Publié le 22 Juin 2017

Patricia Janeux, attachée de conservation est responsable du service pédagogique du musée. Elle organise et anime les "ateliers du mois".

Au cours de ces ateliers, les enfants ont découvert que les Gallo-Romains recyclaient déjà, par exemple, les amphores cassées.

Alors pourquoi ne pas réaliser des oeuvres d'art avec des objets usagés ?

Aussi les élèves d'une vingtaine de classes d'écoles Châtillonnaises, ont réalisé de belles créations à partir d'objets que d'habitude on met à la poubelle : bouchons, bouteilles de plastique, pneus, vieux tuyaux, palettes etc...

Le résultat, sous forme d'exposition temporaire, présenté dans le jardin du Musée, est époustouflant ! 

Il est visible gratuitement jusqu'au 9 juillet.

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

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"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

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"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

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"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

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"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

"L'Art fait les poubelles" une animation réussie du Musée du Pays Châtillonnais en direction des écoles du secteur

 

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Juin 2017

 Onze ans déjà !


C'est en 2006 que l'association Yamvénégré a été créée dans le but de scolariser des enfants démunis au Burkina Faso, particulièrement des petites filles.

Plus de 80 enfants sont actuellement scolarisés, soignés et partiellement nourris.

S' il en était besoin, le rapport 2017 de l’ONG « Save the childrens » nous conforte dans notre volonté de faire encore plus et mieux.  Le Burkina y est classé 165° sur 172 pays ou l’enfance est la plus menacée.

Au Burkina, le taux d’enfants déscolarisés (42%) est le plus grand facteur qui empêche les enfants de jouir pleinement de leur enfance. Et les mariages précoces sont nombreux.

Certes, nos actions ne sont que des gouttes d’eau au milieu de l’océan. Mais nous n’avons pas la prétention de sauver le monde.

Un enfant scolarisé de plus, et c’est une grande chance que nous lui offrons de mieux réussir sa vie.

Il aura ainsi plus d’armes que d’autres pour sortir de la pauvreté, aider sa famille, mieux éduquer ses futurs enfants.

Merci à tous nos parrains et à tous nos donateurs, réguliers ou occasionnels.

Le 16 juin 2017, la Présidente du Zonta Club, Monique Harpé, a remis un chèque au fondateur de Yamvénégré, Pierre Maréchal.

Des nouvelles de Yamvénégré....

Voici quelques fillettes méritantes :

Des nouvelles de Yamvénégré....

Des nouvelles de Yamvénégré....

et ma filleule Franceline Il Boudo :

Des nouvelles de Yamvénégré....

Nous aurons plus de nouvelles des écoliers et collégiens Burkinabés bientôt, car Pierre Maréchal se rendra au Burkina-Faso en octobre.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Juin 2017

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Juin 2017

La Communauté de Communes du Pays Châtillonnais, proposera, au côté du Syndicat mixte de Haute-d'Or (SMHCO), deux ateliers de fabrication au naturel au Centre Socio Culturel et de Loisirs du Pays Châtillonnais, 11 rue Albert Camus 21400 CHÂTILLON/Seine.

Il s'agira d' apprendre à confectionner des produits à base d'éléments naturels :

Le jeudi 29 juin 2017 à 20h : fabrication de produits ménagers au naturel

Deux ateliers intéressants de fabrication au naturel, bientôt au CSCL...

Le jeudi 6 juillet 2017 à 20h : fabrication de cosmétiques au naturel

Deux ateliers intéressants de fabrication au naturel, bientôt au CSCL...

Nathalie DAMY de l' Association Azur & Découvertes animera ces ateliers d'une durée de 2 heures environ.

Ces ateliers sont gratuits, et réservés aux adultes uniquement - 12 places maximum.

Ces deux ateliers s'adressent en priorité aux jeunes et futurs parents (notre public cible dans le cadre de cette action), mais ils seront ouverts plus largement selon les places disponibles.

Renseignements et inscriptions: Christelle TERRILLON 03.80.81.59.78 (laisser un message + coordonnées)  ou par mail c.terrillon@cc-chatillonnais.fr

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Juin 2017

18 juin 2017 : C'est dans un cadre magnifique de notre jardin de la mairie de Châtillon-s-Seine, que Monsieur François Gaillard adjoint officiait cette cérémonie et dans un discours relata le 77e anniversaire de l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940.

Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance son célèbre appel à la résistance sur les ondes de la BBC  depuis Londres. refusant la capitulation de la France face à l'ennemi terrible nazi et lance son historique appel à continuer la lutte de la France libre.

Quoiqu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Nous espérons que ces deux magnifiques enfants, accompagnés de M. Drezet en déposant leur gerbe  se souviendront de cette phrase et sauront continuer ce magnifique appel plus qu'historique.

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

La commémoration du 18 juin, vue par René Drappier

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 22 Juin 2017

La brouette du jardin, version longue 7'06''

Détails techniques :

-filmé 30 minutes avec deux caméras

-bande son originale du jardin sans aucun rajout, avec dans le désordre fauvette à tête noire, merle noir, tourterelle turque, rouge-queue, choucas, troglodyte mignon, mésange charbonnière

Un vrai régal à mettre en grand écran !! Merci Christian....et "La brouette du jardin" une superbe vidéo de Christan Labeaune ave en vedette la star de son jardin !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

 Le 6 mai je me suis rendue à Saulieu pour admirer les si belles peintures animalières d'Isabelle Tristan-Coudrot.

http://www.christaldesaintmarc.com/isabelle-tristan-coudrot-a-expose-de-merveilleux-portraits-d-animaux-a-a130089362

 Je me suis ensuite promenée dans les rues de Saulieu, sous une pluie battante , à la recherche  des statues géantes et très colorées de Richard Orlinski.

Finalement la pluie les magnifiait car elle les faisait briller !

Tout d'abord un cheval cabré à l'entrée de la ville :

   expose ses statues géantes à Saulieu....

Un  crocodile rouge à côté de la Basilique

   expose ses statues géantes à Saulieu....

Une panthère blanche  devant la mairie

   expose ses statues géantes à Saulieu....

ainsi qu'un lion bleu.

   expose ses statues géantes à Saulieu....

Le gorille géant (Wild Kong Oil), sur la place du marché

   expose ses statues géantes à Saulieu....

   expose ses statues géantes à Saulieu....

et Standing Wild Bear, un ours blanc de 5m de haut qui a pris place aux côtés de l’Ours blanc de Pompon, face au relais Bernard Loiseau.

   expose ses statues géantes à Saulieu....

   expose ses statues géantes à Saulieu....

   expose ses statues géantes à Saulieu....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

Chronique d’histoire châtillonnaise

LE PETIT VERSAILLES (II)

Joseph-Bernard Soyrot voulut également un jardin correspondant à ses goûts. Il fit aménager des terrasses étagées, des canaux de pierres sculptées arrosés par la Seine, des parterres réguliers plantés d’ifs taillés et des cabinets de charmilles ornés de statues dues au ciseau de Jean-Baptiste Bouchardon. Ce somptueux jardin fut célébré par Voltaire, dans une satire de jeunesse intitulée Le bourbier, écrite en 1714 (vers 13 à 19) :

Au haut du mont sont fontaines d’eau pure,

Riants jardins, non tels qu’à Châtillon

En a planté l’ami de Crébillon,

Et dont l’art seul a fourni la parure :

Ce sont jardins ornés par la nature.

Là sont lauriers, orangers toujours verts ;

Séjournent là gentils feseurs de vers…

L’ami de Joseph-Bernard dont parle Voltaire est Joseph Jolyot de Crébillon, né à Dijon, auteur dramatique et membre de l’Académie française.

Sur le plan de 1759, on distingue des plantations d’arbustes bien alignés et des parterres à la française non loin, qui devaient peut-être faire partie de la propriété.

Selon la description faite par Emile Pic,

« Le jardin comprend huit grands carrés, au milieu desquels se développe un bassin d’eau vive, et ces carrés ont leurs angles ornés de statues de pierre, que Bouchardon a sculptées en partie, et qui représentent les saisons ou d’autres sujets. Partout aussi, et toujours comme au Versailles royal, des ronds de buis, des lits de gazon, des tables de pierre, des espèces de cabinets, mystérieux et discrets, établis dans l’épaisseur des charmilles, des allées larges ou dérobées, des labyrinthes aux issues faciles. Ajoutons un verger de grande étendue, une « melonnière » bien entretenue, une serre voûtée pour les orangers, etc. Cette propriété n’était-elle pas, dans un coin retiré des provinces, comme on disait alors n’était-elle pas une véritable réduction du Palais royal de Louis XIV ? Et notre compatriote du XVIIe siècle n’avait-il pas eu raison de donner le nom de Petit Versailles à cette demeure, aménagée à tous égards suivant le goût aristocratique et royal de l’époque ? Si le dijonnais Pierre-Claude Soyrot a fait construire en 1647 la maison de la Charme de Braux, c’est véritablement son fils, le châtillonnais Joseph Bernard Soyrot, qui lui a donné le nom de Petit Versailles. C’est lui qui l’a embellie, ainsi que le jardin, dans les conditions qu’on a vues, et qui a réuni, en cette élégante demeure, le mobilier artistique et les richesses du musée dont nous avons rappelé rapidement l’inventaire.

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

 Et Emile Pic poursuit :

« Joseph-Bernard Soyrot mourut en 1730, non sans exprimer sans doute, comme fit Mazarin à ses derniers moments, à l’égard des statues et des tableaux « qui lui avaient tant coûté » le regret de quitter pour toujours ses objets d’une collection si originale ».

« Son héritier fut M. du Tillot, qui vendit plus tard le Petit Versailles à un M. Lantin ou Cantin. Après la mort de ce dernier, les collections de Soyrot furent dispersées, probablement en des ventes publiques, comme celles où disparaissent d’ordinaire, pour tomber en des mains isolées, les curiosités recueillies, pendant une longue suite d’années, par des amateurs intelligents et ingénieux. Le jardin fut divisé en plusieurs parties, où les nouveaux propriétaires, gens pratiques à la façon des révolutionnaires de 1793 qui voulaient planter des carottes et des navets aux Tuileries, remplacèrent les plates-bandes garnies de gazon ou de fleurs par des carrés de légumes. Malgré cette substitution d’un simple potager au parc dessiné à la Le Nôtre, le Petit Versailles n’en garda pas moins son nom aristocratique et princier.

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Selon C.P Léger, au commencement du XIXe siècle, le Petit Versailles appartint à la veuve de Jacques Anne Darentière Guiod, puis à Etienne Ligerot, avocat et marchand de fers.

Vers le milieu du siècle, M. Jourdheuille, alors conservateur des hypothèques à Châtillon, acheta à M. Grotton le Petit Versailles, c’est-à-dire la maison construite par Soyrot et le jardin, d’ailleurs très réduit par suite des morcellements rappelés plus haut. Il s’appliqua ensuite à rétablir l’ancienne propriété dans son développement primitif, et l’accrut peu à peu par des acquisitions successives auxquelles consentirent ses voisins ; en 1862, il y ajouta même le clos Thibaut, qui s’étendait de la Seine, limite naturelle du Petit Versailles, jusqu’à la route de Montbard et au chemin de la Feuillée, et dans lequel se trouvait une chapelle dite des Templiers.

 Après la mort de M. Jourdheuille, ce fut M. Couvreux, décédé récemment en notre ville, qui devint propriétaire et du Petit Versailles et du Clos Thibaut. Il embellit à son tour le Petit Versailles et ordonna pour la maison de Soyrot des réparations et des annexes d’un goût architectural à la fois simple et élégant, car il voulait en faire sa demeure préférée, pendant les mois où son service ne le retenait pas à la Cour des comptes ».

En fait de réparations annexes, M. Couvreux fit ajouter à la construction de Soyrot, laquelle n’était qu’un rectangle, un autre rectangle symétrique en démolissant la petite construction existante, et ceux-ci furent réunis par un corps de logis central avec un escalier descendant vers le jardin. L’ensemble est pratiquement symétrique, mais la porte cintrée du sous-sol est plus large dans la partie ancienne et, à l’intérieur, il y a une petite différence de niveau entre les deux parties. Ces travaux furent effectués en 1889, comme il apparaît sur le plan d’alignement de la ville de Châtillon.

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

 La toiture, en ardoise, montre un certain goût ostentatoire, avec en particulier les faîtages et les épis de faîtage en zinc.

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Dans le Châtillonnais et l’Auxois du 9 novembre 1905, Emile Pic fit un compte-rendu de l’enterrement de M.Couvreux :

« Lundi matin, à dix heures, ont eu lieu les funérailles de M. Félix-Lucien Couvreux, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, décédé au Petit Versailles, à l’âge de cinquante-neuf ans. Un cortège nombreux, qui s’est formé dans la partie de la propriété où a été restaurée, par les soins du défunt, la chapelle Saint-Thibaut, a suivi les restes de M. Couvreux, qui ont été, après la cérémonie religieuse, au cimetière Saint-Vorles.

Une étude historique du "Petit Versailles" à Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (seconde partie)

Bien que M. Couvreux ne fût pas originaire de Châtillon, il aimait passionnément notre cité, qui fut pour lui sa patrie d’élection.

Né à Langres en 1846, il eut pour père M. Alfred Couvreux, qui fut maire et député de cette ville pendant de nombreuses années. Il était le neveu de M. Charles Couvreux, chef de notre municipalité pendant les dernières années de l’empire, de 1867 à 1870, et il comptait, par ses ancêtres et leurs alliances, plusieurs parents appartenant aux familles les plus anciennes et les plus distinguées de notre pays châtillonnais.

  1. Couvreux, gendre de M. Carpentier, conseiller à la cour d’appel de Paris, avait acheté, il y a une douzaine d’années, le Petit Versailles, dont il a fait une propriété charmante et délicieuse.

Le Petit Versailles fut créé, vers la fin du dix-septième siècle, par Joseph-Bernard Soyrot, un de nos compatriotes, qui était contrôleur général des finances en Bourgogne et Bresse. M. Couvreux, lui aussi, fut contrôleur des finances publiques, en tant que membre de la Cour des Comptes. Il y est entré par la voie du concours, si dur, si difficile, eu égard d’abord à l’étendue du programme, puis au nombre si restreint de places confiées aux magistrats de ce tribunal le plus élevé avec le Conseil d’État, et chargé, comme on le sait, de surveiller l’emploi des deniers publics mis aux services des divers ministères. Le châtillonnais Soyrot, d’après l’épitaphe que lui a consacrée La Monnoye, était « généreux et doux », ainsi que nous le montrerons dans une prochaine étude que nous lui consacrerons. Cet éloge, M.Couvreux le méritait aussi, comme les pauvres de la ville l’ont éprouvé, même quand les occupations de sa charge ne lui, permettaient pas de venir passer quelques mois à Châtillon. Ils se souviendront bien longtemps de la générosité et de la bienveillance de M. Couvreux, dont la noble veuve saura d’ailleurs, par ses sentiments personnels, conserver les pieuses habitudes ».

Dans le Châtillonnais et l’Auxois du 25 janvier 1906, Emile Pic rajouta :

« Aux termes de son testament mystique en date du 7 juin 1905, déposé en l’étude de Maître E. Maurye, M. E. L Couvreux a notamment légué :

1°) une somme de 10.000 francs à l’église Saint-Nicolas pour une fondation de messe

2°) une somme de 4.000 francs à la ville de Châtillon, à charge d’entretenir à perpétuité une chapelle de sépulture au cimetière Saint-Vorles et de secourir des vieillards nécessiteux ».

 Dominique Masson   

Tous nos remerciements à Michel Cailin, Frédéric Dupland, Michel Massé et Jean Millot

Sources :

                                                                                                              - -ADCO ; 32 F 388; mag J tr 19, ta1 ; plans d’alignement                                                              

- Albrier Albert : les maires d’Arnay-le-Duc ; Dijon, 1867          

-Hette Marc ; journal « Le Bien Public » ; 13 et 14 décembre 1954

  - Lapérouse Gustave : L’histoire de Châtillon ; Cornillac, Châtillon, 1837                                  

 - Courtépée (abbé) : description historique et topographique du duché de Bourgogne; tome 4 ; 1848                                                                                                                                              

-Pic Emile ; journal « Le Châtillonnais et l’Auxois » ;1905 et 1906

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

 Dominique Masson est historien. Il fait des recherches très poussées sur l'histoire de Châtillon sur Seine, sur ses monuments.

Il me permet de publier une étude très intéressante qu'il a réalisée sur le "Petit Versailles", bâtiment bien connu des Châtillonnais.

Merci à lui !

Chronique d’histoire châtillonnaise

LE PETIT VERSAILLES (I)

Dans le Châtillonnais et l’Auxois du 9 novembre 1905, Emile Pic fit un compte-rendu de l’enterrement de M.Couvreux :

« Lundi matin, à dix heures, ont eu lieu les funérailles de M. Félix-Lucien Couvreux, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, décédé au Petit Versailles, à l’âge de cinquante-neuf ans. Un cortège nombreux, qui s’est formé dans la partie de la propriété où a été restaurée, par les soins du défunt, la chapelle Saint-Thibaut, a suivi les restes de M.Couvreux, qui ont été, après la cérémonie religieuse, au cimetière Saint-Vorles.

Bien que M.Couvreux ne fût pas originaire de Châtillon, il aimait passionnément notre cité, qui fut pour lui sa patrie d’élection.

Né à Langres en 1846, il eut pour père M. Alfred Couvreux, qui fut maire et député de cette ville pendant de nombreuses années. Il était le neveu de M. Charles Couvreux, chef de notre municipalité pendant les dernières années de l’empire, de 1867 à 1870, et il comptait, par ses ancêtres et leurs alliances, plusieurs parents appartenant aux familles les plus anciennes et les plus distinguées de notre pays châtillonnais.                                               M.Couvreux, gendre de M. Carpentier, conseiller à la cour d’appel de Paris, avait acheté, il y a une douzaine d’années, le Petit Versailles, dont il a fait une propriété charmante et délicieuse.

Le Petit Versailles fut créé, vers la fin du dix-septième siècle, par Joseph-Bernard Soyrot, un de nos compatriotes, qui était contrôleur général des finances en Bourgogne et Bresse. M.Couvreux, lui aussi, fut contrôleur des finances publiques, en tant que membre de la Cour des comptes. Il y est entré par la voie du concours, si dur, si difficile, eu égard d’abord à l’étendue du programme, puis au nombre si restreint de places confiées aux magistrats de ce tribunal le plus élevé avec le Conseil d’État, et chargé, comme on le sait, de surveiller l’emploi des deniers publics mis aux services des divers ministères. Le Châtillonnais Soyrot, d’après l’épitaphe que lui a consacrée La Monnoye, était « généreux et doux », ainsi que nous le montrerons dans une prochaine étude que nous lui consacrerons. Cet éloge, M.Couvreux le méritait aussi, comme les pauvres de la ville l’ont éprouvé, même quand les occupations de sa charge ne lui, permettaient pas de venir passer quelques mois à Châtillon. Ils se souviendront bien longtemps de la générosité et de la bienveillance de M.Couvreux, dont la noble veuve saura d’ailleurs, par ses sentiments personnels, conserver les pieuses habitudes ».

La famille Soyrot (ou Soirot) est originaire d’Arnay-le-Duc. Le plus ancien ancêtre connu est Gabriel Soirot, échevin en 1566 et maire en 1599. Ses armes étaient  d’azur à trois épis d’or, deux et un au soleil de même en chef. Depuis le début du XVIIe siècle, les Soyrot sont déclarés écuyers et, en 1677, un François Soyrot est sur la liste des nobles ayant assisté aux États généraux de Bourgogne.

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

Gabriel Soyrot eut une fille, Marie, et un fils, Jean, conseiller du roi, maître ordinaire en la Chambre des comptes de Bourgogne, marié à Avoye Arviset en 1579.

Une branche se fixa à Dijon et on trouve Jacques qui fut plusieurs fois vicomte-maïeur de Dijon.

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

Une autre branche dut se fixer à Châtillon, puisque l’on retrouve ultérieurement Claude, écuyer, trésorier triennal des mortes-payes en 1618 et receveur au grenier à sel de Châtillon, qui se mariera à Renée de Gissey, fille de Nicolas de Gissey et de Marie Fyot.                             Ce doit être lui qui habitait une maison rue de l’Isle, où descendaient princes et rois lors de leurs passages à Châtillon. Ce fut Louis XIII et Anne d’Autriche en 1630 puis Louis XIV qui accorda aux Soyrot l’exemption de loger à l’avenir les gens de guerre, avec la permission d’apposer les armes de France, ornées de panonceaux et bâtons royaux, sur la façade.

 Claude Soyrot eut quatre enfants : le cadet, Claude, fut chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; la fille, Marie se maria, le 24 juillet 1644, à Joseph Remond, seigneur en partie de Brion et hérita de son père de biens à Velars près de Pouilly et de la moitié de la maison rue de l’Isle ; le puîné, François, conseiller du roi au bailliage de la Montagne, marié à Marie Béguin le 18 août 1647, hérita de l’autre moitié de la maison rue de l’Isle et de terres dans le châtillonnais, ainsi que de Sèche-Bouteille ; quant à l’ainé, Pierre, écuyer, conseiller au bailliage de la Montagne, lieutenant des Eaux et Forêts à Châtillon, marié à Marie, fille de Bernard Thoulouse, décédé en 1667, reçut de son père une maison sur la charme de Braux, une autre à Pouilly et des terres dans le châtillonnais. Claude sera enterré en l’église Saint Nicolas.

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

Leur fils, Joseph-Bernard, né à Châtillon en 1650, avocat, fut contrôleur général des finances en Bourgogne et Bresse en 1681 ; il se maria d’abord à Marie Suzanne Joly, dont il eut trois enfants, puis à Elisabeth Morel. Selon l’armorial de France, dressé en vertu de l’édit de 1696 par Charles d’Hozier, Joseph-Bernard Soyrot avait comme armoiries d’azur, à un soleil rayonnant en chef d’or, ce qui diffère un peu des armoiries de son ancêtre.

 Selon l’abbé Courtépée, c’est Joseph-Bernard qui fit construire l’habitation dite aujourd’hui du Petit Versailles. Selon d’autres auteurs, c’est son père qui en aurait entrepris l’érection. En fait, c’est son grand-père, Claude qui en 1646 décida cette construction, comme il apparaît dans son testament de 1647 :

« … Je donne et délaisse… la maison, jardin et vigne qui lui appartiennent sis hors l’enclos dudit Châtillon, lieu-dit sur la charme de Braux, avec toutes leurs appartenances et dépendances ».

Claude Soyrot avait fait construire à Châtillon, sur un promontoire dominant un méandre de la Seine, à l’extérieur des murailles, non loin de la Porte de Roche (place Joffre aujourd’hui), une maison sur une partie de l’affleurement rocheux qui fut aplani. Cette demeure avait un plan simple, un carré (cependant, sur les plans du milieu du XVIIIe siècle, on y voit un bâtiment en forme de L, dont le petit côté donne sur la voie appelée aujourd’hui rue du Petit Versailles).

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

Cette attribution au grand-père de Joseph-Bernard est confirmée par les articles parus en décembre 1905 et janvier 1906, sous la plume d’Emile Pic, dans le journal Le Châtillonnais et l’Auxois :

 « Il n’est pas rare de rencontrer aujourd’hui, dans les petites villes de la province, des fonctionnaires d’ l’État qui, dans une situation élevée ou modeste, se plaignent de la monotonie de leur existence et souhaitent incessamment leur nomination à Paris ou tout au moins dans une grande cité. S’ils ne sont pas des arrivistes, impatients des hautes places et des bénéfices qu’elles assurent, il leur semble que la vie n’est bonne qu’à la condition d’être mouvementée et agitée. Il leur faut des distractions et des plaisirs sans cesse renouvelés, un commerce constant avec une société mondaine, une existence toute en dehors, faite d’imprévu élégant ou simplement vulgaire. Ne leur dites pas qu’on peut trouver le bonheur en soi-même., ou en compagnie de quelques parents et d’amis de choix : ils vous répondraient au besoin qu’ils aimeraient mieux être enterrés à Paris que de vivre en province.

Ce n’était pas ainsi que pensait, à l’égard de la vie provinciale et de l’avancement en tant que fonctionnaire, un Châtillonnais du dix-septième siècle, Joseph Bernard Soyrot, qui, né dans notre ville le 8 mars 1650, y demeura presque toujours pendant sa longue existence, y mourut le 27 avril 1730 et fut enterré à Saint-Nicolas même par le curé Paplard. Joseph Bernard Soyrot écuyer et contrôleur des finances en Bourgogne et en Bresse, occupa sa charge avec conscience, et ne sortit de Châtillon que pour les besoins de son service. Il est vrai qu’il avait su s’y créer un genre d’existence moins fastueuse que libre et agréable, dans ce Petit Versailles construit par son père, Claude Pierre Soyrot, receveur pour le Roy au Grenier dudit Châtillon, conseiller du bailliage et chancellerie de la même ville.

Soyrot le père était d’origine dijonnaise, mais il s’était fixé à Châtillon, où il exerçait la charge qu’on vient de voir, certain de ne courir aucun risque de déplacement, puisqu’il s’était proposé de ne jamais manquer à son devoir et de ne solliciter jamais un poste plus élevé. Mais si le fonctionnaire était exempt d’ambition, l’homme privé voulut se faire une demeure particulière où il goûterait en paix le charme de la vie provinciale, telle qu’on la comprît dans les familles de cette époque, pendant laquelle furent construits, aux environs de notre ville, tant de châteaux ou de maisons riches et somptueuses.

Par-devant le « notaire et tabellion royal » Michelot, le 2 décembre 1646, en « sa maison », sont présents : Me noble Claude Pierre Soyrot, Nicolas Mougeot et Estienne Boitouzet, » maîtres-massons », qui tous trois « ont recogneu avoir faict entre eux le marchef suivant, si curieux à tous les points de vue. — Lesdits Mougeot et Boitouzet construiront, près de la Charme de Braux, dans un jardin, un corps de logis carré allant de ladite Charme à la roche… Les cheminées de cette maison seront de pareille façon que celles qui sont faites au logis du sieur Siredey, avocat à Dijon… Tous les matériaux de la construction seront fournis, en place, par Me Soyrot… Le tout sera livré, après examen d’ouvriers et gens à ce cognoissants, le 24 juin de la prochaine année, jour de la Saint-Jean, à peine de tous intérêts et dépens - Quelle somme recevront lesdits maçons pour ce travail qui va durer à peu près sept mois ? » Le présent marchef a été faict moiennant quatre cent livres pour les deux massons », qui auront en outre, du Noble Soyrot, un demi mignot de sel ! Décuplez à peu près cette somme de quatre cent cinquante livres pour la rapprocher de la valeur actuelle de l’argent ; considérez que le minot, mesure de capacité qui contenait la moitié d’une mine, équivalait à 39 litres 36 ; rappelez-vous surtout que le sel coûtait à cette époque, ici et là, dix, quinze, vingt fois le prix dont on le paie aujourd’hui, et voyez quels profits et avantages ont pu avoir les parties dans ce marchef, faict et passé en présence des deux témoins Charles Grotton et Anthoine Lambert.

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

 C’est en cette demeure, construite dans les conditions qu’on a lues, que les deux Soyrot ont passé toute leur existence. Elle ne reçut que plus tard le nom de Petit Versailles, puisque le Versailles de Louis XIV ne devint guère la résidence royale et celle de la cour qu’à partir de 1682. Joseph Bernard Soyrot fut toute sa vie un lettré, qui y recevait ses amis de Dijon ou d’ailleurs, notamment Bussy Rabutin, cousin de Mme de Sévigné, l’auteur de l’Histoire amoureuse des Gaules, Bernard de la Monnoie, le Gui Barôsai qui composa les malicieux Noêls bourguignons, le savant président Bouhier, qui fut de l’Académie française, Pierre Dumay, Conseiller au parlement de Bourgogne, etc.

Soyrot était un homme de plaisir et de travail, comme le sera un autre fils de notre province de Bourgogne, le naturaliste Buffon, qui passa aussi une grande partie de sa vie dans l’agréable retraite de Montbard. Soyrot avait un esprit vif, malicieux, enjoué, mais sans aigreur ni méchanceté. La Monnoie, dans une lettre en vers qu’il lui adresse, car en ce temps-là on ne connaissait pas la correspondance rapide et écourtée d’aujourd’hui, souhaite d’avoir sa gaieté habituelle et la vie charmante et heureuse qu’il mène en sa résidence champêtre. Suivant le Gui Barôsai, qui ne consentit à quitter Dijon pour Paris qu’à l’âge de soixante-cinq ans, Soyrot, en sa villégiature perpétuellement volontaire, faisait chère lie, chantait en haute ou en basse note, caressait Claudine, croquait biscuits à toute heure, dansait gavotte et sarabande, jouait aux cartes les jours de pluie, se promenait s’il faisait beau, mangeait bien, dormait mieux, s’épanouissait la rate en compagnie de « filles » aimables. Mais cette lettre d’un Loret spirituel et membre de l’Académie française contient aussi l’éloge des travaux et des occupations littéraires de son ami Soyrot, qui laissa, en effet, de précieux manuscrits, malheureusement perdus plus tard par la faute des membres de sa famille.

On a vu comment Soyrot père créa, vers le milieu du XVIIe siècle, à la porte de Châtillon, cette maison qui fut appelée plus tard le Petit Versailles. D’après Hocmelle (cité dans les Manuscrits de notre compatriote l’abbé Bourceret), qui écrivit en latin la Description historique de l’Abbaye de Notre-Dame, cette demeure, située dans un jardin délicieux, était bien, quoique petite, celle d’un homme instruit et lettré. Joseph Bernard Soyrot, en effet, y réunit des livres rares et de grande valeur, des souvenirs divers de l’antiquité, des tableaux, des ciselures, des œuvres d’art d’un goût exquis, en un mot, tout ce qui plait à une personne docte et élégante. Ce contrôleur général des finances en Bourgogne et Bresse, qui passa toutes les années de sa longue vie à Châtillon, était correspondant de l’Académie des Sciences. Les manuscrits qu’il avait laissés, à savoir un Recueil de pièces d’éloquence, un Extrait des Mémoires de Roger de Rabutin, comte de Bussy, puis d’autres travaux littéraires, une nombreuse correspondance avec les personnages politiques et les savants de son temps, tout cela fut perdu, ou même, après sa mort, brûlé par des membres de sa famille, qu’effraya peut-être la liberté, sinon de ses pensées, du moins de son langage.

Soyrot fils dépensa plus de cent mille francs, somme considérable eu égard à l’époque, pour l’embellissement et la décoration de cette propriété, qu’il appela le Petit Versailles. Il consentait volontiers à ces frais, soit pour donner satisfaction à ses goûts personnels, soit pour faire, de loin et de cette façon, sa cour au monarque créateur du Versailles voisin de Paris. Ses fonctions le retiennent dans notre ville et dans sa province. Mais, à défaut de gazettes qui n’existent pas alors, il sait, par des lettres particulières, quelle est, à Versailles, la vie de la Cour, et, à Paris, celle de l’aristocratie et des hauts fonctionnaires. Au Petit Versailles, dans le voisinage immédiat d’une cité dont on devine le calme et la monotonie, il se crée une existence d’un charme à la fois matériel et intellectuel. Il n’est pas l’homme de foyer, comme Alexandre Dumas fils désignait par ce dernier mot l’épouse idéale. Il aime plutôt le plaisir, ainsi qu’on l’a vu par la lettre en vers de Bernard de la Monnoie. De là son luxe et son désir de confortable dans sa maison, de là son goût pour tout ce qui a un caractère artistique et élégant. Il a chez lui un musée original et assez hétérogène. Il y reçoit quelques amis du dehors ou de sa ville natale. Il vit en lui-même et par lui-même. Il ne cherche pas à tromper le temps par de banales et futiles relations avec le monde. Il est heureux dans son jardin, dans sa bibliothèque, au milieu de ses objets d’art.

Voici, à la date de 1693, une description du Petit Versailles, tel que Soyrot l’avait rêvé et réalisé, par une suite ininterrompue d’embellissements et d’acquisitions. Il y a là comme un inventaire exact et complet de tout ce qui fait partie du jardin et de la maison, et ces détails, par certains côtés, rappellent les descriptions minutieuses où se plaisent, vers la fin du XVIIe siècle, les auteurs de romans qui restent fidèles à la manière de Madeleine de Scudéry ou de La Calprenède. Volontiers, on en sauterait plusieurs feuillets pour en trouver la fin. Voyons cependant quelques-uns de ces détails.

En entrant dans le Petit Versailles, par la porte qui est ouverte sur la Charme de Braux, voici, avec son balustre, où sont étalés deux cent cinquante caisses et pots de fleurs, voici la terrasse, que l’on quitte, si l’on veut aller de suite au jardin, par un escalier monumental à vingt-sept marches de pierre de taille. Sur le côté ouest de la terrasse est la maison qui offre, au rez-de-chaussée, à droite, la chambre du jardinier, et, à gauche, un salon, dont les portes vitrées donnent sur un balcon couvert, long de vingt pieds et large de dix, et qui domine un canal d’eau vive, où abondent toutes sortes de poissons. Dans le salon, se trouvent quatre statues en bois, hautes de six pieds, et, sur les murs, plusieurs tableaux, reproduisant cinq grandes batailles d’Alexandre par Lebrun, le Pont-Neuf par Van der Meulen, Moïse tirant l’eau du rocher par Le Poussin.

Dans l’escalier, quatre bustes, dont celui de Louis XIV, des coffres, des tableaux, des vases de fleurs, des fleurets, des lanternes de verre de France, etc. Au-dessus de la porte vitrée de la principale pièce, est une inscription qui rappelle la recommandation moderne des Italiens dans certains édifices, Guardare, non toccare :

En ce lieu, pour en user bien, Voyez tout et ne touchez rien.

 Voici en effet, le musée Soyrot. Les murs sont blancs, bleus, dorés. Tout autour, une corniche est soutenue par six consoles de sculpture, sur lesquelles reposent des bustes de grandeur naturelle. Vingt sept tableaux, des portraits, par exemple celui du Dauphin, car on escompte déjà, même en province, les espérances fondées sur celui qui ne fut pas l’héritier de la couronne, des miniatures, des paysages, neuf bas-reliefs, des médaillons, une nymphe et deux Amours sur la cheminée embellie de fleurs et de fruits en bois, une bibliothèque avec douze cents volumes de choix ; quatre-vingts statuettes, vingt-deux figurines, des vases artistiques, des coquilles, des bustes, cinquante médailles, une table de quinze pieds avec des estampes et trente-cinq statuettes, des cassettes, des boites de diverses formes, une cassolette à brûler des parfums, des objets de physique, des lunettes d’approche, des échantillons de minéraux, etc. etc., telles sont les richesses réunies lentement en cette salle par Soyrot, qui savait faire, avec un esprit aimable, les honneurs de sa maison si originale.

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

Dans la seconde chambre du premier étage, voici encore sept grands tableaux, des Amours, les Armes de Soyrot et de son épouse, des peintures et des devises, un jeu de trictrac, un orgue du modenais Barberi, le portrait de Bussy-Rabutin, etc., etc. Le lit, ingénieux caprice, sert de plafond pendant le jour, grâce à un appareil à poulies, à l’aide duquel on le descend à terre pendant la nuit. Les deux pièces du premier, côté jardin, donnent sur un balcon, qui est élevé de vingt-cinq pieds au-dessus des pelouses de verdure ». 

Selon un autre auteur, ce lit « était dissimulé dans le décor du plafond et, le soir, il suffisait de tirer sur deux cordons dissimulés de chaque côté de la cheminée pour actionner une machinerie spéciale à contrepoids sur poulies installée dans le grenier pour faire descendre le lit ».                                                                                                                           Sur le plan napoléonien de 1810, on trouve un bâtiment rectangulaire et, un peu plus loin, toujours le long de la rue, un petit bâtiment carré.

Une étude historique du "Petit Versailles" de Châtillon sur Seine, par Dominique Masson (1ère partie)

 La famille Soyrot était très attachée aux Belles Lettres et Joseph-Bernard n’y fit pas exception. Fin lettré, il fut l’ami de plusieurs hommes de lettres et de savants. Le dijonnais Bernard de La Monnoye, poète, philologue et critique, membre de l’Académie Française en 1713, connu principalement pour ses Noei Borguignon, avait composé l’épitaphe funèbre de son père :

Cy-git Soirot- Passant, ce mot veut dire

Un homme ensemble et généreux et doux ;

Qui sut bien vivre, agir, parler, écrire,

Fut bon ami, bon père, bon époux,

Vécut loué, chéri, goûté de tous,

Hors en un point ; ce dont nul ne s’étonne :

C’est que la fin, qui les œuvres couronne,

L’a tout à coup fait voir bien différent :

Lui qui jamais ne chagrina personne

A chagriné tout le monde en mourant.

La Monnoye fut également l’ami d’un autre membre de la famille Soyrot, conseiller au parlement de Metz.

Joseph-Bernard fut également, entre autres, l’ami du comte de Bussy-Rabutin ; de Du Tilliot, bibliophile dijonnais ; de Bouhier, jurisconsulte, historien et bibliophile, qui entra à l’Académie Française en 1727 ; ainsi que de Pierre Dumay, poète et traducteur d’auteurs latins. Joseph-Bernard entretint une correspondance avec tous les hommes importants de la Bourgogne.

Pour l’embellissement et la décoration de sa propriété, il dépensa plus de 100 000 livres. Il réunit là des collections d’antiques, une bibliothèque choisie, des manuscrits, des sculptures et des peintures, des médailles trouvées dans le Châtillonnais et fut nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences. Il permit à ses concitoyens d’y avoir accès.

Il eut maille à partir avec un principal du collège, Pantaléon Pion, qui se prenait pour un grand homme littéraire ; en ayant fait une critique sévère de ses œuvres, le principal, blessé, trouva des partisans et il en résulta un conflit animé entre les deux hommes. Après sa mort, ses livres passèrent dans la bibliothèque du président de Ruffey mais ses écrits et ses manuscrits, que put récupérer Delamothe, disparurent en grande partie. La bibliothèque municipale de Dijon possède l’un de ses manuscrits intitulé  Cours de Galanterie (manuscrit 529).

 Ce doit être Soyrot qui fit relever le moulin des Ecuyers, fief du roi en 1562,détruit et tombé en vétusté, pour l’englober dans sa propriété.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

Les carrières de lumière aux Baux de Provence. Un spectacle féérique sur des tableaux de Bosch, Brueghel et Archimboldo.

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

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Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

Les superbes carrières des Baux photographiées par Jenry Camus....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

Musée du Chemin de Fer et du Train à Mulhouse une précieuse collection mais avant tout une aventure humaine

Le plus grand musée ferroviaire d'Europe est à Mulhouse.

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

 Locomotive électrique record du monde de vitesse 331 kms en 1955 :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

 Locomotive à vapeur retirée du service en 1973 :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

 Locomotive électrique retirée du service en 2007 :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

La voiture du Président de la République RENÉ COTY ( 1954 à 1959 ) et de CHARLES DE GAULLE( 1959 à 1969) :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

Son bureau :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

Sa chambre :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

Locomotive à vapeur 1847 à 1880 retirée du service :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

 L'intérieur de la locomotive :

 Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

Locomotive à vapeur 1844 retirée du service en 1912 :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

 Voiture de voyageurs 1ère classe de 1850 à 1880 :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse... 

Wagon mixte 3ème classe de 1868 à 1900 :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

Le 1er TGV :

Nicole Prévost a visité le Musée du train à Mulhouse...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

Ces magnifiques photos, que Christian Labeaune m'autorise à publier, sont cliquables.

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune (partie 2)

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Juin 2017

Ces magnifiques photos, que Christian Labeaune m'autorise à publier, sont cliquables.

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

Châtillon sur Seine la nuit, de très belles photos de Christian Labeaune...(partie 1)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 18 Juin 2017

Lors du vernissage de l'exposition de "La cave aux oiseaux", en hommage aux découvertes de Jean-François Chéreau auteur de fouilles à Chamesson, Michel Lagrange a offert à Jean-François Chéreau, et au public, un superbe hymne à l'oiseau sous terre qui renaît à la vie lorsqu'il revoit la lumière...

"L'oiseau sous terre", un superbe poème de Michel Lagrange

 L’OISEAU SOUS TERRE

 

Énigme à demi-effacée…

Avenir d’autrefois…

Rêve d’une ombre ensevelie…

 

La vie attend sous terre

Une exultation qui la justifie

Et la métamorphose.

 

Innocence et mystère…

Une espérance,

Un frémissement se souvient…

 

Le temps s’est arrêté,

Le temps qui vieillit dans nos caves

Et qu’on oublie,

Jusqu’à ce qu’il se fasse entendre…

 

Quelques pierres… un décor… des rinceaux de couleurs…

Un oiseau s’impatiente…

 

Hantée de souvenirs et de pressentiments,

Ma maison a connu, certains jours, des frissons

Que l’oiseau seul expliquera, plus tard…

 

Quel temps fait-il continûment sous terre ?

Une nuit d’exil écrasant,

Plus bas que ciel… plus haut que terre…

 

Enfin, la découverte au bout de mes tâtonnements…

 

Le tremblement du temps qui se délivre…

Le regard d’un oiseau rattrapé par la vie…

 

Entre chaos et sauvegarde,

Une œuvre d’art,

L’accord silencieux de la terre et de l’esprit.

 

Je suis l’acteur qui fait renaître

Un oiseau des siècles des siècles...

 

Espérant qu’il ne succombera pas

Aux éléments d’une terre étrangère

Et d’un ciel inhospitalier,

Je fais monter l’oiseau vers la lumière.

 

Dans le faux jour d’une fresque inventée

Par le besoin de vivre ailleurs,

Un oiseau apparaît,

Pour la première fois, perdu et retrouvé…

 

Cet oiseau… quelques autres…

Entre l’absolu de l’artiste

Et la cécité du sous-sol.

 

Illusion des temps confondus…

 

L’oiseau dont je ne savais rien

Se réalise et redonne à mes yeux

La naïveté de l’enfance.

 

Un oiseau, contemporain de mes jours

Autant que du peintre appliqué

Au panneau sans bruit de ses fresques.

 

À mes questions, l’oiseau répond

À hauteur d’homme.

 

Un souffle issu de mon passé

Devient mon avenir,

Comme si les événements de ce lieu de ma vie

Ne se succédaient pas,

Mais demeuraient contemporains,

Simultanés, heureux que nous nous retrouvions

Ici et maintenant.

 

 Le paradis tient tout entier

Dans l’oiseau qui regarde un homme

En train de lui redonner vie.

 

 Un homme, à revoir l’éclat d’une étoile éteinte,

Acquiert profondeur et vertige.

Il est réinventé.

 

 A cappella, l’oiseau qui se met à chanter

Contient les chants de toutes les époques.

Il est mémoire… oubli… résurrection.

Un nouveau temps commence…

 

Un oiseau, les oiseaux sans nom

Qui font d’un arbre un pays de non-lieu,

Alors que se fait oublier

La nuit pesante et sans couture.

 

Oiseau que l’ankylose a failli pétrifier,

Mais qui reçoit de la curiosité solaire

Une envie d’envol à nouveau…

 

Ainsi pactise un soleil aujourd’hui

Avec l’Antiquité d’un village en Bourgogne…

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 18 Juin 2017

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Après la visite guidée du MuséoParc d'Alésia, les membres de la Société Archéologique et Historique du pays Châtillonnais se sont rendus sur le site du lieu-dit "La Croix-Saint-Charles", à la pointe de l'oppidum d'Alésia.

C'est là qu'ont lieu des fouilles très intéressantes sur le site d'un sanctuaire nommé Apollon Moritasgus.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Des membres de l'INRAP nous ont accueillis, nous avons ainsi pu retrouver Samantha  Heitzmann que nous avons rencontrée plusieurs fois pour des conférences à Châtillon sur Seine.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Bruno Chaume, Président de la SAHC, archéologue, chercheur au CNRS, nous a présenté son ami Olivier de Cazanove , Directeur du programme "Sanctuaire d'Alésia", Professeur d'archéologie Romaine université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Avec Olivier de Cazanove, nous partons visiter les fouilles  du sanctuaire dédié à Apollon Moritasgus. Le premier élément de ce nom est gréco-romain,  (Apollon) , le second gaulois (Moritasgus), ainsi que des thermes, divers bassins et bâtiments annexes.

Ce qui montre que ce temple a été utilisé à partir du 1er siècle avant JC, jusqu'au deuxième siècle de notre ère.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Dès l’année 1898, des archéologues de la Société des Sciences de Semur en Auxois mirent à jour un ensemble de canalisations antiques dans la zone de la Croix Saint-Charles, sur la pente est du Mont Auxois.

Emile Espérandieu, officier de carrière et archéologue reprit les fouilles  de 1909 à 1911 qui lui ont permis de dégager un temple, des thermes, divers bassins et des bâtiments annexes.

La reprise des fouilles s'avérait souhaitable afin d'identifier les limites du sanctuaire, le fouiller extensivement et en restituer l'évolution. C'est pourquoi le programme "Sanctuaires d'Alésia" a été lancé en 2008 sous l'égide du ministère de la Culture-Direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne en collaboration avec les universités de Paris 1,de Bourgogne et de Basilicate en Italie.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Olivier de Cazanove nous montre ici l'emplacement d'un "enclos à banquets gaulois". On y a trouvé des amphores vinaires, des céramiques, des potins et de très nombreux ossements d'animaux (porcs, boeufs, capriné, cheval).

Entre la fin de l'époque gauloise et les premières décennies de notre ère, une route à cailloutis montait doucement d'est en ouest. On en voit encore des traces le long de ce mur.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Le sanctuaire s'est doté d'édifices monumentaux à partir du 1er siècle après JC..

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Le temple avait une forme octogonale, il était implanté au dessus d'une canalisation qui convoyait l'eau des sources par une série de drains jusqu'aux thermes situés en contrebas.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

On voit ici la fondation de l'angle sud-ouest du temple avec l'entrée de la canalisation.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Plusieurs sources en effet existaient sur le site : l'eau suintait à la base du talus.

Ce qui incite à penser qu'Apollon Moritasgus  était un "sanctuaire des eaux" c'est la présence omniprésente des canalisations, des vasques et des bassins : une mise en scène complexe de l'eau qui évoque de la part des concepteurs du sanctuaire une probable intention symbolique et cultuelle.

Malgré la sécheresse actuelle l'eau sourd toujours, les fouilleurs ont les pieds dans l'eau !

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Une parenthèse : de cet endroit des fouilles on voit, au loin, la si jolie cité de  Flavigny sur Ozerain. C'est à Flavigny qu'était basé le camp de César lors de la bataille d'Alésia.

Olivier de Cazanove nous dit que Vercingétorix est peut-être venu au sanctuaire, il pouvait donc, sans doute, voir les ennemis romains en face !

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Nous voici près des thermes.

Olivier de Cazanove nous révèle que ces thermes ne constituent pas un ajout périphérique du sanctuaire, car ils sont reliés au temple par la même canalisation majeure.

Leur plan est un plan standard de thermes qui relève du type dit "axial semi-symétrique".

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Les thermes étaient associés au lieu de culte.

A l'ouest se trouve la palestre, cour bordée de portiques d'où l'on peut descendre dans la piscine froide, puis au frigidarium par quelques marches Puis on accède au tepidarium (pièce tiède) puis au caldarium (pièce chaude)  qui dispose d'un sol suspendu sous lequel l'air chaud circulait (hypocauste).

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Le caldarium possédait trois baignoires

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Le laconicum (étuve sèche), de forme arrondie devait être recouvert d'une coupole.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Les fouilles successives ont mis à jour de nombreux ex-votos, comme ce pied que montre Olivier de Cazanove, trouvé en 1909 devant le porche du temple. Il portait en abréviation "v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito) "il s'est acquité de son voeu de bon gré comme de juste"

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

D'autres ex-votos nous montrent des enfants emmaillotés, des seins, des yeux de bronze (plus de 300 !) qui devaient être fixés par des clous dans la galerie périphérique du fanum.

Ce qui n'implique pas, nous dit Olivier de Cazanove, que le sanctuaire d'Apollon Moritasgus avait une spécialisation thérapeutique, mais plutôt une demande de guérison, soit une demande, parmi d'autres, de ceux qui fréquentaient le sanctuaire.

Visite des nouvelles fouilles d'Alesia avec la Société Archéologique et Historique du Pays Châtillonnais (SAHC)

Toutes les recherches effectuées sur le site :

L'article paru dans Academia :

https://www.academia.edu/31520204/Le_lieu_de_culte_du_dieu_Apollon_Moritasgus_%C3%A0_Al%C3%A9sia_Phases_chronologiques_parcours_de_l_eau_distribution_des_offrandes?email_work_card=thumbnail

 

Article sur la ville gallo-romaine d'Alésia, située sur l'oppidum :

 http://www.christaldesaintmarc.com/la-cite-gallo-romaine-d-alesia-a43591070

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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