Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Les bâtiments de la ferme comprenaient  un chaffaud (fenil), un râtelier, une écurie pour 4 à 5 chevaux, une étable à vaches, la bergerie, une soue à porcs, un poulailler, des cabanes à lapin.

Les volailles n’avaient pas froid l’hiver, le poulailler était fermé la nuit pour ne pas tenter goupil et autres friands de cette espèce.

Derrière : granges, hangars pour les foins et moissons, une aire de battage à fléau

Ce battage fut remplacé par la batteuse mécanique, inventée en 1786, mais introduite dans nos campagnes cent ans après. Elle était actionnée par un cheval encadré par un tapis de bois incliné, obligeant l’animal à marcher sans arrêt. Un frein bloquait le mécanisme, le  cheval s’arrêtait, fatigué, réintégrait l’écurie et était remplacé par un autre.

Souvenirs de Pierre Roy : la ferme du grand-père Bornot à Saint Germain le Rocheux

Le coupe-racines, entraîné par une roue à chiens éminçait les betteraves. On y ajoutait du son, de la bouffe, c’était la « pouture » pour nourrir les vaches.

Les moutons étaient servis dans des « charpeignes », plus foin et paille.

Les porcs avaient des pommes de terre cuites, écrasées avec du petit lait.

Une pâtée épaisse était destinée aux volailles, dindes, canards, parfois pintades assez sauvages. Le soir on leur donnait une poignée de petit blé en provenance du tarare manuel qui sélectionnait les meilleurs gains pour le meunier.

L’exploitation avait une superficie d’une cinquantaine d’hectares, ce qui permettait de faire vivre 8 à 10 personnes, plus 2 commis.

Les champs, bien travaillés ne donnaient qu’un rendement moyen de 15 à 16 quintaux de blé à l’hectare.

Maintenant , avec les labours profonds par les tracteurs, l’apport d’engrais chimiques, on tire plus de 45 à 55 quintaux en mêmes lieux et places.

Le bétail était composé de 10 à 12 vaches laitières, plus les taureaux et veaux, une cinquantaine de brebis et agneaux Mérinos du Châtillonnais, un bélier, 25 à 30 volailles.

Les couvées de printemps étaient les meilleures, les nids préparés avec 12 à 15 œufs sur lesquels, pendant trois semaines une poule couvait, alimentée, mais masquée des autres afin de ne pas être dérangée.

Une à deux couvées d’œufs de cane étaient confiés à une poule, plus attentive qu’une cane (disait-on)

Les cabanes à lapins abritaient 15 à 2O  rongeurs, plus des nichées de 5 à 6.

Deux chiens à vaches, un chien de berger, un chien de chasse du nom de « Fanfare », deux ou trois chats faisaient partie de la famille.

Le lait était vendu aux habitants qui venaient chaque soir avec une timbale.

Une partie était mise dans des pots de grès, et écrémée à la louche après deux jours de repos. Lorsqu’il y avait 6 à 8 litres de crème, on faisait le beurre dans la baratte à manivelle, le petit lait était pour les cochons.. Une autre partie du lait, mélangée à de l’écrémé, était mise en présure (fermant lactique)

Le caillé était mis en « couloir », égoutté tel quel, d’autres passés et affinés, mis entre deux feuilles de platane, après avoir été légèrement effleurés avec un peu de marc.

Tous les produits de la ferme étaient vendus aux particuliers, épiciers ambulants, revendant à Châtillon (mère Saulgeot) sur les halles.

On ne faisait pas fortune, on vendait 13 œufs à la douzaine, mais on avait une vie paisible sans grande ambition, en somme une vie heureuse !

La cour, le tas de fumier avec sa fosse à purin (qui remplaçait l’engrais), de l’autre les abreuvoirs alimentés par une citerne.

Dans le verger, les ruches en paille, puis remplacées par le modèle Dadaut étaient d’entretien et de rendements intéressants.

Le potager fournissait les petits pois, mis en bouteilles et stérilisés, les haricots verts en pots de grès, salés, des haricots  en grains séchés. Puis tous les fruits, lorsque le gel n’avait pas fait trop de ravages en avril ou mai.

Les prés du Brevon accueillaient les vaches du printemps à l’automne.

L’évolution agricole a bouleversé les coutumes et traditions, mais il ne faut pas oublier l’entraide de la population : on donnait un coup de main tout à fait à titre bénévole, en échange du travail d’un ouvrier, on lui rentrait son affouage gratuitement, l’égoïsme n’existait pas, on se serait fait remarquer.

Chez le grand-père Bornot, on ne travaillait pas le dimanche, mais le samedi les commis avaient mis de l’ordre, fait la propreté des abords, le fumier peigné, la cour balayée, machines et outils rangés à leurs places définies.

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Publié le 5 Juin 2017

Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

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Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

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La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

Merci à lui et à sa famille de m'avoir permis de le faire !

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Publié le 5 Juin 2017

Beaucoup de lecteurs ont aimé lire les souvenirs passionnants de Pierre Roy, sur la vie rurale à Aisey sur Seine et Saint Germain le Rocheux au XIXème siècle.

Comment ces souvenirs  exceptionnels sur la vie dans un village Châtillonnais, sont-ils parvenus jusqu'à moi ?

C'est Bernard Pietri, un des neveux de Pierre Roy, fils d'Yvonne Roy (soeur de Pierre) et d'Alphonse Pietri qui me les a envoyés .

Il m'a envoyé aussi des photos que j'ai publiées au fur et à mesure des chapitres.

La photo de ses grands parents Armand et Constance :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Le mariage de ses parents Yvonne et Alphonse Pietri  :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Mais aussi des photos des enfants Pietri à Aisey :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

et plus tard :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

La photo de sa soeur Madeleine Piétri à une fête à Chênecières ( à droite) :

La famille Pietri, les neveux de Pierre Roy....

Cette dernière photo demande une explication .

Au début de la guerre, Alphonse Piétri, Officier de Marine , fut privé de travail puisque la Flotte Française était à l'arrêt.

Son beau-père, Armand Roy, fit venir la petite famille à Aisey et trouva du travail à son gendre à l'usine de Chênecières.

Roger Seytre, Directeur de l'usine, organisait de petites fêtes à Noël, avec les enfants des employés, Madeleine était devenue un bel ange !

Les deux aînés fréquentèrent l'école de Saint Marc sur Seine, en même temps que mon mari.

Bernard Piétri a retrouvé dans des documents de ses parents, une lettre écrite depuis St Marc le 25.9.1944.

C’est son père, qui, malgré une situation familiale des plus précaires, propose au Commandement de la Région Militaire de Dijon, de reprendre du service jusqu’à la fin de la guerre. C'était un acte courageux, attendu que tant d’autres se "débinaient", désertaient ou basculaient dans la collaboration.

Voici ces documents :

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Ce sont les membres de la famille Pietri, les neveux de Pierre Roy, qui m'ont envoyé le manuscrit des souvenirs de ce dernier sur la vie à Aisey....

Mon mari m'avait mis en garde, lorsque j'étais institutrice à Saint Marc,  de faire très attention à ce que les enfants, en automne, ne se battent pas avec les feuilles mortes des tilleuls de la cour de récréation.

Pourquoi ? eh bien parce que lors d'une "bataille de feuilles mortes" un enfant avait eu l'oeil crevé avec un caillou dissimulé.

Cet enfant ...c'était le frère de Bernard, qui me confia lors d'échanges épistolaires que leur père emmena son fils blessé à l'hôpital ...en vélo ! c'était la guerre !

Voilà l'histoire d'une belle rencontre entre Bernard Piétri et moi-même qui m'a permis durant trois mois de publier un document exceptionnel.

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Publié le 5 Juin 2017

Les souvenirs de Pierre Roy...

Les souvenirs de Pierre Roy d'Aisey sur Seine sont terminés !

Ils ont été appréciés par beaucoup de lecteurs qui m'ont demandé s'ils pourraient en avoir un album-papier.

Oui, car les Amis du Châtillonnais  avaient publié ces récits envoyés à eux  par Pierre Roy en 1995, dans un superbe cahier, accompagnés d'une étude sur l'ancien château d'Aisey le Duc.

Michel Diey peut tout à fait réimprimer ce cahier pour vous, si vous le lui demandez (au prix modique de 9 €)

Envoyez lui votre commande à son adresse :

michel.diey@wanadoo.fr

Vous pourrez le retirer lors d'une des permanence des Amis du Châtillonnais Impasse du Raisin à Châtillon sur Seine., le jour qu'il vous indiquera.

NB : il me reste quelques textes de Pierre Roy sur le patois et l'histoire du château d'Aisey le Duc, ce sera pour la rentrée, car après le 1er juillet, le blog, été oblige, ne fonctionnera pas très régulièrement.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Souvenirs de Pierre Roy : les activités à Saint Germain le Rocheux

LE MOULIN DE SAINT GERMAIN

Il appartenait à monsieur Mariotte, il tournait pour le service des cultivateurs. Il approvisionnait le boulanger du village. Son commis, bâti en hercule, montait une bache de farine de 100kgs sur le dos par le chemin de la Mairie, il lui fallait gravir un raidillon de 200M, et plus de 500 m pour le reste du parcours. On ne voit plus un spectacle pareil.

LA  FIEVRE APHTEUSE

Dans le Châtillonnais, il y avait une dizaine de marchands de bestiaux, ceux-ci avaient des commis appelés maquignons qui parcouraient les villages et les fermes, touchaient, estimaient à vue d’œil le poids. Ils offraient toujours à un prix inférieur la qualité présentée. Souvent pas très scrupuleux , ils étaient qualifiés de « francs gurdots » (malhonnêtes)

Parfois dans une localité, sévissait un terrible fléau : la fièvre aphteuse, maladie chez les bovins, caractérisée par l’inflammation des aphtes, faisant baver l’animal, l’empêchant de manger. Il finissait par dépérir et mourir. Aussi les gens de laissaient pas entrer dans leurs étables, ces gens qui apportaient ce virus à la semelle de leurs chaussures, avec leurs mains mal lavées. Les règles d’hygiène les plus élémentaires n’étaient pas appliquées.

On leur criait de loin de ne pas approcher « Ne venez pas ici d’aveu votre cocotte (la fièvre) » leur disait Henriette Harnet ;

Dans le temps il y avait eu un développement de la rage. Aussi les chasseurs tiraient les renards, principaux programmateurs de cette épidémie, dangereuse pour l’homme et mortelle pour les animaux.
Depuis une dizaine d’années elle a fait sa réapparition. Il y a des moyens efficaces pour lutter contre.

Les cultivateurs et les chasseurs sont-ils très vigilants.

L’EAU à SAINT GERMAIN LE ROCHEUX

Les habitants n’avaient comme eau potable que les citernes, les bêtes allaient aux mares, nourries par les pluies et les ruissellements, elles étaient immunisées.
En 1891, l’eau pure fut installée dans la communes à des bornes-fontaines, abreuvoirs, lavoirs. Cette source était captée dans la vallée du Brevon, près du moulin, amenée à une station hydraulique appelée « bélier ». Ce « bélier » fonctionnait par une chute d’eau de 91 pour monter 1 litre d’eau à une hauteur de 90 m de dénivellation  sur 1km500, cela sans autre forme de force.

Souvenirs de Pierre Roy : les activités à Saint Germain le Rocheux

A cette époque, il n’était pas question de moteurs et pompes électriques, ça fonctionnait bien, ce n’est qu’il y a 30 ans que l’on a modernisé le système.

Busseaut, Moitron et d’autres villages en possédaient.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

C’est Suzanne, la femme de Pierre Roy, qui parle :

Le jeudi nous allions au caté à Rochefort (3 kms aller).

Nous partions à 8 heures, ceux de la Communion, par tous les temps.

On bavardait sur les chevreuils, les sangliers, les truites qui mouchent…la route paraissait moins longue.

Souvenirs de Pierre Roy : le catéchisme à Saint Germain le Rocheux

(l'église de Rochefort sur Brevon)

Il fallait assister à la messe de 9 heures, ensuite c’était le catéchisme.

On retrouvait les enfants de Busseaut qui par la route avaient fait leurs 5 kms. Puis c’était le retour, vers 11heures ½.

Souvent nous invitions ces jeunes à nous raccompagner, c’était un sacrifice de leur part, car le parcours s’en trouvait rallongé. Ils évitaient le pays en passant à l’orée du bois.

Parfois on flânait, il arrivait que ceux de Busseaut de fassent disputer par leurs parents de mettre si longtemps pour rentrer (13h et 14heures).

C'était le cas du Boileau : son père l’attendait et lui dit « C’est ça l’heure de rentrer, t’ai faim ? », il lui ouvrit la porte de la soue à cochons, l’enferma et lui dit : »dîne d’aiveu lu ». une heure après, le père faisait déjeuner son gamin puni.

La leçon n’avait pas servi à grand-chose, il aimait flâner…

Le dimanche, nous devions être à la messe de 10 heures. Nous emportions dans un petit panier notre repas que nous prenions chez un habitant, car il fallait être présent aux Vêpres, le caté les précédait.

Il y avait des dissipés, le grand Parthiot passait souvent la messe à genoux dans l’allée sur les dalles froides de l’église, ce qui ne l’empêchait pas de faire le pitre.On rentrait vers les 4 heures de l’après-midi.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

LES LAVANDIERES DE SAINT GERMAIN

Les habitantes du village faisaient leurs lessives une fois par mois. Elles allaient au lavoir avec une brouette.

Lorsqu’il n’y avait pas d’eau, elles avaient recours au minuscule lavoir de la route de Châtillon-Rochefort, ou à celui de Busseaut en bas de la côte de Saint Germain (2km), d’un bon débit.

Vers 1920, les lavandières de la ferme étaient descendues en voiture avec le chargement de lessives. La voiture reviendrait le soir pour remonter ces personnes.

A midi, Suzanne (ma future femme ) alors âgée de 7 -8 ans devait porter le déjeuner aux laveuses dans un panier : pain, fromage, vin ainsi qu’une timbale à réchauffer sur un feu de bois dans un coin du lavoir.

Elle était arrivée à 200 mètres du lavoir encore caché par les buissons, lorsqu’elle vit détaler sur les pentes de Busseaut un gros chien , elle prit peur en pensant, comme le petit chaperon rouge, que c’était un méchant loup.

Elle fit demi-tour se sauva à toutes jambes au pays. Elle n’osa pas rentrer à la ferme et entra dans la première maison amie, celle de Madame Fréget.

Suzanne lui expliqua toute tremblante d’émotion ce qu’elle avait vu . Cette brave personne la calma, lui apporta un réconfort, puis au bout d’un moment lui proposa de l’accompagner.

Elles firent le trajet sans incident. Mais ces aller et retour avaient occasionné deux heures de retard dans le portage du repas Les femmes étaient fort impatientes , il y avait longtemps  que midi était sonné au clocher du village.

Le froid, les mains dans l’eau, elles avaient bien faim. Enfin la bonne dame expliqua le désarroi de Suzanne et tout fut oublié.

UN LOUP ENRAGÉ A SAINT GERMAIN LE ROCHEUX

L’histoire d’un loup enragé est un fait décrit et authentique .

Souvenirs de Pierre Roy : les lavandières de Saint Germain le Rocheux

Encore quelques personnes (dont Paulette Tanière, Renée Mullier) se souviennent avoir entendu leurs grands-parents conter la triste fin d’un homme, Claude Copin, parent de notre famille, soldat de Napoléon 1er.
Un loup enragé errait dans la région de Saint Germain le Rocheux.

Il fut aperçu par les villageois sur la route de la Chouette. Le « Grand Copin » , prévenu, se porta à sa rencontre armé d’un couteau de cuisine.

Homme courageux, il s’approcha de l’animal hagard, bavant. Il l’enfourcha, d’une main lui tenant le museau fermé , il lui planta son couteau entre les deux pattes de devant, dans la poitrine.

Malgré ces précautions, le loup le mordit au petit doigt, on encrotta la bête morte. Copin se lava les mains, mais ne tint pas compte de cette égratignure.

Peut-être deux mois s’étaient écoulés qu’à l’occasion, je crois, du 14 juillet, Copin jouait aux quilles, bien que malade.

C’était son tour de renvoyer les boules, mais on vit qu’il les jetait sans force, de façon désordonnée.

Les hommes s’inquiétèrent de son comportement, ils remarquèrent que de la bave coulait de ses lèvres. et, se souvenant alors du loup, tous dirent qu’il était peut-être enragé. On alla chercher le docteur qui consulta et confirma les dires de ses camarades.

Le remède, effroyable : on ligota le patient sur son lit , puis à l’aide d’un édredon de plumes on l’étouffa. On entra le lendemain dans sa chambre et on constata le décès .

Monsieur Louis Pasteur ne fit ses découvertes que plus tard.

 Et pourtant en 1810, voici ce qui était préconisé :

Souvenirs de Pierre Roy : les lavandières de Saint Germain le Rocheux

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Publié le 5 Juin 2017

LA VIE DE LA FEMME RURALE

Au foyer, elle s’occupe dès 6 heures du matin, de raviver le feu, préparer le petit déjeuner, café, lait, pain grillé puis s’occupe des enfants pour aller à l’école.

Elle soigne ensuite les volailles, les lapins et souvent les porcs,prépare les repas du midi et du soir.
Activités diverses dans la cour, le jardin. Le jeudi, aidée par les enfants elle coupe l’herbe aux lapins, en juin et juillet elle cueille les fraises, fraises des bois, framboises, mûres et elle en fait des confitures.

Les moissons terminées,les enfants allaient glaner, ramassaient des noix et des noisettes.

Une fois par mois c’était la lessive avec des journées pénibles : trempage dans un cuvier, linge bouilli en lessiveuse, lavé puis rincé à la fontaine avec de terribles onglées l’hiver.

Souvenirs de Pierre Roy : la vie de la femme rurale au XIXème siècle

Le linge était ensuite séché dans le jardin ou au grenier, puis repassé et rangé soigneusement dans les armoires avec un sachet de lavande.

Sa tenue vestimentaire: un fichu sur la tête, les cheveux en chignon, une grosse chemise de toile de lin, caraco, jupes amples cachant une culotte longue jusqu’aux genoux avec dentelles, gros bas de laine ou de coton, chaussons, sabots par mauvais temps, autrement chaussures montantes.

Le  dimanche, les vacations habituelles étaient simplifiées, mais la présence à la messe était habituelle.

Le dimanche les femmes mettaient un chapeau, un corsage ou veste, un corset à baleines afin de valoriser avantageusement la poitrine, faire taille fine.

 De belles jupes et robes étaient confectionnées par les modestes couturière du pays.Aux pieds des chaussures genre mocassin avec boucles, ou bottines à boutons pur lesquelles il fallait un crochet spécial.

Les cérémonies, fêtes religieuses, noces etc…faisaient prendre l’air à toutes ces belles tenues.

L’hiver,à la lueur de la flamme vacillante du feu de cheminée, mère ou grand-mère, assises sur une chaise, faisaient sauter sur leurs genoux les plus petits, ce qui faisait la joie des bambins en chantant des refrains sans fin.

« A cavale mon âne, pou aillé ai biâne, charché du pain bian.Pou lai mère Gangan qui n’ai pu de dents… au trot ! au trot ! au galop ! au galop ! », avec des mouvements et des gestes rapides…

Elles disaient des contes : Cendrillon, Barbe Bleue, le Petit Poucet, Robinson Crusoë. Ceci dit au bord du lit éclairé par une lampe Pigeon, afin d’endormir l’enfant dans des rêves merveilleux, telle cette mélodie :

On dit qu’il est un petit vieux

Qui vient le soir jeter du sable

Dans tous les pauvres petits yeux

Des enfants qui sortent de table

Le vieux dans son sac

Puise et crac…crac…crac…

Tout s’envole et se verse

On dirait une averse

Le vieux dans son sac

Puise et crac…crac…crac…

Les dernières strophes en berceuse.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Pierre Roy épousa Suzanne Bornot, une fille de Saint Germain le Rocheux.

Il nous dépeint la ferme de son beau-père.

LA FERME DU GRAND-PERE BORNOT à SAINT GERMAIN LE ROCHEUX

 Le père de ma femme Suzanne, Joseph Bornot , né en 1876, possédait une ferme, située dans la rue du Roi, qui se composait d’un bâtiment d’habitation à un étage avec cave et  grenier.

Cette maison avait une pièce principale servant de cuisine, de salle de repas, et de bureau.

Sous la montée d’escalier un lit était installé, l’alcôve fermée d’une porte.

La pièce contigüe était la chambre à four pour cuire le pain.

Sous la cheminée où on faisait du feu sur des chenêts, une crémaillère était suspendue avec une marmite pour cuire les pommes de terre en robe des champs.

Sur le côté gauche, un petit bâti en pierre faisait office de fourneau avec deux foyers où l’on pouvait mettre des braises ou du charbon de bois en été lorsqu’il n’y avait plus de feu dans la cheminée.

Au premier étage de la maison il y avait trois chambres munies de cheminées, avec lits, armoires, commodes, table avec cuvette, broc, seau d’aisances.

Le matin on vidait le seau dans le cabinet du jardin (quelques planches dressées, un toit, une porte, un bâti en bois servant de siège, un couvercle).

Au dessus le vaste grenier tavillonné (planches sous les tuiles afin d’éviter la déperdition de la chaleur en hiver). On y étendait le linge à sécher.

Sous le bâtiment d’habitation, s’étendait une cave taillée dans la roche : on y entreposait pommes de terre, carottes, choux raves. S’y trouvaient aussi des saloirs avec lard et porc en saumure, des pots en grès pour la conservation des œufs au lait de chaux ou silicate.

Un chantier fait de deux pièces de bois parallèles permettait de mettre une ou deux feuillettes afin de ne pas les poser par terre, de mettre une canette (robinet) pour tirer le vin ou la piquette.

On y voyait aussi des casiers à bons vins et à « goutte » que l’on distillait chez le blandevignier (Canaron à Nod).  Après l’avoir laissée deux mois en damejeanne non bouchée  pour qu’elle puisse perdre son « feu », on la mettait en bouteilles ou en flacons.

Devant la maison un jardinet à fleurs, une citerne sur la rue, et le banc de pierre où l’on se reposait durant les beaux jours, engageant la conversation avec les voisins et passants.

Derrière la maison, un champ et un jardin pour les légumes, et les W.C.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Juin 2017

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Juin 2017

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres exposées, par ordre alphabétique.

Chantal Archambaud :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Madeleine Bailleux

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Amalia Cailletet :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Guy Collin :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Rémi Courtejaire :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Françoise Debeaupuits :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Bernadette Desvignes :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Elisabeth Doukhan :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Claude Ferreira :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Odile Gheeraert-Masson :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Julien Gimié d'Arnaud :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Guilleman :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Monique Hérard :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Emma Koens

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Françoise Labeaune :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

André Lagarde :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Jacques Lamy au Rousseau :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Jean-Pierre Loget :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Maripol Camus :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais.

Dominique Masson-Flandrin :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Michelle Mora :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Hélène Parize :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Laurence Petit :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Lucia Rambaud :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Chantal Schaeffer :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

Pierre Thuillier :

Voici les oeuvres présentées par les artistes du salon des peintres 2017 des Amis du Châtillonnais

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Juin 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises ont été inaugurées par le Maire de la Ville de Châtillon sur Seine  et les membres de son Conseil Municipal.

Dommage que sur l'invitation, qui m'a été envoyée par la Mairie, l'heure n'ait pas été indiquée. Je me suis fiée au journal le Bien Public qui parlait de 11h, or c'était 10 h ...!

Heureusement René Drappier était là et a pris une photo du coupage de ruban.

Les journées Châtillonnaises 2017

Hubert Brigand avait déjà visité de nombreux stands lorsque je suis arrivée, et il avait rencontré des amis...

A gauche, Valérie Bouchard, Conseillère Départementale.

Les journées Châtillonnaises 2017

Miss Côte d'Or 2017, et sa seconde dauphine étaient présentes.

Les journées Châtillonnaises 2017

Yannick Fanet, toujours aussi professionnel et plein d'humour a sonorisé la manifestation Châtillonnaise les deux jours.

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Reynald Pierre peaufine sa belle sculpture...

Les journées Châtillonnaises 2017

Et maintenant, une promenade au milieu des stands...

Les journées Châtillonnaises 2017ont eu beaucoup de succès !

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

On pouvait se restaurer en différents points...

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

La sono était parfaite...

Les journées Châtillonnaises 2017

Les élèves de l'Ecole Municipale de Musique commençaient de s'entraîner à la batterie lorsque je suis passée...mais l'orage violent qui s'est abattu sur le Cours l'Abbé a perturbé leur concert.

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

La gendarmerie était très présente...

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Une grande partie des deux journées Châtillonnaises a été consacrée aux animaux : le concours des Brunes, nos si belles vaches, mais aussi des expositions de moutons, de volailles .

Ce sera l'objet d'un autre article.

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017 ont mis à l'honneur, et en valeur, les entreprises du Châtillonnais : métal, pierre, bois, artisanat, services .

Elles étaient toutes réunies sous un grand chapiteau.

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Les journées Châtillonnaises 2017

Pierre Magès avec sa caméra , était là. Il a réalisé une bien belle vidéo des Journées Châtillonnaises 2017 .

Les journées Châtillonnaises 2017ont eu beaucoup de succès !

Voici la vidéo de Pierre, merci à lui de me l'avoir envoyée !

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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