Publié le 31 Mars 2014
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Publié le 31 Mars 2014
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Publié le 29 Mars 2014

David Loiselet a présenté dernièrement, à Mussy, une conférence passionnante sur l'évolution du Barséquanais à la fin du Moyen-Âge.
Au cours de la seconde partie du XIXème siècle, un goût pour l'histoire locale est apparu : des instituteurs, des curés, des historiens se sont intéressés à l'histoire des confins burgondo-Champenois. (une liste de ces historiens en fin de chapitre).
Hélas, si on a des documents sur le Barséquanais dans l'Antiquité, ils manquent cruellement sur la période du haut Moyen-Âge.
David Loiselet a commencé son exposé par
Le Barséquanais avant la guerre de cent ans.
Le Barséquanais s'étend du sud de Bar sur Seine au nord de Châtillon sur Seine.
C'est une région au climat rude, recouverte de forêts. Cinq rivières la parcourent ; la Sarce, la Laigne, la Seine, l'Ource et l'Arce.
L'habitat est groupé, il ressemble à celui de l'époque actuelle, les maisons sont bâties en pierre.
Bar sur Seine et Châtillon sur Seine sont des villes étapes entre Troyes et Dijon.
L'organisation féodale
Le Comte de Bar a hérité du "pagus du Lassois". Le Comté subit l'influence au nord du Comte de Champagne et au sud de celle du Duc de Bourgogne.
Les conditions religieuses
La région fait partie de l'Evêché de Langres. L'immense diocèse de Langres comprenait au Moyen Âge, et jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, des parties des départements actuels de l'Aube, la Côte-d'Or, la Haute-Marne, la Haute-Saône et l'Yonne.
On trouve dans cette région de nombreux établissements religieux: des abbayes (Molesme, Pothières, Mores, Clairvaux), mais aussi des granges et des moulins qui en dépendent.
Il existe de nombreux conflits entre le clergé régulier et le clergé séculier.
L'économie domaniale
Les richesses proviennent essentiellement de la terre : céréales, vignes (rendements faibles), élevage : peu de bovins mais des troupeaux de moutons qui fournissent laine, lait, viande.
A cette époque on trouve de nombreux moulins sur les rivières, mais aussi des forges.
L'apiculture est importante, car le miel et la cire sont appréciés (le sucre tel que nous le connaissons n'existe pas), des piscicultures sont créées.
Les activités commerciales et industrielles sont faibles, mais l'artisanat est développé.
La Société féodale
Il existe une grande variété de seigneurs locaux, qui perdent peu à peu leur indépendance. Le Clergé a une importance extrême par la puissance spirituelle et temporelle des grands établissements religieux.
L'Evêque de Langres a une autorité toute puissante.
Le servage existe, il persistera jusqu'au XIIIème siècle.
On note dans la région la présence de juifs-banquiers, mais l'absence de la bourgeoisie.
La crise du début du XIVème siècle
Le Comté de Champagne se voit rattaché à la couronne de France. Au sud, les Ducs de Bourgogne cherchent à s'imposer. Les petits seigneurs sont ruinés, les abbayes sont en déclin.
On voit naître une révolte en 1314-1315 contre le contrôle royal et les taxes
Les premières épreuves (1348-1365)
Le Barséquanais entre dans la tourmente : la peste y pénètre en 1348 en causant une forte mortalité.
C'est le début de la guerre de cent ans, et on voit les Grandes Compagnies (françaises et anglaises) ravager la contrée. Bar sur Seine est détruit en 1359.
La convalescence, suivie de trente années de guerre civile (1411-1441)
La bourgeoisie commence à apparaître, mais les seigneurs et les églises sont ruinés.
Le Comte de Tonnerre entre en rivalité avec le Duc de Bourgogne.
Des villes sont détruites, à l'instar de Mussy. Les terres sont en friche et la démographie est en baisse, la paysannerie est misérable.
Par contre la bourgeoisie continue son ascension.
La ruine totale (1442-1477)
Le coup final viendra de la rivalité entre Louis XI et Charles le Téméraire.
Les Bourguignons, suivis par les Français, envahissent le Barséquanais.
La ville de Bar est de nouveau détruite, et la population divisée de moitié.
Le retour à la prospérité (1477-1560)
Enfin la paix réparatrice arrive, suivie de la précision des limites administratives, financières et judiciaires.
Malgré de forts impôts, on observe une hausse de la production agricole et du commerce.
La population s'accroît : 50 habitants au km2 (plus qu'aujourd'hui !)
La prospérité économique de la première moitié du XVIème siècle
On constate toujours le développement de la bourgeoisie.
L'Eglise est en crise, mais les abbayes prospèrent.
Les laboureurs s'enrichissent, ils défrichent les forêts, cultivent la vigne.
De nombreux artisans s'installent à Bar sur Seine.
Les moulins à papier se développent car on a besoin de papier pour les actes des officiers royaux.
Conclusion générale
-Grande prospérité au XIIIème siècle
-Désolation du XIVème au XVème siècle
-Redressement de la fin du XVème jusqu'à la moitié du XVIème siècle
-Différences sociales importantes, grandes variétés de statuts au sein des trois Ordres
-Région à fort caractère médiéval, archaïsme
-Bar sur Seine en concurrence avec d'autres villes.
David Loiselet a été fort applaudi par la nombreuse assistance, son érudition a fait l'admiration de tous.
Monsieur de Bantel, Maire de Mussy, l'a félicité chaleureusement, en lui demandant de bien vouloir faire d'autres conférences sur le Barséquanais aux siècles suivants....Pourquoi pas ? a répondu le conférencier, à la grande joie de tous.
David Loiselet a tenu à dédier sa conférence à son maître Michel Belotte.
Voici la liste des auteurs dont il a consulté les ouvrages :
Nota Bene : David Loiselet a eu la grande gentillesse de me confier trois études très intéressantes qu'il a réalisées sur l'abbaye de Pothières, l'église Saint Vorles et le cimetière Saint Vorles, à lire dans le chapitre que je lui ai consacré à la rubrique "Vie Culturelle"
Merci encore à lui.
Publié le 29 Mars 2014

Après, l'an dernier, une conférence sur la psycho-généalogie, l'Association des Anciens élèves du Lycée Désiré Nisard et du Collège Fontaine des Ducs a demandé à Françoise Colin, Châtillonnaise de naissance, mais longtemps, avec son mari, propriétaire du célèbre restaurant "le Pré aux Clercs" de Dijon, de venir nous parler de l'histoire de la Gastronomie, domaine qu'elle connaît parfaitement.
Michèle Belot, la Présidente de l' Association a présenté Françoise Colin à l'auditoire, venu très nombreux, en lui conseillant de "boire le nectar des paroles" de la conférencière. Ce qui a été fait !
Pourquoi avoir choisi ce thème de la gastronomie ? eh bien parce que "le repas gastronomique des français" a été inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO en 2010. Et qui pouvait mieux nous expliquer ce qu'est la gastronomie, que Françoise Colin qui a écrit de nombreux livres sur ce sujet ?
Monique Lannes, une grande amie de Françoise Colin, avec qui elle est très liée, nous présenta le récit de la vie de notre conférencière.
Françoise Colin, née Dhotel, est née à Châtillon sur Seine, son père était garagiste rue des Cordeliers. Elle devint infirmière à Dijon, se maria avec Henri Colin, célèbre propriétaire du restaurant non moins célèbre "le Pré aux Clercs", place de la Libération à Dijon.
Au décès d'Henri, Françoise continua de tenir le restaurant avec une brigade de 45 personnes.
A sa retraite, le journaliste-écrivain Lucien Hérard l'incita à écrire.
L'idée de "gastronomie" fut lancée en 1825 par Brillat-Savarin, qui écrivit "La physiologie du goût", il disait par exemple :
"Les animaux se repaissent, l'homme mange ; l'homme d'esprit seul sait manger".
Le mot "gastronomie" a été, par contre, inventé par Joseph de Berchoux en 1800.
Françoise Colin a fait des recherches poussées sur la vie et les écrits d'un autre écrivain, hélas un peu oublié : Marcel Rouff, à qui elle voue une grande admiration.
C'est Marcel Rouff, journaliste en chef à la Tribune de Genève et écrivain, qui a créé l'Académie des Gastronomes en compagnie de son ami Maurice-Edmond Saillant, dit Curnonsky.
Marcel Rouff écrivit beaucoup, mais un de ses livres les plus célèbres fut "La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet" qui nous montre la vie d'un gastronome, inspiré d'ailleurs de la vie de son ami Curnonsky, qui fut "Prince des Gastronomes".

La gastronomie, nous affirma Françoise Colin, ce n'est pas l'abondance de mets, mais leur finesse, leur délicatesse. Elle nous a lu un passage savoureux du livre de Marcel Rouff, où Dodin Bouffant sert un repas délicieux, et surprenant par sa simplicité, à un prince habitué au nombre incalculable de mets d'un repas... Le prince fut conquis évidemment !
Françoise a écrit un très bel ouvrage sur Marcel Rouff :"Et Marcel Rouff créa Dodin-Bouffant"
Marcel Rouff et Curnonsky n'étaient pas cuisiniers...
Par contre Auguste Escoffier l'était, et quel cuisinier ! Né à Villeneuve-Loubet, il travailla au Savoy de Londres (mon grand-père fut un de ses seconds...), puis au Carlton.
Il créa des recettes magnifiques dont celle de la Pêche Melba.
Monique Lannes et Jacqueline Debrabandère nous lurent des extraits d'un livre sur le célèbre Escoffier, où l'on nous conte la création de ce légendaire dessert....

Françoise Colin a écrit de nombreux autres livres : "Henri Darcy et Dijon", "Joseph de Berchoux inventeur du mot gastronomie", "les recettes bourguignonnes" et son dernier qu'elle nous présente ici :"Souvenirs d'un monde à table" où elle nous confie des anecdotes savoureuses...en particulier sur un serveur qui...caressa la cuisse du général de Gaulle !! (pour en savoir plus, procurez vous son livre !)

Françoise Colin a créé "l'association européenne du monde à table", qui organise des dîners européens animés par des personnalités d'un pays à l'honneur.
Elle fait partie de la confrérie des Chevaliers du Tastevin, est présidente de l'Amicale des cuisiniers de Côte d'Or...et est maintes fois décorée. Extrêmement dynamique, elle a toujours beaucoup de projets.
http://www.mouvement-europeen.eu/?p=20811
Elle fut très applaudie pour son remarquable exposé.

Elle répondit avec une grande gentillesse aux questions des auditeurs...

puis dédicaça son livre.
J'espère la retrouver à plusieurs salons du livre, dont celui de Recey sur Ource où j'ai toujours un grand plaisir à la rencontrer.
Publié le 29 Mars 2014

Le Lycée Désiré Nisard de Châtillon sur Seine a ouvert ses portes aux futurs élèves, à leurs parents et à toute personne s'intéressant à l'enseignement qu'on y prodigue ( comme moi) , samedi 29 mars 2014.
A l'accueil, Nicole nous a reçu avec le sourire et a remis aux visiteurs le programme de la matinée
J'ai rencontré monsieur le Proviseur et son Adjointe, deux Adjoints au Maire de Châtillon sur Seine, et deux anciens Professeurs, heureux de retrouver leur cher lycée Désiré Nisard.
J'ai commencé ma visite par le très beau et accueillant Centre d'Information et de Documentation (CDI).
Pôle Littéraire
Je me suis rendue dans la salle de Philosophie, magnifiquement décorée par les élèves. Le professeur rend l'étude de la philo très agréable et attirante, en l'illustrant de statuettes, dioramas...
Et comme il est aussi musicien, il permet aux visiteurs d'essayer son accordéon !
Le secteur "Lettres-Latin" :
Le Secteur "Atelier Théâtre" qui nous a démontré le talent des élèves lors de la représentation de "Frictions" au Théâtre Gaston Bernard.
Le Secteur "Langues Vivantes"
Au Lycée Désiré Nisard on enseigne le chinois en visioconférence, et aussi l'anglais, bien évidemment de façon plus traditionnelle.
Secteur langues vivantes
L'espagnol est aussi enseigné...

Ainsi que l'Italien et l'Allemand :
Pôle Sciences Humaines
Le Secteur Sciences Economiques et Sociales explique l'enseignement d'exploration qui sera utilisé en classe de seconde, tout ce que l'élève doit savoir sur le baccalauréat Economique et Social :
Histoire-Géographie :
En histoire :Stuttgart21, des élèves du Lycée témoignent de ce projet pharaonique, mais font découvrir aussi les "stoppelstein".
En géographie, les trois professeurs et leurs élèves se sont intéressés au développement durable "hiver 2014", risque de submersion marine à Soulac en Gironde
Pôle Scientifique
Secteur Sciences et Vie de la Terre
En TPE, la cuisine moléculaire, l'appareil photographique argentique et l'œil, les illusions d'optique, l'occulus rift, la police scientifique
L'exposition Louis Cailletet :
Pourquoi réaménager les bords de Seine ?
Secteur Sciences Physiques et Chimiques
Le professeur de Physique a présenté le projet de la "classe inversée" pour une meilleure réussite des élèves:

Un projet enthousiasmant qui m'a rappelé l'enseignement Freinet que j'ai pratiqué de nombreuses années....

Dans la salle de Chimie, était présenté le programme de seconde Santé/univers/Sports et de l'évaluation par compétences :
J'ai assisté à une expérience passionnante autour de l'élément cuivre : comment vérifier le principe de Lavoisier ?
Secteur Mathématiques
Présentation des mathématiques dans les différentes filières, manipulations et activités informatiques.
Secteur Sciences de l'Ingénieur :
On y pratique l'initiation au Dessin assisté par Ordinateur,on y étudie l'eau qui est une question de survie, on donne des réponses sur la sécurité dans le transport, étude d'un fauteuil basculant et de fermetures de portes automatiques...entre autres.
Pôle Sciences Biologiques et Sciences Sociales appliquées :
Secteur Petite enfance:

Présentation des différents ateliers : entretien du linge et des locaux, soins d'hygiène et de confort à l'enfant, techniques éducatives.
Secteur Services à la personne

Les différents ateliers : soins d'hygiène et de confort à la personne, entretien du linge et des locaux, animation-communication.
Pôle Travaux Publics :
Dans ce secteur on prépare les jeunes au CAP de conducteur d'engins (CDE).

Pôle Education Physique et Sportive :
L'option facultative "Run and Bike en VTT :

L'infirmerie est aussi un pôle important dans un établissement scolaire : l'infirmière soigne, donne des conseils, fait de la prévention.
Sans bonne santé physique et mentale, l'élève réussit moins bien :
Surprise pendant ma visite : j'ai croisé Dark Vador !!

Un petit coucou à Nicole en partant : une ancienne élève venait lui apporter des fleurs !

Je suis toujours frappée, en me rendant aux portes ouvertes du Lycée Désiré Nisard, de la très bonne ambiance qui y règne : les élèves viennent spontanément au Lycée, ce matin-là, soutenir leurs professeurs qu'ils apprécient pour la qualité de leur enseignement.
Quelle différence avec les lycées de naguère où les professeurs se contentaient de débiter leur cours de façon automatique sans s'intéresser personnellement à leurs élèves...
Publié le 27 Mars 2014
Nous ne sommes plus qu'à quatre semaines de l'élection de Miss Côte d'Or à Châtillon sur Seine...
Les bénévoles du Comité châtillonnais de Miss Côte d'Or ont mis au point, lundi 24 mars, les derniers préparatifs pour que cette soirée du 26 avril soit parfaite et...inoubliable.
Dix candidates se sont inscrites, huit d'entre elles ont confirmé leur inscription. Le casting aura lieu le 6 avril.
Mesdemoiselles il est encore temps de poser votre candidature.
Daniel Guillaume nous présente la maquette de l'invitation qui sera envoyée aux sponsors.
Les billets d'entrée sont imprimés, il reste à les numéroter, ce sera le travail de Jean Billiaut et d'Yves Lejour.
Carmen Sambrotta a terminé le décor qui sera, sans nul doute, aussi somptueux que les autres années !

Véronique Michaux a détaillé le programme de la soirée.
Des mannequins présenteront les vêtements des magasins Grenier, Blachet, Ma Boutik, Défimode, Miss Fanny et Sport 2000.
Ces mannequins bénévoles seront récompensés par un bon d'achat.
Cette avant-dernière réunion de préparation à l'élection de Miss Côte d'Or a eu lieu le lendemain de l'élection de la liste présentée par Hubert Brigand.
Tous les bénévoles du Comité Miss Côte d'Or l'ont félicité pour ce beau scrutin. En retour il a remercié tous ceux qui se dévouent pour que l'élection de Miss Côte d'Or soit un succès et fasse connaître notre ville bien au-delà de notre département.
Publié le 27 Mars 2014
Depuis que la façade de la médiathèque de Laignes, anciennement le "café des Chiens" , a été refaite, l'espace entre les vitres de la façade et celles de l'intérieur a permis de dégager un lieu d'exposition.
Laurence Pocheveux, la bibliothécaire, profite de ce nouvel espace pour nous faire admirer tableaux, sculptures et créations diverses.
Dernièrement c'était Laurentiu Ivan qui nous présentait ses sculptures de métal et de terre cuite, à présent, jusqu'au 15 mai, c'est un artiste laignois, monsieur François Vogler qui montre ses créations très originales : des cadres décorés de "mouches de pêche" toutes plus belles les unes que les autres.
François Vogler s'est pris de passion pour ces leurres qu'il confectionne lui-même, avec des plumes d'oiseaux, et qu'il présente ensuite dans des cadres à fonds de velours.
Le résultat est magnifique.
Si vous passez à Laignes, allez donc les admirer, il y en a des dizaines en vitrine, et aussi à l'intérieur !
Publié le 27 Mars 2014
Publié le 27 Mars 2014
Le musée de Langres appelé "Maison des Lumières", consacré à Diderot et à l'Encyclopédie, est installé dans un très bel Hôtel particulier, construit en 1576 par Sébastien Valtier de Choiseul.
Cet Hôtel particulier appartint au XXème siècle à madame Du Breuil de Saint Germain. Elle le légua en 1923 à la Société Archéologique de Langres. La ville, qui le possède depuis 2008, l'a transformé en "Maison des Lumières".
Une salle du musée rend d'ailleurs hommage à la famille du Breuil Saint Germain.
La première salle que nous avons visitée est celle consacrée à l'Encyclopédie. Au mur, un diaporama rend compte de ce que fut l'aventure intellectuelle de cet ouvrage : ceux qui l'ont créée, qui y ont participé, son contenu, les contraintes qu'elle dut subir...
Le guide de la Maison des Lumières nous présente une encyclopédie complète et son contenu :politique, religion, arts, métiers, histoire naturelle, sciences...
Dans une vitrine on découvre la "Cyclopédia" de Chambers, qui fut à l'origine de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
Dans une autre vitrine un des livres écrits par Diderot "Lettre aux aveugles à l'usage de ceux qui voient", ouvrage qui fit scandale et fut une des causes de son emprisonnement à Vincennes.
Ce très beau portrait de la Marquise de Pompadour de Maurice Quentin de la Tour, est une copie de l'original. Ce tableau nous fait comprendre que la Marquise protégea les encyclopédistes. Elle favorisa, en effet la publication des deux premiers volumes de l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, pourtant condamnée par le parlement de Paris.

Dans une seconde salle, notre guide nous présente Denis Diderot, non encyclopédiste, mais critique d'art, aussi bien en peinture qu'en musique et en théâtre.

Ce tableau de Jean-Simon Berthélemy (Apollon et Sarpédon, Apollon qui ordonne au Sommeil et à la mort de rendre le corps de Sarpédon à sa famille) a été très vivement critiqué par Diderot qui le trouvait trop froid, plein d'emphase, et mal peint ! la taille des pieds d'Apollon étant, pour lui, trop démesurée !

Par contre ces tableaux de Chardin le ravissaient, comme "le Bénédicité"...

et cette nature morte (ces tableaux ont été prêtés à la Maison des Lumières par le Musée du Louvre, ce qui est exceptionnel !)
Dans une autre salle on peut découvrir, sur un immense écran lumineux, les pages des "planches" de l'encyclopédie, on pourrait rester des heures à les admirer...
Autour de la salle, de très belles vitrines rappellent quelques unes de ces planches.
La porcelaine :
L'impression de l'encyclopédie :
Des oiseaux :

Une autre salle est consacrée à la vie et à la formation de Denis Diderot...
Souvenirs de la coutellerie familiale :

Des maquettes proposées par Bartholdi à la ville de LAngres, pour le monument dédié à Diderot :

La ville telle qu'elle était au temps de Diderot :



J'ai découvert cet autre tableau de Van Loo représentant Denis Diderot... Je le préfère à celui plus connu du même auteur, où Diderot est plus jeune, la plume à la main.

L'Europe des Lumières nous est présentée sur cette belle carte. Denis Diderot voyagea assez peu : en Angleterre dans sa jeunesse, en Russie à Saint Petersbourg où il rencontra, à la fin de sa vie, l'impératrice Catherine II .
Une dernière salle nous présente la découverte du monde au XVIIIème siècle.

Avant de partir, un coup d'œil au plafond d'une des salles de l'Hôtel du Breuil de Saint Germain, sur ces belles poutres décorées...
Et sur l'extérieur...cette échauguette dont la toiture est en plomb

et cette lucarne si délicatement ouvragée datant de 1580.
Publié le 27 Mars 2014
L'Association Culturelle Châtillonnaise- Université pour tous, a organisé le 25 mars un voyage culturel à Langres, sur les pas de Denis Diderot l'encyclopédiste.
C'est David Covelli, Directeur du Service Patrimoine de la Ville de Langres qui nous a magnifiquement fait découvrir sa ville.

David Covelli nous avait déjà présenté Langres, lors d'une très belle conférence, mais en diapositives.
Là nous étions sur le terrain... Contrairement aux prévisions météo nous avons eu un temps idéal pour visiter cette si jolie ville.
Notre guide nous a fait découvrir Langres, ville de 8 000 habitants, une ville qui fut successivement oppidum Gaulois, capitale Gallo-Romaine, cité épiscopale et place forte Royale.
Langres se compose de trois parties : en vert la citadelle, en jaune le camp retranché et en rouge la partie urbaine.
De puissantes fortifications entourent la cité, sur plus de huit kilomètres. Cette enceinte extraordinaire est la plus longue d'Europe. Elle est percée d'une dizaine de portes.
La très belle porte des Moulins célèbre les victoires françaises mettant fin à la guerre de 30 ans. Elle est recouverte de bardeaux de châtaigniers.
Deux prisonniers dévêtus sont enchaînés sont assis devant leurs drapeaux confisqués par les soldats français.

David Covelli nous a entraînés sur le chemin de ronde pour nous présenter une petite partie de ces fortifications.
Les portes de la ville laissent maintenant passer la circulation automobile...ici on voit la porte des Auges.
La tour Saint Ferjeux a été construite sous Louis XIV, c'est la première tour d'artillerie bâtie à Langres, ses murs sont épais de 6 mètres. :
La tour Michaux :
Notre guide nous demande d'admirer le si beau paysage ..." le plus beau du monde" disait Denis Diderot, depuis les remparts de cette cité unique, perchée à près de 500 mètres d'altitude.
Vue sur la vallée de la Marne : on aperçoit le lac de la Liez, qui régule le canal de la Marne à la Saône.(il n'existait pas du temps de Diderot !)
Il a fallu créer des parkings pour automobiles en bas des remparts...
Mais on peut pénétrer dans la ville par le funiculaire à crémaillère :
La tour Virot était initialement recouverte d'une toiture de laves. :
La porte Henri IV :
Vue sur le quartier où habitaient les tanneurs :
Une meurtrière des remparts :
A partir de là, David Covelli nous a fait rentrer dans la partie urbaine de Langres.
(Je vous avoue que j'aurais aimé continuer et faire le tour des remparts ... Donc, à Langres, je retournerai, car j'ai vraiment eu un coup de cœur pour cette jolie cité !)
Une autre porte, celle de de l'Hôtel de Ville :


Les 8 000 mètres de remparts nécessitent des travaux continuels...à la charge des 8 000 habitants !
Cet arc gallo-romain date de -20 avant JC, c'est le plus ancien monument romain de la région. Je l'ai vu par hasard lorsque nous sommes allés à l'endroit où le car est venu nous chercher, un coup de chance !
En route pour le cloître :

Le cloître date du XIIIème siècle, démoli en partie à la Révolution, il abrite actuellement la Bibliothèque Municipale, on a vitré les arcades.
Nous voyons ici la toiture de la cathédrale Saint-Mammès qui a été transformée au XIXème siècle en toiture de style bourguignon, recouverte de tuiles vernissées...pourtant nous ne sommes pas en Bourgogne, mais en Champagne !!
David Covelli nous présente la Cathédrale Saint-Mammès qui fut créée par Geoffroy de la Roche Vanneau, un des compagnons de Saint Bernard, avec qui il entra à Citeaux et fonda ensuite Clairvaux.
C'est Saint Bernard qui imposa, au chapître de Langres, Geoffroy comme évêque ( ce qui est curieux, car les moines font partie du clergé régulier et non séculier...)

Construite en deux fois au XIIème siècle, en 1150-1170 le chœur, le déambulatoire, une chapelle axiale, en 1170-1200 achèvement du transept, de la nef et l'élévation de la façade occidentale.
Cette cathédrale a des dimensions impressionnantes : 100 mètres de long, 40 mètres de large et 23 mètres de hauteur sous nef. C'est la plus haute église au nord de la Loire.
L'architecture est de roman bourguignon.
La façade fut démolie en 1760, elle était fragile et menaçait de s'effondrer lorsque le gros bourdon sonnait.... elle fut reconstruite entre 1761 et 1768.

La façade possède un fronton triangulaire, surmonté de deux statues qui représentent à droite l'Eglise, à gauche la Synagogue, bel exemple de la vision tolérante du siècle des Lumières !
Une curiosité unique en France .. la cathédrale Saint-Mammès possède un imposte laïc ! en effet, à la Révolution, la crosse, la mitre et les Ecritures Saintes ont été remplacés par un bonnet phrygien (à gauche), un faisceau licteur et la déclaration des droits de l'homme (à droite). Le sculpteur qui avait réalisé le décor religieux a dû le refaire en laïc...Il s'agit d'Antoine Besançon.
On voit ici la hauteur exceptionnelle de la nef.

Le triforium :
Les chapiteaux sont ornés de thèmes végétaux très sobres.


L'orgue date de 1714 :

La place qui se trouve devant la cathédrale se nomme place Jeanne Mance, en l'honneur de cette langroise qui fut la première infirmière laïque, née en 1606, elle fonda l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Place Jeanne Mance, de belles constructions rappellent que nous sommes dans l'ancien quartier canonial. (à noter qu'autrefois, sur cette place, s'élevait l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, où fut baptisé Denis Diderot. Cette église fut démolie au XIXème siècle )
Cette maison est celle qu'habitait le chanoine Didier-Pierre Diderot, le frère de Denis Diderot :
Une très belle maison Renaissance datée de 1550, propriété de la ville de Langres qui y a installé l'école de dessin.

La citerne qui recueillait l'eau de pluie :

Nous voici place Diderot, autrefois place Chambeau. Au centre de la place, une statue de Denis Diderot, créée par Auguste Bartholdi.


La maison natale de l'encyclopédiste :

Sa maison d'enfance (le bureau de tabac) :

Le Collège des Jésuites où il étudia, nommé maintenant Collège Diderot :

Et pour clôturer cette matinée en beauté, nous avons partagé un excellent repas à l'Hôtel de l'Europe :

Après le repas nous sommes allés visiter le Musée des Lumières consacré à Diderot et à l'encyclopédie.
Ce sera l'objet d'un prochain article.
Publié le 27 Mars 2014
CHRISTIAN LABEAUNE M'A CONFIÉ TROIS MAGNIFIQUES VIDÉOS SUR LA CIGOGNE NOIRE QU'IL A RÉALISÉES AVEC MARIE MATHIAUT.
Voici ce qu'il nous dit :
Pour fêter le vingtième anniversaire des toutes premières vidéos du retour de la cigogne noire en forêt Châtillonnaise, il était de bon ton de ressortir les cassettes Hi8 4/3 du placard et de les dépoussiérer (les transformer numériquement) pour à nouveau partager ces moments inoubliables avec vous.
(Marie Mathiaut & Christian Labeaune (©1994/2014)
Régalez-vous en les visionnant !
L'album photo :
http://www.flickr.com/photos/ch-labeaune/sets/72157629921245268/
l'album en Pdf:
http://www.labeaune.fr/wa_files/CIGOGNES.pdf
Le site de Christian Labeaune :
Publié le 27 Mars 2014
CHRISTIAN LABEAUNE M'A CONFIÉ TROIS MAGNIFIQUES VIDÉOS SUR LA CIGOGNE NOIRE QU'IL A RÉALISÉES AVEC MARIE MATHIAUT.
Voici ce qu'il nous dit :
Pour fêter le vingtième anniversaire des toutes premières vidéos du retour de la cigogne noire en forêt Châtillonnaise, il était de bon ton de ressortir les cassettes Hi8 4/3 du placard et de les dépoussiérer (les transformer numériquement) pour à nouveau partager ces moments inoubliables avec vous.
(Marie Mathiaut & Christian Labeaune (©1994/2014)
Régalez-vous en les visionnant !
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http://www.flickr.com/photos/ch-labeaune/sets/72157629921245268/
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Publié le 27 Mars 2014
CHRISTIAN LABEAUNE M'A CONFIÉ TROIS MAGNIFIQUES VIDÉOS SUR LA CIGOGNE NOIRE QU'IL A RÉALISÉES AVEC MARIE MATHIAUT.
Voici ce qu'il nous dit :
Pour fêter le vingtième anniversaire des toutes premières vidéos du retour de la cigogne noire en forêt Châtillonnaise, il était de bon ton de ressortir les cassettes Hi8 4/3 du placard et de les dépoussiérer (les transformer numériquement) pour à nouveau partager ces moments inoubliables avec vous.
(Marie Mathiaut & Christian Labeaune (©1994/2014)
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CHRISTIAN LABEAUNE M'A CONFIÉ TROIS MAGNIFIQUES VIDÉOS SUR LA CIGOGNE NOIRE QU'IL A RÉALISÉES AVEC MARIE MATHIAUT.
Voici ce qu'il nous dit :
Pour fêter le vingtième anniversaire des toutes premières vidéos du retour de la cigogne noire en forêt Châtillonnaise, il était de bon ton de ressortir les cassettes Hi8 4/3 du placard et de les dépoussiérer (les transformer numériquement) pour à nouveau partager ces moments inoubliables avec vous.
(Marie Mathiaut & Christian Labeaune (©1994/2014)
Régalez-vous en les visionnant !
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Le site de Christian Labeaune :
Publié le 27 Mars 2014
CHRISTIAN LABEAUNE M'A CONFIÉ TROIS MAGNIFIQUES VIDÉOS SUR LA CIGOGNE NOIRE QU'IL A RÉALISÉES AVEC MARIE MATHIAUT.
Voici ce qu'il nous dit :
Pour fêter le vingtième anniversaire des toutes premières vidéos du retour de la cigogne noire en forêt Châtillonnaise, il était de bon ton de ressortir les cassettes Hi8 4/3 du placard et de les dépoussiérer (les transformer numériquement) pour à nouveau partager ces moments inoubliables avec vous.
(Marie Mathiaut & Christian Labeaune (©1994/2014)
Régalez-vous en les visionnant !
L'album photo :
http://www.flickr.com/photos/ch-labeaune/sets/72157629921245268/
l'album en Pdf:
http://www.labeaune.fr/wa_files/CIGOGNES.pdf
Le site de Christian Labeaune :
Publié le 27 Mars 2014
CHRISTIAN LABEAUNE M'A CONFIÉ TROIS MAGNIFIQUES VIDÉOS SUR LA CIGOGNE NOIRE QU'IL A RÉALISÉES AVEC MARIE MATHIAUT.
Voici ce qu'il nous dit :
Pour fêter le vingtième anniversaire des toutes premières vidéos du retour de la cigogne noire en forêt Châtillonnaise, il était de bon ton de ressortir les cassettes Hi8 4/3 du placard et de les dépoussiérer (les transformer numériquement) pour à nouveau partager ces moments inoubliables avec vous.
(Marie Mathiaut & Christian Labeaune (©1994/2014)
Régalez-vous en les visionnant !
L'album photo :
http://www.flickr.com/photos/ch-labeaune/sets/72157629921245268/
l'album en Pdf:
http://www.labeaune.fr/wa_files/CIGOGNES.pdf
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