kiki

Publié le 29 Mai 2010

Quelque temps avant la pose de la plaque sur la maison d'Alice Prin,dite Kiki de Montparnasse, Jenry Camus a conté, dans une conférence très documentée,  la vie de cette égérie du Tout Paris,des années 20 à 50 .. (née en 1901, elle disparut en 1953)

-Des cadrans solaires en Châtillonnais


 
Jenry Camus nous fit connaître  de nombreux  endroits qu'elle fréquentait comme "le Dôme" (à gauche) ou " la Coupole" à droite, deux cafés fort prisés de l'époque..
C'est là qu'elle rencontra les nombreux artistes dont elle devint l'égérie..:

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

  Par exemple Foujita , dont elle fit le portrait :

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

 

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

 

L'atelier de Foujita rue Dellambre à Paris...

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Jean Cocteau, qu'elle "croqua" aussi , avec ma foi bien du talent !
Car Kiki se lança elle aussi dans la peinture,une peinture naïve,certes, mais pleine de fraîcheur !

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Voici le portrait de Broca, un de ses derniers compagnons..
Kiki était une femme d'une grande beauté,d'une beauté je dirai même exceptionnelle aux dires de Man Ray qui la photographia si souvent avec tant de talent..

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

A la fin de sa vie, elle se lança dans le tour de chant dans les cabarets parisiens comme "le Jockey-Club"..

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Ici Kiki, au centre,  fait partie des "Montparnasse-Girls" ...
Elle écrivit aussi un livre de souvenirs,on la voit ici, à côté de Broca, le dédicaçant..

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Lire son livre est un régal,tellement Kiki s'y livre avec spontanéité, drôlerie et même impertinence, on ne peut que l'aimer..
 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #belle, #camus, #jenry, #kiki, #nombreux

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Publié le 29 Mai 2010

Les Amis du Châtillonnais, et la Ville de Châtillon sur Seine, ont tenu à rendre, samedi 29 Mai, un bel hommage à une Châtillonnaise célèbre : Alice Prin, dite Kiki de Montparnasse, en faisant poser  une plaque sur la maison où elle naquit et vécut son enfance.
En réalité, la maison de Kiki fut détruite durant le conflit de 39-45,mais fut reconstruite à l'identique.
Cette maison, située 9 rue de la Charme, appartient à monsieur et madame Michel  Limoges qui ont accepté de laisser apposer sur leur mur cet hommage à Kiki , qui fut une  femme exceptionnelle..
Exceptionnelle par sa beauté,son intelligence,sa gentillesse..

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Kiki est célèbre,entre autres,  pour cette magnifique photo de Man Ray intitulée "le violon d'Ingres", c'est celle-ci que Michel Diey a choisi de reproduire sur le drap cachant la plaque..
Voici les invités arrivant à la cérémonie,la photo de Michel Massé vous situe la maison où naquit Kiki : elle est à droite sur la photo.

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Jenry Camus , pour cette émouvante cérémonie, était entouré de Monsieur le Maire de Châtillon sur Seine , de l'arrière petite nièce de Kiki et de Marlène Gossmann qui a réalisé  une très belle thèse sur notre Châtillonnaise préférée dont certains,  même actuellement, sont encore secrètement épris !

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Jenry évoqua  la vie trépidante de celle qui fut "Alice" jusqu'à sa rencontre avec le peintre Kisling .Celui-ci  la prénomma "Kiki" et plus tard elle devint Kiki de Montparnasse ,la reine des Montparnos,l'égérie de toute une époque !
Une femme exceptionnelle qu'il était temps d' honorer enfin !

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Monsieur le Maire félicita les Amis du Châtillonnais pour cet hommage à Kiki,et souhaita que d'autres personnalités Châtillonnaises  soient aussi honorées, montrant au monde entier  que notre ville est une terre riche en artistes ,savants etc...

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Et voilà la plaque dévoilée devant un public attentif et très heureux !

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Jacques Senelet,Directeur de la Compagnie des Gens, et Elisabeth Hoornaert, la présidente nous interprétèrent alors, une chanson dont les paroles sont de Kiki.
Elisabeth incarnait à merveille la reine de Montparnasse, lors de la période où elle devint chanteuse de cabaret...

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Avant de nous interpréter cette émouvante chanson qui dit que "la vie était tout de même belle  à Châtillon", Jacques nous rappela que la Compagnie des Gens a nommé il y a déjà longtemps une de ses salles "Kiki de Montparnasse"..
Pour ma part, j'avais souhaité que la MJC prenne son nom,il n'en a pas été ainsi et je le regrette, car moi aussi j'aime cette femme libre et si en avance sur son temps...
Savez-vous que des japonais se rendent tout exprès dans notre ville pour voir la maison où elle naquit ??(rappelons que Kiki fut peinte par le japonais Foujita !)  jusqu'à présent ils ne pouvaient pas la trouver ,maintenant les touristes seront comblés !
Elisabeth, envoûta l'assistance en interprétant cette si belle chanson d'une voix magnifique, c'était vraiment splendide..

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Monsieur et Madame Limoges, propriétaires de la maison de Kiki,étaient visiblement émus  et il y avait de quoi !

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Voilà le texte de la chanson ,musique de Jacques Senelet,paroles choisies dans le livre biographique écrit par Kiki ellemême..

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Michel Limoges , avant la cérémonie, nous avait montré une gravure qu'il possède où l'on voit, derrière les enfants de la Colonie,la maison des Prin.

On y voit aussi des enfants,peut-être notre Alice,future Kiki, est-elle parmi eux ??

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

-Des cadrans solaires en Châtillonnais

Alice -Kiki fut longtemps méprisée par les Châtillonnais qui estimaient qu'un modèle de peintre était forcément une femme de mauvaise vie.
C'était faux, Kiki fut toujours fidèle à ses compagnons successifs et ne se prostitua jamais.
Jenry Camus lui a consacré dernièrement une conférence que je vais relater ci-après.
J'ai déjà raconté succintement la vie de Kiki dans le chapitre des personnalités Châtillonnaises,Jenry nous a donné une autre façon de connaître sa vie.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #alice, #chatillon, #fut, #kiki, #maison

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Publié le 23 Mai 2009

Kiki à la guitare basse..

Kiki,Marlène et Pascaline,tout comme Annabel, avaient déjà joué toute l'après-midi ,sous un soleil de plomb lors du transfert deu Vase de Vix, dans le groupe Akrofolk..

Bravo pour la performance les filles !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #avaient, #concert, #joue, #kiki, #lyre

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Publié le 22 Mai 2009



Kiki soufflait dans son saxophone baryton...

Marlène était à la guitare,Anabel à la batterie...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #kiki, #soufflait, #transfert, #vase, #vix

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Publié le 6 Mai 2009

Marlène à la guitare et Kiki au saxophone baryton,derrière les jeunes virtuoses de France-Accordéon....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #akrofolk, #france-accordeon, #guitare, #kiki, #marlene

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Publié le 28 Avril 2009

Kiki joue de la guitare basse dans le groupe,mais aussi du saxophone comme ici..

Je l'ai vue aussi jouer du djembé à l'Ecole de musique,du cor d'harmonie à la Lyre..

Institutrice en Maternelle,elle ravit ses petits élèves avec ses nombreux instruments,comme sa contrebasse !!

Kiki c'est la musicienne universelle !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #aubrac, #kiki, #lucie, #name, #rock

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Publié le 13 Juin 2008

(autographe de Kiki,(1929)à son éditeur et amant Henri Broca qu'elle appelait "Bébé")

Préfacés par Hemingway, censurés aux États-Unis en même temps que l'Ulysse de Joyce et publiés une première fois en 1929, le manuscrit de ces Souvenirs remanié en 38 avait disparu dans les années 50 avec son auteur.

Il est réapparu récemment, étiqueté de la mention " infiniment précieux ".

Précieux, le témoignage de Kiki, modèle et peintre dans le Montparnasse des années 20, l'est sans nul doute à travers ses anecdotes.

Avant de se mettre au travail, Foujita, dont


"l' accent japonais (...) lui interdit de prononcer les "r" ", inspectait ses modèles pour vérifier si elles hébergeaient des " molpions ".


Modigliani, l'homme aux

" trois maîtresses dont il n'arrivait pas à se dépêtrer (...) mangeait d'une main et de l'autre dessinait ".

Pour Kisling,

" très sensible sous une écorce rude ", toutes les filles s'appelaient " salope " et il l'accueillait d'un " magnifique coup de pied au cul " si elle arrivait en retard pour la pose.

Man Ray, Soutine, Desnos... la " grande famille d'affamés " se retrouvait dans les cafés de Montparnasse.

" C'est là que nous nous réunissons tous, là que s'échafaudent les grands espoirs "

écrit Kiki dans des élans de nostalgie à nous arracher des larmes, nous qui voyons arts et lettres désormais se produire sur les plateaux télévisés.

Mais qu'on ne se méprenne pas : ce n'est pas pour se prévaloir d'avoir fréquenté des célébrités qu'elle offre à chacun son chapitre mais plutôt pour remercier ces amis de ne l'avoir jamais laissée tomber.

Car l'égérie des Montparnos avait du coeur. Parfois un peu trop et au détriment de ces Souvenirs retrouvés.

" Si j'avais été un tout petit peu grue, qu'est-ce que je pouvais avoir !... Pouah ! Faire ça pour de l'argent !... Je suis restée la fille très sentimentale et pleine d'affection que j'ai dû comprimer toute ma jeunesse. "

Mais comment devient-on égérie ?

Bâtarde recueillie par sa grand-mère, Alice Prin quitte sa Bourgogne natale pour Paris où, à 13 ans, on lui confie son premier travail intéressant : relier le Kama-sutra.

Les belles images inspirent à ses " entre-cuisses des mouvements d'oiseau qui n'arrive pas à s'envoler " mais rendent la réalité amoureuse bien fade en comparaison, d'autant qu'une anomalie physiologique la prive longtemps de son dépucelage.

Une fois cet obstacle franchi, la faim et un goût certain pour l'art

" Poète, peintre ou théâtreux. En dehors de ces trois professions, je n'admettais aucun autre mortel "

la conduisent tout naturellement à devenir modèle, unique alternative à l'atelier ou au métier de " boniche " pour une jeune fille pauvre et déracinée.

Quand Alice devient Kiki. Kiki de Montparnasse parce que c'est là que tout se joue.

" Je vais la gueule au vent et fais ma visite à tous les bistros du coin "

La Rotonde, Le Dôme, La Coupole... Le Jockey, aussi, cabaret où elle entame une carrière de chanteuse quand les kilos l'obligent à se recycler.

Mais la fin des années vingt et la Grande crise sonnent bientôt le glas de cette terre de bohème intra-muros.

Tournées à Saint-Tropez et à Berlin, sa mère et son amant devenu fou meurent, drogues et alcools, l'étoile de Kiki commence à pâlir.

Les surréalistes, " ces grands gamins crédules ", prennent possession des lieux.

La cote des peintres réunis sous l'appellation École de Paris s'envole.

On retape les cafés.

" Montparnasse ne se signale pas spécialement "

conclut Kiki en épitaphe.

Fin d'une époque, début d'une légende.


(préface de Serge Plantureux)



(Souvenirs retrouvés
Kiki de Montparnasse
Éditions José Corti)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #annees, #kiki, #montparnasse, #retrouves, #souvenirs

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Publié le 14 Avril 2008

 

Née le 2 octobre 1901 à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) et décédée le 29 avril 1953 à Paris, Kiki de Montparnasse est le nom de scène d’Alice Ernestine Prin, chanteuse, actrice, modèle et peintre française.

Kiki naît Alice Prin en 1901 à Châtillon-sur-Seine. Elle n'est pas reconnue par son père, qui était probablement un fils de... famille respectable.

Sa mère la laisse à la garde de sa grand-mère et part à Paris pour devenir linotypiste. Elle vit une enfance chahuteuse et débridée sous les yeux d'une aïeule libérale. Puis elle monte à son tour à Paris car sa mère souhaite qu'elle y complète son instruction et — pourquoi pas — qu'elle devienne linotypiste à son tour.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillon-sur-seine, #enfant, #kiki, #paris, #seine

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Publié le 14 Avril 2008


Mais pour vivre et payer son école, Alice doit aussi travailler.
Or ses premiers essais ne sont pas concluants : trop insolente, elle ne supporte pas longtemps ses patrons.
Alors pour ne pas avouer à sa mère qu'elle vient de se faire virer d'une boulangerie, Alice accepte la proposition d'un vieil homme et se rend chez lui pour... poser nue, en tout bien tout honneur.
Mais la mère d'Alice débarque en furie chez le sculpteur amateur, dénoncé par son voisinage comme un vieux dégueulasse.
Alice erre, sans toit ni rien dans l'estomac. ..
Que va-telle faire pour ne pas mourir de faim ?

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Avril 2008


Avec une amie qui partage son sort, elle court les auditions pour les revues et autres spectacles.
Mais c'est la misère. Si bien qu'un soir d'hiver où il fait froid, les deux jeunes femmes vont demander à un jeune artiste sans le sou , son toit pour la nuit. Et le jeune artiste en question, c'est Chaïm Soutine, le tourmenté.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #artiste, #jeune, #kiki, #sort, #soutine

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Publié le 14 Avril 2008



Alice, rebaptisée Aliki puis Kiki par l'autre "Kiki" de Montparnasse, Moïse Kisling, va successivement poser pour tous ces jeunes artistes à qui l'art moderne doit beaucoup d'œuvres majeures dans les années 20 et 30. Elle devient une véritable muse pour Man Ray, qui l'immortalise dans les photos en noir et blanc qui représentent encore aujourd'hui le mouvement Surréaliste.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #autre, #kiki, #man, #ray, #rencontre

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Publié le 14 Avril 2008



(Kiki en odalisque par Man Ray)



La vie de Kiki est dès lors un parcours artistique, dont elle n'est pas simplement un outil voire une inspiratrice, mais véritablement l'une des actrices majeures. Car c'est autant sinon plus le caractère de Kiki que son corps, que les peintres, sculpteurs et photographe(s) saisissent au passage. On dit de ce genre de personnes qu'elles sont un roman à elles seules ; ici, Kiki incarne mieux que personne tout une époque artistique.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #artistique, #celle, #epoque, #kiki, #montparnos

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Publié le 14 Avril 2008

Egérie du Tout-Paris dans les années 1920, Kiki fait partie de ces figures hautes en couleurs, qui ont marqué durablement la vie du quartier dans les années 20.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #1920, #annees, #kiki, #montparnasse, #tout-paris

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Publié le 14 Avril 2008


(Portrait par Correleau,le début de la fin….)

On venait de loin pour la voir et l'entendre, sa photo faisait la une des magazines, elle avait tout : argent, bijoux, fourrures, voitures.

Quand survint la Seconde Guerre mondiale, Kiki de Montparnasse vit la fin de sa gloire, puis la tragédie de la décrépitude. Elle bascula dans la misère, allant d'un café à l'autre, de table en table, pour faire les lignes de la main.

Alcoolique et droguée, elle mourut en 1953, emportant avec elle le souvenir d'une immense richesse et de la gloire passée de Montparnasse.

Seul Foujita, assista à son enterrement au cimetière de Thiais.




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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #fin, #kiki, #montparnasse, #table, #triste

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Publié le 14 Avril 2008


Que dit la presse de la réédition des souvenirs de Kiki ???


Kiki, née Alice Prin, quasiment dans le ruisseau, écrivit une première partie de ses souvenirs, qui devaient paraître aux Etats-Unis en 1929, avec une préface de papa Hemingway (dont l'unique autre préface fut celle des Mémoires d'un barman du Dingo, rue Delambre !). Mais ces propos innocents furent censurés par les services de J. E. Hoover, dans la même charrette que l '« Ulysse » de Joyce.
Elle les compléta jusqu'en 1938, mais le manuscrit vient tout juste de reparaître. Elle y évoque sa naissance d'une mère de 18 ans, qui la fera venir à 12 ans à Paris, où elle travaille dans un atelier de brochage qui relie le Kama-Sutra : « Il me fallait bien ça à moi qui avais déjà le feu entre les jambes. » Elle parle de sa silhouette « à couper le vent », de son nez qui la fait surnommer « quart de brie », et pourtant, raconte-t-elle dans son inimitable style « nature », c'est fou comme elle resta vierge longtemps, même en vivant avec différents jeunes gens !
Un hiver où elle n'en peut plus de crécher sous le pont Edgar-Quinet, avec une copine elle va demander à Soutine de les loger pour la nuit. Soutine leur offre son lit, et brûle quelques meubles. Modèles et rapins squattent littéralement le café La Rotonde, où règne le débonnaire « papa Libion », à qui chacun vole quelque chose. Le jour où Modigliani vend sa première toile quelques centaines de francs, il invite tout le monde pour tout claquer dans une fête. « Papa » Libion vient aussi, mais, apercevant une bonne partie de la vaisselle de La Rotonde, et même un guéridon, il s'en va… pour revenir avec des bouteilles. Modi mangeait d'une main, dessinait de l'autre, jurait en même temps contre ses trois maîtresses.
Tout en rinçant des bouteilles consignées chez Félix Potin, Kiki pose nue pour Foujita, dont la famille de samouraïs la fascine. Elle a l'impression qu'il la déshabille une deuxième fois : « Oh ! ce n'est'ien ! Toi, glin de beauté ligolo ! Moi pensé puce ! » Puis il s'approche de son sexe : « Melveilleux, toi pas avoil molpions ! » Cela ne pouvait pas passer aux Etats-Unis en 1929 !
Curieusement, les quelques lignes convenues sur Man Ray, dans le manuscrit publié en 29, ont disparu, remplacées avantageusement par des photographies sans commentaires (publiées dans l'ouvrage). De Desnos, elle garde le souvenir d'un type toujours en train de courir, comme s'il se dépêchait de vivre. « Te souviens-tu, vieux Robert, de cette chambre où tu logeais (avant de rencontrer Youki), si minuscule que tu devais te déshabiller sur le palier avant de te coucher ? »
Elle raconte l'ouverture de La Coupole, du cabaret de nuit le Jockey en 1921, dont elle décrit la faune et les folles nuits de façon irrésistible. À l'aube, elle va manger à Montmartre, autre village, avec des copines. « Si j'avais été un tout petit peu grue, qu'est-ce que je pouvais avoir ! » Chaque soir, devant le Jockey, l'attend une Hispano. Chaque fois, elle envoie une copine à sa place.
Puis Kiki chante et danse au Concert Mayol, engagée par Varna, elle expose chez Bernheim, elle grossit, tape un peu trop dans la coco, tandis que son amant devient fou et que sa mère meurt. Avant d'aller animer un cabaret à Saint-Tropez, Alice nous livre sa philosophie : « Ma mère est morte, mon fou aussi. Mais moi je vis ! Il faut que je vive ! » Elle vécut, jusqu'au 23 mars 1953, après avoir connu le grand amour avec un accordéoniste agent des contributions indirectes ! Kiki for ever !

Le Canard enchaîné, 30 mars 2005, Dominique Durand

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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