Publié le 3 Janvier 2018

 Pierre Roy , après avoir décrit la vie d'autrefois à Aisey sur Seine :

 http://www.christaldesaintmarc.com/les-souvenirs-de-pierre-roy-d-aisey-sur-seine-c29065940

s'est intéressé à l'histoire de sa région.

Voici donc une série d'études qu'il a réalisées sur l'histoire du Châtillonnais, séries que j'échelonnerai durant plusieurs semaines.

AISEY sur SEINE

Du nom d’homme Asius plus suffixe Iacu qui devient « y » ou « ey » d’origine gauloise, on pourrait y voir également une racine hydromynique prélatine As.

Vu sa situation d’une part : le ruisseau de Chemin d’Aisey, la Seine, les bonnes Fontaines en Voisin, lieu dit la fontaine de l’enfant, qui disparaît pour ressurgir sur le chemin du Fourneau dans un pré à 50 m de la Seine…il y a 2 à 3000 ans il devait couler davantage d’eau.

 Il existe près de Dracy Saint Loup (région d’Autun) , le village d’Aisey, situé près de la rivière la Drée, ce qui pourrait confirmer la racine hydrominique (d’après moi) .

Cet Asius d'autrefois, porterait de nos jours, le nom de Marchandeau, ou Bonneau ou Boileau.

Les premiers occupants  de notre sol furent les Ligures, les Lingons, les Eduens, les Celtes Gaulois, enfin Bourguignons.

Suivant ses occupants son identité varia : Asiucum, celte Aisiacum, gaulois, Aiseum latinisé prendra à la fin de l’époque gallo-romaine sa terminologie gauloise de « ey » retrouvée en 1098 à Aisey.

Le Celte était une langue orale, pour cela aucun signe ou traces d’écriture.

Le tombeau celte dit du Gaulois (chemin de Grange-Didier), la  Roche du Seigneur à Minot  où une plaque de pierre soulevée dans un champ cultivé, laissa apparaître trois squelettes néolithiques : le chef reconnaissable, avait reçu au cours d’une bataille, un coup de bois de cerf sur la tête. L’homme dut vivre encore quelques années, de l’osséite ayant poussé sur sa blessure. A ses côtés sa femme et son enfant.

A Saint-Germain le Rocheux, le lieu-dit « le Tremblois », fut une agglomération de Lingons ou d’Eduens.

A Val-Suzon, le lieu-dit « le Chatelet d’Etaules » fut occupé par les néolithiques, la falaise a été taillée avec des outils de silex. J’en ai trouvé la présence à Malain où une grosse butte de défense fut érigée pour résister aux assaillants (en cours de fouilles et d’études)

Les Gaulois parlaient une langue indo-européenne apparentée au latin, au germanique, à l’iranien et au grec.

De cette époque mérovingienne, carolingienne, des grandes invasions barbares, où dater les recherches est un travail trop complexe pour moi, je me contenterai de passer mille ans en sommeil .

Les Gaulois vivaient autour et dans leurs huttes, construites sur des hauteurs ou monticules, ceci afin d’être toujours sur leurs gardes en cas d’invasions destructrices. Ces groupes de tribus étaient présents dans le Châtillonnais, tous les 800 à 1200 m de distance, selon les possibilités des terrains et des lieux.
La soumission des populations gauloises par les légions romaines, dotées d’une structure extraordinaire, militaire et génie civil, bouleversa le mode de vie des habitants. Leurs campements seront plus ou moins abandonnés suivant les avantages.On construisit les villages souvent près des rivières, pour le plus grand bien des Gallo-Romains ;

Nous voyons apparaître des noms de localités :

Rocca-Fortis : Rochefort

Semut-Sigemut-Submontis : Semond

Annus : Aignay

Buxus (buis) : Busseaut

Camisius : Chamesson

Nodunum Nodo : Nod

Vicus : Voisin (peut-être bois sacré). 

Près de Voisin, sur un site archéologique, situé à 500 m du hameau,  près d’une voie romaine d’importance secondaire reliant Essarois à Chamesson,  se situe un sanctuaire de même époque, la voie continuait au-delà des deux villages.

 Le chemin forestier a remplacé l’usage de la voie, par suite de facilités de débardages. Aussi ce chemin suit et chevauche, s’en écarte, d’où la difficulté de retrouver cette voie.

 Ce site d’une valeur exceptionnelle a été mis à jour par des travaux forestiers qui ont fait découvrir une stèle ou monument d’une certaine importance, vu le nombre de personnages s’y attachant.

 (Ce site, c'est celui du Tremblois, dont Pierre Roy vous parlera au prochain épisode)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 9 Septembre 2017

 Dans "les souvenirs de Pierre Roy", j'avais évoqué le terrible accident survenu à l'école de Saint Marc sur Seine en 1944.

Une bataille de feuilles mortes avait fait perdre un oeil à un enfant, Jean-Pierre Piétri, neveu de Pierre Roy.

http://www.christaldesaintmarc.com/ce-sont-les-membres-de-la-famille-pietri-les-neveux-de-pierre-roy-qui--a130394532

Cet enfant est au centre de cette photo (prise avant l'accident)

"La canne blanche...."un récit incroyable de Jean-Pierre Piétri

Jean-Pierre Piétri a lu les articles du blog concernant sa famille, et il a voulu me raconter en détail ce qui lui était arrivé dans la cour de l'école de Saint Marc sur Seine en octobre 1944.

Un très beau texte qu'il m'a autorisée à reproduire, merci à lui !

                      L’ enfant à l’œil crevé…

 Je suis Jean-Pierre Piétri né le 1.5.1937 ,et le neveu de Pierre ROY, celui qui a très bien décrit la vie, les coutumes, des anecdotes, sur des villages du Châtillonnais. Il a relaté, dans la dernière parution, l'accident dont je fus victime.

Donc, en 1943, mes parents (dont ma mère, Yvonne qui est la soeur de Pierre ROY) quittent Marseille, avec leurs 3 enfants, Madeleine, moi-même Jean-Pierre, et mon frère Bernard. pour venir se réfugier à Aisey-sur-Seine. Puis à la fin de 1943, à Chenecières. C'est à ce moment-là que ma soeur et moi avons fréquenté l'école de Saint-Marc-sur-Seine

Nous faisions 4 fois par jour, à pieds, le trajet Chenecières/Saint-Marc.

Le 21 Octobre 1944, (j'ai 7 ans et demi) une journée d'école...comme beaucoup d'autres...c'est l'automne, beaucoup de feuilles mortes. l

L'après-midi, au cours de la récréation, dans la cour de l'école, le "jeu" consiste à s'envoyer des feuilles. Je suis accroupi en train de ramasser des feuilles. Au moment où je relève la tête, je reçois un paquet de feuilles en plein visage...puis, je ressens une vive douleur à l'oeil. J'ai les 2 yeux fermés. On m'emmène chez quelqu'un, proche de l'école, qui essaie de me nettoyer le visage... Ma mère est prévenue et vient nous récupérer ma soeur et moi. On m'a mis un bandeau sur l'oeil gauche. Je n'arrive pas à ouvrir l'oeil. Pas de médecin, pas d'infirmier. Je passe une nuit agitée. Mes parents sont très inquiets.

Le lendemain, mon père décide de m'emmener à Dijon pour consulter un médecin. Le seul car du matin (le Citroën...comme on l'appelait) qui assure le trajet Châtillon-Dijon, ne s'arrête pas..."il" est complet.

Aucune liaison sur Châtillon. Mon père décide de m'emmener sur une vieille bicyclette. Il s'arrête à Aisey pour informer ses beaux-parents (Armand et Constance ROY) pour leur demander si, ils connaissaient quelqu'un qui pourrait nous y conduire en voiture. Aucune réponse favorable. Nous arrivons à Châtillon, en bicyclette, en fin de matinée. Un médecin m'examine et dit à mon père: cet enfant à l'oeil crevé. Cet oeil se vide, s'il n'est pas opéré dans la journée, il perdra l'oeil. Le seul endroit où il peut être opéré, c'est l'hôpital de Troyes.

Pas de liaison. Mon père, et moi assis sur le porte-bagage, partons en direction de Troyes. A la sortie de Châtillon, il aperçoit un camion dont le chauffeur s'afférait au chargement. Mon pères'arrête, lui explique la situation. Une chance inouïe c'était sa direction. Il nous dit de monter et nous voilà partis sur Troyes. Ils nous déposent à côté de l'hôpital. On m'examine de suite. Je suis allongé...puis plus rien. Combien de temps ai-je dormi...je n'en sais rien. Au réveil, je ne vois rien, je me touche le visage et je ressens un gros bandage autour de la tête. Je garderai ce bandage durant 15 jours. Après plusieurs soins, on me retire le fil qui a suturé la plaie. Il n'y a plus que l'oeil gauche qui est protégé par un bandeau.

Dans cet hôpital, je suis dans une grande salle où il y a peut-être une cinquante de lits (tous occupés). C'est encore la guerre. Beaucoup de blessés. Beaucoup de bruit. Par moment, une dame me fait manger car je n'y vois rien. Mon père a dû me laisser pour rejoindre Chenecières et rassurer la famille. Plus de souvenir, jusqu'au moment où nous retournerons à Marseille.

Puis viendra le moment, en 1946, où mes parents me feront examiner par un ophtalmologue réputé à Marseille.  Il m'est prescrit différents traitements, notamment le port d'un obturateur 2 heures par jour, pour occulter l'oeil droit afin de faire travailler l'oeil gauche. Le port de lunettes correctives, mais rien n'y fait, je n'ai toujours qu'1/10 d'acuité visuelle. Arrivé à l'âge de 14 ans, au cours d'une visite systématique, on me prescrit un traitement tout nouveau qui proviendrait des Etats-Unis. Une piqûre, toutes les 2 semaines (il y en eu 21) entre l'orbite et l'oeil... c'était pour fortifier l'oeil. Traitement très douloureux. Les résultats n'étaient que de très courts instants. Entre temps, j'avais appris le tableau jusqu'à 5/10 et je "trichais" lors des contrôles...car je n'en pouvais plus. A l'époque, c'était facile, lors d'un contrôle, il suffisait de regarder entre les doigts très légèrement écartés qui occultaient l'oeil droit. J'ai appris le métier d'ajusteur sans difficulté. J'avais une vue supérieure à 10/10 sur l'oeil droit. Mon adolescence s'est relativement bien passée, sans que je me rende trop compte de mon handicap. Ma passion...c'était les avions...l'aviation.

Ainsi, à 18ans et demi, mes parents acceptent de donner leur accord, afin que je puisse m'engager dans l'Armée de l'Air (à l'époque, la majorité n'est qu'à 21 ans). Lors de la constitution du dossier de demande d'engagement, je dois subir un contrôle visuel obligatoire dans un hôpital militaire. Bien sûr, le médecin s'aperçoit que j'ai une anomalie à l'oeil gauche, l'acuité visuelle de 5/10 est le minimum. Enfin, ma demande est acceptée de justesse. Donc, je m'engage dans l'Armée de l'Air le 4 Janvier 1956. A l'issue du premier mois, après avoir terminé les tests de sélection, je suis convoqué par le service médical pour être examiné de près par un ophtalmologue  civil (agréé )dans la ville de Clermont-Ferrand. A l'issue de cet examen, l'ophtalmo me dit que j'étais inapte, médicalement, à l'engagement. Le document sera adressé directement au service médical de la Base Aérienne. Je suis très affecté moralement par cette décision. En rentrant au casernement, je ne dis rien à personne. Deux jours plus tard, la promotion à laquelle j'appartiens doit partir sur la Base Ecole de Nîmes. Toujours rien. Pendant les cours, chaque fois qu'un gradé arrivait, j'étais persuadé que l'on venait me chercher. A l'issue des 4 mois de cours, la promotion est envoyée à la Base Ecole de Rochefort pour 9 mois. Toujours rien. Cependant, je suis "classé " Y4,  ce qui veut dire que je ne peux pas choisir la spécialité que j'aurais aimé faire (celle de "mécanicien moteur avion", car il fallait avoir une vue parfaite pour les 2 yeux). J'ai le choix entre "Pompier de l'Air" ou "Mécanicien Equipement". Bien entendu, j'ai choisi la deuxième proposition. Donc, dans cette nouvelle promotion, nous étions quelques uns avoir un problème visuel plus ou moins léger. Lors des travaux pratiques, on nous apprenait à réparer des instruments de bord (ce n'est qu'une infirme partie de la spécialité) et notamment à fabriquer les pièces d'horlogerie sur des tours. Comme j'avais une vue parfaite de l'oeil droit, je n'ai jamais été gêné. Pas plus que pour les séances de tir...où j'étais largement dans la moyenne. Et c'est ainsi que les 2 premières années de mon engagement se sont passées. Aussi, lorsque j'ai demandé à me rengager, il a fallu que je passe une visite médicale. Mon dossier médical mentionnant que j'étais classé Y4, on m'a demandé si j'avais un problème particulier, sans que l'on me fasse une visite approfondie. Bien entendu, j'ai répondu par la négative. Voilà, les conditions dans lesquelles j'ai fait une carrière complète dans l'Armée.

"La canne blanche...."un récit incroyable et très émouvant de Jean-Pierre Piétri

Donc, en 1990, je prends ma retraite. L'acuité visuelle de l'oeil droit faiblissait et j'ai porté pendant 27 ans une lentille de correction sur l'oeil droit. Mais depuis 6 ans, le 1/10 que j'avais à l'oeil gauche avait disparu. Après plusieurs visites chez des ophtalmologues, aucun ne voulait entreprendre une quelconque intervention dur cet oeil. Puis, cette année, un chirurgien a accepté (moi aussi) de faire une intervention pour retirer cette cataracte traumatique. Celle-ci empêchait de voir le fond de l'oeil. Persuadé que j'allais recouvrir une vue normale, le chirurgien a voulu me placer un implant, mais le cristallin étant resté "accroché" à l'ancienne cicatrice, cet implant n'a pas tenu. J'ai dû subir une autre opération, par un autre chirurgien, pour récupérer cet implant qui était tombé au fond de l'oeil. A l'issue de cette seconde opération, j'ai récupéré ce 1/10 que j'avais perdu. Au cours du mois de Mai de cette année, on m'a opéré l'oeil droit de la cataracte et on m'a placé un implant " torrique" et j'ai une vue parfaite sans lunettes et sans lentille.

Pour la "petite" histoire, en 1947, sur les conseils d'un avocat mes parents avaient constitué un dossier concernant mon accident, pour demander à l'Etat de reconnaître  les faits qui s'étaient passés dans l'enceinte d'une école publique et par conséquent de reconnaître l'infirmité. Il y eu de 2 procès au TGI de Dijon, mais l'Etat a refusé par 2 fois. Il m'a accordé un dédommagement de 20 Francs...à percevoir à ma majorité.

                       (Jean-Pierre Piétri)                                                                                                                  

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Publié le 5 Juin 2017

Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

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Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

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Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

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La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

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Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

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Publié le 5 Juin 2017

Les souvenirs de Pierre Roy...

Les souvenirs de Pierre Roy d'Aisey sur Seine sont terminés !

Ils ont été appréciés par beaucoup de lecteurs qui m'ont demandé s'ils pourraient en avoir un album-papier.

Oui, car les Amis du Châtillonnais  avaient publié ces récits envoyés à eux  par Pierre Roy en 1995, dans un superbe cahier, accompagnés d'une étude sur l'ancien château d'Aisey le Duc.

Michel Diey peut tout à fait réimprimer ce cahier pour vous, si vous le lui demandez (au prix modique de 9 €)

Envoyez lui votre commande à son adresse :

michel.diey@wanadoo.fr

Vous pourrez le retirer lors d'une des permanence des Amis du Châtillonnais Impasse du Raisin à Châtillon sur Seine., le jour qu'il vous indiquera.

NB : il me reste quelques textes de Pierre Roy sur le patois et l'histoire du château d'Aisey le Duc, ce sera pour la rentrée, car après le 1er juillet, le blog, été oblige, ne fonctionnera pas très régulièrement.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Souvenirs de Pierre Roy : les activités à Saint Germain le Rocheux

LE MOULIN DE SAINT GERMAIN

Il appartenait à monsieur Mariotte, il tournait pour le service des cultivateurs. Il approvisionnait le boulanger du village. Son commis, bâti en hercule, montait une bache de farine de 100kgs sur le dos par le chemin de la Mairie, il lui fallait gravir un raidillon de 200M, et plus de 500 m pour le reste du parcours. On ne voit plus un spectacle pareil.

LA  FIEVRE APHTEUSE

Dans le Châtillonnais, il y avait une dizaine de marchands de bestiaux, ceux-ci avaient des commis appelés maquignons qui parcouraient les villages et les fermes, touchaient, estimaient à vue d’œil le poids. Ils offraient toujours à un prix inférieur la qualité présentée. Souvent pas très scrupuleux , ils étaient qualifiés de « francs gurdots » (malhonnêtes)

Parfois dans une localité, sévissait un terrible fléau : la fièvre aphteuse, maladie chez les bovins, caractérisée par l’inflammation des aphtes, faisant baver l’animal, l’empêchant de manger. Il finissait par dépérir et mourir. Aussi les gens de laissaient pas entrer dans leurs étables, ces gens qui apportaient ce virus à la semelle de leurs chaussures, avec leurs mains mal lavées. Les règles d’hygiène les plus élémentaires n’étaient pas appliquées.

On leur criait de loin de ne pas approcher « Ne venez pas ici d’aveu votre cocotte (la fièvre) » leur disait Henriette Harnet ;

Dans le temps il y avait eu un développement de la rage. Aussi les chasseurs tiraient les renards, principaux programmateurs de cette épidémie, dangereuse pour l’homme et mortelle pour les animaux.
Depuis une dizaine d’années elle a fait sa réapparition. Il y a des moyens efficaces pour lutter contre.

Les cultivateurs et les chasseurs sont-ils très vigilants.

L’EAU à SAINT GERMAIN LE ROCHEUX

Les habitants n’avaient comme eau potable que les citernes, les bêtes allaient aux mares, nourries par les pluies et les ruissellements, elles étaient immunisées.
En 1891, l’eau pure fut installée dans la communes à des bornes-fontaines, abreuvoirs, lavoirs. Cette source était captée dans la vallée du Brevon, près du moulin, amenée à une station hydraulique appelée « bélier ». Ce « bélier » fonctionnait par une chute d’eau de 91 pour monter 1 litre d’eau à une hauteur de 90 m de dénivellation  sur 1km500, cela sans autre forme de force.

Souvenirs de Pierre Roy : les activités à Saint Germain le Rocheux

A cette époque, il n’était pas question de moteurs et pompes électriques, ça fonctionnait bien, ce n’est qu’il y a 30 ans que l’on a modernisé le système.

Busseaut, Moitron et d’autres villages en possédaient.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

C’est Suzanne, la femme de Pierre Roy, qui parle :

Le jeudi nous allions au caté à Rochefort (3 kms aller).

Nous partions à 8 heures, ceux de la Communion, par tous les temps.

On bavardait sur les chevreuils, les sangliers, les truites qui mouchent…la route paraissait moins longue.

Souvenirs de Pierre Roy : le catéchisme à Saint Germain le Rocheux

(l'église de Rochefort sur Brevon)

Il fallait assister à la messe de 9 heures, ensuite c’était le catéchisme.

On retrouvait les enfants de Busseaut qui par la route avaient fait leurs 5 kms. Puis c’était le retour, vers 11heures ½.

Souvent nous invitions ces jeunes à nous raccompagner, c’était un sacrifice de leur part, car le parcours s’en trouvait rallongé. Ils évitaient le pays en passant à l’orée du bois.

Parfois on flânait, il arrivait que ceux de Busseaut de fassent disputer par leurs parents de mettre si longtemps pour rentrer (13h et 14heures).

C'était le cas du Boileau : son père l’attendait et lui dit « C’est ça l’heure de rentrer, t’ai faim ? », il lui ouvrit la porte de la soue à cochons, l’enferma et lui dit : »dîne d’aiveu lu ». une heure après, le père faisait déjeuner son gamin puni.

La leçon n’avait pas servi à grand-chose, il aimait flâner…

Le dimanche, nous devions être à la messe de 10 heures. Nous emportions dans un petit panier notre repas que nous prenions chez un habitant, car il fallait être présent aux Vêpres, le caté les précédait.

Il y avait des dissipés, le grand Parthiot passait souvent la messe à genoux dans l’allée sur les dalles froides de l’église, ce qui ne l’empêchait pas de faire le pitre.On rentrait vers les 4 heures de l’après-midi.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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