Publié le 22 Novembre 2010

Jenry Camus, lors de la "Journée de la Poésie", à Villaines en Duesmois, nous a présenté une très intéressante conférence sur la vie et l'oeuvre d'une poétesse Châtillonnaise, un peu méconnue, née à Recey sur Ource:

Antoinette Quarré

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

(buste par Léon Breuil, cliché François Jay, Musée des Beaux-Arts de Dijon)

   Antoinette Quarré naquit à Recey sur Ource en 1813, de père inconnu.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Sa mère se  maria deux ans plus tard à un certain Claude  Dargentolle , mais le quitta rapidement et partit à Dijon ouvrir une boutique de lingère , près de l’église Saint Michel.

Antoinette et sa mère habitèrent chez un frère de cette dernière, frère qui avait une belle bibliothèque .Grâce à cet oncle, Antoinette  apprit à lire à l’âge de trois ans …dans Zaïre de Voltaire.

Plus tard sa mère lui enseigna  l’art de confectionner les jolis bonnets de dentelle que portaient les élégantes de ce temps-là.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

(Antoinette Quarré :  dessin de Jules Porreau-Cliché de F.Perrodin-Bibliothèque Municipale de Dijon)

Instruite par un lettré, M. de Belloguet, elle se tourna vers la poésie et publia quelques essais en vers

Elle envoya ses vers à Alphonse de Lamartine, qu'elle admirait avec passion ; celui-ci lui répondit le 24 août 1838 par un poème:"À une jeune fille poète" qu'il intégra par la suite dans ses" Recueillements poétiques".

Antoinette Quarré répondra à ce poème avec un autre poème :

Réponse à M. de Lamartine:

Oh ! qui m’eût dit jamais, quand de tes chants ravie,
Recueillant tous les sons de ce luth immortel,
De mon cœur qu’enivrait ta sainte poésie,
A ton harmonieux et sublime génie
J’avais fait un autel ;

 
Quand, au sein de ce monde, où le malheur isole,
Ton livre, confident de mes chagrins divers,
Etait pour moi l’ami, dont la tendre parole
A toutes nos douleurs se mêle, et nous console
Des jours les plus amers ;

 
Quand tes hymnes aimés, que notre orguei l répète,
A tous les cœurs prêtant de sublimes accords,
Des superbes palais à mon humble retraite,
En échos glorieux descendaient, ô poète !
Qui m’aurait dit alors

 
Qu’un jour ce divin luth et cette voix si chère,
De mon culte ignoré daignant bénir l’encens,
Au milieu de ta haute et brillante carrière,
Auraient aussi pour moi, pauvre enfant solitaire,
De célestes accents ?

 
Quoi ! mon sort inconnu, cette vie écoulée
Dans l’ombre et le travail, loin du monde et du bruit,
Ainsi qu’un filet d’eau caché dans la vallée,
Dont l’onde, en murmurant, va se perdre, mêlée
Au torrent qui s’enfuit ;

 
Et ces douleurs sans nom, cet ennui qui dévore,
De mon cœur affligé mal intime et puissant,
Voilé par un sourire, et que la foule ignore,
Quand son regard joyeux, sur mon front jeune encore,
Parfois tombe en passant ;

 
Ta voix les a chantés, ta voix mélodieuse,
De ton cœur généreux, interprète divin,
Qui, pour toute infortune obscure ou glorieuse,
Change en sons immortels, en plainte harmonieuse,
Les soupirs de ton sein.

 
Oui ! souvent, il est vrai, dans l’air qui m’environne
Passent brillants et beaux des rêves enchanteurs ;
Puis, la réalité m’étreint, et je frissonne,
Et faible, au désespoir mon âme s’abandonne,
Et je verse des pleurs.

 
Cependant ne crois pas que je reste vaincue ;
Non ! les maux d’ici-bas redoublent ma fierté ;
Bientôt, se relevant, ma pensée abattue
Embrasse l’univers, et de son étendue
Franchit l’immensité.

 
Loin de ce lieu d’exil où mon âme se glace,
Où nul rayon d’espoir ne vient luire à mes yeux,
S’élançant par delà les mondes et l’espace,
Elle cherche plus haut et son but et sa place,
Elle cherche les cieux.

 
Là, le fils adoré de la Vierge féconde,
Le Dieu de vérité, de grâce et de vertu,
En qui dos cœurs souffrants l’unique espoir se fonde.
Me tend ses bras divins qui soutiennent le monde
Et le pauvre abattu.

 
« Venez à moi, dit-il, vous que la terre oublie,
« Dont les pas chancelants tremblent sous vos fardeaux ;
« J’ai pour vous consoler des paroles de vie,
« O vous tous qui pleurez, et dont le cœur n’envie
« Que la paix des tombeaux ! »

 
Ah ! que d’un monde vain l’éclat semble frivole,
A l’œil qui, s’enivrant d’éternelle splendeur,
A, sur le front des saints, vu briller l’auréole,
Et la grâce couler en céleste parole
Des lèvres du Seigneur.

 
Aussi, me recueillant dans mon obscur asile,
Je sens, paisible et fort, mon cœur nourri d’espoir ;
Que m’importent la pompe et le bruit de la ville ?
Mon sommeil n’en est pas moins doux ni moins tranquille
A l’heure où vient le soir.

 
Puis, je relis encor ces pages tant aimées,
Où s’exhala ton âme en ravissants concerts,
Et pour monter à Dieu de mes lèvres charmées
L’ardent soupir s’élève en notes enflammées,
Je prie avec tes vers.

 
Et ta douce promesse en naissant accomplie,
Me fait bénir déjà les pleurs que j’ai versés ;
Car une larme seule en ton sein recueillie,
Et mêlée à tes flots d’amour et d’harmonie,
Pour ma gloire est assez.

 
Quand de son trône d’or, l’astre qui nous éclaire,
Au sein d’une humble source a plongé ses rayons,
L’onde, où se réfléchit sa splendide lumière,
Roule un instant ses feux dans sa courte carrière
Et brille de ses dons.

 
Ainsi, quand ton génie, éclairant ma jeunesse.
M’inonda tout à coup d’ineffables clartés,
Mon âme a ses rayons s’ouvrant avec ivresse,
Mêla tous ses accents de joie ou de tristesse
A tes sons enchantés ;

 
Ainsi, comme un écho, ma voix s’est fait entendre,
Et dans mes faibles chants s’il est quelque douceur,
Oh ! C’est qu’alors ton souffle harmonieux et tendre,
De ce parfum divin que toi seul sait répandre,
Avait rempli mon cœur.

Ses amis la poussèrent à publier son premier recueil de poésies , qui parut en 1843, et qui attira sur elle un grand intérêt.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Jenry nous  lut plusieurs poèmes d'Antoinette, très romantiques, pleins de tendresse et parfois de tristesse...

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Puis dans le Journal des Demoiselles, Antoinette Quarré publia des nouvelles historiques qui eurent un certain succès comme par exemple : « Médavy Bras de fer », « Berthe et Gérard » ( d’après la vie de Girard de Roussillon qui fut Seigneur du Mont Lassois)

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Elle composa un éloge de la princesse Marie d'Orléans qui lui valut, en 1839, une mention à la Société des Lettres et des Arts de Seine-et-Oise.

Elle dirigea quelque temps « le Journal de la Côte d’Or ».

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

De faible constitution, elle s'éteignit d'hypertrophie du cœur en 1847 à Dijon.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Elle fut inhumée tout d'abord dans un cimetière qui se trouvait près de l'Avenue Victor Hugo, à Dijon, puis lorsque ce cimetière disparut, ses cendres furent transférées au cimetière dijonnais des Péjoces .

Un monument fut érigé, après souscription, à laquelle s'associèrent de très nombreux admirateurs de la poétesse.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Sur une plaque de marbre, en haut du monument, on peut lire un texte de Lamartine à Mademoiselle Quarré:

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Les Anges composent tes chants, mélodieux murmures;Aux accords du génie, à ces divins concerts, ils mêlent étonnés ces pleurs de jeune fille qui tombent de tes yeux et baignent ton aiguille et tous tes soupirs sont des vers!

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Sculptés dans la pierre par Forey, deux amours tiennent d'une main le recueil "poésies d'Antoinette Quarré de Dijon1843", de l'autre ils portent une couronne de lauriers entourant une étoile.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Le médaillon d'Antoinette, sculpté par Bouhin autour duquel  peut lire ce texte:

Antoinette Quarré ouvrière morte le 25 Novembre à 34 ans

En bas sur une autre plaque de marbre est gravé:

Dans son humble fortune, elle sut également se faire admirer par son esprit, aimer par le charme de son caractère, estimer par la noblesse de ses sentiments.Ses amis et les admirateurs de ses poésies ont voulu honorer sa mémoire par ce modeste monument.

Un grand merci à Jenry Camus pour tous les documents qu'il m'a confiés.

Un Cahier du Châtillonnais, disponible à l'Office du Tourisme de Châtillon sur Seine, vous en dira beaucoup plus sur cette poétesse qui sut charmer son temps.

Vous pourrez y lire ses si jolis et romantiques poèmes qui sont, encore aujourd'hui, un ravissement pour le coeur !

 

Une Recéenne méconnue: Antoinette Quarré, poétesse et lingère...

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Novembre 2010

En descendant en ville, depuis le quartier de Château-Gaillard où j'habite à Châtillon sur Seine, je me suis toujours posé des questions en regardant cette magnifique vasque, située à l'entrée du Château du Maréchal Marmont .

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Naïvement je pensait que c'était une vasque ...à fleurs !

Mais non, m'a dit Gérard Joblot, dont l'ancêtre a servi le Maréchal, il s'agit d'un abreuvoir !

Ecoutons-le :

L'abreuvoir de l'entrée du château,ceinturé par les chaines et bornes qui en limitaient  l'accès au chevaux, était alimenté par la grande citerne des écuries .

La même vasque était située au dessus de cette citerne pour abreuver le haras du maréchal. Le grand bassin(80m3) dans le potager alimentait les cinq auges en pierre pour l'arrosage du jardin.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Novembre 2010

Samedi 20 Novembre ,Gérard Dufoulon, un auteur d'origine Châtillonnaise puisque né à Gevrolles mais résidant maintenant dans l'Aube, à Brienne le Château, est venu dédicacer son ouvrage "Au pays d'Abong-Toum"..

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

C'est à l'initiative de son ami Michel Diey , que Gérard Dufoulon est venu dédicacer son livre à Châtillon sur Seine, à l'Office du Tourisme..

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Gérard Dufoulon  est  parti au Gabon en 1963, en coopération, au cours de son service militaire, et c'est au Gabon qu'il a réalisé ensuite toute sa carrière professionnelle, dans le milieu forestier.

Il lui est arrivé au cours de cette carrière des aventures extraordinaires, il a rencontré le Docteur Schweitzer à Lambaréné, il a connu les événements qui ont marqué le Gabon, puisqu'il y a séjourné pendant ces 42 années passés au "pays d'Abong Toum".

Il raconte ce qu'il a vu, le bon comme le moins bon, avec une belle franchise, ce qui est tout à son honneur.

"Abong-Toum", c'est le petit nom qui a été donné , lorsqu'elle était enfant, à son épouse Léontine, Léontine qui figure sur la couverture du livre, tenant dans ses bras leur fille Sophie.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

J'ai bien sûr fait l'acquisition de son livre, qu'il m'a aimablement dédicacé..

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Et j'avoue que cet achat, je ne le regrette pas , car ce livre  fourmille d'anecdotes vécues, tout ce qui a fait le sel de ce séjour forestier au Gabon.

Gérard Dufoulon a écrit ses souvenirs pour que ses enfants et petits enfants en aient le témoignage, il ne pensait pas du tout le publier, mais c'est un de ses amis ,qui,  après avoir lu son manuscrit , l'a poussé à le faire, et c'est tant mieux !

Une anecdote qui ne trompe pas : la longue et élogieuse préface du livre a été écrite par Robert Galley qui fut Maire de Troyes et Ministre de la Coopération.

Robert Galley qui connaît très bien le Gabon écrit :

"si je l'ai fait, c'est pour marquer notre filiation commune à un idéal au service de notre pays.L'Afrique nous a personnellement rendu au centuple ce que nous lui avons donné"

Monsieur Dufoulon m'a autorisée à reproduire certaines de ses photos, je l'en remercie infiniment..

Le voici avec le Docteur Schweitzer..

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Une photo du transport du bois précieux qu'est l'okoumé :

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Un jeune éléphant..

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

La forêt vierge..

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Une fête traditionnelle :

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

Vous trouverez bien d'autres photos sur le site qu'un des amis de Gérard Dufoulon a créé pour lui :

http://www.gabontoujours.com

Consultez ce site, il est beau et très bien fait, il vous fera voyager au Gabon !

Monsieur Dufoulon est un conteur né, on passerait des heures en sa compagnie, comme d'ailleurs en celle de Michel Diey.

 Michel Diey m'a fait parvenir une photo personnelle de son frère Jean-Pierre, qui a lui aussi côtoyé le docteur Schweitzer, je pense qu'elle a toute sa place ici.

Antoinette Quarré, poétesse et lingère

(Sur cette photo on voit le Docteur Schweitzer à Lambaréné.

A côté de lui,à sa droite,on aperçoit Jean-Pierre Diey,le frère de Michel,qui travailla longtemps en Afrique.

C'est une photo très émouvante,car elle fut prise deux mois avant la mort du bon Docteur.)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 20 Novembre 2010

Toujours aussi merveilleux et si bien photographiés ces champignons de Jean-Pierre Gurga !

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 17 Novembre 2010

Il y a quelque mois, peu de temps après avoir publié un article sur l'église de Leuglay, j'ai reçu un message très aimable d'un lecteur me signalant l'existence dans cette église de deux "verrières patriotiques" et me demandant si je les avais  photographiées.

Pourquoi cette demande ?, et bien parce que ce monsieur, universitaire en région parisienne,  recense toutes les verrières qui ont été créées et posées dans les églises françaises après la première guerre mondiale..

J'avoue qu'en photographiant les objets et vitraux anciens de l'église de Leuglay, je n'avais pas remarqué ces vitraux très particuliers.

J'ai donc proposé à ce lecteur d'aller les photographier pour lui.

Ce qui fut fait, avec la complicité du sympathique père Albert Zoungrana qui me laissa entrer dans l'église bien avant l'office de l'après-midi...

Voici donc ces deux verrières , très intéressantes :

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

Voici ce qu'en dit la base Mérimée :

Matériaux : verre transparent (coloré) : grisaille sur verre ; plomb (réseau)
Structure : en plein cintre
Iconographie : scène biblique (Descente de Croix, soldat : mort, fond de paysage) ; ornementation : en bordure (ornement à forme végétale)
scène biblique (Résurrection du Christ, ange : couronne : laurier, tombeau) ; ornementation : en bordure (ornement à forme végétale : laurier)
Inscription : inscription
Précision inscription : transcription (en bas des 2 verrières) : 1914 AUX ENFANTS DE LEUGLAY MORTS POUR LA FRANCE 1918 ; transcription (sur des phylactères) : Descente de croix : AVE MARIA/JE SUIS/LA VIERGE/DES DOULEURS/LA REINE DES MARTYRS/ET VOTRE MERE/CONSIDEREZ/ET VOYEZ/S'IL EST UNE/DOULEUR/SEMBLABLE A LA MIENNE/PROPHETE JEREMIE ; Résurrection : JE SUIS/LA RESURRECTION ET LA VIE/NE VOUS ATTRISTEZ PAS/COMME LES/AMES QUI/N'ONT PAS/D'ESPERANCE/CEUX QUI/ONT FAIT/LE BIEN/RESSUCITERONT/POUR LA VIE/ETERNELLE/EV. ST JEAN V 29
Auteur(s) : Defrance, et : Thenot (atelier de, peintre-verrier)

Après l'envoi des photos, mon lecteur me signala que d'autres verrières existaient en Côte d'Or : à Essarois par exemple.

Pourquoi ne pas continuer à alimenter une collection si surprenante ?, ce sujet commençait à me passionner,  je lui ai donc proposé de continuer mes photos..

A Essarois,c'est Jenry Camus qui m'ouvrit l'église (merci à lui !) , et voici ce vitrail que me commenta après envoi, mon correspondant:

-Les bustes-reliquaires

Matériaux : verre transparent (coloré) : grisaille sur verre ; plomb (réseau)
Structure : en plein cintre
Iconographie : figure (enfant : en buste) ; ornementation : en bordure (ornement à forme végétale), en encadrement (ornement à forme géométrique), en fond (ornement à forme végétale)
Précision représentation : Médaillon figuré dans la partie médiane de la verrière.
Inscription : inscription concernant le commanditaire ; inscription
Précision inscription : inscription au bas du vitrail : L'ABBE DONEAU CURE/DON DE LA PAROISSE 1925 ; transcription de la longue inscription : ENFANTS O VOUS QUI RECEVEZ L'EAU SAINTE, LORSQUE VOUS SEREZ GRANDS, SOYEZ BONS ET HUMAINS ET DIEU MISERICORDIEUX VOUS GRATIFIERA DE SES FELICETES SUR TERRE COMME AU CIEL ; IL VOUS GARDERA ET VOUS SOULAGERA DANS VOS TRAVAUX, DANS VOS FOYERS ET VOS EPREUVES ; CHERS PETITS SOUVENEZ VOUS DE VOS AINES QUI LORS DE LA GRANDE GUERRE SONT MORTS POUR SAUVER LE PAYS ET ASSURER LA PAIX, ILS SONT LES SAINTS DE LA FRANCE AMEN
Auteur(s) : Echivard Albert (peintre-verrier)
Lieu d'exécution : lieu d'exécution : pays de la Loire, 72, le Mans
Siècle : 2e quart 20e siècle
Date(s) : 1925
Historique : Verrière offerte en 1925 par le curé et la paroisse, et exécutée par Albert Echivard, du Mans ; une longue inscription à la base rappelle aux enfants le souvenir de leurs aînés morts durant la 1ère Guerre mondiale.


"Ce vitrail est pour moi très intéressant et important car Echivard, maître verrier a perdu son fils en octobre 1914 à la guerre : il va réaliser plusieurs vitraux dans le Finistère, la Somme, la Sarthe où son fils est figuré sur le vitrail, soit comme soldat, soit comme Saint. Celui d’Essarois rompt avec cette pratique : le deuil se fait moins violent, s’apaise avec le temps et il produit un texte du souvenir."

Jenry Camus s'est piqué au jeu, et lui aussi s'est intéressé à ces verrières patriotiques, il en a repéré une dans l'église de Villaines en Duesmois, l'a photographiée et me l'a envoyée... et surprise : mon lecteur ne la connaissait pas !

La voici (elle n'est pas répertoriée dans la base Mérimée, on se demande pourquoi !)

-Les bustes-reliquaires

D'autres verrières patriotiques existent-elles dans le Châtillonnais ? si quelqu'un en connaît qu'il me le fasse savoir, je me ferai un plaisir d'aller les photographier..

Les photos que j'en ai faites, et que je ferai, feront partie d'un ouvrage concernant ce sujet , écrit par mon correspondant..une autre façon de faire connaître notre patrimoine Châtillonnais

Merci pour votre aide éventuelle !

Des verrières patriotiques, en tout cas,  il y en a de fort belles dans la Collégiale Notre Dame de Semur en Auxois, je suis allée les voir récemment, les voici:

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

(celle-là plaira à Jenry Camus qui a une dévotion toute particulière à Jeanne d'Arc et qui collectionne tout ce qui se  rapporte à cette héroïne..)

-Les bustes-reliquaires

-Les bustes-reliquaires

Matériaux : verre transparent (coloré) : grisaille sur verre ; plomb (réseau)
Structure : lancette ; tympan ajouré
Description : 1 lancette en plein cintre pour les baies 10, 12, 14 ; 3 lancettes trilobées pour la baie 31
Iconographie : figure (sainte Jeanne d'Arc, Christ : bénédiction, ange, nuée, soldat : agenouillé) ; scène historique (soldat, soldat : maladie : soin, Les Saintes Femmes au tombeau, drapeau : France, drapeau : Etats-Unis)
Précision représentation : Vitraux patriotiques : baie 12 (Jeanne d' Arc surmontée du Christ bénissant), baies 10 et 14 (2 soldats français à genoux recevant une couronne de laurier d' un ange descendu du ciel), baie 31 (lancette centrale : les Saintes Femmes au tombeau le matin de la Résurrection, lancette latérale : soldats sur le champ de bataille et soignés par la Croix-Rouge, tympan : laurier avec drapeaux français et américains réunis).
Précision état : Bon état
Inscription : inscription concernant l'iconographie
Précision inscription : inscriptions nommant des régions (baies 10, 12, 14) ; inscriptions nommant les champs de bataille (baie 31)
Auteur(s) : Louzier Paul (peintre-verrier)
; Socard Edmond (cartonnier)
Siècle : 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle
Date(s) : 1920 VERS ; 1927
Historique : Ensemble de verrières patriotiques réalisées par Paul Louzier (sur cartons de Socard : baies 10, 12, 14) vers 1920 (baies 10, 12, 14) et en 1927 (baie 31, offerte par les américains, en remerciement des soins reçus)

Ces verrières patriotiques, comme d'autres vitraux plus anciens, font aussi partie de notre patrimoine,  j'ai donc eu plaisir à vous les présenter !

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Publié le 16 Novembre 2010

 

- L'Association Culturelle Châtillonnaise, saison 2010-2011

Dans beaucoup d' églises Châtillonnaises , j'ai souvent été attirée par ces objets de dévotion populaire que l'on appelle bâtons de procession , ou bâtons de confrérie.

Il en existe un grand nombre en Côte d'Or : 334, provenant pour une grande partie de l'Auxois et surtout du Châtillonnais.

33 d'entre eux sont classés aux monuments Historiques, on peut en voir de très beaux et très précieux au Musée d'Art Sacré de Dijon.

Bernard Sonnet a évoqué devant nous,  lundi  15 Novembre, dans le cadre de l'Association Culturelle Châtillonnaise de l'Université pour tous, ces charmants objets de culte d'autrefois .

Ce fut une conférence passionnante illustrée de très belles photographies.

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

Les bâtons de procession, étaient utilisés autrefois lors des processions du Saint Patron de la Confrérie.A présent il ne reste plus que le culte de Saint Vincent qui donne lieu au transport de la statuette  à l'effigie du Saint dans les rues du village.

Ci-dessous la photographie d'une procession de la Saint Vincent à Bellefond:

-La Foire Gastronomique de Dijon

Les bâtons de procession n'étaient pas tous munis d'un "manche", ils pouvaient simplement posséder un socle, ce qui leur permettait d'être fixés sur un support, lui-même  porté par deux hommes.

-La Foire Gastronomique de Dijon

C'est après le Concile de Trente que les Confréries prirent une grande extension et furent encouragées par la Papauté.On vit apparaître ces bâtons de procession, qui devinrent plus nombreux au XVIIIème siècle.

La Révolution Française freina leur évolution, mais ne réussit pas à les éradiquer.

Les confréries réapparurent lors de la Restauration,elles  furent tolérées pendant l'Empire.

Lors de la loi de Séparation de l'Eglise et de l'Etat, les mobiliers des églises devinrent propriété des communes qui se doivent de les entretenir ce qui n'est pas toujours le cas, hélas...

Les confréries liturgiques disparurent (sauf celle de Saint Vincent) et furent remplacées par des confréries...gastronomiques, la confrérie de la coquille Saint Jacques par exemple !!

A Châtillon sur Seine, existe la Confrérie Saint Vorles, mais lors de la procession on transporte le buste-reliquaire du Saint, il n'y a sans doute pas de bâton de procession à l'effigie du Saint protecteur de la ville...

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

Certains bâtons de procession sont en bon état, d'autres négligés ou même restaurés d'une façon abusive.

Certains sont vraiment magnifiques..

-La Foire Gastronomique de Dijon

En général, les bâtons de procession sont en bois tendre, évidemment très fragile comme le tilleul, parfois en noyer ou en chêne, le bois étant  peint ou doré.

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

On peut  voir aussi des bâtons de procession en argent et parfois en bronze.

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

Peu de bâtons de procession du Châtillonnais nous ont été montrés, sauf ceux de Noiron sur Seine, qui sont au Musée d'Art Sacré de Dijon, ils sont magnifiques avec leurs colonnettes torsadées..

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

-La Foire Gastronomique de Dijon

Ce saint Eloi se trouve dans l'église d'Ampilly le Sec.

Une amie avait photographié un autre  saint Eloi , patron des forgerons à Ampilly le Sec, lors d'une journée du patrimoine, Saint Eloi accompagné de deux autres bâtons de procession, un Saint Nicolas et un Saint Moine (indications trouvées dans la "base Palissy") :

-La Foire Gastronomique de Dijon

   J'ai photographié, je le disais plus haut, un certain nombre de bâtons de Procession d'églises Châtillonnaises, en voici quelques uns:

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Saint Renobert à Romprey)

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Vierge à l'Enfant à Bellenod sur Seine)

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Vierge à l'Enfant à Molesme)

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Vierge à l'Enfant à Mosson)

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Vierge à l'Enfant de l'église Saint Marcel de Vix, c'est une copie de celle du XIVème siècle)

-Les bustes-reliquaires

(Saint Roch à Saint Marcel de Vix)

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Saint Evêque à Buncey)

-La Foire Gastronomique de Dijon

( Sainte Catherine d'Alexandrie à Grancey sur Ource)

-La Foire Gastronomique de Dijon

( Saint Nicolas, Saint Maurice et Saint Roch à Grancey sur Ource )

-La Foire Gastronomique de Dijon

( Sainte Anne éducatrice à Villiers le Duc )

-La Foire Gastronomique de Dijon

( Saint Jean-Baptiste à Villiers le Duc )

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Saint Jacques à Villotte sur Ource )

-La Foire Gastronomique de Dijon

( Saint Nicolas à Villotte sur Ource )

-La Foire Gastronomique de Dijon

( Sainte Catherine à Villotte sur Ource )

-La Foire Gastronomique de Dijon

(Vierge à l'Enfant à Villotte sur Ource )

-Les bustes-reliquaires

(Vierge à l'Enfant et Saint Germain d'Auxerre à Origny sur Seine)

 

-Mon adresse e-mail

(Vierge à l'enfant à Brémur)

bâton de procession

(Bissey la Côte: Saint Evêque)

bâton de procession

(Prusly sur Ource : l'éducation de la Vierge)

bâton de procession

(Prusly sur Ource : Saint Laurent)

bâton de procession

(Prusly sur Ource : Vierge à l'enfant, sous globe)

bâton de procession

(Magny-Lambert ; la Sainte Trinité)

J'espère pouvoir photographier d'autres bâtons de procession lors des journées du patrimoine ou lorsque des paroissiens sympathiques m'ouvriront leurs églises...

A la fin de sa conférence, Bernard Sonnet répondit fort aimablement aux questions des auditeurs ..

-La Foire Gastronomique de Dijon

Il nous encouragea à visiter le Musée d'Art Sacré de Dijon où il est possible d' admirer bien d'autres merveilleux bâtons de procession Côte d'Oriens, ce que je ne manquerai sans doute pas de faire bientôt.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2010

René Drappier est allé photographier pour le blog, la cérémonie du 11 novembre 2010 à Châtillon sur Seine...

Tout d'abord le monument Joffre d'où part le défilé.

Monument nettoyé par les Services Municipaux, il en avait besoin..

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Le départ du défilé des délégations et porte-drapeaux..

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La cérémonie au Monument aux Morts du jardin de la Mairie..

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La fin de la Cérémonie...

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L'allocution du Maire avant le vin d'honneur..

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Un Officier Britannique a eu la gentillesse de se prêter à la photo.Si un lecteur peut faire un commentaire sur cet Officier, je l'en remercie à l'avance car il arborait une superbe décoration que je ne connaissais pas.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2010

Né il y a une douzaine d’années, sous l’impulsion de deux pêcheurs passionnés, le « Club-Mouche » , section sportive de la "Truite Châtillonnaise" (affiliée à l’OMS) s’est donné comme but de promouvoir la pêche à la mouche, sous toutes ses formes.

Aujourd’hui cette motivation n’a pas faibli, et c’est avec  un grand plaisir que ses membres m’ont invitée à venir découvrir leur passion commune.

Le Club-Mouche s’est donné comme vocation de faire connaître la pêche à la mouche en la rendant accessible à tous ceux qui partagent cette même passion et en les incitant à adopter un comportement respectueux du cheptel piscicole et du milieu aquatique.

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La pêche à la mouche, je l'ai découverte à Beaulieu, lors de ma premère nomination, et ce sont mes jeunes élèves qui m'ont montré comment ils faisaient sauter leurs mouches sur l'eau du Brevon et comment ils attrapaient de superbes truites..Mais ils ne m'ont pas expliqué les mystères de cette pêche assurément sportive, ce qu'a fait Jean-Pierre Gurga, à qui je laisse donc la parole:

Loin d’être une pêche élitiste, comme certains voudraient le faire croire, cette pêche qui s’adresse à tous est une pêche exigeante qui demande un minimum de technique et de connaissance.

C’est ainsi que quelques passionnés : Denis Matias, Jean-Pierre Pianetti, Eric Felder, Halim Hachedi et moi-même, nous n’hésitons pas à partager notre savoir-faire en matière de montage en permettant d’acquérir les bases techniques nécessaires à une progression rapide, tout  cela dans une parfaite convivialité.

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Les séances de montage ont lieu un vendredi sur deux, de 18heures à 19h30 pour les jeunes et débutants, et de 20h à 22h pour les monteurs confirmés.Le Club met à disposition des adhérents les matériaux de montage (plumes, poils, matériaux synthétiques) ainsi que l’outillage spécifique (inscription 20€ pour adulte, 10€ pour les moins de 16 ans, gratuit à la première inscription)

Outre les cours de montage, des séances de lancer en salle ou sur herbe ont lieu pendant la saison morte.Viennent ensuite les sorties rivière et réservoir, qui permettent de mettre en pratique et de tester les montages-mouche réalisés.

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Ces mouches sont essentiellement confectionnées à partir de plumes de coq, de plumes de « cul de canard », queue de faisan, plumes de paon, mais également à l’aide de dubbings naturels (lièvre, écureuil, phoque, taupe) et de dubbings synthétiques apportant finesse et brillance.

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Ici Jean-Pierre Gurga vous montre un coffret rempli de superbes mouches, qu'il a d'ailleurs photographiées une par une..

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Concernant les montages-mouche et comme vous le verrez avec les photos ci-dessous, il y a deux grands types de mouches.

-Les mouches incitatives appelées « Streamers » , essentiellement utilisées en réservoir.Confectionnées le plus souvent à l’aide de plumes de marabout ou de bandelettes de lapin très colorées, de chenuille flash, de tinsels brillants, ces « mouches flashy » destinées à être vues misent sur l’agressivité naturelle de la truite pour la leurrer.

-Les mouches «imitatives» comme leur nom l’indique sont des imitations assez réalistes des mouches vivant dans l’eau ou sur les berges, imitations réalisées à leurs différents stades de développement (larve, nymphe,nymphe émergente,insecte ailé adulte)

Mes photos de montages personnels montrent que n’importe quel adhérent , avec un peu de patience et de dextérité est capable de réaliser après quelque temps de pratique.

Admirez ces magnifiques mouches, plus belles les unes que les autres, c'est incroyable !!

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Il est bon de préciser que différentes espèces de mouches s’échelonnent tout au long de la saison, voire même de la journée, d’où la nécessité de bien connaître le milieu aquatique pour réussir ses parties de pêche.Dans ce domaine, lors de discussions passionnées, les initiateurs,aidés de leur expérience sont loin d’être avares de bons conseils.

Que ce soit pour les débutants ou les confirmés, la pêche à la mouche est une école de patience et d’humilité où chaque pêcheur apprend sans cesse, aussi bien en ce qui concerne la technique elle-même que la connaissance de la nature dans laquelle il évolue

A noter une recommandation importante dans l’éthique de cette pêche : l’incitation à pratiquer une pêche non pas de «  consommation », comme ça l’est depuis trop longtemps, mais une pêche sportive et respectueuse du poisson, grâce à la pratique du « No Kill » (prendre et relâcher)

Et voilà les élèves à l'oeuvre, pour l'instant ils apprennent la technique de base.

Plus tard, lorsqu'ils la maîtriseront,  me dit Jean-Pierre Gurga, une seule sorte de mouche sera étudiée par séance.

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Oserais-je solliciter une faveur de la part des adhérents au Club-Mouche de Châtillon sur Seine  ?

Celle de me convier aux essais en salle...puis au printemps pour voir et photographier  les pêcheurs à l'oeuvre en rivière , ce serait un complément bien intéressant à cet article ...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2010

Un régal pour les yeux !!

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2010

Quelle joie lorsque j'ai reçu ces jours derniers des nouvelles de Yamvénégré ..

J'ai appris que j'avais désormais une adorable filleule : Lamoussa-Franceline Ilboudo !

Voici cette charmante enfant dont je vais suivre et aider la scolarité pendant 5 ans :

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Et voici la lettre de Pierre Maréchal qui nous parle de Lamoussa-Franceline et nous donne des nouvelles de l'Association et de ses magnifiques actions au Burkina Faso ..(cliquer deux fois sur le texte pour mieux lire)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2010

René Drappier et son épouse se sont rendus à Dijon pour visiter la Foire Gastronomique 2010..

Voilà de très belles photos qu'il a faites pour le blog..

Le pavillon de la Hongrie, invité d'honneur cette année :

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La table de Lucullus :

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La ferme Bio :

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Un aquarium :

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L'Asie s'expose :

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La Foire Gastronomique de Dijon en général :

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Et à la fin de la journée, la fatigue se fait sentir...

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Merci René pour toutes ces belles photos , et à l'année prochaine pour la foire 2011 !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 8 Novembre 2010

Un lecteur de Chamesson m'a contactée pour me proposer une photo intéressante : celle d'un panneau publicitaire ancien consacré à la pointerie de Chamesson..

En bois, il contient, incrustées sur sa surface,  toutes les sortes de pointes qui étaient confectionnées à l'usine, le voici:

-La Truite Châtillonnaise

Ce lecteur se demande si cet objet est rare et s'il a de la valeur, quelqu'un pourrait-il lui répondre, en commentaire ?..Merci pour lui !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 8 Novembre 2010

L'avant  dernier spectacle de la saison 2010-2011, proposé par Châtillon-Scènes , nous a été présenté par Yolande Estrat, Présidente de l'Association,dimanche 7 Novembre dans le si beau décor de la Chapelle Templière Saint Thibault.

Un spectacle d'une très grande qualité, comme toujours, puisque élaboré par le "Théâtre de l'Impossible" et du Festival "Pierres Vivantes" .

Souvenez vous des précédents spectacles inoubliables présentés par cette compagnie  :"Je suis  né  Jean de la Fontaine" (au château de Rochefort), Nelly Kaplan dans tous ses états (à Laignes), "Liberté et responsabilité,Vaclav Havel,le dissident Président (au Musée du Pays Châtillonnais), "Il y a des Hommes-Océans"( au château de Mauvilly)

(vous pouvez revoir les photos de ces spectacles dans les chapitres "Châtillon-Scènes" 2009-2010 et 2010-2011 )

-La Truite Châtillonnaise

Ce spectacle magnifique a été conçu par Robert Bensimon à partir de "Victor Hugo, Victor Schlœcher Lettres" livre de Jean et Sheila Gaudon.

Voici ce que nous dit Robert Bensimon :

Ces deux hommes qui ne se connaissent pas : Hugo l'aristocrate, Schœlcher le commerçant,le second plein de réserve d'abord face aux dons éblouissants du premier, et puis après, exactement le 2 décembre 1851, quand la République , longtemps malmenée, est soudain mise à bas..(on appelle "ça" un coup d'Etat, et ces coups-là sont toujours des coups bas, mais il faut savoir les antciper et les prévoir)..Victor Schœlcher, Représentant du Peuple voit dans la rue, sur les barricades, et face aux baïonnettes, Hugo risquer sa peau , à ses côtés, pour...une utopie, pour la République !

Mobilisés, motivés tous deux pour ce quelque chose qui les dépasse et qui les unit, ils fraternisent.

Ensemble ils vont lutter contre la peine de mort, pour la liberté de la presse, pour l'abolition de l'esclavage , en France et dans le Monde...

Les deux hommes vont correspondre, ils échangeront entre 1843 et 1879 pas moins de 64 missives avant de se connaître pour de bon, lors de leur exil.

C'est Robert Bensimon qui , avec fougue, nous faisait revivre Schœlcher..

-La Truite Châtillonnaise

Claude Bornerie interprétait avec force, un Victor Hugo qui plaide pour une vie politique modérée, mais qui glisse peu à peu de la droite vers le Centre..une "extraordinaire métamorphose" comme le dit si bien Jean François Kahn..

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

Victor Schœlcher , qui avait été  nommé par Lamartine président de la commission d'abolition de l'esclavage, fut l'initiateur du décret du 27 avril 1848 , abolissant définitivement l'esclavage en France..

-La Truite Châtillonnaise

Victor Hugo était  également révulsé par l'esclavage puisqu'il disait que "l'esclavage produit la surdité de l'âme"..

Les deux hommes ne pouvaient donc que s'entendre..et pas seulement sur l'esclavage !

-La Truite Châtillonnaise

Une correspondance assidue va donc avoir lieu entre Hugo et Schœlcher, ce sont ces lettres que les deux comédiens vont nous lire à tour de rôle..

Les événements qui se produisirent en France durant cette longue amitié épistolaire nous seront contés par la belle Corine Thézier qui représente "le Temps"...

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

Victor Hugo sera exilé à Jersey, puis Guernesey, tandis que Schœlcher choisira lui même de s'exiler à Londres (bien que, dit-il, il ne porte pas les Anglais dans son coeur !)

Les deux exilés se rencontreront enfin à Londres, mais continueront d'échanger des missives où ils évoqueront l'Espagne en crise, leurs situations d'exilés républicains, la poésie et la musique..

Victor Schœlcher s'était pris de passion pour le musicien Haendel, durant son exil il lui consacrera d'ailleurs un ouvrage..

-La Truite Châtillonnaise

Puisque Victor Schœlcher avait cette si grande admiration  pour Haendel, Robert Bensimon a imaginé nous faire écouter , en intermèdes, cette sublime musique interprétée avec un art extraordinaire par le  jeune violoniste prodige Steve Duong..

Je dis bien" prodige", car nous avons été tous et toutes subjugués par sa maîtrise époustouflante du violon..

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

Hugo et Schœlcher revinrent en France après la défaite de Sedan, devenus de grands amis ..

-La Truite Châtillonnaise

Avant de clore le récit de cette inoubliable soirée, je me dois de publier le magnifique poème de Victor Hugo, " l'expiation" que les trois interprètes : Robert Bensimon, Claude Bornerie et Corine Thézier nous ont lu avec une très belle émotion..

Un peu long peut-être mais si beau, et puis du Victor Hugo on ne s'en lasse, et on ne s'en lassera  jamais, puisque ce poète est immortel !

L'expiation

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre :
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et chacun se sentant mourir, on était seul.
- Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?
Deux ennemis! le czar, le nord. Le nord est pire.
On jetait les canons pour brûler les affûts.
Qui se couchait, mourait. Groupe morne et confus,
Ils fuyaient ; le désert dévorait le cortège.
On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige,
Voir que des régiments s'étaient endormis là.
Ô chutes d'Annibal ! lendemains d'Attila !
Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières,
On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.
Ney, que suivait naguère une armée, à présent
S'évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
Toutes les nuits, qui vive ! alerte, assauts ! attaques !
Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
D'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves.
Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
L'empereur était là, debout, qui regardait.
Il était comme un arbre en proie à la cognée.
Sur ce géant, grandeur jusqu'alors épargnée,
Le malheur, bûcheron sinistre, était monté ;
Et lui, chêne vivant, par la hache insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
Il regardait tomber autour de lui ses branches.
Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
Tandis qu'environnant sa tente avec amour,
Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
Accusaient le destin de lèse-majesté,
Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.
Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
L'empereur se tourna vers Dieu ; l'homme de gloire
Trembla ; Napoléon comprit qu'il expiait
Quelque chose peut-être, et, livide, inquiet,
Devant ses légions sur la neige semées :
« Est-ce le châtiment, dit-il. Dieu des armées ? »
Alors il s'entendit appeler par son nom
Et quelqu'un qui parlait dans l'ombre lui dit : Non.

Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
O Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie anglaise écrasa nos carrés.
La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les régiments comme des pans de murs
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux! moment fatal ! L'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
« Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.
Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,
Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché
Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,
Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,
Fondre ces régiments de granit et d'acier
Comme fond une cire au souffle d'un brasier.
Ils allaient, l'arme au bras, front haut, graves, stoïques.
Pas un ne recula. Dormez, morts héroïques !
Le reste de l'armée hésitait sur leurs corps
Et regardait mourir la garde. - C'est alors
Qu'élevant tout à coup sa voix désespérée,
La Déroute, géante à la face effarée
Qui, pâle, épouvantant les plus fiers bataillons,
Changeant subitement les drapeaux en haillons,
A de certains moments, spectre fait de fumées,
Se lève grandissante au milieu des armées,
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut !
Sauve qui peut ! - affront ! horreur ! - toutes les bouches
Criaient ; à travers champs, fous, éperdus, farouches,
Comme si quelque souffle avait passé sur eux.
Parmi les lourds caissons et les fourgons poudreux,
Roulant dans les fossés, se cachant dans les seigles,
Jetant shakos, manteaux, fusils, jetant les aigles,
Sous les sabres prussiens, ces vétérans, ô deuil !
Tremblaient, hurlaient, pleuraient, couraient ! - En un clin d'œil,
Comme s'envole au vent une paille enflammée,
S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
Et cette plaine, hélas, où l'on rêve aujourd'hui,
Vit fuir ceux devant qui l'univers avait fui !
Quarante ans sont passés, et ce coin de la terre,
Waterloo, ce plateau funèbre et solitaire,
Ce champ sinistre où Dieu mêla tant de néants,
Tremble encor d'avoir vu la fuite des géants !

Napoléon les vit s'écouler comme un fleuve ;
Hommes, chevaux, tambours, drapeaux ; - et dans l'épreuve
Sentant confusément revenir son remords,
Levant les mains au ciel, il dit: « Mes soldats morts,
Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
Est-ce le châtiment cette fois, Dieu sévère ? »
Alors parmi les cris, les rumeurs, le canon,
Il entendit la voix qui lui répondait : Non !

Les comédiens et le violoniste furent applaudis comme il se doit, pour ce spectacle d'une si grande qualité, bravo à eux de nous permettre d'enrichir notre culture !

 

-La Truite Châtillonnaise

Nous avons pu rencontrer les si talentueux interprètes de "Victor Hugo-Victor Schœlcher: Correspondance " autour d'un pot amical, préparé par les bénévoles de l'Association Châtillon-Scènes, oh qu'elles étaient  délicieuses les "garguesses" que Madame Garnier nous avait confectionnées !

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

C'est avec regret que nous nous sommes séparés, mais nous attendrons avec impatience le prochain spectacle de ces comédiens qui sont devenus au fil des ans et des représentations , les amis de l'Association Châtillon-Scènes...et donc les amis de tous leurs fervents admirateurs, dont je suis bien évidemment !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 8 Novembre 2010

L'association de Saint Marc sur Seine, "Sports et Loisirs" nous a conviés samedi 6 Novembre à la représentation d'une pièce de théâtre de Molière "George Dandin", mais  revisitée par la troupe "Cassis Théâtre et intitulée "le Dandin de la farce".

Vincent Chauvot , le président de "Sports et Loisirs" nous a présenté cette  pièce , et a dit tout son plaisir de voir la troupe Cassis-Théâtre la jouer pour la première fois  chez nous, à Saint Marc ! A côté de lui, Gérard Chapuis, originaire du village, que Vincent a retrouvé lors de la fête des conscrits 2008..

Gérard a créé les décors du "Dandin de la farce"avec Nathalie Razavet et règle le son et les lumières avec Christian Galliègue..

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

Le metteur en scène, Emmanuel Collin, qui réside à Pernand Vergelesses , haut lieu du Théâtre où Jacques Copeau et ses "copiaus" s'installèrent, nous présenta son spectacle .

le "Dandin de la farce" est une adaptation fidèle de George Dandin de Molière, mais il lui a été ajouté des éléments de la Commedia dell'Arte que Molière admirait tant...musique italienne (d'aujourd'hui!) éléments de notre époque qui surprennent et font rire par leur baroque ..Et puis la pièce se termine bien comme dans les comédies italiennes de l'époque.

-La Truite Châtillonnaise

A noter qu'Emmanuel Collin s'est réservé un petit rôle, mais tellement comique, celui de Colin (ça ne s'invente pas !) le valet de George Dandin.

(précisions pour les amateurs d'orthographe: Molière a bien nommé son héros George et non Georges)

Emmanuel a frappé les trois coups, que la farce commence !

George Dandin est un paysan qui a épousé une jeune fille de petite noblesse Angélique de Sotenville.Mais il est malheureux car il sait qu'il a fait une sottise en se mariant avec une rouée qui ne songe qu'à le tromper..

-La Truite Châtillonnaise

Voilà qu'arrive Lubin, le valet de Clitandre amoureux  d'Angélique.

Ne croyant pas avoir affaire à Dandin, le mari, il lui confie les intentions amoureuses de son maître vis à vis d'Angélique, l'épouse de Dandin...

-La Truite Châtillonnaise

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Les beaux-parents de Dandin, Monsieur et Madame de Sotenville arrivent bien à propos, Dandin va les mettre au courant de la rouerie de leur fille..

-La Truite Châtillonnaise

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-La Truite Châtillonnaise

Mais les beaux-parents ne croient pas un mot de ce que leur raconte leur gendre , première humiliation pour Dandin..

Et voici qu'arrive Clitandre,le soupirant d'Angélique..

-La Truite Châtillonnaise

Les beaux-parents de Dandin questionnent Clitandre mais ce dernier nie être amoureux de leur fille et accuse Dandin d'être un maraud et un coquin....

-La Truite Châtillonnaise

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En aparté, Angélique fait les yeux doux à son soupirant, mais elle nie absolument tout devant ses parents, c'est encore Dandin qui sera humilié..

-La Truite Châtillonnaise

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Lubin,le valet de Clitandre et Claudine la servante d'Angélique sont amoureux, ils vont tout faire pour réunir leurs deux maîtres Angélique et Clitandre..

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Angélique quant à elle,  veut goûter à tous les plaisirs, elle a été mariée de force, sans amour, et elle veut maintenant prendre les libertés que son âge lui permet !

(clin d'oeil à notre époque elle lit un magazine coquin !!)

-La Truite Châtillonnaise

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Encore un clin d'oeil : sa servante lui procure un téléphone portable pour joindre Clitandre !

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Clitandre est ravi des services que lui rend Claudine et la récompensera lors de son mariage avec Lubin..

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Lubin ne sait toujours pas que le paysan qu'il rencontre de nouveau est Dandin, il lui confie que Clitandre est en rendez-vous galant avec Angélique..

-La Truite Châtillonnaise

Dandin et les époux Sotenville se cachent derrière un buisson en attendant le retour des amants, les voilà , mais Clitandre est en bien légère tenue !!

-La Truite Châtillonnaise

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Angélique qui a vu ses parents et Dandin l'espionner, nie tout en bloc et fait semblant de chasser son importun soupirant à coups de balai...

-La Truite Châtillonnaise

Les parents croient aux dénégations de leur fille, encore une humiliation pour Dandin...

-La Truite Châtillonnaise

La nuit tombe..pensant que son paysan de mari est endormi, Angélique court retrouver Clitandre, en laissant la porte entr'ouverte..

-La Truite Châtillonnaise

-La Truite Châtillonnaise

Mais Dandin se réveille, s'aperçoit de la disparition de sa femme et  sort en tenue de nuit ..

Dans la nuit, Lubin le prend d'ailleurs pour Claudine et lui confie que son épouse batifole avec Clitandre..

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Dandin réveille alors son valet Colin qui cuvait son vin dans une barrique et l'envoie dare-dare quérir monsieur et Madame de Sotenville pour qu'ils comprennent enfin la rouerie de leur fille..

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Dandin rentre alors dans la maison et ferme la porte de l'intérieur..

Mais voilà les amants qui reviennent et qui se disent adieu..

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Mais malheur, au moment de rentrer voilà que notre gourgandine et sa servante trouvent porte close, à la grande joie de Dandin qui les observe de sa fenêtre !!

Il tient enfin sa vengeance...

-La Truite Châtillonnaise

Dandin annonce qu'Angélique est perdue car ses parents vont arriver et ils comprendront que leur fille les a nargués et qu'elle a cocufié son mari..

Que faire , que faire ?

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Angélique invente un stratagème avec l'aide de Claudine: elle fait semblant de se suicider !

-La Truite Châtillonnaise

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Entendant un grand cri, Dandin sort de la maison, croyant trouver sa femme occise...et pendant qu'il cherche le cadavre dans la nuit, la rouée et sa servante rentrent à la maison et ferment la porte à clé !! c'est maintenant Dandin qui est "enfermé..dehors " 

Et voilà que Monsieur et Madame de Sotenville arrivent , conduits par Colin !

-La Truite Châtillonnaise

Angélique et sa servante Claudine n'auront aucun mal à accuser Dandin et à se disculper..

-La Truite Châtillonnaise

Et c'est encore Dandin qui sera accusé d'être un mauvais mari  et qui sera bastonné..

Suprême humiliation, , il sera donc bien le "Dandin de la farce " !

-La Truite Châtillonnaise

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Après toutes ces humiliations, Dandin a eu, bien sûr, la tentation de se jeter dans l'eau la tête la première..mais finalement il préférera se noyer dans le vin avec le valet Colin , ce sera bien plus plaisant n'est ce pas ?

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Quelle soirée de fous-rires nous avons passée avec cette joyeuse troupe de "Cassis-Théâtre", les applaudissements n'en finissaient pas, les rappels furent nombreux ..

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Et mille bravos au metteur en scène, Emmanuel Collin !

Les acteurs étaient :

-George Dandin, riche paysan , mari d'Angélique : Laurent Pujol

-Lubin, serviteur de Clitandre : René Lapray

-Monsieur de Sotenville, gentilhomme : Denis Gaillot

-Madame de Sotenville, sa femme : Anne Chapuis

-Clitandre, amoureux d'Angélique : Alain Gauthier

-Angélique , femme de Dandin et fille des Sotenville : Sylvie Lapray

-Claudine, suivante d'Angélique : Marie de Marchi

-Colin, valet de George Dandin : Emmanuel Colin

 

Prochaines représentations du "Dandin de la farce" :

-Le Vendredi 3 Décembre à Nuits Saint Georges

-Le samedi 11 Décembre à Seurre

Et d'autres dates à venir !

Longue vie à la troupe de "Cassis-Théâtre", nous espérons bien avoir le grand plaisir d' applaudir de nouveau ses merveilleux comédiens à Saint Marc sur Seine... ou ailleurs  !

 

(Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

Merci.)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 8 Novembre 2010

Vendredi 5 Novembre j'ai été invitée à une remise de récompenses à la Maison du Pêcheur, cette jolie petite maison qui se trouve au début de la promenade de la Douix, au bord de la Seine..

-La Truite Châtillonnaise

Cette maison du pêcheur est le lieu de rencontre des pêcheurs à la mouche de l'association de "La Truite Châtillonnaise"..

-La Truite Châtillonnaise

Lorsque je suis arrivée, j'ai vu sur la table, outre les boîtes contenant le matériel à fabriquer des "mouches" , deux superbes récompenses: une coupe et un challenge magnifiquement  décorés !

-La Truite Châtillonnaise

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-La Truite Châtillonnaise

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-La Truite Châtillonnaise

Pourquoi ces challenges ? et bien parce qu'un concours de pêche a eu lieu le 24 Octobre dernier dans le plan d'eau de la Commune de Champeau en Morvan près de Saulieu, plan d'eau appelé "le Neptune".

A ce concours de pêche à la mouche, la "Truite Châtillonnaise" avait envoyé trois de ses représentants : Jean-Pierre Gurga (qui réalise de si belles photos pour le blog !, Halim Rachedi et Eudes Lallemant.

A l'issue du concours c'est notre équipe Châtillonnaise qui a remporté les récompenses suprêmes , ce challenge et cette coupe !

Je laisse la parole à Jean-Pierre Gurga au sujet de cet événement:

En dehors de leur participation à des manifestations locales, et de leur présence lors de journées à thème dans les écoles, les pêcheurs les plus expérimentés participent à des concours régionaux.

C'est ainsi que le 24 octobre 2010,sur le réservoir fédéral Neptune, commune de Champeau en Morvan, à proximité de Saulieu, ils ont participé au Challenge D.Gobert par équipe, organisé par le groupement des pêcheurs sportifs Beaunois en partenariat avec la Fédération Départementale de Côte d'Or.Malgré la présence de quelques "pointures régionales" , le Club Châtillonnais s'est magnifiquement défendu, puisqu'à l'issue du concours, c'est l'équipe Châtillonnaise composée de Jean-Pierre Gurga, Halim Rachedi et Eudes Lallemant qui a remporté la coupe et le Challenge qui sera remis en jeu en 2011.

Lors de ce concours 94 truites furent prises et relâchées, la plus grosse mesurait 61cm.

Les voilà donc  nos champions :

-La Truite Châtillonnaise

Deux récompenses pour trois, c'était un peu frustrant pour moi, je les ai donc fait poser individuellement, ils le valent bien !

 Jean-Pierre Gurga :

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Halim Rachedi :

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Eudes Lallemant :

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La coupe et le challenge resteront au local du club pendant une année et seront remis en jeu au cours du concours d'Octobre 2011.

Ils iront rejoindre les belles coupes déjà remportées par le club:

-La Truite Châtillonnaise

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Oh la belle tête de brochet !

-La Truite Châtillonnaise

Je n'ai pu m'empêcher de photographier le superbe polo que portent les pêcheurs à la mouche Châtillonnais !

-La Truite Châtillonnaise

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Après la remise des récompenses, j'ai assisté à la confection de mouches artificielles par les membres du club, des mouches comme celle-ci, un travail d'artiste !

-La Truite Châtillonnaise

Mais ce sera l'objet d'un prochain article !

Vous pouvez retrouver le site de la truite Châtillonnaise dans les sites amis en bas de la page du blog, mais je vous le remets ici, vous pourrez y trouver tous renseignements utiles sur le club et...vous y verrez encore de très belles photos de Jean-Pierre Gurga !

 http://www.truitechatillonnaise.com/

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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