marmont

Publié le 5 Septembre 2026

Il y a quelque temps, j'ai reçu une demande de monsieur John Crama, écrivain néerlandais.
Il  me demandait l'envoi de photos relatives au Maréchal Marmont dont il veut rédiger la biographie (en néerlandais).
Cet écrivain s'intéresse à notre Duc de Raguse, parce qu'il habite à Austerlitz....pas Austerlitz de la victoire de Napoléon, mais Austerlitz en Hollande !
C'est qu'à Austerlitz, en Hollande, se dresse un monument extraordinaire nommé le Marmontberg, dont voici la photographie.


 

J'ai demandé à John Crama (en échange de mes photos qu'il va utiliser dans son ouvrage), de me raconter  l'histoire de cet étrange monument, construit par le Maréchal Marmont en Hollande. Voici sa réponse :

 

"Vous trouverez ci-dessous quelques extraits de mon premier livre, « Sporen in het bos, de geschiedenis van boswachterij Austerlitz »,que j'ai traduits en français.
 
J'y ai inséré les textes qui figurent sur les pierres commémoratives.
 
La photo de la pyramide date de 2022.
 
Le monument est actuellement en restauration et semble un peu délabré, d'où le manque de photos.
 
Il est également fermé au public, je ne peux donc pas accéder aux plaques commémoratives pour les photographier en détail.
 
À l'époque de Marmont, c'était une vaste lande où il pouvait entraîner efficacement ses 18 000 hommes.
 
Aujourd'hui, elle est boisée, et il faut vraiment savoir où chercher pour trouver des traces de la présence française. "
  

 Le Marmontberg

 
La Montagne de Marmont, ou Marmontberg, fut rebaptisée Pyramide d'Austerlitz le 17 août 1806 par le roi des Pays-Bas, Louis-Napoléon. Cette décision fut prise contre la volonté de Marmont, qui ne tint cependant pas compte de ses objections.
 
La pyramide d'Austerlitz fut construite en 1804 par des soldats français et bataves sous le commandement de Marmont. Les travaux commencèrent le 10 septembre 1804 et s'achevèrent le 12 octobre de la même année. Environ 18 000 hommes participèrent à l'édification du monument. Rien n'indique que des civils y aient été directement impliqués.
 
Dans ses mémoires, Marmont écrit :
 
« J'ai donc décidé, maintenant que les troupes étaient suffisamment entraînées, de les maintenir actives en construisant un monument durable qui perpétuerait le souvenir de notre présence et des victoires de l'armée française.
J'ai donc opté pour une pyramide de terre, recouverte de gazon, avec des angles de 45 degrés.
Ses côtés mesureraient 45 mètres de long et sa hauteur 23 mètres.
Ce projet fut accueilli avec enthousiasme et les officiers supérieurs, à ma tête, travaillèrent avec autant d'ardeur que le simple soldat.»
 
Les travaux furent achevés en vingt-sept jours, et il y eut autant de jours fériés.
 
En six jours, on atteignit une hauteur de douze mètres.
Après que le général Vignolles eut lu le rapport officiel des plans de construction, celui-ci, ainsi qu'une liste des éléments et des noms des soldats ayant participé à la construction, une pièce d'or et une pièce d'argent à l'effigie de Napoléon, et une médaille de la Légion d'honneur, furent placés dans un tube de plomb.
Le tube fut solennellement descendu au cœur de la pyramide.
 
Une fois la pyramide achevée en 27 jours, un obélisque en bois surmonté d'un escalier en bois fut placé à son sommet.
Le 12 octobre 1804, le sommet fut atteint et le drapeau batave put être hissé.
 
En mars 1805, la structure fut revêtue de quatre dalles de pierre dure.
Sur la dalle frontale était inscrit : « À l'auguste empereur français ». « Napoléon Ier, Père du Peuple et de l'Armée, Les Enfants du Camp d'Utrecht. »
La deuxième plaque énumérait toutes les victoires de Napoléon, la troisième toutes les améliorations politiques et sociales mises en œuvre par les Français, et la quatrième les unités de l'armée ayant participé à la construction.
 
En avril 1805, Marmont acquit le domaine de Henschoten et les terres attenantes auprès d'un certain Jan Willemse van Ginkel.
La pyramide se dressait sur la lande appartenant à ce domaine. Marmont fit construire trois petites maisons près de la pyramide pour les soldats français – mariés – Louis Faivre et Jean-Baptiste La Roche, ainsi que pour le soldat batave Barend Philips.
En tant que gardiens de la pyramide, ils reçurent l'usufruit des terres.
 
 
Pierre commémorative I
 
PYRAMIDE ÉRIGÉE EN L'HONNEUR DE L'EMPEREUR FRANÇAIS NAPOLÉON Ier Par les troupes campées dans la plaine de Zeist, appartenant à l'armée franco-batave, sous le commandement du général Marmont.
 
 
Pierre commémorative II
 
BATAILLES REMPORTÉES PAR L'EMPEREUR. Batailles de Montenotte, de Dego, et Millesimo, de Mondovi, Passage du Pô, Bataille de Lodi, Combat de Borguetto, Passage du Mincio, Batailles de Lonato, de Castiglione, de la Brenta, de St. Georges, d'Arcole, de la Favorite, de Chebreïs, de Sediman, de Montaber, d'Aboukir, de Marengo.
Parti du Combat il fixa la Victoire. Par lui le Territoire Français fut agrandi d'un Tiers. Il remplit le Monde de sa Gloire.
BATAILLES GAGNÉES PAR L'EMPEREUR.
Batailles de Montenotte, de Dego, et Millesimo, de Mondovi, Passage du Pô, Bataille de Lodi, Bataille de Borguetto, Passage du Mincio, Batailles de Lonato, de Castiglione, de la Brenta, de Saint Georges, d'Arcole, de la Favorite, de Chebreïs, de Sediman, de Montaber, d'Aboukir, de Marengo.
Partout où il combattait, il remportait la victoire. Grâce à lui, le territoire français s'agrandit d'un tiers. 
 
Pierre commémorative III
 
Il termina la Guerre Civile, détruisit tous les Partis, fit succéder à l'Anarchie une sage Liberté, rétablit le Culte, releva le Crédit, enrichit le Trésor Public, fit reconstruire les Routes, en ouvrit de nouvelles, fit creuser des Ports et des Canaux, prospérer les Sciences et les Arts, améliorer le genre du Soldiat, honora le métier des Armes. La Paix générale fut son ouvrage.
La Mauvaise foi de l'Angleterre renouvela la Guerre, Il saura l'en punir.
 
Il mit fin à la guerre civile, détruisit tout esprit partisan, succéda à l'anarchie par une liberté sereine, restaura la religion et la confiance, enrichit le trésor public, fit réparer les routes et en fit construire de nouvelles, creuser des ports et des canaux, favorisa l'essor des sciences et des arts, améliora le sort des soldats et tint en haute estime le travail des armées : la paix générale fut son œuvre.
 
Le mal venait des Anglais, qui reprirent la guerre. Il saura les punir. 
 
Pierre commémorative IV
 
Les Troupes campées dans la plaine de Zeyst, partie de l'Armée Française et Batave, commandées par le Général en chef MARMONT, et sous des ordres par les Généraux de division Grouchy, Boudet, Vignolle, le Lieutenant Général Batave Dumonceau, les Généraux de Brigade Soyez, Cassagne, Delzons, Lacroix, Guérin d'Etoquigny, Tirlet, Lery, Rousseau, Dessaix, les Généraux-majors Quatyta et Heldring, les Colonels Belleydier, Vabre, Bresand, Sancey, Chalbos, Gruardet, Pajol, Somis, Foy, Aboville, Desvaux, Delort, Cerize, Massabeau et Dugommier, les C.nels Batav. Carteret, Cloaret et Usslar. Auberbon Ord. et chef. et Composées, du 18.e Régiment d'Infanterie légère, des 11.e 84.e 92.e d'Infanterie de ligne, des 10.e 17.e 18.e et 19.e Bataillons Bataves, de 2 Bataillons de Waldeck, et 2 Bataillons de Grenadiers du 6.e Rgt. d'Hussards et du 8.e Régiment du corps Impérial d'Artillerie à pied Bataves, de 4 Compagnies du Train d'Artillerie d'Artillerie Batave, de la 4.e Compagnie de Mineurs Français, de la 7.e C.ie du 4.e B.on de Sapeurs Fr. et d'une C.ie de Gend.rie.
Ont élevé ce Monument à Gloire de l'Empereur des Français Napoléon Ier fut commencé le 24 Fructidor An 12 et terminé en 32 Jours.
 
Les troupes qui campaient dans la plaine de Zeist appartenaient à l'armée franco-batave, sous le commandement du commandant en chef Marmont et des généraux de division (voir ci-dessus)…
 
… Ce monument fut érigé en l'honneur de l'Empereur des Français, Napoléon Ier, lors de son accession au trône (2 décembre 1804), et en témoignage de l'admiration et de l'affection des généraux, officiers et soldats qui y travaillèrent avec le même zèle.
 
Les travaux commencèrent le 10 septembre 1804 et s'achevèrent en 32 jours.
 
 

 

 
Merci infiniment monsieur Crama pour ces textes passionnants, recopiés par vous sur les plaques commémoratives.
Nulle part ailleurs elles sont ainsi traduites , le blog en a donc l'exclusivité. 
C'est magnifique pour nous habitants de Châtillon-sur-Seine, ville natale du Maréchal Auguste Viesse de Marmont, duc de Raguse, d'avoir eu accès  à ces précieux documents . 
 


 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #austerlitz, #camp, #marmont, #marmontberg, #pyramide

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Publié le 11 Août 2010

Traditionnellement,tous les étés, Jenry Camus, un des "piliers" des Amis du Châtillonnais, présente dans son village d'Essarois une exposition passionnante .

Depuis que le blog existe,j'ai montré celles qu'il a faites sur Julie Pissaro, Madame Vigée-Lebrun...

Mais il y en a eu bien d'autres auparavant !

Cette année c'est "la médecine au temps du Maréchal Marmont " que Jenry Camus a voulu mettre à l'honneur.

 

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

C'est l’adjudant-chef Philippe Lafargue, du Service Historique de la Défense, grand spécialiste de la médecine sous le 1er  Empire, qui était présent pour  expliquer avec science et humour comment on soignait les malades au temps de Marmont...

 Les sujets étaient effrayants, mais ils étaient présentés avec un tel humour pince sans rire, que les auditeurs avaient, parfois, le sourire aux lèvres !!

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Monsieur Lafargue présentait tous les instruments de sa magnifique collection ,instruments qui permettaient par exemple d'amputer un membre arraché par un boulet de canon..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

L'amputation se faisait sans anesthésie,ou si peu : un peu d'opium mélangé à du Porto de l'absinthe  et des épices ..une gorgée d'eau de vie...

Mais , évidemment, il fallait demander à des hommes très musclés de maintenir le malade ...et la présence d'un morceau de bois entre les maxillaires était indispensable !!

La plaie était couverte de charpie après avoir été enduite d'onguents à base de térébenthine, de jaune d'oeuf et d'huile d'olive....

Inutile de dire que souvent la gangrène s'emparait du moignon, le maréchal Lannes en périt neuf  jours après avoir été amputé, pourtant par Larrey,le plus  grand chirurgien de l'époque..(Il avait été gravement blessé ,les deux jambes arrachées par un boulet de canon, à la bataille d'Essling)

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Les chirurgiens pouvaient aussi procéder à des trépanations..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

On retirait des calculs vésicaux après avoir mis un trocard visant à vider la vessie..

Avec des pinces on cherchait la "pierre" pour la retirer..20 minutes de recherche souvent !!!

Toujours sans anesthésie et sans asepsie, ça fait froid dans le dos !!

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

On pratiquait aussi des lavements avec des clystères impressionnants..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Ci-dessous un curieux clystère-tabouret...

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

La bonne santé des dents d'un soldat était primordiale, déjà pour qu'il puisse bien se nourrir et être ainsi performant au combat, mais aussi pour qu'il puisse déchirer le sachet de poudre nécessaire à charger les fusils..

Il fallait tout de même parfois arracher certaines dents abîmées...

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Et parfois les remplacer par des dents de morts ou par des appareils dentaires réalisés à partir de...rouelles de veau !!

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

On pratiquait aussi des saignées..et on utilisait les sangsues..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Des femmes suivaient aussi les armées : épouses et maîtresses des militaires..mais également prostituées, aussi des accouchements pouvaient  avoir lieu sur le théâtre des combats,ce qui nécessitait parfois l'usage de forceps impressionnants !!

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

L'adjudant-chef Lafargue présentait aussi cette valise que devait emporter le chirurgien pour parer à toutes éventualité..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Monsieur Romary, collectionneur Napoléonie, avait prêté pour l'exposition de magnifiques costumes,des gravures et des armes..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Le public est venu très nombreux écouter l'Adjudant-Chef Lagarde,admirer ses collections,de nombreuses questions furent posées..

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Et tous les auditeurs-spectateurs se disaient ...quelle chance nous avons de vivre à notre époque !!.

Je pense que vous serez de leur avis !!

Cette exposition-conférence fut passionnante, elle a eu un succès fou, ce n'est pas si souvent que l'on peut découvrir l'histoire de façon si intéressante..

Merci Jenry, merci Monsieur Lafargue  et Monsieur Romary de nous avoir fait partager votre passion !

Les Amis du Châtillonnais,ainsi que la libraire  Mathilde de Monte de la "librairie du Musée", présentaient au dehors des ouvrages fort intéressants sur l'époque Napoléonienne...

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Un jeune écrivain talentueux , Olivier Grandjean , qui a réalisé un magnifique ouvrage sur les femmes célèbres de Bourgogne, dédicaçait son livre,dans lequel on peut lire la vie de Châtillonnaises célèbres : Victorine de Chastenay, Kiki de Montparnasse, Antoinette Quarré etc...

 

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Jenry et Maripol Camus m'ont présenté Camille Van Lunen,une grande cantatrice classique et auteur de musique classique ,dont  des opéras , qui réside l'été dans le village d' Essarois qu'elle apprécie énormément..

 

http://www.fourtuneclub.de/camillevanlunen_Komponistin/Biographie.html

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Et voici Camille accompagnée de son époux Roderick Shaw, illustre chef d'orchestre à l'opéra de  Munich..

Illustre, j'ai bien dit,jugez-en :

http://roderickshaw.com/dirg_fra.htm

-La chèvrerie Rouaud à Molesme

Tous deux fort heureux d'avoir découvert notre Châtillonnais qui les enchante !

Le Châtillonnais , terre d'artistes, qui y sont nés où qui ont choisi d'y résider...

Pas étonnant puisque :

"Le Châtillonnais, c'est le nombril du Monde".. (Michel Diey)

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #epoque, #marechal, #marmont, #medecine

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Publié le 7 Mars 2010

Je savais que  dans le parc du château Marmont existait une glacière que le Maréchal avait fait construire.
Dominique Masson avait photographié cette glacière pour un cahier des Amis du Châtillonnais,il a eu la grande gentillesse de me la confier pour la faire paraître sur le blog,la voici:

LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE

Merci à lui !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #construire, #dominique, #glaciere, #marechal, #marmont

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Publié le 26 Février 2010


A Châtillon sur Seine existe une glacière route de Vanvey, Michel Massé m'a fait une photo pour que je puisse la découvrir..

Animaux Châtillonnais

Cette glacière se trouve au dessous d'une butte de terre..

Animaux Châtillonnais

Animaux Châtillonnais

On ne peut malheureusement s'en approcher et de plus elle fait office de débarras pour le jardinier qui la possède...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillon, #glaciere, #malheureusement, #marmont, #seine

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Publié le 15 Février 2010

Depuis le début du XVIIème siècle une forge existait à Sainte Colombe sur Seine,un haut fourneau y fut édifié en 1776.
En 1822 Marmont,revenu sur ses terres après 1815,transforma l'usine en un grand établissement à "l'Anglaise",mais en 1824, ruiné,il la revendit à un groupement de Maîtres de Forges qui fut ensuite à l'origine de Châtillon-Commentry.
Au début le consortium Bazile-Louis-Maître et Leblanc, ensuite Bougueret-Coucreux-Landel et Cie,puis Bougueret-Martinot et Cie.

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Jusqu'en 1850 la production de fer alla en s'accroissant:on voyait à l'usine 16 fours à puddler,8 fours à réchauffer,3 trains de laminoirs et de puissants moteurs hydrauliques et à vapeur.
La production avoisinait les 16000 tonnes de fer par an.

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Mais,à cause de l'épuisement des minerais locaux,les hauts fourneaux s'éteignirent en 1869.
Néanmoins la forge  poursuivit son activité d'affinage pour les usines d'Ampilly le Sec et de Chamesson en Côte d'Or , et de Plaines et Mussy sur Seine dans l'Aube.
Au début du 19ème siècle l'usine de Sainte Colombe sur Seine employait 700 travailleurs permanents et 500 travailleurs extérieurs au service des hauts fourneaux.
Une nouvelle usine vit le jour en 1920 sur les hauteurs de la ville,  après la suppression de la forge Marmont : on n'avait plus besoin de force hydraulique,mais par contre la voie de chemin de fer proche était indispensable.
Cette usine au début fut une pointerie,une grillagerie (supprimées en 1950) puis une câblerie qui fabriquait, et qui fabrique encore,  des câbles de précontraints pour le bâtiment.

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L'usine se nomma Chiers-Châtillon Gorcy,puis Tecnor (filiale d'Usinor) puis actuellement Arcelor-Mittal.
(voir dans le chapitre "Sainte Colombe sur Seine" la pièce de théâtre magnifique "Métallos et dégraisseurs" sur les vicissitudes de l'usine...)

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Que reste-t-il , dans la ville de Sainte Colombe sur Seine, des Forges anciennes ? pas grand chose hélas..
Tout de même on peut voir les restes du système hydraulique de la forge Marmont: un bief et une chute de 5 à 6 mètres qui dégageait une puissance hydraulique de 300 CV..

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On peut voir aussi de belles maisons ouvrières comme celles de la fameuse cour de la forge dite "cour Marmont" , deux corps de logements vis à vis , avec au centre la Maison du Directeur..(1822-1823)

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(les maisons de la Cour Marmont vues du bief)

D'autres maisons ouvrières existent dans la ville:

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Une jolie promenade a été aménagée tout autour du bief.
Des panneaux explicatifs,fort bien faits,nous donnent des renseignements très intéressants sur les forges anciennes et sur l'usine d'aujourd'hui..

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Et en vous promenant le long du bief ,vous pourrez rencontrer une faune aquatique variée..
C'est une promenade enrichissante et attrayante à faire à Sainte Colombe sur Seine ..et n'oubliez pas d'aller visiter l'église où vous pourrez prendre connaissance de la vie de Pierre Chaumonnot,évangélisateur des Hurons !

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(Sur cette carte postale ancienne on voit que les forges  se trouvaient à côté des maisons ouvrières de la "cour Marmont")

NB :Tous les renseignements nécessaires à cette présentation de la sidérurgie dans le Châtillonnais ,ont été tirés des livres de Serge Benoît,le fabuleux conférencier qui nous avait tenus en haleine à la Conférence des Amis du Musée.

Et ces livres m'ont été prêtés par Michel Diey, que je remercie.

pour répondre à  la demande de Pâquerette,voici les livres dont je me suis servie pour rédiger les articles sur la métallurgie en Châtillonnais:

-Le Patrimoine sidérurgique en Bourgogne du Nord,édité par le Musée de la Sidérurgie en Bourgogne du Nord (hélas épuisé)

-Le patrimoine sidérurgique du Châtillonnais par Serge Benoît et Bernard Rignault

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #colombe, #marmont, #sainte, #usine

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Publié le 24 Décembre 2009

René Drappier a photographié ce superbe héron au bord de la Forgeotte...

Le Marché de Noël des Vitrines Châtillonnaises

Devant mon air étonné( je ne connais pas la "Forgeotte" ) voilà ce que René m'a raconté:

la Forgeotte : c'est le ruisseau qui longe le jardin de Châtillon-Presse ,anciennement le restaurant du Chapeau Rond et qui rejoint la propriété Marmont
A la démolition de la maison Thieffine aujourd'hui résidence Marmont tous
les gravats ont servi a rehausser le pré de l'hôpital pour y construire une
partie du lycée et la salle des sports  .

Toute cette grande parcelle était à environ 3 mètres en dessous de ce qu'elle est aujourd'hui. Cette grande parcelle était traversée par un ruisseau où les bêtes de M. Bertail je crois venaient paître et boire.

Ce ruisseau était bordé de grands peupliers où nichaient des centaines de corbeaux qui au moment de la nidification faisaient beaucoup de bruit et dérangeaient les malades de l'hôpital.

Je vois encore Cyprien, infirmier et grand chasseur ,faire des cartons dans les nids.
Ce ruisseau prenait naissance près du moulin Lemoine traversait ce pré et
rejoignait le parc Marmont.
Une autre branche se trouvait au bout du vergerde  Châtillon-Presse et
alimentait une mare au milieu du jardin et par un canal souterrain
ressortait au pied de la maison .

Je ne sais à qui elle appartient.

Àl'époque j'ai connu la maréchalerie Prost,Viard,et les pompes Funèbres Hollier , et ce ruisseau de tout temps j'ai entendu l'appeler La Forgeotte

Pour moi ce ruisseau s'appelait la "Courcelote",il me semble que Gérard Joblot l'appelait ainsi.......

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillon-presse, #forgeotte, #heron, #marmont, #ruisseau

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Publié le 22 Mai 2009

Place Marmont....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #marmont, #place, #transfert, #vase, #vix

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Publié le 15 Décembre 2008

Le Syndicat d'Initiative place Marmont...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #decoree, #initiative, #marmont, #syndicat, #vitrine

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Publié le 27 Novembre 2008

Place Marmont...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #hauteur, #illuminations, #marmont, #place

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Publié le 26 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine:la rue Marmont...

Cette rue, la rue Marmont,appelée au début rue du Parc, conduit donc de la place au château du même nom.

Ce château était à l'origine le Châtelot (XII° s.).

Agrandi et aménagé par le maréchal, il fut détruit aux deux tiers par un incendie provoqué par les Prussiens en 1870 et reconstruit sur un autre plan et dans un style différent.

C'est là que le maréchal Joffre était logé pendant la bataille de la Marne en 1914, les bureaux étant à l'ancien couvent des Cordeliers.

Comme pour la place, cette rue a été officialisée par l'arrêté du 21 janvier 1865.


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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #marechal, #marmont, #place, #rue

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Publié le 25 Juin 2008

Une place de Châtillon sur Seine :la place Marmont

Marmont..c'est sans doute le plus connu et le plus controversé des Châtillonnais et il faudrait des pages et des pages pour retracer sa vie mouvementée.

Né à Châtillon le 20 juillet 1774, il est mort en exil à Venise le 3 mars 1852.

Général à 24 ans, commandant d'armée à 30 ans, maréchal de France à 35 ans, il fut le plus jeune des maréchaux de l'Empire.

Gouverneur des Provinces Illyriennes, duc de Raguse, il fut accusé d'avoir trahi Napoléon en 1814. Rallié aux Bourbons, il dut s'exiler à la Révolution de 1830.

(voir le chapitre que je lui ai consacré)

Cependant, les Châtillonnais ne doivent pas oublier qu'une grande partie de sa vie fut consacrée à développer sous toutes ses formes, l'activité industrielle et agricole de la région.

Ses forges de Sainte-Colombe furent un temps les premières de France et son élevage de moutons était sans rival.

Bon urbaniste à ses heures, c'est lui qui dessina ce quartier neuf au début du XIX° siècle.

Après sa mort, les Châtillonnais avaient projeté d'élever sa statue au centre de cette place, qui s'appelait place du Quartier Neuf, et la maquette existe encore au Musée.

Le Second Empire n'étant pas favorable au "traître", le projet fut abandonné.

A la fin de 1878, la ville acheta pour 600 f à la ville de Dijon la fontaine qui ornait la place Darcy, fontaine qui venait elle-même de Paris.

On voit à droite un immeuble datant de l'époque de Marmont.

A gauche par contre,l'immeuble est neuf,l'ancien ayant été détruit suite à une explosion de gaz.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #ans, #fut, #marmont, #neuf, #place

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Publié le 8 Juin 2008

Cet ouvrage,rédigé par le Président des Amis du Châtillonnais,Monsieur Dominique Masson,nous présente Marmont,non le militaire,mais...le gentillhomme propriétaire,l'exploitant agricole,le fondateur de forges sur le sol Châtillonnais...

un ouvrage foisonnant et très passionnant !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #autre, #chatillonnais, #marmont, #ouvrage, #vision

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Publié le 30 Mai 2008

Il ne reste rien du moulin de Marmont,appelé Moulin Maître...
Mais le vannage sur la Seine est toujours là...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #marmont, #moulin, #reste, #rien, #vannage

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Publié le 21 Mai 2008

(Le moulin Maître autrefois moulin Marmont)
carte postale de "Généalogie.com

Traversée par la Seine,la ville de Châtillon sur Seine avait autrefois de nombreux moulins,dont presque tous ont disparu..

Il n'en reste plus qu'un,désaffecté, qui sans doute ne restera plus longtemps debout…

On trouvait donc:

Le moulin Jean de Noiron dit aussi « gros moulin » près du couvent des Cordeliers.

Le moulin des écuyers qui était un moulin à huile.

Le moulin de Braux.

Le "petit moulin" devenu…Maison des jeunes et de la culture …

Le moulin Maître qui fut une sucrerie à l’époque de Marmont,puis huilerie,et enfin moulin à farine.Il fut détruit il y a peu, pour laisser place au parking d’ Intermarché !

Il faut dire qu’il était en piteux état,transformé en garage,puis incendié en partie..

Que c’est dommage de voir disparaître ces témoins du passé !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #fut, #marmont, #moulin, #seine

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Publié le 21 Mai 2008

Autre carte de "généalogie.com" nous montrant le moulin de Marmont,dit Moulin Maître.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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