Publié le 2 Février 2011

 

-Le Conseil de Développement Économique et Social du Pays Châtillonnais

J'ai dernièrement, été conviée par Monsieur Jean-Claude Amizet , à assister à l'Assemblée Générale du Conseil de Développement Economique et Social du Pays Châtillonnais, autrement dit le CDESPC, un sigle assez compliqué !

Je ne savais absolument pas de quoi il s'agissait, et j'ai été agréablement surprise de découvrir une instance intéressante et apolitique, qui oeuvre pour le bien du Châtillonnais et de ses habitants.

Qu'est ce que le CDESPC ?

(cliquez pour lire plus facilement)

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Le Président du Conseil de Développement Economique et Social du Pays Châtillonnais, c'est Jean-Claude Amizet.

C'est lui qui détailla l'ordre du jour  et présenta le rapport moral.

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Voici quel était l'ordre du jour:

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Et voilà ce que j'ai noté du rapport moral:

ACTIVITÉS INTERNES

 -Mise en place des principes de fonctionnement du CA

-Règlement intérieur

-Convention avec la Communauté de Communes(études et signature)

-Désignations des membres du CA aux commissions de la CCPC

-Réunion de la commission Santé

 RELATIONS CDESPC/CCPC

-Réunion hebdomadaire du bureau avec l’animateur

-communications du Directeur des Services

-Participation au Comité Pilotage de la santé

Le rapporteur de la Commission Santé c'est  Roger Saget..

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Le scanner va bientôt être installé à l'Hôpital , le dépistage par mammographie du cancer du sein fonctionne bien ( plus besoin d'aller à Dijon ou Troyes, c'est bien appréciable), un kinésithérapeute s'est installé à Laignes, tandis qu'un ORL et un ophtalmologue sont pressentis à l'Hôpital de Châtillon sur Seine.

La suite du rapport moral présenté par le Président :

RÉFLEXION A PROPOS DE LA RÉVISION DU CONTRAT DE PAYS A MI-PARCOURS :

Propositions du CDESPC :

-Réfléchir au report éventuel des actions non réalisées

-Réfléchir sur une meilleure répartition des maîtrises d’ouvrages

-Des courriers ont été envoyés à la Région,l’Etat (sous Préfecture-Préfecture),SGAR,Conseil Général,CCPC,Ville d’appui (Châtillon sur Seine)

Des réponses ont été reçues.

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 RELATIONS CDESPC / CCPC(Communauté de Communes du Pays Châtillonnais)

Le CDESPC propose :

-que les commissions de la CCPC deviennent des commissions CCPC/CDESPC afin de rationaliser et rendre plus lisible le travail mené

-Que le CDESPC soit rattaché à la CCPC en tant que Conseil de Développement Economique et Social de la CCPC

-Que le particularisme au niveau régional du Châtillonnais par rapport aux autres territoires soit pris en compte comme un atout

-Que soit clairement indiqué aux communes non membres de la CCPC, si elles font partie du Pays

-Qu’un avenant financier prenant en compte l’intégration de la commune de Laignes soit mis en œuvre

-Qu’un chiffrage de l’enveloppe correspondant à l’ensemble des communes non adhérentes à la CCPC soit communiqué

-Que les critères de répartition soient fixés pour une gestion lisible des financements territoriaux

-Qu’une définition précise des missions des animateurs de développement soit fixée face à l’ambigüité de la notion de Pays et CCPC

-Que soient recadrés les financements selon les thématiques

-Que les maîtrises d’ouvrages soient conformes aux compétences de chacun.

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INTERROGATIONS

-Connaître les réalisations année par année des projets inscrits au Contrat de Pays

-connaître le bilan des actions conduites jusqu’à ce jour

-connaître la capacité de financement

-connaître le niveau d’endettement de la CCPC

-connaître les prospectives jusqu’à la fin du contrat de Pays, à savoir 2013

-demande de rencontre rapide avec le Président de Pays,le Maire de la Ville d’appui, le Directeur des Services, l’équipe Pays au complet afin d’échanger sur un planning, programmer, réflécher les crédits que réclame la situation

AVIS SUR :

-Le Parc National

-L’Usine d’éthanol

-Un Hôtel de grande capacité

-Une Candidature au pôle d’excellence rural de Vix

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Le bilan financier a été présenté par le trésorier du CDESPC, Monsieur Joël de Pougnadoresse.

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Voici le bilan financier :

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Jacky Fillod est le  vérificateur des comptes.

Tout , dit -il, est absolument correct.

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Quelques membres du Conseil d'Administration étaient à renouveler, ici : Paulette Guyot et Elisabeth Barbier..

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La liste des membres à renouveler et la liste des candidats :

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Le  Président a  donné des consignes de vote précises.

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Roger Saget a appelé  les votants (40), tandis que Jacky Fillod tenait l'urne.

Le dépouillement s'est fait avec l'aide de Louise Bauer et de Madame Janet..

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quelques votantes..

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Et les élus sont ...les quatre premiers de la liste :

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Le Conseil d'Administration est donc le même que le précédent.

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Monsieur Brigand, maire de la Ville d'appui du CDESPC , Châtillon sur Seine, et maintenant président de la CCPC (Communauté de Communes du Pays Châtillonnais,) dit son plaisir de travailler en liens étroit avec le CDESPC, les relations seront fructueuses dans l'intérêt du Châtillonnais tout entier.

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Chaque Châtillonnais peut adhérer au CDESPC, et ainsi comprendre ce qui se passe à la Communauté de Communes, donner son avis, proposer des idées par l'intermédiaire des membres élus.

C'est une façon intelligence de contribuer à l'évolution de notre territoire, et cela sans parler politique, ce qui pour moi est appréciable.

J'ai donc l'intention d'adhérer prochainement au CDESPC, la cotisation n'est que de 5 euros.

Et j'espère vous avoir convaincu de participer ..

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 30 Janvier 2011

Aujourd'hui 2 Février, c'est la Chandeleur, mais aussi, dit-on..le Mariage des oiseaux !

Les aquarelles seront donc aujourd'hui consacrées à nos amis ailés...

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Publié le 30 Janvier 2011

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 30 Janvier 2011

Samedi 29 Janvier 2011 a eu lieu l'Assemblée générale des Amis du Châtillonnais.

Devant une salle comble, les "trois piliers" de l'Association : Dominique Masson, le dynamique président, Michel Diey , l'infatigable chercheur et éditeur  et Jenry Camus l'artiste instigateur de multiples créations : expos, conférences, section peinture.., nous ont récapitulé tout ce qui s'est passé durant l'année 2010, et présenté tout ce qui est prévu pour 2011.

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Le rapport financier de l'Association fut présenté par Michel Diey, au nom de Rolande Diey son épouse, qui est la trésorière de l'Association.

Rapport financier approuvé à l'unanimité.

Il fut aussi procédé à l'élection des membres du Conseil d'Administration, tous reconduits.

Deux  nouveaux conseillers furent élus: Pierre Magès qui, au sein du Conseil d'Administration, représentera la Section Peinture des Amis du Châtillonnais et  David Loiselet, jeune érudit  qui a déjà écrit les textes de deux "cahiers du Châtillonnais"

Quel plaisir s'est exclamé Michel Diey, d'avoir  jeunesse et expérience dans l'Association !

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Beaucoup d'expositions ont eu lieu en 2010:

-Le premier salon des peintres de la section peinture des  amis du Châtillonnais, section qui tient particulièrement à coeur à Jenry Camus puisque c'est grâce à lui qu'elle a vu le jour..

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-L'exposition sur le quartier de la Gare,  suite à des recherches poussées dans de nombreuses archives et sur place, par Michel Diey et  Sylviane Drezet que l'on voit ici en plein travail , dans "l'antre" de Michel..

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(les photos ne sont pas très belles car elles sont issues de projections)

-Expo sur les inondations de 1910 dans le Châtillonnais au Centre Social et à l'Office du Tourisme

-Expo à Grancey sur Ource sur le Général Paul Guichard

-Participation des peintres de la Section Peinture des Amis du Châtillonnais aux expos d' Aignay le Duc, Recey sur Ource, Moitron, Villaines en Duesmois, Chamesson, Arc en Barrois, Chalmessin, Arnay le Duc, Montbard.

Des conférences très intéressantes ont eu lieu:

Sur le Général Riu, l'ancêtre célèbre de Jean Ponsignon,  sur Gomméville par David Loiselet.Jenry Camus a évoqué  Kiki de Montparnasse à l'occasion de la pose d'une plaque sur sa maison, Antoinette Quarré à Villaines en Duesmois,  l'Amiral Dupotet à l'Association Culturelle Châtillonnaise (un cahier sur l'Amiral Dupotet a été édité par les Amis).

Une mémorable conférence, avec exposition de matériel médical,  sur" la Médecine à l'époque du Maréchal Marmont" a eu lieu  à Essarois, menée de main de maître par l'adjudant-chef Philippe Lafargue.

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De nombreux cahiers du Châtillonnais ont vu le jour:

Le bulletin annuel de l'Association, qui est remis gracieusement pour chaque adhésion.

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Mais aussi des études sur le Quartier de la Gare (2 tomes), "Gomméville : un village entre Bourgogne et Champagne" ," la piété ducale et vie liturgique à la cour de Charles le Téméraire" (les deux par David Loiselet), "les inondations dans le Châtillonnais en 1910", "l'Ermitage du Val de Seine","les peintres des Amis du châtillonnais"," le Général Paul Guichard"

(Cahiers en vente à L'Office du Tourisme, chez Michel Diey et à la librairie du musée)

De nombreuses manifestations ont eu lieu, avec la présence des Amis du châtillonnais:

les Journées Châtillonnaises,le marché bio à Fontaine-les-Sèches, la foire aux livres et aux vieux papiers de Châtillon sur Seine, l'Assemblée des anciens élèves du Lycée Désiré Nisard,la Fête de l'Automne de la Maison de la Forêt à Leuglay, des Livres au Village à Leuglay organisé par Francis Dupas,l'inauguration du Verger du Château de Montigny sur Aube.

La présidente de l'Association des Amis du Château de Montigny" est d'ailleurs venue nous parler de cette belle réalisation.

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Monsieur Stutz , Président du nouveau  Syndicat intercommunal des cours d’eau châtillonnais (Sicec), est venu évoquer le sort de l'étang de Marcenay.

Tous, nous espérons la renaissance de la "Maison du Terroir", sur ce si beau site.

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Et les projets pour 2011 des Amis du Châtillonnais, quels sont-ils ?

Eh bien, pour notre plus grand plaisir, ils sont très nombreux !

-Des expositions:

A Essarois pour sa traditionnelle exposition d'été qui aura lieu cette année les 6 et 7 août, Jenry Camus a prévu de s'intéresser à Victorine de Chastenay :"Victorine de Chastenay et son temps", mais également à un livre de Victorine sur les fleurs "le calendrier de Flore", qui sera illustré par les peintres de la Section peinture des Amis du Châtillonnais.

Aux Bénédictines, à Châtillon sur Seine, aura lieu du 20 au 28 août 2011, une exposition des tableaux d'un châtillonnais: O.Reddé

A Aignay le Duc une expo sur Frochot et à Recey sur Ource une sur Lacordaire.

-Des conférences:

Jenry Camus proposera "Jeanne d'Arc à travers les cartes postales" et  "Victorine de Chastenay" (à l'Association Culturelle Châtillonnaise), une conférence sur les fondeurs de cloches aura également lieu.

-Des participations à diverses manifestations :

Aux Journées Châtillonnaises, Journées du Patrimoine à Jully (89), et à toutes les manifestations organisées par Francis Dupas etc...

-Des visites:

La Barotte, des musées Troyens, l'Ermitage du Val de Seine

-Un concert:

Une cantatrice célèbre qui réside l'été à Essarois, nous enchantera de sa voix sublime (23 Juillet)

Et pour terminer cette magnifique Assemblée, Jean Millot nous présenta les deux tomes d'"Images en Châtillonnais" sur le Canton de Laignes..

 

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Cette fois Jean nous proposa un sympathique quizz, avec une série de cartes postales anciennes, où le nom du village était caché..Les adhérents devaient le trouver, pas facile! bravo Jean !

Jean dédicaça d'ailleurs ses ouvrages avant le moment de convivialité qui suivit..

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Les adhérents des Amis du Châtillonnais furent très heureux de se retrouver en dégustant le si délicieux crémant de Sylvain Bouhélier..

Au centre : Michel Cailin qui fait de si beaux logos pour le blog, et qui prépare un site où seront répertoriées toutes les publications des Amis du Châtillonnais, un site indispensable !!

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Ici David Loiselet, le jeune membre du Conseil d'Administration des Amis..

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Que vive encore longtemps, très longtemps cette magnifique Association qui fait un travail remarquable sur la mémoire de notre cher Châtillonnais..

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Janvier 2011

Encore un oiseau que je n'avais jamais vu !

C'est le gros bec casse noyaux...

Décidément Châtillon sur Seine porte bien son nom de "ville dans un parc" pour avoir dans son ciel autant de sortes différentes d'oiseaux !

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Le gros-bec est gros et corpulent, il mesure environ 17-18 cm et se distingue par son énorme bec triangulaire, son cou épais et  une queue assez courte .
 Ses yeux sont rosés ; ses pattes passent du sombre en hiver au rose clair en été. Il paraît légèrement disproportionné à cause de son cou très volumineux.

Le mâle adulte a la tête rousse et le cou noir, la nuque grise et le dos brun. Ses ailes larges sont bleu noir, traversées par une grande bande blanc roussâtre que l'on retrouve sous le ventre. Sa queue courte est brune avec le bout blanc. Son ventre est d'un brun rose très pâle et son bas-ventre blanc.

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 La femelle ressemble beaucoup au mâle excepté que sa tête est moins rousse et que ses secondaires sont grises.

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Une dernière photo pour vous montrer la taille du gros bec casse-noyaux, par rapport à une mésange charbonnière...

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Publié le 25 Janvier 2011

Le thé dansant du Zonta Club a eu lieu dimanche 23 Janvier dans la jolie salle "espace et loisirs" Luc Schreder.

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L'orchestre , très dynamique et entraînant était celui de Brigitte Lemaître.

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Josie Amizet, la présidente du club Zonta de Châtillon sur Seine était présente , ainsi que ses amies zontiennes..

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Malgré l'excellent orchestre ,la jolie salle au parfait parquet bien glissant, les danseurs n'ont pas été très nombreux au rendez-vous.

C'est vraiment dommage , puisque l'on sait que le bénéfice intégral de ce thé dansant va aux oeuvres du Zonta-Club.

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Publié le 25 Janvier 2011

Mes amies aquarellistes de l'atelier de Villiers le Duc, peignent à merveille les paysages, mais aussi les animaux.

Aujourd'hui des mammifères...les oiseaux ce sera pour la semaine prochaine !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Janvier 2011

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Une passionnante conférence sur "la Marquise de Sévigné, témoin de son temps " par l'historien Robert Fries, nous a été proposée par l'Association Culturelle Châtillonnaise lundi 24 Janvier.

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Monsieur Robert Fries a eu l'extrême  gentillesse de m'envoyer le texte intégral de sa conférence, je le mettrai en lien cliquable à la fin de l'article.

J'ai extrait de son texte quelques passages significatifs (en bleu), que j'illustrerai de quelques gravures, comme il l'a fait lui même pour son auditoire.

Le texte entier de la conférence est bien plus riche et fourmille de détails sur la divine Marquise de Sévigné, ne manquez pas de le lire..

Marie de Rabutin Chantal est née le 5 février 1626, place Royale à Paris.  Par son père, Celse de Rabutin Chantal, elle appartient à une famille ancienne et réputée de Bourgogne. 

 

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(La place Royale, actuellement Place des Vosges)

 Ses ancêtres se sont distingués par leur hardiesse au combat et leur esprit en société. 

Sa grand-mère paternelle Jeanne Frémyot, baronne de Chantal, sera canonisée au XVIIIème siècle, comme fondatrice des Visitandines.  

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Son grand-père était Celse Bénigne de Rabutin, un bretteur ..

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 C’est sa correspondance qui a immortalisé la Marquise de Sévigné.

  Celle-ci, telle que nous la connaissons aujourd’hui, comporte 1120 lettres écrites entre 1648 et 1796, année de sa mort.  Donc presque un demi-siècle couvrant les quelque 64 années du règne personnel de Louis XIV. 

De ces 1120 lettres 764 sont adressées à sa fille Mme de Grignan pour qui elle avait une passion, 126 à son cousin Bussy-Rabutin avec lequel elle entretenait une relation d’amitié amoureuse et 220 destinées à 29 autres destinataires appartenant tous à la société lettrée de Paris.

 

 

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Durant la conférence de Monsieur Fries, Madame Fries, son épouse nous lut plusieurs lettres de la Marquise de Sévigné

 

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La lettre que je vais reproduire est celle qui annonce le futur mariage du Duc de  Lauzun et de la Grande  Mademoiselle (qui n'eut finalement pas lieu, Louis XIV ayant eu peur que la fortune immense de sa cousine aille au Duc de Lauzin).

Monsieur Fries, malicieusement, nous montre une Madame de Sévigné en avance sur son temps..cette lettre ne déparerait pas nos journaux "people" d'aujourd'hui !!

Je m'en vais vous mander  la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus secrète jusqu'aujourd'hui, la plus brillante, la plus digne d'envie : enfin une chose dont on ne trouve qu'un exemple dans nos siècles passés, encore cet exemple n'est - il pas juste ; une chose que l'on ne peut pas croire à Paris (comment la pourrait-on croire à Lyon ?) ; une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde ; une chose qui comble de joie Madame de Rohan et Madame d'Hauterive  ; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront croiront avoir la berlue ; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire ; devinez-la :je vous le donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens ? Eh bien ! il faut donc vous la dire : M. de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui, je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Mme de Coulanges dit : " Voilà qui est bien difficile à deviner ; c'est Mme de la Vallière. - Point du tout, Madame. - C'est donc Mlle de Retz ? - Point du tout, vous êtes bien provinciale.- Vraiment, nous sommes bien bêtes, dites-vous, c'est Mlle Colbert. - Encore moins. - C'est assurément Mlle de Créquy. - Vous n'y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire : il épouse, dimanche, au Louvre, avec la permission du Roi, Mademoiselle de…, Mademoiselle…, devinez le nom : il épouse Mademoiselle, ma foi ! par ma foi ! ma foi jurée ! Mademoiselle , la grande mademoiselle ; Mademoiselle, fille de feu Monsieur  ; petite-fille d'Henri IV ; Mlle Eu, Mlle de Dombes, Mlle de Montpensier, Mlle d'Orléans, mademoiselle, cousine germaine du Roi ; Mademoiselle, destinée au trône ; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur ."

Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-même, si vous dites que nous avons menti, que cela est faux, qu'on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer  ; si enfin vous nous dites des injures : nous trouverons que vous avez raison ; nous en avons fait autant que vous.

Adieu : les lettres qui sont portées par cet ordinaire  vous feront voir si nous disons vrai ou non.

 

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(La Grande Mademoiselle)

 

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(Le Duc de Lauzun)

L'Enfance et la vie de famille

La jeune Marie de Rabutin-Chantal a reçu une éducation soignée.  Elle sait l’Espagnol, l’Italien – très bien semble-t-il – et un peu le latin qui sert de sésame pour entrer dans la monde des lettrés .  Cette éducation s’est faite à la maison.  La conversation, à table ou au salon, a dû jouer un grand rôle, les Coulanges étant gens cultivés, accueillant les meilleurs esprits de Paris.

Bien qu’orpheline à 7 ans, Marie de Rabutin-Chantal eût une enfance heureuse, entourée de l’affection de ses grands-parents puis de son oncle et de sa tante.  Mère puis grand-mère, elle entoura ses enfants – surtout sa fille – et ses petits enfants, notamment sa petite fille Pauline, future comtesse de Simiane, d’un amour envahissant. 

En 1644, Marie a 18 ans ; un jeune homme de bonne famille, un peu plus âgé se présente.  Le baron Henri de Sévigné.  Il ne manque pas de charme ; du reste le cousin Roger Bussy Rabutin est un de ses amis.  Il dispose d’une belle propriété près de Vitré : le château des Rochers.  Mais c’est un noceur – il connait bien Ninon de Lenclos

 

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(le château des Rochers)

Madame de Sévigné , en sept ans de mariage (son mari mourut lorqu'elle avait 25 ans..) eut deux enfants :

Françoise de Sévigné , comtesse de Grignan à qui elle voua une véritable passion..

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Et Charles de Sévigné qui n'eut pas de postérité et qui finit en dévot janséniste..

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La Viduité ou état de veuve

Pour les dames de milieux aisés, la perte du conjoint est un événement public.  Il leur faut verser beaucoup de larmes parfois de crocodile.  Pour l’Eglise, le remariage est un pis-aller, valable surtout pour les femmes jeunes.  Le mieux est de se retirer dans un couvent et de consacrer sa vie au Seigneur.  Elles doivent faire la guerre à leur corps, « le réduire en servitude ».  Mais les réalités sont là : 14% seulement des veuves ne se remarient pas.  Pour certaines, c’est une aubaine ; tel est le cas de la fille de Bussy, Mme de Coligny.  Enfin, elles ne sont plus sous la tutelle de quiconque.  La veuve, après une année de « viduité » est légalement libre, sous réserve d’être majeure, c'est-à-dire d’avoir 25 ans.  .  Tel est le cas de notre marquise qui se garde bien de ne pas retomber dans les fers du mariage, d’autant que l’abstinence ne semble pas lui poser de problèmes particuliers. 

La Marquise de Sévigné vécut à l'Hôtel Carnavalet, Aux Rochers et à Grignan..

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(Hôtel Carnavalet)

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(le château de Grignan)

Une passion pour sa fille

 Nombre de femmes du XVIIème siècle qui ont laissé un nom ont eu une vie agitée et des amours tumultueuses.  Après des années de passion, elles se sont tournées vers le Créateur.  (Mlle de La Vallière (1644-1710, Françoise Athénaïs de Rochechouart, marquise de Montespan (1641-1707), Anne Geneviève de Longueville, (1619-1679))

 Madame de Sévigné n’échappe pas à la règle.  Mais chez elle c’est la passion qu’elle éprouve pour sa fille qui risque toujours de surpasser l’amour total que, selon ses confesseurs jansénistes, elle doit à Dieu.  Cette passion revêt des formes qui évoluent:

  • D'abord sans doute une certaine indifférence: les jeunes époux sont pris par la vie mondaine.  La mère n'a pas pour sa fille les tendres émerveillements qu'elle éprouvera plus tard pour sa petite fille 
  • Ensuite, pour Françoise de Sévigné, ce sont les années de couvent ; la marquise les regrettera.  Quand la jeune Françoise devient une personne qui lit et avec qui l'échange peut se faire; l'attachement prend forme.
  • D'autant que Françoise est la plus jolie fille de France.  Mais est-elle aussi séduisante que sa mère?  Sans doute non et la fille sent son infériorité vis à vis de la brillante marquise.
  • Puis vient le mariage de Françoise.  La jeune épouse s'entend bien avec son mari.  La marquise est jalouse et se montre plus exigeante en matière de signes d'affection.  Après quelque vingt ans de relations souvent difficiles, la marquise se rend compte que son comportement inhibe sa fille et qu'en demandant moins, elle recevra plus.  « Je me suis corrigée de cette sotte vivacité ».  Mme de Grignan a besoin d'être rassurée.  La conversion au jansénisme joue son rôle.  « Je demande pardon à Dieu de tant de faiblesses.  C'est pour lui qu'il faudrait être ainsi.  « La profonde conviction que tout est entre les mains de la Providence, à défaut d'aboutir à un détachement total, introduit du moins entre Mme de Sévigné et les mouvements de son cœur une sorte de distance critique qui, par souci de perfection en freine les élans et en modère les excès  ».  Mme de Grignan apparaît comme la femme forte des Ecritures; elle applique la troisième maxime de Descartes: « Vous tâcherez de ne pas mettre votre félicité à ce qui ne dépend pas de vous ».

 

 

 Le Temps de Madame de Sévigné

Le siècle des Saints ou la contre-réforme victorieuse.

 Des personnalités exceptionnelles se consacrent à la vie religieuse : c’est le siècle des Saints (Vincent de Paul, François de Sales, François Xavier, Jeanne de Chantal, Charles Borromée, Louise de Marillac Jean-Eudes.  La religion imprègne la vie de tous les jours ; elle n’est que l’antichambre de la vie éternelle.

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(Saint François de Sales)

Le siècle de fer:les hommes sont à la guerre

Au XVIIème siècle, la guerre est pratiquement constante en Europe.  Seules les années 1669 et 1670 font exception à la règle ; durant ces deux années, il n’y a aucun conflit armé entre deux Etats européens.  En moyenne, les Etats européens connaissent la guerre deux années sur trois.  Durant les 70 années de son existence, la marquise a connu son pays en guerre pendant 43 ans.

Trois conséquences:

  • Les maris partis servir le roi, leurs épouses doivent gérer les affaires et notamment les propriétés.  Les femmes accèdent ainsi à une compétence et acquièrent un pouvoir économique important. 
  • La guerre est un jeu dangereux; beaucoup y meurent.  On estime que 25% des hommes en âge de porter les armes meurent à la guerre.  Autant de veuves qui accèdent à l'indépendance ou qui se remarient dans des conditions où leur choix peut mieux se manifester. 
  • Les guerres coûtent cher.  Il faut lever des impôts ; les contribuables – en fait les classes les plus pauvres – renâclent et se révoltent.

 

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Le progrès scientifique

Le XVIIème siècle a vu naître la science moderne. 

  • Galilée (1564-1662) ouvre la voie en donnant la première expression mathématique de la loi de la chute des corps et des oscillations du pendule.  Les mathématiques deviennent indissociables de la physique
  • Au plan de la méthode, Descartes (1596-1650), sur les pas de Francis Bacon (1561-1626), fait table rase des théories du passé.  Je ne recevrai « jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ».  Je diviserai « chacune des difficultés que j’examine en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les mieux résoudre » 
  • On commence à multiplier les expériences et à observer la réalité.  C’est la science expérimentale.  On découvre l’anatomie.  Pensons au tableau de Rembrandt.  Harvey découvre la circulation du sang. Des instruments permettent d’avoir accès au très petit : le microscope fait son apparition dans le cabinet du biologiste à la suite d’Antoni van Leeuwenhoek (1632-1723).  Cela permet deux découvertes capitales pour la compréhension de la reproduction : les ovules et les spermatozoïdes.  Il faut attendre les années 1880 pour que l’on comprenne qu’ovules et spermatozoïdes doivent se rencontrer.

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L'image des femmes

Les femmes sont la victime d'une mauvaise image qui résulte des affirmations et prescriptions de la Bible, de connaissances scientifiques encore balbutiantes et d'une tradition patriarcale.  Mais la situation évolue.

  • Dans la Bible, on trouve deux visions des femmes : une vision égalitaire où la femme ne se distingue pas de l’homme et parfois joue un rôle particulier, mais aussi une vision négative fondée sur le péché originel et une infériorité répétée.  C’est cette image qui prévaut chez nombre de clercs au XVIIème siècle qui souhaitent maintenir les femmes dans une situation de soumission et d’ignorance.  Dans la famille, il appartient au père de diffuser la bonne parole ; mais les hommes ont la fâcheuse tendance à démissionner de leur mission pédagogique.  Alors, il faut se retourner vers les femmes pour qu’elles assurent dans leur famille le relais du prêtre.  Elles sont portées à la religion et facilement respectueuse des règles.  Saint Augustin l’avait observé en parlant du « sexe dévot ».  Encore faut-il qu’elles soient formées.  François de Sales l’a bien compris en encourageant Jeanne de Chantal à créer l’ordre des Visitandines.  On s’aperçoit alors que l’Eglise, en voulant étendre son magistère sur la famille, donne aux femmes accès aux Ecritures et ainsi à une réflexion individuelle.  La porte était ouverte pour une émancipation de la pensée.
  • L’anatomie et encore plus la physiologie féminines sont encore entourées de mystères.  Mais l’obstétrique devient un sujet scientifique : les matrones, leurs habitudes ancestrales et leurs « superstitieuses maximes » cèdent lentement le pas à des accoucheurs, certes encore très ignorants, mais qui observent, qui écrivent des traités, qui échangent des expériences.  L’obstétrique est en marche.
  • Le droit, en fait le droit romain, qui inspire les juristes du sud du royaume, et les coutumes du nord, un peu plus libérales font de la femme un sujet sous tutelle.  Jeune fille, elle se trouve sous l’autorité parentale, épouse, sous celle de son mari ; seule la veuve dispose d’une certaine liberté, en matière de gestion de ses biens notamment. 

Mais, les femmes ont en France et à Paris particulièrement des espaces de liberté, notamment des lieux où elles peuvent rencontrer des hommes « honnêtement » : les ruelles et les salons.  La science traditionnelle de lettrés, fondée sur des écrits latins voire grecs, s’y trouve dévaluée au profit d'une culture plus accessible à ceux qui n'ont pas reçu cette formation classique donnée dans les collèges, les femmes et les « cavaliers » en particulier.  Pour le maître à penser, c’est un public nouveau, souvent proche du pouvoir, qu’il faut séduire sans offusquer – être galant – qu’il faut instruire sans ennuyer – en honnête homme - .

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(Madame de Rambouillet, dans le salon de laquelle se rendait la Marquise de Sévigné)

L'Education des filles

Mme de Sévigné plaça sa fille chez les visitandines en 1656.  C’était alors une nouveauté pour une congrégation d’accepter des pensionnaires qui ne se destinaient pas à la vie religieuse.  A la différence des collèges de garçons, l’enseignement n’était pas organisé en classes de même niveau.  On se bornait à enseigner à lire, écrire, compter, manier l’aiguille, devenir une bonne chrétienne et une bonne mère de famille.  Port Royal et plus tard Saint-Cyr ne faisaient pas exception ; l’objectif était de préparer des jeunes filles à leur vie de chrétiennes – ce qui impliquait la capacité à diffuser un message chrétien - , parfaitement maîtresses d’elles-mêmes et prêtes à s’adapter aux rapports sociaux – d’où l’enseignement des arts d’agrément, dans chant musique - et à la vie conjugale.

Les conseils d'une grand-mère

Vingt ans plus tard, le même problème se pose pour l’ainée des petites filles de la marquise que sa mère, avant un long séjour à Paris, décide de confier aux visitandines d’Aix.  Mme de Sévigné trouve alors barbare de se séparer d’une enfant de 5 ans. En 1688, Mme de Grignan est déçue par le niveau de sa plus jeune fille Pauline qui a 13 ans, après un séjour de plusieurs années aux bernardines d’Aubenas.  Elle se propose de la mettre aux visitandines.  Mme de Sévigné l’en dissuade : « Ne croyez pas que qu’un couvent puisse redresser une éducation ni sur le sujet de la religion, que nos sœurs ne savent guère, ni sur les autres choses ».  C’est une critique de l’enseignement donné dans les couvents : comment des religieuses retirées du monde pourraient-elles préparer des jeunes filles à une vie qu’elles ne connaissent pas et enseigner des matières qu’elles n’ont jamais apprises ?  Et la marquise de proposer la solution : « Vous ferez bien mieux à Grignan, quand vous aurez le temps de vous appliquer. … Vous causerez avec elle. … Je suis persuadé que cela vaut mieux qu’un couvent».  La grand-mère revient souvent sur ce point : « Entreprenez donc de lui parler raison et sans colère, sans la gronder, sans l’humilier, car cela révolte » ; « L’envie de vous plaire fera plus que toutes les gronderies ».  En plus de la conversation, la lecture est indispensable, « Vous lui ferez lire de bons livres, l’Abbadie même puisqu’elle a de l’esprit ». 

Une fin édifiante

 La marquise meurt à Grignan, dans la spiritualité de Port Royal.  5 jours avant de rendre l'âme elle demande les derniers sacrements.  Elle s'est totalement « convertie », c'est à  dire tournée vers Dieu à l'exclusion de tous les attachements humains.  Parlant d'un ami de Port Royal, mort en 1688: « c'est une chose délicieuse que de voir une mort où il n'est uniquement question que de Dieu, où les affaires temporelles et même les remèdes et l'espérance de guérir n'ont point de part ».

 Et voici la conclusion de Robert Fries au sujet de cette femme en avance sur son temps: la Marquise de Sévigné:

La chance d’être femme

 Si l’on s’en tient aux commentaires des Précieuses dont les valeurs ne sont pas si éloignées des nôtres et pour lesquelles Molière n’a pas été tendre, l’asservissement social et sexuel des femmes au XVIIème siècle est incompatible avec le bonheur.  Pour Mlle de Scudéry, « On se marie pour haïr.  C’est pour cela qu’il ne faut jamais qu’un véritable amant parle de mariage, parce qu’être amant c’est vouloir être aimé, et vouloir être mari, c’est vouloir être haï ».  L’abbé de Pure met dans la bouche d’un de ses personnages : « Je fus une innocente victime sacrifiée à des motifs inconnus et à des obscurs intérêts de maison, mais sacrifiée comme l’esclave, liée, garrotée, … On m’enterre, ou plutôt on m’ensevelit toute vive dans le lit du fils d’Evandre ».  Quant à la maternité, cette « hydropisie amoureuse », les Précieuses pour l’éviter, ont proposé que le mariage fût rompu d’office à la naissance du premier enfant, celui-ci étant laissé à la garde du père qui donnerait à la mère une prime en espèce. 

Peut-on alors parler de « la chance d’être femme » ?  Mme de Sévigné a eu la chance d’être riche, instruite, séduisante, d’appartenir à l’élite sociale et intellectuelle et de se trouver veuve, donc libre à vingt-cinq ans. 

Madame de Sévigné a eu bien de la chance.

 

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Voici maintenant le texte intégral de la conférence de Robert Fries , à ne pas manquer, cliquez sur le lien.

 

Madame de Sévigné, témoin de son temps.Une conférence de Robert Fries.

 

 

(Des commentaires sur le thème de l'article seraient les bienvenus, ils me montreraient que ce blog vous intéresse et ils me donneraient envie de continuer à  l'alimenter .

Merci.)

 


 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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