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Madame Cécile Zicot, Directrice du Musée du Pays Châtillonnais, a présenté au public, venu très nombreux, monsieur Jacques Lacroix, professeur agrégé, docteur de l'Université de Bourgogne.
Celui-ci a proposé aux auditeurs une passionnante conférence sur la symbolique du torque de la Dame de Vix.
Monsieur Lacroix , avant la conférence, s'est rendu dans la salle de Vix, admirer, de nouveau, le mobilier trouvé en 1953 dans la tombe dite de "la Dame de Vix" tombe datée de l'Âge du Fer : le vase le plus grand de l'Antiquité, les restes du char et surtout le torque dont il a étudié la symbolique. Pour lui le Musée de Châtillon sur Seine est un des plus beaux de France !
Jacques Lacroix a rappelé tout d'abord aux auditeurs, la découverte en janvier 1953 de la tombe de la Dame de Vix, la sépulture princière la plus prestigieuse de la fin du premier âge du Fer (vers 500 av. J.-C.).
La Dame, allongée sur un char, était parée de bijoux précieux, dont un torque en or, chef-d’œuvre d’orfèvrerie.
Aux côté de la Dame, se trouvait le célèbre cratère en bronze, d’une dimension hors du commun (hauteur : 1, 64 m) et d’une esthétique admirable. Il est l’un des témoignages les plus puissants de l’art grec.
Les journaux relatèrent cette découverte exceptionnelle... mais ils se trompèrent en pensant que le torque était....un serre-tête !
Un torque se porte autour du cou.
Sur cette statue découverte près de la tombe, au lieu-dit "les herbues", la personne représentée (la dame ?) porte un torque.
Après cet exposé sur l'origine du torque qui pèse 480 grammes d'or fin, et qui est visible au Musée du Pays Châtillonnais , Jacques Lacroix nous révéla quelle était la symbolique de ce merveilleux bijou, datant de l'époque de Hallstatt-la Tène (âge du fer).
La partie arrondie du torque personnifie pour le conférencier la course du soleil dans le ciel.
A la base du torque figurent de petits chevaux ailés.
La boule d'or de gauche représente le soleil levant, celle de droite le soleil couchant.
Et ce sont les chevaux ailés qui entraînent le soleil dans sa course.
Ces chevaux ailés font bien sûr penser à Pégase représenté ici sur une pièce de monnaie....
Mais aussi, nous révèle le conférencier, ces chevaux nous rappellent les Dioscures (fils de Zeus en grec).
Les Dioscures étaient les fils jumeaux de Léda , qui, transformée en cygne et fécondée par Zeus, pondit deux œufs.
De ces œufs sortirent Castor et son frère Pollux que l'on représente parcourant le monde à cheval... mais aussi le ciel puisqu'ils se trouvent dans la constellation des Gémeaux....
Les Dioscures, jumeaux divins, ont été les deux divinités principales des Celtes, nous dit Diodore de Sicile, au Ier siècle après Jésus-Christ.
"Les Celtes, riverains de l'océan, ont une vénération toute particulière pour les Dioscures, selon une tradition qui remonte chez ces peuples à un temps reculé"
Apparition des Dioscures à un banquet :
Sur cette pièce de monnaie, un cheval est associé au soleil....
Aux bases du torque on voit des pattes de lion , animal que l'on retrouve sur bien des statues antiques....
...comme ici sur la tarasque de Noves.
A la base des boules des cercles concentriques évoquent aussi le soleil.
Le char sur lequel était allongée la princesse de Vix était décoré de représentations solaires....
En remarquant tous ces symboles retrouvés sur le torque, mais aussi sur le char, on peut penser, nous dit Jacques Lacroix, qu'il doit être la représentation d'un culte religieux, la Dame était peut-être une prêtresse ensevelie avec le bijou représentant ce culte...
A la base de chaque cheval ailé, on admire un magnifique travail d'orfèvrerie qui est d'origine Celte, et non méditerranéenne comme on a pu le penser, donc un travail d'artistes locaux.
Les petits traits sur l'or ont été réalisés , nous révèle le conférencier, sans enlever un seul morceau de métal précieux, signe de l'adresse extrême de ces orfèvres celtes.
Que représente cette jolie statuette qui se trouve en haut du vase ? une prêtresse , ou simplement la Dame de Vix invitant ses hôtes à participer au banquet ?
Nous ne le saurons jamais, puisque les Celtes ne pratiquaient pas l'écriture, mais on peut imaginer l'une ou l'autre proposition....
Le public a beaucoup apprécié la conférence de Jacques Lacroix qui a été très applaudi pour son analyse si fine des éléments du torque de la Dame de Vix.
Les auditeurs ont été véritablement conquis par la perspicacité de monsieur Lacroix, toute cette symbolique était sous leurs yeux, ils la voyaient mais ne la comprenaient pas.
Maintenant lorsqu'ils visiteront le Musée du Pays Châtillonnais, ils admireront le torque, non seulement comme un superbe travail d'orfèvrerie mais aussi et surtout, comme la représentation d'un culte religieux très ancien.
Jacques Lacroix a, ensuite, répondu à plusieurs questions dont une sur l'origine des croyances celtes .
Elles proviennent sans doute de pays lointains comme l'Inde, car le mythe des jumeaux, des chevaux ailés et du soleil y existaient là-bas bien avant la période du fer, a t-il précisé.
Et puis n'avons-nous pas une origine indo-européenne ?
A noter que Jacques Lacroix, professeur agrégé, docteur de l'Université de Bourgogne, étudie la langue et la civilisation des anciens Celtes, spécialement dans le domaine toponymique.
Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages de référence, parmi lesquels ‘’Les irréductibles mots gaulois’’ ( 2021), ‘’La Gaule des combats’’ (2003, 2012), ‘’La Gaule des activités économiques’’ (2005) et ‘’La Gaule des dieux ‘’ (2007) et il publie des vidéos sur Youtube :
Voici une magnifique vidéo à mettre en grand écran.
Ecoutez ce que nous dit Jacques Lacroix sur les mots celtes qui subsistent dans notre langue actuelle, c'est étonnant car il y en a énormément, son intervention est passionnante.
D'autres vidéos de Jacques Lacroix à retrouver à cette adresse :
La visite nocturne du Musée du Pays Châtillonnais a été un enchantement pour les visiteurs qui ont découvert plusieurs œuvres du Musée sous un autre angle, mystérieux et surprenant.
La surprise a été totale, lorsque, rassemblés entre le cratère et le torque d'or de la princesse de Vix, nous avons pu écouter un superbe poème que Michel Lagrange avait composé pour l'occasion...
Beauté auditive, beauté virtuelle, ce fut une soirée inoubliable....
AUTOUR DU TORQUE
Un torque
Une légende impressionnée par un or de silence
Une mémoire autour du temps
Un petit cheval indompté
Plus fort que l’espace et le jour
Sans le mors d’Athéna
-diadème d’or dans sa bouche écumante-
Pégase aux yeux fixés sur les replis de l’eau
Que son sabot fit naître
Une source… Hippocrène…
Méduse et ses yeux maternels
Punis d’avoir semé la mort
Méduse et son cri pétrifié
Entre ses dents de sanglier brutal
Elle mourut ensanglantée pour que vive la vie
Et que l’homme à l’épée paraisse
Et le petit cheval ailé
Sa mère au pilori de sa beauté barbare
Imposée gardienne aux flancs du cratère
Sa mère entourée de reptiles
Elle avait dans le sang ce cheval de fantasme
Le visiteur qui va et vient
Entre Méduse et le petit cheval ailé
Sait-il qu’il passe à travers la légende
Et qu’il risque un regard mauvais
Ce visiteur est un passant parmi des pages légendaires
Une très belle allée nous permet maintenant d'arriver au site du Tremblois, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans (voir l'article reproduit en fin de page).
Pour accéder au site, nous sommes passés sous un portique coloré....
Baptiste Quotz, chargé de mission "Patrimoine Culturel", nous attendait à cette entrée du fanum du Tremblois, nouvellement aménagé par le Parc National des Forêts.
Il nous a expliqué que, pour que l'histoire du site soit compréhensible, un sentier de découverte a été créé avec des panneaux explicatifs très bien faits, et pour que les enfants ne soient pas oubliés, le site leur a été un peu dédié, puisqu'une statue d'enfant y a été découverte.
Des jeux historiques et ludiques leur sont proposés le long du parcours, un éveil à l'Archéologie et à l'Histoire très bien venu, bravo le Parc !
Le sentier de découverte fait le tour du fanum, il est jalonné de panneaux explicatifs.
Yves Pautrat Conservateur en chef du patrimoine à la Direction Générale des Affaires Culturelles de Bourgogne-Franche Comté, Service régional de l'archéologie, a été notre guide durant la découverte du site du Tremblois.
Il nous a expliqué que ce site était un sanctuaire gaulois, puis gallo-romain. Une palissade appelée péribole délimitait une aire sacrée autour du temple.
Sous Tibère, ce péribole fut construit en pierre.
Autour, se trouvait une galerie accessible aux pélerins.
Des explicatifs jalonnent le sentier de découverte .
Celui-ci nous présente le fanum, sa construction...et sa "mascotte", un fac similé de " l'enfant au chien", (visible au musée du Pays Châtillonnais), qui fut retrouvé lors des fouilles.
Le panneau suivant présente la localisation du fanum du Tremblois en Châtillonnais...
et ses environs....
Des jeux éducatifs pour les enfants (mais pas que !) permettent de comprendre à quoi ressemblait le site à l'époque gallo-romaine, et comment les fidèles y vivaient...
Le site du Tremblois fut découvert par monsieur Lastenet, membre des Eaux et Forêts, en 1953, puis fouillé par René Paris, alors Président de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.
Qui vivait au Tremblois ? ce panneau nous l'explique.
Le site était un temple où venaient les pèlerins. On a retrouvé lors des fouilles, des centaines d'objets , comme cette fibule que nous a présentée Baptiste Quotz.
De très nombreux autres objets furent découverts, principalement des ex-votos (à admirer au musée du Pays Châtillonnais), des couteaux, des potins (pièces de monnaie de l'époque) etc....
René Paris, accompagné de René Joffroy (un des inventeurs du site de Vix) découvrirent à même le tas de pierres, des morceaux de statues...
La fouille commença...
René Paris nota scrupuleusement sur ses carnets tout ce qui était découvert et le lieu où étaient faites ces découvertes..
Ces précieux carnets appartiennent toujours aux archives de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.
Certaines pages ont été reproduites sur ce panneau.
Pour terminer cette enrichissante découverte,Yves Pautrat nous a présenté le plan du fanum réalisé par un procédé moderne, le LIDAR.
Le LIDAR (Light Detection And Ranging) consiste à survoler la forêt pour en dresser une maquette numérique à l'aide d'un capteur laser.
Le moindre relief (possible vestige ) est repéré avec une grande précision , facilitant ainsi le travail des archéologues.
Le résultat est fabuleux !
Un dernier coup d'œil au fanum du Tremblois....
Je félicite à titre personnel le Parc National des Forêts pour cette très belle mise en valeur d'un site châtillonnais exceptionnel.
Et merci à nos deux guides, Yves Pautrat et Baptiste Quotz, pour leurs explications lumineuses !
Et pour admirer la véritable statue de l' "enfant au chien" et les multiples ex-votos qui ont été retrouvés au Tremblois, il faudra vous rendre au musée du Pays Châtillonnais !
En 2016, la découverte du fanum du Tremblois pour les adhérents de la Société archéologique et Historique du châtillonnais, n'avait pas été facile, car il n'existait, à l'époque, aucun ac...
Michel Couqueberg, artisan d'Art, expose, jusqu'à fin septembre, ses magnifiques bronzes au musée du Pays Châtillonnais.
Le vernissage de son exposition a eu lieu le 15 juillet en présence de Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes, de Cécile Zicot, Directrice du musée et de Jonathan Truillet, Directeur régional adjoint des Affaires Culturelles de Bourgogne-Franche-Comté.
Jérémie Brigand a admiré les sculptures de bronze de Michel Couqueberg et l'a remercié d'avoir accepté d'exposer ses œuvres dans le musée.
Cécile Zicot connait bien Michel Couqueberg, puisqu'elle avait exposé ses sculptures au musée Pompon de Saulieu, dont elle était autrefois la directrice.
Elle est évidemment très heureuse d'accueillir les superbes bronzes du sculpteur près de la collection d'oiseaux de Daguin. En effet Michel Couqueberg réalise principalement des oiseaux dans un style épuré de toute beauté.
Michel Couqueberg s'est ensuite présenté comme un sculpteur animalier, artisan d'Art, qui s'est orienté vers la sculpture après avoir été enseignant durant quinze années.
Inspiré par Pompon et Brancusi , il nous explique qu'il part de ses émotions pour réaliser une œuvre, le dessin pour lui est primordial, il en déplace les lignes comme le compositeur de musique le fait avec ses notes sur une partition...une illustration très poétique de son travail !
Il réalise des épreuves en petit format qu'il agrandit par la suite, certains de ses bronzes mesurent , nous dit-il, plus de cinq mètres.
Ses moules de plâtre permettent au fondeur de couler la pièce en bronze. Celle-ci sera ensuite traitée par le sculpteur de façon chimique pour avoir un aspect coloré ou oxydé de toute beauté.
Michel Couqueberg, artiste affable, plein d'énergie et de bienveillance, a invité les personnes présentes à visiter son atelier qui se situe à Orgeux près de Dijon.
Une belle idée de sortie par exemple pour les Amis du musée !
Jonathan Truillet, de la DRAC , a admiré le travail de Michel Couqueberg et a félicité la Communauté de Communes d'organiser de si belles expositions dans le Musée du Pays Châtillonnais .
Après celles d'Emmanuel Michel, de Malo A, de Cévé, de CatArtSis, et les grands hommages à Marc Bohan et à Kiki de Montparnasse, c'est maintenant le travail de Michel Couqueberg qui enchante les visiteurs.
Pour la DRAC, les musées devraient tous devenir des lieux d'accueil et de partage pour la population, celui de Châtillon-sur-Seine est exemplaire.
Voici quelques superbes bronzes de Michel Couqueberg...
D'autres tout aussi beaux vous attendent au musée du Pays Châtillonnais, à admirer en allant vous immerger dans le Paris de Kiki de Montparnasse....
Michel Couqueberg réalise aussi ce qu'il appelle des "kookypix" en photographiant ses sculptures.
A l'aide de son ordinateur, il transforme ses photographies de façon personnelle, les colorise , et ensuite les imprime sur une feuille d'aluminium pour en faire un tableau !
Encore une facette géniale de l'artiste !
Je montrerai, sur ce blog, toutes les sculptures de Michel Couqueberg lorsque l'exposition sera terminée.
En 2016, la découverte du fanum du Tremblois pour les adhérents de la Société archéologique et Historique du châtillonnais, n'avait pas été facile, car il n'existait, à l'époque, aucun accès pour y parvenir....
Voici donc le fanum en 2016, pas très bien mis en valeur, sans panneau explicatif....
Devant une assistance attentive, Bruno Chaume avait présenté les lieux.
La Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, avec René Paris et Constantin de Brotonne, a réalisé un inventaire des structures archéologiques gallo-romaines de la forêt domaniale de Châtillon-sur-Seine.
Parmi celles-ci on trouve le site du fanum du Tremblois.
Le fanum du Tremblois est un ensemble cultuel complet de la fin de l'Age du fer et de la période gallo-romaine.
Le fanum était entouré de son enclos et comportait un ensemble de bâtiments à usage de boutiques.
Il s'agit très probablement d'un sanctuaire, car on y a trouvé de très nombreux ex-votos de différents groupes : divinités, animaux, enfants emmaillotés,, piliers votifs, dédicaces et autels, bustes, et offrandes du même genre que l'on trouve dans la plupart des sanctuaires celto-romains.*
Les fouilleurs ont constaté l'extrême fragmentation des sculptures, sauf l'enfant au chien presqu'intact.
Cette fragmentation atteste certainement la destruction du lieu vers 337 après JC (d'après les monnaies retrouvées sur le site) destruction attribuée aux premiers chrétiens du Châtillonnais.
Lors de cette visite, Jacques Stréer avait présenté les photos réalisées à l'époque des fouilles.
Voici la photo originale de la découverte d'une tête sculptée, admirée par Constantin de Brotonne et Luc Schréder :
En 2016, nous avions eu le plaisir d'accueillir sur le site du Tremblois, Samantha Heitzmann, doctorante en archéologie à Paris.
Samantha avait fait une conférence passionnante pour les Amis du Musée en 2012, à Châtillon sur Seine, sur les fana et sur les offrandes qui y ont été retrouvées, en insistant en particulier sur le fanum du Tremblois .
Le plan du fanum du Tremblois montre une pièce rectangulaire couverte. Autour de cette pièce centrale existe un espace non couvert. Tout autour on a retrouvé trace de boutiques temporaires, utilisées sans doute lors des fêtes religieuses.
Photo des fouilles :
Des pièces de monnaie, des "potins" ont été trouvés lors des fouilles :
Bruno Chaume, après le décès de René Paris qui avait fouillé le fanum du Tremblois, a pu obtenir le carnet de l'archéologue. Toutes les pages ont été scannées, par Samantha :
Voici l'article relatant la conférence de Samantha Heitzmann, en 2012 :
Dans la salle du Musée du Pays Châtillonnais consacrée aux découvertes faites au sanctuaire du Tremblois (Villiers-le-Duc) et d'Essarois, sont présentés des ex-votos, visages de pierre très ...
Le 5 février 1626, naissait Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Marquise de Sévigné...
Une femme d'esprit qui avait pour cousin un certain Roger de Bussy-Rabutin...qui, sans doute, l'aima en secret.
Tous deux partagèrent une correspondance pleine d'humour, de complicité, et d'ironie que la marquise elle-même appelait du "rabutinage".
Le château de Bussy-Rabutin a tenu à fêter l 'anniversaire de cette femme exceptionnelle qui était une "demoiselle de Bourgogne", avec une exposition intitulée :
"Ma belle cousine, ou l'art d'écrire chez les Rabutin"
Le vernissage a eu lieu le 6 juillet, dans le parc du château sous l'ombre rafraîchissante d'un tilleul sans doute centenaire.
L'administrateur du château de Bussy-Rabutin, François -Xavier Verger , avait réuni autour de lui Laurence Porte, maire de Montbard et Conseillère Départementale, Emmanuel Ravier, maire du village de Bussy- le-Grand, et Kévin Riffault, Directeur Général du Centre des Monuments Nationaux.
François-Xavier Verger a présenté les deux événements importants qui animent depuis peu le château.
Tout d'abord l'installation dans des bâtiments des anciens communs du château, de deux salles destinées à accueillir des enfants.
Ces enfants, ce seront les élèves d'établissements scolaires dont les enseignants auront le désir de présenter notre patrimoine culturel, à partir de la documentation artistique que réserve le fabuleux château de Bussy-Rabutin.
L'histoire du siècle de Louis XIV avec ses peintures magnifiques, mais aussi la richesse de la langue française à travers des écrits de celui qui en fut le propriétaire, Roger de Bussy-Rabutin.
Le second événement c'est bien sûr l'exposition "Ma belle cousine, ou l'art d'écrire chez les Rabutin" qui se tient jusqu'en octobre dans le château lui-même, et qui permet de redécouvrir l'incontournable épistolière sous le prisme de son complice de toujours , son cousin Roger de Bussy-Rabutin.
Laurence Porte s'est dit ravie de la tenue de cette exposition au château de Bussy-Rabutin, elle qui a participé à l'attribution du label de "Ville ou Pays d'art et d'histoire de l'Auxois Morvan" au territoire dont elle est Conseillère Départementale (et maire de Montbard !)
En effet, Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné était une demoiselle de Bourgogne qui possédait le château de Bourbilly, le "vieux château de ses pères".
Elle y faisait des séjours de courte durée , car le bâtiment était en mauvais état.
Aussi elle préférait séjourner chez "son comte", Guillaume de Guittaut, au château d'Epoisses, où elle partageait avec ses amis des repas plantureux et bien arrosés !
Un très beau livret a été édité par Villes Pays d'Art et d'Histoire dans la collection Essentiel.
Kevin Riffault qui est Directeur Général du Centre des Monuments Nationaux, a été très intéressé par les deux événements présentés par l'administrateur du château de Bussy-Rabutin .
L'ouverture des deux salles pédagogiques du château permettra de faire réaliser aux élèves de la maternelle au lycée, des travaux de recherches sur notre histoire régionale et nationale.
L'exposition met en valeur la Marquise et son cousin, mais permet aussi au public d'admirer la richesse artistique d'un château hors du commun , cher au Centre des Monuments Nationaux.
Nous sommes ensuite allés visiter les salles pédagogiques qui attendent, dès septembre, leurs nouveaux visiteurs, tout est prêt, rien ne manque !
François-Xavier Verger a ensuite présenté Benoît Duvergé, scénographe de l'exposition .
Celui-ci a expliqué comment il avait conçu les différentes thématiques de la présentation de la vie de la Marquise : la trajectoire de sa vie, son regard sur son époque, une œuvre issue d'une correspondance (qui aurait dû rester secrète !) et une postérité aussi durable qu'inattendue.
Benoît Duvergé présente le portrait de la Marquise que possédait son cousin Roger de Bussy-Rabutin.
Un délicieux dialogue a ensuite eu lieu entre deux artistes, Elie Laffage et Isabelle Ragnard, alias Roger de Bussy-Rabutin et Marie de Sévigné...reprenant des extraits de lettres entre les deux cousins : charme, humour, ironie... ce fut une évocation magnifique, très applaudie !
François-Xavier Verger a ensuite invité les personnes présentes à visiter toutes les pièces du château à la recherche de documents, d'explications, de reconstitutions, d'ouvrages très précieux, de lettres manuscrites authentiques.
On peut voir ici le portrait de Madame de Miramion qui, veuve très jeune, fut enlevée par Roger de Rabutin qui voulait l'épouser pour son argent.
Ce portrait figure dans la thématique des "veuves" de l'époque, où l'on nous explique que finalement le veuvage était une sorte de "libération" pour les femmes de la noblesse, une liberté dont profita amplement notre chère marquise de Sévigné, comme sa grand-mère Jeanne de Chantal qui se voua à la religion et devint sainte.
Une exposition de très belles boîtes de chocolat nous rappelle la folie de l'époque pour la dégustation de ce nouveau breuvage...Madame de Sévigné l'adorait !
Voici une très belle lettre de madame de Sévigné à sa fille la Comtesse de Grignan, qui possède encore la trace de ses cachets...
Roger de Rabutin écrivit, lui même, cet exemplaire de son "Histoire amoureuse des Gaules", on peut voir ce livre prestigieux dans le salon de la tour dorée .
Dans cette page, Roger de Rabutin décrit sa délicieuse cousine....
D'autres portraits jalonnent l'exposition...
Dans une tour, Benoît Duvergé a reconstitué un charmant lit à baldaquin...
Il nous explique, ici, comment la Marquise a été représentée en littérature et au cinéma....
Une bien belle exposition à ne pas manquer, à visiter jusqu'en octobre...
En raison des fortes chaleurs, d’une sécheresse marquée et d’un risque élevé d’incendie, la Municipalité de Châtillon-sur-Seine, au regard des arrêtés préfectoraux et en lien avec les services de secours, a pris la décision d’annuler l’ensemble des manifestations programmées les 13 et 14 juillet.
Cette mesure vise à protéger la sécurité des habitants, ainsi qu’à limiter toute sollicitation supplémentaire des services de secours déjà fortement mobilisés sur des feux actifs dans le département.
Merci à tous pour votre compréhension et votre vigilance !