Publié le 19 Février 2010
Publié le 18 Février 2010
Publié le 17 Février 2010
Ah, quand même je m'éloigne un peu...







Publié le 17 Février 2010
Publié le 17 Février 2010
Au pied du parc Buffon,à Montbard se trouve un très joli Musée,aménagé dans les anciennes orangeries du célèbre naturaliste...
Bien sûr la statue de Georges Leclerc de Buffon par Jean Carlus, nous accueille à notre arrivée..

Au premier étage nous pouvons admirer un "cabinet de curiosités"..

Un superbe parcours scientifique nous est ensuite proposé, à travers les collections du Musée.
L'oeuvre du grand naturaliste que fut Buffon ,nous est très bien racontée, à l'aide de vitrines et de textes explicatifs..
Daubenton qui travailla avec Buffon fut aussi un grand savant du siècle des Lumières..

C'est lui qui introduisit le mérinos précoce en Bourgogne , particulièrement en Auxois et en Châtillonnais..
On avait apporté un jour un immense os à Daubenton en lui demandant quel pouvait être l'être inconnu dont il était le reste,un géant peut-être ?? et bien , par recherche , le savant parvint à identifier un os de...girafe :le voici sous vitrine !
Avant de partir, un coup d'oeil à une reconstitution d'un lieu où aimait se tenir Buffon,avec des meubles d'époque..
et bien sûr son beau portrait...

A noter que l'entrée de ce très joli musée est gratuite et qu'une charmante hôtesse nous donne tous documents explicatifs..
Donc si vous allez à Montbard,allez donc visiter ce musée qui présente aussi des expositions temporaires.
Publié le 15 Février 2010
Publié le 15 Février 2010
En 1822 Marmont,revenu sur ses terres après 1815,transforma l'usine en un grand établissement à "l'Anglaise",mais en 1824, ruiné,il la revendit à un groupement de Maîtres de Forges qui fut ensuite à l'origine de Châtillon-Commentry.
Au début le consortium Bazile-Louis-Maître et Leblanc, ensuite Bougueret-Coucreux-Landel et Cie,puis Bougueret-Martinot et Cie.
Jusqu'en 1850 la production de fer alla en s'accroissant:on voyait à l'usine 16 fours à puddler,8 fours à réchauffer,3 trains de laminoirs et de puissants moteurs hydrauliques et à vapeur.
La production avoisinait les 16000 tonnes de fer par an.
Mais,à cause de l'épuisement des minerais locaux,les hauts fourneaux s'éteignirent en 1869.
Néanmoins la forge poursuivit son activité d'affinage pour les usines d'Ampilly le Sec et de Chamesson en Côte d'Or , et de Plaines et Mussy sur Seine dans l'Aube.
Au début du 19ème siècle l'usine de Sainte Colombe sur Seine employait 700 travailleurs permanents et 500 travailleurs extérieurs au service des hauts fourneaux.
Une nouvelle usine vit le jour en 1920 sur les hauteurs de la ville, après la suppression de la forge Marmont : on n'avait plus besoin de force hydraulique,mais par contre la voie de chemin de fer proche était indispensable.
Cette usine au début fut une pointerie,une grillagerie (supprimées en 1950) puis une câblerie qui fabriquait, et qui fabrique encore, des câbles de précontraints pour le bâtiment.
L'usine se nomma Chiers-Châtillon Gorcy,puis Tecnor (filiale d'Usinor) puis actuellement Arcelor-Mittal.
(voir dans le chapitre "Sainte Colombe sur Seine" la pièce de théâtre magnifique "Métallos et dégraisseurs" sur les vicissitudes de l'usine...)
Que reste-t-il , dans la ville de Sainte Colombe sur Seine, des Forges anciennes ? pas grand chose hélas..
Tout de même on peut voir les restes du système hydraulique de la forge Marmont: un bief et une chute de 5 à 6 mètres qui dégageait une puissance hydraulique de 300 CV..
On peut voir aussi de belles maisons ouvrières comme celles de la fameuse cour de la forge dite "cour Marmont" , deux corps de logements vis à vis , avec au centre la Maison du Directeur..(1822-1823)
(les maisons de la Cour Marmont vues du bief)
D'autres maisons ouvrières existent dans la ville:
Une jolie promenade a été aménagée tout autour du bief.
Des panneaux explicatifs,fort bien faits,nous donnent des renseignements très intéressants sur les forges anciennes et sur l'usine d'aujourd'hui..
Et en vous promenant le long du bief ,vous pourrez rencontrer une faune aquatique variée..
C'est une promenade enrichissante et attrayante à faire à Sainte Colombe sur Seine ..et n'oubliez pas d'aller visiter l'église où vous pourrez prendre connaissance de la vie de Pierre Chaumonnot,évangélisateur des Hurons !

NB :Tous les renseignements nécessaires à cette présentation de la sidérurgie dans le Châtillonnais ,ont été tirés des livres de Serge Benoît,le fabuleux conférencier qui nous avait tenus en haleine à la Conférence des Amis du Musée.
Et ces livres m'ont été prêtés par Michel Diey, que je remercie.
pour répondre à la demande de Pâquerette,voici les livres dont je me suis servie pour rédiger les articles sur la métallurgie en Châtillonnais:
-Le Patrimoine sidérurgique en Bourgogne du Nord,édité par le Musée de la Sidérurgie en Bourgogne du Nord (hélas épuisé)
-Le patrimoine sidérurgique du Châtillonnais par Serge Benoît et Bernard Rignault
Publié le 15 Février 2010
Publié le 13 Février 2010
Publié le 13 Février 2010
Lorsque l'on traverse Montbard on remarque une haute tour dominant la ville,c'est la tour de l'Aubespin,ici en été....
En hiver..

A côté de la tour de l'Aubespin, se trouve la tour Saint-Louis où l'on dit que naquit Aleth,la mère de Saint Bernard, en 1070.(mais rien n'est moins sûr !)

En 1735, Buffon acheta le château qui était à moitié en ruines.
Il ne conserva que les deux tours de l'enceinte fortifiée.
L'impressionnante tour de l'Aubespin est haute de 40 mètres,elle est couronnée par une plate-forme à créneaux et mâchicoulis.
Cet ancien donjon permit à Buffon de réaliser des expériences sur les vents.

Buffon rabaissa d'un étage la tour Saint Louis et y installa une de ses bibliothèques.

Buffon aménagea des jardins dans l'enceinte fortifiée,c'est ce que nous appelons maintenant le Parc Buffon : une bien belle promenade pour les Montbardois..


Dans ces jardins on peut voir cette belle statue de Daubenton,avec à ses pieds des moutons mérinos précoces.On se rappelle que c'est lui qui les introduisit en Bourgogne !



Une chapelle se trouve dans le parc Buffon,c'est là que le célèbre naturaliste fut enterré..


Le parc Buffon est la propriété de la ville de Montbard depuis 1885 et est en cours de restauration depuis 1991.
Publié le 13 Février 2010
Le Châtillonnais ,terre des muses,sources d'inspiration des grands peintres ? Oui , si l'on en croit Jenry Camus qui s'est intéressé à ces femmes d'exception :
-Alice Prin (1901-1953) née à Châtillon sur Seine,la Kiki de Montparnasse de Kisling,Foujita,Man Ray
-Julie Vellay (1838-1926) née à Grancey sur Ource,épouse de Camille Pissarro
-Renée Jolivet (1885-1973) née à Châtillon sur Seine , nurse et modèle d'Auguste Renoir
Jenry Camus m'a fait l'honneur de m'envoyer la biographie de Renée Jolivet qu'il a réalisée, accompagnée de plusieurs illustrations,écoutons le :
Le père de René Jolivet,Auguste Jolivet,décède tragiquement le 5 Septembre 1893, ayant avalé accidentellement de la mort aux rats dans un banquet.
Sa mère Marie Rosalie Dumay,sage-femme à Essoyes , met au monde le 4 août 1901, Claude troisième fils du grand peintre impressionniste Auguste Renoir.
Madame Renoir, cherchant une jeune fille pour s'occuper du bébé,Renée, âgée de seize ans, entre alors au service de la famille.
Auguste Renoir, remarquant sa beauté lui demande de poser.
C'est à la National Gallery of Canada que l'on peut admirer le tableau "Claude et Renée" représentant Renée tenant dans ses bras le petit enfant.
Cette toile,aux couleurs discrètes, d'une palette rose, jaune et bleue, une des compositions les plus dépouillées de toute l'oeuvre de Renoir, a nécessité de nombreuses études préparatoires..


Renée quitte le service de la famille Renoir en 1904 pour épouser un artiste dramatique Alphonse Cayat, dit Caya de Castella.
(on voit ici Renée ,à gauche,en Bretonne avec son mari)

Renée était d'une très grande beauté...

De cette union naît une petite Madeleine le 12 Mai 1905.
Mais le couple de s'entend pas et divorce le 3 Mai 1921.
Renée est toujours restée en relation avec les Renoir..Voici une lettre de Renoir qui lui est adressée..

Après la mort de Madame Renoir en 1915, elle effectue plusieurs séjours à Cagnes sur Mer,dans la propriété du peintre "les Collettes",posant pour lui et son ami Richard Guino.
Auguste Renoir meurt le 3 Décembre 1919.
Renée tient une épicerie de luxe à Paris,Avenue Junot,au pied de la butte Montmartre quand elle se remarie le 17 Mai 1934 avec Gracien Arquier, chef de section à la Manufacture Française des Tabacs.Malheureusement son mari meurt peu après.
Renée,devenue Madame Veuve Arquier prend sa retraite et sa vie se passera à son domicile parisien rue Lepic avec des séjours hivernaux dans le midi et des séjours estivaux à Essoyes.

(la photo n'est pas d'excellente qualité,mais je pense qu'elle est intéressante,puisqu'elle nous montre Renée près de la "Vénus" de Renoir ,aux Collettes, Vénus qu'elle a inspirée)
Renée meurt le 25 Octobre 1973.
Pour cette jolie Châtillonnaise, discrète et méconnue:
"Renoir a été et restera le plus beau souvenir de sa vie"
(Jenry Camus)
Publié le 12 Février 2010
Comme je ne savais où le trouver il est allé le photographier pour le blog.. Ce hêtre qui est un hêtre pourpre (Fagus sylvatica purpurea) se trouve rue Ernest Humblot,il est si haut qu'il dépasse le toit de ces résidences de quatre étages,il se trouve entre les deux bâtiments ..
Cette espèce de hêtre peut en effet atteindre une hauteur de 20 à 30 mètres,son feuillage d'été est pourpre mordoré foncé.
Le voilà ces temps ci dans toute sa splendeur hivernale ..
Et le voici en automne..

Merci Michel Massé pour cette belle découverte !
Publié le 12 Février 2010
Dès 1688,existait à Chênecières (hameau de Saint Marc sur Seine),une grosse forge.
Au 18ème siècle,cette forge fut transformée en batterie,elle perdura ainsi jusqu'en 1830.
(pour Hélène qui a écrit un commentaire : Quand on utilise un "martinet", gros marteau animé par des cames entraînées par une roue à eau, on parle alors de "batterie")
Ses nouveaux propriétaires la transformèrent en tôlerie à la houille:
les fours à réverbères et les trains de laminoirs étaient actionnés par une roue hydraulique de 60CV et une machine à vapeur.
Louis Cailletet fut propriétaire de Chênecières de 1865 à 1886.
C'est là ,dans son laboratoire ,qu'il réalisa en 1877 ses expériences sur la liquéfaction des gaz.
On voit ici son laboratoire,à côté des maisons ouvrières..
En 1916 fut construite une aciérie Martin,liquidée en 1922, elle fut reprise par messieurs Seytre et Godet et fut destinée à la fabrication de chaînes soudées électriquement.
Publié le 10 Février 2010
Publié le 10 Février 2010































































































































