Publié le 16 Avril 2008

L'Auditoire Royal devenu notre bibliothèque...

Cet édifice dit Auditoire Royal fut construit au cours du 1er quart du 17e siècle pour abriter le bailliage de la Montagne et l'hôtel de ville du quartier du Bourg : d'après Bourceret, les maisons qui se trouvaient à cet emplacement furent achetées en 1607, et, par lettres patentes du 10 janvier 1611, il fut octroyé la somme de 4000 livres sur tout le bailliage pour la construction de l'auditoire royal et de l'hôtel de ville.

La date 1619 est gravée sur les poutres des cachots qui occupent l'étage de soubassement du bâtiment principal.

Lorsque fut créée, après de nombreuses difficultés, une administration municipale commune aux quartiers du Bourg et de Chaumont (lettres patentes du roi Louis XIII en 1638) , l'Auditoire Royal resta le siège de l'hôtel de ville désormais commun aux deux quartiers.

En 1654, la chambre de ville et sa décoration furent entièrement refaites (inscription commémorative classée au titre objet en 1925) . Sous l'Ancien Régime, le bâtiment abritait également le présidial et la chambre de police.

Il fut le siège du tribunal de district pendant la Révolution.

Donné à l'Etat en 1805, en échange de l'ancien couvent des Carmélites, le bâtiment fut entièrement transformé en prison et le demeura jusqu'en 1926.


C'est en tant que Directeur de cette prison que le père de Francis Carco vint y travailler.

Dans le courant du 19e siècle, on reconstruisit l'escalier extérieur qui, depuis la cour antérieure donnait accès au rez-de-chaussée surélevé.

Depuis 1945, l'édifice est occupé par la bibliothèque municipale. La grille d'entrée, avec porte à deux battants en fer forgé datant du 18e siècle, provient de la maison de Charité détruite en 1940.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #auditoire, #batiment, #fut, #royal, #ville

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Publié le 15 Avril 2008


Buste de Louis Cailletet,réalisé en pierre du Châtillonnais,devant l'entrée de l'Ecole qui porte son nom...C'est une sculpture d'Arno Mercier.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #cailletet, #chatillonnais, #louis, #realise, #statufie

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Publié le 15 Avril 2008

Chanson tendre, musique de J. Larmanjat, chantée par Fréhel, en 1935. Carco chanta lui-même cette dernière chanson au Lapin Agile, en 1952.

Paroles: Francis Carco. Musique: Jacques Larmanjat 1935
autres interprètes: Fréhel (1935), Francis Carco (1952), Cora Vaucaire (1952), Monique Morelli (1957), Lucienne Vernay (1959), Patachou, Colette Renard (1961), Luc Barney (1966), Tino Rossi (1971), Francis Lemarque (1989)

Comme aux beaux jours de nos vingt ans, (En souvenir de nos vingt ans)
Par ce clair matin de printemps, (Par ce beau matin de ..)
J'ai voulu revoir tout là-bas,
L'auberge au milieu des lilas.
On entendait sous les branches, (On entendait dans ..)
Les oiseaux chanter dimanche
Et ta chaste robe blanche,
Paraissait guider mes pas.

Tout avait l'air à sa place,
Même ton nom dans la glace,
Juste à la place où s'efface,
Quoi qu'on fasse,
Toute trace..
Et je croyais presqu'entendre
Ta voix tendre murmurer
"Viens plus près"

J'étais ému comme autrefois
Dans cette auberge au fond des bois,
J'avais des larmes dans les yeux (J'avais des larmes pleins ..)
Et je trouvais ça merveilleux.
Durant toute la journée,
Après tant et tant d'années, (Dans la chambre abandonnée)
Dans ta chambre abandonnée, (Depuis tant et tant d'années)
Je nous suis revus tous deux.

Mais rien n'était à sa place;
Je suis resté, tête basse,
À me faire dans la glace
Face à face
La grimace...
Enfin j'ai poussé la porte,
Que m'importe
N. I. NI
C'est fini

Pourtant quand descendit le soir
Je suis allé tout seul m'asseoir (Je suis venu tout seul m'asseoir)
Sur le banc de bois vermoulu
Où tu ne revins jamais plus.
Tu me paraissais plus belle,
Plus charmante, plus cruelle
Qu'aucune de toutes celles
Pour qui mon cœur a battu.

Et je rentrai, l'âme lasse,
Chercher ton nom dans la glace (Tout avait l'air à sa place)
Juste à la place où s'efface (Même ton nom sur la glace)
Quoi qu'on fasse
Toute trace..
Mais avec un pauvre rire (Puis avec un pauvre rire)
J'ai cru lire:
"Après tout,
On s'en fout."

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008

L'orgue des amoureux, musique de Varel & Bailly, chanté par Édith Piaf (1949) 

Paroles: Francis Carco. Musique: Varel & Bailly 1949 créé par .Edith Piaf
autres interprètes: Mouloudji (1959)


Un vieil orgue de Barbarie
Est venu jouer l'autre jour
Sous ma fenêtre, dans la cour
Une ancienne chanson d'amour
Et pour que rien, rien ne varie,
Amour rimait avec toujours.
En écoutant cette romance
Qui me rappelait le passé,
Je crus que j'en avais assez
Mais comme hélas, tout recommence,
Tout hélas a recommencé,
Tout hélas a recommencé.

Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.

C'est pourtant vrai, lorsque j'y pense,
Que je l'aimais éperduement
Et que jamais aucun amant
Ne m'a causé plus de tourments,
Mais voilà bien ma récompense
D'avoir pu croire en ses serments.
Il a suffi d'une aventure
Plus banale en vérité
Pour qu'un beau soir, sans hésiter,
Il obéit à sa nature.
Je ne l'avais pas mérité.
Je ne l'avais pas mérité.

Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.

Que pouvons-nous contre nous-mêmes ?
Chacun de nous suit son chemin.
C'est le sort de tous les humains
Mais ceux qui vont main dans la main
En se disant tout bas "je t'aime"
Devraient songer aux lendemains
Sur une triste ritournelle
Dont l'écho s'est vite envolé.
L'orgue à la fin s'en est allé
Et, pardonnant à l'infidèle,
J'ai chanté pour me consoler,
J'ai chanté pour me consoler.

Je t'ai donné mon cœur.
Je t'ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.
Je t'ai donné mon cœur, je t'ai donné ma vie...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008

Francis Carco a écrit des chansons, dont Le doux caboulot, mis en musique par Jacques Larmanjat, chanté par Marie Dubas (1931)
 
Paroles: Francis Carco. Musique: Jacques Larmanjat 1931, créé par Renée Lebas

autres interprètes: Lina Margy, Lucienne Boyer (1951), Renée Lebas (1953), Yves Montand (1953), Juliette Gréco (1959), Colette Renard (1961), Frida Boccara (1961), Tino Rossi (1971), Francis Lemarque (1989)

Le doux caboulot
Fleuri sous les branches
Est tous les dimanches
Plein de populo.

La servante est brune,
Que de gens heureux
Chacun sa chacune,
L'une et l'un font deux.

Amoureux épris du culte d'eux-mêmes.
Ah sûr que l'on s'aime,
Et que l'on est gris.

Ça durera bien le temps nécessaire
Pour que Jeanne et Pierre
Ne regrettent rien.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #caboulot, #chansons, #doux, #francis, #renee

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Publié le 15 Avril 2008


(caricature de Jacques Dyssord)


En rupture de ban très jeune avec la société et sa famille bourgeoise, attiré dès l’adolescence par les mauvais garçons, les lieux mal famés et les jeux de la nuit, Francis Carco, M’sieur Francis plus tard pour la pègre, se fixe dès seize ans le programme de son existence : il sera poète.

Poète de la nuit, poète de la rue, des marlous, des Apaches, des filles du bitume, des éphèbes racoleurs, écrivain de Paname, des bordels, des caboulots et des fumeries d’opium.
Il arpente Paris la nuit, de Barbès aux Fortifs, de la Chapelle à la Bastoche, de la Place du Tertre au Quartier Latin. Avec Apollinaire, Max Jacob, Pierre Mac Orlan, Utrillo, Modigliani…, toute la bande du Lapin Agile, il vit l’épopée grandiose et misérable de la bohème dont Montmartre est le cœur. Jésus la Caille, le môme maquillé qui fait craquer les macs et les filles sera son premier roman. Car ce fils de bourgeois encanaillé s’est promis de foutre, en pleine gueule des bourgeois, des romans musclés et pourris dont ils se lécheront les babines.
Après des années de galère, Francis Carco est lauréat de l’Académie Française et décoré de la Légion d’Honneur. Explorateur fasciné et ambigu de la misère et du crime, des êtres voués au malheur, à la déchéance et à la solitude, Francis Carco fait revivre dans ses romans tout un monde et une époque. Mais au-delà de ces témoignages de voyeur, la force de son œuvre est de nous entrainer à sa suite dans les tréfonds de l’humanité en souffrance.


(Françoise Estèbe)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008


Il définit son œuvre lui même comme « un romantisme plaintif où l’exotisme se mêle au merveilleux avec une nuance d’humour et désenchantement ». Dans ses livres transparaît l'aspiration à un ailleurs : « Des rues obscures, des bars, des ports retentissant des appels des sirènes, des navires en partance et des feux dans la nuit ». L'enfant battu par son père corse consacra sa vie aux minorités et en fit souvent le sujet de ses romans : Canaques, témoins de ses premières années à Nouméa, prostitués, mauvais garçons.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 15 Avril 2008


(L’Académie vue par Bernard Buffet :Francis Carco est en bas,à droite)

Francis Carco a été membre de l'Académie Goncourt le 13 octobre 1937 élu au fauteuil de Gaston Chéreau.

Surnommé Le romancier des Apaches, il réalisa les plus forts tirages d'édition de l'entre-deux-guerres.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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