Publié le 11 Avril 2021

 A l’invitation du TGB, quatorze élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR de Dijon) sont venus assister à la sortie de résidence professionnelle Molière !, à la salle Kiki de Montparnasse.
 
 
Ces étudiants de 3e cycle et de COP (Cycle à Orientation Professionnelle) étaient accompagnés de leur professeur Alain Meneust. 
Il est prévu qu’ils suivent une Master Class avec l’auteur, comédien et metteur en scène Martin Petiguyot (compagnie Amaranta), en mai prochain à Dijon.
 Dans le cadre de leur cursus pédagogique, après ce bel aperçu des coulisses de création du nouveau spectacle qui sera programmé en octobre prochain à Châtillon-sur-seine, les étudiants sont descendus au centre ville.

Une classe du Conservatoire régional de Dijon a découvrert la vitalité théâtrale châtillonnaise

 Accueillis par Catherine Miraton, directrice du Théâtre Gaston Bernard, ils ont pu visiter le lieu et son projet professionnel exigeant développé en milieu rural.

Une classe du Conservatoire régional de Dijon a découvrert la vitalité théâtrale châtillonnaise

 Enchantés de cet après-midi  "au vert" en Pays Châtillonnais, ces derniers ont été très surpris de découvrir une telle émulation artistique et culturelle dans une petite ville.
 « Cette sortie, dans le contexte sanitaire actuel, a été une véritable véritable bouffée d’air frais pour les élèves », a commenté leur professeur Alain Meneust.  

Une classe du Conservatoire régional de Dijon a découvrert la vitalité théâtrale châtillonnaise

 

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Publié le 9 Avril 2021

René Drappier est allé admirer les exploits de voltigeurs à l'aérodrome de Châtillon sur Seine...

Voici quelques photos des voltigeurs dijonnais qui sont venus pendant 3 jours s'entraîner dans le ciel châtillonnais.

Avec leurs machines d'une puissance de 300 chevaux  ils nous ont montré les différentes figures qu'ils devront effectuer lors des prochains championnats.

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

De la voltige à l'aéro-club de Châtillon sur Seine....

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Avril 2021

 Marie-Geneviève et François Poillotte nous font connaître aujourd'hui les premières fleurs sauvages qui s'épanouissent à la fin de l'hiver dans le Châtillonnais.

Merci à eux pour leurs documentations toujours aussi intéressantes, tant sur les champignons que sur les fleurs !

Les fleurs printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

Les fleurs sauvages  printanières du Châtillonnais...

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Avril 2021

La Société Archéologique et Historique va publier un ouvrage sur la vallée du Brevon...

Un ouvrage qui va s'avérer passionnant, jugez-en en lisant son  sommaire :

 

- Présentation géographique 

-Données climatiques 

-Aperçu géologique et hydrogéologique 

-Géologie

-Les formations récentes

-Les alluvions

-Les marais tufeux

-Les données structurales 

-La structure monoclinale 

-Les failles et diaclases

-Hydrogéologie

-Les aquifères 

-Les sources 

-Hydrographie

-Les béliers hydrauliques

-Le principe de fonctionnement 

-Les performances du bélier hydraulique 

-Les béliers hydrauliques de la vallée du Brevon 

-La vallée supérieure du Brevon 

-Échalot : un peu d’histoire 

-Grand Bois et Valfermet

-Un peu d’histoire

-La vallée inférieure du Brevon 

-Beaulieu : un peu d’histoire

-Le prieuré de Beaulieu

-Le cahier de doléances, une exigence inhabituelle 

-La réintégration de la commune de Beaulieu

-dans le bois de « Champ Berger » 

-Voies de fait et délits par les habitants de Beaulieu, pendant la période révolutionnaire 

-Le camp allemand de Beaulieu 

-Rochefort-sur-Brevon : un peu d’histoire

-Quatre évêques donnés au diocèse de Langres 

-La seigneurie de Rochefort au Moyen Âge. 

-La seigneurie de Rochefort sous l’Ancien Régime 

-Un long différend entre les Chartraire et les Communautés villageoises de Rochefort, du Puiset et de Beaulieu 

-La question de la maison presbytérale à la Révolution 

-Rochefort et ses forges 

-Hameau du Puiset 

-La vallée de la Chouette 

-Saint-Germain-le-Rocheux : un peu d’histoire 

-La rue du Chapitre 

-La rue du Roi 

-Le prieuré du Val-des-Choux, propriétaire à Saint-Germain-le-Rocheux

-La question de la dîme 

-Le cahier de doléances des habitants de SaintGermain-le-Rocheux, à la fin de l’Ancien Régime

-Le bélier hydraulique de Saint-Germain-leRocheux 

-Le moulin de Saint-Germain-le-Rocheux

-Le flottage du bois sur le Brevon 

-Busseaut : un peu d’histoire 

-La commune de Busseaut à la Révolution. La commune déboutée dans sa demande de restitution d’un bois 

-Le maintien du droit de pâturage des habitants de Busseaut dans les bois de l’État 

-Le fief de Champ-Chevalier

-Hameau de la Grange-Didier

-Le moulin de Busseaut

-La pisciculture (forge) de la Chouette 

-La Chouette, un « Port » pour le bois flotté 

-Brémur-et-Vaurois : un peu d’histoire

-La seigneurie de Brémur au Moyen Âge 

-Les seigneuries de Rocheprise, Brémur et Vaurois, sous l’Ancien Régime

- Faune, flore et fonge de la vallée du Brevon 

-Les prairies de fond de vallée 

-Les marais tufeux 

-La forêt et les bords de route 

-Quelques espèces emblématiques des marais tufeux 

-La vallée du Brevon, protection des milieux 

-La préservation de la biodiversité, les outils 

-Les ZNIEFF 

-Natura «2000»

-Espaces naturels sensibles 

-La continuité écologique 

-Une vallée du Parc national des forêts – Tourisme

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Avril 2021

Quelle joie, lorsque je suis passée samedi 3 avril 2021, à Rochefort (profitant de la trêve de Pâques !) lorsque j'ai vu que la forge de Rochefort était  en pleine reconstruction.

Vous savez que je surveille la rénovation de ce magnifique édifice depuis des années, vous pourrez en voir les étapes en cliquant sur ce lien :

http://www.christaldesaintmarc.com/suivi-de-la-forge-de-rochefort-a102994685

La forge de Rochefort est en reconstruction !!! quelle excellente nouvelle....

La grande cheminée est déjà rénovée, elle est superbe...

La forge de Rochefort est en reconstruction !!! quelle excellente nouvelle....

Et la charpente se monte peu à peu ...

La forge de Rochefort est en reconstruction !!! quelle excellente nouvelle....

Un coup d'œil au si joli étang de Rochefort...qui a failli disparaître en application de directives complètement absurdes.....

La forge de Rochefort est en reconstruction !!! quelle excellente nouvelle....

La forge de Rochefort est en reconstruction !!! quelle excellente nouvelle....

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Avril 2021

Un appel de Denis Bourtequoy au sujet de la course "Vivre avec Parkinson" qui se déroulera les 9, 10 et11 avril 2021

Comme en Novembre 2021, l’association « Vivre avec Parkinson » dont je fais partie organise une course Virtuelle ( Marche, course Vélo, Rollers etc.…) sur 2, 5 ou 10 kms.

 Nous profitons de la journée Mondiale Parkinson pour vous inviter à vous mobiliser avec nous , les 9 , 10 et 11 avril 2021 où vous voulez , à l’heure que vous souhaitez. Ainsi, nous serons tous réunis autour d’un objectif commun qui va permettre à l’association « Vivre avec Parkinson » de récolter des fonds pour la recherche.

Votre soutien nous est très précieux.

L’association compte sur vous.

Vous pouvez vous inscrire sur www.vivreavecparkinson.fr

 Nous continuons notre action pour la collecte des cartouches d’encre vide ( jet d’encre) ,dans le même but que la course virtuelle.

Vous pouvez déposer chez les collecteurs suivants :

- Mairie de Châtillon sur seine

- Zora Coiffure

- Instant Beauté

- Pharmacie Rive de Seine

- La gourmandise

- Auchan

- Chez moi.

 D’autre part, l’association « vivre avec Parkinson » a composé une chanson « Notre défi » avec la collaboration des membres de l’association pour les paroles et d’un ami musicien, Michel Giraux , pour l’arrangement, le chant et la composition musicale.

Cette chanson reflète la vie d’une personne atteinte de la maladie de Parkinson.

 « Notre Défi »

 Quand on nous souhaite une bonne santé, ces mots ne sont pas vides de sens, surtout quand ils résonnent sur Parkinson.

Ce colocataire qu’on ne recommanderait à personne s’est incrusté pour la vie.

Il est entré dans notre corps signalant sa présence à chaque instant.an….

 Refrain

Rester maître à bord est notre défi, ne pas lui laisser les commandes de notre vie.

Rester maître à bord est notre défi, ne pas déléguer les commandes de notre vie, de notre vie.

Quand on nous souhaite une bonne santé, ces mots ne sont pas vides de sens, surtout quand ils résonnent sur Parkinson.

Heureusement, y a la molécule du plaisir, notre copine, dopamine.

Sensation si agréable et si précieuse, tellement vitale quand on a trop mal.

Bien sûr, y a aussi la famille et les amis souvent impuissants, mais si essentiels.

Ils aimeraient tant nous soulager, nous libérer de cette prison et nous faire voir un autre ciel, le bout du tunnel

Refrain

Rester maître à bord est notre défi, ne pas lui laisser les commandes de notre vie.

Rester maître à bord est notre défi, ne pas déléguer les commandes de notre vie, de notre vie.

Quand on nous souhaite une bonne santé, ces mots ne sont pas vides de sens, surtout quand ils résonnent sur Parkinson.

Marathoniens de la vie, quand nous bougeons, marchons , courons , notre esprit s’évade aussi.

C’est fondamental pour lui comme le soutien de l’association à qui nous disons un grand merci.

Pour ses valeurs qui sont les mêmes que celles du sport, elles nous aident ensemble à tenir bon, à être encore plus fort.

Donner , recevoir et partager sont les vertus qui résonnent dans vivre avec Parkinson.Vivre avec parkinson.

Refrain

Rester maître à bord est notre défi, ne pas lui laisser les commandes de notre vie.

Rester maître à bord est notre défi, ne pas déléguer les commandes de notre vie, de notre vie.

Quand on nous souhaite une bonne santé, ces mots ne sont pas vides de sens, surtout quand ils résonnent sur « Vivre avec Parkinson ».

Un appel de Denis Bourtequoy au sujet de la course "Vivre avec Parkinson" qui se déroulera les 9, 10 et11 avril 2021

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Avril 2021

 Claude Minard nous fait connaître aujourd'hui les origines de la fête de Pâques, et aussi de la tradition des œufs en chocolat, avec beaucoup de détails...que nous ne connaissons pas.

Alors bravo, et merci à lui !

 

C’est en 325 que fut établie la date précise du jour de Pâques, lors du concile de Nicée réuni par l’empereur Constantin.
« Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après. »

L’intrigant silence qui régnait pendant la semaine précédant Pâques, ne manquait pas d’amener les enfants à demander « Pourquoi les cloches ne sonnent pas ? » (C’est moins vrai de nos jours)
Et depuis le moyen âge on leur rétorque « qu’elles sont parties à Rome et que le Pape les bénirait avant leur retour ». Oui mais pourquoi… ?

En résumé, à la fin du repas de Pâques (Pessah), ce repas bien connu et appelé la « Cène », Jésus se rendit avec ses disciples à « Gethsémani », plus connu aujourd’hui comme « Le Mont des oliviers ».

Il demanda à ses disciples « de rester ici » et en emmena 3 avec lui (Pierre, Jacques et Jean).
Tout 3 s’assoupirent et Jésus resté seul implora Dieu afin qu’il éloigne de lui « la coupe de l’agonie et du chagrin » et pardonne les péchés des hommes.
Pourquoi a-t-il emmené trois disciples qui se sont assoupis et n’ont témoigné de rien ?

Le lendemain, Jésus fut livré aux Romains par Judas, jugé et crucifié.

C’est donc pour célébrer les heures de « Gethsémani » que, pendant trois jours et en signe de deuil, les cloches sont condamnées au silence.

Toutefois, en certains lieux, cette coutume était détournée et le silence n’était pas respecté puisque l’on avait pris habitude de remplacer les sonneries des offices par le bruit de crécelles.

Et dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques, les cloches « reviennent ».
Elles sonnent (carillonnent) pour annoncer « la joie de la résurrection du Christ ».

Seulement, puisque depuis des lustres on a dit aux enfants qu’elles reviendraient avec des friandises qu’elles disperseraient et même qu’elles cacheraient dans les jardins et les prés… A partir de là, il fallut bien assumer…

Si chez nous les cloches ont cette tâche redoutable, dans d’autres pays comme la Suisse, l’Autriche, ou le Brésil c’est au « Lapin de Pâques » que revient cette distribution, comme dans une partie de l’Allemagne. En Bavière cette tâche est dévolue « au coq », en Thuringe et en Westphalie c’est « le renard » qui officie…

Les origines de Pâques....

Jadis, ces friandises étaient de simples œufs de poule, cuit dur de préférence (quoi que quelques œufs crus ajoutaient parfois au comique…) et généralement décorés.

Les origines de Pâques....

Jusqu’au XIXème siècle, les œufs étaient décorés (surtout dans les campagnes) avec des couleurs naturelles :


- Pour le rouge on utilisait de l’oignons coupés en tranches (des rouelles) que l’on faisait cuire, une décoction de racine de prunier ou encore du bois de Campêche.


- Pour le violet, c’était de la betterave, des violettes ou du « Bois du Brésil »

- Pour le rose, les épluchures de radis faisaient l’affaire

- Pour le vert, des feuille d’orties ou de lierre

- Pour le brun de la chicorée

De plus, toutes sortes de techniques étaient utilisées pour réaliser les motifs, application de cire, enrobage de mousseline etc…

Les origines de Pâques....

Mais il y avait plus complexe.
Dès le XVIIIe siècle, les œufs (frais) étaient vidés puis remplis de chocolat liquide.
A ce propos, il faut bien dire que le « gobage » d’œufs crus s’est un peu perdu.
Dommage c’était pourtant bien agréable…

Ces œufs ont naturellement fait place à une multitude de répliques en chocolat et autres délices.

Les origines de Pâques....

-En 1847 les frères Fry (Francis, Richard et Joseph Fry), probablement les premiers chocolatiers au monde, inventent un mélange « sucre, beurre de cacao, chocolat en poudre » permettant l'obtention d’une pâte molle que l'on peut verser dans des moules.

A partir de cet instant, l’association de l’œuf à la poule, puis plus curieusement au lapin, devint naturelle.

Les origines de Pâques....

Dictons :


- Noël au balcon, Pâques aux tisons(mais aussi le fameux « Noël au balcon, Paco Rabanne »)

- A Noël moucherons, à Pâques glaçons

- Pâques longtemps désirées sont en un jour tôt passées

- Quand Mardi-gras est de vert vêtu, Pâques met des habits blancs

Parole d’enfant :


- Est-ce que la maman d’un œuf de Pâques c’est une poule en chocolat ?


Le saviez-vous ?


-La Pâque, avec une majuscule, est un nom féminin singulier, c’est la fête solennelle des juifs célébrée chaque année en mémoire de leur sortie d'Égypte.

-La pâque, sans majuscule, désigne l'agneau pascal : on « mange la pâque »

-Pâques, au pluriel et avec une majuscule, est la fête solennelle célébrée chaque année en mémoire de la résurrection du Christ Jésus.

-Nom féminin, il s’écrit également avec un adjectif épithète : « de joyeuses Pâques », « des Pâques heureuses ».

-Nom masculin avec le sens elliptique de « jour de Pâques », dans les expressions : « la semaine de Pâques », « Pâques est célébré le 4 avril en 2021».

-Faire Pâques » ou « Faire ses Pâques » signifie faire pénitence.

Les origines de Pâques....

Le blog de Claude Minard où vous pourrez savoir tout, absolument tout sur le Morvan ... c'est une mine de renseignements incroyable !

 www.eulglod.fr/morvan/index.htm

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Avril 2021

Dans le cadre de son action de soutien à la création régionale, le Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine a accueilli la compagnie Amaranta, en résidence du 26 mars au 4 avril 2021, pour une étape de création de son nouveau projet artistique "Molière !"

Catherine Miraton, directrice du Théâtre Gaston Bernard de Châtillon sur Seine, a présenté aux professionnels du théâtre vivant et à la presse,  Martin Petitguyot , auteur, metteur en scène, comédien et directeur artistique de la Compagnie Amaranta..

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle: "Molière"..

Martin Petitguyot est un électron libre du théâtre.

En 2010 il monte sa compagnie Amaranta pour porter un projet qui lui tenait à cœur "La vieille qui lançait des couteaux" qu'il a écrit, joué et mis en scène (vu à Châtillon sur Seine en 2017)

Il continue de signer des mises en scène pour la Compagnie Carabosse, Didier Super, Fred Tousch, il a joué avec Théâtre Group' l'inoubliable vieux de "la jurassienne de Réparation" (vu à la Barotte l'an dernier).

Martin a très tôt été attiré par le théâtre, il a fait des stages avec la Ligue française d'improvisation, puis au Grenier de Bourgogne, au Conservatoire de Dijon, aux Ateliers du Nouveau Théâtre de Bourgogne, puis ensuite au Conservatoire National Supérieur de Paris où il a rencontré notamment Catherine Hiégel qui sera consultante pour le spectacle "Molière !" qu'il a préparé lors de sa résidence salle Kiki de Montparnasse.

Martin Petitguyot, accueilli durant une semaine en résidence salle Kiki de Montparnasse, a présenté le travail qu'il a accompli...en tombant le masque puisqu'il était à plusieurs mètres de nous.

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle sur "Molière"..

J'ai été surprise, avant la présentation de ce travail en résidence, en remarquant au sol de la salle Kiki, une sorte de piste de cirque, entourée de feuilles écrites à la main, retenues par des pierres (pierres nécessaires car l'aération était à son maximum à cause de l'épidémie !)

Cette présentation m'a fait penser à un spectacle inoubliable que nous avait présenté la compagnie Amaranta il y a quatre ans, une comédie jubilatoire qui se jouait à l'intérieur d'un petit cirque ambulant :

"La vieille qui lançait des couteaux"

http://www.christaldesaintmarc.com/la-vieille-qui-lancait-des-couteaux-autheatre-gaston-bernard-de-chatil-a131831702

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle sur "Molière"..

Qu'avait donc écrit Martin Petitguyot sur ces feuilles volantes ?

Eh bien tout simplement l'esquisse de son prochain spectacle, qui sera une sorte de "one man show", sur la vie et l'œuvre de Molière, depuis sa naissance, jusqu'à sa mort !

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle sur "Molière"..

 Martin Petitguyot a consulté beaucoup d'ouvrages qui ont été écrits sur l'auteur de génie que fut Molière, mais beaucoup étaient incomplets, pénibles à lire, d'autres, à l'évidence, inexacts...

L'auteur futur de la pièce "Molière !" en a retenu un, celui écrit par Georges Forestier qui est absolument remarquable car les recherches qu'il contient sont extrêmement approfondies, il s'agit de:

"Molière", aux éditions   Gallimard.

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse à Châtillon sur Seine, l' esquisse de son futur spectacle: "Molière !"..

Voilà ce que Georges Forestier nous dit de Molière :

Il existe un mythe de Molière édifié sur un monceau de légendes, approximatives, artificieuses, extravagantes : mari jaloux et malheureux ; d'humeur rêveuse et mélancolique ; versificateur maladroit ; acteur doué pour le seul jeu comique ; malade consumé par ses mauvais poumons...

Des générations de biographes ont colporté ces fables qui composent encore aujourd'hui son portrait.

Comment retrouver le vrai Molière, celui que ses contemporains ont connu et qui nous est largement dérobé ?

Il ne subsiste de lui ni manuscrits, ni lettres, ni écrits intimes.

Pour connaître au plus près la figure de l'homme, l'itinéraire de l'acteur, l'audace du directeur de théâtre, l'ingéniosité créatrice de l'auteur, il faut revenir aux témoignages méconnus, aux documents oubliés, aux traces matérielles - tout ce qui restitue, souvent par effraction, les travaux et les jours de l'homme, la vie d'une famille hors norme, les tribulations d'une troupe d'exception, la séduction de l'artiste-courtisan devenu le favori de Louis XIV, et qui éclaire les fulgurances du plus grand auteur comique occidental.

Georges Forestier a  reconstitué la formation intellectuelle, a révélé les secrets de fabrication de ses oeuvres et fait découvrir la logique qui préside à l'enchaînement des pièces en perpétuel renouvellement.

Au fil des spectacles, à la Cour comme à la Ville, et d'un triomphe à l'autre, c'est le genre même de la comédie que Molière ne cesse de révolutionner.

Voilà pourquoi cet alchimiste reste indéfiniment le contemporain de ses spectateurs et de ses lecteurs.

 Et voilà aussi pourquoi Martin Petitguyot, qui est un admirateur inconditionnel de  Molière, qui, comme lui, auteur, fut comédien, directeur de troupe, et qui fut surtout un véritable génie que nul n'a jamais pu égaler, s'est servi de cette foisonnante documentation pour monter un spectacle....

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle sur "Molière"..

Martin Petitguyot a  en effet, puisé une mine de renseignements dans le livre de Georges Forestier, documentation qu'il va nous restituer sous forme d'un "one man show", où, vêtu comme un petit marquis à chapeau à plumes, il nous contera la vie de Molière....

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle sur "Molière"..

"Molière !" sera présenté durant la prochaine saison théâtrale au TGB de Châtillon sur Seine, si tout va bien...les 13 et 14 octobre 2021.

Alors croisons les doigts, et attendons avec impatience le spectacle "Molière !" qui, sans nul doute, sera éblouissant tant la personnalité de son auteur, Martin Petitguyot, est...flamboyante à l'instar de celle de son auteur préféré, l'incomparable Jean-Baptiste Poquelin, dit...Molière !

 Martin Petitguyot a présenté, salle Kiki de Montparnasse, l' esquisse de son futur spectacle sur "Molière"..

http://www.lamuserie.com/wp-content/uploads/2021/02/Cr%C3%A9ation-2021-2022-Moli%C3%A8re-dossier-au-22.12.2020-Rue.pdf

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 1 Avril 2021

 Voici un des nombreux "miracles" que peut nous réserver Internet !

Günter Wiesendahl, historien allemand, habitant de la ville de Hamm en Westphalie, est tombé un jour sur un article du blog relatant "la surprise de Châtillon", c'est à dire l'attaque des Prussiens par les Francs-Tireurs de Riccioti Garibaldi à Châtillon sur Seine, en 1870.

Aussitôt il m'a écrit pour me signaler que les soldats Prussiens qui ont subi cette attaque  à Châtillon sur Seine, étaient originaires de sa ville , Hamm, et qu'il possédait des documents sur le sujet.

Une correspondance très active a suivi, à laquelle se sont joints Dominique Masson et Jean-Paul Blanchard, et ainsi beaucoup d'articles ont pu être publiés sur ce blog :

 http://www.christaldesaintmarc.com/la-surprise-de-chatillon-du-19-novembre-1870-vue-du-cote-prussien-s-in-a204230112

http://www.christaldesaintmarc.com/des-soldats-francais-tombes-pendant-la-guerre-de-1870-sont-enterres-en-a204227362

http://www.christaldesaintmarc.com/les-notules-d-histoire-de-dominique-masson-c28667612

http://www.christaldesaintmarc.com/jean-paul-blanchard-apporte-des-renseignements-importants-sur-la-guerr-a206438398

 Aujourd'hui, Günter Wiesendahl nous dévoile un fait STUPÉFIANT :

la ville de Hamm fut, il y a 225 ans, la capitale de la France en exil  !

Il y a exactement 225 ans, des aristocrates français qui avaient fui les révolutionnaires ont trouvé asile à Hamm.

Parmi eux, les deux frères du roi Louis XVI, Louis, Comte de Provence  (futur Louis XVIII)

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

et Charles, Comte d'Artois (Futur Charles X).

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

 Après l'exécution du roi, son frère cadet Louis, Comte de Provence, se nomma souverain de la France le 28 janvier 1793 et y établit un gouvernement en exil.

 Hamm fut en quelque sorte la capitale de la France pendant près d'un an, aux côtés de Paris !

L'historienne Lucia Farenholtz a retracé en détail un chapitre extraordinaire de l'histoire de la ville.

La Révolution française de 1789 a entraîné un bouleversement total des conditions politiques, sociales et religieuses dans toute l'Europe.

Les pays environnants ont été entraînés dans le conflit intérieur-français alors que de plus en plus d'aristocrates et de clergés ont fui vers les pays voisins.

En 1791/92, une importante colonie de réfugiés français s'était formée à Coblence.

Ils résidaient dans le Nassauer Hof

Lorsque les troupes des Autrichiens et des Prussiens, alliés contre l'armée révolutionnaire, ont dû battre en retraite de l'autre côté du Rhin, la situation à Coblence n'était plus sûre.

De nombreux prêtres et religieux ont fui vers les principaux diocèses de Münster et Paderborn.

Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, permit aux nobles réfugiés de s'installer temporairement à Hamm.

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

Ainsi, le 7 décembre 1792, les frères du roi de France Louis XVI, Louis, Comte de de Provence et Charles, Comte d’Artois, vinrent dans la ville.

Voici l'arrivée des princes, et de leur suite dans la ville de Hamm :

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

Avec eux sont venus non seulement leurs familles, mais aussi environ 200 domestiques et une

« cour de 55 personnes, dont certains nobles, notables, avec beaucoup de chevaux et de chariots »

comme le rapporte le maire Johann Anton Arnold Möller.

Les frères aristocratiques, leurs familles et les serviteurs les plus proches étaient logés dans le "Nassauer Hof", le reste des Français devait chercher ailleurs dans la ville.

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

(Sur ce plan, le numéro 1 correspond au lieu, le Nassauer Hof, où logèrent les aristocrates français)

Hamm à cette époque avait une population d'environ 3000 personnes, on peut imaginer que les conditions de vie étaient assez exiguës et ne répondaient certainement pas aux standards habituels de l'aristocratie française.

Pour la population locale, le contact soudain avec ces exilés exotiques ne fut pas facile: majoritairement calviniste, la population de la ville fut frappée par le style de vie luxueux des Français catholiques.

Bien que ceux-ci aient apporté beaucoup d'argent dans la ville par le biais des revenus locatifs et de la consommation, cela a à son tour rendit la nourriture si chère que les citoyens se plaignirent au maire:

Le maire Juckenack est allé voir le magistrat et s'est plaint que le séjour des princes était très cher .

« Un pot de lait ne coûte généralement que 2 Stüber, mais maintenant il en coûte 8.»

On craignait également que ces exilés éminents ne conduisent à des attaques de révolutionnaires.

Cette crainte explique un pamphlet anonyme qui a été suspendu une nuit :

« Si les Français qui restent ici ne font pas leurs bagages dans les 24 heures, les citoyens les expulseront de force et livreront le comte d'Artois à la Convention nationale, vivant ou mort , avec lui ce canal reçoit sa récompense bien méritée et nous sommes protégés contre les dangers qui nous menacent.

S'il en venait à cela, tous les Français qui sont ici et que nous connaissons sur la liste ne peuvent que s'en préoccuper.»

Mais cette extradition n'a jamais eu lieu et le greffier n'a pas été dénoncé.

Le roi de Prusse n'a pas cédé aux inquiétudes également exprimées par le magistrat.

Les Français devraient plutôt rester à Hamm, car la garnison disponible ici pouvait mieux les protéger et les contrôler.

Sur un autre point, cependant, le roi de Prusse céda aux préoccupations de la population locale: il interdit aux prêtres catholiques qui avaient également fui et qui avaient voyagé avec les princes des sermons publics dans l'église de Sainte-Agnès.

 Louis XVI, le 21 janvier 1793, ayant été exécuté à Paris, son frère Louis se déclara régent de France au nom de son neveu mineur.

Cette "déclaration du marteau", la "Déclaration du Régent de France", existe toujours au Louvre aujourd'hui.

Elle proclame un véritable gouvernement en exil: Louis de Provence devient régent, Charles d'Artois lieutenant général de France.

La déclaration était adressée à tous les Français et appelait à la libération de la reine Marie-Antoinette emprisonnée et de son fils, l'héritier du trône, Louis.

En outre, la restauration des conditions d'avant la révolution fut proclamée: entre autres, la réintroduction de la monarchie, la restauration des anciennes structures administratives et la restauration des anciens droits fonciers et possessions de la noblesse et du clergé.

L'Église catholique devait être rétablie en tant que religion d'État.

Bien que cette déclaration ait été envoyée en France et devait y être publiée, elle n'a été prise au sérieux ni par le gouvernement révolutionnaire ni par les dirigeants des pays voisins, et le gouvernement en exil n'a pas été reconnu..

La reine Marie-Antoinette fut exécutée le 16 octobre 1793, son fils Louis XVII, mourut en prison en 1795.

A cette époque, les deux princes n'étaient plus à Hamm.

Louis avait déjà quitté la ville en décembre 1793 pour l'Italie, son frère Charles resta à Hamm jusqu'à la mi-1794.

Karl Freiherr vom Stein, qui fut président de la Märkische War and Domain Chamber de 1793 à 1804, décrit les deux princes, avec lesquels il a probablement eu des contacts sociaux, dans une lettre datée du 3 octobre 1793 à Caroline von Berg, Lady -en attente et confidente de la reine Luise de Prusse:

"Louis de Provence est un homme de bonne humeur, sensé et éduqué par des expériences qui ne sont pas restées inutilisées, ses jugements sont tout à fait appropriés.

Le comte d'Artois a plus de vivacité, mais aussi un feu sauvage de plus, dans son apparence encore beaucoup de français venteux, d'ailleurs timide de [= intelligent], drôle et, je crois capable de beaucoup de détermination.

Dans l'ensemble leur comportement est calme, dans leurs paroles sur les affaires de l'époque, ils sont prudents, ici et puis bien sûr ils montrent du mécontentement, ils disent qu'ils sont négligés, que la grande cause de l'ordre social est poursuivie avec froideur et inconséquence."

Et bien que les princes aient dû ressentir le mécontentement de la population, en 1794, le comte d'Artois remercia poliment la Chambre de la guerre et du domaine pour l'agréable séjour à Hamm:

«Je suis très réticent à quitter une ville où j'ai tant de preuves de affection

Je vous demande, messieurs, de faire connaître mes sentiments aux habitants de Hamm [...]

Je ne sais pas si le ciel me ramènera dans cette ville, mais vous croyez, messieurs, à moi. rien ne pourra vous priver de ma mémoire, d'autant plus qu'il éteindra mes sentiments de respect et d'affection, avec lesquels je vous resterai dévoué tant que je vivrai.»

Les deux frères devinrent en fait rois de France après l'époque napoléonienne:

Louis comme Louis XVIII, régna de 1814 à 1824.

Après sa mort, son frère, Charles X, fut son successeur jusqu'à ce qu'il soit déposé par la révolution de juillet en 1830.

Malheureusement, il ne reste plus rien du logement des princes à cette époque, le "Nassauer Hof", car il fut démoli.

Seul le nom de la rue rappelle encore cette résidence aristocratique du centre-ville de la famille von Nassau.

Cette ferme existait probablement depuis le XIVe siècle.

Elle appartenait au XVIIIe siècle des familles von Westhoven et von Sudhausen.

Après que l'hôpital catholique a acquis le "Nassauer Hof" en 1853 et l'a finalement démoli après plusieurs extensions pour un nouveau bâtiment, le terme "Nassauer Hof" a été transféré au bâtiment représentatif à côté, qui appartenait probablement également à la zone de La cour aristocratique d'origine, mais avait déjà été vendue à Hofrat Kühlenthal, l'administrateur du trésor du domaine, en 1783.

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

Le baron vom Stein y séjourna aussi souvent:

Il [ Vom Stein] séjourna, surtout en été, dans la maison de Hofrat Kühlenthal, située sur le mur sud.

Des chambres hautes, que lui, ami de la nature, habitait , la vue sur les montagnes du sud, où le temps calme, qu'il aimait, le reposait.

Ce bâtiment a également été démoli pour faire place à une nouvelle extension de l'hôpital en 1932.

(Copie au moyen de la reconnaissance de caractères OCR par Günter Wiesendahl 2021)

La ville de Hamm a tenu à conserver la mémoire de cet événement, en érigeant une stèle commémorative .

Mémoire des princes français

Une stèle sur l'histoire de la ville a été dévoilée à l'hôpital Saint-Marien par l'archiviste de la ville ( à gauche) Elke Knopp, le président du district Peter Raszka, le maire Monika Simshauser et la présidente de l'association d'histoire Elisabeth Morscheck.

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

La stèle commémore les deux frères du roi de France Louis XVI, Louis Comte de Provence et Charles Comte de Artois, arrivés à Hamm en 1792 - il y a 225 ans.

Le roi de Prusse avait donné aux émigrants la ville de Hamm comme refuge.

Outre l'histoire des émigrants français, la stèle renseigne également sur le "Nassauer Hof", qui servait de quartier aux princes et à leur entourage.

Ici, après la mort de Louis XVI le 28 janvier 1793, fut rédigée la «Déclaration du marteau», dans laquelle Louis de Provence défendit son neveu mineur Louis XVII. déclaré régent de France.

Le contact soudain avec les nobles français ne fut pas sans difficultés pour la population locale.

À la fin du XVIIIe siècle, Hamm comptait environ 3000 habitants et 250 personnes venaient dans la ville avec les princes et leur entourage.

Les conditions de vie étaient exiguës.

(Copie à l'aide de la reconnaissance de caractères OCR par Günter Wiesendahl en 2021)

La ville de Hamm, en Westphalie, fut, il y a 225 ans, la capitale de la France !

Quelques renseignements sur la ville de Hamm :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hamm


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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 26 Mars 2021

Le titre de l'article pourrait faire penser à un poisson d'avril, puisqu'aujourd'hui nous sommes le premier jour de ce mois !!!  

Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

 

Mais il n'en est rien....

Ecoutons Eulglod, morvandiau passionné, nous conter l'histoire d'un bateau nommé "La Nièvre"....

 Il y avait du pétrole dans la Nièvre et vous ne le saviez pas ?

Oui, c’est vrai !

Mais que tout le monde reste calme ! Ça n’est là qu’un clin d’œil.

 Le pétrole en question se trouvait dans les soutes de « La Nièvre », un pétrolier ravitailleur.

Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

(La Nièvre)

A la fin de la Guerre 14-18, la marine nationale passa commande de quatre pétroliers aux arsenaux de Lorient.

Ces quatre « ravitailleurs rapides », l’Aube, la Durance, La Rance et la Nièvre, ont été construit entre 1919 et 1922 et avaient pour mission l’approvisionnement en carburant de l’ensemble de la flotte en pleine mer.

La Nièvre fut mise sur cale à Lorient le 5 septembre 1920, lancée le 10 mars 1921 et admise au service actif le 26 mars 1922.

 « La Nièvre » était un navire d’une longueur de 70 mètres pour une largeur de 11,60 mètres, un tirant d’eau de 2,28 mètres et une jauge de 2.800 tonnes.

Son moteur de 1.000 chevaux équipé d’une turbine de type Bréguet, lui permettait de transporter ses 1.500 tonnes de mazout à une vitesse de 10,5 nœuds.

En revanche, son réducteur de vitesse, de type Breguet lui aussi, fut particulièrement délicat à mettre au point.

Une particularité de ces quatre pétroliers était d’avoir été équipé, aussi, sur demande du ministre de la Marine, d’une voilure de 412 m² afin de leur permettre de rester manœuvrant en cas d’avarie machine.

Cette voilure, dont il avait pourtant été préconisé de ne pas en équiper les quatre pétroliers en raison de sa probable faible utilisation, était composée d’un foc de 70 m2, d’une trinquette de 47 m2, d’une misaine goélette de 135 m2, d’une pouillouse de 47 m2 et d’une brigantine de 113 m2.

Il semblerait que la majorité des navires construit à cette époque recevaient quasiment tous les mêmes appréciations :

« La Nièvre est un excellent bâtiment de mer. La stabilité de route en pleine charge est mauvaise, l’homme de barre doit être surveillé. Les compas sont bons mais les déviations changeant avec l’assiette du bâtiment il est important de vérifier souvent la variation. Le bâtiment manœuvre mal et a une puissance en AR si faible que toute manœuvre doit être faite avec le moins d’eau possible et qu’il ne faut jamais hésiter à mouiller les ancres à temps pour éviter le moindre contact avec les bâtiments à ravitailler.

La machine étant très fragile il faut éviter les emballements de l’hélice, par mauvais temps remplir d’eau les citernes nécessaires pour augmenter le tirant d’eau et diminuer la vitesse. »

Ou encore :

« Le bâtiment gouverne très bien vent debout et aux allures voisines. Il embarque beaucoup aux allures plus arrivées que le vent de travers et d’autant plus qu’il est plus léger.

La surface de voilure est trop réduite pour exercer une influence sensible dans la manière de gouverner. Nous n’avons fait aucune traversée avec la voilure seule. »

Essentiellement utilisée pour le ravitaillement des navires de la flotte française,
« La Nièvre » venait précisément de faire le plein des torpilleurs Orage, Ouragan et Bourrasque en mission de protection le long des côtes d’Espagne et remontait vers Brest.

 Hélas, le samedi 22 mai 1937 à 3 heures du matin, en pleine tempête, l’équipage ne voit ni le feu de Penmarc’h ni celui d’Armen et s’échoue sur les roches devant Porstarz en Primelin.

Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

Ce naufrage ne fit aucune victime, un seul blessé léger sur les 59 membres d'équipage, mais les cuves du pétrolier ont été perforées et les 250 tonnes de mazout restant provoquèrent une marée noire en s’échappant.

Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

Jugé irrécupérable, le pétrolier est « rayé » le 19 juin 1937 et vendu à la démolition le 22 juillet suivant.

Y avait-il du pétrole dans la Nièvre ?

La coque fut découpée et récupérée au fil des marées.

La courte carrière du pétrolier se termina donc à trois miles à l’Ouest de la baie d’Audierne.

 Retrouvez toute l'histoire de ce pétrolier sur :

http://lochprimelin.canalblog.com/archives/2012/07/05/24706220.html 

- Avec mes remerciements à Hervé pour son aimable autorisation de reprise des éléments et photos.
 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Mars 2021

 Cliquer pour mieux admirer cette photo magnifique !

Le calendrier d'avril, par Christian Labeaune....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 24 Mars 2021

Aujourd'hui, jour de Pâques, les enfants vont aller à la chasse aux œufs dans les jardins. Les "Dieux aux oiseaux" d'Alésia.....

Parlons donc aujourd'hui d'oiseaux que nos ancêtres Gallo-Romains aimaient tout comme nous... mais peut-être d'une façon plus religieuse.

Dans le dernier envoi de la revue Académia, j'ai  pris connaissance d'une étude sur plusieurs "dieux aux oiseaux" découverts à Alésia.

L'auteur, Pierre-Antoine Lamy, dans la Revue Archéologique de l'Est,t.63-2014,  signale que plusieurs statues représentant un "dieu aux oiseaux"ont été découvertes à Alésia.

Voici ce qu'il nous en dit :

 Aujourd’hui encore le « dieu aux oiseaux » gallo-romain demeure une divinité anonyme.

Si la répartition de ses  figurations indique une certaine popularité auprès des Éduens, c’est bien sûr chez les Mandubiens qu’ont été découverts la plupart des représentations du dieu.

Récemment, un nouveau buste en pierre a été mis au jour au sein d’un sanctuaire  gallo-romain d’Alésia, au lieu-dit « En Surelot ».

Il est alors possible de remettre une image du « dieu aux oiseaux » dans son contexte archéologique et de proposer une datation qui ne soit pas seulement établie sur des critères de style.

En revenant sur le corpus des figurations du dieu, sur les symboles et attributs qui lui sont liés, et en étudiant plus précisément le buste d’En Surelot, il est maintenant possible d’en savoir plus sur une divinité indéniablement populaire

Les figurations en buste répondent toutes à la même organisation : un dieu barbu dont on représente l’encolure et les épaules, sur lesquelles sont juchés deux oiseaux de grande taille.

Les deux têtes en ronde-bosse suivent ce schéma global.

Tous les volatiles dont les têtes sont conservées adoptent une disposition semblable : dominant légère-ment la tête humaine, ils tournent le bec vers elle, comme pour lui adresser la parole.

Enfin, têtes et bustes sont la plupart du temps figurés sans base moulurée, hormis un exemplaire conservé au musée Alésia

Ci dessous, une tête sans figuration du cou d’un dieu barbu aux mous-taches saillantes et aux cheveux courts formant une calotte. Il est entouré de deux colombes figurées sur un même plan et non pas réellement sur ses épaules. Chacune tourne le bec vers lui. L’espace entre le bec et le poitrail n’a pas été évidé. Espérandieu rapporte l’observation de traces de peinture.

(Conservé à la Fondation Flandreysy-Espérandieu, Palais du Roure, Avignon  ) :

Le "dieu aux oiseaux" d'Alésia.....

 Ci-dessous une autre représentation du "dieu aux oiseaux", découvert le 5 novembre 1907 par V. Pernet au lieu-dit « Le Cimetière Saint-Père »  dans le sous-sol d’un habitat gallo-romain de la bordure sud du forum .
Calcaire à entroques local. Haut. 15 cm ; larg. 15 cm ; prof. 25 cm.
Les colombes sont acéphales. Un large éclat a emporté le visage du dieu et le tiers correspondant de la face inférieure.
Buste d’un dieu aux cheveux bouclés couvrant les oreilles. Deux colombes sont juchées en léger retrait sur ses épaules. Le tout est figuré sur un socle quadrangulaire.
Conservé au Musée Alésia, Alise-Sainte-Reine (Inv. 2003.1.28).Cliché D.Geoffroy

Les "Dieux aux oiseaux" d'Alésia.....

Et à Dijon, au Musée Archéologique (un lieu que j'apprécie énormément  et qu'il me tarde de visiter de nouveau ) on peut admirer ce magnifique "Dieu aux oiseaux", découvert à Corgoloin :

Stèle à sommet cintré. Dans la niche supportée par des pilastres latéraux est figuré un dieu barbu debout, de face, chaussé et vêtu d’une tunique courte, de braies et d’un manteau attaché sur l’épaule droite et couvrant la poitrine. Sur ses épaules sont juchés deux oiseaux. Il tient de la main droite un bâton posé au sol, devant lequel est assis un chien, et de la main gauche une serpe retenant trois fruits ronds soutenus par un pli du manteau.

Le "dieu aux oiseaux" d'Alésia.....

(Musée archéologique de Dijon. Cl. Fr. Perrodin.

Le texte intégral du travail passionnant de Pierre-Antoine Lamy peut être consulté  en cliquant sur ce lien :

https://journals.openedition.org/rae/8236

Un petit rappel....châtillonnais :

A Châtillon sur Seine, le Musée a présenté une exposition sur la "cave aux oiseaux".

Car si les Mandubiens d'Alésia sculptaient des "Dieux aux oiseaux", les Lingons, dont nous sommes les descendants, peignaient des oiseaux sur des objets.

Monsieur Jean-François Chéreau, en 1970, a fait des fouilles dans le jardin de sa maison de Chamesson.

Il a mis à jour une pièce en sous-sol desservie par un escalier intérieur, qui contenait cinq niches en plein cintre.

Plus tard en 1984, les fouilles ont révélé une seconde pièce en sous-sol qui contenait des fragments d'un enduit peint aux couleurs vives...et des dessins d'oiseaux !

A revoir ici :

 http://www.christaldesaintmarc.com/la-cave-aux-oiseaux-une-bien-jolie-exposition-au-musee-du-pays-chatill-a130513954

Alors,comme nos ancêtres Gallo-Romains, aimons les oiseaux

Le "dieu aux oiseaux" d'Alésia.....

et surtout :

PROTÉGEONS-LES !

Et en cette journée de Pâques , cherchons, dans le jardin, des œufs....en chocolat !

Les "Dieux aux oiseaux" d'Alésia.....

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 23 Mars 2021

Ce sont les chardonnerets qui, cet hiver 2020-2021, ont fréquenté le plus  souvent les mangeoires (avec les moineaux bien entendu).

Ce sont des oiseaux magnifiques mais d'un caractère possessif, gare à ceux qui voudraient partager les graines avec eux...

Les moineaux s"y risquent parfois, les petites mésanges jamais !

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

 

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

Les merles et les merlettes  cherchent leur nourriture au sol...

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

Que c'est drôle d'observer un merle s'arc-bouter pour tirer un grand ver de terre de l'herbe mouillée !

D'autres oiseaux ont fréquenté les mangeoires durant cet hiver 2020-2021...

Un couple de merles  est en train de construire son nid dans la haie qui sépare notre jardin de celui de Denis Bourtequoy...

J'espère pouvoir suivre la nichée. et profiter de belles trilles cet été !

Pour l'instant je suis la nidification d'un couple de mésanges bleues dans leur petit chalet...bleu.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 23 Mars 2021

Après  "La surprise de Châtillon", voici "l'escarmouche d'Autricourt", un passionnant notule de Dominique Masson, sur une guerre totalement oubliée, celle de 1870...

 

Notule d’histoire :

L’ « escarmouche » d’Autricourt, le 29 novembre 1870, et ses conséquences

L’ « escarmouche », c’est le terme qui fut employé par les allemands [i].

Après l’attaque de Ricciotti Garibaldi sur Châtillon, le 19 novembre 1870, le colonel Lettgau, pensant que les garibaldiens allaient revenir en nombre, se retira le lendemain sur Châteauvillain.

Dans sa marche sur la Loire, le général von Kraatz arriva dans cette localité le 21 novembre et ramena le détachement à Châtillon.

Le 18 novembre, quatre compagnies de Landwehr de Soest (1er, 5e et 6e) et  un demi-escadron du 5e hussard de réserve se trouvaient sur les routes de Bologne-Saint Dizier et Bologne-Colombey.

Le 23, ces troupes vinrent rejoindre le général von Kraatz.

La première de ces troupes avait eu une légère rencontre avec une bande de francs-tireurs, près de Plaines (Aube) ; en fait, il semble qu’il y eut deux hommes tués.

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : Décès du 23 novembre 1870 "la guerre franco-allemande de 1870-1871" rédigée par la section historique du Grand Etat-Major prussien en 1882

 Mais la troisième compagnie de Soest eut plus de problèmes.

            Voici ce qu’écrivit l’instituteur Onésime Gallimard, en 1888 [ii] :             

Pendant la guerre de 1870, une compagnie de francs-tireurs du Var, commandée par Verdanet eut connaissance qu'une colonne d'Allemands avait quitté Bar sur Seine et remontait le cours de l'Ource [iii].

Dans la matinée du 29 novembre de ladite année le chef de la troupe fit placer ses hommes dans les vignes des Frasses, près du bois de ce nom dominant la route départementale n° 16 et à 400 mètres du village d'Autricourt.

Lorsque la tête de la colonne ennemie arriva au pont établi sur l'Ource proche des habitations, une vive fusillade s'ouvrit sur eux (au lieu-dit « la folie », petit bois surplombant le petit bois le virage et l’ancien pont sur l’Ource, selon madame Pluyaut [iv]).

Les Allemands ripostèrent et le combat dura une demi-heure.

Pendant l'action les balles sifflaient dru sur le village.

La compagnie franche se retira dans les bois emportant un blessé.

Les Prussiens ramassèrent leurs morts et leurs blessés qui étaient relativement nombreux, 50 à 60 ; ils les placèrent dans des fourgons et rétrogradèrent.                                                                          

Côté garibaldien, c’étaient les  tirailleurs garibaldiens du Var sous les ordres du commandant Danilo, faisant partie de la première brigade, sous le commandement du général Jozef  Bossak-Hauké.

Côté allemand, ils faisaient partie des troupes d’étapes de la IIe armée ; c’était la troisième compagnie du bataillon de Soest du troisième régiment de Lanwher de Westphalie.

En fait, il n’y eut que deux soldats morts et trois blessés.                                                

On ne sait si les deux soldats morts, Anton Schürmann, de Waltringen, et Johann Kleine, d’Essen ont été tués le 23 novembre ou le 29.

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 2 : décès du 29 novembre 1870 "la guerre franco-allemande" opus cité

Puis les ennemis continuèrent leur chemin, mais l’un d’eux devait être trop sérieusement atteint.

En passant à Grancey-sur-Ource, le régiment le laissa  au château et le commandant déclara que, s’il mourait, le village serait brûlé en représailles. Puis le régiment continua sa route et fut de nouveau attaqué à la Grosse Borne.

A la suite de ce combat, le général prussien von Werder qui commandait à Troyes, fit amener à Bar sur Seine M. Simon, maire d'Autricourt, et voulut lui imposer pour la commune une contribution de 50.000 frs.

M. Simon, par sa fermeté parvint à faite abaisser ce chiffre à 10.000 frs, qui furent payés peu de temps après pour éviter une occupation militaire et soustraire les habitants à la brutalité des soldats ennemis.

Quant à Grancey, le soldat blessé, François Hölter, fut accueilli humainement et reçut les soins de la sage-femme du pays, Marie Elisabeth Eicher, mariée dans le village à Nicolas Garnier.

Cette personne était d’origine suisse et parlait allemand, ce qui lui permit de converser avec le blessé.

Tout en s’occupant de son état, elle lui parla de la grande angoisse des habitants qui s’attendaient à l’incendie annoncé, bien qu’ils ne soient pour rien dans les embuscades des Garibaldiens qui se déplaçaient continuellement dans la région.

Le jeune soldat, qui avait trente ans, se sentait faiblir et parla de son épouse et de ses jeunes  enfants restés dans son village de Prusse.

Il était originaire de Uelde, près de Lippstadt ; c’est une ville de l’arrondissement de Soest, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie [v].

Sa fin approchait, mais madame Eicher fut assez éloquente ; il s’émut et décida de faire grâce au village de Grancey.

Il mourut le 2 décembre 1870. 

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 3 : Décès de François Hölter. Etat-Civil de Grancey sur Ource

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                              Selon la loi du 4 avril 1873 relative aux tombes des militaires morts pendant cette guerre, aussi bien français qu’allemands, sur la demande du préfet, les terrains où se trouvaient des tombes militaires devaient être cédés à l’Etat au prix du tarif en vigueur pour les concessions perpétuelles ; les terrains et les tombes  concédés à l’Etat  devaient être conservés par la commune en bon état d’entretien.

A Grancey, selon le rapport d’Emile de Marcère, en 1878, une concession de 2 mètres fut accordée, le, 30 juillet 1876 [vi].

D’abord enterrés derrière l’église, les restes de François Hölter furent déplacés dans un carré militaire au cimetière (même si un doute peut persister sur cette tombe) [vii].

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 4 : tombe de François Hölter, cimetière de Grancey sur Ource, Cliché Dominique Masson

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 5 : tombe de François Hölter au cimetière de Grancey sur Ource, cliché Dominique Masson

Les Grancéens virent là une intervention du ciel et de la sainte Vierge, à qui ils avaient dédié leur nouvelle église en 1833.

Ils décidèrent d’élever sur le coteau de Beauregard, au cœur du vignoble, une chapelle d’action de grâce au moyen d’une souscription  et de placer le village à jamais sous la protection de la Vierge. 

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 6 : La chapelle de Beauregard et l'église Notre Dame de l'Assomption de Grancey sur Ource, cliché Dominique Masson

La chapelle fut rehaussée d’une statue de la Vierge, œuvre du sculpteur châtillonnais Lefort.

Elle tient le blé et le raisin, emblèmes des paysans vignerons grancéens.

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 7 : la Vierge dominant la chapelle de Beauregard, cliché Dominique Masson

Elle surmonte une inscription : « A la Vierge Immaculée-Ils m’ont établie gardienne-les habitants de Grancey-1870 ».

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 8 : inscription de remerciement , chapelle de Beauregard, cliché Dominique Masson

Chaque année, le 15 août, date de l’Assomption de la Vierge, une procession se rendait de l’église à la chapelle en chantant les cantiques de Lourdes.

Puis le prêtre faisait un court office et l’on redescendait à l’église où était encore célébré un salut, suivi de la bénédiction des enfants du village.

Cette procession cessa vers les années 1955 environ.

Le curé Roch Delamaison, décédé en 1874, se fit enterrer au chevet de la chapelle.

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 9 : la chapelle de Beauregard à Grancey sur Ource, cliché Dominique Masson

Bâtie sur un terrain privé, la chapelle devint la propriété de madame et monsieur Le Charpentier, qui eurent à cœur de l’entretenir et de la protéger.

Finalement, en 1978, madame Le Charpentier en fit don à la commune.

 (Dominique Masson)

 Remerciements à monsieur Günter Wiesendahl, historien à Hamm, en Allemagne, et à monsieur Michel Massé.

 [i] « La guerre franco-allemande de 1870-71, rédigée par la section historique du grand état-major prussien », traduction par E.Costa de Serda ; tome V, 1882

[ii]Gallimard Onésime : « Monographie de la commune d’Autricourt », Cahiers du Châtillonnais, n° 64

[iii] Selon l’ouvrage « la guerre franco-allemande » (op. cit.)…, « une bande se composant de plusieurs centaines d’hommes, réussit à barrer le chemin, près d’Autricourt, à la 3e compagnie de Soest, qui se dirigeait de Bar-sur-Aube vers Châtillon ».

[iv] Goyard-Pluyaut Christiane : « C’est un village de France ; il a nom : Grancey-sur-Ource » ; Cahiers du Châtillonnais, n° 40

[v] Uelde fait aujourd’hui partie de la ville d’Anröchte ; dans le « Westfälischer Anzeiger » du 6 décembre 1870, il est indiqué que le bataillon de Soest avait perdu deux hommes dans une bataille près de Plaines, le 28 novembre. Le militaire Anton Schürmann était porté disparu et le militaire Johann Kleine d’Essen  avait été tué. Renseignements fournis par monsieur Günter Wiesendahl

[vi] « Exécution de la loi du 4 avril 1873, rapport d’Emile de Marcère », 1878. Il est écrit (p. 68 et p. 351) : «  concession de 2 mètres pour un Français », mais aucun français n’a été signalé mort à Grancey.

[vii]« Dossier : 150e anniversaire de la guerre de 1870 », Ministère des Armées ; 2020

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 23 Mars 2021

Après  "La surprise de Châtillon", voici "l'escarmouche d'Autricourt", un passionnant notule de Dominique Masson, sur une guerre totalement oubliée, celle de 1870...

 

Notule d’histoire :

L’ « escarmouche » d’Autricourt, le 29 novembre 1870, et ses conséquences

L’ « escarmouche », c’est le terme qui fut employé par les allemands [i].

Après l’attaque de Ricciotti Garibaldi sur Châtillon, le 19 novembre 1870, le colonel Lettgau, pensant que les garibaldiens allaient revenir en nombre, se retira le lendemain sur Châteauvillain.

Dans sa marche sur la Loire, le général von Kraatz arriva dans cette localité le 21 novembre et ramena le détachement à Châtillon.

Le 18 novembre, quatre compagnies de Landwehr de Soest (1er, 5e et 6e) et  un demi-escadron du 5e hussard de réserve se trouvaient sur les routes de Bologne-Saint Dizier et Bologne-Colombey.

Le 23, ces troupes vinrent rejoindre le général von Kraatz.

La première de ces troupes avait eu une légère rencontre avec une bande de francs-tireurs, près de Plaines (Aube) ; en fait, il semble qu’il y eut deux hommes tués.

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : Décès du 23 novembre 1870 "la guerre franco-allemande de 1870-1871" rédigée par la section historique du Grand Etat-Major prussien en 1882

 Mais la troisième compagnie de Soest eut plus de problèmes.

            Voici ce qu’écrivit l’instituteur Onésime Gallimard, en 1888 [ii] :             

Pendant la guerre de 1870, une compagnie de francs-tireurs du Var, commandée par Verdanet eut connaissance qu'une colonne d'Allemands avait quitté Bar sur Seine et remontait le cours de l'Ource [iii].

Dans la matinée du 29 novembre de ladite année le chef de la troupe fit placer ses hommes dans les vignes des Frasses, près du bois de ce nom dominant la route départementale n° 16 et à 400 mètres du village d'Autricourt.

Lorsque la tête de la colonne ennemie arriva au pont établi sur l'Ource proche des habitations, une vive fusillade s'ouvrit sur eux (au lieu-dit « la folie », petit bois surplombant le petit bois le virage et l’ancien pont sur l’Ource, selon madame Pluyaut [iv]).

Les Allemands ripostèrent et le combat dura une demi-heure.

Pendant l'action les balles sifflaient dru sur le village.

La compagnie franche se retira dans les bois emportant un blessé.

Les Prussiens ramassèrent leurs morts et leurs blessés qui étaient relativement nombreux, 50 à 60 ; ils les placèrent dans des fourgons et rétrogradèrent.                                                                          

Côté garibaldien, c’étaient les  tirailleurs garibaldiens du Var sous les ordres du commandant Danilo, faisant partie de la première brigade, sous le commandement du général Jozef  Bossak-Hauké.

Côté allemand, ils faisaient partie des troupes d’étapes de la IIe armée ; c’était la troisième compagnie du bataillon de Soest du troisième régiment de Lanwher de Westphalie.

En fait, il n’y eut que deux soldats morts et trois blessés.                                                

On ne sait si les deux soldats morts, Anton Schürmann, de Waltringen, et Johann Kleine, d’Essen ont été tués le 23 novembre ou le 29.

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Figure 2 : décès du 29 novembre 1870 "la guerre franco-allemande" opus cité

Puis les ennemis continuèrent leur chemin, mais l’un d’eux devait être trop sérieusement atteint.

En passant à Grancey-sur-Ource, le régiment le laissa  au château et le commandant déclara que, s’il mourait, le village serait brûlé en représailles. Puis le régiment continua sa route et fut de nouveau attaqué à la Grosse Borne.

A la suite de ce combat, le général prussien von Werder qui commandait à Troyes, fit amener à Bar sur Seine M. Simon, maire d'Autricourt, et voulut lui imposer pour la commune une contribution de 50.000 frs.

M. Simon, par sa fermeté parvint à faite abaisser ce chiffre à 10.000 frs, qui furent payés peu de temps après pour éviter une occupation militaire et soustraire les habitants à la brutalité des soldats ennemis.

Quant à Grancey, le soldat blessé, François Hölter, fut accueilli humainement et reçut les soins de la sage-femme du pays, Marie Elisabeth Eicher, mariée dans le village à Nicolas Garnier.

Cette personne était d’origine suisse et parlait allemand, ce qui lui permit de converser avec le blessé.

Tout en s’occupant de son état, elle lui parla de la grande angoisse des habitants qui s’attendaient à l’incendie annoncé, bien qu’ils ne soient pour rien dans les embuscades des Garibaldiens qui se déplaçaient continuellement dans la région.

Le jeune soldat, qui avait trente ans, se sentait faiblir et parla de son épouse et de ses jeunes  enfants restés dans son village de Prusse.

Il était originaire de Uelde, près de Lippstadt ; c’est une ville de l’arrondissement de Soest, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie [v].

Sa fin approchait, mais madame Eicher fut assez éloquente ; il s’émut et décida de faire grâce au village de Grancey.

Il mourut le 2 décembre 1870. 

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Figure 3 : Décès de François Hölter. Etat-Civil de Grancey sur Ource

"L'escarmouche d'Autricourt" le 29 novembre 1870 et ses conséquences, un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                              Selon la loi du 4 avril 1873 relative aux tombes des militaires morts pendant cette guerre, aussi bien français qu’allemands, sur la demande du préfet, les terrains où se trouvaient des tombes militaires devaient être cédés à l’Etat au prix du tarif en vigueur pour les concessions perpétuelles ; les terrains et les tombes  concédés à l’Etat  devaient être conservés par la commune en bon état d’entretien.

A Grancey, selon le rapport d’Emile de Marcère, en 1878, une concession de 2 mètres fut accordée, le, 30 juillet 1876 [vi].

D’abord enterrés derrière l’église, les restes de François Hölter furent déplacés dans un carré militaire au cimetière (même si un doute peut persister sur cette tombe) [vii].

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Figure 4 : tombe de François Hölter, cimetière de Grancey sur Ource, Cliché Dominique Masson

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Figure 5 : tombe de François Hölter au cimetière de Grancey sur Ource, cliché Dominique Masson

Les Grancéens virent là une intervention du ciel et de la sainte Vierge, à qui ils avaient dédié leur nouvelle église en 1833.

Ils décidèrent d’élever sur le coteau de Beauregard, au cœur du vignoble, une chapelle d’action de grâce au moyen d’une souscription  et de placer le village à jamais sous la protection de la Vierge. 

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Figure 6 : La chapelle de Beauregard et l'église Notre Dame de l'Assomption de Grancey sur Ource, cliché Dominique Masson

La chapelle fut rehaussée d’une statue de la Vierge, œuvre du sculpteur châtillonnais Lefort.

Elle tient le blé et le raisin, emblèmes des paysans vignerons grancéens.

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Figure 7 : la Vierge dominant la chapelle de Beauregard, cliché Dominique Masson

Elle surmonte une inscription : « A la Vierge Immaculée-Ils m’ont établie gardienne-les habitants de Grancey-1870 ».

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Figure 8 : inscription de remerciement , chapelle de Beauregard, cliché Dominique Masson

Chaque année, le 15 août, date de l’Assomption de la Vierge, une procession se rendait de l’église à la chapelle en chantant les cantiques de Lourdes.

Puis le prêtre faisait un court office et l’on redescendait à l’église où était encore célébré un salut, suivi de la bénédiction des enfants du village.

Cette procession cessa vers les années 1955 environ.

Le curé Roch Delamaison, décédé en 1874, se fit enterrer au chevet de la chapelle.

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Figure 9 : la chapelle de Beauregard à Grancey sur Ource, cliché Dominique Masson

Bâtie sur un terrain privé, la chapelle devint la propriété de madame et monsieur Le Charpentier, qui eurent à cœur de l’entretenir et de la protéger.

Finalement, en 1978, madame Le Charpentier en fit don à la commune.

 (Dominique Masson)

 Remerciements à monsieur Günter Wiesendahl, historien à Hamm, en Allemagne, et à monsieur Michel Massé.

 [i] « La guerre franco-allemande de 1870-71, rédigée par la section historique du grand état-major prussien », traduction par E.Costa de Serda ; tome V, 1882

[ii]Gallimard Onésime : « Monographie de la commune d’Autricourt », Cahiers du Châtillonnais, n° 64

[iii] Selon l’ouvrage « la guerre franco-allemande » (op. cit.)…, « une bande se composant de plusieurs centaines d’hommes, réussit à barrer le chemin, près d’Autricourt, à la 3e compagnie de Soest, qui se dirigeait de Bar-sur-Aube vers Châtillon ».

[iv] Goyard-Pluyaut Christiane : « C’est un village de France ; il a nom : Grancey-sur-Ource » ; Cahiers du Châtillonnais, n° 40

[v] Uelde fait aujourd’hui partie de la ville d’Anröchte ; dans le « Westfälischer Anzeiger » du 6 décembre 1870, il est indiqué que le bataillon de Soest avait perdu deux hommes dans une bataille près de Plaines, le 28 novembre. Le militaire Anton Schürmann était porté disparu et le militaire Johann Kleine d’Essen  avait été tué. Renseignements fournis par monsieur Günter Wiesendahl

[vi] « Exécution de la loi du 4 avril 1873, rapport d’Emile de Marcère », 1878. Il est écrit (p. 68 et p. 351) : «  concession de 2 mètres pour un Français », mais aucun français n’a été signalé mort à Grancey.

[vii]« Dossier : 150e anniversaire de la guerre de 1870 », Ministère des Armées ; 2020

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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