Publié le 16 Octobre 2021

L'albatros

Les albatros, seigneurs des mers

Jérôme Moreau

Le fait d’être entouré d’oiseaux,plus fascinants les uns que les autres, constitue certainement un moment inoubliable pour tout voyageur qui arrive en antarctique.

Dans cette multitude d’espèces qui virevoltent au-dessus de nos têtes, nul ne peut égaler l’albatros.

Ces seigneurs des mers sont partout frôlant les vagues avec leurs ailes de façon majestueuse.

En plus de leur beauté naturelle, ces oiseaux sont fascinants à bien des égards.

Cette conférence sera l’occasion de lever le voile sur tous les mystères entourant ces oiseaux.

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Publié le 16 Octobre 2021

Jeudi 14 octobre 2021, s'est tenue, salle Japiot de l'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine, l'Assemblée Générale de l'association "Orgues, Musique et Voix"qui avait pris son envol en juin 2019.

http://www.christaldesaintmarc.com/orgues-musiques-et-voix-une-nouvelle-association-dediee-a-la-musique-v-a165653418

 

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

Yolande Estrat,  Présidente de l'association "Orgues, Musique et Voix", a remercié les adhérents présents, puis a présenté le

Rapport Moral de l'association "Orgues, Musique et Voix"

 

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

La Présidente a rappelé les buts de la première association créée en 1999 qui s'intitulait "Orgues à Châtillon sur Seine".

C'est sous l'impulsion de Jacques Bonneviale, prêtre à l'époque à Châtilllon qu'une douzaine d'amoureux des orgues avait fondé cette association, Jacques Noël en étant la cheville ouvrière.

Une visite des deux instruments  qui existent à Châtillon (à l'église Saint-Nicolas et à l'église Saint-Pierre appelée maintenant Notre-Dame) fut programmée en 2000 grâce à la venue d'Eric Brotier, ingénieur des Monuments Historiques au Ministère de la Culture Faisant suite à cette inspection, un gros travail de restauration devait être mise en place.

Un entretien régulier fut programmé par la ville, un nettoyage plus approfondi de l'orgue de Saint-Nicolas et le remplacement du moteur ventilateur du sommier à Notre-Dame en 2008.

Quelques concerts furent programmés avec l'Ecole Municipale de Musique, avec Sylvain Pluyaut organiste, et Châtillon-Scènes, mais aussi une aide à l'édition du livre de Michel Lagrange et la pose d'une stèle sur la tombe de Jacques Noël.

En 2019, l'association "Orgues à Châtillon sur Seine devint"Orgues, Musique et Voix".

Le 7 novembre 2019, les statuts ont été finalisés dont cet article IV :

"L'association a pour objet de favoriser par tous les moyens appropriés la mise en valeur des orgues des églises Saint-Nicolas et Notre-Dame en organisant la venue de concerts, d'expositions...Elle a pour but d'apporter son concours, suivant ses possibilités à la réfection des deux orgues appartenant à la ville, afin que "l'Orgue" puisse vibrer et puisse connaître prochainement une restauration approfondie."

Les animations programmées en 2020 ont été reportées en 2021, voire 2022.

L'association souhaite revenir à une situation sanitaire normale afin de programmer ses projets : visites, conférences, rendez-vous musicaux qui animeront les voûtes des deux églises.Un projet d'itinérance musicale animée par les orgues des églises de la ville pourrait exister, selon le vœu du Père Houdart, curé de Châtillon.

Madame la Présidente a ensuite présenté le

Rapport d'activités 2020-2021

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

En 2020 et en 2021, plusieurs réunions de bureau ont eu lieu.

Le directeur de l'Assecarm a conseillé de privilégier la communication  de l'association par les réseaux sociaux, et suggéré  de créer un site dédié à "Orgues, Musique et Voix".

Des rencontres avec le Maire de Châtillon et son adjoint aux Affaires Culturelles François Gaillard ont donné lieu à des échanges constructifs.

Un devis pour le relevage de l'orgue de Notre Dame a été demandé à monsieur Plet, facteur d'orgue, devis qui semble très élevé.

En 2021, le Père Baud , organiste est venu voir l'état des deux orgues, il a recommandé à l'association de faire appel au facteur d'orgue Jean Deloye afin d'entreprendre une expertise  de l'orgue de Notre-Dame, l'orgue de Saint-Nicolas sonnerait juste, a-t-il affirmé.

Jean Deloye  est venu le 24 avril 2021. Il lui a été demandé un devis pour l'auscultation de l'orgue de Notre-Dame au niveau de la console.

Le 11 mai Jean Deloye a examiné durant 7 heures le buffet, la soufflerie, la console, la tuyauterie la mécanique.

Il a remarqué la présence de xylophages.

Un devis lui a été demandé.

Le jeudi 7 octobre le facteur d'orgue Jean Deloye est revenu pour l'orgue de Notre-Dame.

L'auscultation fut possible grâce à l'installation d'un impressionnant échafaudage installé par la ville.

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

Le buffet de cet orgue est très proche de celui de Molesme.

La partie instrumentale a été construite par Nadeau (Paris) vers 1880 et disposé sur deux claviers.

Dans ce contexte, l'orgue de Notre-Dame comportant des éléments de facture plus ancienne, mérite un étude, a affirmé Jean Deloye.

L'auscultation de l'orgue de Saint-Nicolas n'a pas pu avoir lieu par manque de temps. En revanche il joue "juste" pour le moment.

L'association espère voir programmer dans les années prochaines sa restauration.

En raison de la crise sanitaire, le Conseil d'administration n'a pu se tenir, mais de nombreux contacts ont pu avoir lieu, des propositions et un soutien efficace en la personne de François Gaillard.

Elections

Aucun membre n'est à renouveler en 2021. Les administrateurs étaient au nombre de 8 au jour de l'AG.

Dominique Masson , Monique et Bernard Marmorat ont postulé au poste d'administrateur.

Hubert Brigand, Maire de Châtillon, le Père Houdart et France Fries, organiste, sont membres de droit..

L'organiste châtillonnaise, France Fries, a témoigné sur l'état de l'orgue de Saint-Nicolas sur lequel elle joue tous les dimanches (voir l'article suivant)

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

La parole a ensuite été donnée à Noël Estrat, trésorier de l'association pour le

Rapport Financier

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

Les finances de l'association sont excellentes.

En effet le reliquat des finances de l'association "Châtillon-Scènes", dissoute, avait été remis à la Ville de Châtillon comme c'est l'usage lors de la disparition d'une association.

Monsieur Brigand, maire de Châtillon sur Seine, a décidé de verser généreusement ce reliquat à l'association "Orgues, Musique et Voix".

La subvention de la ville s'élève à 300€, et il faut ajouter les cotisations des 48 adhérents ( 15€ pour une personne, 25€ pour un couple)

L'association a adhéré  à l'association "Orgues en France".

Quelques projets de l'association "Orgues, Musique et Voix"

Yolande Estrat a présenté quelques projets que l'association espère mettre en œuvre en 2022 :

-Un itinéraire musical, moment d'orgue dans les églises de la ville

-Un concert avec le Laostic en juin, sur trois jours

-Un concert avec l'ensemble "Ici et ailleurs"  et Michel Huvet "parole donnée"

-L'association espère également une visite à Dijon, au Conservatoire et à l'orgue de Saint-Bénigne qui était tenu par l'organiste Sylvain Pluyaut (mais de dernier est maintenant à Montpellier.....)

-Un concert de musique romantique sera peut-être programmé (avec la nièce de madame Agnès Maillard, chanteuse lyrique russe)

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

-Le livre de Michel Lagrange sera vendu au profit des orgues (boutique du Musée, Office du Tourisme, mais aussi par l'association.)

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

-Michel Huvet a proposé que le Docteur Balet, qui a parcouru plusieurs fois les chemins de Compostelle, donne une conférence sur le sujet.

"Orgues, Musique et Voix" a tenu son assemblée Générale...

Yolande Estrat a terminé l'Assemblée Générale 2021 en souhaitant qu'enfin "Orgues, Musique et Voix" prenne son envol cette fois définitivement, au son des si belles musiques des orgues châtillonnais.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 16 Octobre 2021

Dominique Masson, avec ce nouveau notule, nous conte la fin tragique de Fructueux Terrillon, prêtre de Sainte-Colombe sur Seine...

UN ÉPISODE DE LA GUERRE DE 1870-1871 : LE CRIME DE SAINTE-COLOMBE

 Fructueux Terrillon était né à Sainte Colombe le 9 janvier 1841.

Son père, Simon Claude, était décédé en 1864, il ne restait plus que sa mère, Marguerite Justine, qui mourra en 1895.

Il avait 5 frères.

De santé fragile, il avait failli mourir, étant jeune.

Jeune homme, il se consacra à Dieu et fit des études ecclésiastiques.

En 1870, il était diacre, dernière étape avant d’être ordonné prêtre[i].

Lors de l’invasion de 1870, il mit souvent sa maison à disposition de la municipalité pour décharger les malheureux qu’il voyait autour de lui[ii].

« Le 29 mars 1871, Sainte-Colombe fut occupé par des artilleurs et des uhlans ; les premiers, arrivés le matin, se montrèrent d’une exigence outrée pour obtenir des réquisitions : il fallait nourrir hommes et chevaux, et déjà on en était venu, dans certaines maisons, aux moyens violents.              

Les uhlans ne furent pas moins exigeants, et ce qui exaspérait cette population épuisée par des réquisitions sans nombre, c’est qu’on gaspillait les denrées qui allaient faire défaut.

 M. L’abbé Terrillon, qui se trouvait cejour-là chez sa mère, voulut s’opposer au pillage du peu de foin qui restait à la ferme.

Aidé de deux domestiques de la maison, il résista courageusement aux exigences des Allemands ; mal lui en prit, car dès cet instant sa mort fut résolue.                                   

 Le poste fut prévenu, et le soir même, entre onze heures et minuit, les soldats désignés pour exécuter ce guet-apens odieux et sans nom se rendent chez Madame Terrillon, pénètrent dans ses appartements et, n’y trouvant pas l’abbé, ils fouillent la grange et aperçoivent M. Terrillon et les deux domestiques qui faisaient le guet.                                                                                                         Une lutte s’engage, lutte sans trêve ni merci. C’est l’abbé qui est le point de mire des barbares ; ils tirent sur lui à bout portant, ils le blessent à l’épaule et au bras, puis ils fendent la tête à coups de sabre ; l’infortuné tombe pour ne plus se relever.

Son cadavre est jeté dans la rue, traîné dans un fossé où les Allemands le laissent, le gardant à vue, pour que personne ne puisse le transporter à la maison et lui rendre les derniers devoirs.  

Les deux domestiques sont blessés également, mais sans gravité ; ils parviennent à s’échapper par des passages donnant sur la campagne.                                                                                   

Pendant que ce meurtre sans nom s’accomplissait, un frère de la victime était allé prévenir l’autorité ; mais, à son retour, le crime était consommé, et il fut lui-même arrêté, garroté, maltraité et conduit au poste, pour n’être remis en liberté que le lendemain. 

 Les Allemands ajoutèrent à leur crime en retenant le cadavre de l’infortuné Terrillon ; il ne fut remis à la famille qu’après le départ des dernières troupes, le Ier avril.   

 Dans la nuit du meurtre, le presbytère était envahi, mis à sac, pillé de fond en comble, et cela sans motif apparent, sans raison,et sans qu’aucune autre maison du village ait eu à subir le même sort.   

Toutes ces violences, toutes ces brutalités, tous ces crimes inutiles indiquent que les Allemands nous ont fait une guerre de brigands, et donnent une idée peu avantageuse de la fameuse discipline allemande. Des soldats qui rôdent toute la nuit et dégainent à tout propos sur des gens inoffensifs, sont-ils disciplinés ?

Sous l’œil et la main de l’état-major, ils ont peur, ils se tiennent bien ; mais, dans les faubourgs, ils volent ; à la campagne, ils pillent et ils assassinent.      

Ils ont quitté Dijon le 28 octobre 1871, après avoir enseigné la haine à ceux qui ont dû souffrir leur contact.

On ne l’oublie pas.

Ils sont du moins partis assez à temps pour que, le jour anniversaire de la bataille de Dijon, la patriotique population pût pleurer ses morts sans que le cimetière fût souillé par la présence de ceux qui nous ont dépouillés après nous avoir vaincus ».

 (Lucien Gaudelette : histoire de la guerre de 1870 en Bourgogne ; Paris (vers 1888)

 C’est ainsi que mourut Fructueux Terrillon, qui avait trente ans.

Un épisode de la guerre de 1870-1871 : le crime de Sainte-Colombe

[i] Ce doit être pour cette raison que, sur l’acte de décès, il est déclaré « sans profession ».

[ii] Discours du maire, M. Claude Mortet, à la fin de son mandat, en 1871

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 16 Octobre 2021

Il y a quelque temps, deux éminents professeurs allemands m'ont écrit pour me demander des renseignements au sujet de la fameuse "surprise de Châtillon" qui vit  les francs-tireurs de Garibaldi attaquer les soldats prussiens à Châtillon sur Seine.

Il s'agissait de monsieur Günter Wiesendahl, historien à Hamm, et  de monsieur Rainer Bendick, docteur en histoire de Brunswick.

J'ai transmis aussitôt ces demandes à Dominique Masson.

Ce dernier s'est mis en relation épistolaire avec ces historiens, et ces derniers lui ont transmis des textes allemands rédigés à cette époque  par l' Etat-Major Prussien de Hamm et de Brunswick, mais aussi des articles, des livres, et des lettres que les soldats prussiens écrivaient à leur famille.

Rainer Bendick est même venu à Châtillon sur Seine nous rencontrer et voir tous les souvenirs qui restent de cette fameuse surprise (monuments , tombes etc...)

http://www.christaldesaintmarc.com/rainer-bendick-historien-allemand-a-fait-des-recherches-sur-la-campagn-a209630478

Dominique Masson a pu rédiger l'article qui suit en compilant les récits de l'Etat-Major prussien, de ceux des soldats de Hamm, de ceux des soldats de Brunswick, et de ceux des habitants de Châtillon.

Un article superbe qui nous montre  cette "surprise de Châtillon", vue de façon, oh combien différente,  par les  allemands et les français.

Merci à Dominique Masson pour ce travail magnifique !

 

 LES CONSÉQUENCES DE L’ATTAQUE DU 19 NOVEMBRE 1870 A CHÂTILLON :

LES JOURNÉES DES 22, 23 ET 24 NOVEMBRE

 La IIe armée allemande, le 15 novembre 1870, a, pour commandant en chef, S.A.R le Feld-maréchal-général, le prince Frédéric Charles de Prusse.                                                            

Ses effectifs sont constitués par :

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

Le IIIe corps d’armée a, pour commandant en chef, le lieutenant-général von Alvensleben II ; le IXe corps d’armée a, pour commandant en chef, le général d’infanterie von Manstein ; le Xe corps d’armée a, pour commandant en chef, le général d’infanterie von Voigts-Rhetz.

Ce corps comprend la 1ere division de cavalerie, la 19e division d’infanterie et la 20e division d’infanterie.

Pour celle-ci, le commandant est le général-major von Kraatz-Koschlau.

Cette division comprend, outre de l’artillerie, la 39e brigade d’infanterie, avec le général-major von Woyna, et la 40e brigade d’infanterie, dirigée par le général-major von Diringshofen. 

                                         Cette dernière comprend :

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

Le 10 novembre, le commandant en chef est à Troyes, ainsi que le IXe corps d’armée ; le IIIe corps est à Vendeuvre et le Xe corps à Chaumont.

Le général von Kraatz-Koschlau effectua la sécurité dans la direction de Langres, au nord et à l’ouest de cette place forte, tandis que le XIVe corps d’armée était établi à Dijon.                                                                                                             L’inspecteur général d’étapes de la IIe armée, suivant la marche de cette armée vers la Loire, n’avait pu détacher que vers le milieu de novembre une partie de ses troupes de la ligne d’étapes et les pousser vers Châtillon.

C’est ainsi que, le 18 novembre, l’inspection générale d’étapes était à Troyes ; la 3ecompagnie de Unna à Bar-sur-Seine ; les 1ere, 2e et 4e à Châtillon, avec le 2eescadron du 5e de hussards de réserve, arrivés le 17 novembre, sous le commandement du colonel Lettgau  ; à Châteauvillain, la 6ecompagnie de Unna et la 5e à Chaumont ; sur les routes de Bologne-Saint-Dizier et Bologne-Colombey, le bataillon de Soest et le 1er escadron du 5e hussard de réserve ; et, vers Pont-à-Mousson, les bataillons de Detmold et de Paderborn.

La « surprise » de Châtillon, opposant garibaldiens et prussiens, eut lieu le 19 novembre 1870.

Selon le récit officiel du grand état-major prussien :

En apprenant que l’ennemi préparait une nouvelle attaque avec des forces supérieures, le colonel Lettgau se retira le lendemain sur Châteauvillain.

Dans sa marche vers la Loire, le général de Kraatz (il avait laissé devant Langres 2 bataillons, 1 escadron et 1 batterie), arriva dans cette localité le 21 novembre et ramena le détachement à Châtillon (la 6e Unna restait à Châteauvillain). 

Le 23, quatre compagnies du bataillon de landwehr de Soest et un demi-escadron (1ere, 2e, 5e et 6e de Soest- qui s’était portée le 21 sur Bar-sur-Seine- et la moitié du 1er escadron du 5e de hussards de réserve), vinrent l’y rejoindre.

La première de ces troupes avait eu près de Plaines une légère rencontre avec une bande de francs-tireurs.

Le 24, le général von Kraatz continua sa marche sur Joigny.   

Dans ce récit, il n’est nullement mention de représailles exercées à Châtillon, mais simplement de la marche des troupes prussiennes et de l’occupation progressive de la France.     

Cependant, plusieurs témoignages existent, soit du côté allemand, soit du côté français, sur les événements qui se passèrent à Châtillon, lors de ces journées du 22 au 24 novembre 1870.

 Côté allemand, existent d’abord les lettres qu’un soldat allemand, servant dans le 92e régiment d’infanterie du Brunswick, Albert Böhme, écrivit à sa femme, et qui ont été publiées [i].

Böhme était charpentier, âgé de 23 ans et écrivait un allemand assez basique.

Sa lettre du 23 novembre 1870 est datée de « Chattilon » :

Chère Friedericke, cela me fait très mal de savoir comment tu dois vivre maintenant, alors que tu pourrais avoir une meilleure vie si j'étais près de toi.

Je travaillerais pour toi autant que je le pourrais, jour et nuit.

Cela ne m'aigrirait certainement pas autant que maintenant, toutes ces marches fatigantes chaque jour.

Nous devons toujours marcher 7 à 8 heures. Cela fait maintenant plus de 14 jours que nous marchons, et nous en aurons probablement encore 14 avant d'arriver à Paris.  

Chère Gretchen [ii], ici, dans cette ville de Châttoillon [iii], il y a eu des meurtres.

Il y a quelques jours, 2 compagnies d'infanterie de la Landwehr et 2 escadrons de cavalerie de la Landwehr se trouvaient ici en cantonnement d'étape.

Ils ont presque tous été assassinés, blessés et tués par les Francs-tireurs dirigés par Garibaldi.

Nous avons dû entrer avec des mesures de sécurité, en avant les dragons, les sabres tirés, et nous les fusils chargés.

La ville a dû payer pour ça.

Toutes les boutiques ont été pillées et démolies.

Plusieurs maisons ont été incendiées là où la plupart des meurtres avaient eu lieu.

Elles brûlaient encore l'autre matin quand nous sommes repartis… 

Ce soldat n’indique pas spécialement quelles troupes ont perpétué les pillages et les incendies.

Le deuxième témoignage est celui d’Heinrich Oppermann, un jeune paysan, ayant aussi servi comme sous-officier dans le 92e régiment d’infanterie de Brunswick [iv].

Le 22 novembre 1870, il a participé au pillage de Châtillon et il en a fait le récit à ses parents :       

De Langres, nous avons fait route vers Châtillon, où nous avons fait de terribles ravages pendant une journée ; car ici, deux jours auparavant, pendant la nuit, les Français avaient attaqué 300 de nos soldats de la Landwehr et en avaient aussi tué quelques-uns.

En retour, nous, nous avons pris notre revanche, nous avons pillé, nous avons un peu brûlé, ici ou là, et cela brûlait encore lorsque nous quittâmes ce lieu.                                                                                                                                               Le 24 novembre, au matin, le régiment de Brunswick quittait Châtillon et continuait sa marche vers la Loire..                                                                                                                     Pour Oppermann, ce sont les troupes venues à Châtillon, en particulier celles de Brunswick,qui ont pillé et mis le feu à certains endroits.

[i]Albert Böhme venait de se marier le 24 juillet 1870 ; ses lettres ont été publiées par Isa Schikorsky :« Wenn doch dies Elendein Ende hätte”(« Si seulement cette misère avait une fin »)- Ein Briefwechsel aus dem Deutsch-Französichen Krieg 1870/71 » ; Cologne, Weimar, Vienne, 1999.

[ii] Petit nom de sa femme, pour Friedericke

iii] Albert Böhme écrit le nom de Châtillon de façon fantaisiste

[iv] Heinrich Opperman est mort de dysenterie, le 5 mars 1871, à Château-du-Loir (Sarthe). Ses parents ont publié des lettres qu’il a écrites de France, selon les sources du docteur Bendick.

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

 

Renning Ribbentrop, officier dans le régiment de Brunswick, a publié en 1901 ses mémoires, « Mit den Schwarzen nach Frankreich hinein. Erinnerungen eines Braunschweigischen Offiziers aus dem Krieg 1870/71 » (« En France avec les Noirs. Mémoires d’un officier de Brunswick pendant la guerre de 1870/71 »[i]) ; il a, en particulier, raconté son passage à Châtillon : 

Lorsque le détachement est rassemblé sous le commandement du général von Kraatz-Koschlau, l'avance sur Châtillon sur Seine est ordonnée

Notre tâche était d'obtenir l'expiation de cette horrible atrocité.

Les hommes avaient été avertis au préalable de ne pas exercer de représailles.

Le Maire a reçu l'ordre de fournir des rations pour 10.000 hommes, et 10.000 autres devaient arriver le jour suivant.

Ces nombres excessifs ont été donnés afin d’impressionner les Garibaldiens, sur lesquels la Landwehr avait donné des indications de force très importantes, et pour assurer notre très longue colonne qui était en train de venir, car il était certain pour nous que Garibaldi recevrait des nouvelles de tout ce qui se passait dans la ville.

En outre, la ville devait payer une pénalité d'un million de francs [ii].

Afin de garantir toutes ces demandes et de décourager la population de participer à nouveau à un raid, des ordres ont été donnés pour que chaque compagnie prenne 40 otages masculins et les amène en détention.

Afin d'accomplir cette tâche pas tout à fait facile de la manière la plus simple, puisqu'une grande partie de la population masculine avait quitté la ville, notre capitaine von Vernewitz a pris les chefs de patrouille de sa compagnie et leur a dit, avec sa manière courte et lapidaire :

« Messieurs, nous devons saisir 40 otages ; maintenant chacun de vous prend quelques hommes et vous patrouillez dans les tavernes, où la bande se trouve et bavarde. Vous en prenez autant que vous pouvez. »

En à peine 10 minutes, la 3ème compagnie avait ses 40 otages, et pouvait même donner un surplus à d'autres.  

À Châtillon, nous avons eu une journée de repos.

On m'a donné un cantonnement dans une maison de maître.

J'ai forcé les domestiques, qui étaient seuls, à m'ouvrir l'élégante chambre de Madame, où je me suis installé confortablement malgré les protestations véhémentes des domestiques.

La nourriture était bonne, mais le vin était mauvais.

Après quelques mots intelligibles, nous nous sommes mis en possession des clés de la cave.

La cave semblait complètement vide et a été une grande déception !

Mais voilà, il y a eu un éclair de lumière argentée et soudain, dans un tas de sable d'apparence innocente, on a découvert une magnifique réserve de champagne et de vin rouge.                                

 Comme je l'ai dit, le pillage était interdit à Châtillon.

Néanmoins, les biens de l'ennemi, notamment dans les maisons où les troupes allemandes ont été victimes d'assassinats, n’étaient pas exactement traités avec douceur.

Dans une cave à vin, deux hommes de la Landwehr ont été retrouvés égorgés.

Une partie des tonneaux avait déjà été percée et vidée par les Français.

Les tonneaux restants furent vidés par un tonnelier et leur contenu distribué aux soldats, qui emportaient la noble boisson dans des marmites de campagne.                                                                                                                                

Dans un autre bâtiment, il y avait une grande papeterie.

Lorsque je suis entré dans la boutique pour acheter des feuilles de papier, j'ai vu un de nos mousquetaires derrière le comptoir avec une grosse paire de lunettes bleues sur le nez.

La conversation suivante s'est alors engagée entre lui et un soldat [iii] qui était entré devant moi :                                                                                           

« Que voulez vous ? »                                                                                                       « Vendez-moi quelques feuilles de papier et quelques plumes »                                                       

Le vendeur disparaît à la vitesse de l'éclair et revient immédiatement avec une rame de papier à lettres, un paquet d'enveloppes, une boîte de plumes d'acier, de porte-plumes, de cire à cacheter, de crayons et autres ; il jeta le tout sur la table et se tourna à nouveau vers l'acheteur avec l'expression d'un garçon de boutique complètement voué à sa tâche :  

                                                                     « Tenez, monsieur, vous avez ce que vous voulez. »                                                           « Je n'en veux pas tant. Après tout, je ne peux pas payer du tout. » 

« Ça n'a pas d'importance, ça ne coûte pas grand-chose du tout »   

« Oui, combien ça coûte ? »                                                                           « Je m’en fais un plaisir pour une fois, ça ne coûte rien », fut la réponse du vendeur, s'inclinant poliment avec des salutations amicales.   

                                                                Lorsque j'ai demandé ce qui se passait ici, on m'a également répondu, en s'inclinant adroitement:« Nous faisons une vente ici, mon Lieutenant »  

J'étais sur le point de commencer à tonner quand un sergent est entré et a signalé qu'un assassinat de troupes allemandes avait été commis ici et que tout était donc vendu gratuitement.          

Tard dans la soirée, je m’allongeai confortablement dans mon lit, béat.

Mais il n'a pas fallu longtemps avant que l'appel ne retentisse : « Il y a un incendie ! »

Je devais sortir du lit, même si je n'avais pas envie de me lever.

Il y a eu un incendie dans le centre de la ville - mais sur ordre - et c'est dans ces quartiers que les hommes de la Landwehr avaient été assassinés.

La compagnie de sapeurs a occupé le lieu de l'incendie ; des extincteurs étaient disponibles, mais on n’a pas éteint le feu.

Le capitaine qui était présent a expliqué : « nous allons boucler la zone et nous assurer que le nid brûle proprement ».

Rassuré, je suis rentré chez moi et, après avoir fait mon rapport, je me suis glissé dans le « rabat » [iv], comme dit le soldat.    

                                                                                         Tôt le matin du 24 novembre, le détachement quitta Châtillon au son de la musique et marcha jusqu'à Laignes et Nicey, où il prit ses quartiers.

Ainsi, si Ribbentrop indique que le pillage était interdit, il y avait beaucoup d’exceptions.

Selon le maire de Châtillon, c’est surtout le quartier de la rue de Chaumont qui fut particulièrement touché, car habité surtout par les pauvres.

L’ennemi avait supposé, bien à tort, que cette partie de la population était sympathique aux Garibaldiens et avait favorisé l’attaque du 19 novembre.

Une autre source est celle que l’on trouve dans l’histoire du 92erégiment royal d’infanterie du Brunswick, rédigée par Werner Otto, chef de compagnie, qui donne un autre point de vue des événements [v] :  

[i] « Les Noirs », car les soldats du 92èmerégiment d’infanterie s’appelaient « die Schwarzen – les Noirs » en raison des uniformes noirs

[ii] En fait, il fut impossible de fournir 1 00 000 F et les prussiens durent se contenter de 61 503 F en numéraire et des billets souscrits pour 92 000 F ; selon le maire, on prétendait que cette somme de 61 503 F « représentait celle trouvée par les francs-tireurs dans la caisse du régiment ». Par suite du traité de Francfort, les traites ne furent pas payées et annulées.

[iii] Les propos des soldats allemands sont écrits dans le patois parlé à Brunswick. M. le docteur Bendick en a fait la transcription en allemand courant, puis en français

[iv] Mot qui signifie « lit » dans l’argot des soldats

[v] Werner Otto: “Geschichte des Herzoglich Braunschweigischen Infanterie-Regiments Nr 92” ; Braunschweig, 1878 ; c’est l’histoire officielle, la façon dont le régiment veut que l’histoire soit présentée.

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

Figure 2 : Geschichte des Braunschweig Infanterie-Regiments n°92 Brunswick 1903

Le 21 novembre au matin, le détachement du général von Diringshofen se réunit à une demi-heure à l’ouest d’Arc-en-Barrois et continua sa marche jusqu’à Boudreville ; l’état-major du régiment et le premier bataillon étaient cantonnés à Dancevoir, les 6e et 7e compagnies à Boudreville et le bataillon de fusiliers à Veuxhaulles.

Le soir même, eut lieu la réunification entre les deux compagnies du régiment, qui avaient été précédemment détachées à Chaumont, avec la batterie de Brunswick et plusieurs colonnes qui s’étaient mises en marche le matin, depuis Chaumont, et dirigées directement vers Boudreville.

Ce détachement, qui comprenait le commandant de division, a rencontré à Châteauvillain quatre compagnies du bataillon de la Landwehr Unna, un escadron du 5e régiment de hussards de réserve et une division de convalescents du XeCorps, qui avaient été mis en garnison à Châtillon, mais qui avaient été attaqués le matin du 19 novembre par des francs-tireurs et, comme les habitants apportaient une aide active aux colonnes d’invasion, ils furent contraints d’évacuer avec de grandes pertes.

La garnison avait repris possession de la ville l’après-midi même, après l’arrivée du détachement de convalescents et elle avait également reçu des renforts bienvenus d’une nouvelle compagnie de secours, mais la nouvelle qu’il y avait des forces ennemies importantes en marche sur Châtillon a décidé le commandant du bataillon à déménager à Châteauvillain, le 20 novembre.

Les récits de capture et d’assassinat d’un grand nombre d’officiers dans leurs quartiers ne laissait aucun doute sur le fait que les francs-tireurs avaient agi en plein accord avec les habitants [i]

Le but de la marche du 22 novembre était, pour toutes ces divisions, Châtillon.                                           

Le commandant de la division a réuni à 10 heures du matin à Courban les troupes de la Landwehr et l'ensemble du détachement, qui devait suivre le Xe corps d'armée.

Il s'agissait d'un escadron du 16e régiment de Dragons, d'une compagnie du génie, du 2e bataillon du 17e Régiment du Brunswick (4 batteries) et d'un détachement médical.

Y sont attachées une colonne de munitions d'infanterie et d'artillerie, une colonne de provisions et une colonne d'avoine (plusieurs centaines de chariots).

De Courban, la marche s’est poursuivie vers Châtillon, avec des mesures de sécurité pour tout le détachement, sans que l'ennemi ait été aperçu, et cette ville fut atteinte à 3 heures de l'après-midi.

De fortes sentinelles ont été immédiatement postées de tous les côtés, et les détachements se sont regroupés étroitement.

La ville était désertée par un grand nombre de ses habitants, de nombreuses maisons étaient complètement vides, et les propriétaires avaient dû fuir en toute hâte peu avant l'arrivée du détachement.

Si la conscience de culpabilité parlait déjà, les traces des atrocités commises dans les quartiers contre les citoyens, qui n'avaient pas encore été effacées, parlaient encore plus clairement.

On a trouvé des flaques de sang dans les lits, des cadavres cachés sous la paille dans les écuries, partout dans les logements des officiers, où les francs-tireurs avaient pénétré ou s’étaient mis en embuscade dans la ville, signes des combats les plus acharnés.

Le commandant de la division, ayant constaté les faits, a immédiatement décrété les punitions les plus vigoureuses.

Un tribut d'un million de francs fut imposé à la ville, le maire et un grand nombre de citoyens respectables de Châtillon furent pris et gardés comme otages par les troupes.

                                                       Malheureusement, cependant, à la suite des impressions qu'ils avaient reçues à Châtillon, le moral des soldats de la Landwehr s'était tellement échauffé, de sorte que des excès n'ont pu être entièrement évités et que des châtiments ont été infligés à la ville, ce qui n’était pas intentionnel.

Des incendies se sont déclarés en plusieurs endroits, brûlant les maisons des habitants soupçonnés de collaboration ; les volets, les portes et les fenêtres ont été brisés, et ce n'est que grâce à l'intervention énergique du commandant de la division que les excès n'ont pas pris des dimensions encore plus grandes.

Le 23 novembre, le détachement reste à Châtillon, car le général von Kraatz doit prendre les dispositions nécessaires pour protéger à l'avenir la garnison, qui doit être réinstallée, contre des incidents similaires à ceux du 19 novembre.

Le châtiment subi, les représailles, l'avertissement catégorique adressé à la ville ont vraisemblablement été suffisants pour dissuader les habitants de participer à nouveau.  

Cependant, le hasard qui a conduit les troupes de la Landwehr, destinées à occuper Ravières, à Châtillon dans l'après-midi du 23 novembre a été la bienvenue.

Le commandant de la division lui a ordonné qu'elle renforce d'abord la garnison de Châtillon et ne se rende pas à sa destination initiale, mesure qui semblait d'autant plus nécessaire que cette troupe avait, elle aussi, rencontré des francs-tireurs ennemis lors de la marche de Bar sur Seine à Châtillon, près de Plaines ; ceux-ci, cependant, furent très vite obligés de dégager la route, mais apportèrent néanmoins une nouvelle fois la preuve de la proximité de nombreuses patrouilles ennemies.

La nouvelle de la bataille a entraîné la mise en alerte de l'ensemble du détachement à Châtillon vers 2 heures de l'après-midi, mais peu de temps après, le commandant de la division a ordonné aux troupes de rentrer dans leurs quartiers et n'a autorisé que deux compagnies de fusiliers de Brunswick à se joindre aux troupes de la Landwehr.

Grâce à ces renforts, lorsque le détachement du général von Kraatz se dirige vers la Loire le 24 novembre, 7 compagnies de Landwehr et 1 ½ escadron de réserve de Hussards restèrent en garnison à Châtillon.

Le détachement de convalescence était attaché au 1er bataillon du régiment de Brunswick et devait être transféré au Xe Corps.    

Dans ce récit, selon Otto, ce sont les troupes de la Landwehr, de Unna en particulier, qui, revenues à Châtillon, veulent venger leurs camarades morts le 19, alors que le général von Kraatz a cherché à discipliner la Landwehr de Hamm.

 Enfin, le sous-officier Haslind, du 16e régiment de Landwehr, bataillon Unna, 1ere compagnie (et donc qui se trouvait à Châtillon le 19), fit parvenir au journal, le « Westfälischer Anzeiger », une lettre datée du 25 novembre, publiée dans l’édition du 3 décembre 1870 [ii] :

Comme il était clair à l'évidence que beaucoup de citoyens de Châtillon, ou du moins une partie d'entre eux, avaient fait cause commune avec les Francs-tireurs, une contribution de guerre d'un million de francs fut imposée à la ville par notre commandant de régiment, somme énorme pour une ville de 5 à 6 000 habitants.

Jusqu'à ce que cette somme soit payée, 6 des citoyens les plus distingués ont été arrêtés comme otages, et la ville a été menacée d'être incendiée si des scènes telles que celles du 19 novembre se répétaient.

Jusqu'à présent, nous n'avons pas été inquiétés, car Menotti Garibaldi a été informé que nous avions reçu des renforts [iii]

Le pauvre Châtillon a entre-temps terriblement payé pour avoir été le théâtre des tristes scènes du 19 novembre.

Le 21 novembre, les bataillons de Brunswick, qui s'appellent fièrement "la brigade noire" (probablement à cause des jupes noires avec des ficelles foncées), sont passés par ici ; ils étaient cantonnés dans la ville tandis que les nôtres étaient sur des postes de campagne.

Ces gens auraient eu une réputation redoutable parmi les habitants de Châtillon par suite d’actes de vengeance…

Parmi les maisons incendiées, on trouve une charmante villa appartenant au maire de la ville, qui, avec sa collection de tableaux et autres meubles, valait certainement 1 million de francs.

Le pauvre Maire était notre prisonnier pendant l'incendie et il est en libéré depuis hier, après qu'aucun fait suspect n'a pu être retenu contre lui, malgré toutes les enquêtes.  

Cette dévastation est d'autant plus regrettable qu'au moins la quatrième partie de notre équipage a été sauvée le 19 novembre par des citoyens locaux qui ont sacrifié leur propre vie ; Schlottmann (de la fabrique de crayons de Hobrecker) fait partie de ces derniers.

Il est touchant d'entendre la peur que les citoyens locaux ont endurée pour nos soldats cachés.

On a le cœur qui se retourne quand on se promène dans les rues du quartier.

La plupart des habitants ont fui et la ville, par ailleurs belle et certainement riche, présente maintenant un tableau terrible.           

 Ici, c’est un soldat de la Landwehr qui n’a pas participé aux incendies et aux pillages et semble accuser les hussards noirs de Brunswick, alors que la Landwehr n’était pas cantonnée en ville.

 Il existe également des témoignages de Châtillonnais sur ces journées.

En 1885, l’inspecteur primaire Lucien Gaudelette, à partir des témoignages envoyés par les instituteurs du département de Côte d’Or, édita un petit livre intitulé : « histoire de la guerre de 1870-1871 dans la Côte d’Or » [iv] :   

 Le 22 novembre, Châtillon fut de nouveau envahi par un régiment de soudards de Brunswick  qui pillèrent la ville pendant plusieurs heures, forçant les habitants à illuminer leurs maisons, s’emparant à titre d’otages des principaux citoyens pour répondre de la vie de leurs officiers faits prisonniers, enfin menaçant la ville d’un bombardement si une somme considérable ne leur était pas versée et si leurs officiers ne leur étaient pas rendus.

Le Maire, M. Achille Maître, fut durement maltraité, puis emmené sous escorte dans la direction de Chaumont, enfin ramené à Châtillon, non sans avoir reçu force coups de plat de sabre et de crosse de fusil ; son château, construit par le maréchal Marmont, fut en partie incendié ; ses troupeaux devinrent la proie du vainqueur qui, néanmoins se décida à les lui payer ultérieurement quand il fut établi que ce magistrat n’avait point préparé l’attaque des francs-tireurs.

Le premier témoignage direct est celui d’un adolescent, Léon Légey (âgé de 16 ans en 1870), qui a tenu son journal et l’a publié longtemps après [v].

 

[i] Pour Otto Werner, selon le récit fait par les soldats de la Landwehr, il n’y a pas de doute que les habitants de Châtillon ont aidé les garibaldiens

[ii] Le « Westfälischer Anzeiger » est un journal créé en 1850, à Hamm, en Westphalie (en Allemagne) ; en 1866, paraissaient trois numéros par semaine

[iii] En fait, il s’agit de Ricciotti Garibaldi

[iv] « Histoire de la guerre de 1870-1871 dans la Côte d’Or », par Gaudelette ; Ropiteau, Dijon ; il sera fait une autre édition, augmentée et avec gravures (Lecène et Oudin, Paris)

[v] Légey Léon : « Châtillon-sur-Seine pendant la guerre de 1870-71 ; souvenirs d’un enfant de Châtillon » ; Châtillon, 1899. Il a peut-être eu l’idée de publier son livre après le passage de Dormoy qui, pour écrire ses « Souvenirs d’avant-garde », publiés en 1887, avait réuni les châtillonnais au théâtre et formé un « comité d’études », afin de recueillir un « dossier de l’invasion », aidé par le maire de l’époque, le docteur Boutequoy. Louis Latzarus en fera un compte-rendu dans « le Figaro »

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

Figure 3 : Léon Légey : souvenirs d'un enfant de Châtillon 1898

Voici l’extrait concernant les 22, 23 et 24 novembre :

22novembre :                                                                                                            Arrivée de l’armée de Brunschvick [i] (Chasseurs et Hussards de la Mort) -Pillage de la ville-prise de 125 citoyens de Châtillon comme otages.  

L’armée de Brunschvik fut annoncée par 100 dragons envoyés en éclaireurs ; ceux-ci entrèrent à Châtillon la carabine au poing, firent le tour de la ville, l’inspectèrent et retournèrent ensuite rendre compte de leur mission.    

                                                                         Une heure après, une nuée de sauvages, sous le commandement du général de Kraatz, arrivaient en foule sur la place de l’Hôtel-de-Ville en poussant des hurlements semblables à ceux de bêtes féroces et menaçant de leurs sabres tous les citoyens qui les regardaient circuler ; ils étaient suivis de deux batteries d’artillerie et d’une nombreuse cavalerie.

Les officiers placèrent d’abord leurs soldats dans les habitations selon leur apparence et leur donnèrent ensuite la liberté de faire ce qu’ils voudraient, ce dont ils usèrent avec beaucoup de rigueur.  

                                                                             Alors commença le pillage qui dura jusqu’au lendemain, à midi, heure fixée par le chef de ces bandits ; enfin, pour remercier les habitants de la bonne réception qu’ils leur faisaient (non par affection, mais par crainte), ils les emmenèrent le soir dans les casernements, leur disant que le capitaine de leur compagnie les demandait et qu’ils reviendraient aussitôt après ; mais, arrivés là, ils ne virent que des soldats qui étaient ivres et irrités.

Jeunes et vieux, riches et pauvres, passèrent ainsi entre les mains de ces brutes et furent obligés de coucher sur des planches qui se ressentaient encore de leurs orgies ; ils usèrent du même stratagème pendant la plus grande partie de la nuit et firent même lever de leur lit des vieillards à qui ils ne donnèrent seulement pas le temps de se vêtir convenablement.                     

Ce même jour, retour de M. A. Maître.  

23 novembre :                                                                                                                        Les Prussiens amènent leurs prisonniers à la sous-préfecture et, sur l’ordre du colonel, les conduisent dans les maisons situées près de la gare, où ils mettent des sentinelles à chaque porte, avec la consigne de ne laisser sortir personne et donnent seulement aux femmes de la ville la faculté d’apporter la nourriture des prisonniers ; ceux parmi eux qui obtiennent la permission de sortir pour satisfaire leurs besoins sont même gardés par des soldats qui les empêchent de s’éloigner à plus de dix mètres.                                                                                                                 

Dans cette journée, les Prussiens mettent le feu à trois maisons situées à l’angle de la rue de Chaumont et de la rue de l’Abbaye, dans lesquelles trois de leurs soldats et un officier avaient été tués en essayant de se défendre.  

Le pillage qui a duré jusqu’à midi et qui a causé de grandes pertes à la ville, a été encore suivi de la capture d’une partie des habitants…

24 novembre : 

                                                                                                                                 Prise de vingt-cinq autres habitants que les Prussiens conduisent vers les autres otages…

Les femmes allèrent trouver le colonel, les unes pour réclamer leur mari et les autres leur père ou leur frère, mais ce véritable soudard fut inébranlable, il les renvoya toutes avec brutalité et alla trouver ensuite les prisonniers qu’il accusa d’avoir assassiné ses soldats et qu’il traita de la façon la plus infame.                                                                                                        Le même soir, incendie du château Marmont…

25 novembre :                                                                                                           Journée triste et cruelle pour les otages qu’on menace de fusiller, les rues de la ville sont désertes, on ne voit que quelques femmes affolées qui portent des vivres aux leurs, et des pleurs en fait de consolation ; on n’aperçoit aucun homme, car ceux qui restent, et ils sont peu nombreux, se cachent le mieux possible et évitent de se montrer.  

Le tantôt, départ de l’armée de Brunschvik et installation d’une nouvelle garnison…

Si intéressante soit-il, ce récit semble comporter quelques inexactitudes ; les troupes de Brunswick sont reparties le 24 au matin, et les incendies n’ont pas été allumés le même jour.

 

Le deuxième récit est celui d’Achille Maître, le maire de Châtillon (âgé de 52 ans en 1870) [ii] :

Vers trois heures de l’après-midi (le 20 novembre), l’ennemi, se croyant probablement trop faible pour résister à une nouvelle attaque, quitta Châtillon pour se rendre à Châteauvillain.

Tous les otages avaient été rendus à la liberté, sauf le maire, Maupin et quatre autres habitants.

Ces six prisonniers furent emmenés par les Prussiens.     

                                 Pendant deux jours, je m’attendis à être fusillé ; mais, ne voulant rien laisser aux ennemis, j’avais donné ma bourse, mon portefeuille et mes clefs à M. Terrillon, l’un des otages.

Arrivés à Châteauvillain, les officiers me firent manger avec eux et coucher à l’hôtel, dans une chambre à côté de la leur.                                                                                                          Le 21 novembre, il y eut à Châteauvillain une grande concentration de troupes de toutes armes, avec une nombreuse artillerie.

On partit dans l’après-midi pour aller coucher à Latrecey.

Le maire, monté dans une charrette, traversait les rangs des soldats.

Ceux-ci, qui avaient été excités par leurs officiers, criaient : Capout Châtillon! et, se montrant le maire, lui disaient : Canaille ! Chassepot! etc.

Je croyais, en effet, à la fin de la bonne ville de Châtillon.

Elle ne pensait guère à se défendre pourtant, et n’était certes pas de force à résister à l’avalanche humaine qui allait fondre sur elle.

Quant aux officiers, ils étaient polis vis-à-vis de moi et me faisaient dîner avec eux à Latrecey.

Inquiet sur le sort dont Châtillon était menacé, je mangeais peu.

Les officiers me demandèrent pourquoi : C’est, leur dis-je, parce que vos soldats veulent détruire Châtillon !

L’un d’eux, me prenant à part, me dit : Rassurez-vous, notre intention n’est pas de détruire Châtillon ; seulement, si les Garibaldiens occupent la ville, nous ne ferons pas tuer nos soldats dans une guerre de rues.

Nous bombarderons la ville, et nous la brûlerons, si c’est nécessaire, pour chasser l’ennemi.

Cette perspective m’effrayait peu, attendu qu’il était certain que Ricciotti Garibaldi n’oserait pas se mesurer avec des troupes trente fois plus nombreuses que les siennes.

 

[i] Dans le texte ; Léon Légey écrit toujours Brunsvick, en non Brunswick

[ii]  Maître Achille : « Châtillon pendant la guerre, souvenirs de M. Achille Maître » ; Châtillon, 1888

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

Figure 4 : Achille Maître : Châtillon-sur-Seine pendant la guerre ; Tours, 1902 (2e édition)


Le 22 novembre, les colonnes prussiennes reprirent leur marche ; les soldats, de plus en plus animés à la haine et à la vengeance, se montraient menaçants.  

De nouvelles troupes, arrivant par la route de Bar-sur-Aube, rejoignirent la colonne principale avant d’entrer à Courban.  

Toute cette multitude arriva à Châtillon dans l’après-midi.

L’entrée en ville fut sinistre et effrayante.

Tous les magasins et beaucoup d’habitations privées furent livrées au pillage, principalement dans la rue Saint-Jean et le quartier haut de Chaumont, habité surtout par des pauvres.

L’ennemi avait supposé, bien à tort, que cette partie de la population était sympathique aux Garibaldiens et avait favorisé l’attaque du 19 novembre.

Or personne, en ville, n’avait eu connaissance des projets des francs-tireurs.               

Les Prussiens mirent le feu à deux maisons situées à l’angle des rues de Chaumont et de l’Abbaye, et dans lesquelles avaient été tués des soldats et un officier, qui avaient voulu se défendre.

Le feu se communiqua à une maison voisine et la détruisit également, mais contre le gré de nos ennemis, qui travaillèrent eux-mêmes à éteindre l’incendie…          

 Le 24 novembre, je passai devant un conseil de guerre.

Il me fut facile de prouver que l’attaque des francs-tireurs, qui ne pouvait manquer d’avoir pour la ville les conséquences les plus funestes, n’était pas de mon fait, et je fus renvoyé absout…


Le maire rapporte aussi la déclaration de M. Barrachin, propriétaire d’une importante maison en haut de la rue du Bourg-à-Mont :  

 Un des faits qui avait particulièrement irrité les Prussiens dans le combat de Châtillon, avait été la mort du major d’Alvensleben (installé chez moi depuis le 16).

Vers onze heures (le 19), six cavaliers prussiens s’introduisent dans ma cour.

Le sous-officier qui les dirige s’avance vers moi et, me menaçant de son sabre, s’écrie : Monsieur, mon officier vient d’être tué à votre porte.

Nous ne l’oublierons pas !

Il y a des maisons à Châtillon qui seront en cendre demain.

Dans la nuit, deux soldats prussiens viennent faire une perquisition chez moi.

Le 22, cinquante soldats des chasseurs de la mort enfoncent la porte par laquelle le major était sorti et envahissent mon jardin, exigeant qu’on les loge, et déclarant qu’ils étaient envoyés à Châtillon exprès pour brûler la ville et ma maison en particulier.

Tout s’est borné chez moi au pillage de ma cave et au vol de quelques objets.     

Il n’en fut pas de même pour les maisons à l’angle de la rue de Chaumont (rue Docteur Robert) et de la rue de l’Abbaye.

Le sous-préfet Arthur Leroy a pris des notes, rédigées en style télégraphique, pour en faire probablement un rapport plus tard, mais sans date précise   :

…La ville est consternée ; des menaces d’incendie ont été faites à plusieurs reprises par les officiers et les soldats ; de nombreuses scènes de violence ont eu lieu contre les particuliers ; une partie des habitants émigrent, malgré les efforts des autorités pour les retenir ; le mobilier et les bureaux de la sous-préfecture ont été saccagés, les archives dispersées, les serrures forcées, les portes, les meubles, brisés.

Tels sont les actes de vandalisme qu’il importe de faire connaître à la honte des armées prussiennes…

                Incendie : maison Massua .

Un chef, sur le balcon Chapuis, interpelle quelques citoyens se rendant au feu ; l’un, qui criait « au feu », est arrêté par la patrouille.

Les autres (M. Leroy, M. Bognier, M. Munier), obligés de rebrousser chemin. « Rentrez chez vous, rebroussez chemin, criait le chef au balcon, vous troublez la tranquillité publique ».

Seconde nuit d’incendie : la maison Millot-Gradot était brûlée ; il s’agissait de protéger maison Dusseuil ; les soldats allemands faisaient manœuvre pompe.

Un de leurs chefs paraissait mettre bonne volonté à éteindre, mais les soldats se sont débandés, l’incendie incomplètement éteint…

Cinq citoyens châtillonnais étaient seuls présents.

Terreur des arrestations empêchait les citoyens de porter aide, on ne pouvait d’ailleurs ni crier au feu, ni battre la caisse, ni sonner tocsin.

Maison Dusseuil, qui pouvait être parfaitement garantie, a brûlé.

Ce n’est que le 24 dans la matinée, que l’incendie a été complétement éteint .


    Si les troupes du général von Kraatz-Koschlau partirent le matin du 24 novembre, un nouvel incendie eut lieu le soir, celui du château Marmont, habité par le maire, M. Achille Maître.

Léon Légey écrivit à ce sujet:                          

 Le même soir (le 24), les Prussiens, non encore satisfaits de leurs exploits, mirent soi-disant par accident le feu au château de M. A. Maître et firent même prisonniers une partie de ceux qui vinrent pour l’éteindre.

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon, un notule historique passionnant de Dominique Masson.

Figure 5 : les prussiens posant devant le "château Marmont" incendié (collection Dominique Masson)

 Le maire en fit un récit différent :                                                                                     

Lors du retour de Châteauvillain,250 soldats et 12 officiers s’étaient installés pendant 40 heures au château.

Ils pillèrent toutes les réserves et provisions de bouche et brisèrent plusieurs glaces.

Ils détériorèrent aussi les tentures et les boiseries derrière lesquelles ils pensaient trouver des cachettes.

On fut constamment obligé de pourvoir à leurs besoins.

Nuit et jour, on faisait la cuisine.

C’est ainsi qu’une cheminée, surchauffée, communiqua le feu à des solives et arrière-couvertes non apparentes de l’étage supérieur.

Tous les officiers et soldats évacuèrent le château le 24 à sept heures du matin.

Il ne resta qu’une ambulance de dix hommes …

Aussitôt après le départ des ennemis, on avait balayé toutes les pièces et enlevé les ordures qu’ils y avaient laissées.

Plusieurs inspections minutieuses furent encore passées par les habitants du château.

Rien ne faisait soupçonner la présence du feu qui, cependant, couvait sous le plancher.

On alla se coucher.

Vers une heure du matin, nous fûmes réveillés par la fumée.

Le château était en feu.

Je me précipitai dans l’escalier conduisant aux mansardes pour aller éveiller deux servantes qui se sauvèrent à demi vêtues.

Il fallait se hâter pour ne pas être asphyxié.

Je descendis ensuite pour prévenir les soldats de l’ambulance.

L’incendie avait heureusement éclaté dans l’aile nord du château et le vent soufflait du midi.

Cette circonstance nous permit de sauver la partie sud.

On se mit à l’œuvre.

Quelques hommes accoururent avec une des pompes de la ville, ainsi que beaucoup de femmes qui firent la chaine.

Les hommes qui voulaient venir étaient arrêtés par les Prussiens.

On abattit une partie de la toiture de la façade pour faire la part du feu.

Le jet de la pompe fut dirigé avec adresse et intelligence et, le 25, au petit jour, on était maître du feu.

Mais les deux-tiers du château et la presque totalité du mobilier furent brûlés…

Le sous-préfet de Châtillon, Arthur Leroy, ajoute :  

                                                                     Au château, cinq commencements d’incendie éteints.

On suppose feu exagéré dans cheminée, a gagné poutre.

On s’étonne que l’incendie ait pris de suite si grandes proportions.

Citoyens ne pouvaient être prévenus.

Secours insuffisants.

Une seule pompe.

Pas de pompiers.

Ménard, chef d’équipe, fort dévoué et intelligent, dirige.

Tuyaux avaient été mis hors de service par coups de sabre prussiens…

Pendant incendie château, hurlement de joie des malades et blessés de l’hospice [i].

Une lettre de M. Bourceret, écrite 57 ans plus tard et adressée à M. Lagorgette, relate des événements concernant la bibliothèque publique et le musée :                                         

Après le passage des Garibaldiens à Châtillon, par une froide nuit de décembre [ii], j’ai conservé le triste souvenir d’avoir été réveillé par de forts coups frappés à notre porte.

Un détachement des terribles « Hussards de la Mort », venant prendre gîte dans la salle de l’école communale, venaient réquisitionner chez nous des seaux et autres objets divers pour améliorer leur campement.

Je n’ai pas besoin de vous dire qu’au lever du jour, je suis sorti bien vite dans la rue pour voir ce qui se passait.

De grands feux étaient allumés, alimentés du bois provenant de l’école et du voisinage ; une grande vitrine, qui contenait des livres, avait été brisée, les livres étaient ou brûlés ou souillés.

Et, chose plus grave, des soldats s’acharnaient à enfoncer les portes du musée.

Mon père, sans perde de temps, alla prévenir notre cousin Charles Ronot, conservateur du musée [iii].

Heureusement, chez ce dernier, se trouvait un officier allemand qui, mis au courant de ce qui se passait rue Docteur Bourée, accompagna Charles Ronot et mon père puis, ayant vu, donna l’ordre de faire réparer les deux portes éventrées (celle du haut de l’escalier conduisant à la bibliothèque n’avait pas encore été ouverte).

Ce même jour, le commandant de la Place rédigea une lettre en allemand qui fut collée sur la petite porte et un peintre de la ville, le soir même, traçait en grosses lettres, au-dessus de la porte cochère, le mot « Bibliotèque », n’ayant, d’après ce qu’il a toujours dit, trouvé assez de place pour mettre l’h.

Pendant toute l’occupation allemande, grâce à la pancarte, le musée et la bibliothèque ont été respectés.

L’école communale a servi de caserne, le collège, pendant quelques semaines, en servit lui aussi.

Par la suite, il fut converti en ambulance.

Tous ces témoignages, surtout du côté allemand, révèlent la difficulté de savoir à qui attribuer les pillages et les incendies à Châtillon et montrent que la vérité historique est parfois difficile à établir.

 [i] Ces soldats prussiens étaient soignés par les sœurs, dont l’une mourra à la tâche

[ii] Il se trompe de quelques jours

[iii] Charles Ronot (1820-1895), né à Belan-sur-Ource, licencié en droit et artiste peintre, fut conservateur du musée et bibliothécaire, de 1867 à 1873. Il fut nommé inspecteur de l’enseignement des beaux-arts en 1878, puis directeur de l’Ecole nationale des beaux-arts de Dijon en 1880.

Les conséquences de l'attaque du 19 novembre 1870 à Châtillon

Figure 6 : proclamation du Maire de Châtillon après le départ des troupes de Brunswick AMC4H11

 (Dominique Masson)

 Remerciements à monsieur Günter Wiesendahl, historien, à Hamm ; à monsieur Rainer Bendick, docteur en histoire, conseiller pédagogique du Service pour l’Entretien des Sépultures Militaires Allemandes, à Brunswick ; et à madame Antoinette Bongard, professeur d’allemand, qui a assuré les traductions.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Octobre 2021

Madame Cottet, Principale Adjointe du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, m'a invitée à assister aux séances éducatives sur le "Handisport" , destinées aux élèves de sixième et de cinquième de l'établissement.

Nous savons, me dit-elle,  que la période collège est une période qui connaît des turbulences : moqueries, harcèlement, développement du corps, jugement de l’autre.

Des comportements si fréquents qu’ils en deviennent presque banals à leurs yeux.

Le projet éducatif du collège depuis quelques années est de lutter activement contre ces comportements néfastes et lutter contre toute forme de discriminations.

L’objectif est d’éduquer à l’acceptation des différences pour favoriser un VIVRE ENSEMBLE.

Cela s’avère nécessaire dans une société où les individualités s’affrontent et où les regards des uns sur les autres pèsent lourd dans l’acceptation de soi tout particulièrement à l’adolescence.

Très souvent la différence effraie les personnes souvent par faute de connaissance.

C’est pour cette raison que le projet d’Handisport vise à éveiller les consciences et de lutter contre les idées et les représentations aussi de permettre de répondre aux questions des élèves et réfléchir sur leur représentation.

Le premier atelier auquel j'ai assisté a été la rencontre avec les collégiens, d'un jeune homme handicapé de 28 ans, Daniel, qui s'est trouvé paralysé suite à un accident de moto, lorsqu'il était âgé de 24 ans.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les collégiens  ont été très attentifs et ont posé beaucoup de questions à ce courageux jeune homme, sur son accident, sur sa rééducation et la pratique du Handisport qui a changé sa vie.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Madame Cottet m'a emmenée ensuite à la rencontre des autres ateliers Handisport qui se déroulaient dans les différentes cours du Collège Fontaine des Ducs

 Un éducateur a proposé aux élèves une des épreuves du biathlon, le tir à la carabine en fauteuil.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Dans la grande cour de récréation avait lieu une initiation très difficile : le parcours à l'aveugle. Chaque élève était muni d'un masque très opaque, occultant les yeux.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

L'entraide est indispensable....

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Plus loin un jeu de pétanque, la "boccia", qui se joue avec des boules plus légères que celles en acier, une sangle maintenant le bras"invalide":

Pas facile de lancer la boule du bras gauche si on est droitier...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le moniteur du rugby-fauteuil avait apporté dans le camion Handisport, de très nombreux fauteuils adaptés à ce jeu et des ballons.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

En place pour le départ du tournoi de rugby-fauteuil...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le dernier atelier "Handisport proposé était le tennis de table, avec un bras dissimulé sous la veste. De même que pour la pétanque, il fallait bien sûr cacher le bras avec lequel on se sert habituellement !

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves, très intéressés, ont compris que l'activité par le sport est fédératrice, car le sport permet de véhiculer des valeurs identiques à celles de l’école : tolérance, solidarité, fraternité et, de lutter contre toute forme de discrimination, ainsi que le respect.

Ce fut une bien belle après-midi d'initiation pour les collégiens...qui devront démontrer qu'ils ont compris les valeurs citées plus haut,  lors du "Cross du Collège" qui aura lieu vendredi 22 octobre, le matin pour les élèves de sixième et cinquième et l'après-midi pour ceux des quatrièmes et troisièmes.

 Et j'ai bien l'intention d'aller les applaudir !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Octobre 2021

Madame Cottet, Principale Adjointe du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, m'a invitée à assister aux séances éducatives sur le "Handisport" , destinées aux élèves de sixième et de cinquième de l'établissement.

Nous savons, me dit-elle,  que la période collège est une période qui connaît des turbulences : moqueries, harcèlement, développement du corps, jugement de l’autre.

Des comportements si fréquents qu’ils en deviennent presque banals à leurs yeux.

Le projet éducatif du collège depuis quelques années est de lutter activement contre ces comportements néfastes et lutter contre toute forme de discriminations.

L’objectif est d’éduquer à l’acceptation des différences pour favoriser un VIVRE ENSEMBLE.

Cela s’avère nécessaire dans une société où les individualités s’affrontent et où les regards des uns sur les autres pèsent lourd dans l’acceptation de soi tout particulièrement à l’adolescence.

Très souvent la différence effraie les personnes souvent par faute de connaissance.

C’est pour cette raison que le projet d’Handisport vise à éveiller les consciences et de lutter contre les idées et les représentations aussi de permettre de répondre aux questions des élèves et réfléchir sur leur représentation.

Le premier atelier auquel j'ai assisté a été la rencontre avec les collégiens, d'un jeune homme handicapé de 28 ans, Daniel, qui s'est trouvé paralysé suite à un accident de moto, lorsqu'il était âgé de 24 ans.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les collégiens  ont été très attentifs et ont posé beaucoup de questions à ce courageux jeune homme, sur son accident, sur sa rééducation et la pratique du Handisport qui a changé sa vie.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Madame Cottet m'a emmenée ensuite à la rencontre des autres ateliers Handisport qui se déroulaient dans les différentes cours du Collège Fontaine des Ducs

 Un éducateur a proposé aux élèves une des épreuves du biathlon, le tir à la carabine en fauteuil.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Dans la grande cour de récréation avait lieu une initiation très difficile : le parcours à l'aveugle. Chaque élève était muni d'un masque très opaque, occultant les yeux.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

L'entraide est indispensable....

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Plus loin un jeu de pétanque, la "boccia", qui se joue avec des boules plus légères que celles en acier, une sangle maintenant le bras"invalide":

Pas facile de lancer la boule du bras gauche si on est droitier...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le moniteur du rugby-fauteuil avait apporté dans le camion Handisport, de très nombreux fauteuils adaptés à ce jeu et des ballons.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

En place pour le départ du tournoi de rugby-fauteuil...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

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Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le dernier atelier "Handisport proposé était le tennis de table, avec un bras dissimulé sous la veste. De même que pour la pétanque, il fallait bien sûr cacher le bras avec lequel on se sert habituellement !

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves, très intéressés, ont compris que l'activité par le sport est fédératrice, car le sport permet de véhiculer des valeurs identiques à celles de l’école : tolérance, solidarité, fraternité et, de lutter contre toute forme de discrimination, ainsi que le respect.

Ce fut une bien belle après-midi d'initiation pour les collégiens...qui devront démontrer qu'ils ont compris les valeurs citées plus haut,  lors du "Cross du Collège" qui aura lieu vendredi 22 octobre, le matin pour les élèves de sixième et cinquième et l'après-midi pour ceux des quatrièmes et troisièmes.

 Et j'ai bien l'intention d'aller les applaudir !

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Madame Cottet, Principale Adjointe du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, m'a invitée à assister aux séances éducatives sur le "Handisport" , destinées aux élèves de sixième et de cinquième de l'établissement.

Nous savons, me dit-elle,  que la période collège est une période qui connaît des turbulences : moqueries, harcèlement, développement du corps, jugement de l’autre.

Des comportements si fréquents qu’ils en deviennent presque banals à leurs yeux.

Le projet éducatif du collège depuis quelques années est de lutter activement contre ces comportements néfastes et lutter contre toute forme de discriminations.

L’objectif est d’éduquer à l’acceptation des différences pour favoriser un VIVRE ENSEMBLE.

Cela s’avère nécessaire dans une société où les individualités s’affrontent et où les regards des uns sur les autres pèsent lourd dans l’acceptation de soi tout particulièrement à l’adolescence.

Très souvent la différence effraie les personnes souvent par faute de connaissance.

C’est pour cette raison que le projet d’Handisport vise à éveiller les consciences et de lutter contre les idées et les représentations aussi de permettre de répondre aux questions des élèves et réfléchir sur leur représentation.

Le premier atelier auquel j'ai assisté a été la rencontre avec les collégiens, d'un jeune homme handicapé de 28 ans, Daniel, qui s'est trouvé paralysé suite à un accident de moto, lorsqu'il était âgé de 24 ans.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les collégiens  ont été très attentifs et ont posé beaucoup de questions à ce courageux jeune homme, sur son accident, sur sa rééducation et la pratique du Handisport qui a changé sa vie.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Madame Cottet m'a emmenée ensuite à la rencontre des autres ateliers Handisport qui se déroulaient dans les différentes cours du Collège Fontaine des Ducs

 Un éducateur a proposé aux élèves une des épreuves du biathlon, le tir à la carabine en fauteuil.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Dans la grande cour de récréation avait lieu une initiation très difficile : le parcours à l'aveugle. Chaque élève était muni d'un masque très opaque, occultant les yeux.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

L'entraide est indispensable....

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Plus loin un jeu de pétanque, la "boccia", qui se joue avec des boules plus légères que celles en acier, une sangle maintenant le bras"invalide":

Pas facile de lancer la boule du bras gauche si on est droitier...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le moniteur du rugby-fauteuil avait apporté dans le camion Handisport, de très nombreux fauteuils adaptés à ce jeu et des ballons.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

En place pour le départ du tournoi de rugby-fauteuil...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le dernier atelier "Handisport proposé était le tennis de table, avec un bras dissimulé sous la veste. De même que pour la pétanque, il fallait bien sûr cacher le bras avec lequel on se sert habituellement !

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves, très intéressés, ont compris que l'activité par le sport est fédératrice, car le sport permet de véhiculer des valeurs identiques à celles de l’école : tolérance, solidarité, fraternité et, de lutter contre toute forme de discrimination, ainsi que le respect.

Ce fut une bien belle après-midi d'initiation pour les collégiens...qui devront démontrer qu'ils ont compris les valeurs citées plus haut,  lors du "Cross du Collège" qui aura lieu vendredi 22 octobre, le matin pour les élèves de sixième et cinquième et l'après-midi pour ceux des quatrièmes et troisièmes.

 Et j'ai bien l'intention d'aller les applaudir !

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Madame Cottet, Principale Adjointe du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, m'a invitée à assister aux séances éducatives sur le "Handisport" , destinées aux élèves de sixième et de cinquième de l'établissement.

Nous savons, me dit-elle,  que la période collège est une période qui connaît des turbulences : moqueries, harcèlement, développement du corps, jugement de l’autre.

Des comportements si fréquents qu’ils en deviennent presque banals à leurs yeux.

Le projet éducatif du collège depuis quelques années est de lutter activement contre ces comportements néfastes et lutter contre toute forme de discriminations.

L’objectif est d’éduquer à l’acceptation des différences pour favoriser un VIVRE ENSEMBLE.

Cela s’avère nécessaire dans une société où les individualités s’affrontent et où les regards des uns sur les autres pèsent lourd dans l’acceptation de soi tout particulièrement à l’adolescence.

Très souvent la différence effraie les personnes souvent par faute de connaissance.

C’est pour cette raison que le projet d’Handisport vise à éveiller les consciences et de lutter contre les idées et les représentations aussi de permettre de répondre aux questions des élèves et réfléchir sur leur représentation.

Le premier atelier auquel j'ai assisté a été la rencontre avec les collégiens, d'un jeune homme handicapé de 28 ans, Daniel, qui s'est trouvé paralysé suite à un accident de moto, lorsqu'il était âgé de 24 ans.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les collégiens  ont été très attentifs et ont posé beaucoup de questions à ce courageux jeune homme, sur son accident, sur sa rééducation et la pratique du Handisport qui a changé sa vie.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Madame Cottet m'a emmenée ensuite à la rencontre des autres ateliers Handisport qui se déroulaient dans les différentes cours du Collège Fontaine des Ducs

 Un éducateur a proposé aux élèves une des épreuves du biathlon, le tir à la carabine en fauteuil.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Dans la grande cour de récréation avait lieu une initiation très difficile : le parcours à l'aveugle. Chaque élève était muni d'un masque très opaque, occultant les yeux.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

L'entraide est indispensable....

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Plus loin un jeu de pétanque, la "boccia", qui se joue avec des boules plus légères que celles en acier, une sangle maintenant le bras"invalide":

Pas facile de lancer la boule du bras gauche si on est droitier...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le moniteur du rugby-fauteuil avait apporté dans le camion Handisport, de très nombreux fauteuils adaptés à ce jeu et des ballons.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

En place pour le départ du tournoi de rugby-fauteuil...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le dernier atelier "Handisport proposé était le tennis de table, avec un bras dissimulé sous la veste. De même que pour la pétanque, il fallait bien sûr cacher le bras avec lequel on se sert habituellement !

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves, très intéressés, ont compris que l'activité par le sport est fédératrice, car le sport permet de véhiculer des valeurs identiques à celles de l’école : tolérance, solidarité, fraternité et, de lutter contre toute forme de discrimination, ainsi que le respect.

Ce fut une bien belle après-midi d'initiation pour les collégiens...qui devront démontrer qu'ils ont compris les valeurs citées plus haut,  lors du "Cross du Collège" qui aura lieu vendredi 22 octobre, le matin pour les élèves de sixième et cinquième et l'après-midi pour ceux des quatrièmes et troisièmes.

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Madame Cottet, Principale Adjointe du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, m'a invitée à assister aux séances éducatives sur le "Handisport" , destinées aux élèves de sixième et de cinquième de l'établissement.

Nous savons, me dit-elle,  que la période collège est une période qui connaît des turbulences : moqueries, harcèlement, développement du corps, jugement de l’autre.

Des comportements si fréquents qu’ils en deviennent presque banals à leurs yeux.

Le projet éducatif du collège depuis quelques années est de lutter activement contre ces comportements néfastes et lutter contre toute forme de discriminations.

L’objectif est d’éduquer à l’acceptation des différences pour favoriser un VIVRE ENSEMBLE.

Cela s’avère nécessaire dans une société où les individualités s’affrontent et où les regards des uns sur les autres pèsent lourd dans l’acceptation de soi tout particulièrement à l’adolescence.

Très souvent la différence effraie les personnes souvent par faute de connaissance.

C’est pour cette raison que le projet d’Handisport vise à éveiller les consciences et de lutter contre les idées et les représentations aussi de permettre de répondre aux questions des élèves et réfléchir sur leur représentation.

Le premier atelier auquel j'ai assisté a été la rencontre avec les collégiens, d'un jeune homme handicapé de 28 ans, Daniel, qui s'est trouvé paralysé suite à un accident de moto, lorsqu'il était âgé de 24 ans.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les collégiens  ont été très attentifs et ont posé beaucoup de questions à ce courageux jeune homme, sur son accident, sur sa rééducation et la pratique du Handisport qui a changé sa vie.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Madame Cottet m'a emmenée ensuite à la rencontre des autres ateliers Handisport qui se déroulaient dans les différentes cours du Collège Fontaine des Ducs

 Un éducateur a proposé aux élèves une des épreuves du biathlon, le tir à la carabine en fauteuil.

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Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

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Dans la grande cour de récréation avait lieu une initiation très difficile : le parcours à l'aveugle. Chaque élève était muni d'un masque très opaque, occultant les yeux.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

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Plus loin un jeu de pétanque, la "boccia", qui se joue avec des boules plus légères que celles en acier, une sangle maintenant le bras"invalide":

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Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

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Le moniteur du rugby-fauteuil avait apporté dans le camion Handisport, de très nombreux fauteuils adaptés à ce jeu et des ballons.

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Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves, très intéressés, ont compris que l'activité par le sport est fédératrice, car le sport permet de véhiculer des valeurs identiques à celles de l’école : tolérance, solidarité, fraternité et, de lutter contre toute forme de discrimination, ainsi que le respect.

Ce fut une bien belle après-midi d'initiation pour les collégiens...qui devront démontrer qu'ils ont compris les valeurs citées plus haut,  lors du "Cross du Collège" qui aura lieu vendredi 22 octobre, le matin pour les élèves de sixième et cinquième et l'après-midi pour ceux des quatrièmes et troisièmes.

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Nous savons, me dit-elle,  que la période collège est une période qui connaît des turbulences : moqueries, harcèlement, développement du corps, jugement de l’autre.

Des comportements si fréquents qu’ils en deviennent presque banals à leurs yeux.

Le projet éducatif du collège depuis quelques années est de lutter activement contre ces comportements néfastes et lutter contre toute forme de discriminations.

L’objectif est d’éduquer à l’acceptation des différences pour favoriser un VIVRE ENSEMBLE.

Cela s’avère nécessaire dans une société où les individualités s’affrontent et où les regards des uns sur les autres pèsent lourd dans l’acceptation de soi tout particulièrement à l’adolescence.

Très souvent la différence effraie les personnes souvent par faute de connaissance.

C’est pour cette raison que le projet d’Handisport vise à éveiller les consciences et de lutter contre les idées et les représentations aussi de permettre de répondre aux questions des élèves et réfléchir sur leur représentation.

Le premier atelier auquel j'ai assisté a été la rencontre avec les collégiens, d'un jeune homme handicapé de 28 ans, Daniel, qui s'est trouvé paralysé suite à un accident de moto, lorsqu'il était âgé de 24 ans.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les collégiens  ont été très attentifs et ont posé beaucoup de questions à ce courageux jeune homme, sur son accident, sur sa rééducation et la pratique du Handisport qui a changé sa vie.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Madame Cottet m'a emmenée ensuite à la rencontre des autres ateliers Handisport qui se déroulaient dans les différentes cours du Collège Fontaine des Ducs

 Un éducateur a proposé aux élèves une des épreuves du biathlon, le tir à la carabine en fauteuil.

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Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Dans la grande cour de récréation avait lieu une initiation très difficile : le parcours à l'aveugle. Chaque élève était muni d'un masque très opaque, occultant les yeux.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

L'entraide est indispensable....

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Plus loin un jeu de pétanque, la "boccia", qui se joue avec des boules plus légères que celles en acier, une sangle maintenant le bras"invalide":

Pas facile de lancer la boule du bras gauche si on est droitier...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le moniteur du rugby-fauteuil avait apporté dans le camion Handisport, de très nombreux fauteuils adaptés à ce jeu et des ballons.

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

En place pour le départ du tournoi de rugby-fauteuil...

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Le dernier atelier "Handisport proposé était le tennis de table, avec un bras dissimulé sous la veste. De même que pour la pétanque, il fallait bien sûr cacher le bras avec lequel on se sert habituellement !

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves de sixième et de cinquième du Collège Fontaine des Ducs de Châtillon sur Seine, ont découvert ce qu'était le "Handisport"

Les élèves, très intéressés, ont compris que l'activité par le sport est fédératrice, car le sport permet de véhiculer des valeurs identiques à celles de l’école : tolérance, solidarité, fraternité et, de lutter contre toute forme de discrimination, ainsi que le respect.

Ce fut une bien belle après-midi d'initiation pour les collégiens...qui devront démontrer qu'ils ont compris les valeurs citées plus haut,  lors du "Cross du Collège" qui aura lieu vendredi 22 octobre, le matin pour les élèves de sixième et cinquième et l'après-midi pour ceux des quatrièmes et troisièmes.

 Et j'ai bien l'intention d'aller les applaudir !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 14 Octobre 2021

Une conférence de madame Cohen sur les femmes dans les sociétés préhistoriques sera initiée par l'association "La Voix de la Princesse"

Madame, monsieur,

L'association "La voix de la Princesse", dont le but est de mettre en valeur le patrimoine associé au site de Vix-Mont Lassois, vous invite à la conférence inaugurale de ses activités,

le vendredi 5 novembre 2021à 19 heures

salle des conférences de la Mairie de Châtillon sur Seine.

Madame Claudine Cohen, paléontologue, philosophe et historienne des sciences nous propose pour thème:

"La condition des femmes dans les sociétés préhistoriques et ses transformations du paléolithique à l'âge du fer"

Nous comptons sur votre présence, nombreux. La trésorière de l'association se tiendra à la disposition de ceux  qui accepteront de nous rejoindre pour se mobiliser avec nous, dans l'intérêt d'un développement du Pays Châtillonnais, prenant appui sur la structure "Parc Nationalde Forêts" dont Vix fait partie.

A l'issue de la conférence, madame Cohen dédicacera deux de ses ouvrages.

Une conférence de madame Cohen sur les femmes dans les sociétés préhistoriques sera initiée par l'association "La Voix de la Princesse"

La condition des femmes dans les sociétés préhistoriques

et ses transformations, du Paléolithique aux Ages du fer 

 par Claudine Cohen

cohen@ehess.fr

La représentation des femmes préhistoriques fut longtemps livrée aux poncifs et aux généralités,  offrant la vision sublimée de matriarches ou de déesses, ou  au contraire celle de  femmes réduites en  esclavage, sempiternellement traînées par les cheveux, le regard fixé vers la terre ou vers une abondante progéniture.

Des perspectives  renouvelées visent aujourd’hui à mieux situer leurs rôles, leurs places et leurs statuts sociaux en relation avec les différents contextes de la préhistoire et de la protohistoire, du Paléolithique à l’Age du Fer.

A l’écart des  poncifs encore invoqués de nos jours, il convient en effet d’insister sur le fait que leur condition ne fut pas univoque, comme en témoignent non seulement les vestiges fossiles mais aussi les sépultures de femmes, et les figurines, les gravures ou les peintures qui les représentent.

Cette conférence offrira une réflexion sur les métamorphoses de la condition des femmes au cours de la préhistoire : elle proposera quelques hypothèses pour  rendre compte des variations de leurs statuts.

Elle montrera notamment comment, au premier Age du Fer, 500 ans avant notre ère, dans le monde celtique nord alpin, la présence de  sépultures de femmes  particulièrement riches et somptueusement ornées (comme celle de la fameuse Dame de Vix) nous convainc  qu’elles pouvaient acquérir une position sociale élevée,  voire même un pouvoir  politique considérable.

 Claudine Cohen est paléontologue, philosophe et historienne des sciences, spécialiste de l’histoire de la paléontologie et des représentations de la préhistoire. Elle a ouvert en France la question de la place des femmes dans les sociétés préhistoriques, et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet.  Elle est directrice d’Études à l’EHESS  et à l’EPHE / PSL University, section des Sciences de la vie et  la terre.

Parmi ses ouvrages :

 Le Destin du mammouth (Seuil 1994, poche 2004), L’Homme des origines (Seuil 1999) La Femme des origines (Belin-Herscher 2003, réed. 2020), Femmes de la Préhistoire (Belin 2016), Nos ancêtres dans les arbres, penser l’évolution humaine (Seuil, 2021)

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Octobre 2021

Karin Neumann a ouvert de nouveau, les deux premiers week-end d'octobre, ses deux salles d'exposition, après le bien triste passage de la crise sanitaire.

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

La première salle rassemble de nouvelles peintures, mais aussi un certain nombre d'anciennes...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

comme celle-ci qui a servi de modèle pour les invitations :

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann a été très heureuse de retrouver ses amis, et ceux qui admirent son art si éclectique.

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin aime peindre tous les aspects de la vie, de la nature, les  êtres humains et leurs sentiments . Véritable artiste, elle s'imprègne de tout ce qui fait l'existence, ses tableaux sont donc toujours différents à chaque exposition.

Elle s'intéresse aux arts de la table :

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

aux  personnages, souvent féminins...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

aux  fleurs...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Sur le sol de béton, Karin a peint un nouveau tapis  à la place de l'ancien, il est splendide !

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Dans la deuxième salle d'exposition...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

On retrouve les voleuses de poules....

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Des paysages de son village, Nesle...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Des ciels tourmentés si beaux...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin aime beaucoup réaliser des "installations", en voici quelques unes...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reprend ses expositions picturales, interrompues par la crise sanitaire...

Karin Neumann reçoit aussi sur rendez-vous.

Il faut lui téléphoner au 03 80 93 14 16

 son adresse :

2 Impasse du château

21330 Nesle -et-Massoult

Allez admirer son travail, vous ne serez pas déçu, tant il est original...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Octobre 2021

La Bajon

 

 On ne présente plus La Bajon. Unique dans son style décapant, ses vidéos humoristiques sur les réseaux sociaux  cumulent des millions de clics.

La salle du TGB était pleine à craquer  en ce vendredi 22 octobre 2021, et les rires ont éclaté sans discontinuer pendant les monologues de la Bajon, femme mutine, féroce, simplette, coupante et même carrément iconoclaste....

Tour à tour avocate,  ménagère, sage-femme, journaliste, policière, militaire  et même Dieu lui-même (avec de superbes torrents de nuages déferlant sur les spectateurs du 1er rang !) ...., elle a concentré une galerie de portraits impressionnante.

Dans son spectacle "Vous couperez", rien ni personne ne lui a échappé.

L’actualité sociale ou politique a été passée au crible, des futures élections présidentielles jusqu'à Wladimir Poutine...

Accompagnée sur scène par son complice intervieweur, Madame Anne-Sophie Bajon (de son vrai nom) s’est attaquée aux absurdités de notre monde contemporain avec une justesse et une férocité jubilatoires.

Avant le début de la représentation, il nous a été annoncé que les photos et les vidéos étaient interdites.

Mais la Presse (dont je fais partie !) avait l'autorisation de faire des photos dans les cinq premières minutes du spectacle, et à la fin lors des salutations, ce que j'ai fait.

En assistant au magnifique show de la Bajon , j'ai compris le pourquoi de ces restrictions !

Il faut savoir que le spectacle a été animé, entre et pendant les sketchs, par  des éclairages incroyables de beauté et d'inventivité, c'était fabuleux !

Il ne fallait donc pas dévoiler ce côté vraiment magique du spectacle, c'était tout à fait normal.

Voici donc quelques clichés du début:

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

 et de la fin :

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

Merci aux éclairagistes !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

Hubert Brigand a félicité la Bajon après sa magnifique performance, et lui a offert un superbe bouquet...

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

Notre Maire a été littéralement emballé par la Bajon !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

Rejoignez moi au foyer-bar pour faire connaissance nous a-t-elle dit !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

Après sa prestation magnifique, la Bajon a rencontré ses admirateurs au foyer-bar du TGB,  a accepté de poser avec eux pour des photos souvenirs et a dédicacé son livre, avec un sourire très, très naturel.

Elle aime son public et ça se voit !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

 Un petit rappel plein d'humour :

-La Bajon est intégralement remboursée par la Sécurité sociale

-Tous les Grands de ce monde consultent La Bajon avant d'agir pour le bien de l'Humanité

-La Bajon est inscrite au patrimoine de l'Unesco

-La Bajon ne mourra jamais, Dieu ne le permettra pas

-La Bajon a estimé que ce petit préambule a dû vous suffire pour venir l'applaudir...

Et ce fut le cas, nous avons assisté à un superbe spectacle, alors vivement le suivant !!

" Vous couperez, La Bajon", un spectacle qu'il ne fallait pas manquer au Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine !

 Auteurs : Vincent Leroy et La Bajon

Avec : La Bajon

Sans déconner Production et MA Prod

 

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Octobre 2021

 

"Le mystère Picasso", une deuxième conférence de Michel Lagrange pour l'Association Culturelle Châtillonnaise

 

 L’Association Culturelle Châtillonnaise de l’Université pour Tous organise une deuxième  conférence sur Picasso intitulée

« Le Mystère Picasso »

le lundi  8 novembre à la salle des Conférences de la Mairie de Châtillon, à 14 heures 3O.

L’auteur Michel Lagrange a présenté dans la première conférence une biographie de l’auteur de Guernica, suivie d’un aperçu de son évolution, qui a pris parfois l’allure d’une vraie révolution picturale.

La seconde conférence sera consacrée à l’analyse des grands thèmes et des périodes principales de cette création sans limites, tels la Femme, l’Enfant, les Autoportraits, la Tauromachie, les sculptures… De nombreuses illustrations nous conduiront dans les mystères de cette œuvre innombrable.

Enfin, nous verrons que la stylisation et les déformations remontent aux origines même de l’art. 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 12 Octobre 2021

Lors des Journées du Patrimoine 2021, les visiteurs du Musée du Pays Châtillonnais ont pu voir et admirer des souvenirs relatifs au Maréchal Auguste Viesse de Marmont, Duc de Raguse et à sa famille.

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Tout d'abord le portrait de son père Louis Nicolas Edme Viesse de Marmont (1729-1806) :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

 La mère de Marmont , Clotilde Victoire Chapperon de Charbonnière  (1747-1815) :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Son épouse, née Hortense Perregaux, fille d'Antoine Perregaux, un des fondateurs de la Banque de France  (1779-1857) :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Ses cousines :

Sophie Le Lieur (1769-1842)  :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

et Françoise Le Lieur  (1774-1851):

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Sophie Le Lieur épousa Joseph Claude Grézard, Baron d'Empire (1767-1826)

Voici les époux Grézard  côte à côte :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Les époux Grézard eurent une fille, Hortense (1806....):

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

C'est grâce aux descendants de la famille  Grézard, nous dit madame Monnet, conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais que tous les objets , portraits, meubles, documents etc...du Maréchal Marmont furent offerts et remis à la Ville de Châtillon sur Seine.

Dans la vitrine des portraits il y avait bien sûr l'émouvant portrait du jeune Auguste Viesse de Marmont sans doute adolescent...

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

et d'un de ses jouets, une ravissante boîte à images

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Durant les Journées du Patrimoine 2021, ous avons pu admirer des objets luxueux ayant appartenu à Hortense Grézard et à son père : leurs " nécessaires de toilette"

Celui d'Hortense :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

celui de son père Joseph Claude Grézard :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

et dans un compartiment secret...des cheveux !

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

D'autres cheveux de la famille ont été utilisés par Sophie et sa fille Hortense, dans ce tableau, pour broder un paysage...

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Dans cette vitrine, on admire un magnifique "sabre à la turque" qui fut forgé à Sainte-Colombe, dans les forges du Duc de Raguse .

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Ce sabre est celui du Comte de Komierowski, qui fut aide de camp du Maréchal Marmont.

Gérard Joblot l'a photographié pour le blog :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Et dans une autre vitrine, un souvenir que Marmont conserva toujours précieusement avec lui : le portrait du fils de Napoléon, Roi de Rome et Duc de Reichstadt.

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Ce portrait lui fut offert par le Duc de Reichstadt lui-même,  lors de visites que Marmont lui fit à Vienne, en effet :

Le jeune Napoléon de 20 ans et le vieux maréchal de 57 ans affichèrent une certaine proximité.

Marmont s'empressa de donner tous les détails de sa vie avec Napoléon.

Pendant trois mois, Marmont donna, trois jours par semaine, au jeune Napoléon de véritables cours d'histoire sur la vie de Napoléon et l'histoire de l'Empire.*

Puis les rencontres se firent plus espacées, et moins scolaires, jusqu'à la mort du duc de Reichstadt, le 22 juillet 1832.

*Le jeune Napoléon fut très heureux de connaître, par Marmont, la vie de son père, puisque personne à la cour de Vienne ne lui en avait parlé en détail.

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Un autre souvenir que Marmont conserva près de lui : ce tableau représentant Napoléon 1er :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Et cet autre tableau qui ne le quitta jamais :

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

On comprend pourquoi le Duc de Raguse conserva ce tableau jusqu'à sa mort, en prenant connaissance de  l'histoire que David a représentée...

En effet, Marmont trouva toujours injuste la disgrâce de Napoléon à son égard.

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Je voudrais ici rendre un hommage à ceux qui ont si bien présenté au public la collection Marmont lors des Journées du Patrimoine :

Madame Catherine Monnet, Conservatrice en chef et Directrice du Musée du Pays Châtillonnais, toujours enthousiaste, et porteuse de nombreux projets pour notre beau Musée .

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

Un hommage aussi à Louise-Marie et Djo qui connaissent tant de choses sur les collections du Musée et qui savent si bien les partager... avec le sourire !

Quelques portraits et souvenirs intimes de la famille d'Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse ont été présentés au Musée du Pays Châtillonnais

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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