Publié le 14 Septembre 2026
Publié le 13 Septembre 2026
Son grand-père Christophe de Rabutin de Chantal :
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Sa grand-mère, la dijonnaise Jeanne Frémyot, qui épousa Christophe de Rabutin de Chantal au château de Bourbilly.
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La même Jeanne-Françoise de Rabutin de Chantal , qui devint religieuse et sainte sous le nom de sainte Jeanne de Chantal.
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Son père , Celse Bénigne de Rabutin de Chantal (fils des précédents) :
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sa mère, Marie de Coulanges :
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Marie de Rabutin de Chantal, fille des précédents, future marquise de Sévigné :
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son mari, Henri de Sévigné :
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sa fille, Françoise de Sévigné, qui épousa le marquis de Grignan :
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son fils, Charles de Sévigné :
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son gendre, le marquis de Grignan :
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sa petite fille, Pauline de Simiane, qui se chargea de la publication des lettres de sa grand-mère :
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et son cousin Roger de Bussy-Rabutin ...
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Publié le 12 Septembre 2026
La compagnie AMAB a convié , au château de Bussy-Rabutin, les amoureux de la marquise de Sévigné à un spectacle sous forme d'une pièce de théâtre, version cabaret sur la célèbre épistolière.
Nous avons découvert la relecture pleine d'humour et de tendresse de la vie de cette figure incontournable du Grand Siècle, et sa relation avec son impertinent cousin Roger de Bussy-Rabutin.
Le soir tombait sur le si beau château, la nuit venue les spectateurs se sont installés dans sa cour où les fenêtres de la demeure de Roger de Bussy-Rbutin se sont tour à tour allumées, c'était féérique....
Une belle comédienne, jouant le rôle de Pauline de Simiane, la petite fille de la marquise, a conté l'histoire de sa famille , en débutant par l'origine de ses grands parents , tous deux bourguignons pure souche.
Le grand-père, c'était Christophe de Rabutin de Chantal, seigneur de Bourbilly, de noblesse d'épée, la grand-mère se nommait Jeanne-Françoise Frémyot, fille d'un bâtonnier de Dijon, de noblesse de robe.
Le mariage fut heureux, six enfants en naquirent, dont un seul garçon, Celse Bénigne de Rabutin de Chantal
Jeanne Françoise de Rabutin de Chantal (née Frémyot) devint veuve très tôt, car son mari fut victime d'un accident de chasse.
La mort de son mari l'affecta tant qu'elle se réfugia dans la religion, devint disciple de François de Sales, en abandonnant son fils Celse Bénigne, de façon peu maternelle :
"Elle quitta le foyer en enjambant le corps du pauvre enfant qui s'était étendu sur le sol pour lui barrer le chemin"
Ce n'était guère chrétien....et pourtant cette femme devint sainte, à sa mort, sous le nom de sainte Jeanne de Chantal.....
Celse Bénigne de Rabutin de Chantal grandit, devint un beau jeune homme qui demanda la main d'une jeune fille noble de Paris : Marie de Coulanges.
Tous deux furent heureux, le 5 février 1626, de la naissance d'une ravissante petite fille qu'ils appelèrent Marie....Marie de Rabutin de Chantal.
Hélas, Celse Bénigne participa à un combat contre les anglais à Ré en 1627....
Durant le combat Celse Bénigne fut tué, par, peut-être, Olivier Cromwell.
La femme de Celse Bénigne resta seule avec sa fille qui n'avait qu'un an...
Les malheurs de la famille de Rabutin de Chantal continuèrent malheureusement .
Ainsi, en 1633, Marie de Rabutin de Chantal, née de Coulanges, mourut...Sa fille n'avait alors que 7 ans.
La jeune Marie de Rabutin de Chantal fut alors élevée, à Paris, par le frère de sa mère, le bienveillant Philippe de Coulanges.
Marie de Rabutin de Chantal, jeune fille très intelligente, reçut une excellente éducation, une belle instruction, elle apprit à converser, à danser... tout ce qu'une jeune fille de son rang pouvait recevoir à cette époque.
En plus Marie était belle, joyeuse...et très riche puisqu'elle avait hérité de la fortune des Coulanges et des Rabutin de Chantal, ce qui n'échappa pas à ses prétendants, dont un certain Henri de Sévigné.
Marie, à 18 ans, épousa le marquis Henri de Sévigné, qui l'envoya dans son château breton des Rochers où elle éleva ses deux enfants : Françoise et Charles de Sévigné.
Mais son mari la délaissait, puéril, aventureux , dépensier, il collectionnait les maîtresses .
En 1651 il fut tué en duel par le chevalier d'Albret, pour les beaux yeux de sa dernière maîtresse, madame de Gondran.
Marie, marquise de Sévigné, devint veuve et décida de le rester, ce qui lui procura bien des avantages !
Eut-elle quelques aventures ? nul ne le saura jamais, mais pourquoi pas ? nous dit malicieusement la conteuse....
En réalité, elle ne pensait qu'à ses enfants : à son fils Charles bien sûr, mais surtout à sa fille Françoise qui devint une excellente danseuse et de ce fait fut invitée avec sa mère à la Cour de Louis XIV.
La marquise put alors observer, de son œil acéré, ce qui se passait à la cour...
Françoise de Sévigné fut demandée en mariage par le comte François Adhémar de Monteil de Grignan qui vivait à Paris, elle l'épousa en 1669.
La marquise voyait alors très souvent sa fille qu'elle adorait.
Mais, hélas pour elle, le comte de Grignan étant Gouverneur de Provence , fut chargé par Louis XIX de s'installer à Aix-en-Provence et de demeurer, avec son épouse, dans son château de Grignan.
Grignan , à cette époque , c'était à plusieurs jours de carosse de Paris....
Le désespoir de la marquise fut immense, elle ne put rester en contact avec sa fille bien-aimée, que par la correspondance.
Elle échangea aussi beaucoup avec son cousin Roger de Bussy-Rabutin, tous deux pratiquant ce qu'ils appelaient des "rabutinades"....
Plus de mille lettres furent échangées entre la mère et la fille..
Et son fils Charles , s'en occupait-elle ?
Charles, disait la Marquise, c'est mon enfant, mais Françoise c'est mon miroir.....
A la fin de sa vie, Marie de Sévigné, née de Rabutin de Chantal, fut accueillie par sa fille et son gendre au château de Grignan, où elle mourut.
Bien des années plus tard, sa petite fille, Pauline de Simiane, publia les lettres de sa grand-mère, mais détruisit celles de sa mère , ce qui est fort dommage....
Ce merveilleux "Cabaret Sévigné", si bien interprété, a ravi les spectateurs qui n'ont pas ménagé leurs applaudissements à la troupe AMAB.
Et merci au château de Bussy-Rabutin de nous offrir toujours des spectacles de cette qualité !
Publié le 11 Septembre 2026
Publié le 10 Septembre 2026
C'est dans la partie sud-est de l'abbaye d'Oigny, restaurée par la famille Korobestski, qu'a eu lieu, cet été, une exposition dénommée "Entre Ciel et Terre".
La première partie de cette exposition était consacrée aux très belles peintures représentant les chimères de Viollet-le-Duc, réalisées par Edwige Mourey, à revoir en cliquant sur ce lien :
La seconde partie de l'exposition nous permettait d'apprécier le talent d'un sculpteur sur pierre : Jean-Philippe Cheritat.
Un jour que ce dernier visitait l'abbaye d'Oigny, il admira son portail très original , avec les formes arrondies de ses soutiens de pierre, mais, surtout, il vit qu'un des "pots à feu", celui de droite, était abîmé.
Il proposa à la famille Korobetski de le restaurer, tout à fait bénévolement, bel exemple de probité professionnelle et d'amour du métier !
Voici le porche restauré (partie droite en haut), un beau travail, qui a été vivement apprécié , on le comprend, par les propriétaires :
En discutant avec la famille Korobestski, Jean-Philippe Cheritat lui confia qu'il avait réalisé une maquette de l'abbaye dd Cluny entièrement en pierre....
Pourquoi ne pas l'exposer à l'abbaye ?
Ce qui fut fait, cet été , pour le grand plaisir des visiteurs, car cette maquette est magnifique, jugez-en !
Sa maquette de l'abbaye de Cluny ,entièrement en pierre, pèse 500 kilos et a lui a demandé 1250 heures de travail .
Cerise sur le gâteau, nous dit monsieur Korobestki, Jean-Philippe Cheritat à apporté, à l'abbaye d'Oigny, le prototype en résine du nouveau coq de Notre-Dame de Paris, réalisé par Henri Patrick Stein, sculpteur meusien.
Ce coq a été prêté à l'abbaye d'Oigny par l'entreprise Lebras-Frères qui l'a réalisé...il est splendide :
Jean-Philippe Cheritat , tailleur de pierre, a des racines bourguignonnes, il a été Meilleur Ouvrier de France en 1997.
Il a apporté quelques unes de ses réalisations pour l'exposition Ciel et Pierre....
Un œuf de Tyrannosaure en pierre de Savonnières :
Un œuf de Tricératops en pierre de Savonnières :
Fenêtrage en lancette et vitrail de la Vierge de l'abbaye de Citeaux :
Un parchemin en pierre de Savonnières :
Et une "chimère" en pierre de Savonnières :
Un album photo permettait d'admirer les réalisations de ce talentueux sculpteur de pierre...
Et pour les journées du Patrimoine, vous pourrez rencontrer Jean-Philippe Cheritat :
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Publié le 9 Septembre 2026
Publié le 8 Septembre 2026
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Une très belle exposition présentant des peintures et des sculptures a eu lieu à l'abbaye d'Oigny cet été
Deux artistes se sont partagé les locaux de l'ancienne abbaye.
Aujourd'hui je montrerai les peintures d'Edwige Mourey, artiste-peintre de Grosbois-en-Montagne.
Cette artiste a pris pour modèle les chimères de Notre-Dame de Paris, car elle a voulu rendre hommage à la vieille et noble cathédrale, après que son fils , étudiant en architecture, a fait son Master sur ces figures étranges, nées de l'imagination de Viollet-le-Duc.
En effet, ces éléments n'existaient pas au Moyen Âge, ce sont des ajouts de style néogothique que Viollet-le-Duc a incorporés sur les murs de la cathédrale lorsqu'il l'a restaurée au XIXème siècle.
Toutes ces sculptures plus étranges les unes que les autres ont été reproduites sur les cartes postales qui ont servi de modèles à Edwige Mouret.
L'artiste a voulu offrir un hommage à la cathédrale...
...et à celui qui l'a fait revivre au XIXème siècle : Viollet-le-Duc.
Publié le 7 Septembre 2026
Publié le 6 Septembre 2026
Léopold Chibourg : scène de classe
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Jan Steen : l'école du village
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Pierre Bonnard : en route pour l'école
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Henri-Jules Jean Geoffroy
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Henri-André Dargelas : le tour du monde
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Fabien Fabiano : école en Alsace
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Jean Geoffroy : la maternelle
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Albert Bettanier : la leçon de géographie
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Publié le 5 Septembre 2026
J'ai demandé à John Crama (en échange de mes photos qu'il va utiliser dans son ouvrage), de me raconter l'histoire de cet étrange monument, construit par le Maréchal Marmont en Hollande. Voici sa réponse :
Le Marmontberg
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Publié le 4 Septembre 2026
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Les Vitrines, qui organisent deux marchés de Noël dans la ville, cherchent des exposants :
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Publié le 3 Septembre 2026
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Une bien jolie fête champêtre a eu lieu sur le site de la Pointerie à Chamesson, sous l'égide de l'Amicale de la Pointerie, "La guinguette du Caucase".
De jeunes géorgiens ont ravi le public, venu nombreux, en interprétant des chansons de leur pays...mais aussi d'Arménie et de Russie.
...accompagnés par les instruments préférés de la Géorgie.
Une farandole a réuni les amateurs de danses folkloriques du Caucase....
Il y a peu de temps, j'ai vu sur Arte, une émission de cuisine qui présentait une des spécialités de Géorgie : le "khatchapuri", sorte de crêpe épaisse fourrée avec du fromage.
La guinguette en vendait, avec d'autres spécialités, j'en ai acheté une part et je me suis régalée, vive la "pizza géorgienne" comme on l'appelle parfois !
La Géorgie est une amie de la France, depuis que notre pays a joué un rôle clé de médiateur en août 2008 pour négocier un cessez-le-feu lors de la guerre russo-géorgienne.
En tant que président de la République française, la France assurant alors la présidence tournante de l'Union européenne, Nicolas Sarközy s'est rendu à Moscou et à Tbilissi pour aboutir à un plan de paix.
Il fallait que ce soit dit.
A l'entrée de la guinguette j'ai rencontré un amateur de morilles sauvages qu'il a récoltées lors d'un de ses périples au Canada !
Pour parachever cette bien agréable après-midi, Mathilde Kromicheff a fait une éblouissante démonstration de danse du sabre dont elle est la spécialiste en pays châtillonnais.
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Et voici la recette du délicieux khachapuri :
Publié le 2 Septembre 2026
28 sept. 2026 Maurice Ravel, un génie de l'orchestration par Nicole DESGRANGES
5 oct. 2026 Les Expositions Universelles du XXe siècle (1900-1913) par Claude LYONNET
12 oct. 2026 Comprendre les enfants d'aujourd'hui par Jean Paul GAILLARD
2 nov. 2026 Les instruments d'observation céleste par Cyril RICHARD
16 nov. 2026 Quand les molécules deviennent des parfums par Fabrice NEIERS
23 nov. 2026 George Sand : Naissance d’une écrivaine par Daniel CLAUSTRE
30 nov. 2026 Microplastiques : comprendre les risques pour la santé par Jean DEMARQUOY
7 déc. 2026 L’impératrice Eugénie, notre dernière souveraine par David CHANTERANNE
11 janv. 2027 La guerre des drones
18 janv. 2027 La presse en période de guerre de 1914 à nos jours par Michel BONNET
1 févr. 2027 Buffon ou l'âge de la Terre par Emeric FALIZE
8 mars 2027 Histoire territoriale de la Russie partie 1 par Robert KASPRZIK
15 mars 2027 La France est une République laïque par Elsa FOREY
22 mars 2027 Palaces et hôtels de légende en France par Claude LYONNET
5 avr. 2027 Monet père de l’impressionnisme par Brigitte SERRE-BOURET
Lieu : Salle des conférences (entrée Rue du Président Carnot) -
Mairie de Châtillon-sur-Seine
Tarifs adhérent 7€ non-adhérent 9€
Début des conférences 14h30 précises : ouverture des portes 14h15
Renseignements 06.83.89.36.00 et accutb21@gmail.com
Publié le 1 Septembre 2026
Le 25 août, une belle ambiance a régné, en début de soirée , dans le café associatif Saint-Bernard de Touillon.
C'était le soir où Pascaline Mégel présentait son nouveau livre "Triez pour nous", sous forme d'un "rebut-bistrot", devant ses amis, mais aussi devant beaucoup de curieux intéressés par le devenir des objets jetés dans les déchèteries.
Pascaline accueillait avec joie les personnes intéressées par son futur livre...
Alexandra Bouillot, la Présidente du comité des Fêtes Touillonnais a présenté son association et a indiqué son intérêt pour le nouvel ouvrage de Pascaline "Triez pour nous".
C'est pourquoi elle a invité l'auteur à le présenter dans la salle du café associatif.
Elle a dit aussi son plaisir de voir, sur les murs du café, l'exposition originale préparée par le styliste Benoît Duvergé de Lucenay-le-Duc.
En effet, sur les murs du café Saint-Bernard, on pouvait voir des objets , accompagnés des noms...de ceux ou celles qui les avaient jetés !
Pascaline s'est présentée au public : journaliste, écrivaine, elle travaille aussi à la déchèterie de Villaines-en-Duesmois... pour arrondir ses fins de mois !
Cette activité s'est montrée passionnante pour elle, non pas par le travail de remplissage des bennes, mais par le contact enrichissant qu'elle a eu avec les dépositaires d'objets jetés.
Certains rebuts ne sont que des objets sans valeur : gravats, déchets de chantier etc...mais d'autres racontent des histoires parfois drôles, mais quelquefois émouvantes.
Par exemple, une paire de petites chaussures en plastique (des méduses) lui font imaginer l'enfant qui les a portées, sa croissance, son plaisir lors d'escapades à la mer....
Pascaline a eu l'idée , avec Benoît Duvergé, de présenter quelques objets sous des cloches de verre, ou éclairés de bien jolie façon comme ces petites méduses.
Dans son travail, elle a pu assister à des scènes émouvantes, par exemple la mise dans les bennes de tout ce qui se trouvait dans une maison que des héritiers voulaient vider...Un peu de tout, mais au milieu de très beaux objets qui auraient pu être donnés à Emmaüs...mais Emmaüs c'est loin, on a pas le temps...
Et puis au moment de partir, l'un des deux jeunes gens vient, furtivement, piocher dans la benne un objet, pour garder tout de même un petit souvenir d'une personne disparue, et sans doute aimée...
Pascaline a trouvé ainsi des albums photos, des papiers de famille...les récits de toute une vie.
Elle précise que le responsable de la déchèterie n'a pas le droit de récupérer pour lui-même des objets dans les bennes. C'est dommage que beaucoup d'objets ne puissent circuler de nouveau au lieu qu'ils soient jetés.
Elle a tout de même sorti des bennes, quelques objets que Benoît Duvergé a mis en valeur sur les murs du Café associatif de Touillon.
A la fin de l'exposition (qui va durer encore quelques jours) elle les remettra tristement dans les déchets qui partiront à l'incinérateur.
Beaucoup de questions ont fusé, auxquelles Pascaline a répondu , puis elle a lu quelques extraits de son futur livre "Triez pour nous".
En voici un court résumé :
Pascaline, 44 ans, vit dans un petit village de Côte-d’Or.
Elle vient de tourner la page en quittant son mari et s’est installée dans une petite maison à rénover.
Écrivain biographe, elle a dû chercher un job salarié pour s’assurer un revenu fixe.
C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée gardienne de déchèterie.
Affublée de vêtements jaune fluo, apprivoisant les acronymes de son nouveau métier dans un univers qui lui est totalement étranger, elle continue en parallèle à écrire pour Josie, Yvonne et Gisèle. Les trois vieilles dames lui confient leurs souvenirs et leurs secrets, de femme à femme.
Deux jours par semaine, Pascaline accueille les usagers de la déchèterie du village d’à côté.
Souvent, leurs déchets sont eux aussi des souvenirs.
Ainsi placée aux deux bouts de la « chaîne de la mémoire », Pascaline se questionne sur les liens que nous tissons entre notre histoire et les objets qui nous entourent.
Elle réfléchit à la valeur que nous accordons aux choses et aux êtres avec bienveillance, humour et une touche de philosophie.
Toutes sortes de personnes viennent à la déchèterie. Situations cocasses et rencontres insolites, rien ne sera épargné à l’écrivaine en costume jaune fluo !
Un jour, à « la déchèt’ », son cœur se met à battre la chamade pour un ancien voyou à l’automne de sa vie.
Une histoire d’amour aussi lumineuse qu’improbable rassemble ces deux personnages qu’un fossé sépare, l’écrivaine qui vient de tourner la page et le vieux ferrailleur dont il faut protéger le trésor…
Le thème de "Triez pour nous" c'est la mémoire, celle qu’on laisse derrière soi, ce dont on hérite : des souvenirs, des objets...
Entre autofiction et témoignage social le livre de Pascaline est une peinture moderne d'une réalité de terrain.
L'auteur y explore les thèmes de la transmission, de l'identité, l'émancipation féminine, la consommation, la gestion des déchets et la résilience à travers des histoires vraies, collectées au fil des triages.
C’est un livre qui parle du côté périssable non seulement des choses mais aussi de l’Existence.
Des extraits fort intéressants qui donnent follement envie de posséder très vite son ouvrage !
La soirée fut une parfaite réussite, grâce à l'énergie joyeuse de Pascaline, d'Alexandra et Mathieu, membres du comité des fêtes de Touillon et de Benoît Duvergé qui a toujours des idées originales, comme cette exposition singulière.
Quelques photos de l'exposition :
Quelques livres sur les déchets étaient à la disposition des visiteurs.
En revenant de ce "Rebut-Bistrot", je suis passé devant la déchèterie de Villaines, où travaille Pascaline, alors....une photo s'imposait !
La cagnotte que Pascaline avait ouverte, pour l'aider à faire paraître son livre, a eu du succès, bien au-delà de ce qu'elle espérait.
Elle pourra donc faire éditer "Triez pour nous" en septembre , puis ensuite elle organisera une soirée de présentation et de dédicaces où vous pourrez acquérir son livre, je vous en reparlerai.
Publié le 31 Août 2026
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Une séance d'initiation à la marche nordique aura lieu le mercredi 2 septembre, à 18heures, au parcours de santé.
Le rendez-vous est fixé dans la cabane du Parc National
Les séances de Pilates auront lieu le lundi de 12h15 à 13h15 à la salle de la piscine.
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