Publié le 15 Avril 2008


(sa tombe à Bagneux)

De 1948, à son décès le lundi 26 mai 1958 à 20 heures des suites de la maladie de Parkinson, Carco habitera 18 quai de Béthune, dans l'île Saint-Louis, à Paris.
Il meurt le 26 mai 1958, en écoutant L'Ajaccienne jouée par la Garde républicaine qui passait sous ses fenêtres.
Il est inhumé au cimetière parisien de Bagneux. Son frère, Jean Marèze qui s’est suicidé en 1942, et sa seconde femme, Eliane, décédée en 1970, reposent à ses côtés.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #1958, #bagneux, #disparition, #ecoutant, #mai

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Publié le 15 Avril 2008


Il réside successivement à Cormeilles en Vexin où il rachète le Château Vert, domaine de Octave Mirbeau avec les espèces nombreuses gagnées avec Mon Homme, puis revient aux pieds de la Butte rue de Douai, puis au 79 quai d'Orsay.

En 1932, à l'occasion de conférences qu'il donne à Alexandrie, en Égypte, il fait la connaissance d'Eliane Négrin, épouse du Prince du coton égyptien Nissim Aghion.

Coup de foudre! Il n'hésite pas à « plaquer » sa première femme, Germaine Jarrel (ils divorcent le 6 novembre 1935), au grand dam de ses amis de la Butte, pour accueillir à ses côtés Eliane qui laisse son mari, ses richesses et ses trois enfants en Égypte.
Très gentleman, Nissim leur adressera un télégramme de félicitations lors de leur mariage le 11 février 1936.

En septembre 1939, le couple emménage à L'Isle-Adam, avant de s'exiler à Nice puis en Suisse (Eliane est en effet d'origine juive) où il retrouve son ami le peintre Maurice Barraud qui a illustré, en 1919 Au coin des Rues, et se lie d'amitié avec Jean Graven, Valaisan poète à ses heures et dans la vie publique éminent criminologue qui représentera la Suisse au procès de Nuremberg puis inventera, à la conférence de Rome qui suivra la seconde guerre mondiale, le terme de crimes contre l'humanité.

Après la guerre, il s'installe à nouveau à L'Isle-Adam.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #eliane, #guerre, #isle-adam, #nissim, #suisse

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Publié le 15 Avril 2008

Une de ses poésies…


La fenêtre est ouverte...

La fenêtre est ouverte et le jardin s'endort,
Longuement, avec des bruits d'eau et des murmures
D'invisibles oiseaux blottis dans les ramures
Que le soir a tiédies de sa caresse d'or.

La fenêtre est ouverte. Et monte le silence
Du coeur des fleurs, du coeur de l'ombre jusqu'à nous
Qui, pensifs, l'écoutons venir à pas très doux
Du fond de notre obscure et grave conscience.

La fenêtre est ouverte...et le jardin n'est plus
Qu'une chose confuse et doucement lointaine
Où l'on entend parfois, aux rumeurs des fontaines,
Bouger les ailes des oiseaux qui se sont tus.


(La Bohème et mon coeur )

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008


Mobilisé en novembre 1914 à Gray en tant qu'Intendant des Postes (il a pour habitude d'écrire des poèmes sur les enveloppes des courriers qu'il distribe aux soldats), il rejoint, grace à l'aide de Jean Paulhan, un corps d’aviation à Avord, près de Bourges, puis à Etampes et enfin à Longvic près de Dijon.

Il aura très peu l'occasion de voler et de mettre en valeur son brevet d'aviateur (brevet n° 5016) obtenu le 10 décembre 1916, se blessant au genou gauche et étant assez vite démobilisé.

Il rencontre Colette dans les couloirs du journal L'Éclair en 1917 : « J'ai rencontré une « grrrande » dame » écrira-t-il à son ami Léopold Marchand. Leur amitié durera jusqu'à la mort de Colette. Ils passeront des vacances ensemble en Bretagne. Il la conseillera pour ses achats de tableaux.

D'autres livres suivront, notamment L'homme traqué (1922) distingué, grâce au soutien de Paul Bourget, par le Grand Prix de l'Académie Française.

Exprimant dans une langue forte et riche des sentiments très violents, L'homme traqué est un des romans les plus émouvants de Francis Carco.

Viendront ensuite L’ombre (1933), Brumes (1935) dont il dira à la fin de sa vie que ce fut son meilleur roman.

Citons également l'Équipe, Rue Pigalle, les Innocents, Rien qu'une femme, Perversité, Vérotchka l'étrangère, l'Ombre, la Lumière noire, l'Homme de minuit, Surprenant procès d'un bourreau.

Francis Carco a aussi écrit ses Souvenirs sur Toulet et Katherine Mansfield, Maman Petitdoigt, De Montmartre au Quartier latin, À voix basse, Nostalgie de Paris, des reportages sur le Milieu, et des biographies de Villon, Verlaine, Utrillo (1938), et Gérard de Nerval (1955).

Son œuvre est riche d'une centaine de titres, romans, reportages, souvenirs, recueils de poésie, mais aussi pièces de théâtre comme Mon Homme qui lancera la rue de Lappe à la Bastille.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #homme, #oeuvre, #pres, #reportages, #riche

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Publié le 15 Avril 2008



En 1914, il publie au Mercure de France, grâce à l'appui de Rachilde, femme d'Alfred Valette, le patron de la revue, Jésus la Caille, histoire d’un proxénète homosexuel, dont il a écrit la plus grande partie lors de son exil-refuge chez sa grand-mère à Nice.

Ce premier roman est applaudi par Paul Bourget.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008



Il est aussi l'ami d'Apollinaire, Max Jacob, Maurice Utrillo, Modigliani, Pascin. Il assure également la critique artistique dans les revues L'Homme libre et de Gil Blas. Sentant qu'il risque sa perte dans ce Montmartre des plaisirs et du crime, il rejoint Nice où sa grand-mère lui « donne la croûte et fournit un ameublement soigné ».

Il publie son premier recueil, La Bohême et mon cœur, en 1912.
Début 1913, Francis Carco retourne à Paris. Il s'installe au 13 quai aux Fleurs. Il rencontre Katherine Mansfield, compagne de John Middelton Murry, journaliste londonien. « Rebelle et pure jeune fille » originaire de Nouvelle-Zélande.

Katherine quitte quelques mois le domicile conjugal. Il entame avec elle une relation troublante, inaboutie, un « amour voué au désastre », comme il le disait lui-même, qui le marquera jusqu’à la fin de ses jours.

Il prête son appartement à Katherine pendant qu'il effectue son service militaire à Gray, près de Besançon. Il dira que cette dernière, dans les lettres qu'elle lui adressera alors de Paris, lui a donné toute l'inspiration et les descriptions de Paris qu'il utilisera lorsqu'il publiera Les Innocents en 1916.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008



(Le lapin Agile)

En 1901, la famille s’installe au 31 avenue de la République à puis, au gré des mutations du père, à Rodez de 1905 à 1907.

Il fait de fréquents séjours chez sa grand-mère au 4 rue du Lycée à Nice.

Il fait quelques séjours à Agen, où il est pion durant 4 mois avant de se faire « virer » par le proviseur, surpris laissant sans surveilance les élèves dont il a la charge, puis à Lyon et Grenoble, des villes dont il parcourt et observe les bas-fonds.

Au cours de ces séjours, il rencontre les jeunes poètes qui fonderont avec lui, dès 1911, l'Ecole Fantaisiste, groupe de poètes férus de poésie naturaliste : Jean Pellerin, Léon Véranne, Tristan Derème,....

Francis Carco monte à Paris en janvier 1910. Il à 23 ans. Carco commence à fréquenter Montmartre.

Un bon de consommation en poche, qu'il a découpé dans une revue, il se rend au « Lapin Agile », où il croise notamment Pierre Mac Orlan et Roland Dorgelès. Après avoir poussé avec succès la goualante (chantant des chansons des Bats d'Af) à l'invitation du père Frédé, maître des lieux, il est immédiatement accueilli à la grande table où se réunissent les bohèmes de ce temps.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008



Carco raconte son enfance à Châtillon ,et l’aventure de Rodot,dans un joli livre,malheureusement méconnu,même des Châtillonnais : « Mémoires d’une autre vie ».

Un jour je me suis amusée,livre en main ,à parcourir les rues sur les pas de Francis Carco,tout est si vivant,si bien écrit,on retrouve tout ce qui l’a enchanté….un vrai bonheur !

Carco partira de Châtillon sur Seine en 1901,son père étant nommé à Villefranche sur Rouergue.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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