grande

Publié le 26 Octobre 2009

Georges-Louis Leclerc,comte de Buffon est né à Montbard.
Naturaliste il fut intendant du jardin du roi à Paris,mais il partageait ses activités de savant,philosophe,écrivain et maître de forges entre Paris et Montbard où il résidait plus de la moitié de l'année.
Pour faire des expériences sur la fusion et le traitement des minerais de fer bourguignons,il fit construire près de Montbard une grande forge.
Voilà ce que l'on voit lorsqu'on arrive aux forges de Buffon:

La grande forge de Buffon

Voici l'extérieur du  bâtiment principal de la forge:

La grande forge de Buffon

On descend au coeur de la forge par un escalier monumental pourvu de terrasses d'où l'on pouvait assister à la coulée de fonte sortant du haut-fourneau..

La grande forge de Buffon

l'escalier vu du bas:

La grande forge de Buffon

En bas c'était le lieu de fusion où la fonte liquide était coulée dans un moule de sable..
Deux soufflets en bois permettaient la fusion vers 1200 degrés.

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande roue hydraulique...

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

Voici la forge  et sa superbe charpente..

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

On voit présenté ici ,un martinet de platinerie du XIXème siècle qui servait à fabriquer des socs et versoirs de charrues,il fonctionnait encore il y a vingt ans...

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

L'eau qui alimentait les roues est celle de la rivière Armançon,elle arrivait aux roues par un canal d'amenée que l'on voit à gauche..
Ci-dessous, le barrage de régulation des eaux de l'Armançon.

La grande forge de Buffon

Ici l'aire de lavage du minerai:

La grande forge de Buffon

Buffon quand il visitait son usine,habitait ce pavillon..

La grande forge de Buffon

On  voit dans l'escalier le portrait du célèbre naturaliste,maître de forge...

La grande forge de Buffon

A l'étage ,une pièce servant d'antichambre ..sur la cheminée,ce buste du grand savant..

La grande forge de Buffon

A côté une reconstitution de sa chambre,avec sa cheminée en marbre de Montbard..

La grande forge de Buffon

Des vitrines où l'on peut admirer ses instruments..

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

En sortant un dernier coup d'oeil au bâtiment du régisseur..

La grande forge de Buffon

Derrière ces bâtiments se trouve une cour d'honneur où l'on ne pénètre qu'à des journées particulières:journées des jardins ou du patrimoine..

La grande forge de Buffon

Au fond on voit le pigeonnier..

La grande forge de Buffon

La grande forge de Buffon

A la fin du XVIIIème siècle, la production est de 450 tonnes de fer par an et les forges occupent jusqu'à 400 ouvriers.

Toutes les douze heures, une coulée de fonte d'une tonne peut être versée dans un moule de sable après l'ouverture à coups de ringard (barre de fer) de la partie inférieure du haut-fourneau.

Les forges ont ainsi fourni le fer utilisé pour clôturer de grilles le Jardin des Plantes de Paris dont Buffon était l'intendant. Elles ont aussi fourni des ferronneries et des rampes d’escaliers.

Évidemment, Buffon utilise surtout l'établissement à titre de laboratoire : amélioration des canons de la Marine, effets de la chaleur obscure, etc.

Accaparé par son travail personnel, il en confie la gestion à Chesneau de Lauberdières en 1777. Celui-ci pille les forêts environnantes et fuit avec la caisse en 1785.

Buffon doit reprendre la forge, bien en mal, avant son décès en 1788.

En 1791, elle est vendue. L'activité sidérurgique prolifère jusqu'à l'arrivée de la houille au XIXème siècle. En 1866, un incendie met fin à cette activité qui est remplacée par une cimenterie jusqu'en 1923, date de la cession de toute activité industrielle.

La propriété appartient à la même famille depuis 1860, ayant par le jeu des alliances un ascendant commun avec Buffon. Elle est ouverte au public depuis 1978 grâce à l'association pour la sauvegarde de la grande forge de Buffon.

(source Wikipedia)

Un article détaillé de Dominique Masson sur la forge du Comte de Buffon :

http://www.christaldesaintmarc.com/le-comte-de-buffon-et-stephane-bern-une-belle-etude-de-dominique-masso-a144689424

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #buffon, #escalier, #forge, #grande, #montbard

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Publié le 29 Janvier 2009


(Une cadole éboulée : Matrot)

Les cadoles en pierres sèches n'ont hélas ni une grande ancienneté ni une grande longévité .

C’est pourquoi d’ailleurs il me semble qu’il faut les préserver !

Quelques cadoles datent de la grande période d'extension de la vigne au XVIIIe siècle, mais la plupart remontent au XIXe. Leur construction a perduré jusque dans les années 1920

La plupart des cadoles servaient de resserres-à-outils ou abris (en cas d’orage et à l’heure du casse-croûte)


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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #cadoles, #chatillonnaises, #datent, #grande, #plupart

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Publié le 16 Décembre 2008



(Madame Michèle Cuzin)

L’imprimerie passa ensuite à Jacques Cuzin et son épouse.

Monsieur Jacques Cuzin décéda à 60 ans et ce fut Madame Michèle Cuzin  qui prit les rênes : elle fut la Directrice,et gérante de la SNI, occupait le poste de Rédacteur et faisait de nombreuses photos

Qui ne se rappelle de cette femme si gentille et affable que l’on rencontrait partout ,son appareil photo à la main ?

Rédactrice et photographe,c’était une grande figure Châtillonnaise !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillonnaise, #cuzin, #figure, #grande, #jacques

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Publié le 9 Novembre 2008

(Sa statue à Sorèze)

Lacordaire se consacra jusqu'à sa mort à l'éducation de la jeunesse, acceptant en juillet 1852 la direction d'un collège à Oullins, près de Lyon, puis celle de l'école de Sorèze, dans le Tarn, dont l'assemblée générale des actionnaires décida le 27 juin 1854 de transmettre l'Ecole au père Lacordaire

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #dirigea, #ecole, #grande, #lacordaire, #soreze

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Publié le 14 Octobre 2008

Henri Cannard est un oenopphile Bourguignon convaincu,sa passion c'est le vin...qu'il boit en connaisseur et avec une très grande modération..

Il est l'auteur de nombreuses monographies sur les villages viticoles,il aime à faire découvrir les vignobles de la région...

Il révèle ainsi les arômes des vins et leurs qualités organoleptiques..

Ce fut un grand plaisir d'échanger nos préférences oenologiques !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #cannard, #grande, #henri, #ource, #recey

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Publié le 10 Septembre 2008

Laurence Petit avec une grande sensibilité très féminine,dessine et peint ensuite des iris sur ses poteries en grès...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #grande, #iris, #laurence, #petit, #sensibilite

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Publié le 19 Juillet 2008


La poste de Dijon à la Libération....
Enfin le drapeau français flotte sur sa façade !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 18 Juillet 2008

 

La dynastie des Petiet:l'autre petit-fils de Jules...

Henri Marie PETIET (1894-1980 )



Frère de Charles Petiet,donc lui aussi « petit-fils du petit-fils « de Notre Châtillonnais Claude Petiet.


Henri Marie Petiet,dit " H.M.P. ", était un homme hors du commun.

Doté d'une grande intelligence, d'une mémoire prodigieuse, d'une curiosité insatiable, d'une précision et d'une exactitude presque maladives dans ses recherches et ses écrits, d'un exceptionnel esprit d'observation et d'un coup d'oeil infaillible, d'un flair et d'une habilité parfois redoutables, il était au physique d'une stature altière et distinguée.

Le tout, complété d'une rare culture, lui conférait une grande autorité dont il avait certes conscience mais qui n'empêchait pas ce célibataire essentiellement sensible d'être en fait un timide qui dissimulait sous un aspect bourru ses marques de gentillesse.

Issu d'une famille qui s'était illustrée depuis plus de deux siècles dans l'Administration, l'Armée, la Politique, l'Industrie, la Technique, - et même les Lettres puisque Stendhal en était membre et avait été accueilli par elle à son arrivée à Paris - il en avait hérité un attachement viscéral pour les siens et le sens de l'histoire.

Sa connaissance de celle-ci était en partie due au rôle même que ses ascendants et leurs collatéraux y avaient joué :

n'est-ce pas Claude Petiet (1749-1806), son aïeul, qui comme ministre de la guerre du Directoire avait recommandé à ce dernier le jeune général Buonaparte comme commandant en chef de l'Armée d'Italie et signé sa lettre de nomination ?

Le choix n'était pas mauvais et l'on connaît la carrière qui s'ensuivit.


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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 17 Juillet 2008

Même s'ils sont très dépouillés, les chapiteaux présentent une grande variété.,

Ils sont ,bien sûr, sculptés dans notre si belle pierre de Bourgogne…

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Avril 2008

La crue de la Seine de 1910, souvent qualifiée de crue centennale, est le plus important débordement de ce fleuve qui a touché la plus grande partie de sa vallée et qui, bien qu'il n'ait pas été très meurtrier, a causé d'importants dommages à l'économie régionale, en particulier à Paris.

Elle a atteint son maximum, 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz à Paris le 28 janvier, mais a affecté de nombreux quartiers de la capitale et de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date, la montée des eaux s'étant faite en une dizaine de jours, tandis que la décrue a demandé environ 35 jours.

Les affluents et les confluents de la Seine connaissent le même sort à des degrés différents, du fait de l'interdépendance des différents systèmes hydrologiques. Certaines villes de banlieue subissent des dégâts importants.

Lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l'Assemblée nationale en barque.

Le zouave du Pont de l'Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la montée de la Seine, a de l’eau jusqu’aux épaules.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #1910, #crue, #grande, #jours, #seine

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Publié le 16 Avril 2008

Depuis la Préhistoire ....

Dès le Paléolithique moyen, l’homme a occupé la grotte de la Grande Baume à Balot, dans la vallée de la Laignes, vers la fin de la période, plutôt froide, du Würm ancien, 50000 ans avant notre ère environ. La faune de la contrée compte alors des bovidés et le cheval mais aussi le renne et le rhinocéros laineux qui ont, depuis fort longtemps, déserté ces latitudes, mais dont des restes osseux ont été trouvés dans la grotte de la Petite Baume, toute proche. Le site de Balot a livré des pièces d’une industrie moustérienne, proche de celle reconnue à Arcy sur Cure.
La région a été parcourue par les hommes durant le Paléolithique supérieur à la grotte de la Grande Baume où des pièces lithiques, taillées dans le silex et deux pointes de sagaies en os gravé ont été découvertes.
Au Néolithique, le réchauffement climatique favorisa l’implantation de communautés d’hommes qui ont laissé de nombreux vestiges, pointes de flèches, haches polies, couteaux en silex, certains d’importation, comme ces deux poignards en silex du Grand Pressigny, mais également des pierres dressées tel le menhir de Mauvilly.


La Proto-histoire

Cette période apparaît florissante à travers les découvertes réalisées en Pays Châtillonnais. La densité de la population se renforce : plus de mille tombes ont été inventoriées. Dans le monde celtique occidental, une classe aristocratique s’impose et les défunts se font inhumer dans des tombes individuelles avec leur grande épée en fer. Dès le XIXème siècle, on explora le tumulus du Bois et fut révélée l’existence de la nécropole de Magny-Lambert. L’importance de ce site se mesura à la découverte du tumulus de Montceau-Laurent dont la ciste à cordon est une pièce majeure du musée des Antiquités Nationales de Saint Germain en Laye.

A proximité de Châtillon sur Seine, à Sainte Colombe sur Seine, le tumulus de la Garenne et celui de la Butte, fouillés à l’initiative de Napoléon III, révélèrent l’existence de tombes à char qui attestent l’insigne richesse de cette aristocratie celte au premier Âge du Fer (VIème siècle av. J.C.). Ces découvertes témoignent d’une activité importante autour de l’exploitation des gisements de fer et la présence d’objets d’origine méditerranéenne, étrusque et grecque, comme le chaudron sur trépied de Sainte Colombe, atteste l’existence d’échanges avec des contrées éloignées.

Les fouilles au pied du Mont Lassois, sur lequel un habitat de hauteur avait été identifié en 1930, firent de Vix un site de référence de la fin du premier Âge du Fer, en Europe. En effet, en janvier 1953, fut mis au jour par René Joffroy et Maurice Moisson la fameuse tombe à char de la Dame de Vix. Cette dernière était accompagnée pour son dernier voyage d’un service à boire unique, dont le cratère grec en bronze reste le symbole fort.

L'époque gallo-romaine

A l’époque gallo-romaine l’essentiel de la région relève de la cité des Lingons (Langres) et de ce qui deviendra le pagus du Lassois à l’exception de la partie méridionale (le Duesmois) qui relève de la cité des Eduens (Autun). L’occupation humaine dense se traduit par la présence d’innombrables villas, un vicus (bourg) : Vertillum, des lieux de cultes : le fanum du Tremblois, le temple d’Essarois, etc. Les troubles du IIIème siècle entraînent la ruine de cet habitat que la forêt dissimule toujours.
 

Le moyen-âge

Le christianisme déjà présent à Leuglay (les Bons Saints) se répand à l’époque mérovingienne où apparaissent les figures de saint Vorles et de saint Valentin de Griselles.
Et à l’époque carolingienne un grand aristocrate, rival de Charles le Chauve et héros d’une chanson de geste, Girart de Roussillon, fonde l’abbaye bénédictine de Pothières (et celle de Vézelay). Au moment des invasions normandes, Châtillon devient le centre politique, économique et religieux du Lassois; L’évêque de Langres y fait transférer les reliques de saint Vorles.

Avec la naissance du duché capétien au XIème siècle, la plupart des paroisses du Châtillonnais s’intègre à la Bourgogne à l’exception de celles qui sont au nord de l’Ource qui sont en Champagne et la vallée de la Laignes qui est au comté de Tonnerre.

Dès les ducs Valois, Châtillon est le siège du bailliage de la Montagne. C’est véritablement la capitale de cette petite région qui connaît la prospérité.

De grandes figures monastiques se détachent et favorisent la création de multiples établissements religieux : bénédictins à Molesme avec saint Robert, cisterciens à Clairvaux avec saint Bernard de famille châtillonnaise et élève de l’école de Saint-Vorles (1136), chartreux à Lugny, chanoines réguliers à Châtillon et Oigny, templiers à Bure, Voulaines et Epailly, sans oublier un ordre original : le Val des Choux.

L’essor économique n’est pas moindre : la laine des moutons alimente la draperie châtillonnaise et la sidérurgie se développe.

La fin du Moyen Age et le début des Temps modernes ramènent les troubles dans ce lieu de passage : Armagnacs contre Bourguignons, reîtres protestants contre troupes catholiques provoquent pillages et destructions à la ville (les faubourgs de Châtillon détruits par la Ligue) comme dans le plat pays (Lugny ravagée par les rêtres).

L’autorité monarchique est restaurée par Henri IV au prix des libertés locales et de la démolition de certaines forteresses (Duesme, Larrey). La noblesse bâtit ou rebâtit ses châteaux à Autricourt, Beneuvre, Jours-les-Baigneux, Larrey, Montmoyen, Mauvilly, Montigny-sur-Aube, Nicey, Quemigny, Savoisy.

De la Révolution à nos jours

La Révolution n’est pas très virulente bien que quelques clubs se soient assez engagés à Châtillon-sur-Seine ou à Aignay-le-Duc.
Les moines du Val-des-Choues sont molestés, le curé de Vanvey arrêté et guillotiné.

Le comte de Chastenay-Lanty, député aux Etats Généraux est arrêté mais le prêtre démissionnaire Georges Mongin, accusé d’hébertisme, l’est aussi : ils sont sauvés par le 9 thermidor.

Cependant beaucoup de nobles conservent leurs biens. Comme ailleurs, la vente des nombreux domaines monastiques profite à des familles déjà bien nanties. Châtillon devient le chef-lieu d’un district puis d’un arrondissement du département de la Côte d’Or.

Le XIXème siècle est un siècle de prospérité : l’industrie métallurgique atteint son apogée avec le perfectionnement des hauts fourneaux dont l’apparition date de la fin du XVème siècle.
Le bois nécessaire à la fonte du minerai abonde, les cours d’eau sont utilisés pour actionner des forges. Les travaux d’extraction et de charroi fournissent un complément de ressources à la population rurale.
L’usage de la houille ne ruine pas cette industrie dans l’immédiat.
Au contraire, le maréchal Marmont l’introduisit dans son usine de Sainte-Colombe dans les années 1820.
Le dynamisme des maîtres de forge aboutit à la création de la Société des Forges de Châtillon et Commentry (ancêtre d’Arcelor) en 1845.
Mais la crise commence en 1860 : l’utilisation du coke et l’importation des marchandises étrangères ruinent cette belle économie qui vaut au Châtillonnais un patrimoine industriel de premier ordre et un bâti de grande qualité en matière d’églises, de mairie, d’école, de résidences bourgeoises.
Après 1880 seuls les sites de Sainte-Colombe et de Chenecières sont encore en activité. C’est le début d’un exode rural que la construction de chemins de fer ne suffit pas à enrayer.
La ligne de Châtillon à Marcilly-sur-Tille s’éteint au bout d’un siècle. Les lignes en direction de Nuits-sur-Armançon, Chaumont ou Troyes survivent grâce au transport du bois.
Après la saignée de la Grande Guerre, en 1926, Châtillon-sur-Seine, comme Semur-en-Auxois, perd sa sous-préfecture au profit de Montbard.
Contourné par les autoroutes et les grands axes ferroviaires, le Châtillonnais perd son rôle de lieu de passage.
Il lui reste cependant des atouts : la forêt pour l’industrie et le loisir, la pierre de grande qualité qui s’exporte dans le monde entier, une agriculture bien reconvertie et une campagne agréable, préservée, qui en fait un lieu de villégiature reposant.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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