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Je n'ai pu malheureusement me rendre à cette conférence de presse, j'ai bien sûr présenté mes excuses à Monseigneur Hérouard, à Jean-Claude Bonnard et à François-Xavier Verger (qui est aussi l'administrateur du Château de Bussy-Rabutin).
Ces derniers m'ont envoyé tout le dossier sur la rénovation de la maison où naquit saint Bernard, dossier passionnant que je vais publier ci-dessous.
Saint Bernard est cher au cœur des habitants de Châtillon-sur-Seine, puisqu'il vécut toute son enfance et son adolescence dans notre ville, élève des chanoines de Saint-Vorles, avant de partir pour devenir moine à Citeaux.
Quelle joie de savoir que sa maison natale va être rénovée de si belle façon....
Quelle belle idée de visite pour les adhérents de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, ou des Amis du Musée lorsque cette superbe demeure sera restaurée....
Voici pour info l'expo que je suis en train de préparer.
C’est, à ma connaissance, malheureusement l’unique collection en Europe consacrée aux débuts du froid artificiel.
Après un important travail de restauration et de mise en valeur, je vais enfin pouvoir présenter les premières machines à froid, notamment celles des frères Carré et de l’abbé Audiffren. Elles proviennent principalement de la collection d’Alain Guyard d' Issoudun , que sa sœur Danièle m’a confiée.
La collection sera présentée les 27 et 28 juin au Moulin de Montmoyen, à l’occasion des Journées du Patrimoine de Pays 2026. Il sera également possible de la visiter en juillet et en août, sur réservation.
Après avoir admiré la phénoménale collection de fossiles de Gérard Davesne, ce dernier nous a invités à entrer dans le parc qu'il a aménagé derrière son habitation.
Ce parc possède de très beaux et grands arbres sous lesquels s'ébattent en toute liberté une multitude d'animaux ...
un très bel émeu...
des lapins ?
oui ce sont des lapins, mais des lapins de Patagonie !
Des kangourous...
des antilopes ...
Gérard Davesne a photographié mois après mois la pousse des bois de ses cervidés...
Dans le parc on peut admirer des dizaines de sortes de canards et de gallinacés...
L'eau indispensable aux animaux jaillit de bien jolies fontaines...
Après cette visite bucolique, les adhérents de la Société Mycologique du Châtillonnais se sont retrouvés au bord de la Laigne pour un apéritif constitué principalement du délicieux champagne des Riceys , de Gérard Davesne bien évidemment....
Puis tous se sont rendus au restaurant de Molesme, "le Pouilly" où nous fut servi un repas très agréable composé de quelques spécialités bourguignonnes.
A l'occasion de leur sortie annuelle, les adhérents de la Société Mycologique du Châtillonnais se sont rendus chez Gérard Davesne, vigneron , producteur de champagne, aux Riceys.
Monsieur Davesne aime la nature sous toutes ses formes : il possède par exemple un grand parc où il fait vivre des animaux exotiques....
Mais sa grande passion, ce sont les fossiles , qui, pour lui comme pour moi, sont les trésors de la terre qui datent des époques primaire et secondaire, bien avant l'apparition de l'Homme sur notre planète !
Ses premiers fossiles il les a découverts dans le sol de ses terres...Il les a trouvés si beaux qu'il s'en est procuré d'autres dans les différents salons de présentations paléontologiques.
Peu à peu sa collection s'est agrandie , elle est devenue phénoménale, on y trouve des centaines d'ammonites, de nautiles, de bélemnites, de gastéropodes, de tests d'oursins, de lamellibranches etc....et même des poissons fossiles extraordinaires...
Voici quelques exemples de sa collection :
Je connaissais beaucoup des fossiles présentés, car le Châtillonnais en recèle de nombreux exemples, mais des poissons fossiles, je n'en avais jamais trouvé, aussi ils m'ont ...subjuguée .
Gérard Davesne est passionné par les animaux disparus depuis des milliers d'années, mais il l'est aussi par ceux qui vivent actuellement sur notre terre.
Il possède un immense parc où vivent en liberté des dizaines d'espèces, je les montrerai demain....
Le dimanche 7 juin 2026, les habitants de Lignerolles ont fêté les 200 ans de leur église.
Figure 1 : l’église Saint Révérien de Lignerolles
Le nom de Lignerolles dériverait de Linariolae, diminutif de Linariae, qui désignerait un lieu où se cultivait le lin.
Le nom apparaît dans la chronique de saint Bénigne, écrite au premier quart du XI e siècle.
Selon celle-ci, saint Grégoire, 16e évêque de Langres (506-539 ; petit-fils de Grégoire de Tours), et fondateur de l’abbaye Saint Bénigne de Dijon aurait donné 13 villa à l’abbaye, dont Lignerolles (Linerolus ; in Linerolis-villa ecclesiam).
Figure 2 : saint Révérien ; bâton de procession, XIXe siècle
Cette église fut fondée sous le patronage de saint Révérien.
Ce saint, originaire d’Italie, fut envoyé par le pape en Gaule comme missionnaire, avec un prêtre nommé Paul, et devint évêque d’Autun (c’est le seul saint dans le châtillonnais venant du diocèse d’Autun).
Ils auraient été décapités sur l’ordre de l’empereur Aurélien, en guerre contre cette région, avec une dizaine de compagnons, le premier juin 273.
Mais, à Lignerolles, il n’est jamais représenté comme céphalophore ( ce saint serait invoqué pour faire tomber la pluie).
Figure 3 : saint Révérien avec sa palme de martyr ; vitrail, XIXe siècle
À la fin du XIIe siècle, le seigneur de Lignerolles et son épouse donnèrent divers droits sur tout le finage de Lignerolles à l’abbaye de Longuay.
Peu à peu, l’abbaye va posséder tout le finage de Lignerolles et, en 1575, l’abbé en deviendra le seigneur.
Les abbés de Longuay sont restés seigneurs de Lignerolles jusqu’à la Révolution et y exploitaient une forge.
Avant 1789, Lignerolles était en Champagne, du bailliage de Chaumont et du diocèse de Langres.
L’église, d’abord succursale d’Aubepierre, avec Lesgoulles, fut érigée en paroisse en 1626, avec Lesgoulles pour succursale.
Figure 4 ; plan napoléonien ; 1825
On peut se faire une idée de l’ancienne église, construite probablement au XVIIe siècle, avec le plan napoléonien, dressé en 1825. C’était une église en croix latine, avec une construction à l’ouest ( sacristie ou chapelle).
De cette ancienne église, proviennent plusieurs objets :
- saint Roch et saint Joseph avec l’enfant Jésus ( saint Roch : 1651 ; saint Joseph : première moitié du XVIIIe siècle).
– les deux autels latéraux ( XVIIIe siècle), avec l’Annonciation ( chapelle de la Vierge) et l’Adoration des Mages ( d’après un tableau de Rubens conservé au musée royal d’art ancien de Bruxelles). C’est au début du XVIIe siècle que l’on trouve les premiers curés dont les noms sont connus.
Figure 7 : autel XVIIIe siècle avec rétable de l’Adoration des Mages
Figure 8 ; autel XVIIIe siècle avec rétable de l’Annonciation
Mais cette église, au début du XIXe siècle, est déclarée en ruine, impossible à réparer; elle est extrêmement humide, car elle se trouve à 40 cm en contre-bas du terrain qui l’entoure ; le clocher, composé d’une tour et d’une flèche couverte en bardeaux et qui se trouve sur la nef, est aussi en ruine.
Figure 9 : Lignerolles et sa forge ; cadastre napoléonien, 1825
Lignerolles, il y a une forge.
A la révolution, elle est rachetée le 9 juin 1791 par Jean Maître, natif de Cunfin (Aube) ; d’abord laboureur à Germaines, il se remaria, en 1794, avec Anne Mathieu, de Lignerolles (en 1791, il est déclaré marchand).
Il sera en particulier maire du village en 1799, puis en 1815 (il sera à l’origine d’une dynastie de maîtres de forges qui créèrent la compagnie des forges de Châtillon-Commentry).
C’est sous son mandat que la municipalité va décider la construction d’une nouvelle église.
Le 17 mars 1825, un devis fut dressé par l’architecte châtillonnais Simon Tridon, montant à 16 118 F (déduction faite de 3 500 F. pour la valeur estimative d’anciens matériaux).
Le 17 septembre, le préfet prit un arrêté et, le 8 octobre, par devant le sous-préfet de Châtillon, il fut procédé à l’adjudication.
C’est Antoine Maitrot, de Recey-sur-Ource, qui emporta l’enchère, pour 15 890 F.
Tous les matériaux provenant de l’ancienne église, si leur forme et leur qualité le permettaient, devaient être employés dans la nouvelle construction ; sinon, les décombres provenant des démolitions devraient servir à combler et niveler le sol qui devra être surélevé de 60 centimètres au-dessus de l’ancien sol.
Figure 10 : différentes sortes de pierres utilisées lors de la reconstruction ( chœur)
Mais le maire, Jean Maitre, décéda le 17 janvier 1826.
Aussi, c’est sa veuve, née Jeanne Mathieu, qui posera la première pierre de la nouvelle église, bénite le 7 juin 1826, et sous l’administration du nouveau maire, Paul Isselin.
Figure 11 : pierre de pose, sur le contrefort à l’angle du pignon N-W de l’église
Le 24 février, madame Maitre avait proposé à la commune de lui céder des bâtiments, pour 2 000 F.
Vu la délibération du conseil municipal et la lettre du sous-préfet, le préfet, considérant que l’emplacement des bâtiments … est réellement indispensable pour donner à l’église les issues et les accès indispensables convenables ; que cet emplacement offert par la dame Maitre présente l’avantage de placer cet édifice entre plusieurs rues sans communication avec des habitations et de laisser une belle place devant l’entrée principale. Considérant que la dame Maitre cède à la commune pour 2 000 F. un objet qui est estimé le double…, autorisa cet achat.
Dès le 11 juillet 1824, la municipalité s’était adressée à un fondeur de cloches, Jean Baptiste Fort de Dijon, afin de faire fondre une cloche neuve de 450 kg, pour 2019, 80 francs (la réception fut faite le 5 juillet 1825). Le Ier octobre 1825, elle commanda, pour 1500 F, une horloge à Laurent Blessing, horloger à Châtillon.
La réception des travaux devait être faite pour le premier janvier 1827. Mais les travaux trainèrent et, de plus, en avril 1827, la municipalité demanda l’augmentation de l’église … en raison de de sa population … L’église sera augmentée de cinq mètres de longueur.
C’est que la population était, en 1821, de 247 habitants et, en 1831, de 306 habitants (le maximum démographique fut atteint en 1851, avec 316 habitants).
Le coût final de la construction fut de 22 496,62 F.
C’était une église à une nef (comme à Boudreville).
L’église orientée N-E, S-W, était composée, au N-E, d’un abside semi-circulaire et, au S-W, d’un clocher porche construit en façade et se terminant par une flèche octogonale en ardoises.
Figure 13 : plan d’alignement ; 1838
Cependant, les colonnes soutenant la voûte étaient en pierres gélives ; elles s’effritèrent et menacèrent ruine.
Le 30 juin 1850, le conseil réuni procéda à l’adjudication des travaux pour démolir la voûte et renforcer la charpente.
L’entrepreneur devra démolir la voûte entièrement ; il devra, préalablement à cette démolition, et pour éviter un nouvel affaissement dans la charpente, placer à chaque ferme deux esseliers ou jambe de force qui relieront les arbalétriers aux blochets.
Ces pièces de bois formant moises seront reliées entre elles par deux boulons à écrous.
L’entrepreneur devra aussi, avant de démolir la voûte, couvrir en planche les allées et les bancs de la nef, l’appui de la communion, les autels, la chaire …
Il fera à ses frais un échafaudage en bois blanc … de manière à le transporter sur toute la surface de la nef, atteindre la voûte et démolir une à une, sans les casser, les briques formant cette voûte.
Ces briques, au fur et à mesure de la démolition, seront grattées pour enlever le plâtre dont elles sont recouvertes, puis posées sur l’échafaud en descendant avec précaution, pour être déposées sur un emplacement que désignera monsieur le maire.
Les travaux devaient être terminés pour le Ier septembre.
Figure 14 : la partie centrale de l’église, à trois nefs (avec poutre de gloire)
L’adjudication fut remportée par Nicolas Fort, scieur de long et charpentier, de Lignerolles, pour 300 F.
C’est l’architecte châtillonnais Henri Monniot qui avait été choisi pour établir le devis mais, au lieu d’une nef à un vaisseau, il prit le parti de faire trois vaisseaux, en faisant déborder les murs d’environ 90 cm de chaque côté par rapport à ceux du chœur et du clocher.
Figure 15 : cadastre actuel
L’église fut de nouveau bénite le 10 février 1853 (mais, en 1859, la couverture était en mauvais état et le maire constatait des fêlures dans les assises des colonnes).
Figure 16 : vue N-E sur l’abside de l’église
Bibliographie :
- abbé E.Bougaud et Joseph Garnier : chronique de l’abbaye de Saint Bénigne de Dijon ; suivi de la chronique de Saint Pierre de Bèze, d’après les textes originaux ; Dijon ; 1875 (p. 16 et 161)
- archives diocésaines
- archives départementales de Côte d’Or : 2 O 347 ; 4 V 6
- Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France ; cantons de Montigny et Recey ; Dijon ; 1973
- H. Jobert : monographie de la commune de Lignerolles (1888) ; Les cahiers du Châtillonnais, n° 59
La comédie musicale "Vercingétorix" est l'œuvre d'une poignée de châtillonnais qui se sont lancés avec bonheur dans un pari fou : faire revivre le héros gaulois qui combattit Jules César à Alésia.
L'association Prodatourix, composée de Johan Gressé, Charles Priem, Loïc Grandchamp et l'auteur compositeur Bruno Pignalet, a réuni douze comédiens, douze danseuses et sept figurants pour faire revivre Vercingétorix.
Voici quelques images de ce très beau spectacle, accompagnées des titres des chansons qui ont été créées pour cet événement ...
Chomora , la mère de Vercingétorix voit dans les yeux de son fils un destin unique : "ton nom restera"
Celtillos, père de Vercingétorix souhaite restaurer la royauté à son profit, ce qui n'est pas au goût de tous les chefs celtes. Gobanitio, son frère le conduit alors au bûcher. "Le duel"
Adulte, Vercingétorix implore son défunt père de lui donner de la force pour le destin qui l'attend "Ta force d'être un roi"
Carentios harangue les guerriers gaulois pour se préparer à la menace romaine : "Faites sonner les carnyx"
Jules César a le mal du pays. Il se plonge dans ses souvenirs romains et vante les mérites de sa Rome bien-aimée : "Viva Roma"
Apothecus, un des soldats de César est soudain pris de doutes quant au rôle qu'il a dans la conquête de Rome, sous les ordres de César : "Et vice Vercingétorix"
Bodiacca et Carentios se dévoilent leurs sentiments amoureux respectifs : "L'Amour nous a choisis"
Malgré les désaccords, Vercingétorix doit unir les peuples celtes pour livrer bataille : "Unissons-nous"
Le village gaulois est en fête, ils dansent et profitent d'un moment d'allégresse : "La fête"
Elantia s'émerveille devant la beauté de l'oppidum qui s'offre aux gaulois : "Découverte d'Alésia"
La déesse Morrigan jette un sort pour adjurer les dieux en amont de la bataille d'Alésia : "Prière guerrière"
Vercingétorix motive les différentes tribus gauloises dans cette bataille qui s'annonce décisive : "S'unir encore"
Contraint d'économiser les ressources, Vercingétorix chasse femmes et enfants de l'oppidum et les livre aux ennemis : "Les bouches inutiles"
Obligés de se séparer, Bodiacca et Carentios se quittent dans une dernière étreinte déchirante : "L'adieu"
Vaincu, Vercingétorix pose les armes aux pieds de César. Gobanitio espère que ce moment restera gravé dans les mémoires : "Son nom à jamais dans l'Histoire"
La maîtresse égyptienne de César déclare son amour à l'enfant qu'elle porte, elle lui espère un avenir radieux malgré son illégitimité : "Ton chemin"
Maîtresse de César, Anaya meurt d'amour pour le chef romain, ce dernier étant trop occupé par ses différentes batailles : "Je te dois tout mon grand César"
Enfermés dans les geôles, les deux amis gaulois se résignent à la défaite, mains enchaînées : "Nos chaînes"
De retour à Rome, César se voit offrir une parade triomphante : "Rome"
Morrigan, aux côtés de Vercingétorix, lui demande d'accepter son destin : "Suivre"
Seul et mourant dans les prisons, Vercingétorix s'en remet aux dieux dans un dernier souffle : "Mourir de guerre n'est pas mourir"
Malgré la défaite, Vercingétorix reste un des personnages les plus marquants de notre histoire : "Ce soir, c'est ta vie"
Beaucoup d'applaudissements ont salué les artistes qui ont magnifié la vie de Vercingétorix avec cette comédie musicale très réussie : acteurs, chanteurs, danseuses, mais aussi compositeurs, paroliers, techniciens.
Armande Altaï, qui a défendu le projet de cette comédie musicale, a été acclamée par les spectateurs !