Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 11 Novembre 2019

Après la brillante conférence de Claude Grapin sur "les sources du pèlerinage de sainte Reine" :

http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

Le colloque  s'est poursuivi avec trois autres interventions.

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Gérard Stassinet, Président de l'association Desnoyers-Blondel, nous a confié qu'il y a plus de vingt ans, paraissait l'ouvrage "Reine au Mont Auxois", consacré à l'histoire du culte et du pèlerinage de sainte Reine.

Cette remarquable synthèse, richement illustrée, était publiée dans le but avoué de contribuer à la restauration de la chapelle de l'hôpital d'Alise : chœur, maçonnerie, peintures, dont le cycle de 13 tableaux du XVIIème siècle relatant la vie de Reine, son martyre et son culte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un de ses auteurs, Dominique Julia, Directeur Honoraire de recherches au CNRS, Centre de recherches historiques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, nous a présenté une conférence intitulée "Le voyage de sainte Reine à l'époque moderne"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Julia a évoqué la fontaine Sainte-Reine, cette eau miraculeuse qui, dit la tradition, jaillit sur le lieu du martyre de Reine, à l'endroit où sa tête tomba.

Cette fontaine fut très fréquentée, car elle guérissait plusieurs maladies de peau et aussi celle qu'on appelait "la grosse vérole" autrement dit la syphilis.

Les guerres de Religion réduisirent les pèlerinages, mais ils reprirent lors de la paix religieuse induite par l'Edit de Nantes de 1598.

 Les Cordeliers fondèrent en 1644, une chapelle pour la prise en charge des pèlerins  et, en 1659, sous l'influence de la Compagnie du Saint Sacrement, un hôpital pour l'accueil des pèlerins malades.

Entre 1670 et 1685, 400 malades se firent soigner à l'hôpital Sainte-Reyne.

Le culte de sainte Reine à Alise fut très florissant de la fin du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle, on nota qu'en 1575,  60 000  personnes effectuèrent le pèlerinage !

De nombreux miracles furent signalés ce qui contribua au regain du culte de la sainte.

 Mais il n'y avait pas que des pèlerins qui venaient à Alise, il y avait aussi des personnes qui croyaient aux vertus thermales de l'eau  dite "miraculeuse", ainsi Anne d'Autriche croyait aux vertus de cette eau, elle s'en faisait apporter et en buvait à table. C'était aussi le cas de madame de Grignan, la fille de madame de Sévigné.

Il s'agissait alors d'un "voyage thermal" pour les gens de qualité.

Mais d'autres catégories de la population se rendaient aussi à la source sainte Reine, nous dit Dominique Julia, plutôt des hommes, de 15 à 29 ans, célibataires, venant surtout des villes. Il y avait aussi des ouvriers qui faisaient leur "Tour de France" et qui en profitaient pour venir boire l'eau de sainte Reine.

Parallèlement aux pèlerinages et aux fréquentations de la source, un commerce florissant se développa  : on vendit des chapelets, des médailles, des "boîtes de sainte Reine" qui contenaient des statuettes de la sainte.

La Révolution Française fit cesser le pèlerinage, mais autorisa la garde des reliques dans l'église saint Genet.

Le pèlerinage reprit au début du XXème siècle, dans une petite mesure.

Par contre l'histoire de sainte Reine est restée vivace dans l'esprit de la population, puisque tous les ans on y représente "le mystère de sainte Reine" avec un grand succès.. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui. Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France. 

Dominique Julia fut très applaudi pour cette passionnante conférence.

Une petite anecdote personnelle : ma grand-mère, originaire de Saône et Loire, dès qu'elle voyait que je laissais une porte de placard ouverte m'ordonnait: "ferme donc ta sainte reine".

Intriguée je lui ai demandé plusieurs fois d'où venait cette expression, et si elle connaissait cette sainte,  elle ne sut pas me répondre mais elle m'affirma que c'est sa propre grand-mère qui l'utilisait...

Ce devait donc être au début du XIXème siècle.

J'ai appris depuis que des colporteurs passaient dans les villages de Saône et Loire avec des coffrets à battants qui contenaient une statue de notre sainte Reine de l'Auxois, alors pour les ruraux de cette époque un placard devint une "sainte reine". Hélas ma grand-mère ne sut jamais l'explication , puisqu'elle disparut avant que je fasse cette découverte, c'est bien dommage...

Le colloque "Alise-Sainte-reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

 Gérard Stassinet nous a raconté ensuite qu'il y a quelque temps un groupe de personnes est venu à Alise, a visité l'église saint Genet, s'est recueilli devant la source de sainte Reine, et s'est rendu à la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne pour prier devant les reliquaires de la sainte.

Très heureux de leur pèlerinage à Alise-Sainte-Reine, car s'en était un, ils ont fait un don à l'association Desnoyers-Blondel.

Qui étaient donc ces personnes ?

Eh bien, c'étaient "des Blancs".

Ce nom intrigue, c'est pourquoi madame Michèle Frommherz, Membre associé de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon,  nous a donné des indications fort intéressantes sur ce qu'on appelle aussi "la Petite Eglise" au cours de sa conférence  intitulée :

"Ils cheminent depuis le sud de la Bourgogne vers Alise. Les Blancs sont-ils les derniers pèlerins de notre siècle ?"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Lors de la Révolution française, fut proclamée en 1790, la Constitution civile du clergé. Certains prêtres refusèrent de s'y plier, et devinrent des prêtres réfractaires.

Bonaparte, Premier Consul, signa ensuite en 1801, un Concordat avec le pape Pie VII.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Une petite partie des fidèles de l'Eglise de France refusa ce Concordat comme elle avait refusé la Constitution civile du clergé.

Ces personnes, dont une partie des fidèles subsiste encore actuellement, surtout dans la Saône et Loire (en Brionnais) se nomment "les Blancs", ils font partie de ce qu'ils appellent la "Petite Eglise" et se voient comme des persécutés.

 Leurs missels continuent d'utiliser les formulations en latin que lisaient le roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette en captivité.

 Les pèlerins prient longuement,  individuellement le plus souvent, 
dans des ouvrages du diocèse d Autun, d 'avant la révolution.

Leur culte s'effectue dans la maison du chef de la Communauté, car ils n'ont pas de prêtres, ils ont conservé les fêtes religieuses d'avant la Révolution comme la Chandeleur

Leurs tombes sont extrêmement  simples, ornées seulement d'un cœur blanc portant le nom du défunt.

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Les "Blancs" viennent en Auxois pour le pèlerinage de sainte Reine. En chemin ils s'arrêtent dans des chapelles à Saint Thibault, Sainte Colombe en Auxois, à Alise où ils ont un petit oratoire.

Madame Frommherz nous a conseillé la lecture d'un roman de Jean Gauthier sur les "Blancs" du Charolais, intitulé "L'Oïasse" . Ce livre lève le voile de mystère qui recouvre cette "Petite Eglise" qui se perpétue depuis plus de deux siècles.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Merci à madame Michèle Frommherz  de nous avoir  permis de découvrir cette sorte de secte issue du catholicisme, véritablement inconnue par beaucoup de personnes.

De nombreux applaudissements saluèrent la conférencière.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La dernière conférence de cette matinée de colloque  fut  donnée par madame Christine Lamarre Professeur émérite à l'Université de Bourgogne. sous le titre :

"Des Archives des hôpitaux à l'histoire hospitalière à l'époque moderne : l'exemple de la Côte d'Or"

Le colloque "Alise-Sainte-Reine" : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" s'est poursuivi dans la matinée du 9 novembre 2019

Madame Lamarre a précisé d'emblée que les archives hospitalières sont privées, comme celles des archives d'entreprises.

Elles relatent l'histoire fragmentée des établissements hospitaliers qui furent tous différents.

La conservation des archives par les hôpitaux se faisait dans un but d'administration et de conservation des actes.

Les hôpitaux furent créés à partir des dons d'un ou plusieurs donateurs (Guyotte à Châtillon sur Seine), mais aussi par des dons plus modestes de particuliers  et de ceux de municipalités qui s'investirent en communautés de dons.

A Alise-Sainte-Reine ce sont deux pèlerins parisiens, Jean  Desnoyers  et Pierre Blondel qui furent tant émus devant la misère des malheureux pèlerins malades  que leur vint  l'idée de les secourir en créant un hôpital destiné aux patients pauvres. Revenus à Paris, ils en parlèrent à saint Vincent de Paul qui les encouragea dans leur idée.

Le 23 mars 1659, Louis XIV accorda des lettres de patentes autorisant la construction d'un hospice sous la direction de l'Evêque d'Autun qui  donna également son accord.

Grâce à Saint Vincent de Paul, Anne d'Autriche prit l'Hôpital sous sa protection et constitua une rente de 1.000 deniers. Son paiement a été maintenu par Louis XV au décès de sa mère.

Dans les hôpitaux , les soins étaient donnés par des religieuses qui avaient un statut particulier. Il s'agissait de sœurs séculières qui renouvelaient chaque année leurs vœux simples de pauvreté, chasteté et  obéissance. Elles étaient souvent issues de familles bourgeoises.

Certaines s'occupaient des médicaments de l'apothicairerie.

Bénigne Joly, à Dijon, leur donna par exemple une certaine autonomie.

Dans les hôpitaux, les patients étaient séparés par sexes.

Dans les archives hospitalières on trouve aussi les registres d'enfants abandonnés, ceux des mortalités infantiles, ceux des entrées de blessés et de malades à soigner.

Par contre on refusait les entrées de femmes enceintes, de malades incurables ou atteints de maladies vénériennes.

Certaines archives cachent aussi quelquefois des secrets, comme par exemple  celles de l'hôpital de Dijon qui ne signalent aucun enfant abandonné (alors qu'ils étaient légion autrefois)...peut-être nous dit madame Lamarre que les sage-femmes donnaient ces enfants à placer, sous le manteau, par l'intermédiaire de leurs maris "meneurs d'enfants"... Un mystère bien intrigant.

Une conférence bien intéressante qui fut fort applaudie.

Après cette matinée chargée, et après un délicieux repas servi dans la cafeteria du Muséoparc d'Alésia, le colloque se poursuivit dans la chapelle de l'hôpital Saint-Reyne d'Alise.

Un article prochainement.

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 10 Novembre 2019

"Alex Vizorek est une œuvre d'art" bientôt au TGB

L’Art c’est comme la politique, c’est pas parce qu’on n’y connaît rien qu’on ne peut pas en parler. Et Alex Vizorek en a des choses à dire sur la Musique, la Sculpture, le Cinéma ou encore l’Art Moderne. Le phénomène de l’humour belge vous emmène dans un univers flamboyant où Magritte, Ravel, Bergman, Visconti et Bergson côtoient Pamela Anderson, Luis Fernandez et Paris Hilton.
Sa mission : vous faire rire tout en apprenant. A moins que ce ne soit l’inverse.
Ce jeune belge n’est pas drôle uniquement sur les planches. En parallèle à son spectacle, Alex Vizorek anime avec Charline Vanhoenacker l’émission culte "Par Jupiter" sur France Inter, et a proposé une chronique dans l’émission « Salut Les Terriens » chaque week-end.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 10 Novembre 2019

 Après les conférences de la matinée du samedi 9 novembre, lors du colloque organisé par l'association Desnoyers-Blondel...

 http://www.christaldesaintmarc.com/alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine-un-colloque--a175699822

http://www.christaldesaintmarc.com/le-colloque-alise-sainte-reine-un-pelerinage-un-hopital-un-patrimoine--a175952982

les participants se sont retrouvés dans la superbe chapelle de l'hôpital Saint-Reyne.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Ils ont été accueillis par madame Lamarre et monsieur Marc Le Clanche, Directeur du Centre Hospitalier de Haute Côte d'Or.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

"Gabriel de Roquette et Bussy Rabutin, l'évêque et le libertin"

par Daniel-Henri Vincent, fondateur de la Société des Amis de Bussy-Rabutin

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Monsieur Daniel-Henri Vincent a intitulé sa conférence "Tartuffe et don Juan".

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Don Juan, c'était Le comte de Bussy Rabutin...

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Tartuffe c'était Gabriel de Roquette, qui finit sa carrière en devenant évêque d'Autun.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

  Furent-ils amis ??

Ces deux-là se connaissaient puisque l'Auxois faisait partie du diocèse d'Autun.

En effet, en tant qu'évêque d'Autun, Gabriel de Roquette eut le titre de Comte de Saulieu, de seigneur d'Alise-Sainte-Reine, et il fut Président perpétuel des Etats de Bourgogne.

Bussy et Roquette avaient un intérêt bien compris, puisqu'ils appartenaient tous deux au Parlement de Bourgogne.

Bien de "grands esprits" (à dent dure) considéraient Gabriel de Roquette comme un grand hypocrite, Saint-Simon disait de lui " Ce grand béat, c'est sur lui que Molière prit son Tartuffe, et personne ne s'y méprit."

La Grande Mademoiselle le voyait comme " un tracassier, homme de mauvaise foi, bien avec tout le monde"

Bussy le décrivit longuement, et pas en mal, dans une lettre de 1689 adressée au confesseur du Roi, le père de la Chaise.

L'évêque d'Autun  fit construire un superbe séminaire dans sa ville. Après la Révolution, celui-ci devint le lycée Militaire d'Autun, la maison des enfants de troupes français.

 Une figure d'administrateur : Jean Chevignard (1669-1750) ou les Lumières du Saint-Sacrement"

 par Bernard Chevignard, professeur honoraire des Universités

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Bernard Chevignard porte le même nom qu'un ancien administrateur de l'hôpital Sainte-Reyne, il nous conta son histoire.

La superbe grille qui sépare la nef du chœur de la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne a été offerte par Jean Chevignard.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Bernard Chevignard se demande si c'est le nom de son homonyme qui a été découpé, à la Révolution,  sur le fronton de la grille après "DON DE..."

En plaisantant, il a dit un jour vouloir monter sur une échelle (à ses risques et périls ! ) pour pouvoir examiner la base des lettres qui subsistent !

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

"De sainte Philomène à sainte Reine, redécouverte d'une tapisserie dans les collections du musée intercommunal d'Etampes"

par Sylvain Duchêne, Conservateur délégué des Antiquités et Objets d'Art de l'Essonne

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Les œuvres qui ornent la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne, et qui représentent la vie, le martyre de sainte Reine, et son culte, ne sont pas vraiment des tableaux...En effet, ce sont des "cartons" qui devaient servir de modèle au tissage de tapisseries.

Ces tapisseries, on savait qu'elles avaient existé, puisqu'elles avaient été commandées par la confrérie Sainte-Reine, installée à l'église Saint-Eustache de Paris, entre 1620 et 1645, mais elles avaient été perdues.

Or l'une d'elle  a été retrouvée il y a peu, en la comparant au "carton" (à gauche), qui se trouve dans la chapelle, on voit bien qu'il s'agit de la même représentation.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Cette tapisserie se trouvait dans l'église Saint-Eustache, mais tout le monde pensait qu'elle montrait une messe dite  à la mémoire d'une autre sainte, sainte Philomène !!

Les détails du "carton", se retrouvent très précisément sur la tapisserie.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

La tapisserie n'est pas en très bon état, elle a donc dû être restaurée.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

"Que nous apprend la restauration des tableaux du cycle de sainte Reine ? "

par Sarah Monier, Conservatrice -restauratrice de peintures (couche picturale).

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Voici les "cartons" qui ont été restaurés par Sarah Monier qui a expliqué sa  fine technique de retouches.

Il reste quelques cartons qui sont en restauration dans l'atelier de madame Monier.

 La naissance de sainte Reine :

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Le baptême de sainte Reine et son éducation :

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La charité et la fuite :

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Le martyre de sainte Reine :

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Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

La sépulture de sainte Reine et la dévotion à cette grande sainte :

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

L'invention des reliques de sainte Reine :

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

La translation à Flavigny :

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La dévotion à cette grande sainte :

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"Que nous apprend la restauration de la tapisserie ?"

par Michel Huet, Conservateur-restaurateur de peintures (entoilage)

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Cette tapisserie que nous avons pu admirer avec ravissement,  car elle était exposée, rien que pour nous, en cette journée de colloque, est tissée de lin et de chanvre, composée de plusieurs lés, on remarque l'induction d'un coloris rouge.

La restauration est loin d'être terminée, elle est très délicate.

On ne sait s'il y a d'autres tapisseries réalisées d'après les autres cartons de la vie de sainte Reine, si oui, peut-être les retrouvera-t-on un jour ? qui sait....

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

En tout cas cette "merveille" a été fort admirée par les participants de ce colloque, ce fut une belle surprise finale !

Merci à l'association Desnoyers-Blondel d'avoir initié ce magnifique colloque qui nous a appris tant de choses sur la merveilleuse histoire de sainte Reine, encore si vivace dans l'esprit des gens de l'Auxois, puisque son "mystère est encore célébré tous les ans avec un grand succès.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Avant de quitter la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne, nous avons pu admirer les différentes châsses conservées précieusement dans une armoire.

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Ce "buste-reliquaire" en bois doré a été offerte par la reine Anne d'Autriche le 6 mars 1665.

(A l'origine ce métacarpe avait été offert à l'hôpital dans un reliquaire d'argent qui disparut en 1792, seule la relique provenant de Flavigny fut conservée)

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Dans une cour de l'hôpital, un petit clin d'œil au  buste de Jean Desnoyers, un des créateurs de l'hôpital Sainte-Reyne :

Le patrimoine de la chapelle de l'hôpital d'Alise-Sainte-Reine, dévoilé lors d'un colloque proposé par l'association  Desnoyers-Blondel

Un ami qui rédige un superbe blog sur le Morvan, m'envoie le lien d'un site très intéressant consacré à l'Hôpital Sainte-Reyne, à consulter absolument :

http://www.lescheminsdupasse.fr/hopital.html

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 10 Novembre 2019

 C'est dans le beau cadre du Muséo-Parc d'Alesia, que s'est tenu, durant la matinée du samedi 9 novembre 2019, un très intéressant colloque  intitulé "Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine"

L'après-midi, le colloque s'est poursuivi dans la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne  qui contient un superbe patrimoine.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Gérard Stassinet,  Président de l'Association Desnoyers-Blondel qui organisait le colloque, a  présenté la journée très dense qui attendait les participants.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Michel Rouger, Directeur du Muséo-Parc Alésia a dit son plaisir d'accueillir le colloque dans son établissement.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Madame Amandine Monard, Maire d'Alise-Sainte-Reine et Patrick Molinoz, Conseiller régional et Président de la Communauté de Communesdu pays d'Alésia et de laSeine ont, ont été très intéressés par ce colloque qui met en valeur le patrimoine de l'Auxois.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Claude Grapin, Conservateur Départemental du Patrimoine chargé du musée et du Muséo-Parc d'Alésia, a présenté une conférence intitulée :"Aux sources du pèlerinage de Sainte Reine"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Claude Grapin a tout d'abord rappelé l'histoire de Reine qui, gardant ses moutons au lieu-dit "Les trois ormeaux", fut convoitée par un soldat romain nommé Olibrius.

Refusant ses avances, car elle était chrétienne, elle fut faite prisonnière à Grignon, puis exécutée par décollation.

La tradition dit que sur le lieu de son supplice une source jaillit.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Lors de fouilles à Alise, en 1909, fut découvert un service en plomb  constitué d'un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie.

Le plat porte un poisson en gravure (l’ichtus comme à Autun), et le nom de « Regina ». L'ensemble daté du IVème siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Des graffiti ont été décelés sur les pièces de vaisselle, en particulier  REGINA, qui pourrait désigner la martyre du lieu.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un lieu de culte à la martyre fut découvert en 1909 et fouillé (photo du haut), en 1920 la fouille reprit (photo du bas).

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Plusieurs sarcophages furent trouvés, dont un troué (en réalité c'était un trou de pillage).

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Ces tombes étaient pauvres en mobilier, mais portaient des traces de chaînes rappelant les chaînes du martyr de sainte Reine.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un culte à Reine s'intensifia sur le lieu de son martyre, on y constatait des miracles...

Mais les moines de l'abbaye de Flavigny, proche d'Alise, virent l'intérêt de ce culte pour leur abbaye .

Pour assurer le déplacement des reliques de Reine, ils prirent prétexte de l'incurie des gardiens du lieu de culte d'Alise...

L'abbaye de Flavigny avait été fondée en 719 par un fidèle de Charles Martel, elle abritait déjà les reliques de saint  Prix et de saint Préjet.

Les moines  décidèrent donc d'élever une crypte en rotonde destinée à recueillir les restes de Reine dans un reliquaire, ces reliques participant à un projet spirituel refondant l'abbaye..

Les reliques furent transférées d'Alise à Flavigny  en 866 sous le règne de Charles le Chauve (qui fut pour beaucoup dans cette translation, car il avait nommé un de ses amis abbé de l'abbaye)

Voici le plan de la crypte, à nef centrale flanquée d'un déambulatoire qui se prolongeait à l'Est par un couloir donnant sur une rotonde du même genre que celle de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

On peut toujours visiter la crypte de l'abbaye, certains ornements de piliers, nous dit Claude Grapin, proviendraient de l'ancien lieu de culte d'Alise.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

L'abbaye de Flavigny étaient très importante....

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La vie de la sainte fut racontée partout dans le monde chrétien.... mais l'abbaye de Flavigny fut peu à peu concurrencée par Vézelay et Autun

Au Moyen-Âge le culte à sainte Reine diminua.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Des ouvrages furent diffusés sur la vie de la sainte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

L'abbaye de Flavigny fut dévastée durant la guerre de cent ans, un procès verbal de 1481 indique qu'elle contenait des reliquaires vétustes.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Au XIIIème siècle, sainte Reine paraît absente, mais un retour du culte se fit sur l'initiative de Julien Clerget, natif des Granges sous Grignon. et qui était archidiacre de l'évêque d'Autun.

Il  obtint de son évêque une vigne, à la place de laquelle il fit construire une chapelle  à Alise, chapelle qui incluait la fontaine , dite miraculeuse.

Cette chapelle passa sous le contrôle des Cordeliers en 1644.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Claude Grapin fut très applaudi pour son brillant exposé.

(La suite de ce colloque les jours prochains)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 10 Novembre 2019

 C'est dans le beau cadre du Muséo-Parc d'Alesia, que s'est tenu, durant la matinée du samedi 9 novembre 2019, un très intéressant colloque  intitulé "Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine"

L'après-midi, le colloque s'est poursuivi dans la chapelle de l'hôpital Sainte-Reyne  qui contient un superbe patrimoine.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Gérard Stassinet,  Président de l'Association Desnoyers-Blondel qui organisait le colloque, a  présenté la journée très dense qui attendait les participants.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Michel Rouger, Directeur du Muséo-Parc Alésia a dit son plaisir d'accueillir le colloque dans son établissement.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Madame Amandine Monard, Maire d'Alise-Sainte-Reine et Patrick Molinoz, Conseiller régional et Président de la Communauté de Communesdu pays d'Alésia et de laSeine ont, ont été très intéressés par ce colloque qui met en valeur le patrimoine de l'Auxois.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Monsieur Claude Grapin, Conservateur Départemental du Patrimoine chargé du musée et du Muséo-Parc d'Alésia, a présenté une conférence intitulée :"Aux sources du pèlerinage de Sainte Reine"

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Claude Grapin a tout d'abord rappelé l'histoire de Reine qui, gardant ses moutons au lieu-dit "Les trois ormeaux", fut convoitée par un soldat romain nommé Olibrius.

Refusant ses avances, car elle était chrétienne, elle fut faite prisonnière à Grignon, puis exécutée par décollation.

La tradition dit que sur le lieu de son supplice une source jaillit.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Lors de fouilles à Alise, en 1909, fut découvert un service en plomb  constitué d'un ensemble comprenant un plat et trois coupes qu'on suppose utilisés pour la célébration de l'eucharistie.

Le plat porte un poisson en gravure (l’ichtus comme à Autun), et le nom de « Regina ». L'ensemble daté du IVème siècle ne met plus en doute l'existence de la jeune martyre.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Des graffiti ont été décelés sur les pièces de vaisselle, en particulier  REGINA, qui pourrait désigner la martyre du lieu.

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"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un lieu de culte à la martyre fut découvert en 1909 et fouillé (photo du haut), en 1920 la fouille reprit (photo du bas).

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Plusieurs sarcophages furent trouvés, dont un troué (en réalité c'était un trou de pillage).

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Ces tombes étaient pauvres en mobilier, mais portaient des traces de chaînes rappelant les chaînes du martyr de sainte Reine.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Un culte à Reine s'intensifia sur le lieu de son martyre, on y constatait des miracles...

Mais les moines de l'abbaye de Flavigny, proche d'Alise, virent l'intérêt de ce culte pour leur abbaye .

Pour assurer le déplacement des reliques de Reine, ils prirent prétexte de l'incurie des gardiens du lieu de culte d'Alise...

L'abbaye de Flavigny avait été fondée en 719 par un fidèle de Charles Martel, elle abritait déjà les reliques de saint  Prix et de saint Préjet.

Les moines  décidèrent donc d'élever une crypte en rotonde destinée à recueillir les restes de Reine dans un reliquaire, ces reliques participant à un projet spirituel refondant l'abbaye..

Les reliques furent transférées d'Alise à Flavigny  en 866 sous le règne de Charles le Chauve (qui fut pour beaucoup dans cette translation, car il avait nommé un de ses amis abbé de l'abbaye)

Voici le plan de la crypte, à nef centrale flanquée d'un déambulatoire qui se prolongeait à l'Est par un couloir donnant sur une rotonde du même genre que celle de l'Abbaye Saint-Germain d'Auxerre.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

On peut toujours visiter la crypte de l'abbaye, certains ornements de piliers, nous dit Claude Grapin, proviendraient de l'ancien lieu de culte d'Alise.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

L'abbaye de Flavigny étaient très importante....

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

La vie de la sainte fut racontée partout dans le monde chrétien.... mais l'abbaye de Flavigny fut peu à peu concurrencée par Vézelay et Autun

Au Moyen-Âge le culte à sainte Reine diminua.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Des ouvrages furent diffusés sur la vie de la sainte.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

L'abbaye de Flavigny fut dévastée durant la guerre de cent ans, un procès verbal de 1481 indique qu'elle contenait des reliquaires vétustes.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

Au XIIIème siècle, sainte Reine paraît absente, mais un retour du culte se fit sur l'initiative de Julien Clerget, natif des Granges sous Grignon. et qui était archidiacre de l'évêque d'Autun.

Il  obtint de son évêque une vigne, à la place de laquelle il fit construire une chapelle  à Alise, chapelle qui incluait la fontaine , dite miraculeuse.

Cette chapelle passa sous le contrôle des Cordeliers en 1644.

"Alise-Sainte-Reine : un pèlerinage, un hôpital, un patrimoine" un colloque proposé par l'Association Desnoyers-Blondel

 Claude Grapin fut très applaudi pour son brillant exposé.

(La suite de ce colloque les jours prochains)

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Publié le 10 Novembre 2019

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

 Après l’exposition photo itinérante des jeunes acteurs du territoire organisée par le GIP de préfiguration du Parc national puis celle proposée cet été par l’association des amis d’Aignay et alentours au cours de l’été 2019, la Fabrique du Millénaire a  prolongé ces présentations en proposant un 7e forum : « Ces jeunes qui sont l’avenir de la ruralité ».

 Ils ont entre 22 et 37 ans et ils ont choisi nos territoires ruraux. Parfois issus de milieux urbains ou d’autres régions, parfois enfants du pays, elles ou ils ont décidé de faire leur vie ici et d’y implanter leur activité. Ils ne sont pas dans l’utopie de la vie facile, mais conscients des difficultés, ils s’accrochent à leurs projets et les mènent à bien.

 

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

 Philippe Bertrand, Président de la Fabrique du Millénaire a tout d'abord évoqué le grand projet de la "Maison de l'Eau" soutenu par la Fabrique du Millénaire, les Amis d'Aignay et des alentours, et d'ARPOHC

Puis il a rendu hommage à Marie Mathiaut qui nous a quittés il y a peu.

Il s'est félicité de la création définitive du Parc National des Feuillus, et a salué sa nouvelle Directrice présente dans la salle.

Il a ensuite présenté le thème de ce Forum des Solutions :

Dans nos territoires, les créations d’activité sont de plus en plus portées par des jeunes et une création sur trois se réalise à la campagne. Cette donnée risque d’évoluer avec la création du 11eparc national et la diffusion de la fibre à tous les étages. Vont-ils faire fortune ? peut-être…, mais le plus important pour eux est d’être les acteurs d’un bien-vivre commun.

 Quels sont alors les avantages d’une implantation sur nos territoires ? D’abord nous avons de l’espace pour accueillir de nouvelles activités et les coûts d’installation nous rendent largement compétitifs. Ensuite, l’implantation de jeunes dans notre territoire est synonyme de services conservés (écoles, commerces, maisons de santé…).

Ils ont entre 22 et 37 ans et ils ont choisi nos territoires ruraux. Parfois issus de milieux urbains ou d’autres régions, parfois enfants du pays, elles ou ils ont décidé de faire leur vie ici et d’y implanter leur activité.

Ils ne sont pas dans l’utopie de la vie facile, mais conscients des difficultés, ils s’accrochent à leurs projets et les mènent à bien.

 Philippe Bertrand a ensuite présenté les jeunes qui se sont installés sur le territoire du Parc National, et qui sont venus  témoigner sur leur parcours.

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Adeline Lenoir, créatrice de l’agence Hôtes insolites à Vivey en Haute-Marne.

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Adeline Lenoir  a commencé sa carrière en dirigeant un ""camping insolite" où les campeurs avaient un contact intime avec la nature en logeant dans des hébergements pas comme les autres : cabanes perchées, yourtes, tipis etc...

Elle a ensuite voulu s'installer en tant que conseillère pour guider des personnes qui voudraient créer des  structures originales pour en faire des chambres d'hôtes, structures dotées de tout le confort possible , mais en respectant la nature (avec des toilettes sèches dernières générations par exemple)

Après avoir cherché un lieu où installer son agence "Hôtes insolites", elle a appris qu'un parc National allait se créer dans notre région. Confiante dans l'avenir de ce futur parc de forêt feuillue, elle s'est installée en Haute Marne à Vivey.

Son travail consiste à informer les futurs constructeurs  de tout ce qui peut être réalisé, les mettre en relation avec les entreprises, les guider dans toutes les règlementations d'urbanisme.

Un métier original qu'elle est la seule à pratiquer en France !

Anthony Nury a  repris en main la Brasserie de la Choue à Giey-sur-Aujon en Haute Marne.

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

 Anthony, tout jeune, venait voir le travail de la brasserie de la Choue, tout près de chez lui, sans du tout penser qu'il pourrait être brasseur un jour. En effet, il s'intéressait surtout à l'informatique  qu'il a étudiée et dans laquelle il travaillé  pendant un certain temps.

Un jour il a appris que le propriétaire de la brasserie de son village voulait arrêter son activité, il s'est alors souvenu de l'intérêt qu'il portait, étant enfant, à la brasserie, et a décidé de la reprendre avec un de ses amis.

Après avoir  suivi une formation, ils ont travaillé ensemble pendant 6 années. cette collaboration a cessé en 2013, et depuis Anthony dirige la brasserie de la Choue avec sept ouvriers-brasseurs à temps plein, qui sont issus de la région. Anthony souhaite en effet que les jeunes du village restent sur place pour y travailler.

La brasserie marche de mieux en mieux, les bières qu'elle propose  sont au nombre de cinq, toutes délicieuses et de goûts différents., faites à partir d'une source de très bonne qualité.

Vous pourrez en trouver au magasin Gamm Vert à Châtillon sur Seine.

 Elvina Etiévant, 22 ans, la Petite fleuriste nomade pour le département de la Côte d'Or

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

 Elvina a pratiqué le scoutisme durant son enfance, et de ce fait à réalisé des voyages, en Irlande et au Maroc (en humanitaire).

Plus tard elle a réalisé son rêve en devenant fleuriste .

Elle aime la nature et réalise des compositions faites à partir de plantes, branches, mousses naturelles.

Elle utilise bien sûr des fleurs naturelles, mais peu, car elle préfère les compositions avec des éléments sauvages.

Elle se déplace dans une caravane, d'où son intitulé de "fleuriste nomade" , et va vendre ses compositions florales dans les marchés comme ceux de Châtillon et de Montbard où elle commence à être bien connue, ce qui la ravit !

Pour débuter, elle a contracté un prêt, mais elle a aussi été aidée par la Région, et Initiative Côte d'Or.

Florence Molé, 37 ans  a repris l’exploitation de la Ferme du bout d’chemin à Chemin-d’Aisey (21) pour réaliser un élevage de porcs bios avec site de transformation.

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Florence Molé est fille d'agriculteurs, ses parents possédaient en effet une exploitation familiale à Chemin d'Aisey.

Attirée par l'élevage, elle a vécu en Bretagne pendant longtemps, c'est là qu'elle s'est formée à l'élevage porcin.

Revenue à Chemin d'Aisey en 2012, elle a créé son élevage en agriculture biologique, ses bêtes sont nourries de céréales bio produites sur le domaine et les porcs sont élevés sur paille.

Elle travaille avec deux associés, son compagnon et le frère de ce dernier.

Lorsque l'élevage a pris son essor, Florence a décidé de commercialiser elle-même sa production en ouvrant un magasin près de sa porcherie à Chemin d'Aisey, et en vendant sa viande et sa charcuterie sur les marchés, à Montbard en particulier le vendredi.

Chez elle le magasin est ouvert les mercredis et les vendredi après-midis.

Sylvain Boulangeot, animateur à la Maison de la forêt à Leuglay (21) et président de l’Office de tourisme de Châtillon-sur-Seine.

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Sylvain Boulangeot est originaire des Vosges où son père était bûcheron. Dès sa plus tendre enfance il a côtoyé la nature en suivant son père dans la forêt.

C'est donc tout naturellement qu'il a pensé s'orienter vers un métier lié à cette nature qu'il aime tant. Il a déjà travaillé dans le sud de la France, région un peu trop plate à son goût !! puis il a eu l'opportunité de trouver un emploi à Leuglay, à la Maison de la Forêt en tant qu'animateur.

La découverte du Châtillonnais a été pour lui une révélation ! il est tombé littéralement amoureux de notre région et ne voudrait plus jamais le quitter, d'ailleurs il y a fondé sa famille.

Il est tellement accro à notre petit coin de Bourgogne, qu'il a postulé au poste de Président de l'Office de Tourisme du Châtillonnais .

Bouillonnant d'idées, Sylvain fait progresser les activités de l'OT de manière exponentielle  avec un amour de la nature et...du tourisme.

Pour lui, il y a, et il y aura de plus en plus, un basculement de générations. Avec les progrès de l'intelligence artificielle, les gens quitteront la ville pour venir travailler chez eux, tout près de la nature.

Nos jeunes aussi reviendront, car pour eux le cadre de vie primera avant tout.

Sylvain nous a donné un très beau témoignage sur l'avenir de notre région en demandant à tous de travailler ensemble.

Philippe Bertrand est ensuite allé dans la salle où il a pu interviewer rapidement d'autres jeunes qui animent le territoire.

Victor Lenoble, qui avec ses amis fait revivre la "Pointerie" de Chamesson...

http://www.christaldesaintmarc.com/les-journees-du-patrimoine-de-pays-et-des-moulins-ont-eu-lieu-a-la-poi-a165558574

François Desliens et Carole Costa  "Epate en Bourgogne" qui confectionnent des pâtes d'excellente qualité...

 http://www.christaldesaintmarc.com/epates-de-bourgogne-de-delicieuses-pates-chatillonnaises-a119728184

Aidez-les à investir dans une nouvelle remorque plus fonctionnelle !

https://www.bluebees.fr/fr/project/597-combe-noire?fbclid=IwAR2B7MA0A7xM3ahLERovioHyeCP8HjJoT4NIvwyFKurOTumflD8NBXDFPCI

Tous ces intervenants ont été écoutés avec attention par les jeunes invités, car ils se sont reconnus dans ces témoignages.....

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Ce passionnant forum ,dont le sujet à mobilisé les habitants du territoire du Parc National (la salle Roidot était pleine à craquer), nous a montré que , contrairement à ce qui se dit, beaucoup de jeunes reviennent s'installer en pays Châtillonnais et en Pays Haut-Marnais.

Ce sont souvent des jeunes qui ont commencé une activité en ville. Mais voilà que l'amour de leur territoire les a tenaillés, ils ont tous avoué qu'ils en étaient amoureux et qu'ils ne pouvaient pas s'en passer ! alors il y a de l'espoir, d'autres suivront n'en doutons surtout pas !

Les échanges terminés, nous avons pu admirer les créations de la petite fleuriste nomade....

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

déguster la sublime bière "La Choue"...

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

et la charcuterie bio de Florence,tellement délicieuse que nous nous rendons le mercredi à son magasin de Chemin d'Aisey pour en acheter, ainsi que sa viande de porc tellement goûteuse, un régal !

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Ah les saucissons de Florence, mon mari ne peut plus s'en passer !!

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

Philippe Bertrand avait apporté des livres, des revues que chacun pouvait emporter librement, puis rendre ou...garder .

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

J'ai eu le grand plaisir de faire la connaissance de la nouvelle Directrice du Parc National des Feuillus, Véronique Genevey, ici entourée de deux membres d'ARPOHC, François Blanchot et Christian Jacquemin.

Nous comptons tous beaucoup sur la création du Parc National des feuillus pour dynamiser notre territoire, alors nous souhaitons à sa nouvelle Directrice de réussir avec succès sa si belle tâche, pour le bien de tous les Châtillonnais et les Haut-Marnais. du secteur du Parc

Nouveau forum du Millénaire : "Ces jeunes qui sont l'avenir de la ruralité"

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 6 Novembre 2019

 Au milieu du XVIII ème siècle,  c’est la période pré-industrielle, celle des manufactures royales. En 1786, Wesserling sera l’une des plus importantes de France. Elle fera de l’ombre à la manufacture de Jouy-en Josas près de Versailles. Toutes les deux manufactures produisaient ces éclatantes toiles imprimées : les indiennes.

Une réelle révolution sociale aura lieu autour de Wesserling. Le coton,  nécessaire à la production, arrivait brut, il était filé, tissé, teint, imprimé à Wesserling.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée textile de Wesserling, ouvert depuis 1996 dans le site industriel de Wesserling, s’est installé dans un ancien bâtiment d’impression à la planche datant de 1819. 

Aujourd’hui l’Écomusée textile de Haute-Alsace raconte, par une approche vivante et artistique, la fabuleuse épopée de cette ancienne “Manufacture Royale” qui a marqué l’histoire de toute une vallée.

Des vitrines nous présentent l'évolution du site depuis sa création.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Et aussi d'anciennes photographies : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Voici la grande chaufferie, hélas fermée au public lors de notre visite.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

A l'intérieur du Musée, des salles nous présentent le travail des ouvriers du textile.

Le filage et le tissage :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

 Le musée du textile à Husseren-Wesserling

La cuisine à couleurs : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

L'impression à la planche : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le cabinet du dessinateur : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

La gravure sur planche de bois : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

La gravure sur cuivre : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le comptoir de vente : 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Une Indienne était un tissu peint ou imprimé fabriqué en Europe entre le XVIIe et le XIXème siècle.

Ces tissus étaient généralement dans les tons de rouge à cause de la plante utilisée pour sa teinture : la garance dont on utilise la racine.

Ces étoffes doivent leur nom au fait qu'elles étaient initialement importées des comptoirs des Indes. Ces toiles peintes, Indiennes ou Perses, répondant aux noms de madras, Pékin, Gourances, Damas ou Cirsacs étaient strictement interdites à l'importation à partir du XVII ème siècle.

https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/epoque-moderne-histoire-indiennes-ces-tissus-tres-mode-xviiie-siecle-10013/

 Par la suite, les Marseillais se mirent à produire eux-mêmes ces tissus qui prirent alors le nom d'indiennes de Marseille. En plus de Marseille, les principales manufactures d'Indiennes de France se trouvèrent à Nantes, Mulhouse (Wesserling), Jouy-en-Josas, Rouen, Bourg-lès-Valence, Bolbec...

Une vidéo montre aux visiteurs comment on réalisait autrefois des indiennes, cela se pratique encore toujours en Inde, c'est un travail extrêmement difficile et précis.

Deux catalogues de tissus qui furent imprimés à Wesserling :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Une robe de style XVIIIème, confectionnée à partir d'indiennes 

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Au premier étage du musée du textile, on peut admirer des robes confectionnées à partir de modèles du XVIIIème siècle.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Tout d'abord, la base : la crinoline :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

 La dame Jacquard :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

La robe de Lady Emily Spencer

 Le musée du textile à Husseren-Wesserling

La robe de mademoiselle Juliette, amie de Lady Spencer :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Des accessoires...

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Une superbe exposition sur les tissus indiens actuels a lieu aux étages supérieurs, Ganesch, le dieu-éléphant  nous accueille :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Quelques tenues indiennes nous émerveillent...

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Un sari en soie :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Un patchwork brodé :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Un décor typiquement indien , digne des palais des maharadjahs :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Des tissus en "ikat"

Entre teinture et tissage, l'ikat désigne un procédé qui consiste à traiter les films de trame ou de chaîne suivant la méthode tye-and-die avant de le tisser.

Le fil est attaché selon les motifs souhaités, au moyen d'un fil imperméable ou de bandes de caoutchouc. Certaines parties du fil seront ainsi protégées des pigments colorés. Plusieurs opérations de ligature, immersion dans la teinture et dénouage vont permette d'obtenir des fils multicolores qui composeront le motif final. Une fois les ligatures défaites, le fil est mis en place sur le métier à tisser.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Des tissus en "Tie and dye" (de l'anglais nouer et teindre) à Udaïpur , Rajasthan :

A l'aide de fil de coton, on noue des petits cônes de tissu selon un rythme graphique régulier. Ces attaches sont des réserves où la teinture ne pénétrera pas.

La teinture est préparée en mélangeant des pigments et de l'eau que l'on porte à ébullition.

Il y a neuf teintes de base d'après lesquelles on peut obtenir de très nombreuses couleurs de tons différents.

Avant le premier bain de teinture, on trempe le tissu dans l'eau claire afin qu'il soit entièrement mouillé, puis on le plonge dans la teinture en remuant jusqu'à ce que le liquide recommence à bouillir.

Après cette première coloration du tissu préparé avec ses premiers nouages (que l'on ne défait pas) on peut pratiquer de nouveaux nœuds, puis on plonge le tissu dans un nouveau bain de teinture d'une autre couleur.

On fait alors sécher le tissu. Une fois sec, en tirant  sur les côtés du tissu, les nouages se défont facilement et les motifs réservés apparaissent alors.

(on appelle aussi cette technique reprise dans les années 70, le batik)

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Ces tissus tissés à la main se nomment 'Khadi", ce sont des tissus utilisés en Inde de nos jours :

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Une autre belle exposition  nous présente les produits réalisés par l'entreprise Dollfus Mieg et Compagnie, créée en 1746, appelée couramment D.M.C. et que toutes les couturières et brodeuses connaissent, ou ont connu  ..

Dollfus-Mieg et Compagnie (abrégé en D.M.C.), était une entreprise textile alsacienne créée à Mulhouse en 1746 par Jean-Henri Dollfus. Elle fut au cours du XXe siècle l'un des plus grands groupes de textile et industriel européens. Elle fut propriétaire puis actionnaire des mines de charbon de Ronchamp. Cotée à la bourse de Paris depuis 1922, elle fusionne avec la société lilloise Thiriez et Cartier-Bresson en 1961. Après avoir traversé une crise dans les années 1990, l'ancienne société est liquidée en 2009. DMC s'est recentré sur le textile de luxe au début du XXIe siècle

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le fil rouge d'Alsace :

Autrefois les femmes lavaient le linge dans les eaux des rivières ou dans les lavoirs publics et le tendaient sur des arbustes pour le faire sécher. Pour ne pas confondre les pièces , elles brodaient leurs initiales sur le linge de maison avec le fil rouge d'Alsace.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Pour la dix-huitième année consécutive, le Parc de Wesserling accueille, dès le 1er week-end de juin 2020, le Festival International des Jardins Métissés, un événement permettant de découvrir des jardins extraordinaires et éphémères.
Des artistes (paysagistes, architectes, designers, étudiants, jardiniers du Parc…) ont été invités à imaginer, créer et réaliser des jardins à vivre, sur un thème donné. En 2020, le Parc de Wesserling a mis le cap sur une toute nouvelle thématique "les jardins de Mowgli"

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Et autour du Musée et des jardins, des artistes exposent  de merveilleuses compositions.

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

Le musée du textile à Husseren-Wesserling

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Novembre 2019

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Novembre 2019

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonnais

  Marie Dominique Leclerc et Alain Robert de l'Université de Reims Champagne Ardenne, ont présenté une très intéressante conférence sur le colportage d'autrefois.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert sont Maitres de Conférences honoraires à l’Université de Reims Champagne Ardenne. Leurs travaux portent notamment sur la Bibliothèque bleue, littérature de colportage née à Troyes au début du XVIIe siècle et plus généralement sur les formes de culture populaire pouvant s’y rattacher : imagerie, lanterne magique, enseignes…

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Les colporteurs venaient le plus souvent des régions montagneuses Alpes, Pyrénées, Vosges, tous issus de cantons peu alphabétisés.

 Il s’agissait de très petits commerçants mal achalandés et à la merci de défaut de clientèle.

Ces petits marchands au détail avaient un travail particulièrement pénible puisqu’ils transportent fréquemment, à dos d’homme, des balles de plusieurs dizaines de kilos. 

Ils se déplaçaient quelquefois en famille.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Le colporteur parcourait énormément de kilomètres de villages en villages, souvent à pied, quelquefois avec une charrette.

Il s'installait souvent  sur la place des villages, mais se rendait aussi dans les fermes isolées où l'on manquait de tout.

Il dormait à la belle étoile ou dans des granges.

Leur marchandise était achetée chez un marchand en gros ou  la marchandise se payait au retour, grâce à l’argent gagné lors du voyage.

Le colportage se scindait en trois catégories : le grand, le moyen et le petit colportage.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Les colporteurs pratiquaient aussi la vente d'ouvrages imprimés , de libelles, d' almanachs.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

 En plus des almanachs, les images et les recueils de chansons, apparurent de façon régulière dans les balles des marchands ambulants. 

Des images pieuses, des récits de vie de saints et même les fameuses boîtes de sainte Reine !

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Ils vendaient aussi d'autres ouvrages sur des récits légendaires...

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

 Les colporteurs vendaient aussi bien d'autres produits, dont du fil, des boutons, des lunettes, des tissus, des rubans, des objets de fer, de bois ou de verre, encre, plumes, enfin presque de tout, tant on manquait de tout dans les zones rurales les plus reculées..

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

A l'aide d'une lanterne magique certains faisaient des projections...

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

et jouaient du violon ! tout était bon pour attirer la clientèle....

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Les colporteurs étaient des personnages connus et attendus qui, tout à la fois, apportaient les outils de la distraction et les nouvelles de la ville.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Le grand nombre de colporteurs voyageant à travers la France et les pays étrangers, n’était pas sans inquiéter les autorités.

Le Directoire craignit qu’il ne propage une propagande contre-révolutionnaire.

C’est ainsi que le 15 décembre 1815, une circulaire du ministre de la Police obligea chaque colporteur ou marchand ambulant à se munir d’un livret délivré dans l’arrondissement de son domicile habituel. Ce livret devait être visé par chacune des autorités locales où le colporteur passait.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

Les colporteurs ont disparu....mais leur souvenir reste , figé dans ces petites statuettes qu'on trouve encore dans les régions montagneuses.

"Le colportage, un média dans la France d'avant les chemins de fer", une conférence de Marie-Dominique Leclerc et Alain Robert a été proposée par  les Amis du Musée du Pays Châtillonn

  Rappelons que le Musée du Pays Châtillonnais dispose d’une remarquable collection de bois gravés du XVIIème siècle servant à imprimer des images largement diffusées par le colportage

 Les deux conférenciers ont été très applaudis  pour leurs si intéressantes recherches sur le colportage  en Champagne, et leurs si belles illustrations. 

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 1 Novembre 2019

 Une chapelle se dressait autrefois sur une colline de Ronchamp.

Suite à sa destruction en 1944, les propriétaires décidèrent de la reconstruire dans un style moderne. Ils se tournèrent vers Le Corbusier après avoir été déçus par d'autres projets inaboutis.

Le chantier de Le Corbusier dura de 1953 à 1955. La nouvelle chapelle Notre-Dame -du-Haut fut inaugurée  le 25 juin 1955.

Emu par le paysage Le Corbusier conçut la chapelle comme un phare blanc qui attire le pèlerin en route.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Voici le grand chœur extérieur, où ont lieu les cérémonies de pèlerinage, le 15 août (Assomption) et le 8 septembre (Nativité) :

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Le  grand portail, magnifique, a été émaillé de la main de Le Corbusier.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier 

Nous n'avons pas pu visiter entièrement la chapelle Notre-Dame-du-Haut, puisqu'une messe s'y disait ( alors  que son accès est payant, 8 € par personne !). Ce fut une grande déception.

Bien que je n'aime pas prendre de photos pendant une messe je l'ai fait tout de même, estimant que pour le prix élevé de l'entrée, j'y avais droit.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Le portail vu de l'intérieur :

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La statue de la Vierge qui se trouve dans le mur derrière l'autel, date du XVIIIème siècle, elle se trouvait autrefois dans l'ancienne chapelle.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

un autel secondaire...

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

 un vitrail, celui le plus au fond :

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

 Impossible de s'approcher , d'admirer et de photographier les autres vitraux, à cause des paroissiens installés sur les bancs, j'ai trouvé ces photos sur Internet :

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La chapelle  Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La chapelle  Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

un  confessionnal :

La chapelle  Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Et une chaire à prêcher minimaliste :

La chapelle  Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Au dehors on peut voir le campanile de Jean Prouvé . Les deux plus grosses cloches viennent de l'ancienne chapelle.

Elles ne sont pas dans la chapelle Notre-Dame-du-Haut, car Le Corbusier ne le souhaitait pas.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La pyramide de la paix a été commandée par les anciens combattants de Ronchamp qui ont souhaité rendre hommage à leurs frères d'armes, morts sur la colline en 1944. Les pierres de l'ancienne chapelle ont servi à la construire.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La colombe qui surmonte le petit pilier a été dessinée par l'assistant de Le Corbusier.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

D'autres bâtiments existent sur le site :

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Le monastère Sainte-Claire  a été construit par Renzo Piano, il a été inauguré en 2011, il habite des religieuses, des sœurs clarisses.:

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

Les religieuses confectionnent des vêtements liturgiques.

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

La maison du Chapelain :

La chapelle  Notre Dame du Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

L'abri du pèlerin : 

La chapelle  Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp, œuvre de Le Corbusier

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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