Adresse pour me joindre : myta55@orange.fr ,
n'utilisez pas le bouton Contact.
Pour écrire des commentaires cliquez sur la bulle en haut de l'article, faites de même pour les lire.
Dans le dernier quart du XIXe siècle, les expositions, les expositions universelles se tiennent dans des villes très différentes par leurs tailles.
Elles sont pour certaines villes encore peu peuplées d’être plus visibles au niveau national et international et d’affirmer leur volonté de développement économique et encore aujourd’hui elles gardent beaucoup de vestiges de ces manifestations.
Alors que Londres, encore « Capitale du Monde » à ce moment-là, abandonne l’organisation de tel évènement, Paris en organise deux au cours de ce quart de siècle.
En 1878, il s’agit de montrer au monde le redressement français après la défaite de 1870. Et en 1889, centième anniversaire de la Révolution, d’exalter l’œuvre politique de la République autant sur le plan technique et industriel que dans celui de l’expansion colonial.
Cette conférence dans le cadre du cycle sur l’histoire des Expositions Universelles sera donnée par Claude LYONNET.
Biographie
Claude LYONNET est professeur honoraire, agrégé d’histoire et géographie.
---- MODALITES -----
date : lundi 16 mars 2026
lieu : Salle des conférences - Mairie de Châtillon-sur-Seine (entrée : Rue du Président Carnot)
tarif : adhérent 7€ / non-adhérent 9€
contact : accutb21@gmail.com ou 06.83.89.36.00
les conférences commencent à 14h30 précises : ouverture des portes 14h15
Le spectacle monologue d’un Méchant, sera accueilli à l'espace Kiki de Montparnasse, 6 esplanade Saint-Vorles,
21400, Châtillon-sur-Seine
Le résumé du spectacle:
Dans toutes les histoires, il y a un méchant. Si le héros n'a pas d'antagoniste, il n'y a pas d'histoire. Si il n'y a pas de méchant, les héros peuvent rester sous la couette, le costume au placard.
Que se passerait-il si pour une fois, le récit commençait avec un méchant déjà sous les barreaux ?
Très librement inspiré du Dernier jour d'un condamné de Victor Hugo, ce seul en scène retrace avec humour et tendresse les derniers moments de vie d’un homme comme tout le monde lors de son dernier repas, d’un appel à sa mère ou de l’aveu de sa flamme à quelqu’un qu’il a toujours aimé.
Le monologue n’en est pas vraiment un. Entouré d’un prêtre à qui il se confesse, d’un inspecteur de police qui enquête sur son dernier crime ou de son acolyte de toujours, nous en apprenons plus sur ce “méchant” qui, encore une fois n’en est pas toujours un.
Écriture et mise en scène: Martin Guillemot et Yzïa Cornillon,
Une belle surprise attendait les auditeurs venus applaudir le travail des élèves et les professeurs de l'Ecole de Musique Municipale (EMM), le samedi 7 mars au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon-sur-Seine .
L’ensemble de trombones, et leur professeur, Hugo Chaudesaigues, étaient présents dans la salle, avant le début du concert.
Les trombonistes ont joué sous les applaudissements : «Up on the house top» et «Marching tune».
Devant le rideau est apparu l'ensemble «Les jeunes pousses», accompagné par leur professeur Olivier Temime (saxophone) .
Le rideau s'est ouvert et les "Jeunes Pousses " ont interprété «Zuka dance»
Caroline Martin, la Directrice de l'EMM, a remercié les spectateurs présents, mais aussi la Municipalité de Châtillon-sur-Seine pour son appui, sa générosité. Les parents , qui accompagnent leurs enfants aux répétitions n'ont pas été oubliés.
Elle a ensuite présenté le concert qui a transformé notre ville en Châtillon- sur-Broadway !
Le spectacle musical a été merveilleusement organisé avec de beaux éclairages et avec un jeu du rideau rouge très bienvenu.
En voix "off", Caroline a évoqué son amour des comédies musicales américaines qui ont marqué son enfance , le magicien d'Oz, et le merveilleux West side story.
Le rideau s'est ouvert sur l'ensemble de flûtes traversières, emmené par la professeure Maylis Passebon .
Le groupe a interprété «Singing in the rain » et «West side story»
L'Atelier Musique Actuelle– Groupe « Les Simones », entraîné par leur professeur Florent Hazouard , nous a ravis avec «La Seine» et «Take me to the river»
Les élèves du professeur Olivier Temime (saxophone) ont joué avec brio "Zig Zag".
Puis vint le groupe, formé par les professeurs de l'EMM, accompagné par Lila et Aliénor (choristes), qui a interprété «Chain of fools» et «New York, New York».
L'orchestre de l’EMM, sous la direction musicale d' Hugo Chaudesaigues (professeur de trombone) a interprété :
«Annie», «Daydreaming», «Lalaland»- «Sesame street theme»- «Do Ré Mi», «Highlights from Mary Poppins», «Seasons of love» et «Summer nights».
Les jeunes élèves de l'EMM ont chanté avec l'orchestre !
Félicitations à Hugo Chaudesaigues pour sa direction de l'orchestre qui rassemble tous les élèves et leurs professeurs de l'Ecole Municipale de Musique de Châtillon-sur-Seine !
Les élèves et leurs professeurs ont été très applaudis !
Les professeurs de l’EMM
Caroline MARTIN : Direction, chant, mise en scène et narration
Maylis PASSEBON : Flûte traversière
Dmytro KERNYTSKY : Clarinette
Olivier TEMIME : Saxophone
Daniel DEROEUX : Trompette
Hugo CHAUDESAIGUES :Trombone, Direction d’orchestre
Bravo à l'Ecole de Musique Municipale pour son enseignement musical et pour sa création d'orchestres aussi bons que ceux des professionnels !
Depuis 18 ans que j'assiste à ses concerts j'ai vu l'évolution fantastique de l'EMM, devenue véritablement "pro", alors bravo, et comme l'aurait dit Cole Porter depuis Broadway : "c'est magnifique" ...
Cette conférence sera animée par le Docteur François BLOT, ancien chef de service de réanimation médicale à l'institut Gustave Roussy de Villejuif, engagé dans les droits des patients, et, depuis 2022, dans les débats sur la fin de vie et l'aide à mourir.
Une collaboration avec l'unité mobile de soins palliatifs du CH-HCO représentée par le Docteur Christian THOMSEN.
Avec l'aimable participation du Docteur Claude Plassard, médecin gériatre.
La tradition du travail du fer en Haute-marne est attestée depuis la Préhistoire grâce à l'exploitation de ses ressources naturelles : le minerai de fer omniprésent, le charbon de bois provenant des forêts abondantes et la force motrice de l'eau.
Premier département métallurgique au milieu du XIXème siècle, la Haute Marne recèle un patrimoine industriel qui se découvre au au fil de ses vallées, celle de la Blaise, par exemple, la plus ancienne et la plus active de France, qui abrite "Metallurgic park", premier centre d'interprétation de la métallurgie ancienne et contemporaine et de nombreux témoins de l'histoire métallurgique du territoire.
On y admire une énorme girouette , celle de la malterie du Fort-Carré :
Une cage de laminoir de 1244 kg, fonderies de Broussevol et Montreuil :
Un carter de réducteur TGV, 220 kg, fonderies de Broussevol et Montreuil :
Du matériel ferroviaire : traverse en acier moulé de constitution d'un bogie de wagon voyageur, Aciéries Hachette et Driout :
Un waterjet, pièce moulée en acier duplex de moteur marin à propulsion (clients Rolls-Royce), de 1750 kg, aciéries Hachette et Driout :
Le guide conduit ensuite les visiteurs vers la halle à charbon et la halle de coulée.
L'immense haut-fourneau de la halle à coulée est impressionnant...
Des indications sur des silhouettes de métal nous informent sur la fonction de chaque ouvrier : fondeur, mouleur, démouleur, gougeat, chargeur, déchargeur.
Après les explications du guide sur le fonctionnement du haut-fourneau, voici que ce dernier s'anime, non par une vraie coulée de fonte, mais par le bruit du chargement du charbon de bois, puis l'apparition de fumées.
La coulée est matérialisée par des lumières : du rouge , puis du jaune représentant le métal en fusion, c'est extraordinaire et magnifique !
Tout autour du haut-fourneau, sont exposées de superbes réalisations en fonte décorative...comme ce candélabre :
"L'indienne à la mandoline", édition en fonte de l'œuvre du sculpteur Auguste Nadaud (1835-1889) par la fonderie d'art Capitain-Gény de Bussy-Vecqueville :
Edition en fonte de la "Jeanne d'Arc" du sculpteur Félix Charpentier (1858-1924) par la fonderie d'art Capitain-Gény à la fin du XIXème siècle :
"Almée", sculpteur inconnu, fin XIXème siècle, fonderie Capitain-Gény :
Une fontaine d'applique , du style de celles que l'on peut encore admirer dans nos campagnes :
Un superbe Vase Médicis :
Des cuisinières Maillard, des poêles à bois :
Une animation très colorée et musicale, qui éblouit le visiteur, passe en revue la métallurgie haut-marnaise de ses débuts au XXIème siècle...
La question peut surprendre car aujourd’hui tout le monde utilise le mot sans bien en cerner le sens, l’utilisation, sans en mesurer les limites, les risques, sans comprendre les enjeux commerciaux, politiques, diplomatiques…
Il est donc temps, d’une part de comprendre ce qu’est un réseau social d’un point de vue anthropologique, c’est-à-dire de comprendre ce besoin de lien avec les autres au-delà de toute question numérique.
Il est aussi temps de réaliser ce qu’est venu « perturber » dans la vie humaine l’irruption d’Internet, avec ses points forts et positifs, avec ses difficultés et ses dangers…
Enfin, il faut se souvenir que l’humanité a connu d’autres « révolutions » et, pour ne prendre qu’un exemple, un de ces bouleversements fut l’invention de l’imprimerie en 1450, et qu’il a fallu attendre la loi Ferry en 1881, pour se donner un objectif absolu : apprendre gratuitement à toutes et tous à lire !
On peut donc envisager de réguler, légiférer et interdire… mais il faut surtout apprendre à toutes et à tous ce qu’est un réseau social pour que chacune et chacun puisse utiliser cet « outil » sans risque individuel et sans mettre en danger la démocratie !
Dans cette conférence Michel BONNET dressera un panorama de l’histoire des médias.
Biographie
Michel BONNET est conférencier spécialiste de l’histoire des médias. Depuis plus de 20 ans, il réalise des interventions sur les médias, jeux vidéo, réseaux sociaux en primaire, collège et lycée (initiation à la lecture de l’image, l’information, la publicité, maitrise d’Internet, éducation aux médias, jeux vidéo, jeux de société, l’usage des réseaux sociaux…).
Il est Président du conseil paritaire de la publicité en France ( www.cpp-pub.org ) depuis sa création en 2008.
Expert pour Familles de France pour les questions touchant aux médias, aux jeux, aux technologies d’information et communication, et leurs liens avec éducation et adolescence, Michel BONNET a représenté cette association auprès du CSA, au CIEME, collectif inter associatif enfance et média et à la commission Copie privée du ministère de la Culture.
---- MODALITES -----
date : lundi 9 mars 2026
lieu : Salle des conférences - Mairie de Châtillon-sur-Seine (entrée : Rue du Président Carnot)
tarif : adhérent 7€ / non-adhérent 9€
contact : accutb21@gmail.com ou 06.83.89.36.00
les conférences commencent à 14h30 précises : ouverture des portes 14h15
Une conférence de presse a été organisée dernièrement au Musée du Pays Châtillonnais, afin de faire connaître au public la présentation des éléments retrouvés dans la tombe de Vix, lors de la nouvelle fouille de 2019, et leur mise en valeur.
Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes, a renouvelé son engagement fort et son accompagnement en faveur de la recherche archéologique menée à Vix et sur le mont Lassois.
Cet accompagnement vise à faire de Vix un pôle de référence archéologique et scientifique au cœur de grands débats sur l'Europe celtique et les sociétés princières de l'âge du fer.
Le Musée Trésor de Vix a demandé l'autorisation de travaux auprès des Monuments Historiques afin de permettre la réintégration des éléments au cratère.
En attendant, ces éléments sont exposés dans des vitrines , que sont venus découvrir trois membres de l'Inrap de Bourgogne Franche-Comté et Bruno Chaume, chercheur au site de Vix .
La parole a été donnée à Bastien Dubuis, chargé des nouvelles fouilles de Vix en 2019.
Bastien Dubuis , responsable d'Opération Inrap Grand-Est, UMR 6298 Artehis, a présenté la façon dont se sont déroulées les fouilles de 2019 du tumulus de Vix et la liste des objets retrouvés.
Sur ce plan on voit bien que la tombe de la dame de Vix (partie en bleu) est éloignée du site fortifié qui se trouve au sommet du Mont Lassois.
C'est en janvier 1953 que furent exhumés les restes d'une tombe princière exceptionnelle sur les terres du village de Vix.
Photo de la découverte en 1953.
A gauche René Joffroy , à droite Maurice Moisson, le véritable "inventeur" de la tombe de la Dame .
Les fouilles de 2019 ont permis de documenter de façon précise l'architecture du monument funéraire et son plan général.
Les fouilles de 2019, sous la direction de Bastien Dubuis ont été réalisées avec des techniques modernes fines et méthodiques.
La terre remuée, lors de la première fouille de 1953, avait été heureusement remise en place par René Joffroy.
Les équipes de 2019 ont donc pu la tamiser et retrouver des fragments oubliés, un travail de précision qui a porté ses fruits.
Les fragments de fibules et un scalptorium retrouvés ont été parfaitement nettoyés et ont révélé toute leur beauté.
D'autres fragments importants ont été retrouvés. : des tessons de céramique grecque, des clous en bronze, et les sabots d'un cheval de la frise du cratère.
L'extrémité retrouvée du doigt de la Coré, montre que la main de celle-ci ne portait pas un objet comme on l'avait pensé, mais indiquait plutôt une direction.
D'autres analyses très fines ont été réalisées sur les objets métalliques.
Bastien Dubuis a fait des comparaisons avec ce qui a été trouvé sur le site de Lavau .
Les dates permettent (peut-être) de penser que les personnages retrouvés à Vix et à Lavau auraient pu se rencontrer....
Bastien Dubuis a encouragé le public à aller visiter l'exposition sur les fouilles de Lavau, qui se tient actuellement au Musée d'Art Moderne de Troyes.
Les visiteurs y trouveront certains objets prêtés par le Musée du Pays Châtillonnais, et, entre autres, la statue décapitée, portant un torque, découverte au lieu "les Herbues" par Bruno Chaume.
Monsieur Laurent Vaxelaire, Directeur Régional Inrap Bourgogne-Franche-Comté, monsieur Nicolas Tisserand Directeur Adjoint scientifique et technique Inrap Bourgogne-Franche-Comté et monsieur Thomas Vigreux, responsable du développement régional de l'Inrap, ont pu prendre connaissance des vitrines où sont exposés tous les fragments retrouvés lors de la deuxième fouille du tumulus de Vix en 2019.
On voit ici nettement la patte amputée du cheval....
et voici la partie manquante, qui, nous dit Bastien Dubuis, s'emboîte parfaitement dans la patte du cheval :
Bruno Chaume a été ravi de voir qu'ont été retrouvées plusieurs parties du char de la Dame, qui étaient manquantes. : une plaque ajourée en forme de rouelle, une colonnette moulurée en bronze et des goupilles en fer bombées et forgées.
Madame la Directrice du Musée a eu la très bonne idée d'exposer près du cratère, cette superbe maquette qui représente le bâtiment situé sur le site de la cité hallstattienne.
Les personnalités présentes se sont ensuite retrouvées auprès du plus grand vase de l'Antiquité, le cratère de Vix, pour une photo-souvenir....
Dans notre région Bourgogne, et aussi en Champagne-Ardennes, saint Bernard et sa famille sont représentés dans de très beaux vitraux.
Lorsque sa mère le portait en son sein, dit son hagiographie, elle eut un songe dans lequel elle se voyait accoucher d'un petit chien blanc sur tout le corps, à l'exception du dos qui tirait sur le roux; il aboyait déjà très clairement. Un bon religieux, à qui elle avait demandé l'interprétation de ce songe, lui révéla que celui à qui elle donnerait naissance serait un excellent chien de garde, aboyant puissamment contre les ennemis de la maison de Dieu. D'autres interprètes découvrirent plus tard que la blancheur de tout son corps figurait la pureté et la fidélité de son zèle pour l'Église et pour ses défenseurs; mais le roux : les hérissements, les aboiements et les morsures pour les adversaires.
Voici le vitrail de l'église Saint-Jean de Châtillon sur Seine qui représente le songe d'Aleth :
Un très beau vitrail de l'église Saint-Vorles à Châtillon sur Seine, nous montre Aleth conduisant Bernard à l'école des chanoines de Saint-Vorles
Un chanoine emmenant en classe son jeune élève...
Je me suis rendue à Saint-Urse, église de la ville de Montbard, pour admirer, et photographier, le magnifique vitrail de Didron, représentant la famille de Bernard de Clairvaux.
Ses parents : Técelin le Roux et son épouse Aleth de Montbard :
Bernard, abbé de Clairvaux :
André :
Barthelemy :
Guy et Girard :
Nivar :
Hombeline qui devint moniale cistercienne au prieuré de Jully les Nonnains :
Un vitrail de l'église de Jully les Nonnains, nous montre Hombeline, moniale.
Saint Bernard dans l'église Saint-Nicolas de Châtillon sur Seine :
Bernard assistant sa sœur Hombeline mourante, vitrail de Gigny, village situé près de Jully les Nonnains :
Bernard ayant la vision de sa sœur Hombeline, autre vitrail de l'église de Gigny :
La mort de Saint Bernard, vitrail de l'église de Ville sous la Ferté :
François Poillotte nous offre une conférence passionnante sur Saint Bernard et ses compagnons, merci à lui.
Combien étaient-ils en ce printemps 1113 à quitter Châtillon pour rejoindre Citeaux ? Plus de 30 nous disent les sources. Si nous ignorons encore aujourd’hui l’identité de la majorité d’entre eux, celle d’un petit nombre nous a été révélée.
Le chef de file de ces jeunes aristocrates, en route pour leur entrée en religion, n’était pour l’heure que Bernard de Fontaine.
Par son seul charisme, il allait contribuer au développement extraordinaire du nouvel ordre monastique né quinze ans plus tôt.
Si sa vie a été mise en lumière par ses biographes qui furent ses contemporains, celle de ses compagnons d’origine est plus obscure.
Un petit rappel de la biographie de Saint Bernard :
Né en 1090 ou 1091 à Fontaine près de Dijon, dans une famille noble de Bourgogne, Bernard est le troisième des sept enfants de Tescelin le Roux (le Saur) et d'Alette ou Aleth de Montbard, une femme de haute vertu. Son père, Tescelin, est un membre de la famille des seigneurs de Châtillon-sur-Seine. Modeste chevalier, il est au service du duc de Bourgogne et a cherché à faire un riche mariage. Il gère des terres autour de Montbard, d'Alise-Sainte-Reine, dans la vallée de la Laignes ou au confluent de l'Aube et de l'Aujon en plus de sa seigneurerie de Fontaine.
(Maison natale de Bernard de Fontaine)
Aleth et Tescelin ont eu 7 enfants :Guy, Gérard, Bernard, Hombeline, André , Barthélémy et Nivard.
À l'âge de neuf ans, Bernard est envoyé à l'école canoniale des Chanoines de Saint-Vorles à Châtillon-sur-Seine.
(l'église Saint-Vorles à Châtillon sur Seine)
À l'âge de seize ou dix-sept ans, il perd sa mère et en est très vivement affecté. Il semble ensuite très vite vouloir entrer dans les ordres.
En 1112, il entre à l'abbaye de Cîteaux .
(Abbaye de Citeaux , photo netbourgogne.com)
L'abbaye de Citeaux a été fondée en 1098 par Robert de Molesme, et Étienne Harding en est l'abbé depuis janvier 1108. Les fondateurs se sont détachés de l'ordre de Cluny, alors en pleine gloire, pour vivre intégralement la règle de saint Benoît. Ils souhaitent répondre à un idéal plus rigoureux : retour à la simplicité dans la vie quotidienne, dans le culte et dans l'art ; rupture avec le monde, pauvreté, silence, travail manuel, tels seront les éléments principaux de la création cistercienne. Cela correspond aux souhaits de Bernard qui veut retourner à l'ascèse monastique la plus rude.
Mais Bernard, et c'est là que commence la conférence de François Poillotte, n'est pas arrivé seul !
En effet il a persuadé ses frères de devenir également moines, et sa sœur deviendra supérieure d'un couvent dans l'Yonne actuelle.
La fratrie de Saint Bernard :
-Guy, d'abord réticent, puisque marié, se fit moine après que son épouse lui en donna la permission. Il mourut à l'Abbaye fille de Clairvaux : Pontigny
(Abbaye de Pontigny)
-Gérard , percé au flanc à la bataille de Grancey, se fait également moine à Citeaux.
-André qui voulait être chevalier, fera son noviciat à Citeaux avant de devenir portier à Fontenay. ( le portier d'une Abbaye joue un très grand rôle).
-Barthelemy qui au début était damoiseau, entrera à Citeaux puis plus tard deviendra Abbé de la Ferté.
-Nivard entrera à Citeaux, puis se rendra à Clairvaux.Il fondera l' Abbaye de Vaucelles, au sud de Cambrai.
Quant à sa soeur Hombeline , elle deviendra Supérieure au Prieuré de Jully-les Nonnains, pas très loin de Laignes.
La fondation de Clairvaux:
En 1115, Étienne Harding envoie le jeune Bernard de Fontaine à la tête d'un groupe de moines pour fonder une nouvelle maison cistercienne dans une clairière isolée à une quinzaine de kilomètres de Bar-sur-Aube, le Val d'Absinthe, sur une terre donnée par le comte Hugues de Champagne.
La fondation est appelée « claire vallée » (clara vallis), qui devient ensuite « Clairvaux ». Bernard est élu abbé de cette nouvelle abbaye, et confirmé à Châlons-en-Champagne par Guillaume de Champeaux, évêque de Châlons-en-Champagne et célèbre théologien.
Il demeure abbé de Clairvaux jusqu'à sa mort en 1153.
(Abbaye de Clairvaux )
Mais Bernard n'a pas entraîné que ses frères et sœur dans le Noviciat !
Il a également persuadé son père, ses oncles, cousins et amis de se faire moines !
Ses oncles :
-Gaudry entrera à l'Abbaye de Molesme.
(Abbaye de Molesme)
-Milon de Montbard sera frère Convers à Citeaux.
Ses cousins :
-Robert de Châtillon entrera à Citeaux, puis fondera l'Abbaye de Noirlac, dans le Berry.
(cloître de l'Abbaye de Noirlac)
-Geoffroy de la Roche-Vanneau fut le créateur de l'Abbaye de Fontenay.
Sa soeur Agnès fut la première Abbesse de l'Abbaye du Puits d'Orbe en Châtillonnais (Verdonnet).
Geoffroy deviendra évêque de Langres en 1138, puis reviendra à Clairvaux où il mourut dans la cellule de Saint Bernard.
(Abbaye de Fontenay)
Ses amis :
-Hugues de Macon sera le premier Abbé de l'Abbaye de Pontigny.
-Arnold de Cologne fonda l'Abbaye de Morimond en Haute Marne.
(Abbaye de Morimond)
-Geoffroy d'Aignay entrera à Citeaux , sera ensuite chantre à Clairvaux.
C'est un des concepteurs de l'Abbaye de Fontenay.
-Artaud fondera l'Abbaye de Preuilly.
(ce qui reste de l'Abbaye de Preuilly)
-Gaudry de Touillon
-Hugues, dit le pauvre
(nous ne connaissons pas grand chose de la vie de ces deux derniers compagnons de Bernard de Clairvaux)
Clairvaux donnera naissance à soixante huit abbayes nouvelles.
En 1119, Bernard fait partie du chapitre général des cisterciens convoqué par Étienne Harding, qui donne sa forme définitive à l'ordre.
La « Charte de charité » qui y est rédigée est confirmée peu après par Calixte II. En 1132, il fait accepter par le pape l'indépendance de Clairvaux vis-à-vis de Cluny.
Bernard participera au Concile de Troyes qui officialisera le rôle des moines-soldats et donc permettra l'essor de l'ordre du Temple...et la naissance de l'idée même des croisades.
(Reconnaissance de l'ordre du Temple par le pape Honorius II au concile de Troyes - Peinture de Marius Granet XIXè - l'artiste ne s'est pas embarrassé avec la vérité historique puisque le pape n'assistait pas à ce concile où il était représenté par son légat, le cardinal Mathieu d'Albano).
Bernard prêchera la Croisade à Vézelay, s'impliquera beaucoup dans la vie de l'Eglise de son temps, mais ceci est une autre histoire.
Plusieurs livres ont été rédigés après la mort de de Bernard de Clairvaux, en vue de sa canonisation.
Le premier le fut par Geoffroy d'Auxerre et Guillaume de Saint Thierry, mais ne fut pas accepté par le Pape.
Une deuxième biographie sera écrite par Arnaud de Bonneval , une autre par Alain de Flandres.
Le Pape canonisera Bernard de Clairvaux en 1174, il deviendra alors Saint Bernard.
Pour terminer , une très belle miniature transmise par François Poillotte, avec son commentaire :
L'entrée de saint Bernard et de ses compagnons à Citeaux. Miniature extraite du Miroir Historial de Vincent de Beauvais (XVème siècle) Chantilly - Musée Condé.
Cette miniature représente saint Bernard auréolé. Il semblerait que les quatre autres moines soit ses frères, Guy, Gérard, André et Barthelemy. L'autre personnage en cours de vêture serait Nivard. La scène se déroule sous le regard de Tescelin, leur père.
A droite, il pourrait s'agir d'Hombeline entrant en religion en présence d'Aleth, sa mère.
L'artiste a pris une certaine liberté avec la chronologie historique puisqu'Aleth était décédée depuis près de 20 ans au moment de l'entrée de sa fille à Jully-les-Nonnains.