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(Origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : cartulaire de Saint-Etienne. Abbaye de Fontenay. Nouvel état général de 1783. Archives de Côte d’Or)
En 1789, le bourg dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne. Son église, sous le vocable de saint Martin, était le siège d’une cure du diocèse de Langres, doyenné de Molesme, à la seule collation de l’évêque.
Pendant la période intermédiaire, Nod fit partie du canton d’Aisey-le-Duc (A.Roserot 1924)
LES ÉCARTS
-La Maladière, lieu-dit (A.Roserot 1924)
18ème siècle : Climat de la Maladière (Courtépée)
-La Tuilerie (A.Roserot 1924)
-Le Fourneau (ou la Scierie), hameau (A.Roserot 1924) 0,6km au sud, 3 feux, 15 habitants (Insee 1951)
1338 les molins de l’estan de Noul (Archives de Côte d’Or)
-Nod-le-Petit, hameau détruit (A.Roserot 1924)
1338 Lou petit Noul (Archives de Côte d’Or). Il y avait jadis à Nod-le-Petit une chapelle ou ermitage de Saint-Martin, qui existait encore à la fin du 18ème siècle (Courtépée)
-Rochelimart, ferme fortifiée, détruite au commencement du 19ème siècle, et ancien bois du duc de Bourgogne (A.Roserot 1924)
1353 bois de Rochelimer, haulte forest
1575 Rochelimart (Archives de Côte d’Or)
1783 Rochelimard (nouvel état général de 1783)
18ème siècle Roche Limard (Courtépée)
-Sainte-Catherine, chapelle détruite, commune de Nod-sur-Seine, à Voisin(A.Roserot 1924)
1450 : une chapelle fondée en l’onneur de Sainte Katerine, dite la chapelle de Voisins, assise et située en bois, près et joignans de noz bois de nostre forest de Villiers-le-Duc (abbaye Notre-Dame de Châtillon et Archives de Côte d’Or : charte du duc Philippe le Hardi)
-Saint-Roch, chapelle détruite, commune de Nod-sur-Seine, près de Rochelimart (Garnier)
-Voisin, hameau, 4km à l’est, 7 feux, 29 habitants (Insee 1951)
D’abord simple bois, puis grange de l’abbaye Notre-Dame de Châtillon, avec chapelle Saint-Catherine
1145 Nemus quod dicitur Vicinum
1231 Nemora canonicorum de Voisins (abbaye Notre-Dame de Châtillon)
1352 Bois des Voisins
1353 Bois de Voisins
1371 La granche de Voisins
1634 Voisin (Archives de Côte d’Or)
AUTRES LIEUX
-Etang de Nod. Ses bords ont été habités au 14ème siècle (A.Roserot 1924)
1347 Duran de Chanceaulx , demorant à l’estant de Noul (abbaye Notre-Dame de Châtillon)
-Saint-Martin, chapelle détruite, commune de Nod-sur-Seine, à Nod-le-Petit (A.Roserot 1924)
18ème siècle : Hermitage Saint Martin (Cassini) ou Chapelle de Saint-Martin (Courtépée)
Jenry Camus, Président des Amis du Châtillonnais, a présenté aux visiteurs l'exposition réalisée par Jean-Louis Belin sur les souvenirs que la Déportation, par les nazis, a laissés lors de la deuxième guerre mondiale, dans notre région.
Devant les personnalités présentes au vernissage : le Maire de Châtillon-sur-Seine, le Président de la Communauté de Communes, les Conseillers Départementaux, le Député de la Circonscription, Jean-Louis Belin a prononcé un discours plein d'émotion sur l'une des atrocités commises par les nazis sur des Résistants, des Juifs et d'autres catégories de personnes qu'ils jugeaient dégénérés: la Déportation.
Ce discours, Jean-Louis a eu la gentillesse de me le remettre, je l'en remercie infiniment, le voici.
En janvier 1945 , la population européenne apprenait, en même temps que son existence, la libération du camp d’Auschwitz par les soviétiques et découvrait les horreurs abominables qui avaient été infligées aux détenus .
Petit à petit, au fur et a mesure de l’avance des alliés au cœur de l’Allemagne, d’autres découvertes, tout aussi horribles étaient faites .
Au printemps 194, il y a 80 ans, c’est avec angoisse , que les parents des disparus sans laisser de trace, se mirent a espérer le retour des êtres chers , et tous les soirs on pouvait voir une foule nombreuse, attendre sur la place, l’arrivée du car Citroën , qui, peut-être, ramenait le mari, le père, le frère, ou tout simplement un ami, dont on était sans nouvelles, depuis de nombreux mois, même plusieurs années pour certains .
Tous les jours, des exilés rentraient, des prisonniers, des déportés du travail, et plus rares, des déportés politiques .
Avec stupéfaction, avec horreur, on découvrait ces hommes et ces femmes qui avaient subi des persécutions, des privations que l’on croyait d’un autre âge.
Ils étaient tous amaigris, tristes et joyeux à la fois .
On avait de la peine à reconnaître la plupart des déportés, véritables spectres, certains étant encore vêtus de leur costume de bagnards.
Les déportés ne savaient pas ce qui les attendait aux camps nazis .
Ils servirent de main d’œuvre à bon marché pour les industries de guerre nazis dans des conditions que l’on a peine a imaginer, la faim, le froid, les privations de toutes sortes, les coups, la mort appliquée sans jugement et suivant l’humeur de leurs tortionnaires .
De nombreux résistants et résistantes du Châtillonnais eurent à subir ce sort impensable, une statistique, malheureusement incomplète, nous donne 89 déportations dont 6 femmes.
40 ne sont pas revenus, ainsi que les 12 juifs hommes , femmes , et enfants établis dans la ville depuis des décennies et qui furent arrêtés en 1942, 1943, aux lois du gouvernement Pétain .
Le premier résistant arrêté semble être Henri Chambon de Montigny-sur-Aube père de 5 enfants, arrêté le 7 octobre 1941 .
Il était passeur de prisonniers évadés et membre d’un réseau de renseignement de l’organisation civile et militaire de Paris.
Son martyre durera plus de trois ans, puisque son décès est survenu en janvier 1945 .
Une rafle importante fut opérée sur toute la Côte-d’Or concernant les francs tireurs partisans françaises à Châtillon le 16 et 19 mars 1943, madame Germaine Tupin, monsieur Edmond Quesnot.
Monsieur Maurice Billotte, madame Madeleine Billotte, monsieur René Billebault, les frères Drouin, monsieur Paul Galland, monsieur Louis Hézard, notamment, ont été arrêtés à cette époque, puis une dizaine d’autres en octobre 1943 .
Raymond Terrillon fut arrêté le 7 octobre 1943, il était avec Henri Camp, à Châtillon sur Seine, en mission de liaison avec les chefs de groupe de la région .
Il fut arrêté en pleine rue par les hommes de la gestapo et transféré a la prison de Dijon ( Henri Camp averti à temps , réussit a échapper à la souricière), décédé le 8 février 1945 au kommando de Dora camp de Buchenwald .
Puis une dizaine d’autres en octobre 1943, après la destruction du maquis Valentin-Balzac .
Certains, comme André Blondeau furent pris en tentant de forcer un barrage de la police allemande en motocyclette le 29 octobre 1943.
Il fut transféré a la prison de Dijon, puis déporté le 27 janvier 1944 au camp de Buchenwald, et libéré le 20 mai 1945 .
Des arrestations individuelles eurent aussi lieu jusqu’en juillet 1944 comme pour les abbés Garnier de Rochefort et Van Hecke de Saint-Marc, arrêtés le 31 juillet 1944.
D’autres encore ne revinrent pas et disparurent a jamais laissant leurs familles dans une indicible douleur .
La haine doit nous abandonner mais pas le souvenir .
Beaucoup de visiteurs sont venus découvrir cette exposition très émouvante sur la Déportation, quelques classes primaires l'ont fait, merci à leurs enseignants.
Quant aux élèves du collège et du lycée, personne n'est venu. C'est pourtant à l'âge de ces élèves que l'on évoque la Seconde Guerre Mondiale....
Des documents, des photos nous ont permis de nous souvenir, ou de découvrir pour les plus jeunes, ce que fut cette atrocité.
Les tenues de déportés d'André Blondeau et d'Edmond Quesnot étaient présentes, pieusement conservées par leurs épouses.
Un drapeau en souvenir de tous ceux qui sont morts dans les nombreux camps nazis....
mais aussi des médailles, des livres...
et une arme d'époque étaient exposés dans des vitrines.
Une bien belle exposition qu'il ne fallait pas manquer !
Une bien originale exposition se tient actuellement à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais, celle des œuvres de l'artiste-peintre Pascale Rouillot.
Après une formation à l'école des Beaux Arts de Troyes et de Paris, à la Faculté d'arts plastiques de Tolbiac, Pascale Rouillot a installé son atelier à Chappes petite commune de la vallée de la Seine au sud de Troyes.
Elle pratique l'aquarelle, les huiles, le collage, et depuis huit ans elle peint sur des matériaux de récupération, en particulier des tôles rouillées où les trous et les marques du temps l'entrainent vers un ailleurs étonnant .
Elle peint sur de grands formats, mais aussi sur de petits formats de tôles de récupération.
Elle utilise les couleurs changeantes de la tôle, différentes nous dit-elle si la tôle a séjourné à l'abri de la lumière ou au soleil, à l'humidité ou à la sécheresse..
Lors du vernissage de l'exposition, Jérémie Brigand Président de la Communauté de Communes et Régis Gatteault, Directeur de l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais ont admiré le travail fin et subtil de Pascale Rouillot, sur un support.... qui est loin de l'être !
Un travail véritablement très original....
L' exposition de Pascale Rouillot est à découvrir absolument à l'Office du Tourisme de Châtillon-sur-Seine
Jean Marie Napoléon Désiré Nisard, né le 20 mars 1806 à Châtillon-sur-Seine, décédé le 27 mars 1888 à Sanremo, est un homme politique, écrivain et critique littéraire français. Il éta...
Solène, bibliothécaire de la médiathèque Victorine de Chastenay, a sorti des réserves un livre ancien de contes de fées, illustré de charmants dessins. Ces dessins ont été reproduits et mo...
Louis Pasteur naquit en 1822 à Dole où son père Jean-Joseph était tanneur.
Mais, en 1830, son père s'installa à Arbois avec sa famille, au bord de la Cuisance.
Louis passa son enfance dans cette maison, située rue de Courcelles.
L'édifice actuel résulte de la réunion de deux bâtiments : la tannerie achetée par Jean-Joseph Pasteur en 1833, et une autre maison mitoyenne achetée par son fils Louis en 1879.
Lorsque l'on pénètre dans la maison qui a gardé sa plaque extérieure.....
...on est surpris de se retrouver dans un intérieur bourgeois, dont, nous dit notre guide, absolument rien n'a changé depuis la mort du grand savant qui passa tant de vacances dans cet endroit.
Les meubles, les papiers peints, la vaisselle, le revêtement de sol ...tout est resté intact. On a vraiment l'impression que les propriétaires vont nous rejoindre durant la visite de leur intérieur !
La première pièce est un vestibule-réception où Louis Pasteur, lors de ses séjours à Arbois, recevait de nombreux visiteurs venus le voir pour solliciter un emploi, d'autres pour demander des conseils pour l'élaboration de leur vin etc...
Sur le meuble on voit la photo de Marie Pasteur, l'épouse de Louis, et celle de Louis Pasteur-Valléry-Radot, son petit-fils qui fut , lui aussi un savant et un académicien .
Le salon possède un billard sur lequel Louis Pasteur aimait jouer avec son gendre et son petit-fils, malgré son handicap à la main gauche, car il était hémiplégique depuis son AVC.
Un piano permettait à Marie Pasteur d'exercer son talent.
Au mur, un tableau représente le berger Jean-Baptiste Jupille essayant de tuer le chien enragé qui l'avait mordu et menaçait ses camarades.
Jupille fut le second malade "enragé" à qui Pasteur administra son vaccin antirabique et ainsi le sauva d'une mort certaine.
La pièce suivante est la salle-à-manger de la famille Pasteur.
Au sol on voit un linoléum, qui était assez rare à cette époque .
La pièce est chauffée par un beau kachelofe, car il faut savoir que l'épouse de Louis Pasteur était alsacienne et appréciait ce genre de chauffage .
Un chauffage au bois qui permet aussi de tenir les plats au chaud, en ouvrant les portes du haut, nous dit notre guide !
L'attraction de cette salle-à-manger c'est un monte-plats qui permettait de communiquer avec la cuisine qui se trouvait au sous-sol : pas d'odeur de cuisine, pas de bruit d'ustensiles de métal... le confort était parfait !
La belle vaisselle de la famille Pasteur est toujours là....
Au premier étage, on pénètre dans une petite antichambre où deux tableaux nous interpellent.
Ces deux dessins sont l'œuvre de Louis Pasteur, qui dans ses années de jeunesse au collège d'Arbois, découvrit le pastel sous l'influence de son professeur de dessin.
Il aurait d'ailleurs pensé à une carrière artistique tant son talent étonnait ses amis ! Heureusement pour nous, il choisit de faire des études scientifiques...
Que serait devenu le monde sans le génie de celui qui fut le bienfaiteur de l'Humanité ?
Nous traversons la chambre de sa fille Marie- Louise Pasteur, épouse de René Valléry-Radot, écrivain plein d'avenir...
Louis Pasteur aménagea cette chambre pour les enfants de Marie-Louise.
Quelques jouets sont présentés dans des vitrines....
La chambre suivante est celle de Marie Pasteur, l'épouse de Louis.
C'est une chambre boudoir où elle aimait beaucoup se tenir.
Ce portrait au pastel de sa mère, a été réalisé par Louis Pasteur lorsqu'il avait 13 ans...
Voici le lit de l'épouse de Pasteur, il est situé dans une alcôve , dont les portes se refermaient la journée.
C'est là qu'elle mourut en 1910, veuve depuis 15 ans de son époux .
Un petit cabinet de toilette était commun aux deux époux qui faisaient chambres à part.
Notre guide nous dit qu'il contient encore une brosse à dents du savant.....rien n'a bougé dans cette maison.
La pièce suivante est la chambre de Louis Pasteur....
son bureau...
Au mur, le portrait de Bonaparte qui fut le héros du père de Louis Pasteur.
En effet Jean-Joseph Pasteur fut sergent-major dans l'armée de Napoléon Ier. Il prit part aux campagnes d'Espagne et de France.
Jean-Joseph Pasteur reçut la croix de la Légion d'Honneur et la médaille de Sainte-Hélène.
La dernière pièce qui jouxte la chambre de Louis Pasteur, c'est son laboratoire, toujours chauffé par un poêle alsacien.
C'est une grande pièce éclairée par des fenêtres des deux côtés , rue et jardin, il fallait cette lumière pour les expériences que Louis Pasteur effectuait.
On y admire son microscope...
ses flacons, ses burettes...
Une petite pièce appelée "four à incubation" permit au savant de de mener à bien ses cultures ou de faire des tests sur la résistance des bactéries aux élévations de température .
Une cuve , avec un robinet, près du plan de travail intrigue. En effet à cette époque il n'y avait pas encore l'eau courante dans toutes les maisons.
Ayant besoin d'eau pour ses expériences Pasteur fit construire une citerne maçonnée alimentée par les eaux de pluie sous l'escalier. L'eau montait dans une cuve-tampon avec une pompe à bras et alimentait alors l'évier du laboratoire.
L'eau était aussi indispensable pour le lavage des mains avec du savon, ce sont les travaux de Pasteur qui ont fait naître l'asepsie.
Le savant accordait une importance extrême à l'hygiène, il n'aimait pas serrer les mains de ceux qui l'abordaient, il savait que les germes qu'il avait découverts y pullulaient.
Un bien émouvant courrier :
Notre guide nous a montré des vitrines qui contiennent encore des preuves indiscutables de la théorie des germes qu'il a défendue avec force contre celle de la génération spontanée.
Des bouillons de poule stérilisés sont toujours là sans être altérés, des ampoules au jus de raisin de sa vigne n'ont toujours pas fermenté !
Voici la vue que la famille Pasteur pouvait avoir sur le jardin et la jolie rivière , la Cuisance.
En partant nous remarquons une autre plaque commémorative sur une maison de l'autre côté de la rue.
La visite de la maison de Louis Pasteur à Arbois fut une bien belle découverte que nous avait conseillée le Docteur Claude Plassard dans sa conférence , à revoir ci-dessous.
Le Docteur Claude Plassard a donné dernièrement, pour l'Association Culturelle Châtillonnaise, une superbe conférence sur Louis Pasteur. Il a offert le contenu de sa conférence aux lecteurs de...
Voici la seconde partie de la conférence du Docteur Claude Plassard sur Louis Pasteur, bienfaiteur de l'Humanité. Le Docteur Plassard a été très applaudi et remercié par le public venu très ...
Avant la visite de la maison du Directeur de la saline royale d'Arc-et-Senans où notre guide nous a expliqué la façon dont la saumure donnait le sel par évaporation, nous avons découvert le musée Claude-Nicolas Ledoux.
Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), architecte, urbaniste et utopiste français, fut l'un des principaux créateurs du style néoclassique.
Beaucoup de ses constructions ont été détruites au XIXe siècle.
Heureusement tous ses projets, toutes ses réalisations, il les avait consignées, il avait noté tous les plans sur des ouvrages qui sont parvenus jusqu'à nous.
Un premier ouvrage parut de son vivant, en 1804, sous le titre "L'Architecture considérée sous le rapport de l'art, des mœurs et de la législation". Il y présentait le théâtre de Besançon, la saline d'Arc-et-Senans et la ville de Chaux.
Claude-Nicolas Ledoux imagina les constructions de nombreux pavillons de style palladien, c'est à dire inspiré des temples romains.
Ses bâtiments sont de volumes généralement cubiques et ornés d'un péristyle qui leur donne une certaine allure, comme la maison du Directeur de la saline royale d'Arc-et-Senans :
Les descriptions très détaillées, les plans de Nicolas Ledoux ont permis à des artistes de notre époque de réaliser des maquettes représentant ses constructions.
En voici quelques unes :
Le tout premier projet de Claude-Nicolas Ledoux pour la saline Royale, avec une cour carrée :
La Saline telle qu'elle fut construite , c'est celle que nous admirons actuellement :
La maquette suivante nous montre la saline royale telle que Ledoux l'imaginait avec des idées très utopistes, tellement en avance sur son temps .
La saline royale devait être :
-Une cité de 3 000 habitants près de la forêt de Chaux (20 000 hectares) avec des bâtiments intégrés dans la nature
-Elle devait être d’architecture néo-classique, en forme d'amphithéâtre antique, inspiré par la civilisation gréco-romaine, le palladianisme (architecture vénitienne), l'équilibre, la géométrie (symbolisme des figures géométriques)
-Elle était centrée autour de la saline royale d'Arc-et-Senans et de ses nombreux ateliers (importante industrie royale de production de sel du Jura)
-La maison du Directeur qui devait être à la fois hôtel de ville, et église , se trouvait au centre de seize rues en étoile, avec son oculus (œil de la providence, symbole des idéaux de providence humaniste franc-maçonnique de Nicolas Ledoux)
-Les logements des employés devaient être équipés de sanitaires, bains publics, et fontaines (vision hygiéniste hyper novatrice pour l'époque), et jardins familiaux individuels
-Le temple d’Union devait être érigé : temple de la paix, et de la justice, très en vogue à la Révolution Française
-Et aussi un panaréthéon ( panthéon : temple école) ou seraient enseignés la morale, la vertu et les devoirs, et un lieu de sépulture et de mémoire des grands hommes
- Et également un oïkema, temple de la régulation des passions
-Une Bourse devait être érigée : « pour un emploi de l'argent honorable. On n'échange pas l'or contre le malheur, c'est un corps dont le privilège est de négocier dans les quatre parties du monde la bienfaisance qu'il répand autour de lui. »
-Des commerces devaient exister, ainsi qu'un marché couvert, une maison de gymnastique et une aire de canotage.
-Un hôpital devait être construit avec maison de convalescence, maison de retraite et cimetière.
-Et enfin devaient exister une caserne et une forge à canons.
Voici plusieurs réalisations de Claude-Nicolas Ledoux, présentées sous forme de maquettes :
Château de Mauperthuis, Brie
1765-1767 1780
pour Anne-Pierre, marquis de Montesquiou (détruit) :
Théâtre de Marseille
Projet de 1785
pour le Maréchal de Beauvau, Intendant de Provence :
L'Hôtel Thélusson, rue de Provence, Paris
Pour madame Georges-Toble Thélusson (détruit) :
Château d'Eyguières, Provence
Projet 1781
pour les familles de Lubières ou de Sade :
Retour de chasse, Franche-Comté
projet 1778-1799
pour Charles-Roger de Bauffremont-Listenois :
Théâtre de Besançon, Franche-Comté
1775-1784
pour Charles-André de Lacoré, Intendant de Franche-Comté
(partiellement détruit et transformé) :
Atelier des cercles
(Maison et atelier des tonneliers)
Projet :
Eglise de Chaux
Projet vers 1785 :
Cimetière de la ville de Chaux
Projet vers 1785 :
Forge à canons
Projet vers 1787 :
Maison des surveillants de la source de la Loue
Projet 1790-1799 :
Depuis 1925, l'œuvre de Ledoux a été réévaluée.
Reconnu comme un visionnaire par le cubisme, le surréalisme ou le postmodernisme, Ledoux est désormais considéré comme l'un des tout premiers architectes de son temps.
Une des œuvres de Claude-Nicolas Ledoux est visible à Cruzy le Chatel, près de chez nous, dans l'Yonne.
Il s'agit de l'église Saint-Barthélemydont il dessina le plan au tout début de sa carrière, en juillet 1765.
Claude-Nicolas Ledoux qui était alors architecte des Eaux et Forêts de la maîtrise de Sens, fut chargé d’établir les devis pour la reconstruction de l’église, dont il suivit le chantier jusqu’en 1767.
Le monument fut ensuite complété, en 1774, par son successeur, l’architecte Jacques-François Buron, oncle du peintre David, qui éleva un clocher au-dessus de la façade occidentale.
Lorsque vous irez visiter le superbe château de Maulnes, faites donc un arrêt devant cette église conçue par Claude-Nicolas Ledoux, un génie de l'architecture !
L'église Saint-Barthélemy compte parmi les trop rares monuments élevés par Claude-Nicolas Ledoux qui ont bravé les épreuves du temps. Centre d'une châtellenie dépendant du comté de Tonnerr...
Le Conseil d'Administration de l'Association Culturelle Châtillonnaise a proposé à ses adhérents un voyage de découvertes qui a fait suite à deux conférences présentées dans l'année.
La première conférence du professeur Serge Luneau, s'intitulait "Le sel de la vie", elle était consacrée à l'extraction terrestre du sel, la seconde par le Docteur Claude Plassard, nous avait fait découvrir la vie et l'œuvre de Louis Pasteur.
L'histoire du sel nous a donc amenés à visiter la saline royale d'Arc et Senans, et la vie de Louis Pasteur nous a permis de découvrir, à Arbois, la maison où il réalisa de nombreuses expériences.
Après trois heures de route, nous sommes tout d'abord arrivés à la saline royale d'Arc-et-Senans.
Nous sommes entrés dans la saline par un beau bâtiment, précédé par un péristyle de style dorique.
Cette entrée est logée dans une grotte qui donne l'impression de pénétrer dans une mine de sel....
Cette composition originale évoque les créations de la Renaissance.
Lorsque l'on entre dans la cour de la saline, on est frappé par la beauté des bâtiments qui l'entourent.
Il s'agit de onze bâtiments indépendants qui forment un demi-cercle autour de la cour.
Ce demi-cercle a 870 mètres de diamètre.
Chaque bâtiment a une utilisation particulière.
Le long bâtiment de gauche, appelé "berne" (il y en a un semblable à droite de la maison du directeur de la saline) servait à faire chauffer la saumure dans des poêles, durant 48 heures.
La fumée provenant des poêles s'échappait par de hautes cheminées (disparues actuellement), la vapeur sortait par les chiens-assis du toit.
la "berne" de droite :
D'autres bâtiments abritaient des ateliers techniques : la tonnellerie où l'on fabriquait des tonneaux pour transporter le sel, la maréchalerie où l'on réparait les poêles , ainsi que les habitations des ouvriers, appelés "berniers".
Des urnes renversées , d'où s'écoule la saumure en voie de cristallisation, sont les seules décorations de tous les bâtiments.
Notre guide nous a rejoints devant l'entrée de l'ancienne tonnellerie qui abrite maintenant un musée consacré à l'architecte génial qui a conçu ce merveilleux ensemble architectural, Claude-Nicolas Ledoux.
Construite entre 1774 et 1779, la saline royale d'Arc-et-Senans (Doubs), sur des plans approuvés par Louis XV et par Trudaine, est en effet le chef-d'œuvre de Claude-Nicolas Ledoux.
L'ensemble a été conçu comme le théâtre de l'Industrie, édifié à la gloire du progrès et du travail humain.
Dans ce musée on admire toutes les œuvres conçues par Claude-Nicolas Ledoux, celles qui ont été réalisées, et d'autres restées en projet, présentées sous forme de superbes maquettes .
(Ce sera l'objet d'un autre article)
Après cette visite nous nous sommes dirigés vers le plus beau et le plus majestueux des bâtiments : la maison du directeur de la saline.
La façade du bâtiment est dotée d'un péristyle où les colonnes doriques sont composées alternativement de blocs circulaires et cubiques.
Sur le fronton se trouve un oculus par lequel on pouvait surveiller l'ensemble de la saline (le sel étant une matière extrêmement précieuse qui rapportait au roi l'impôt de la gabelle)
C'est dans ce magnifique bâtiment que notre guide nous a expliqué comment l'eau saumâtre des puits de Salins arrivait à la saline, et comment la saumure était débarrassée de son eau pour arriver à la concrétion du sel.
Afin d'approvisionner la saline en saumure depuis les puits de Salins, on construisit un saumoduc, double canalisation réalisée en sapin, longue de 21,25 km.
Des gardes, appelés "gabelous" surveillaient de près le saumoduc pour éviter qu'il se bouche, mais aussi pour éviter le vol de saumure....
Le saumoduc était formé par des troncs de sapin taillés en forme de crayons pour s'emboîter parfaitement et dont le cœur avait été évidé.
Les tuyaux de bois se fissuraient souvent, aussi ils furent peu à peu remplacés par des tuyaux en fonte.
Lorsque la saumure arrivait à la saline on la faisait passer par un "bâtiment de graduation" (détruit en 1920) qui était composé d'un bâtiment de 496 mètres de longueur et d'une hauteur de 7 mètres.
Dans ce bâtiment on disposait , très serrés, des fagots d'épines qui permettaient à l'eau salée de s' évaporer et d'arriver à un taux de salinité de 24°.
En voici une maquette :
La saumure était ensuite dirigée dans un bassin, puis conduite aux bernes où la chaleur des poêles permettait d'obtenir le précieux sel.
La saline fonctionna jusqu'en 1895 , le sel marin devint un concurrent pour le sel terrestre, et de plus il fut transporté rapidement par le chemin de fer.
La tonnellerie abrite un musée Ledoux...mais la maréchalerie a trouvé elle-aussi un autre emploi.
Elle est devenue un lieu où la cuisine est réalisée par l'équipe de la saline royale mais uniquement pour des événements privés, cocktails et banquets.
Nous y avons partagé un délicieux repas.
Et avant de reprendre place dans le car pour aller visiter la maison de Louis Pasteur, une photo de groupe, avec la présence de notre guide, s'est imposée !
(origine des sources principales consultées et citées par A.Roserot : Archives de Côte d’Or.Clairvaux et autres.Courtépée.Abbaye Notre-Dame de Châtillon. Commanderie d’Epailly. Archives de Haute-Marne. Garnier)
En 1789, le bourg dépendait de la province de Champagne, bailliage de la Montagne.
Son église sous le vocable de saint Symphorien, était succursale de celle de Brion-sur-Ource.
L’évêque de Langres en était le seigneur, en partie seulement.
Pendant la période intermédiaire, Mosson fit partie du canton d’Autricourt (A.Roserot 1924)
Christian Carli, historien, grand spécialiste de la période du Premier Empire, a proposé, aux châtillonnais, une conférence sur le "Maréchalat" institué par l'Empereur Napoléon Ier. Tout d'...
Comme nous l'explique Christian Carli dans sa conférence sur le maréchalat ( à lire ci-dessus) le titre de maréchal d'Empire est une dignité créée par l'Empereur Napoléon Ier.
Elle fut décernée pour la première fois lors de la grande promotion de 1804 qui récompensa des généraux de division méritants.
Les voici :
Louis Alexandre Berthier
Prince souverain de Neuchâtel
Prince de Wagram
Joachim Murat
Grand Duc de Berg
Roi de Naples :
Maréchal Bon-Adrien-Jeannot de Moncey
Duc de Conegliano :
Maréchal Jean-Baptiste Jourdan
Comte sous la seconde Restauration :
Maréchal André Massena
Duc de Rivoli
Prince d'Essling :
Maréchal Pierre Augereau
Duc de Castiglione :
Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte
Prince et Duc souverain de Pontecorvo :
Maréchal Jean-de-Dieu Soult
Duc de Dalmatie :
Maréchal Guillaume Marie-Anne Brune
Comte d'Empire
Maréchal Jean Lannes
Duc de Montebello :
Maréchal Adolphe Edouard Casimir Joseph Mortier
Duc de Trévise :
Maréchal Michel Ney
Duc d'Elchingen
Prince de la Moskova :
Maréchal Louis Nicolas Davout
Duc d'Auerstaedt
Prince d'Eckmühl :
Maréchal Jean Baptiste Bessières
Duc d'Istries :
et quatre maréchaux Honoraires :
Maréchal Catherine Dominique Pérignon
Comte d'Empire :
Maréchal Jean Mathieu Philibert Sérurier
Comte d'Empire :
Maréchal François Christophe Kellermann
Duc de Valmy :
Maréchal François Joseph Lefebvre
Duc de Dantzig :
D'autres maréchaux seront promus par Napoléon Ier les années suivantes :
En 1807 : Claude Victor-Perrin dit Victor
En 1809 : Etienne Macdonald, Auguste Viesse de Marmont et Nicolas Oudinot.
En 1811 : Louis Suchet
en 1812 : Laurent de Gouvion Saint-Cyr
En 1813 : Jözef Poniatowski
Et en 1815 : Emmanuel de Grouchy
Leurs portraits, par le dessinateur Bombled, feront l'objet d'un prochain article
Pour les journées des 5 et 6 avril 2025, le Conseil Départemental de la Côte d'Or, la ville de Châtillon-sur-Seine et le Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix se sont associés à la Chambre des Métiers et de l'Artisanat pour accueillir la nouvelle édition des Journées Européennes des Métiers d'Art (J.E.M.A.).
Le thème 2025 des "Journées Européennes des Métiers d'Art", est intitulé "Traits d'union".
Il a donc été le fil idéal pour une manifestation associant un musée et des artisans d'Art.
Il a permis de créer des liens entre les disciplines, les époques, les publics et les territoires, tout en offrant une programmation variée et enrichissante.
Une vingtaine d'artisans d'art, d'origine bourguignonne, était présente dans les salles du musée, les nombreux visiteurs ont admiré la beauté des œuvres exposées.
Je les présenterai en deux parties, en voici la première.
L'atelier du petit bonhomme
Sculptrice sur pierre, bronzière
21610 Fontaine-Française
AMC Créations
Accessoires de mode
21490 Varois-et-Chaignot
L'atelier de la Faine
Tourneur sur bois
21520 Veuxhaulles-sur-Aube
Atelier Or et Lumières
Enlumineur
89450 Vezelay
Axe et Soirs
Modiste
89190 Les Clerimois
Cheval et Senteurs
Cirière
21110 Genlis
Dé Créations
Créatrice de vêtements, costumière
21400 Châtillon-sur-Seine
L'ébénisterie de l'Ebauchoir
ébéniste, menuisier
21530 Rouvray
Facture instrumentale
Accordeur, réparateur de pianos
70600 Percey-le-Grand
Fleurs de Gum
Upcycling
21220 Ternant
Fleurs de Gum a exposé à l'office du Tourisme de Châtillon-sur-Seine, ci-dessous l'article que j'avais consacré à son beau travail original :
Une exposition pleine de beauté et de couleur qu'il fallait admirer à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais ! Si vous ne l'avez pas vue en voici des extraits... Et des objets réalisés à ...