Voici un superbe poème que Michel Lagrange a écrit le 12 août 2026, jour de l'éclipse, illustré par la belle photo d'un habitant de Châtillon-sur-Seine, StandByMe .
Merci à tous les deux pour ces belles évocation et illustration !
ÉCLIPSE
Ciel ordinaire azur travaux constants
Soleil totalitaire et quotidien
Chaque jour nous dansons sous la chorégraphie céleste
Inconscients des splendeurs d’une harmonie sans faille
On croit le ciel désert envahi de bleu pur
Sans rien voir au-delà de cette immensité
Aveuglement de nos esprits tentations du banal
Et de la platitude adoptée par nos mœurs
Ce soir on dirait bien que notre effervescence
A le don de prévoir une émotion spectaculaire
Attente incertitude intrusion des mythologies
Qui font venir en nous des sentiments douteux
L’enfant qui s’interroge en moi
Regarde et se laisse envahir par de sombres pressentiments
Comme si j’attendais de la nuit des temps morts
Une célébration rituelle autant que redoutée
Frissons récurrents de l’esprit
Troublé par l’érosion peu à peu du disque solaire
Ombre émergeante et silencieuse autant
Que la campagne autour de moi
Marée d’un malaise à venir
Lumière ultime accrue comme un souffle dernier
Il est des peurs invétérées qui renaissent dans nos esprits
Et que nous avions oubliées en tant que légendaires
On dirait que le vent renoue
Avec l’instinct perdu dans l’abstraction de tous les jours
Soleil peu à peu décroissant
Reptation sans accroc de la lune ambitieuse
On mourait jadis pour moins que ce phénomène
Intempestif assoiffé de sang noir
Il s’agit d’un faux jour et d’un vrai crépuscule
Anachronique et déroutant l’horaire
Comme si le soleil nous révélait qu’il peut mourir
Et que demain jamais ne s’en relèvera
Aux aguets de l’inattendu
Un malaise d’oiseau répond à nos tourments
Soleil noir couronné de feu
Comme une résistance au milieu de la soumission
Lune obscure et malin plaisir que cette énormité
Loin de notre raison vitale
Ainsi devenons-nous voyeurs d’un phénomène inscrit
Dans l’opéra constant de l’univers
Lumière noire accablement du ciel par solidarité
Avec l’agonie du Maître-Lumière
Un dernier doute insiste avant le renouveau du jour
Et son regain lucide et flambant neuf
Le clair-obscur s’efface et libère en nous des bonheurs
Que nous avions crus périmés
Malgré l’apnée du soir et nos pesanteurs sans raison
Le souffle à nouveau du soleil nous fait confiance
Éblouissement du plein jour qui fait renaître en nous
La dévotion que nous portons à cette hostie solaire
Je connais Pascaline depuis 18 ans ... et je l'apprécie depuis tout ce temps pour son énergie, sa joie de vivre, son caractère affirmé (c'est un compliment !) ...et son univers littéraire singulier, atypique, rural et....bourguignon !
J'ai suivi son parcours musical dans le groupe Akrofolk et à la Lyre, sa passion pour la vie de châtillonnais dont elle raconte si bien l'existence dans des biographies chaleureuses (De la Voix au Chapitre) , mais aussi son amour de l'Histoire puisqu'elle a écrit des livres sur les combats de la Résistance en Châtillonnais (certains n'avaient jamais senti l'odeur de la poudre), sur l'histoire locale (L'Abécédaire amoureux de Châtillon-sur- Seine), sur les moments de joie qui animaient les villages avec "les petits bals perdus" et "C'est une chanson qui nous ressemble".
Son univers littéraire respire la bonne humeur, il porte des valeurs d'authenticité de solidarité et de bienveillance, à son image, très attachante.
Pascaline a voulu nous offrir un autre aspect de sa personnalité en publiant un nouvel ouvrage qui fait le lien avec les objets, mais aussi avec la nature et l'inattendu des relations humaines.
Ce nouveau livre s'intitule "Triez pour nous", en voici la future couverture :
Voici un bref résumé de "Triez pour nous" :
Pascaline, 44 ans, vit dans un petit village de Côte-d’Or.
Elle vient de tourner la page en quittant son mari et s’est installée dans une petite maison à rénover.
Écrivain biographe, elle a dû chercher un job salarié pour s’assurer un revenu fixe.
C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée gardienne de déchèterie.
Affublée de vêtements jaune fluo, apprivoisant les acronymes de son nouveau métier dans un univers qui lui est totalement étranger, elle continue en parallèle à écrire pour Josie, Yvonne et Gisèle. Les trois vieilles dames lui confient leurs souvenirs et leurs secrets, de femme à femme.
Deux jours par semaine, Pascaline accueille les usagers de la déchèterie du village d’à côté.
Souvent, leurs déchets sont eux aussi des souvenirs.
Ainsi placée aux deux bouts de la « chaîne de la mémoire », Pascaline se questionne sur les liens que nous tissons entre notre histoire et les objets qui nous entourent.
Elle réfléchit à la valeur que nous accordons aux choses et aux êtres avec bienveillance, humour et une touche de philosophie.
Toutes sortes de personnes viennent à la déchèterie. Situations cocasses et rencontres insolites, rien ne sera épargné à l’écrivaine en costume jaune fluo !
Un jour, à « la déchèt’ », son cœur se met à battre la chamade pour un ancien voyou à l’automne de sa vie.
Une histoire d’amour aussi lumineuse qu’improbable rassemble ces deux personnages qu’un fossé sépare, l’écrivaine qui vient de tourner la page et le vieux ferrailleur dont il faut protéger le trésor…
Le thème de "Triez pour nous" c'est la mémoire, celle qu’on laisse derrière soi, ce dont on hérite : des souvenirs, des objets...
Entre autofiction et témoignage social le livre de Pascaline est une peinture moderne d'une réalité de terrain.
L'auteur y explore les thèmes de la transmission, de l'identité, l'émancipation féminine, la consommation, la gestion des déchets et la résilience à travers des histoires vraies, collectées au fil des triages.
C’est un livre qui parle du côté périssable non seulement des choses mais aussi de l’Existence.
"Triez pour nous" a obtenu la préface de deux artistes châtillonnais : Annabelle Piquet et Jean-Philippe Pierron.
Pascaline aimerait que les pages de son livre soient imprimées sur du papier de rebut (et non recyclé) de couleurs différentes, que le livre ait un rabat, que la couverture soit vernie...
Tout cela pourrait être possible si sa cagnotte augmentait.
Vous pouvez participer à cette cagnotte en cliquant sur ce lien :
mais vous pouvez aussi retenir, à l'avance, son ouvrage, ce que j'ai fait !
J'attends avec impatience la présentation publique par Pascaline de "Triez pour nous", et surtout la lecture de cette aventure pittoresque et attachante qui lui ressemble tellement !
Il est possible dès maintenant de s'inscrire pour le loto organisé par l'association LB449MX, en vue de participer financièrement à la carrière de notre jeune champion motocycliste châtillonnais Leny Bassinet !
Patrick Groseil est un sculpteur et céramiste animalier qui pratique l'art du Raku.
Voici comment il procède pour réaliser un bestiaire de céramique de toute beauté :
Il modèle sa boule d'argile représentant l' animal qu'il a décidé de représenter, puis la fait cuire à 950°.
Il émaille la représentation de son animal puis le fait recuire à 1050°.
Il le sort avec des pinces, et grâce au choc thermique, la céramique se craquelle.
Il peut alors la rouler dans de la sciure qui s'enflamme aussitôt, la fumée laissant des traces noires sur les parties non émaillées.
Le résultat est magnifique, car, non seulement l'allure de l'animal est saisissante, mais les craquelures lui donnent un aspect...finalement encore plus vivant !
Patrick Groseil pratique aussi le bronze...
Les œuvres d'Isabelle Tristan-Coudrot et de Patrick Groseil sont encore à découvrir à la galerie d'Art et d'Or jusqu'à fin août, n'hésitez pas à aller les admirer, l'entrée est libre les après-midis, du mardi au samedi.
Voici un PDF très intéressant sur Vix , à lire ci-dessous.
Vous y verrez que de nouvelles fouilles pourraient être possibles .... puisqu'un grand bâtiment absidial n° 6, implanté dans un enclos palissadé, a été découvert en prospection géomagnétique sur la rive droite de la Seine par l’équipe du DAI sous la direction de F. Lüth et R. Komp (août 2018).
Isabelle Tristan-Coudrot expose, en compagnie du céramiste Patrick Groseil, ses superbes tableaux, axés sur la Nature en particulier sur le monde animal et le monde végétal.
La Nature est, en effet sa source d'inspiration, elle y trouve une harmonie bienfaisante et une source de méditation. Elle observe les animaux sauvages qu'ils soient géants ou minuscules, et s'indigne de leur disparition dûe le plus souvent à l'Homme.
Elle les dessine sur toile à l'encre de chine, y ajoute de l'acrylique, et même des touches d'or et de cuivre.
Ses tableaux sont une sorte de parcours spirituel et poétique.
Allez donc les admirer , ils sont visibles jusqu'à fin août à la galerie d'Art et d'Or, qui sait si bien les présenter.
Vous y trouverez :
DES PORTRAITS : dessins à l'encre de Chine, acrylique et or sur toile
DES PRÉSENCES : distyques huile, encre de Chine et or sur toile
LES YEUX DANS LES YEUX, huile dessin à l'encre de Chine et acrylique sur toile :
MES COLÈRES dessin à l'encre de Chine et acrylique sur toile :
APPARITIONS ET DISPARITIONS : huile, or ou cuivre :
Patrick Dupressoir, le propriétaire de la galerie d'Art et d'Or, a réalisé une vidéo où Isabelle Tristan-Coudrot présente son travail, la voici :