Publié le 21 Juin 2019
Publié le 20 Juin 2019
René Drappier s'est rendu à la Commémoration de l'Appel du 18 juin, il a envoyé quelques photos pour le blog et un texte, écoutons-le :
Mardi 18 juin a été célébré à Châtillon, M. le maire entouré de ses adjoints et conseillers municipaux et des associations patriotiques et de la gendarmerie sans oublier la Lyre Châtillonnaise et malheureusement d'une petite partie de la population.



Après la lecture de l'Appel historique du Général de Gaulle, des gerbes de fleurs ont été déposées au pied de la stèle.





La cérémonie s'est terminée par la Marseillaise.
Mais où sont nos écoliers et étudiants absents de ces cérémonies.
Publié le 20 Juin 2019
L'association Châtillon-Scènes, présidée par Yolande Estrat a cessé son activité, après 35 ans de bons et loyaux services offerts à la vie culturelle du Châtillonnais, mais une autre association vient de voir le jour pour le plus grand plaisir des habitants du territoire
Il s'agit d' Orgues, Musiques et Voix, une association qui avait été créée en 1999, sous le nom d'Orgues à Châtillon sur Seine mais qui était depuis en sommeil.
Elle renaît pour offrir aux Châtillonnais des concerts dans les églises possédant un orgue, car si, à Châtillon sur Seine deux églises sont dotées de ce magnifique instrument (Saint Pierre et Saint Nicolas), d'autres communes comme Molesme, Laignes, Sainte Colombe sur Seine, Belan sur Ource, Brion et d'autres peut-être, possèdent aussi un orgue.

Yolande Estrat a lu et fait approuver aux adhérents les statuts de l'Association.

Hubert Brigand , Maire de Châtillon sur Seine, sollicité par l'association Orgues, Musiques et Voix pour la rénovation de l'orgue de l'église Saint Pierre (appelée souvent Notre Dame) a promis que la Municipalité se chargerait de cette mise aux normes. Après la magnifique restauration extérieure de l'église, il fallait penser aussi à son orgue.

Le père Houdard, Curé de la paroisse, a été très heureux de la création de cette nouvelle association qui va permettre de proposer un itinéraire musical dans la ville, il suggère même un concert d'orgue près de la Douix , l'eau et la musique se complétant parfaitement.

Yolande Estrat a annoncé que beaucoup de projets sont en route.
Déjà cet après-midi, dans l'église Saint Pierre (Notre Dame), le public pourra assister à un concert d'orgue par Sylvain Pluyaut que l'on ne présente plus, c'est un enfant du pays !

Michel Lagrange, qui fait partie du Conseil d'Administration d'Orgues, Musiques et Voix, a composé deux poèmes qui seront présentés dans les deux églises Saint Nicolas et Saint Pierre, Michel Huvet, lui aussi administrateur, a proposé un concert avec orgues, choristes et récitant sur le thème des Chemins de Compostelle, Yolande Estrat, la Présidente a évoqué la création d'une "route des orgues", à l'instar de la "route du Crémant" !

Un facteur d'orgues est venu en début de semaine examiner les deux orgues de Châtillon sur Seine.
Celui de l'église Saint Nicolas fonctionne bien, d'ailleurs nous avons pu l'entendre, utilisé à la perfection par Michaël Ayache lors des concerts de Noël de l'Ecole Municipale de Musique.
Noël Estrat a fait quelques photos de cet "examen de santé"réalisé par M. Plet accompagné de son assistante :Dépoussiérage de l'ensemble du mécanisme intérieur et réglage touches (des claviers et du pédalier) ce réglage se fait sur le mécanisme intérieur en agissant sur de nombreux éléments mécaniques qui permettent d'accorder correctement les différents jeux des tuyaux de l'orgue. :










L'orgue de Saint Pierre (Notre Dame) est en moins bon état que celui de Saint Nicolas, il a besoin de bien des rénovations, voici d'autres photos de Noël Estrat :




Pour fêter la naissance de l'Association Orgues, Musiques et Voix et la superbe rénovation de l'église Saint Pierre (Notre Dame) par la Municipalité de Châtillon sur Seine, venez nombreux cet après-midi écouter le concert de Sylvain Pluyaut, à 16 heures !
Si Sylvain renonce à utiliser l'orgue de Saint Pierre, pas encore mis aux normes, il apportera bien sûr son orgue personnel !
Le concert est gratuit, mais, si vous le désirez, vous pourrez adhérer à Orgues, Musiques et Voix pour rendre l'association plus forte et encore plus performante pour animer de magnifique façon la vie culturelle Châtillonnaise, on compte sur vous !

Publié le 20 Juin 2019
Après la visite du château de Savigny les Beaune et son superbe musée de l'automobile et de l'aviation , les voyageurs sont arrivés à la gare de Bligny sur Ouche, où il devaient emprunter le fameux et célèbre petit train à vapeur de la vallée de l'Ouche.

Etablie depuis 1830, cette ligne est une des plus anciennes de France. Au début, elle servait au transport du charbon extrait à Epinac.
Depuis quelque temps une bande de passionnés a décidé de la remettre en service pour la plus grande joie du public.

Installés sur des banquettes en bois, les voyageurs sont partis pour une balade à travers la vallée de l'Ouche, à une vitesse comprise entre 15 et 20 km/h.


La locomotive commence a fumer....

Le conducteur surveille la fermeture des portes...


Est-ce que tout le monde a son billet ?

Le chef de gare va bientôt donner le signal du départ....


Le train s'ébranle alors sous une épaisse fumée, heureusement sans escarbilles !




La vallée de l'Ouche est verdoyante et paisible...

et les vaches regardent passer le train...

Une garde barrière agite son drapeau...

Le contrôleur demande les billets, pas moyen de resquiller !


Le train arrive au terminus, Pont d'Ouche.


Une photo de la jolie locomotive....

et de son conducteur...


Un bien charmant voyage qui rappelle le temps passé, et qui peut être couplé avec une croisière sur le canal de Bourgogne .
<ifra
Publié le 20 Juin 2019

Anne Bouhélier, Marielle Lefils, responsables bénévoles d'"Un Jour, une église", et Sophie Calvet de l'Office de Tourisme du pays Châtillonnais, ont présenté le programme des visites des églises Châtillonnaises aux bénévoles qui ont accepté de recevoir des visiteurs dans l'église de leur village et de la leur fait découvrir.

C'est , nous a dit Anne Bouhélier, la troisième année que ces visites passionnantes d'églises Châtillonnaises ont lieu, et elles ont connu depuis ce temps un très grand succès, car elles ont été très appréciées par le public intéressé par notre patrimoine.
Ces visites sont donc reconduites avec 37 églises à découvrir, soit 72 visites. Elle débuteront le 1er juillet et se poursuivront jusqu'au 12 septembre.
Bienvenue aux nouvelles églises ouvertes en 2019 : Nicey, Savoisy, Buncey, Vanvey et Saint-Phal.
"Un jour, une église" ce n'est pas une association, elle n'a pas de statuts, on y récolte pas de cotisations.... c'est simplement la réunion de passionnés du patrimoine qui donnent leur temps bénévolement pour faire connaître l'église de leur village.Un jour, une église existe aussi dans l'Aube et la Marne (271 églises ouvertes), la Haute-Marne (30 églises ouvertes) et l'Yonne (12 églises ouvertes)
Les visites durent une heure environ, il n'y a pas d'inscription, il faut regarder la liste que voici avec les dates et les horaires et s'y rendre.

Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais s'associe à cette belle découverte de notre patrimoine. L'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais a publié la liste des églises ouvertes et les horaires dans le mémento jaune distribué à tous les foyers du territoire
Il a remercié les bénévoles pour leur beau travail , les Maires de chaque commune qui ouvrent leurs églises, la paroisse avec monsieur le Curé Houdard, et le Musée qui a accueilli la réunion préparatoire aux visites en ses murs.

Jean Millot, Historien du territoire, accompagné par Michel Massé, a rappelé l'histoire de l'Eglise dans notre pays, depuis ses origines jusqu'à nos jours.

Ces notions sont utiles aux bénévoles, qui outre la présentation des édifices et de leur mobilier, sont souvent amenés à répondre à des questions particulières des visiteurs.

Une belle gravure ancienne a servi de prélude à la conférence de Jean Millot : la translation des reliques de saint Vorles de Marcenay à l'église Saint-Vorles de Châtillon sur Seine.
Superbe gravure où l'on voit le château des Ducs encore accolé à l'église !

Les relations entre l'Eglise et la Royauté ont évolué au cours des temps.
En 1438, le Roi rechercha un statut possible par rapport à l'Eglise, il voulait nommer les prêtres ce que le Pape refusa.
En 1516, le Roi François Ier, qui venait de gagner la bataille de Marignan, obtint un accord avec la Papauté et put nommer les évêques. Le Roi fut reconnu comme le véritable maître de l'Eglise de France.
Le concile de Trente qui dura dix-huit ans (avec des interruptions), eut pour but de lutter contre les idées protestantes en matière de doctrine et de réformer le clergé catholique qui, jusque-là, était l'objet de critiques violentes. Ce concile a renforcé l'unité des catholiques autour du pape dont la suprématie en matière de religion a été affirmée.
Il faut bien acquérir, a martelé Jean Millot, ce que veut dire l'expression "rite tridentin".
Le rite tridentin désigne, dans la liturgie catholique, la liturgie telle que codifiée à la suite du concile de Trente et employée de manière canonique par la plus grande partie de l'Église latine jusqu'à la réforme liturgique opérée par Paul VI à la fin des années 1960 dans le contexte du concile Vatican II.
En 1790, eut lieu la Constitution Civile du Clergé, qui autorisait la liberté de culte et permettait à l'Etat le faire élire évêques et curés.
Le Pape Pie VI refusa cette constitution et en 1794 la France se sépara de l'Eglise.
Sur cette image on voit à gauche Talleyrand, évêque d'Autun
Plus tard, en 1801, un concordat sera signé entre Pie VII et le Premier Consul .
La loi de 1905 ne fut pas acceptée par le Pape .
La réconciliation viendra en 1924 et verra la création des associations diocésaines.
Le Concile Vatican II bouleversera l'Eglise dans sa liturgie.
Après un exposé foisonnant, Jean Millot a demandé aux bénévoles de participer, par exemple en demandant quels étaient les vocables les plus utilisés dans le Châtillonnais (le vocable est le nom du saint Patron de l'église). Tout d'abord les vocables messianiques : le plus utilisé est Pierre, puis suivent la Nativité, Jean-Baptiste, Jacques, Madeleine... Il y a aussi beaucoup de vocables qui sont des noms d'évêques : Martin, Germain, Didier, Denis, Léger, Hilaire, Georges, Médard (devenu Marc).
Quelques photos anciennes d'intérieurs d'église ont suivi...il a été difficile de les reconnaître tant, autrefois, leur décor était très, très chargé !!

Auriez-vous reconnu Saint-Vorles ?
Après le concile de Vatican II tout a changé : la place de l'autel, les tenues des enfants de choeur...et des communiant(e)s !
Jean Millot a été très applaudi pour son érudition.
Dominique Masson a ensuite pris le relais et nous a conduit à l'intérieur de l'église Saint-Pierre qui vient d'être magnifiquement restaurée extérieurement par la Municipalité de Châtillon sur Seine.

Dominique Masson a expliqué comment au fil des temps les églises furent construites. Au début elles prirent la forme de la "basilica" romaine... puis on essaya de construire des voûtes, souvent sans succès, tout s'effondrait, et le bois dont on les construisait était souvent la proie d'incendies.

Puis on essaya d'améliorer la voûte, qu'on imagina en plein cintre, avec une clé de voûte, mais avec obligatoirement des contreforts extérieurs.
Les ouvertures étaient alors très petites.
Le style roman évolua ensuite vers le gothique avec d'abord des voûtes en arc brisé.., puis vers le gothique pur comme à Notre Dame de Paris.

L'église Saint Pierre se nommait autrefois Notre-Dame, c'était l'église de l'abbaye qui fut fondée par saint Bernard pour abriter les chanoines de saint Vorles.
Cette église servait de lieu de culte aux chanoines qui vivaient suivant la règle de saint Augustin, sous l'autorité d'un abbé.
L'abbaye connut bien des vicissitudes, déjà par le relâchement des moines, puis par la présence d'un abbé commendataire, M de Boisrobert qui avait été nommé pour, surtout, empocher les revenus de l'abbaye.
L'abbé Henri Lenet ramena le calme, embellit l'abbaye. C'est lui qui fit planter une allée d'arbres reliant l'abbaye à la porte de la ville, belle allée qui se nomme toujours le "cours l'Abbé".
Après la Révolution, l'abbaye devint un hôpital, le chœur de l'église fut ensuite démoli et l'on construisit des salles à l'intérieur.
Les administrateurs de l'hôpital firent venir des sœurs hospitalières pour soigner les malades. Ce sont ces sœurs qui réaménagèrent la nouvelle chapelle, avec le fond que nous voyons aujourd'hui.
La nouvelle église fut ensuite consacrée à saint Pierre. On l'appelle encore actuellement Notre Dame, mais ce n'est plus du tout son nom.
A l'origine, cette église a été construite comme celle de Fontenay dont elle possède les dimensions, elle avait une nef à face plate, sept travées entre quatre piliers, et aucune décoration comme le demandait l'ordre cistercien.

(illustration tirée de l'ouvrage de Dominique Masson "Châtillon sur Seine, 1000 ans d'histoire")

Les traces de la démolition du fond de l'église sont visibles lorsque l'on passe derrière le chœur :

On peut encore admirer de très belles pierres tombales présentes dans la nef :

comme celle-ci que j'ai réussi à photographier.

Dans la cour, touchant le Musée on voit une autre partie de l'église qui vient d'être restaurée, c'est ce qui reste du transept gauche qui n'avait pas été démoli.


Un grand merci à Dominique Masson pour cette visite très intéressante.
Dans l'article suivant, je publie des documents passionnants qu'il m'a fait parvenir sur l'abbaye Notre Dame.
D'autres explications très détaillées sont à consulter sur son extraordinaire ouvrage intitulé "Châtillon sur Seine, 1000 ans d'histoire", un livre que tout amoureux de notre ville doit absolument avoir dans sa bibliothèque !
J'avais publié un article sur l'église Saint Pierre il y a longtemps déjà . Sur des panneaux confectionnés par Dominique Masson, on pouvait prendre connaissance de renseignements sur les statues, les vitraux de l'église etc...
à consulter là :
http://www.christaldesaintmarc.com/l-eglise-saint-pierre-de-chatillon-sur-seine-a2594189
Lorsque j'avais rédigé cet ancien article, l'église Saint Pierre était dans un triste état extérieur, heureusement depuis cette année elle a été superbement restaurée.
Publié le 18 Juin 2019

Depuis des années la Pointerie, ancienne usine de clous, ancienne forge, est porte close.
Pourtant le week-end des Journées des Moulins les nouveaux propriétaires ont décidé de faire découvrir ce lieu d’exception, de le raconter le plus possible, de montrer l’ancienne turbine qui est toujours en l’état.
Cette visite était organisée par Association des Riverains Propriétaires d'Ouvrages Hydrauliques du Châtillonnais (ARPOHC).

A Chamesson, au sud de Châtillon sur Seine, existait autrefois une fabrique mécanique de pointes d'origine parisienne, installée en 1854 et qui a fonctionné jusqu'en 1938.
Cette pointerie qui faisait partie du groupe de la Société Châtillon-Commentry, avait succédé à la forge dite "du Bas" datant du 18ème siècle.
La prospérité de cette usine était alimentée par le besoin énorme de pointes nécessaires pour les constructions parisiennes.
En effet, à cette époque, les constructions hausmaniennes battaient leur plein et il fallait des pointes pour clouer les charpentes...
Les métiers à pointes et les frottoirs étaient actionnés par une turbine hydraulique utilisant l'eau de la Seine..
Voici le bief tel qu'on peut le voir actuellement..


Des vannes obturent le bief....

Nous allons les voir de plus près.


D'autres vannes, plus loin, ont été refaites avec la participation des propriétaires du château de Chamesson...

les voici :



Jacqueline Cormier, dont le grand-père a été directeur de la pointerie de Chamesson, avait apporté des photos montrant les machines qui fonctionnaient en 1933.
Les nouveaux propriétaires ont été fort intéressés par ces documents qui sont des témoignages précieux du passé.

Christian Jacquemin, Président de l'ARPOHC a commenté ces photographies aux visiteurs. On y voit des machines à faire les clous, des machines à polir et des machines qui faisaient les têtes de clous.

Jacqueline Cormier me les a confiées et m'a permis de les publier sur le blog, merci à elle !
les voici :

Je les ai isolées pour mieux voir les détails, le nombre de machines est impressionnant !



Une photographie de l'usine lors d'inondations :

La photo du Directeur (au centre) entouré de ses ouvriers et employés.
Il y avait environ 70 personnes qui travaillaient dans cette usine de pointes, on y réalisait 6 500 tonnes de clous par an !!
Nous nous dirigeons vers les salles, où subsistent encore certains objets du passé métallurgique de la pointerie, en repassant au dessus du bief.

Lorsque la hauteur de l'eau n'était pas suffisante, on utilisa de 1890 à 1900, une machine à vapeur pour faire tourner les machines à fabriquer les clous. On voit encore la cheminée de cette machine à vapeur au fond de cet atelier.

Christian Jacquemin a expliqué aux visiteurs le fonctionnement de la machine à vapeur.

Le fer est toujours présent...

Nous voici dans la salle de la turbine...

La turbine est encore en bon état, elle pourrait marcher si la hauteur d'eau était suffisante, ce qui n'est pas le cas actuellement.

D'autres anciens moteurs subsistent...

ainsi que les tableaux d'alimentation en électricité.

Une maquette montrant les différents bâtiments de la pointerie nous fait mieux comprendre la grande importance qu'avait cette usine autrefois et sa grande surface puisqu'elle s'étendait sur 4,6 hectares.
La pointerie de Chamesson cessa ses activités en 1938, lui succéda une entreprise de machines agricoles.

Un stagiaire en architecture a étudié l'histoire de la pointerie, il a réalisé des panneaux fort intéressants sur ce souvenir du passé métallurgique du Châtillonnais :





Un dernier coup d'oeil en partant aux bâtiments des ouvriers. La jeune équipe qui a acheté le site espère pouvoir réhabiliter des logements, et aussi faire de ce lieu chargé d'histoire, un centre culturel...
Ce serait vraiment merveilleux de voir renaître, sous une autre forme, ce patrimoine cher aux Chamessonnais.
L'équipe nous a promis de nous tenir au courant de l'évolution du lieu.
Alors bon courage et bonne chance à ces passionnés que j'espère revoir bientôt...

Publié le 18 Juin 2019
Après la visite, le matin du 1er juin, des collections des âges préhistoriques, gallo-romains et mérovingiens du Musée National de l'Archéologie de Saint-Germain en Laye, l'après-midi à été consacrée à la découverte des collections du premier âge du fer, guidée par Bruno Chaume, Président de notre Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.
Des collections qui nous intéressent évidement beaucoup, car notre territoire a été extrêmement riche en découvertes extraordinaires de cette période, comme celle de la sépulture de la Dame de Vix.

Bruno Chaume, Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais a commenté les objets présentés dans les vitrines, celles-ci renfermant des collections souvent extraordinaires, comme celles de Sainte Colombe sur Seine et de Magny-Lambert (mais d'autres aussi en France, ne soyons pas chauvins !).

Mais avant la présentation des collections de l'âge du fer, le président de la SAHC a tenu à nous présenter une superbe collection de cuirasses qui n'ont pas été trouvées dans le Châtillonnais, mais à Marmesse, en Haute Marne. Ce dépôt a été exhumé sous la direction de René Joffroy qui fut conservateur à Châtillon sur Seine et qui fut aussi un des deux "inventeurs" de la tombe de Vix.
René Joffroy fut ensuite conservateur du Musée National de Saint-Germain en Laye, l'invention de la tombe de Vix ayant beaucoup joué en faveur de cette nomination bien évidemment....


Voici une partie des collections trouvées dans le tumulus de "La butte" à Sainte Colombe sur Seine (à noter que certains autres objets sont exposés au Musée du Pays Châtillonnais comme le bassin et son trépied, situés dans la salle précédant celle du Vase de Vix)
Bruno Chaume nous les indique, elles sont à la droite de cette vitrine.

La « princesse » bourguignonne qui possédait ces bijoux mesurait plus d’1,80 m. Elle reposait sur la caisse d’un luxueux char à quatre roues tiré par deux chevaux. Les quatre roues, soigneusement enveloppées dans du tissu, étaient placées à plat de chaque côté du corps.
Un large bracelet en or, au décor géométrique très moderne, était porté à chacun des bras de cette aristocrate.
La feuille d’or est décorée au repoussé et à l’estampage dans la longueur, d’un groupe de lignes longitudinales et de bandes de x accolés. Aux extrémités, d’étroites barrettes décorées de bossettes sont rapportées par soudure.

Ces deux boucles d'oreilles identiques sont formés d’un ruban en or décoré au repoussé et par estampage de lignes droites et de zigzags (couchés accolés). Sur la face extérieure sont soudées seize rangées de deux petites capsules constituées chacune de trois cupules soudées. Etant donnés leur taille et leur poids (environ 25 grammes chacune), la princesse de Sainte-Colombe pouvait-elle encore bouger sa tête lorsqu’elle portait ses boucles d’oreilles ?


Voici maintenant une partie des objets retrouvés à Magny-Lambert. Ils se trouvent au centre de la vitrine :
(NB il est difficile de retrouver les collections qui nous intéressent, car elles sont mélangées dans les vitrines avec celles venues d'autres endroits, par exemple à gauche ce sont des jambières de Veuxhaulles sur Aube que je montrerai plus loin)

Sépulture féminine du tumulus de la Combe Bernard, vers 1250 avant JC :
Objets en bronze : jambière ou bracelet à spirales, bracelets torsadés, épingle à tête côtelée, torque à extrémités enroulées, bague en spirale , aiguille à chas.
Objet en or : applique circulaire en or estampé.


Sépulture masculine du Monceau-Laurent à Magny-Lambert :
Le diamètre original de ce tumulus a été estimé à près de 41m, il date du septième siècle avant notre ère.
Le guerrier reposait sur une sorte de dallage de pierres plates aménagé sur un terrain bien nivelé. Il était accompagné d’un mobilier funéraire associant la longue épée en fer à un rasoir en bronze, ainsi que de la vaisselle à boire (une ciste, un puisoir, un bol) et des restes de vases en céramique.

La ciste est un récipient métallique en forme de seau cylindrique.
On y mettait de l’hydromel ou du vin qui servait à la boisson des convives et aux libations offertes aux dieux lors d’un repas funéraire. Cette ciste, composée de feuilles de bronze chaudronnées rivetées, possède des renflements horizontaux parallèles appelés « cordons ». Le fond semble avoir été réparé dans l’Antiquité avec une plaque de bronze fixée par trois rivets.
Deux anses sont fixées par des clous à tête conique à la partie supérieure du récipient. Deux pendeloques, qui portent sur les côtés deux têtes de palmipèdes stylisées, sont accrochées à chacune des anses.

Cette coupe est en bronze martelé. Le bord est plat et le fond présente un double ombilic. L’ornementation sur le dessus de l’épaule consiste en une forte cannelure.

Ce rasoir de bronze reposait à 25cm de la tête du défunt. Il possède une bélière de suspension et sa lame ajourée présente deux ouvertures triangulaires symétriques. Son association est fréquente, dans les sépultures contemporaines des tumulus bourguignons, avec la grande épée de fer. Dans la tombe, il voisinait avec la vaisselle à boire.

D'autres tumulus du Châtillonnais
Sépulture de Veuxhaulles sur Aube
Vers 1250 avant JC : deux jambières à spirales en bronze finement gravées.

Perles en ambre des sépultures de Quémigny sur Seine, de Duesme, et de Minot :


Sépulture d'Orret, 6ème siècle avant notre ère :
Anneaux de jambe en alliage cuivreux :

Sépulture de Minot :
Bracelet en alliage cuivreux portés aux avant-bras :

A Minot toujours une plaque de ceinture à décor estampé et un torque tubulaire en alliage cuivreux :

Sépulture de Quémigny sur Seine , tumulus "Les Leveaux" :
bouterolle de fourreau en alliage cuivreux :

Quémigny toujours : bracelet à tampons à décor occulé en bronze

Sépulture de Baigneux les Juifs "tumulus de la Corvée" :
Rasoir en forme de croissant à dos échancré

A Vix, Mont Lassois , sondage du "Champ Fossé" :
Fibule à ressort en arbalète et anneau, tous deux en alliage cuivreux :

A Vix, au Mont Lassois, sondage du Champ Fossé
Bruno Chaume nous montre ....

des tessons de céramique peinte, 6ème siècle avant notre ère.
D'autres découvertes exceptionnelles en France :

A gauche de la vitrine on peut voir une "ceinture" en or, de 2,51kg...

et à droite ce cône en or (peut-être une coiffure ?)


De nombreux outils parmi lesquels quantité de haches en bronze :

Une superbe ceinture, ou collier...

Dans cette vitrine, deux armes du 6ème siècle avant notre ère : un poignard à antennes et une épée à poignée à sphères, fort semblable, nous dit Bruno Chaume, à celles trouvées à Vix.

Et encore bien d'autres vitrines nous présentaient beaucoup d'objets de l'âge du fer trouvés en France.


Pour visiter le Musée National de l'Archéologie, il faudrait bien deux jours...tout est si intéressant ...
Nous avons pu néanmoins admirer beaucoup de très beaux témoins du passé, en particulier de celui de notre Châtillonnais, et c'est bien l'essentiel.
Publié le 18 Juin 2019
Le voyage annuel de la Société Archéologique et historique du Châtillonnais, nous a conduits dans un lieu prestigieux que j'avais depuis très longtemps envie de visiter : le Musée National de l'Archéologie de Saint Germain en Laye.
En effet ce musée contient des collections qui proviennent du Châtillonnais, puisqu'à l'époque de leur découverte, le Musée du Pays Châtillonnais n'existait pas.
Voici les adhérents à la descente du car, sous un temps estival inespéré.

Quelques mots sur le Château de Saint Germain-en-Laye :
Résidence royale depuis Louis VI le Gros, au XIIe siècle, Saint-Germain-en-Laye fut à la fois un séjour de plaisance et un lieu de pouvoir des rois de France.
De nombreux édits royaux ou traités ont été signés à Saint-Germain-en-Laye, jusqu'au traité de 1919 qui mit officiellement fin à la guerre avec l'Autriche.
Saint Louis résida souvent ici et nous légua la chapelle gothique. François Ier construisit, sur les fondations du vieux château de Charles V, un palais Renaissance.
Henri II et Henri IV bâtirent à côté un second édifice, dit le Château-Neuf, qui était situé à l'emplacement de l'actuel Pavillon Henri IV.
Le Roi-Soleil naquit à Saint-Germain en 1638 et y passa, à partir de 1666, l'essentiel des premières années de son règne personnel, avant son installation à Versailles en 1682.
Même un roi d'Angleterre en exil vécut là avec toute sa cour ! Louis XIV prêta en effet le Château-Vieux (celui de François Ier) à Jaques II Stuart à la fin du XVIIe siècle.
Puis, délaissée, la résidence royale traversa de sombres années : le Château-Neuf fut rasé, le Château-Vieux devint un pénitencier militaire.
En piteux état et promis à la destruction, il fut sauvé grâce à la création, par Napoléon III, d'un musée d'archéologie.
Quelques images extérieures du magnifique château de Saint-Germain en Laye.

L'entrée se fait par un pont en pierre.



La cour intérieure est superbe, typique de la Renaissance : toits en terrasses, appareil en pierre mêlée de briques.
La traversée de la cour, ouverte au public, permettait au Roi de se montrer à ses sujets lorsqu'il se rendait à la messe du matin.

Trois tours enserrent des escaliers à vis, surmontés de coupoles de pierre qui permettaient un accès direct au "logis".


Ce château a été dédié à l'archéologie par Napoléon III.
Cette salle qui maintenant contient des vitrines, était autrefois une salle de bal.

La salle possède une grandiose cheminée...

ornée de la salamandre de François Ier.

et de ses initiales.

Même le plafond est décoré de fleurs de lys...

Sur un palier de l'escalier, un clin d'œil à notre région, avec cette reproduction de la statue de Vercingétorix à Alésia, voulue par le créateur du Musée...

Napoléon III :

Nous avons fait, durant une heure (c'était vraiment trop court !), avec une conférencière, la visite générale des collections du Musée ( hors Âges du fer qui devaient être présentées l'après-midi par Bruno Chaume.)
Visite bien trop rapide qui ne m'a pas permis d'admirer toutes les collections du Premier Moyen-Âge, et je le regrette.
Nous avons tout d'abord admiré:
les collections allant du Paléolithique au Mésolithique :


La merveille des merveilles c'est la tête minuscule de "La dame à la capuche, ou dame de Brassempouy" sculptée vers - 25 000 ans avant notre ère, incroyable....

Des sagaies et des harpons (entre -17 000 et- 9 000ans avant JC)

Des sculptures en bois de renne :


Un superbe propulseur sculpté figurant trois têtes de chevaux :

Puis la société Gallo-Romaine , IIIème siècle après JC.
Cette mosaïque dite des Saisons a été découverte à Saint-Romain-en-Gal (Rhône) Elle mesurait à l'origine 8,86 mètres sur 4,48 mètres et était constituée de 40 tableaux.
Il n'en reste que 22 maintenant dont 4 ont été endommagés par un incendie.


Voici quelques superbes scènes champêtres présentant la vie des agriculteurs au cours des saisons :





Des vitrines présentent différents aspects de la vie gallo-romaine.


Le trésor de Rethel, 270 après JC :

Une autre partie du Musée présente le Premier Moyen-Âge du Vème au XIème siècle après JC :
Cette vitrine présente les bijoux de la Reine Arégonde, morte vers 580 après JC. Elle était l'épouse de Clotaire 1er et la mère de Chilpéric 1er.
Nous n'avons malheureusement pas pu voir la suite, faute de temps....




La pause de midi a eu lieu dans un restaurant situé face au château de Saint-Germain en Laye, le Soubise.





L'après-midi, guidés par Bruno Chaume, Président de la SAHC, nous avons parcouru les collections de l'âge du fer, qui nous intéressaient tout spécialement puisque certaines présentaient des objets trouvés dans notre Châtillonnais (Sainte Colombe sur Seine, Magny-Lambert, Minot, Baigneux les Juifs, Orret, Quémigny sur Seine et...Vix)
Je vous les montrerai bientôt.
Publié le 17 Juin 2019
Le 16 juin, le "Saint Patron" de la ville de Châtillon sur Seine, saint Vorles, a été fêté par la Confrérie qui lui est dédiée.
Les membres de la Confrérie, accompagnés par les musiciens de la Lyre Châtillonnaise, sont partis du kiosque du jardin de la Mairie, en portant le buste reliquaire du saint et son bâton de procession.
Ils se sont dirigés vers l'église Saint-Vorles en gravissant bien des marches...
Dominique Masson a réalisé des photos qu'il a bien voulu confier au blog, les voici, merci à lui !
















La famille Voinchet a hébergé chez elle, en 2018, la statue de saint Vorles

Jean-François Grenier m'a donné quelques renseignements sur cette belle cérémonie, et je l'en remercie :



Le Grand Maître de la Confrérie Saint-Vorles, Vorles Morlot, a remis la médaille de Saint-Vorles à Mathilde Raymond pour le temps passé à l'aumonerie:

La famille Lécuyer a reçu la statue de saint Vorles qu'elle conservera chez elle pour l'année 2019.


Publié le 16 Juin 2019
Dix minutes pour découvrir une sculpture, une pièce architecturale, un objet phare des collections archéologiques du musée : voilà le défi qui a été lancé par le Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix pour ces Journées de l'Archéologie.
Les médiatrices présentes dans les salles ont offert aux visiteurs dix minutes de plaisir et d'émotion tout au long de la journée les samedi 15 et dimanche 16 juin 2019.
Une de ces médiatrices nous a entraînés auprès d'une sculpture trouvée à Nod sur Seine, il s'agit de l'enlèvement d'Europe par Zeus.
Elle nous a raconté l'histoire de ce mythe, qui est passé de la Grèce à Rome, puis au monde gallo-romain.

Europe était la fille du roi de Tyr, une ville de Phénicie.
Un jour, Zeus la rencontra sur une plage de Sidon, et voulut la séduire.
Pour cela il se métamorphosa en taureau blanc, afin de l'approcher sans l'apeurer et échapper à la jalousie de son épouse Héra.
Imprudente, Europe s'approcha de lui.
Chevauchant l'animal, elle fut enlevée sur l'île de Crète à Gortyne, puis céda à Zeus qui avait repris forme humaine.
De leur union naquirent Minos, Rhadamanthe et Sarpédon.
Plus tard, Europe fut donnée par Zeus comme épouse au roi de Crète Astérion.

Un peu plus loin, dans la salle de Vertillum, nous admirons la statue de Minerve qui a été trouvée lors des fouilles de la ville.
Depuis toujours, j'étais persuadée que Minerve (Athéna en Grèce) était née de la cuisse de Jupiter !! *
Eh bien non, nous dit l'animatrice, elle est sortie de sa tête !
Et elle nous a conté cette histoire fabuleuse.
Ayant entendu dire que si Métis, la Titanide, qui se métamorphosait constamment pour lui échapper, avait un fils, Jupiter serait détrôné par lui.
Ce dernier la fit se transformer...en goutte d'eau qu'il avala aussitôt, car il savait que Métis était enceinte d'une fille et voulait avoir le contrôle de la naissance.
Quelques mois plus tard, Jupiter fut pris d'un violent mal de tête et demanda à Vulcain de lui fendre le crâne .
Minerve sortit alors du crâne du roi des Dieux, déjà ceinte de son armure, casquée et armée d'une lance.
*C'est Bacchus qui sortit de la cuisse de Jupiter nous a dit l'animatrice !
La statue de Vertillum est très grande, aussi on on ne peut voir les détails de son casque. Mais à l'aide d'un miroir, c'est possible !


En direction des enfants, l'animatrice a présenté une tablette de cire, utilisée dans le monde antique.
Cette tablette est formée d'une plaquette évidée sur presque toute sa surface en conservant un rebord de quelques millimètres qui fait cadre. De la cire est coulée dans la partie en dépression puis lissée. L'écriture se fait en gravant les caractères sur la cire à l'aide de l'extrémité pointue d'un instrument appelé style (aujourd'hui plus fréquemment appelé stylet). Ils peuvent être effacés en lissant la cire avec l'autre extrémité, plate, du style, après l'avoir ramollie.
L'animatrice nous a fait une démonstration de l'écriture sur cire, et de son effacement :

Ce fut une visite très intéressante et instructive, au sujet d'objets et de statues, dont souvent nous ne connaissons pas le sens.
Il me semble avoir entendu dire que ces initiations auront lieu plus souvent au Musée à l'avenir, ce qui serait une excellente initiative !
Publié le 16 Juin 2019
J'ai publié dernièrement un article sur le tournage d'une vidéo par les élèves de 6ème, et leurs professeurs, du Collège Henri Morat de Recey sur Ource.
Cette vidéo, intitulée "ArchéoVix, un collège enquête", dont le scénario avait été écrit et tourné par les élèves, aidés de leurs professeurs, met en scène la "Princesse de Vix" venue de l'au-delà, et qui va retrouver au Musée les objets de son quotidien....
Les élèves de CM2 de l'école Marmont le matin, et les CM2 de l'école Cailletet l'après-midi, ont été invités à la projection de la vidéo au Musée du pays Châtillonnais. L'après-midi, les parents des élèves de Recey sur Ource ont été conviés également à découvrir le travail de leurs enfants.

Les élèves de l'école Cailletet étaient attendus avec impatience par leurs copains de Recey sur Ource, car ils avaient hâte de leur montrer le fruit de leur travail !

Les élèves de CM2 de l'école Cailletet accompagnés par leur professeur des Ecoles, également Directrice, ont été accueillis par Patricia Janeux qui a été l'instigatrice de ce merveilleux projet éducatif.

Catherine Monnet Conservatrice du Musée du pays Châtillonnais et Eric Dudouet adjoint à la Culture à la Communauté de Communes (en charge du Musée), ont accueilli les parents, les collégiens, les écoliers, et les enseignants.

Les jeunes vidéastes se sont présentés au public, chacun disant le plaisir qu'ils ont pris à tourner cette vidéo...

Mais aussi tous les bénéfices qu'ils en ont retirés, non seulement en connaissances, mais aussi en solidarité.

En introduction à la nouvelle fouille de la tombe de la Dame de Vix ,programmée à partir du 19 août 2019 sous la direction de l'INRAP, et dans le cadre des missions pédagogiques du musée, les élèves du collège de Recey-sur-Ource ont imaginé et réalisé ce court-métrage encadrés par leur professeur d’histoire, Johann Gressé , leur professeur de français et de latin, Sophie Schembri et Angeline Marzec, documentaliste.
Après une intervention du personnel du musée au collège, la rencontre avec un archéologue de l’INRAP et une découverte des collections de Vix, les élèves ont créé les personnages, écrit les dialogues, recherché les costumes et construit le scénario .
L'histoire imaginée par les collégiens est celle du fantôme de la dame de Vix qui se retrouve à l'entrée du musée. Invisible aux yeux des visiteurs, elle pénètre dans ce lieu où elle retrouve des objets familiers ...
Les élèves ont joué le rôle de visiteurs qui s'interrogent sur le cratère et les objets de banquet tandis que d'autres ont endossé le rôle d'archéologues dans leurs différentes spécialités.
Ces derniers sont intervenus sous forme de décrochés pour répondre aux questions et faire le point sur les connaissances actuelles de la tombe de Vix et de la Dame mais aussi sur les zones d'ombre de cette découverte que la nouvelle fouille tentera de lever.
Voici quelques images, volées sur l'écran, de cette vidéo vraiment sensationnelle (quelques sous-titres ont été ajoutés pour que les dialogues soient bien compris par les spectateurs ).












Beaucoup d'applaudissements ont salué le magnifique travail des collégiens de 6ème du Collège Henri Morat de Recey sur Ource. J'avoue qu'après avoir vu le début du tournage, je ne m'attendais à une telle perfection !!
à tous !
Johann Gressé , Professeur d'histoire et Sophie Schembri, professeur de français et de latin, ont répondu aux questions des spectateurs sur l'écriture du scénario, sur les prises de vues, sur le montage de la vidéo etc...


Patricia Janeux a relaté son travail avec les élèves et David Chartier, le Principal du Collège Henri Morat, qui a participé au montage du film, a dit sa satisfaction de la réalisation d'un si beau projet éducatif .

Catherine Monnet, Conservatrice du Musée du pays Châtillonnais a précisé que la vidéo serait présentée au public au Musée, au moment des nouvelles fouilles du tumulus de Vix. En effet, l'accès aux fouilles étant interdit, un point journalier sera présenté aux visiteurs et la vidéo "ArchéoVix un collège enquête" sera une bonne initiation à ce que fut la découverte du trésor de Vix et son contenu.

Les élèves de 6ème du Collège Henri Morat de Recey sur Ource, Patricia Janeux, leur Principal, leurs professeurs et leur documentaliste ont posé pour la photo-souvenir, à côté de la statue de la "Dame de Vix".

Les élèves de CM2 de l'école Louis Cailletet de Châtillon sur Seine, et leur Directrice ont fait de même.

Voici l'équipe pégagogique du Collège Henri Morat de Recey sur Ource :
De gauche à droite : Sophie Schembri, Professeur de français et de latin, David Chartier, Principal du Collège Henri Morat, Angéline Marzec Documentaliste, et Johann Gressé, Professeur d'histoire.

L'équipe pédagogique a été ensuite rejointe par madame Catherine Monnet Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais, et Eric Dudouet, Adjoint à la Cuture à la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais (en charge du Musée).

Il est à souhaiter que cette vidéo soit projetée dans toutes les écoles du Pays Châtillonnais (et même au delà !) comme exemple d'un beau travail pédagogique collectif, mais aussi comme document historique sur ce qui fait notre richesse, c'est à dire l'existence sur notre territoire d'une civilisation hallstattienne de première grandeur.
Publié le 13 Juin 2019

Pour fêter la restauration extérieure de l'église Saint-Pierre (ex Notre-Dame), la Municipalité de Châtillon sur Seine et l'Association "Orgues, Musiques et Voix" y ont proposé un concert de Sylvain Pluyaut, organiste de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon et professeur d'orgue au CRR.
L'orgue de l'église Saint-Pierre est très beau visuellement, derrière sa jolie tribune, mais, hélas, il n'est guère performant actuellement
Sylvain Pluyaut a donc préféré venir avec son orgue portatif.

Hubert Brigand, Maire de Châtillon a rappelé que l'église Saint-Pierre était en mauvais état, sa toiture surtout. La Commune a donc décidé de le refaire et en même temps de rénover l'extérieur. Le coût de ces travaux a été élevé, mais ce patrimoine le méritait.
Monsieur le Maire a été très heureux de voir terminée cette belle rénovation, et pour la fêter, la Municipalité s'est alliée à Orgues, Musiques et Voix pour offrir un concert de qualité aux Châtillonnais venus très nombreux.

Sylvain Pluyaut a expliqué pourquoi l'orgue de Saint-Pierre n'est pas performant : tout d'abord il a été conçu surtout pour accompagner les chants de messes et non des œuvres musicales importantes, et de plus il faut qu'il soit remis en état.
Néanmoins l'organiste a décidé d'y jouer une petite composition nommée "Elévation".


Le concert a commencé par "Fanfare" de L.N.Lemmens (1823-1881)

puis a continué par le Prélude et fugue en ré , Bwv 532 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Comme il nous l'avait promis Sylvain Pluyaut est monté sur la galerie pour interpréter sur l'orgue de l'église "Elévation" de Louis-James Alfred Lefébure -Wély (1817-1869)

Revenu à son orgue personnel, l'organiste a joué :
Une Pièce en Ut mineur de César Franck ((1822-1890), puis Offertoire de Jacques-Louis Battmann , organiste à Notre-Dame de Dijon, Boléro de concert et Andante, Chœur de voix humaines de L.J.A. Lefébure-Wély, Toccata gothique, Prière à Notre-Dame de Léon Boëlmann (1862-1897)

Avant d'interpréter Air et variations, extraits de Zoroastre du Dijonnais Jean-Philippe Rameau (1685-1764), il nous a confié que pour lui, Rameau surpassait Jean-Sébastien Bach par ses compositions de pièces pour orgues, vivantes, aériennes et épurées.

Pour terminer ce merveilleux concert Sylvain Pluyaut a joué la Toccata de G.Mushel (1909-1989)

Sylvain Pluyaut a été très applaudi, et rappelé plusieurs fois.


Il nous a offert ensuite, très généreusement, deux autres morceaux dont un "Ave Maria", dédié à celle qui, en statue, dominait l'autel et l'assistance.

Publié le 13 Juin 2019

Pour fêter la restauration extérieure de l'église Saint-Pierre (ex Notre-Dame), la Municipalité de Châtillon sur Seine et l'Association "Orgues, Musiques et Voix" y ont proposé un concert de Sylvain Pluyaut, organiste de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon et professeur d'orgue au CRR.
L'orgue de l'église Saint-Pierre est très beau visuellement, derrière sa jolie tribune, mais, hélas, il n'est guère performant actuellement
Sylvain Pluyaut a donc préféré venir avec son orgue portatif.

Hubert Brigand, Maire de Châtillon a rappelé que l'église Saint-Pierre était en mauvais état, sa toiture surtout. La Commune a donc décidé de le refaire et en même temps de rénover l'extérieur. Le coût de ces travaux a été élevé, mais ce patrimoine le méritait.
Monsieur le Maire a été très heureux de voir terminée cette belle rénovation, et pour la fêter, la Municipalité s'est alliée à Orgues, Musiques et Voix pour offrir un concert de qualité aux Châtillonnais venus très nombreux.

Sylvain Pluyaut a expliqué pourquoi l'orgue de Saint-Pierre n'est pas performant : tout d'abord il a été conçu surtout pour accompagner les chants de messes et non des œuvres musicales importantes, et de plus il faut qu'il soit remis en état.
Néanmoins l'organiste a décidé d'y jouer une petite composition nommée "Elévation".


Le concert a commencé par "Fanfare" de L.N.Lemmens (1823-1881)

puis a continué par le Prélude et fugue en ré , Bwv 532 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Comme il nous l'avait promis Sylvain Pluyaut est monté sur la galerie pour interpréter sur l'orgue de l'église "Elévation" de Louis-James Alfred Lefébure -Wély (1817-1869)

Revenu à son orgue personnel, l'organiste a joué :
Une Pièce en Ut mineur de César Franck ((1822-1890), puis Offertoire de Jacques-Louis Battmann , organiste à Notre-Dame de Dijon, Boléro de concert et Andante, Chœur de voix humaines de L.J.A. Lefébure-Wély, Toccata gothique, Prière à Notre-Dame de Léon Boëlmann (1862-1897)

Avant d'interpréter Air et variations, extraits de Zoroastre du Dijonnais Jean-Philippe Rameau (1685-1764), il nous a confié que pour lui, Rameau surpassait Jean-Sébastien Bach par ses compositions de pièces pour orgues, vivantes, aériennes et épurées.

Pour terminer ce merveilleux concert Sylvain Pluyaut a joué la Toccata de G.Mushel (1909-1989)

Sylvain Pluyaut a été très applaudi, et rappelé plusieurs fois.


Il nous a offert ensuite, très généreusement, deux autres morceaux dont un "Ave Maria", dédié à celle qui, en statue, dominait l'autel et l'assistance.

Publié le 13 Juin 2019

Pour fêter la restauration extérieure de l'église Saint-Pierre (ex Notre-Dame), la Municipalité de Châtillon sur Seine et l'Association "Orgues, Musiques et Voix" y ont proposé un concert de Sylvain Pluyaut, organiste de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon et professeur d'orgue au CRR.
L'orgue de l'église Saint-Pierre est très beau visuellement, derrière sa jolie tribune, mais, hélas, il n'est guère performant actuellement
Sylvain Pluyaut a donc préféré venir avec son orgue portatif.

Hubert Brigand, Maire de Châtillon a rappelé que l'église Saint-Pierre était en mauvais état, sa toiture surtout. La Commune a donc décidé de le refaire et en même temps de rénover l'extérieur. Le coût de ces travaux a été élevé, mais ce patrimoine le méritait.
Monsieur le Maire a été très heureux de voir terminée cette belle rénovation, et pour la fêter, la Municipalité s'est alliée à Orgues, Musiques et Voix pour offrir un concert de qualité aux Châtillonnais venus très nombreux.

Sylvain Pluyaut a expliqué pourquoi l'orgue de Saint-Pierre n'est pas performant : tout d'abord il a été conçu surtout pour accompagner les chants de messes et non des œuvres musicales importantes, et de plus il faut qu'il soit remis en état.
Néanmoins l'organiste a décidé d'y jouer une petite composition nommée "Elévation".


Le concert a commencé par "Fanfare" de L.N.Lemmens (1823-1881)

puis a continué par le Prélude et fugue en ré , Bwv 532 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Comme il nous l'avait promis Sylvain Pluyaut est monté sur la galerie pour interpréter sur l'orgue de l'église "Elévation" de Louis-James Alfred Lefébure -Wély (1817-1869)

Revenu à son orgue personnel, l'organiste a joué :
Une Pièce en Ut mineur de César Franck ((1822-1890), puis Offertoire de Jacques-Louis Battmann , organiste à Notre-Dame de Dijon, Boléro de concert et Andante, Chœur de voix humaines de L.J.A. Lefébure-Wély, Toccata gothique, Prière à Notre-Dame de Léon Boëlmann (1862-1897)

Avant d'interpréter Air et variations, extraits de Zoroastre du Dijonnais Jean-Philippe Rameau (1685-1764), il nous a confié que pour lui, Rameau surpassait Jean-Sébastien Bach par ses compositions de pièces pour orgues, vivantes, aériennes et épurées.

Pour terminer ce merveilleux concert Sylvain Pluyaut a joué la Toccata de G.Mushel (1909-1989)

Sylvain Pluyaut a été très applaudi, et rappelé plusieurs fois.


Il nous a offert ensuite, très généreusement, deux autres morceaux dont un "Ave Maria", dédié à celle qui, en statue, dominait l'autel et l'assistance.

Publié le 13 Juin 2019

Pour fêter la restauration extérieure de l'église Saint-Pierre (ex Notre-Dame), la Municipalité de Châtillon sur Seine et l'Association "Orgues, Musiques et Voix" y ont proposé un concert de Sylvain Pluyaut, organiste de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon et professeur d'orgue au CRR.
L'orgue de l'église Saint-Pierre est très beau visuellement, derrière sa jolie tribune, mais, hélas, il n'est guère performant actuellement
Sylvain Pluyaut a donc préféré venir avec son orgue portatif.

Hubert Brigand, Maire de Châtillon a rappelé que l'église Saint-Pierre était en mauvais état, sa toiture surtout. La Commune a donc décidé de le refaire et en même temps de rénover l'extérieur. Le coût de ces travaux a été élevé, mais ce patrimoine le méritait.
Monsieur le Maire a été très heureux de voir terminée cette belle rénovation, et pour la fêter, la Municipalité s'est alliée à Orgues, Musiques et Voix pour offrir un concert de qualité aux Châtillonnais venus très nombreux.

Sylvain Pluyaut a expliqué pourquoi l'orgue de Saint-Pierre n'est pas performant : tout d'abord il a été conçu surtout pour accompagner les chants de messes et non des œuvres musicales importantes, et de plus il faut qu'il soit remis en état.
Néanmoins l'organiste a décidé d'y jouer une petite composition nommée "Elévation".


Le concert a commencé par "Fanfare" de L.N.Lemmens (1823-1881)

puis a continué par le Prélude et fugue en ré , Bwv 532 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

Comme il nous l'avait promis Sylvain Pluyaut est monté sur la galerie pour interpréter sur l'orgue de l'église "Elévation" de Louis-James Alfred Lefébure -Wély (1817-1869)

Revenu à son orgue personnel, l'organiste a joué :
Une Pièce en Ut mineur de César Franck ((1822-1890), puis Offertoire de Jacques-Louis Battmann , organiste à Notre-Dame de Dijon, Boléro de concert et Andante, Chœur de voix humaines de L.J.A. Lefébure-Wély, Toccata gothique, Prière à Notre-Dame de Léon Boëlmann (1862-1897)

Avant d'interpréter Air et variations, extraits de Zoroastre du Dijonnais Jean-Philippe Rameau (1685-1764), il nous a confié que pour lui, Rameau surpassait Jean-Sébastien Bach par ses compositions de pièces pour orgues, vivantes, aériennes et épurées.

Pour terminer ce merveilleux concert Sylvain Pluyaut a joué la Toccata de G.Mushel (1909-1989)

Sylvain Pluyaut a été très applaudi, et rappelé plusieurs fois.


Il nous a offert ensuite, très généreusement, deux autres morceaux dont un "Ave Maria", dédié à celle qui, en statue, dominait l'autel et l'assistance.











