'orée de l'Oze"...
et terminée par la visite de Flavigny sur Ozerain.
Publié le 17 Avril 2017
L'Assemblée Générale de l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir s'est tenue dans une salle de la Mairie de Flavigny sur Ozerain.
Le Maire de la Commune, Dominique Bondivena est venu saluer Yves Simon, Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir et son conseil d'administration, ainsi que tous les adhérents présents. Il a dressé un portrait de la ville de Flavigny sur Ozerain, ses contraintes en matière d'Urbanisme, car beaucoup de bâtiments de la Ville sont classés.

Après l'Assemblée Générale, Sylvie Perrette, guide conférencière, nous a présenté l'histoire de Flavigny depuis l'époque romaine.
Monsieur le Maire l'accompagna et ajouta quelques détails sur l'histoire de la ville.
Jules César s'installa à cet endroit, en 52 avant Jésus Christ, quand il décida de mettre fin à la révolte de Vercingétorix et de ses hommes, à Alesia.
Durant la période gallo-romaine le village prit le nom de Flaviniacum, du nom de son propriétaire un dénommé Flavinius.

En 719 les burgondes annexèrent la terre, c'est à cette période que naquit l'abbaye bénédictine Saint Pierre de Flavigny.
En 864, par peur des invasions des Vikings, les reliques de sainte Reine furent remises à l'abbaye Saint Pierre.
Flavigny devint alors une seigneurie ecclésiastique.
Au Xème siècle la ville devint prospère et il fut décidé de la fortifier.

Sous le regard de la statue du Père Lacordaire, qui vint restaurer à Flavigny sur Ozerain l'Ordre des Dominicains, nous partons découvrir la ville.

Nous voilà devant la porte du Bourg qui date du XVème siècle. Percée de trois meurtrières, la partie supérieure est surmontée de mâchicoulis qui reposent sur neuf séries de trois corbeaux chacune.

Une statue de la Vierge, d'influence flamande orne la porte.

Nous passons devant l'ancien hôtel Couthier de- Souhey, construit en 1700, où s'installèrent les Ursulines au XVIIème siècle, elles tenaient une école de jeunes filles.
Les Ursulines furent chassées à la Révolution mais revinrent en 1829. Elles furent de nouveau chassées en 1904.


La ville comporte de nombreux bâtiments très intéressants comme cette "tour de guette" du XVème siècle avec deux étages en encorbellement avec des meurtrières.

En face de la tour de guette, on remarque une maison dont les fenêtres sont trilobées.

Nous longeons les anciens remparts en admirant le paysage de l'Auxois.

Voici la poterne du XVIème siècle.

Toujours en longeant les remparts nous arrivons à l'arrière de la maison des Ursulines, et admirons leur oratoire.

Un coup d'oeil, au loin, sur les vignes de Flavigny.

Nous remontons à l'intérieur du village et passons devant une ancienne maison où fut tourné le film "le chocolat" avec Juliette Binoche.



Sur la place, se dresse l'église saint Genès, malheureusement fermée à la visite...

Quelques photos prises à travers la grille qui la ferme.


On peut quand même admirer une tribune ressemblant à un jubé du XVème siècle, avec balustrade à dessins flamboyants.




Nous redescendons vers le bas du village par une rue étroite...

Voici la maison Pierrat du XIIIème siècle avec une gargouille "le loup et l'agneau".


La maison Buret, dite du "Donataire" :


Le donataire est à genoux aux pieds de la Vierge de pierre du XVème siècle.

Flavigny était une ville prospère qui possédait des halles.

Une maison Renaissance :

Nous arrivons près des bâtiments dits " Maison Lacordaire ". Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle.
Ces bâtiments furent le logis du Grand Bailli de l'Auxois, puis le siège du Parlement Royaliste de Bourgogne, à l'époque de la Ligue. En 1848, le Père Henri-Dominique Lacordaire, venu restaurer l'Ordre des Dominicains, y demeura quelques années.

Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle. Elle comportait trois rangées de fenêtres à trilobes géminées dont plusieurs subsistent encore.

Nous descendons vers l'autre porte défensive de Flavigny, la porte du Val.

Porte intérieure : du XIIIe siècle, en bel appareil, surmontée de trois archères, elle représente le dernier souvenir de l'enceinte de Flavigny bâtie par l'Abbaye. Sa voûte dessine un segment de cercle.

La porte extérieure fit partie de l'enceinte des Guerres de Religion. Elle est à plein cintre, accompagnée d'un portillon et flanquée de deux tours meurtrières. Un mâchicoulis porté sur quatre- corbeaux la surmonte.
Cinq meurtrières donnent à l'intérieur sur le chemin de ronde, communiquant avec les tours qui ont des voûtes à coupole.


L'ancienne abbaye Saint Pierre a été convertie en fabrique de bonbons , les fameux "anis de Flavigny".


La crypte de l'abbaye Saint Pierre n'a pas été détruite, on peut la visiter...






De magnifiques chapiteaux sont visibles.




La visite de Flavigny s'est terminée là, certains comme moi, ont visité le nouveau musée des anis.
Un grand merci à Sylvie Perrette qui nous a si bien fait revivre l'histoire de cette jolie petite ville de Flavigny sur Ozerain, un des plus beaux villages de France, et merci aussi à Villages Anciens Villages d'Avenir pour cette très riche journée commencée à Gissey sous Flavigny par la maison "L'orée de l'Oze"...
et terminée par la visite de Flavigny sur Ozerain.
Publié le 17 Avril 2017
L'Assemblée Générale de l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir s'est tenue dans une salle de la Mairie de Flavigny sur Ozerain.
Le Maire de la Commune, Dominique Bondivena est venu saluer Yves Simon, Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir et son conseil d'administration, ainsi que tous les adhérents présents. Il a dressé un portrait de la ville de Flavigny sur Ozerain, ses contraintes en matière d'Urbanisme, car beaucoup de bâtiments de la Ville sont classés.

Après l'Assemblée Générale, Sylvie Perrette, guide conférencière, nous a présenté l'histoire de Flavigny depuis l'époque romaine.
Monsieur le Maire l'accompagna et ajouta quelques détails sur l'histoire de la ville.
Jules César s'installa à cet endroit, en 52 avant Jésus Christ, quand il décida de mettre fin à la révolte de Vercingétorix et de ses hommes, à Alesia.
Durant la période gallo-romaine le village prit le nom de Flaviniacum, du nom de son propriétaire un dénommé Flavinius.

En 719 les burgondes annexèrent la terre, c'est à cette période que naquit l'abbaye bénédictine Saint Pierre de Flavigny.
En 864, par peur des invasions des Vikings, les reliques de sainte Reine furent remises à l'abbaye Saint Pierre.
Flavigny devint alors une seigneurie ecclésiastique.
Au Xème siècle la ville devint prospère et il fut décidé de la fortifier.

Sous le regard de la statue du Père Lacordaire, qui vint restaurer à Flavigny sur Ozerain l'Ordre des Dominicains, nous partons découvrir la ville.

Nous voilà devant la porte du Bourg qui date du XVème siècle. Percée de trois meurtrières, la partie supérieure est surmontée de mâchicoulis qui reposent sur neuf séries de trois corbeaux chacune.

Une statue de la Vierge, d'influence flamande orne la porte.

Nous passons devant l'ancien hôtel Couthier de- Souhey, construit en 1700, où s'installèrent les Ursulines au XVIIème siècle, elles tenaient une école de jeunes filles.
Les Ursulines furent chassées à la Révolution mais revinrent en 1829. Elles furent de nouveau chassées en 1904.


La ville comporte de nombreux bâtiments très intéressants comme cette "tour de guette" du XVème siècle avec deux étages en encorbellement avec des meurtrières.

En face de la tour de guette, on remarque une maison dont les fenêtres sont trilobées.

Nous longeons les anciens remparts en admirant le paysage de l'Auxois.

Voici la poterne du XVIème siècle.

Toujours en longeant les remparts nous arrivons à l'arrière de la maison des Ursulines, et admirons leur oratoire.

Un coup d'oeil, au loin, sur les vignes de Flavigny.

Nous remontons à l'intérieur du village et passons devant une ancienne maison où fut tourné le film "le chocolat" avec Juliette Binoche.



Sur la place, se dresse l'église saint Genès, malheureusement fermée à la visite...

Quelques photos prises à travers la grille qui la ferme.


On peut quand même admirer une tribune ressemblant à un jubé du XVème siècle, avec balustrade à dessins flamboyants.




Nous redescendons vers le bas du village par une rue étroite...

Voici la maison Pierrat du XIIIème siècle avec une gargouille "le loup et l'agneau".


La maison Buret, dite du "Donataire" :


Le donataire est à genoux aux pieds de la Vierge de pierre du XVème siècle.

Flavigny était une ville prospère qui possédait des halles.

Une maison Renaissance :

Nous arrivons près des bâtiments dits " Maison Lacordaire ". Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle.
Ces bâtiments furent le logis du Grand Bailli de l'Auxois, puis le siège du Parlement Royaliste de Bourgogne, à l'époque de la Ligue. En 1848, le Père Henri-Dominique Lacordaire, venu restaurer l'Ordre des Dominicains, y demeura quelques années.

Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle. Elle comportait trois rangées de fenêtres à trilobes géminées dont plusieurs subsistent encore.

Nous descendons vers l'autre porte défensive de Flavigny, la porte du Val.

Porte intérieure : du XIIIe siècle, en bel appareil, surmontée de trois archères, elle représente le dernier souvenir de l'enceinte de Flavigny bâtie par l'Abbaye. Sa voûte dessine un segment de cercle.

La porte extérieure fit partie de l'enceinte des Guerres de Religion. Elle est à plein cintre, accompagnée d'un portillon et flanquée de deux tours meurtrières. Un mâchicoulis porté sur quatre- corbeaux la surmonte.
Cinq meurtrières donnent à l'intérieur sur le chemin de ronde, communiquant avec les tours qui ont des voûtes à coupole.


L'ancienne abbaye Saint Pierre a été convertie en fabrique de bonbons , les fameux "anis de Flavigny".


La crypte de l'abbaye Saint Pierre n'a pas été détruite, on peut la visiter...






De magnifiques chapiteaux sont visibles.




La visite de Flavigny s'est terminée là, certains comme moi, ont visité le nouveau musée des anis.
Un grand merci à Sylvie Perrette qui nous a si bien fait revivre l'histoire de cette jolie petite ville de Flavigny sur Ozerain, un des plus beaux villages de France, et merci aussi à Villages Anciens Villages d'Avenir pour cette très riche journée commencée à Gissey sous Flavigny par la maison "L'orée de l'Oze"...
et terminée par la visite de Flavigny sur Ozerain.
Publié le 17 Avril 2017
L'Assemblée Générale de l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir s'est tenue dans une salle de la Mairie de Flavigny sur Ozerain.
Le Maire de la Commune, Dominique Bondivena est venu saluer Yves Simon, Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir et son conseil d'administration, ainsi que tous les adhérents présents. Il a dressé un portrait de la ville de Flavigny sur Ozerain, ses contraintes en matière d'Urbanisme, car beaucoup de bâtiments de la Ville sont classés.

Après l'Assemblée Générale, Sylvie Perrette, guide conférencière, nous a présenté l'histoire de Flavigny depuis l'époque romaine.
Monsieur le Maire l'accompagna et ajouta quelques détails sur l'histoire de la ville.
Jules César s'installa à cet endroit, en 52 avant Jésus Christ, quand il décida de mettre fin à la révolte de Vercingétorix et de ses hommes, à Alesia.
Durant la période gallo-romaine le village prit le nom de Flaviniacum, du nom de son propriétaire un dénommé Flavinius.

En 719 les burgondes annexèrent la terre, c'est à cette période que naquit l'abbaye bénédictine Saint Pierre de Flavigny.
En 864, par peur des invasions des Vikings, les reliques de sainte Reine furent remises à l'abbaye Saint Pierre.
Flavigny devint alors une seigneurie ecclésiastique.
Au Xème siècle la ville devint prospère et il fut décidé de la fortifier.

Sous le regard de la statue du Père Lacordaire, qui vint restaurer à Flavigny sur Ozerain l'Ordre des Dominicains, nous partons découvrir la ville.

Nous voilà devant la porte du Bourg qui date du XVème siècle. Percée de trois meurtrières, la partie supérieure est surmontée de mâchicoulis qui reposent sur neuf séries de trois corbeaux chacune.

Une statue de la Vierge, d'influence flamande orne la porte.

Nous passons devant l'ancien hôtel Couthier de- Souhey, construit en 1700, où s'installèrent les Ursulines au XVIIème siècle, elles tenaient une école de jeunes filles.
Les Ursulines furent chassées à la Révolution mais revinrent en 1829. Elles furent de nouveau chassées en 1904.


La ville comporte de nombreux bâtiments très intéressants comme cette "tour de guette" du XVème siècle avec deux étages en encorbellement avec des meurtrières.

En face de la tour de guette, on remarque une maison dont les fenêtres sont trilobées.

Nous longeons les anciens remparts en admirant le paysage de l'Auxois.

Voici la poterne du XVIème siècle.

Toujours en longeant les remparts nous arrivons à l'arrière de la maison des Ursulines, et admirons leur oratoire.

Un coup d'oeil, au loin, sur les vignes de Flavigny.

Nous remontons à l'intérieur du village et passons devant une ancienne maison où fut tourné le film "le chocolat" avec Juliette Binoche.



Sur la place, se dresse l'église saint Genès, malheureusement fermée à la visite...

Quelques photos prises à travers la grille qui la ferme.


On peut quand même admirer une tribune ressemblant à un jubé du XVème siècle, avec balustrade à dessins flamboyants.




Nous redescendons vers le bas du village par une rue étroite...

Voici la maison Pierrat du XIIIème siècle avec une gargouille "le loup et l'agneau".


La maison Buret, dite du "Donataire" :


Le donataire est à genoux aux pieds de la Vierge de pierre du XVème siècle.

Flavigny était une ville prospère qui possédait des halles.

Une maison Renaissance :

Nous arrivons près des bâtiments dits " Maison Lacordaire ". Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle.
Ces bâtiments furent le logis du Grand Bailli de l'Auxois, puis le siège du Parlement Royaliste de Bourgogne, à l'époque de la Ligue. En 1848, le Père Henri-Dominique Lacordaire, venu restaurer l'Ordre des Dominicains, y demeura quelques années.

Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle. Elle comportait trois rangées de fenêtres à trilobes géminées dont plusieurs subsistent encore.

Nous descendons vers l'autre porte défensive de Flavigny, la porte du Val.

Porte intérieure : du XIIIe siècle, en bel appareil, surmontée de trois archères, elle représente le dernier souvenir de l'enceinte de Flavigny bâtie par l'Abbaye. Sa voûte dessine un segment de cercle.

La porte extérieure fit partie de l'enceinte des Guerres de Religion. Elle est à plein cintre, accompagnée d'un portillon et flanquée de deux tours meurtrières. Un mâchicoulis porté sur quatre- corbeaux la surmonte.
Cinq meurtrières donnent à l'intérieur sur le chemin de ronde, communiquant avec les tours qui ont des voûtes à coupole.


L'ancienne abbaye Saint Pierre a été convertie en fabrique de bonbons , les fameux "anis de Flavigny".


La crypte de l'abbaye Saint Pierre n'a pas été détruite, on peut la visiter...






De magnifiques chapiteaux sont visibles.




La visite de Flavigny s'est terminée là, certains comme moi, ont visité le nouveau musée des anis.
Un grand merci à Sylvie Perrette qui nous a si bien fait revivre l'histoire de cette jolie petite ville de Flavigny sur Ozerain, un des plus beaux villages de France, et merci aussi à Villages Anciens Villages d'Avenir pour cette très riche journée commencée à Gissey sous Flavigny par la maison "L'orée de l'Oze"...
et terminée par la visite de Flavigny sur Ozerain.
Publié le 17 Avril 2017
L'Assemblée Générale de l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir s'est tenue dans une salle de la Mairie de Flavigny sur Ozerain.
Le Maire de la Commune, Dominique Bondivena est venu saluer Yves Simon, Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir et son conseil d'administration, ainsi que tous les adhérents présents. Il a dressé un portrait de la ville de Flavigny sur Ozerain, ses contraintes en matière d'Urbanisme, car beaucoup de bâtiments de la Ville sont classés.

Après l'Assemblée Générale, Sylvie Perrette, guide conférencière, nous a présenté l'histoire de Flavigny depuis l'époque romaine.
Monsieur le Maire l'accompagna et ajouta quelques détails sur l'histoire de la ville.
Jules César s'installa à cet endroit, en 52 avant Jésus Christ, quand il décida de mettre fin à la révolte de Vercingétorix et de ses hommes, à Alesia.
Durant la période gallo-romaine le village prit le nom de Flaviniacum, du nom de son propriétaire un dénommé Flavinius.

En 719 les burgondes annexèrent la terre, c'est à cette période que naquit l'abbaye bénédictine Saint Pierre de Flavigny.
En 864, par peur des invasions des Vikings, les reliques de sainte Reine furent remises à l'abbaye Saint Pierre.
Flavigny devint alors une seigneurie ecclésiastique.
Au Xème siècle la ville devint prospère et il fut décidé de la fortifier.

Sous le regard de la statue du Père Lacordaire, qui vint restaurer à Flavigny sur Ozerain l'Ordre des Dominicains, nous partons découvrir la ville.

Nous voilà devant la porte du Bourg qui date du XVème siècle. Percée de trois meurtrières, la partie supérieure est surmontée de mâchicoulis qui reposent sur neuf séries de trois corbeaux chacune.

Une statue de la Vierge, d'influence flamande orne la porte.

Nous passons devant l'ancien hôtel Couthier de- Souhey, construit en 1700, où s'installèrent les Ursulines au XVIIème siècle, elles tenaient une école de jeunes filles.
Les Ursulines furent chassées à la Révolution mais revinrent en 1829. Elles furent de nouveau chassées en 1904.


La ville comporte de nombreux bâtiments très intéressants comme cette "tour de guette" du XVème siècle avec deux étages en encorbellement avec des meurtrières.

En face de la tour de guette, on remarque une maison dont les fenêtres sont trilobées.

Nous longeons les anciens remparts en admirant le paysage de l'Auxois.

Voici la poterne du XVIème siècle.

Toujours en longeant les remparts nous arrivons à l'arrière de la maison des Ursulines, et admirons leur oratoire.

Un coup d'oeil, au loin, sur les vignes de Flavigny.

Nous remontons à l'intérieur du village et passons devant une ancienne maison où fut tourné le film "le chocolat" avec Juliette Binoche.



Sur la place, se dresse l'église saint Genès, malheureusement fermée à la visite...

Quelques photos prises à travers la grille qui la ferme.


On peut quand même admirer une tribune ressemblant à un jubé du XVème siècle, avec balustrade à dessins flamboyants.




Nous redescendons vers le bas du village par une rue étroite...

Voici la maison Pierrat du XIIIème siècle avec une gargouille "le loup et l'agneau".


La maison Buret, dite du "Donataire" :


Le donataire est à genoux aux pieds de la Vierge de pierre du XVème siècle.

Flavigny était une ville prospère qui possédait des halles.

Une maison Renaissance :

Nous arrivons près des bâtiments dits " Maison Lacordaire ". Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle.
Ces bâtiments furent le logis du Grand Bailli de l'Auxois, puis le siège du Parlement Royaliste de Bourgogne, à l'époque de la Ligue. En 1848, le Père Henri-Dominique Lacordaire, venu restaurer l'Ordre des Dominicains, y demeura quelques années.

Toute la partie qui descend le long de la rue de la Porte du Val date du XIIIe siècle. Elle comportait trois rangées de fenêtres à trilobes géminées dont plusieurs subsistent encore.

Nous descendons vers l'autre porte défensive de Flavigny, la porte du Val.

Porte intérieure : du XIIIe siècle, en bel appareil, surmontée de trois archères, elle représente le dernier souvenir de l'enceinte de Flavigny bâtie par l'Abbaye. Sa voûte dessine un segment de cercle.

La porte extérieure fit partie de l'enceinte des Guerres de Religion. Elle est à plein cintre, accompagnée d'un portillon et flanquée de deux tours meurtrières. Un mâchicoulis porté sur quatre- corbeaux la surmonte.
Cinq meurtrières donnent à l'intérieur sur le chemin de ronde, communiquant avec les tours qui ont des voûtes à coupole.


L'ancienne abbaye Saint Pierre a été convertie en fabrique de bonbons , les fameux "anis de Flavigny".


La crypte de l'abbaye Saint Pierre n'a pas été détruite, on peut la visiter...






De magnifiques chapiteaux sont visibles.




La visite de Flavigny s'est terminée là, certains comme moi, ont visité le nouveau musée des anis.
Un grand merci à Sylvie Perrette qui nous a si bien fait revivre l'histoire de cette jolie petite ville de Flavigny sur Ozerain, un des plus beaux villages de France, et merci aussi à Villages Anciens Villages d'Avenir pour cette très riche journée commencée à Gissey sous Flavigny par la maison "L'orée de l'Oze"...
et terminée par la visite de Flavigny sur Ozerain.
Publié le 14 Avril 2017
Publié le 12 Avril 2017
La sortie annuelle de l'Association "Villages Anciens-Villages d'Avenir", nous a conduits cette année à Gissey sous Flavigny et à Flavigny sur Ozerain.
A Gissey sous Flavigny, Yves Simon, Président de l'Association nous a présenté André Mercuzot, propriétaire d'une ancienne maison de guet du XIVème siècle qu'il a restaurée dans son état initial. Sa superbe restauration a reçu de nombreux prix.

André Mercuzot nous a invités à visiter sa maison qu'il a appelée "L'orée de l'Oze".




"L'orée de l'Oze" est une petite maison monocorps, toute de pierre, dont on retrouve la trace dans un texte de 1366 faisant état des possessions d'un seigneur "Girard de Vaites". Dans ce texte le bâtiment était dénommé "tour".
L'édifice a subi plusieurs transformations durant sept siècles, dont un terrible incendie.

Les éléments architecturaux déterminants ont été la cheminée primitive avec un four à "gâtir".



et une fenêtre à tablette agrémentée d'un coussiège et un fenestron à bords chanfreinés, ainsi que des jours en archères. (visibles plus loin dans l'article).
André Marcuzot a refait la charpente et a recouvert le toit de "laves".

Dans la partie basse de l'Orée de l'Oze le propriétaire a réalisé une exposition de photos montrant la restauration du bâtiment pas par pas.





Une archère :


Monsieur Mercuzot avoue ne pas savoir où on entrait dans la maison. Après les conseils de l'architecte des Bâtiments de France, il a décidé de faire construire un escalier qui mène à l'étage.

A l'étage on peu voir la cheminée primitive (mais avec un linteau moderne)

On aperçoit le four à "gâtir" :


La fenêtre à tablette agrémentée d'un coussiège et d'un fenestron à bords chanfreinés :

Lors de la restauration du plancher, André Mercuzot a utilisé des tommettes bourguignonnes anciennes de récupération.

L'ensemble a été restauré pour y accueillir des expositions culturelles, on peut y voir différentes expositions d'objets anciens présentés avec goût.



A l'extérieur, on voit bien les archères.


André Mercuzot , en hommage à la famille de Girard de Vaites, a fait réaliser une enseigne aux armes de cette famille.

Cette adorable gargouille a été imaginée par l'artisan qui a réalisé les chéneaux (qui n'existaient peut-être pas à l'époque nous dit le propriétaire, mais qui sont indispensables maintenant pour éviter des infiltrations)


André Mercuzot a reçu de nombreux prix pour sa magnifique restauration, prix vraiment très mérités ! :

Publié le 12 Février 2016

Publié le 16 Mai 2014
L'assemblée générale de l'Association Villages Anciens Villages d'Avenir, s'est tenue cette année en Haute Marne, dans le village de Cohons.
Avant la tenue de l'assemblée, c'est un habitant du village, historien local, passionné par sa région, Alain Catherinet, qui nous a fait découvrir Cohons.
Il nous a entraînés dans la rue de Longeau, où l'on peut voir différentes habitations manouvrières, celles des vignerons, des cultivateurs, des maréchaux-ferrants, chacune ayant des caractéristiques particulières.
Une maison de vigneron qui possède une cave :

Une maison de cultivateur avec une ouverture aérant l'étable :

La maison d'un chasseur sans doute !
Nous sommes ensuite montés tout en haut de Cohons...

En traversant les jardins....
Cohons est un village dont le climat est très particulier. Nous sommes tout près de la ville de Langres, réputée pour la rigueur de son climat. Or Cohons est appelé par les langrois "la petite Côte d'Azur" ! En effet le village est protégé par une colline, les vents froids passent par dessus le village et vont balayer Langres . A Cohons, la température ne descend pas en dessous de 10° l'hiver .
Les riches langrois, dont la famille Diderot, avaient d'ailleurs une résidence secondaire à Cohons, les membres de l'Evêché aussi.
Voici l'église Notre Dame de la Nativité. Elle date de 1193, mais a été très remaniée en 1744.


Un dicton de Cohons dit que Cohons boit l'eau sans peine, chaque maison a sa fontaine. Il y a en effet 25 sources dans le village !
La plus belle fontaine est celle de Sainte Marie-du-Mont. Elle est surmontée de trois niches avec, au centre, la statue de la Vierge Marie.
L'Assemblée s'est tenue dans la salle polyvalente du village, nous avons été accueillis fort aimablement par Madame Sylvie Baudot, maire de Cohons, très attachée au patrimoine de son village.
Après le rapport moral, ont été évoqués l'avenir du lac de Marcenay , la trame verte qui devrait être reconstituée ( avec des haies) et la trame bleue qui devra respecter les sites.
Guy Durantet, Président pour la Haute Marne du Gip du projet de Parc National de Champagne et de Bourgogne a félicité l'association Villages Anciens-Villages d'Avenir pour ses actions sur le patrimoine bâti.
Létitia Masclet, chargée de mission au Gip a rappelé les actions menées dans le domaine du patrimoine bâti : état des lieux, définition des enjeux, réflexions avec les élus.
Madame Patricia Andriot vice-Présidente du Conseil Régional de Champagne Ardennes et Jean-François Edme, Conseiller général du Pays de Langres ont félicité l'Association Villages anciens-Villages d'Avenir pour son action en Bourgogne et ont espéré les voir étendues dans le pays de Langres.

Un excellent repas nous fut servi au restaurant "l'escargotière", où nous avons dégusté de délicieux "baeckeoffe"...
Villages Anciens-Villages d'Avenir fêtait ses dix ans ! les bougies ont été soufflées sous les applaudissements des adhérents.
Après le repas Alain Catherinet nous a fait découvrir les "escargots" de Cohons, ornements de jardins très originaux datant de la fin du XVIIIème siècle.
Puis nous nous sommes rendus aux "Parc et Jardins de Vergentière", composés de terrasses .

C'est madame le Maire qui nous a guidés dans ce lieu surprenant, imaginé par Nicolas Daguin.
Les terrasses abritent des vergers, des jardins de fleurs, c'est un lieu plein de charme.
Les murs de terrasses sont en pierre sèches. La technique de construction a disparu, mais une formation qualifiante a été lancée à Cohons encadrée par Poinfor.
On voit à droite une partie plus claire, c'est celle qui a été refaite par les stagiaires.
Des spectacles se tiennent sur les terrasses en été, les portraits des acteurs et des bénévoles ont été accrochés aux treillages qui soutiennent des plantes grimpantes, et des arbres fruitiers en espaliers.

Des salles souterraines existent dans les murs des terrasses...
Des cèdres magnifiques surprennent par leur hauteur...
On peut voir ici une partie du chantier de taille de pierres . Les stagiaires continueront de reconstituer les murs des terrasses, il y a encore beaucoup de travail à faire, et de nombreuses formations à créer.
Je consacrerai prochainement un chapitre spécial à Cohons, en donnant plus de détails sur ce village si intéressant, qui a une histoire très riche.
Publié le 1 Mai 2013
L'Association Villages Anciens-Villages d'Avenir a réuni ses adhérents pour son Assemblée Générale 2013, le dimanche 28 avril.
Mais avant la tenue de cette Assemblée, nous avions rendez-vous au château de Quemigny sur Seine, où nous a fort aimablement reçus son propriétaire, monsieur Pierre Freylin.


Le corps de logis du château est daté de 1698, il a été bâti sur l'emplacement d'un château plus ancien, dont on a gardé deux tours rondes et un donjon carré.
En 1465, il appartenait à Richard Dures qui en était le seigneur.
le donjon date du XIVème siècle.



La tour de gauche est devenue un colombier et est attenante à une écurie.

La tour de droite possède des pièces d'habitation et est flanquée d'une orangerie.

La seigneurie qui relevait du duc de Bourgogne, puis du roi, fut concédée , entre autres, aux Vingles,aux Viard, enfin à Louis de Guénichon qui la tenait à la veille de la révolution.
Ce furent ensuite madame de Bruère, sa fille qui l'habita, puis dans les année 1860, il le fut par la fille de cette dernière, Madame de Montmore.


Une précédente propriétaire a fait poser ses initiales en haut de la porte d'entrée.

Les plafonds des deux pièces de réception du rez de chaussée, ont la forme d'un parapluie...

Un grand escalier monte à l'étage, il longe le mur du donjon.

L'Assemblée Générale de Villages Anciens-Villages d'Avenir, s'est ensuite tenue dans la salle de la Mairie d'Aignay le Duc, en présence du Maire d'Aignay, Christian Bay.

Le Président de Villages Anciens-Villages d'Avenir, Yves Simon, a ouvert l'Assemblée Générale.


Le rapport moral a évoqué la situation délicate du lac de Marcenay, le problème de la transition énergétique ( éoliennes, panneaux solaires, chauffage au bois, méthanisation), l'aménagement des cours d'eau.


Alain Mercuzot a indiqué comment obtenir des aides lors d'une rénovation.

Laetitia Masclet, représentante du GIP du futur Parc National "entre Champagne et Bourgogne" nous a donné des nouvelles du projet.

Après un excellent repas qui s'est tenu Salle Roidot, une visite d'Aignay le Duc par le C.A.U.E., a été proposée aux adhérents
Le C.A.U.E. propose des visites découvertes. Réservées aux habitants, ces visites cherchent à redécouvrir et à mieux comprendre les façades du village, les matériaux qui composent les maisons.
Villages Anciens-Villages d'Avenir a demandé à Félicien Carli,architecte et Directeur du C.A.U.E., de venir nous expliquer comment devraient être rénovées les façades de maisons anciennes d'un village, comme celles d'Aignay le Duc.


La visite de quelques rues du village a été très instructive pour les adhérents de Villages Anciens-Villages d'Avenir. De plus, la vivacité et la bonne humeur de l'architecte a été vraiment très appréciée...

Les maisons d'Aignay le Duc présentent généralement soit un pignon sur rue, soit une toiture parallèle à la rue.

A l'exception de quelques demeures en pierre de taille,les maisons habitées d'Aignay le Duc étaient pratiquement toutes enduites ou badigeonnées. Les enduits appliqués sur les murs extérieurs fonctionnent comme une véritable peau pour la maison, en la protégeantdes rigueurs du climat. Quelquefois aussi, l'appareil des mœllons était souvent considéré comme peu soigné, l'enduit avait donc aussi comme fonction de parfaire la façade.

Cette magnifique maison possède un enduit à la chaux qui la protège de l'humidité.
En effet les remontées capillaires sont une migration naturelle de l'humidité contenue dans le sol qui remonte par les murs. Les murs d'une maison liés à la chaux fonctionnent comme une sorte d'éponge en régulant les échanges gazeux entre l'intérieur et l'extérieur de la maison en fonction des saisons.



Une fois que l'enduit est posé il est nécessaire de le badigeonner. Félicien Carli nous révèle que le badigeonnage de cette maison ne coûterait que quelques euros !!


Ce mur a été simplement blanchi à la chaux.

La rénovation de cette maison très ancienne est une ABERRATION, nous révèle monsieur Carli.
En effet on a jointoyé les pierres de la façade au ciment...Or le ciment bloque les échanges de vapeur d'eau en rendant les maçonneries quasiment étanches. Il supprime ainsi le rôle régulateur des murs et piège l'humidité à l'intérieur de la maison.
Une maison sans enduit, c'est comme un cochon d'Inde sans poils !!

Une autre bêtise couramment observée : on a enlevé l'enduit des angles pour faire apparaître quelques mœllons. Dans le cas d'un chaînage appareillé il faut enduire au nu du chaînage.

Cette maison très ancienne cumule les erreurs : joints cimentés, et ...horreur, des fenêtres et la porte en plastique.


L'ocre est un matériau superbe que l'on utilise de plus en plus pour peindre les huisseries, ou colorer les badigeons. Félicien Carli nous dit que des carrières d'ocre existaient en Bourgogne, il n'y avait pas seulement celles de Roussillon en Provence. On peut donc utiliser l'ocre pour redonner de la beauté à nos maisons anciennes.




(Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à l'alimenter .
Merci.)



































