Publié le 7 Juillet 2008
saint
Publié le 26 Juin 2008

Cette artère que l'on appelle encore rue de Chaumont, ne fut pas précisément une rue, du moins jusqu'au début du XVII° s. : c'était une communauté vivante, dans ses murs forts, défendue par ses tours et ses portes, d'une vie politique toute personnelle, séparée de sa voisine et rivale "le Bourg", par la différence de ses privilèges, de ses usages et surtout par la nature de ses habitants.
Elle était sous la domination des ducs de Bourgogne.
Par contre, la chaussée actuelle a toujours existé telle que nous la voyons, à part quelques alignements dus à la démolition de la porte Myotte ou Muette, située en bas, et aux destructions de 1940 ainsi qu'a la reconstruction qui suivit.
La partie de la porte Muette à la rue Siméon s'appelait place du Marché au bled, avec un puits au milieu, le "puits porche les portes Myotte".
De la rue Siméon à la rue de l'Abbaye, c'était la rue d'Auberive; plus tard, c'est la rue de la Belle Croix à cause d'une très ancienne croix détruite en 1756.
Plus haut, derrière l'église Saint Jean, c'était la place du Marché aux chevaux.
Quant au sommet de la rue, depuis l'église jusqu'à la porte Saint Antoine, son plus ancien nom était la rue de l'Orme : en bordure de la rue s'élevait un orme sous lequel on rendait la justice.
Ce tronçon, par la suite, porta différents noms, rue des Chèvres, rue des Moutons, enfin rue des Monthoires.
A la Révolution, depuis le bas jusqu'à la rue de l'Abbaye, ce fut la rue de la Fraternité et le sommet la rue Agricole.
Sous l'Empire fut érigée à la bifurcation de la rue Saint Jean, une croix monumentale commémorant le passage de l'Empereur et du pape Pie VII, à quelques jours d'intervalle en avril 1805.
La rue redevint la grande rue de Chaumont, puis rue de Chaumont tout court.
Après la Libération, la municipalité lui donna le nom de l'héroïque docteur Robert, qui avait son cabinet dans cette rue.
Né le 12 septembre 1904 à La Réunion, il exerça d'abord à Laignes avant de se fixer à Châtillon.
Dès les débuts de la Résistance il apporta son concours actif et sans limites aux maquis de la région.
Il fut massacré par les Allemands à Essarois, le 11 juin 1944, alors qu'il soignait les blessés lors de la bataille de la Forêt.
Publié le 26 Juin 2008

La rue Saint Léger est souvent dite "ruelle qui tire aux remparts".
Parfois aussi ruelle Perreau, ruelle Laurens, probablement du nom de quelque habitant de ce lieu.
Au XVI° s. on l'appelle aussi rue Boussambre, à la Tour Boussambre, à la Fontaine Boussambre .
Elle doit tirer son nom de la chapelle Saint Léger, réservée aux lépreux et à côté de laquelle était le tombeau du saint (?).
Au Moyen Age, quand un homme était reconnu lépreux, il était exclu de la société des vivants, la cloche de l'église sonnait trois coups et tout un cérémonial d'expulsion avait lieu.
Publié le 24 Juin 2008
Publié le 24 Juin 2008

L'origine de l'appellation de cette rue,la rue au Lait,vient sans doute du "Miracle de la Lactation" de Saint Bernard qui eut lieu tout près d'ici, à l'église Saint Vorles.
Sous la Révolution, cette partie devint rue Rouillet, du nom d'un enfant de la ville tué au siège de Toulon, le milieu Lepelletier de Saint Fargeau.
L'autre extrémité, aujourd'hui rue Thurot, devint rue de la Liberté.
Elle redevint rue au Lait pour la totalité sous l'Empire, avant d'être de nouveau divisée en trois parties.
Jolie rue très étroite,aboutissant rue du Bourg-à- Mont.
Publié le 24 Juin 2008

La rue Saint Vorles faisait partie autrefois de la rue Truchot (pour le bas tout au moins) et devint rue Jean-Jacques Rousseau.
Après la Révolution, on lui donna le nom de rue Saint Mamès pour la partie qui nous intéresse ici, pour l'appeler enfin rue Saint Vorles par l'arrêté du 21 janvier 1865.
Saint Vorles, curé de Marcenay, vivait au VI° s. et on lui attribue de nombreux miracles, dont celui de la "bilocation" ou "ubiquité".
D'abord inhumé à Marcenay, son corps fut porté à Châtillon en 868 pour être ainsi mis à l'abri des incursions normandes.
Il est le patron de notre ville et sa fête est fixée au 3ème dimanche de juin.
Publié le 24 Juin 2008
C'était le plus ancien des hôpitaux de la ville. Il aurait été construit dès la première croisade (1096-1099).
Contigu à l'église Saint Nicolas, il avait été établi pour que les pèlerins et croisés revenant de Terre Sainte puissent s'y reposer.
On y admettait aussi des ouvriers compagnons qui avaient le droit de s'y arrêter deux jours; plus tard, on y admit des malades à demeure.
Il fut appelé maison de la Trinité, Maison-Dieu.
A partir du XVI° s. il ne fut plus appelé que Saint Germain; fermé à la Révolution, sa démolition ne se termina qu'en 1924.
La rue s'appela aussi un temps rue Basse-Juiverie, puis petite rue Saint-Nicolas.
C'est dans cette rue qu'est né le docteur Hutinel .
(Cliché de Michel Massé)
Publié le 24 Juin 2008

Sur le pont Saint Barthélemy on peut admirer la Seine....
Publié le 23 Juin 2008

C'est de la rue des Evolots que partent les "escaliers de Saint Vorles , il faut avoir du souffle pour les emprunter !
Publié le 15 Juin 2008
Publié le 15 Juin 2008
La Confrérie Saint Vorles est très ancienne :elle date de l’an 1533 ,elle fut créée en l’honneur du Saint Patron de Châtillon sur Seine.J’ai raconté la vie de Vorles,dans un chapitre particulier,mais je rappelle seulement que disant la messe dans le village de Marcenay,il s’est » biloqué » et a sauvé un enfant des flammes dans un autre village ,Plaines Saint Langes à quelques kilomètres de là..
Ce qui explique les motifs de la bannière,en forme de flammes,et le visage de l’enfant.
Publié le 15 Juin 2008
Publié le 15 Juin 2008
La Confrérie Saint Vorles avait disparu au cours des temps,mais sous l’impulsion de quelques personnes voulant conserver les belles traditions de notre ville,elle renaquit en 1993.A l’exemple de Saint Vorles qui sauva un enfant de la mort ,une association , « l’Association Saint Vorles » a été créée en 1991,à l’occasion des mille ans de notre Église.
Elle s’attache à la protection et à l’aide à l’enfance.
Elle organise des manifestations dont les recettes serviront à améliorer le sort des plus démunis.
Publié le 15 Juin 2008
Publié le 15 Juin 2008







