Publié le 2 Février 2022
Publié le 2 Février 2022
Publié le 2 Février 2022
Publié le 2 Février 2022
Publié le 2 Février 2022
Publié le 31 Janvier 2022
Voici la fin de la première partie de la conférence de Robert Fries sur l'Europe de 1929 à 1939, qu'il nous a offerte avec tant de générosité.
Robert Fries vous présentera la suite lors d'une conférence de l'Association Culturelle Châtillonnaise qui aura lieu salle des conférences le 14 mars prochain.
Hitler prend le pouvoir et installe la dictature nazie.
Le putsch raté de Munich (9 novembre 1923).
Depuis juillet 1921, Hitler est le chef incontesté du parti national socialiste (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei [1])
Ce parti d’inspiration fasciste repose sur les mêmes bases théoriques que le parti fasciste italien, avec en plus une dimension raciste (supériorité de la race aryenne et antisémitisme poussé à l’extrême).
Il dispose d’une force paramilitaire bien organisée les SA (Sturmabteilung).
Hitler est impressionné par le succès de la marche sur Rome de Mussolini (27-28 et 29 octobre 1922) et se propose de marcher sur Berlin à partir de Munich.
L’Etat est entre les mains des « criminels de novembre ». Il faut s’en débarrasser et instituer un ordre nouveau.
Le gouvernement de Bavière et les chefs de l’armée bavaroise ne sont pas favorables à une insurrection partant de Bavière. Le mouvement devrait partir de Berlin.
Le complot est préparé avec la complicité de Ludendorff, héros de la guerre, ancien chef d’état-major de l’armée impériale.

Il est prévu pour le 9 novembre date anniversaire de l’instauration de la République de Weimar.
Les putschistes, environ 4000 hommes doivent occuper les centres névralgiques de la ville à l’heure où le gouvernement bavarois tient à la Brasserie Burgerbraükeller une réunion publique.

C’est un gouvernement [2] animé par des nationalistes désirant faire sécession, donc des rivaux du parti NSDAP.
A 20h45, Hitler fait irruption un pistolet à la main, entouré d’hommes en armes.
Une mitrailleuse est mise en batterie.
Il annonce le renversement du gouvernement et la création d’un gouvernement provisoire.
Les ministres bavarois présents sont obligés de faire allégeance.
Ludendorff fait une apparition et affirme son soutien au mouvement.
Mais des fautes sont commises : les centraux téléphoniques ne sont pas immédiatement occupés.
Autre erreur, les ministres que l’on avait forcé d’adhérer à l’insurrection – notamment le chef de l’armée bavaroise (général Lossow) - sont autorisés à rentrer chez eux.
Enfin, Hitler a oublié le légalisme de l’armée.
Les ministres rentrés chez eux en profitent pour renier leur allégeance et pour appeler des renforts.
Les troupes régulières et la police restent loyales. Le lendemain, Hitler organise un défilé dans la ville. C’est une démonstration de puissance.

Il est persuadé que l’armée ne tirera pas sur ses hommes.
Au cours du défilé, un incident éclate. Des manifestants sont tués [3] et blessés.
Les autres se débandent. Les chefs sont arrêtés, dont Hitler et Goering.
Hitler passera 13 mois en prison [4]. Ludendorff sera acquitté.

Le régime démocratique montre des signes de faiblesse.
La crise financière a durement frappé l’Allemagne. En 1932 l’Allemagne compte 6.000.000 de chômeurs.
En 1933 un Allemand sur deux n’a pas de travail.
Après le putsch manqué de Hitler en 1922, l’extrême droite est fragmentée.
Le parti nazi est reconstitué dès Hitler sorti de prison. Il ne constitue pas un danger, pense-t-on.
Le régime fonctionne comme une démocratie avec des élections régulières et une alternance entre partis du centre gauche (SPD) et du centre droit (Zentrum, catholique) qui s’allie parfois à droite (DVP, protestant, représentant les intérêts du capital et des grands propriétaires fonciers) ou le centre gauche.
Au demeurant, cette alternance est favorable à la droite (8 ans au pouvoir contre un peu plus de 3 ans pour le SPD)
En février 1925, le président de la République de Weimar, le socialiste Wilfred Ebert, meurt.
Des élections sont organisées en mars pour désigner un successeur.
Les résultats du premier tour donnent gagnant le candidat d’une coalition Centre (Zentrum) – socialiste (SDP) en la personne du centriste catholique Wilhelm Marx.

Les partis de droite se regroupent autour de la candidature du maréchal Paul von Hindenburg.

qui accepte de se substituer à Karl James candidat du Parti Populaire Allemand (DVP), au dernier moment.
A la surprise générale Hindenburg l’emporte, en raison de considérations confessionnelles : il semble alors impossible à nombre de protestants allemands qu’un catholique soit chancelier.
A la tête de la République se trouve alors un homme qui devrait être garant des institutions mais qui ne croit pas à la démocratie et qui rêve de revenir à l’ordre ancien avec un pouvoir fort, n’ayant pas de comptes à rendre à un parlement élu et reposant entre les mains des élites conservatrices et de l’armée.
Cette élection n’est pas de bon augure pour l’évolution démocratique de l’Allemagne.
Autre signe inquiétant pour la démocratie : l’opposition violente et constante des milices nationalistes relevant principalement du NSDAP et des milices relevant du parti communiste.
Les combats de rue incessants et les intimidations des hommes politiques génèrent un climat d’insécurité qui mine l’autorité des responsables démocratiquement élus.
Les élections de mai 1928 marquent une victoire pour les sociaux-démocrates.
Sous la houlette de Hermann Müller [5] un gouvernement de « Grande Coalition » est constitué regroupant les deux partis catholiques et les deux partis libéraux.

Cette coalition trébuche rapidement sur deux dossiers : la construction d’un grand navire de guerre désirée par les industries métallurgiques mais refusée par les sociaux-démocrates[6], et l’augmentation de la contribution patronale à l’assurance chômage proposée par les socio-démocrates.
En mars 1930, après 1 an et 8 mois d’existence [7], ce gouvernement tombe.
La crise économique pousse les ouvriers vers le parti communiste et, dans les campagnes, contribue au désintérêt du monde paysan pour la politique.
Le parti nazi voit ses adhérents augmenter et atteindre 100.000 membres. Les élections locales lui sont favorables.
Hitler accède au pouvoir.
Succédant à Hermann Müller en mars 1930, Heinrich Brüning [8]

s’efforce de lutter contre la crise financière.
Il propose de réduire les dépenses publiques, ce que le Reichstag refuse.
Alors il décide de gouverner avec des « décrets présidentiels [9] », ce qui correspond bien aux souhaits de l’élite conservatrice et à ceux du maréchal Hindenburg, chef de l’Etat.
En septembre 1930, le Reichstag est dissous.
Les élections sont favorables au parti nazi qui avec 18,3% des voix dispose de 107 sièges au Reichstag et devient le second parti du Parlement.
Brüning demeure chancelier jusqu’au 30 mai 1932.
A son actif, la conférence de Lausanne qui met pratiquement fin au paiement des réparations.
En revanche les dispositions déflationnistes (baisse des traitements des fonctionnaires, réduction des indemnités de chômage, baisse des salaires, baisse des loyers) qui devaient améliorer la compétitivité des entreprises et faire démarrer l’économie ne firent qu’aggraver la situation de l’emploi.
Sur le plan des affaires intérieures, Brüning fait interdire les milices nazies, les SA [10] et SS [11].
En avril 1932 Brüning réussit à faire réélire Hindenburg à la tête de l’Etat, mais avec le concours des socialistes du SPD que le vieux maréchal déteste.
Hitler est également candidat.
Au 1er tour il a 30% des voix et Hindenburg 49% ; au second 36% et Hindenburg 53%.
Pour Hindenburg, Brüning a rempli sa mission : le faire réélire et mettre en place une procédure expéditive, les ordonnances, permettant de ne pas passer par la voie parlementaire. Brüning peut disparaitre.
L’interdiction des SA et SS signe la fin du gouvernement Brüning.
Un gouvernement von Papen [12] (juin-novembre 193) est formé

C’est le « Gouvernement des barons » - donc une politique de droite - qui se montre incapable de faire régner l’ordre.
L’interdiction des SA et SS est abrogée.
Le Reichstag est à nouveau dissous (31 juillet 1932).
Les élections donnent au NSDAP 37% des voix et 230 sièges au Reichstag.
Le parti d’Hitler est le premier parti, mais ne dispose pas d’une majorité
Hindenburg refuse de nommer Hitler Chancelier.
Dès sa deuxième séance, le 12 septembre, le parlement est dissous, faute de majorité
Aux élections de novembre les nazis perdent quelques électeurs (33% des suffrages et 196 sièges) mais demeurent le premier parti.
Von Papen démissionne (décembre 1932) et le général Schleicher le remplace

Il cherche à provoquer une scission au sein du parti nazi en proposant à Strasser le poste de vice chancelier.
Il est abandonné par l’armée.
Le 30 janvier c’est enfin Hitler qui est nommé Chancelier, le maréchal Hindenburg ayant cédé aux pressions de von Papen et de son entourage immédiat, notamment son fils, le futur général Oskar von Hindenburg.
[1] Parti fondé à Munich en 1920. Hitler se distingua par ses talents d’orateur de de tacticien sachant utiliser la propagande et la force. Munich est devenu le point de ralliement d’anciens militaires écœurés par le diktat de Versailles et terrifiés par la brève révolution marxiste.
[2] La Bavière est entre les mains d’un triumvirat composé de Gustav von Kahr (chef du gouvernement), Otto von Lossow (chef de la région militaire), Hans Ritter von Seisser (chef de la police). Von Kahrsera une des victimes de la Nuit des Longs couteaux en juin 1934.
[3] 16 tués du côté des manifestants ; 4 du côté des forces de l’ordre.
[4] Il avait été condamné à 5 ans de prison. Il n’est pas renvoyé en Autriche comme le prévoit la loi. Il est interdit de séjour en Prusse jusqu’en 1928.
[5] Hermann Muller (1876-1931), journaliste membre du SPD. Signe le traité de Versailles.
[6] « Pas de cuirassé, mais à manger pour nos enfants » est le slogan des socio-démocrates
[7] En dépit de sa relative brièveté, ce serait le plus long gouvernement (sans modification de sa composition) de la République de Weimar (?).
[8] Heinrich Brüning (1885-1970), président du groupe centriste (Zentrum) est chancelier du 30 mars 1930 au 30 mai 1932. Face à la crise économique, il mène une politique déflationniste qui aggrave la situation des travailleurs et les pousse dans les bras du NSDAP. En 1934, il s’exile aux Etats-Unis où il enseigne l’économie (Harvard).
[9] Ces décrets présidentiels, ou ordonnances, sont prévus par la constitution de Weimar. Le maréchal Hindenburg est porté à la présidence de l’Etat en 1925. C’est un républicain de façade. Son souhait est d’instaurer un gouvernement autoritaire, reposant sur l’élite conservatrice et qui n’aurait pas de comptes à rendre au Parlement et notamment aux socio-démocrates.
[10] Les SA (Sturmabteilungou section d’assaut) est une milice paramilitaire du parti NSDAP créé par Hitler dès 1921. Commandée par Hermann Göring la SA compte 6.000 membres en 1922, principalement en Bavière. Après le putsch raté de Munich (9 novembre 1922), la SA est dissoute, mais rapidement reconstituée dès la libération de Hitler. La SA a pour mission de perturber les réunions politiques des adversaires de Hitler, principalement les communistes, et de terroriser ses opposants. En 1930, le capitaine Röhm, compagnon de Hitler des premiers temps mais exilé en Bolivie après le putsch de Munich, prend la direction de la SA. Il en fait une organisation couvrant tout le territoire allemand, disciplinée, et comptant 400.000 hommes en 1932 et près de 3 millions au début de 1934. C’est « l’armée brune », un Etat dans l’Etat. En toutes occasions la SA parade dans les rues des grandes villes pour montrer la puissance du parti. Après la nuit des longs couteaux (29 juin 1934), la SA décapitée ne joue plus de rôle politique. C’est une institution qui encadre les activités sociales du parti. Nombre de ses membres sont incorporés dans la Wehrmacht. Au Procès de Nuremberg, la SA n’est pas considérée comme une institution criminelle comme la SS.
[11] La SS Schutzstafel (escadron de protection) est créée par Hitler en 1925 pour assurer sa protection. C’est une très petite organisation. En 1928, la SS ne compte que 280 hommes. Elle est strictement subordonnée à la SA. En janvier 1929 Himmler est nommé à la tête de la SS. Devant les tentatives de rébellion de la SA, Hitler accorde de plus en plus sa confiance à la SS. Fin 1931, la SS compte 15.000 membres. L’aryanité des membres est vérifiée. En août 1931 Heydrich crée le SD (service de renseignement) qui joue le rôle de police parallèle du parti au service de ses dirigeants. Il s’agit notamment de contrôler les chefs locaux du parti. A partir de 1932, les SS portent un uniforme noir dessiné par Hugo Boss. En 1933, Himmler crée le camp de concentration de Dachau où sont détenus les opposants au régime. En 1934, la SS est l’organisateur de la Nuit des Longs Couteaux(voir note n° 10) qui marque la disparition de la SA comme force politique et centre d’opposition à Hitler.
[12] Franz von Papen (1879-1969) est officier diplomate. Membre de droite du parti catholique Zentrum, il dirige en 1932 ungouvernement conservateur. Après la nuit des longs couteaux où il faillit être liquidé, Papen poursuit une carrière d’ambassadeur à Vienne puis à Ankara. Il est acquitté au tribunal de Nuremberg.
L’idéologie nazie.
C’est une idéologie raciste et hégémoniste.
La race aryenne est supérieure. Elle doit dominer le monde. LesAllemands (Germains) en sont les représentants, en Europe à tout le moins.
Il leur appartient de dominer l’Europe.
Mais la race aryenne est menacée par des « contaminations » ; en premier lieu par les Juifs. Ils doivent disparaitre.
L’«agenda » - ce qui est à faire en latin – est clair :
- Prendre le pouvoir.
- Exercer le pouvoir sans entraves domestiques. Donc éradiquer toutes les oppositions réelles ou supposées.
- Mettre en place un Etat souverain – débarrassé des chaines imposées par le Traité de Versailles – et fort, c'est-à-dire en mesure de se défendre voire d’imposer son point de vue ou ses aspirations par la force.
- La force de l’Etat repose sur l’unité des individus qui le compose. Tout sera mis en œuvre pour créer un homme nouveau, le parfait nazi, vigoureux, discipliné, loyal au Führer, entrainé à faire prévaloir l’intérêt du groupe avant l’intérêt personnel, préparé à son inévitable métier de soldat, mais aussi reconnaissant pour ce que la collectivité fait pour son épanouissement (sports, loisirs, conditions de travail).
- L’économie sera dirigée en fonction des priorités de l’Etat. Un des objectifs est d’assurer une autonomie par rapport à l’étranger (autarcie)
- Les résidents susceptibles de nuire à la qualité de la population d’origine aryenne seront éliminés.
- Dès que les conditions de succès seront réunies, la conquête d’un espace vital (Lebensraum) adapté à 65 millions d’allemands sera engagée
Publié le 30 Janvier 2022
Publié le 30 Janvier 2022
Le Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine a accueilli la compagnie TéATr'éPROUVèTe, en résidence salle Kiki de Montparnasse,du 24 au 30 janvier pour une étape de création de son nouveau projet théâtral "Quand viendra la vague".

Catherine Miraton, Directrice du Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine a présenté l'équipe théâtrale aux spectateurs.
Tout d'abord une des metteuses en scène, qui est aussi comédienne, Claire de Sedouy.

L'autre metteuse en scène c'est Sylvie Vandier

Les deux metteuses en scène, Claire de Sedouy et Sylvie Vandier présentent le livre d'Alice Zéniter "Quand viendra la vague", qu'elles sont en train d'adapter.

Le livre d'Alice Zéniter contient le texte de la pièce "Quand viendra la vague...."
Que raconte cette histoire ?
Elle nous présente deux personnages en haut d’une montagne, sur une île. Depuis des jours et des jours il pleut, et la mer monte....

Le garçon est interprété par Pascal Bulot.

La catastrophe écologique est là, dans peu de temps la mer viendra leur lécher les pieds.
En attendant, ils jouent à choisir qui ils autoriseront à survivre avec eux sur ce bout de terre. Ils questionnent leur humanité, leur histoire, leur amour.


"- Et c’est quoi la vague alors ? C’est toi qui règles des comptes avec toute la planète ?
- Non. C’est moi et la planète qui réglons nos comptes avec tous les hommes."
Après la présentation du tout début de la pièce, les deux comédiens ont échangé avec le public.

Nous espérons donc pouvoir applaudir "Quand viendra la vague" en...2023 au théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine.
Publié le 30 Janvier 2022

C'est devant une assistance très nombreuse que s'est ouverte l'assemblée Générale de l'association des Amis du Musée du Pays Châtillonnais (AMPC) , sous la présidence de Robert Fries, accompagné de ses deux vice-présidents Sylviane Oudot et Mary Bernier et de son trésorier Noël Estrat.


Robert Fries, Président de l'Association des Amis du Musée du Pays Châtillonnais a tout d'abord remercié les adhérents d'être venus aussi nombreux, malgré cette période difficile.
Il a présenté le rapport moral de l'AMPC pour l'année 2021.
Rapport moral :
La situation en 2021 a été très particulière, à cause de la pandémie.
Trois conférences (Sandrine Ballan, Laurent Olivier, Frédéric Elsig), un déplacement à Dijon(Musée des Beaux-Arts) , un voyage à Stuttgart ont été annulés.
Les adhésions ont baissé : -35% par rapport à 2019.

Il a fallu s'adapter, merci aux membres du bureau, à Madame la Conservatrice pour son soutien et aux adhérents pour leur participation.
Il y a eu trois réunions du Conseil d'Administration, neuf réunions de bureau plus quelques réunions zoom, et une Assemblée Générale virtuelle.
Les réalisations en 2021 :
Sorties :
-le 20 février : découverte d'un sentier en cours d'élaboration par Eric Dudouet
- Le 9 septembre : visite des Riceys par Bertrand Jacquinet
Programme d'été (petits groupes, talents locaux) :
-5 juillet : visite guidée de Notre Dame par Dominique Masson
Le 10 août le mont Lassois à travers les âges par Dominique Masson
-Le 17 août : visite au Parc National des Forêts avec son Président Philippe Puydarrieux
Le 25 août, Catherine Monnet, Conservatrice nous a fait visiter le musée "à la torche"
-Du 8 au 19 septembre lors des journées du Patrimoine,deux fois deux causeries de Robert Fries autour d'affiches originales données par les Amis du Musée et liées à la carrière du Maréchal Marmont
Sylviane Oudot a procédé à des travaux de transcription de manuscrits d'époque concernant les collections du musée.
Noël Estrat a réalisé un travail de synthèse et d'archivage sur les dons faits au musée par l'AMPC et les documents financiers depuis la création de l'association en 1996.

Noël Estrat, trésorier, a présenté le compte-résultat de l'année 2021.


Madame Sylvie Gilbert a vérifié les comptes et a félicité le trésorier Noël Estrat et son adjoint Mary Bernier pour leur travail.
Administration de l'AMPC :
La cotisation annuelle reste inchangée pour 2022 :
Adhésion individuelle: 18 euros par an
Adhésion de couple: 25 euros par an
Toute contribution complémentaire est considérée comme un don à une association d'intérêt général et, à ce titre,fait l'objet d'un reçu fiscal susceptible de donner droit à une déduction fiscale dans les conditions prévues par la loi.
Elections
-Election de trois administrateurs dont le mandat arrive à son terme et qui se représentent :Claude Grapin, Noël Estrat et Jack Partout.
Tous les trois sont élus à l'unanimité
-Election d'un administrateur représentant la SAHC : Jean-Luc Runfola se présente et est élu à l'unanimité.
Le président a ensuite demandé si des personnes voulaient faire partie du CA, Michel Lagrange s'est présenté et a été élu à l'unanimité.
A noter que l'Association des Amis du Musée a maintenant deux vice- présidents : Sylviane Oudot, particulièrement chargée de l'organisation des conférences et Mary-Bernier qui a en charge les sorties.
Composition du Conseil d'Administration de l'AMPC :

Le bureau de l'AMPC se présente ainsi (mandat 1 an)
Président : Robert Fries
Vice-président(e)s : Sylviane Oudot et Mary Bernier
Secrétaire Annette Vaney
Trésorier : Noël Estrat
Trésorier-adjoint : Mary Bernier
Chargé(e)s de mission :Marie-Thérèse Desliens et Jack Partout

Le Président de l'AMPC, Robert Fries, a ensuite repris la parole :
Le bureau vient d' être renouvelé.
J’ai l’intention de demander le renouvellement de mon mandat pour l’année 2022.
Je crois qu’il en est de même pour mes collègues.
Mais de nouveaux candidats sont les bienvenus. Le bureau, c’est là où se fait l’essentiel de boulot. Et le boulot ne manque pas. On n’est pas trop nombreux pour le faire et le faire bien.
La question se reposera dans un an. On verra alors. Tout dépendra de mon état, physique, intellectuel. Également de la personne qui dirigera le musée .
L’élection de Monsieur Runfola m’amène à faire quelques observations sur notre environnement.
Comme vous le savez, les associations à vocation culturelle ne manquent pas à Châtillon. J’en citerai 5 :
- Les Amis du Châtillonnais
- L’Association culturelle chatillonnaise
- La Société archéologique et historique du Châtillonnais
- Les Amis du Musée
- La dernière-née qui s’intitule : La voix de la Princesse. Pour promouvoir le site de Vix-Mont/ Lassois
Ce foisonnement peut faire sourire, d’autant que ces institutions ont des objectifs qui se recouvrent, à tout le moins partiellement, et que leurs modes d’intervention sont souvent similaires.
D’aucuns penseront que ces associations seraient plus efficaces si elles étaient regroupées, dans une structure organisée de façon professionnelle. C’est ce que j’ai pensé pendant longtemps. Mais j’en suis revenu pour une raison très simple.
A l’heure actuelle, il est difficile de trouver des bénévoles prêts à s’investir dans une association. Quand ils le font,et que ça marche raisonnablement, mieux vaut laisser les choses en l’état : rien ne dit que les mêmes bénévoles accepteraient les contraintes d’une structure plus nombreuse et plus lourde. Donc rien ne sert de casser ce qui existe.
Mais si la diversité est une richesse, il ne faudrait pas que les éléments qui la composent tirent à hue et à dia. Un minimum de coordination est indispensable.Il faut mieux se connaitre. C’est le chemin que nous sommes en train de prendre.
- Je me félicite que M. Runfola, trésorier de la SAHC, fasse désormais partie de notre conseil. A titre de réciprocité, j’ai été invité à siéger au conseil de la SAHC.
- La situation est semblable avec la nouvelle association, La voix de la Princesse. Mme Sylvia Arcos-Schmidt, vice-présidente de cette association est depuis un an administrateur des Amis. Je siège également, intuitu personnae – à titre personnel – au conseil de la voix de la princesse.
- Quant à l’association culturelle châtillonnaise, nous nous connaissons très bien. Mme Jacqueline Simon, ici présente, fait partie des Amis du Musée. J’ai l’honneur d’être vice-président de l’Association culturelle et chaque année j’y prononce une, parfois deux, conférences.
- Avec les Amis du Châtillonnais, nous entretenons des relations cordiales mais informelles. Je me propose d’aller plus loin dans les mois à venir.
En conclusion des ponts existent entre ces associations. Il faut maintenant que ces ponts servent à des échanges, des échanges profitables à tous naturellement.
A ce jour nous nous sommes contentés de relayer l’annonce de conférences ou d’autres manifestations.
En 2022, je pense que nous irons plus loin. C’est ce que nous allons voir dans un instant en présentant le programme 2022.

Sylviane Oudot, Vice-Présidente, a présenté le calendrier des conférences prévues par l'AMPC pour 2022
Conférences prévues :
-Vendredi 11 février: "Alésia antique, Histoire et culture d'après les inscriptions gauloises et romaines" par Vincent Gentil
-Vendredi 1er avril :"A la découverte des manuscrits de Victorine de Chastenay : une intellectuelle à la campagne, au XIXème siècle" par Cécile Robin
-Mercredi 4 mai : Présentation par le Docteur Dirk Krausse de Hochdorf et de la Heuneburg
-Vendredi 17 juin :"Femmes puissantes ou femmes battues dans les sociétés protohistoriques ? une approche raisonnée" par Caroline Trémeaud
-Vendredi 7 octobre :"Etienne Bouhot (1780-1862), un peintre régional (Semur-en-Auxois), témoin de son temps" par Sandrine Ballan

Mary Bernier, Vice-Président a présenté le calendrier des sorties organisées par l'AMPC pour 2022 .
Sorties prévues
-Samedi 19 mars : une visite du MuséoParc Alésia, conduite par Claude Grapin et Patricia Janeux (après-midi)
-Mercredi 1er juin: Visite du Musée des Beaux-Arts de Dijon, en particulier des salles XIXème et XXème siècle.Un exposé sur l'histoire de la rénovation du Musée des Beaux-Arts sera donné par Sandrine Ballan (déplacement en car pour la journée)
-Septembre-octobre (date à préciser) : voyage de plusieurs jours en Allemagne autour des sites hallstatiens du Bade-Wurtemberg (Stuttgart,Hochdorf, Heuneburg) Ce voyage sera organisé en collaboration avec la Société AArchéologique et Historique du Châtillonnais (SAHC).
Le budget prévisionnel pour 2022 a été présenté par Noël Estrat :

Madame Catherine Monnet, Conservatrice en chef du Musée du Pays Châtillonnais a ensuite pris la parole.

En raison de la pandémie, le musée a dû fermer ses portes le 11 juin 2021, il s'en est suivi bien évidemment une baisse de 50% de la fréquentation pour l'année.
Mais à la réouverture, le mois de novembre a été brillant et décembre n'a pas démérité.
Des changements ont eu lieu, tant au sujet de la présentation des collections Marmont, que de la gestion du personnel.
En effet, trois personnes sont maintenant en charge de "médiation" au musée : elles proposent des visites guidées improvisées aux visiteurs, on commence à 4, on finit à 20 !
Des achats ont eu lieu : des chaises pour les animations extérieures, un range-vélo bien utile aux visiteurs vélocipédistes !
La boutique a été réaménagée, le parcours pour le public handicapé a été mis aux normes.
Nous avons la chance , nous dit madame Monnet, d'avoir un musée très riche historiquement. Bien sûr la partie archéologique est importante, mais elle a empêché le musée, au cours du temps, de devenir aussi un lieu d'Art et d'Histoire. En témoigne la richesse de la collection Marmont qu'il faut mettre en valeur absolument ! Si on demande aux français quels sont leurs personnages historiques préférés on obtient les noms de Napoléon et Charles de Gaulle..
A Châtillon-sur-Seine (ville Impériale !!) nous avons ces souvenirs napoléoniens, il faut les exploiter.
Et il y a tant d'autres merveilles qui dorment dans les réserves...
Madame la Conservatrice nous a annoncé pour finir, une très bonne nouvelle, le retour au musée d'un de ses plus beaux joyaux qui y avait été volé en 1973, le petit Bacchus !
Lire l'histoire de sa redécouverte et de sa remise entre les mains de Catherine Monnet ici :
et là :

Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais a rappelé que tous les projecteurs se sont braqués sur le Châtillonnais lors des nouvelles fouilles de la sépulture de la "Dame de Vix" qui ont eu lieu dernièrement, une bien belle publicité pour notre territoire !
Différents événements ont eu lieu au Musée, malgré la pandémie
-des animations pour les enfants, accompagnés de leurs grands parents
-un spectacle de conte sur la vie de Merlin l'enchanteur
-une soirée qui mariait les richesses de notre musée à l'artisanat culinaire local "Flûtes, bulles et Musée", qui a rassemblé une centaine de personnes, un très beau succès !
Le Président de la Communauté de Communes a remercié chaleureusement l'association des Amis du Musée pour leurs contributions et leur soutien .
Un pot de l'amitié aurait dû être proposé, mais la pandémie a empêché ce moment convivial...ce sera pour la prochaine fois !
Publié le 29 Janvier 2022

La médiathèque ouvrira ses portes le mardi 1er février à 14h.
Au rendez-vous :
-plus de 30 000 livres, pour tous les âges, avec des livres audio et des livres en gros caractères,
- environ 1 000 DVD (films, séries, dessins animés), et 300 CD
- 55 abonnements à des magazines
- 70 jeux vidéo de Nintendo Switch et PS5 pour emprunter et jouer sur place grâce à nos toutes nouvelles consoles
- plus de 150 jeux de société pour jouer sur place, ... et surtout un bel endroit, convivial et chaleureux, où s'installer pour travailler, se connecter, et partager.
Une ouverture exceptionnelle est prévue le samedi 5 février de 10h à 18h, avec des jeux des animations, Michel Lagrange vous présentera son dernier livre.
Voici les nouveaux horaires de la médiathèque :
Mardi : 14h - 19h
Mercredi : 10h - 19h
Vendredi : 14h - 19h
Samedi : 10h - 13h
Modalités
La loi du loi n° 2022-46 du 22 janvier 2022 nous impose, en raison du contexte sanitaire :
– Moins de 12 ans : pas de présentation de passe vaccinal ni sanitaire
– De 12 à 15 ans : présentation d’un passe sanitaire
– Plus de 16 ans : présentation d’un passe vaccinal
Le port du masque est obligatoire à partir de l’âge de 6 ans jusqu’au 15 février inclus.
Le service de prêts à emporter ou drive est bien sûr maintenu, nous continuerons à nous adapter pour vous satisfaire malgré ces conditions.
N'hésitez pas à nous contacter au 03.80.81.03.86 ou à bib.chatillon-sur-seine@wanadoo.fr
Merci de votre compréhension, à bientôt !
Publié le 25 Janvier 2022

Chers lecteurs, dans l'attente de l'ouverture prochaine de la médiathèque (date bientôt annoncée), nous pouvons d'ores et déjà vous préparer un drive, ou prêts à emporter, à récupérer dès aujourd'hui.
Rien de plus simple, appelez-nous ou écrivez-nous par mail. Nous avons hâte de vous retrouver dans ce très bel équipement, que de nouveautés au rendez-vous !
Vous pouvez noter et enregistrer notre nouveau numéro de téléphone : 03.80.81.03.86, et notre nouvelle adresse : 15 Rue Marmont 21400 Châtillon-sur-Seine.
Notre adresse mail reste inchangée :
bib.chatillon-sur-seine@wanadoo.fr !
Bibliothèque Municipale
15 Rue Marmont
21400 Châtillon-sur-Seine
03.80.81.03.86
Publié le 25 Janvier 2022
Madame Simon, Présidente de l'Association Culturelle Châtillonnaise me prie d'informer les lecteurs :
Bonjour Madame, bonjour Monsieur,
Je vous signale dans notre programme de conférences une correction à apporter telle que suit :
" Lundi 14 mars 2022 à 14 h. 30 : conférence de Monsieur Daniel CLAUSTRE intitulée "Lamartine, politicien-écrivain" annulée et reportée en octobre 2022.
Bien cordialement
Jacqueline Simon, Présidente de l'Association Culturelle Châtillonnaise-UTB
Publié le 25 Janvier 2022

Les cinq sens, conférence à CHÂTILLON-sur-SEINE, le 31 janvier à 14H30, par Fabrice Neiers
Professeur à l’Université de Bourgogne Franche Comté et responsable de l’équipe de recherche Flaveur : de la molécule au comportement du Centre des Sciences du Goût et de l’Aliment.
https://www2.dijon.inrae.fr/csga/site_fr/equipe_2.php
Cette conférence présentera les 5 sens.
Nous verrons comment ils fonctionnent et comment ils sont codés en nous dans notre ADN.
Cette conférence a pour vocation première de vous faire comprendre comment ces sens fonctionnement à l’échelle moléculaire
Cette conférence vous permettra aussi de mieux vous comprendre vous-même et d’être plus sensible à ce que votre corps vous permet de percevoir sans que vous n'en ayez conscience.
Un accent particulier sera mis sur les sens chimiques : le goût et l’odorat.
Nous verrons comment des récepteurs nous permettent de différencier des molécules à l’échelle de l’atome et comment l’activation de ces récepteurs se traduit consciemment.
Nous verrons aussi les perspectives technologiques qui découlent de ces connaissances très récentes et vers quelles applications elles nous emmènent.
Publié le 24 Janvier 2022
Nicole Prévost a pu, à sa grande joie, assister au meeting-journées portes ouvertes de Luxeuil en septembre 2021.
Cette manifestation a pu se tenir, malgré la pandémie.
Elle en a rapporté de superbes photos, à cliquer pour mieux les admirer !
La base aérienne 116 de Luxeuil a organisé une journée portes ouvertes en septembre 2021.
(MIG 21 de Roumanie)
(Très belle exposition)
(Les parachutistes)
(Bel alignement des Alphajets)
(Boeing Faib Hornet Suisse)
(Fighting Falcon F 16)
(Avion de transport A 400 M)
(Eurofighter Typhoon du Royaume Uni)
(Le Rafale)
Les pilotes démonstrateurs Rafale Solo Display
Un grand bravo à eux pour leur magnifique démonstration.
(Extra 330 de l'Equipe de Voltige de l'armée de l'Air)
(Les pilotes de la Patrouille de France avant leur démonstration)
(Belle démonstration de la Patrouille de France)
(Présentation des pilotes)
Un grand MERCI aux organisateurs de meeting
Et un grand bravo aux chevaliers du ciel
On se donne rendez-vous en 2022 pour une année riche en meetings, espérons, merci à tous.
Publié le 24 Janvier 2022
Voici la quatrième partie de la conférence de Robert Fries sur l'Europe de 1929 à 1939.
LE FASCISME EN ITALIE
Le fascisme est un mouvement de circonstances.
Il est né en Italie dans la période troublée de l’après-guerre.
Il est le fruit à la fois :
- d’échecs répétés – guerre sanglante, incapacité d’assurer l’ordre, crise économique – attribués au régime démocratique
- de la crainte du bolchévisme qui prend la forme d’un syndicalisme révolutionnaire violent(collectivisation des terres, occupation des usines)
- d’ambitions territoriales non satisfaites (la « victoire mutilée »), conduisant à un nationalisme exacerbé.
A l’origine, ses premiers partisans, entre autres Benito Mussolini, viennent du socialisme.

Parmi les théoriciens qui les ont influencés, le Français Georges Sorel (syndicalisme révolutionnaire, gestion des entreprises par les syndicats, rejet de la démocratie, justification de la violence pour arriver au pouvoir)

et de Vilfredo Pareto (distinction entre élites et masse, remplacement des élites anciennes par de nouvelles, ce remplacement pouvant se faire par la violence).

Le fascisme italien se manifeste d’abord par des refus.
- Le refus de la démocratie représentative jugée incapable
- Le refus de l’économie libérale jugée injuste et inéquitable
- Le refus de la lutte des classes qui s’oppose à la mobilisation de tous au service de la nation incarnée par l’Etat
Pratiquement le régime est autoritaire, dirigiste, social.
- Le gouvernement est placé entre les mains d’un chef charismatique incarnant l’Etat,le Duce, qui est également le chef du parti unique.
- Tous les pouvoirs sont concentrés en sa personne. Un culte de la personnalité est mis en place autour du chef[1]. Le parti sert l’Etat
- Au plan économique la propriété privée est conservée. Des politiques interventionnistes orientent la production, limitent le libre-échange et vont dans le sens de l’autosuffisance voire de l’autarcie.
- Les activités économiques sont organisées en corporations. La concurrence est limitée. Les employés sont représentés par un seul syndicat qui peut négocier avec les employeurs. La grève est interdite.
- Une politique sociale apporte une certaine sécurité aux travailleurs (assurances sociales, accidents du travail, retraite) ainsi que de meilleures conditions de vie (semaine de 40 heures).
- Les individus sont encadrés, souvent enrégimentés dans des organisations dépendant du parti (enseignement, sports, loisirs).
- Tout concourt à la formation d’un homme nouveau qui sera fidèle au parti et à son chef, discipliné, travailleur, patriote c'est-à-dire prêt à faire passer les intérêts de l’Etat, tels que définis par le Duce, avant les siens.
Les années 1919-1920 appelées « Bienniorosso » sont marquées par des mouvements sociaux violents (occupation d’usines, pillage de magasins, partages des terres).
Le Mouvement Fasciste des Combattants est créé en 1919 avec ses unités paramilitaires (squadre) qui s’opposent aux milices des syndicats : les fascistes (Squadristi) contre les communistes et anarchistes (Arditi).
Le Mouvement Fasciste compte 300.000 membres en 1921.
Il est soutenu par le patronat italien (Confindustria).
Les élections de mai 1921 ne sont pas favorables au Mouvement. Il est représenté au sein de la majorité de droite par le Bloc National qui compte 32 membres,alors que les socialistes ont 122 élus et les « populaires » 107 (l’assemblée compte 535 députés).
Les violences des groupes fascistes redoublent.
Le parti National Fasciste Italien est créé en novembre 1921. A l’issue du congrès du parti à Naples, Mussolini décide d’organiser une marche sur Rome (27-29 octobre 1922).

Le Roi Victor-Emmanuel III refuse de déclarer l’état de siège ce qui aurait permis d’arrêter la marche sur Rome.

Au contraire il nomme Mussolini chef du gouvernement.

Habilement ce dernier met en place un cabinet de coalition, où les fascistes ne sont pas majoritaires.
En même temps, il se fait donner les pleins pouvoirs (25 novembre 1922) et surtout modifie la loi électorale (la liste recueillant la majorité relative des voix obtient les 2/3 des sièges).
Les élections d’avril 1924 donnent 423 sièges aux fascistes et à leurs alliés.
A la suite du meurtre par un groupe de « chemises noires » du député socialiste Matteotti (10 juin), les députés socialistes quittent le parlement.

Mussolini n’a plus d’adversaires.
Après un coup de force relativement peu violent, avec la complicité des classes dirigeantes, puis, par des voies légales, Mussolini va instaurer un nouveau régime, relevant uniquement de lui et de son parti.
L’opposition est éliminée, la presse étroitement contrôlée, les syndicats remplacés par une organisation corporative (par métier), l’Université et la jeunesse sont enrégimentées, le parti pénètre dans l’intimité des familles en organisant des services de protection de la mère et de l’enfant.
Mais les mesures autoritaires du fascisme italien n’ont jamais eu la violence des dictatures nazie et communiste.
De plus le fascisme italien n’est pas raciste (supériorité d’une race) ni antisémite.
Jouant le jeu des démocraties, Mussolini adopte un comportement « genevois » fondé sur le principe de sécurité collective.
En 1924, la question de Fiume est réglée à l’amiable avec la Yougoslavie.
L’Italie en 1925 participe au congrès de Locarno et garantit les frontières occidentales de l’Allemagne.
Mussolini apparait comme un chef d’Etat fréquentable.
En 1926, le contexte change. Mussolini veut jouer un rôle sur la scène internationale et se mêler des affaires des Balkans et des puissances d’Europe centrale.
En 1926 et 1927, deux traités de Tirana font de l’Albanie un protectorat italien.
Dans la région du Danube, il s’agit de soutenir les aspirations révisionnistes des pays d’Europe centrale mécontents du traité de Saint Germain (Autriche, Hongrie, Bulgarie, Macédoine yougoslave).
La politique de Mussolini s’oppose alors à celle de la France qui soutient la Petite Entente[2] (Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie).
Cette compétition d’influence dans la Balkans et la région danubienne est un ferment de conflits.
Jusqu’en 1935, l’Italie reste l’allié de la France et de l’Angleterre.
La situation changera quand Mussolini envahira l’Ethiopie.
[1]Mussolini a fait l’objet d’une quasi-déification, préparée et bien orchestrée. En 1936, le Corriere de la Sera écrivait « Quand vous regardez autour de vous et que vous ne savez plus vers qui vous tourner, souvenez-vous qu’Il est là. Qui, sauf Lui peut vous aider ? … Le Duce est le confident de chacun et, autant que possible, il aidera tout le monde ». Mussolini recevait 1500 lettres par jour du style « Je me tourne vers Vous, qui faites tout et pouvez tout faire ». « Duce, je vous vénère comme on doit vénérer les saints ».« Pour nous Italiens, vous êtes notre Dieu sur terre ».
[2]Cette Entente signée en le 14 août 1920 est une alliance tripartite destinée à se protéger mutuellement contre les visées de reconquête de la Hongrie. En 1925 et 1926, des accords militaires sont signés entre chacun des trois pays et la France qui garantit leurs frontières contre une agression hongroise. En fait ces pays ont d’autres adversaires aux quels la France ne se frottera pas : La Russie, L’Allemagne, l’Italie.
























