Publié le 7 Avril 2020

La crise sanitaire que nous traversons impacte sérieusement le quotidien des Châtillonnais. Les entreprises s'organisent afin de protéger leurs salariés et de limiter les risques de propagation du virus. Lorsque la situation le permet, le recours au télétravail est généralisé.

Cependant, la fracture numérique prive certains Châtillonnais de cette possibilité. Aussi, depuis le début de l'épidémie, j'ai entamé des démarches auprès des pouvoirs publics afin de trouver des solutions alternatives .

En accord avec les services de l'Etat et en respectant strictement les gestes barrières, la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais a ainsi décidé de mettre son centre numérique Sati à disposition de 8 télétravailleurs.Les étudiants sont également concernés par cette mesure.

Tous pourront donc être accueillis dès le mardi 14 avril 2020, aux horaires habituels d'ouverture du centre Sati, avec une inscription obligatoire au 03.80.81.57.57.

Un agent de notre collectivité sera présent pour veiller au respect des règles sanitaires.

La Communauté de Communes du Pays Châtillonnais entend ainsi permettre aux e-exclus de poursuivre leurs activités professionnelles et scolaires.

Bien à vous

Jérémie BRIGAND

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 7 Avril 2020

Notule d’histoire

Les cabanes à moutons de Coulmier-le-Sec

Trois cabanes, avec leurs enclos, ont été inscrites, au titre des monuments historiques, le 14 novembre 2017.

Elles sont en liaison avec la fosse, datée du XVIIIe siècle.                                     

La première est mitoyenne de la fosse.

Les deux autres en sont peu éloignées. Leur petite taille les a fait oublier ( ?) dans le cadastre napoléonien de 1811.

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

Le point d’eau autour de la fosse a, semble-t-il, été connu depuis longtemps.

Des silex et des morceaux de poteries ont été retrouvés alentour.

Au XVIIIe siècle, Coulmier était un village assez prospère, qui comptait environ 300 habitants.

Sur ces plateaux secs, il fallait trouver de l’eau et l’élevage du mouton était l’une des grandes activités.

Ces trois enclos permettaient de regrouper la nuit les troupeaux et l’eau n’était pas loin.

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

La construction de ces enclos est soignée. On récupérait les pierres alentour pour obtenir un savant assemblage de pierres de taille variée.                                                                            

Mais ce qui est surtout remarquable, c’est la construction des cabanes.

Chacune est composée seulement d’une petite pièce, avec une porte et une petite ouverture.      

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

La construction de la cheminée a été fort soignée, en particulier pour le conduit en pierre extérieur.

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

 Mais la prouesse architecturale tient dans la couverture, faite de laves en encorbellement ; une pierre plate ferme le tout.

De ces trois cabanes, seulement une est entretenue, servant à un apiculteur.

                                                                                                                  

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

"Les cabanes à moutons de Coulmier le Sec", un notule d'Histoire de Dominique Masson....

(Dominique Masson)

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Publié le 7 Avril 2020

Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 7 Avril 2020

 Voici de très belles photos de fleurs de printemps  que nous offre D.S., merci à elle !

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

De superbes fleurs photographiées par D.S.

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Publié le 7 Avril 2020

 Le rouge-gorge est assez peureux...il ne s'aventure pas aux mangeoires, chassé par les moineaux qui sont sans pitié.

Il regarde si des graines ne sont pas tombées à terre et s'en régale ensuite très furtivement.

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Au printemps, il a profité des herbes folles pour se cacher...et venir dérober en douce quelques graines tombées de la mangeoire qu'avaient laissées les voraces moineaux et verdiers.

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Cet hiver j'ai trouvé dans une grande surface, un cylindre de graisse solide contenant des insectes séchés. Une aubaine pour le rouge-gorge et les mésanges....

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Depuis que le cylindre est installé, le rouge-gorge vient tous les jours, et même plusieurs fois dans la journée, picorer les insectes séchés, un régal pour lui...et pour moi puisqu'il me permet ainsi de le photographier facilement !

Pas de concurrence avec les moineaux qui n'arrivent pas à se positionner dessus...et puis aiment-ils les insectes ? j'ai l'impression que les graines les attirent plus.

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

"Je suis le petit roi du jardin, voyez comme je bombe le torse" !

Les oiseaux ont été peu nombreux cet hiver dans mon jardin...  mais le rouge-gorge a été un des plus fidèles

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 7 Avril 2020

Le sculpteur François Rude (Dijon 1784-Paris 1855) et son épouse Sophie Frémiet, peintre (Dijon 1797-Paris 1867),formèrent un couple artistique majeur du XIXème siècle.

Après s'être nourris du néo-classissisme durant leur formation à Dijon, ils s'engagèrent à Paris dans la voie du Romantisme.

Suite au succès du "Petit pêcheur napolitain" au naturalisme novateur, François obtint des commandes prestigieuses tel le décor de l'Arc de Triomphe : l'ensemble d'esquisses du "Départ des Volontaires" témoigne de son exaltation patriotique, de son sens du détail et de sa puissance d'expression.

Sophie explora d'abord la peinture d'histoire, mythologique et religieuse, pour finalement se consacrer exclusivement à la figure humaine, peignant d'émouvants portraits familiaux tout en répondant avec talent à la commande bourgeoise du second empire.

Avant la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Dijon, on pouvait  admirer, dans plusieurs salles, quelques œuvres sculpturales de François Rude, côtoyant celles d'autres sculpteurs bourguignons.

Les peintures de son épouse, Sophie Frémiet,  se trouvaient autrefois, dans l'ancienne présentation du Musée des Beaux-Arts, aux côtés de celles d'autres peintres de son époque.

 http://www.christaldesaintmarc.com/sophie-rude-nee-fremiet-fut-un-peintre-de-grand-talent-a114765920

Lors de la rénovation, les concepteurs du nouveau Musée des Beaux-Arts ont eu l'excellente idée de réunir quelques œuvres des époux Rude.

Plusieurs peintures de Sophie côtoient maintenant quelques  sculptures de François. J'ai trouvé cette présentation qui réunit ces deux artistes  au delà de la mort, très émouvante quand on sait que ce couple fut très uni, face à l'adversité (ils perdirent leur unique enfant Amédée Rude, âgé de huit ans, en 1830).

Les œuvres de Sophie

exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple:

Autoportrait

(1841, huile sur toile )

Soucieuse de réaliser des portraits authentiques, Sophie Rude répondit à ceux qui trouvaient son autoportrait trop sérieux que se trouvant dotée d'une "laide et vieille figure", elle ne se peindrait jamais en train de "se sourire toute la journée".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ariane abandonnée dans l'île de Naxos

(1825, huile sur toile)

Hommage à Jacques-Louis David, dont Sophie Rude, exilée à Bruxelles fréquenta l'atelier, cette œuvre s'inspire d'une esquisse du maître.

Elle transcrit la sensualité de la princesse séduite, puis abandonnée  par Thésée, après qu'elle l'ait  aidé à sortir du labyrinthe.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de François Rude

(1842, huile sur toile)

Le sculpteur, représenté par Sophie Rude, à la manière d'un patriarche, a le regard vif que tous les contemporains s'accordèrent à dire très ressemblant.

L'expression douce du sculpteur atteste d'une proximité affective entre le peintre et son modèle.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Victorine Van Der Haert, sœur de l'artiste

(1818, huile sur toile)

Cette œuvre de jeunesse reflète les leçons apprises auprès de David. Sophie Rude attachait un grand soin au traitement des étoffes  et des accessoires.

Les portraits en pied sont rares chez l'artiste. Ils étaient à la mode à Bruxelles dans les années 1820.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de madame Van Der Haert, née Victorine Frémiet

(1827, huile sur toile)

Ce second portrait, dédié à la sœur de l'artiste, se distingue du précédent par son attitude altière. C'est un portrait d'apparat.

Le cadrage à mi-corps est courant chez l'artiste, car plus enclin à focaliser l'attention sur l'expression psychologique du visage.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait d'Amédée Rude

(vers 1827-1828 huile sur toile)

C'est dans l'intimité familiale que Sophie Rude trouvait ses modèles.

Ici le fils unique du couple, décédé prématurément à l'âge de huit ans en 1830, montre un visage de chérubin.

Le fond neutre et dépouillé rattache ce portrait à l'inspiration davidienne.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Louis Frémiet, père de l'artiste

(vers 1821-1825 huile sur toile)

C'est l'exil de Louis Frémiet, pour ses idéaux révolutionnaires, qui entraîna celui de François et de Sophie Rude à Bruxelles.

L'artiste puisa une nouvelle fois son inspiration chez David en faisant poser son père sur un fond neutre et dépouillé.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ce dernier portrait pourrait être celui de Catherine Frémiet, grand-tante paternelle de Sophie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Œuvres de François Rude exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple :

Génie de la Liberté

(1833-1836, plâtre)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête de la figure féminine hurlante et ailée du "Départ des Volontaires en 1792", qui a donné son surnom à l'œuvre "La Marseillaise".

C'est Sophie Rude, peintre et épouse de l'artiste qui a posé pour la tête du Génie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Eurydice mordue par le serpent

(1830, bronze, fonte Delafontaine)

Cette statue a été réalisée en pendant de l'Aristée.

La pose et l'attitude de la jeune femme  lui répondent symétriquement.

Dans le mythe antique, Eurydice meurt, mordue par le serpent, et son amant Orphée tentera de venir la libérer en descendant aux Enfers.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Aristée déplorant la perte de ses abeilles

(1830, bronze, fonte Delafontaine, deuxième version)

C'est avec Aristée que François Rude obtint le Grand Prix de Rome en 1812, seulement connue après cette seconde version.

Les modèles antiques maîtrisés que l'on devine dans la pose (l'Apollino des Offices et l'Antinoüs du Belvédère) sont la preuve d'une réelle érudition.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d'Argus

(1858, d'après le modèle en plâtre de 1837. bronze, fonte Eyck et Durand)

Cette sculpture incarne les débuts néoclassiques de Rude.

Il a en effet puisé son inspiration chez le "Mercure volant" de Jean de Bologne (XVIème siècle)

Cette référence aux maîtres anciens contenta l'Académie, la sculpture obtint un franc succès.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Petit pêcheur napolitain jouant avec une tortue

(Fonte d'après le modèle en plâtre du Salon de 1831, bronze)

Les détails pittoresques (amulette, bonnet phrygien,filet de pêche...) inscrivent l'œuvre dans le courant romantique en modernisant le thème ancien de l'enfant jouant.

Le sourire sera repris par l'élève de Rude, Carpeaux, dans son "Pêcheur à la coquille".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Tête de guerrier, dit "le guerrier gaulois"

(1836, bronze)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête du guerrier du relief du "Départ des Volontaires en 1792".

Projet préparatoire, fondu ensuite en bronze, les cheveux libres et la barbe abondante, il devint l'icône du guerrier gaulois.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Louis XIII enfant

(1878, d'après le modèle en argent de 1843, bronze)

C'est pour son château de Dampierre (Yvelines) que le duc Honoré de Luynes commanda à Rude une statue de Louis XIII.

Pour représenter le Roi, le sculpteur s'est inspiré d'une gravure de 1618, le représentant lors d'une leçon d'équitation, richement paré.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Un autre musée, le Musée François Rude, est depuis longtemps entièrement consacré au génial sculpteur du "Départ des Volontaires en 1792" situé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

Ce Musée Rude est situé dans une partie de l'ancienne église Saint-Etienne .

http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

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Publié le 7 Avril 2020

Le sculpteur François Rude (Dijon 1784-Paris 1855) et son épouse Sophie Frémiet, peintre (Dijon 1797-Paris 1867),formèrent un couple artistique majeur du XIXème siècle.

Après s'être nourris du néo-classissisme durant leur formation à Dijon, ils s'engagèrent à Paris dans la voie du Romantisme.

Suite au succès du "Petit pêcheur napolitain" au naturalisme novateur, François obtint des commandes prestigieuses tel le décor de l'Arc de Triomphe : l'ensemble d'esquisses du "Départ des Volontaires" témoigne de son exaltation patriotique, de son sens du détail et de sa puissance d'expression.

Sophie explora d'abord la peinture d'histoire, mythologique et religieuse, pour finalement se consacrer exclusivement à la figure humaine, peignant d'émouvants portraits familiaux tout en répondant avec talent à la commande bourgeoise du second empire.

Avant la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Dijon, on pouvait  admirer, dans plusieurs salles, quelques œuvres sculpturales de François Rude, côtoyant celles d'autres sculpteurs bourguignons.

Les peintures de son épouse, Sophie Frémiet,  se trouvaient autrefois, dans l'ancienne présentation du Musée des Beaux-Arts, aux côtés de celles d'autres peintres de son époque.

 http://www.christaldesaintmarc.com/sophie-rude-nee-fremiet-fut-un-peintre-de-grand-talent-a114765920

Lors de la rénovation, les concepteurs du nouveau Musée des Beaux-Arts ont eu l'excellente idée de réunir quelques œuvres des époux Rude.

Plusieurs peintures de Sophie côtoient maintenant quelques  sculptures de François. J'ai trouvé cette présentation qui réunit ces deux artistes  au delà de la mort, très émouvante quand on sait que ce couple fut très uni, face à l'adversité (ils perdirent leur unique enfant Amédée Rude, âgé de huit ans, en 1830).

Les œuvres de Sophie

exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple:

Autoportrait

(1841, huile sur toile )

Soucieuse de réaliser des portraits authentiques, Sophie Rude répondit à ceux qui trouvaient son autoportrait trop sérieux que se trouvant dotée d'une "laide et vieille figure", elle ne se peindrait jamais en train de "se sourire toute la journée".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ariane abandonnée dans l'île de Naxos

(1825, huile sur toile)

Hommage à Jacques-Louis David, dont Sophie Rude, exilée à Bruxelles fréquenta l'atelier, cette œuvre s'inspire d'une esquisse du maître.

Elle transcrit la sensualité de la princesse séduite, puis abandonnée  par Thésée, après qu'elle l'ait  aidé à sortir du labyrinthe.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de François Rude

(1842, huile sur toile)

Le sculpteur, représenté par Sophie Rude, à la manière d'un patriarche, a le regard vif que tous les contemporains s'accordèrent à dire très ressemblant.

L'expression douce du sculpteur atteste d'une proximité affective entre le peintre et son modèle.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Victorine Van Der Haert, sœur de l'artiste

(1818, huile sur toile)

Cette œuvre de jeunesse reflète les leçons apprises auprès de David. Sophie Rude attachait un grand soin au traitement des étoffes  et des accessoires.

Les portraits en pied sont rares chez l'artiste. Ils étaient à la mode à Bruxelles dans les années 1820.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de madame Van Der Haert, née Victorine Frémiet

(1827, huile sur toile)

Ce second portrait, dédié à la sœur de l'artiste, se distingue du précédent par son attitude altière. C'est un portrait d'apparat.

Le cadrage à mi-corps est courant chez l'artiste, car plus enclin à focaliser l'attention sur l'expression psychologique du visage.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait d'Amédée Rude

(vers 1827-1828 huile sur toile)

C'est dans l'intimité familiale que Sophie Rude trouvait ses modèles.

Ici le fils unique du couple, décédé prématurément à l'âge de huit ans en 1830, montre un visage de chérubin.

Le fond neutre et dépouillé rattache ce portrait à l'inspiration davidienne.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Louis Frémiet, père de l'artiste

(vers 1821-1825 huile sur toile)

C'est l'exil de Louis Frémiet, pour ses idéaux révolutionnaires, qui entraîna celui de François et de Sophie Rude à Bruxelles.

L'artiste puisa une nouvelle fois son inspiration chez David en faisant poser son père sur un fond neutre et dépouillé.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ce dernier portrait pourrait être celui de Catherine Frémiet, grand-tante paternelle de Sophie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Œuvres de François Rude exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple :

Génie de la Liberté

(1833-1836, plâtre)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête de la figure féminine hurlante et ailée du "Départ des Volontaires en 1792", qui a donné son surnom à l'œuvre "La Marseillaise".

C'est Sophie Rude, peintre et épouse de l'artiste qui a posé pour la tête du Génie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Eurydice mordue par le serpent

(1830, bronze, fonte Delafontaine)

Cette statue a été réalisée en pendant de l'Aristée.

La pose et l'attitude de la jeune femme  lui répondent symétriquement.

Dans le mythe antique, Eurydice meurt, mordue par le serpent, et son amant Orphée tentera de venir la libérer en descendant aux Enfers.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Aristée déplorant la perte de ses abeilles

(1830, bronze, fonte Delafontaine, deuxième version)

C'est avec Aristée que François Rude obtint le Grand Prix de Rome en 1812, seulement connue après cette seconde version.

Les modèles antiques maîtrisés que l'on devine dans la pose (l'Apollino des Offices et l'Antinoüs du Belvédère) sont la preuve d'une réelle érudition.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d'Argus

(1858, d'après le modèle en plâtre de 1837. bronze, fonte Eyck et Durand)

Cette sculpture incarne les débuts néoclassiques de Rude.

Il a en effet puisé son inspiration chez le "Mercure volant" de Jean de Bologne (XVIème siècle)

Cette référence aux maîtres anciens contenta l'Académie, la sculpture obtint un franc succès.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Petit pêcheur napolitain jouant avec une tortue

(Fonte d'après le modèle en plâtre du Salon de 1831, bronze)

Les détails pittoresques (amulette, bonnet phrygien,filet de pêche...) inscrivent l'œuvre dans le courant romantique en modernisant le thème ancien de l'enfant jouant.

Le sourire sera repris par l'élève de Rude, Carpeaux, dans son "Pêcheur à la coquille".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Tête de guerrier, dit "le guerrier gaulois"

(1836, bronze)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête du guerrier du relief du "Départ des Volontaires en 1792".

Projet préparatoire, fondu ensuite en bronze, les cheveux libres et la barbe abondante, il devint l'icône du guerrier gaulois.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Louis XIII enfant

(1878, d'après le modèle en argent de 1843, bronze)

C'est pour son château de Dampierre (Yvelines) que le duc Honoré de Luynes commanda à Rude une statue de Louis XIII.

Pour représenter le Roi, le sculpteur s'est inspiré d'une gravure de 1618, le représentant lors d'une leçon d'équitation, richement paré.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Un autre musée, le Musée François Rude, est depuis longtemps entièrement consacré au génial sculpteur du "Départ des Volontaires en 1792" situé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

Ce Musée Rude est situé dans une partie de l'ancienne église Saint-Etienne .

http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

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Publié le 7 Avril 2020

Le sculpteur François Rude (Dijon 1784-Paris 1855) et son épouse Sophie Frémiet, peintre (Dijon 1797-Paris 1867),formèrent un couple artistique majeur du XIXème siècle.

Après s'être nourris du néo-classissisme durant leur formation à Dijon, ils s'engagèrent à Paris dans la voie du Romantisme.

Suite au succès du "Petit pêcheur napolitain" au naturalisme novateur, François obtint des commandes prestigieuses tel le décor de l'Arc de Triomphe : l'ensemble d'esquisses du "Départ des Volontaires" témoigne de son exaltation patriotique, de son sens du détail et de sa puissance d'expression.

Sophie explora d'abord la peinture d'histoire, mythologique et religieuse, pour finalement se consacrer exclusivement à la figure humaine, peignant d'émouvants portraits familiaux tout en répondant avec talent à la commande bourgeoise du second empire.

Avant la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Dijon, on pouvait  admirer, dans plusieurs salles, quelques œuvres sculpturales de François Rude, côtoyant celles d'autres sculpteurs bourguignons.

Les peintures de son épouse, Sophie Frémiet,  se trouvaient autrefois, dans l'ancienne présentation du Musée des Beaux-Arts, aux côtés de celles d'autres peintres de son époque.

 http://www.christaldesaintmarc.com/sophie-rude-nee-fremiet-fut-un-peintre-de-grand-talent-a114765920

Lors de la rénovation, les concepteurs du nouveau Musée des Beaux-Arts ont eu l'excellente idée de réunir quelques œuvres des époux Rude.

Plusieurs peintures de Sophie côtoient maintenant quelques  sculptures de François. J'ai trouvé cette présentation qui réunit ces deux artistes  au delà de la mort, très émouvante quand on sait que ce couple fut très uni, face à l'adversité (ils perdirent leur unique enfant Amédée Rude, âgé de huit ans, en 1830).

Les œuvres de Sophie

exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple:

Autoportrait

(1841, huile sur toile )

Soucieuse de réaliser des portraits authentiques, Sophie Rude répondit à ceux qui trouvaient son autoportrait trop sérieux que se trouvant dotée d'une "laide et vieille figure", elle ne se peindrait jamais en train de "se sourire toute la journée".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ariane abandonnée dans l'île de Naxos

(1825, huile sur toile)

Hommage à Jacques-Louis David, dont Sophie Rude, exilée à Bruxelles fréquenta l'atelier, cette œuvre s'inspire d'une esquisse du maître.

Elle transcrit la sensualité de la princesse séduite, puis abandonnée  par Thésée, après qu'elle l'ait  aidé à sortir du labyrinthe.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de François Rude

(1842, huile sur toile)

Le sculpteur, représenté par Sophie Rude, à la manière d'un patriarche, a le regard vif que tous les contemporains s'accordèrent à dire très ressemblant.

L'expression douce du sculpteur atteste d'une proximité affective entre le peintre et son modèle.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Victorine Van Der Haert, sœur de l'artiste

(1818, huile sur toile)

Cette œuvre de jeunesse reflète les leçons apprises auprès de David. Sophie Rude attachait un grand soin au traitement des étoffes  et des accessoires.

Les portraits en pied sont rares chez l'artiste. Ils étaient à la mode à Bruxelles dans les années 1820.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de madame Van Der Haert, née Victorine Frémiet

(1827, huile sur toile)

Ce second portrait, dédié à la sœur de l'artiste, se distingue du précédent par son attitude altière. C'est un portrait d'apparat.

Le cadrage à mi-corps est courant chez l'artiste, car plus enclin à focaliser l'attention sur l'expression psychologique du visage.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait d'Amédée Rude

(vers 1827-1828 huile sur toile)

C'est dans l'intimité familiale que Sophie Rude trouvait ses modèles.

Ici le fils unique du couple, décédé prématurément à l'âge de huit ans en 1830, montre un visage de chérubin.

Le fond neutre et dépouillé rattache ce portrait à l'inspiration davidienne.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Louis Frémiet, père de l'artiste

(vers 1821-1825 huile sur toile)

C'est l'exil de Louis Frémiet, pour ses idéaux révolutionnaires, qui entraîna celui de François et de Sophie Rude à Bruxelles.

L'artiste puisa une nouvelle fois son inspiration chez David en faisant poser son père sur un fond neutre et dépouillé.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ce dernier portrait pourrait être celui de Catherine Frémiet, grand-tante paternelle de Sophie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Œuvres de François Rude exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple :

Génie de la Liberté

(1833-1836, plâtre)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête de la figure féminine hurlante et ailée du "Départ des Volontaires en 1792", qui a donné son surnom à l'œuvre "La Marseillaise".

C'est Sophie Rude, peintre et épouse de l'artiste qui a posé pour la tête du Génie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Eurydice mordue par le serpent

(1830, bronze, fonte Delafontaine)

Cette statue a été réalisée en pendant de l'Aristée.

La pose et l'attitude de la jeune femme  lui répondent symétriquement.

Dans le mythe antique, Eurydice meurt, mordue par le serpent, et son amant Orphée tentera de venir la libérer en descendant aux Enfers.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Aristée déplorant la perte de ses abeilles

(1830, bronze, fonte Delafontaine, deuxième version)

C'est avec Aristée que François Rude obtint le Grand Prix de Rome en 1812, seulement connue après cette seconde version.

Les modèles antiques maîtrisés que l'on devine dans la pose (l'Apollino des Offices et l'Antinoüs du Belvédère) sont la preuve d'une réelle érudition.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d'Argus

(1858, d'après le modèle en plâtre de 1837. bronze, fonte Eyck et Durand)

Cette sculpture incarne les débuts néoclassiques de Rude.

Il a en effet puisé son inspiration chez le "Mercure volant" de Jean de Bologne (XVIème siècle)

Cette référence aux maîtres anciens contenta l'Académie, la sculpture obtint un franc succès.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Petit pêcheur napolitain jouant avec une tortue

(Fonte d'après le modèle en plâtre du Salon de 1831, bronze)

Les détails pittoresques (amulette, bonnet phrygien,filet de pêche...) inscrivent l'œuvre dans le courant romantique en modernisant le thème ancien de l'enfant jouant.

Le sourire sera repris par l'élève de Rude, Carpeaux, dans son "Pêcheur à la coquille".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Tête de guerrier, dit "le guerrier gaulois"

(1836, bronze)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête du guerrier du relief du "Départ des Volontaires en 1792".

Projet préparatoire, fondu ensuite en bronze, les cheveux libres et la barbe abondante, il devint l'icône du guerrier gaulois.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Louis XIII enfant

(1878, d'après le modèle en argent de 1843, bronze)

C'est pour son château de Dampierre (Yvelines) que le duc Honoré de Luynes commanda à Rude une statue de Louis XIII.

Pour représenter le Roi, le sculpteur s'est inspiré d'une gravure de 1618, le représentant lors d'une leçon d'équitation, richement paré.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Un autre musée, le Musée François Rude, est depuis longtemps entièrement consacré au génial sculpteur du "Départ des Volontaires en 1792" situé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

Ce Musée Rude est situé dans une partie de l'ancienne église Saint-Etienne .

http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 7 Avril 2020

Le sculpteur François Rude (Dijon 1784-Paris 1855) et son épouse Sophie Frémiet, peintre (Dijon 1797-Paris 1867),formèrent un couple artistique majeur du XIXème siècle.

Après s'être nourris du néo-classissisme durant leur formation à Dijon, ils s'engagèrent à Paris dans la voie du Romantisme.

Suite au succès du "Petit pêcheur napolitain" au naturalisme novateur, François obtint des commandes prestigieuses tel le décor de l'Arc de Triomphe : l'ensemble d'esquisses du "Départ des Volontaires" témoigne de son exaltation patriotique, de son sens du détail et de sa puissance d'expression.

Sophie explora d'abord la peinture d'histoire, mythologique et religieuse, pour finalement se consacrer exclusivement à la figure humaine, peignant d'émouvants portraits familiaux tout en répondant avec talent à la commande bourgeoise du second empire.

Avant la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Dijon, on pouvait  admirer, dans plusieurs salles, quelques œuvres sculpturales de François Rude, côtoyant celles d'autres sculpteurs bourguignons.

Les peintures de son épouse, Sophie Frémiet,  se trouvaient autrefois, dans l'ancienne présentation du Musée des Beaux-Arts, aux côtés de celles d'autres peintres de son époque.

 http://www.christaldesaintmarc.com/sophie-rude-nee-fremiet-fut-un-peintre-de-grand-talent-a114765920

Lors de la rénovation, les concepteurs du nouveau Musée des Beaux-Arts ont eu l'excellente idée de réunir quelques œuvres des époux Rude.

Plusieurs peintures de Sophie côtoient maintenant quelques  sculptures de François. J'ai trouvé cette présentation qui réunit ces deux artistes  au delà de la mort, très émouvante quand on sait que ce couple fut très uni, face à l'adversité (ils perdirent leur unique enfant Amédée Rude, âgé de huit ans, en 1830).

Les œuvres de Sophie

exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple:

Autoportrait

(1841, huile sur toile )

Soucieuse de réaliser des portraits authentiques, Sophie Rude répondit à ceux qui trouvaient son autoportrait trop sérieux que se trouvant dotée d'une "laide et vieille figure", elle ne se peindrait jamais en train de "se sourire toute la journée".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ariane abandonnée dans l'île de Naxos

(1825, huile sur toile)

Hommage à Jacques-Louis David, dont Sophie Rude, exilée à Bruxelles fréquenta l'atelier, cette œuvre s'inspire d'une esquisse du maître.

Elle transcrit la sensualité de la princesse séduite, puis abandonnée  par Thésée, après qu'elle l'ait  aidé à sortir du labyrinthe.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de François Rude

(1842, huile sur toile)

Le sculpteur, représenté par Sophie Rude, à la manière d'un patriarche, a le regard vif que tous les contemporains s'accordèrent à dire très ressemblant.

L'expression douce du sculpteur atteste d'une proximité affective entre le peintre et son modèle.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Victorine Van Der Haert, sœur de l'artiste

(1818, huile sur toile)

Cette œuvre de jeunesse reflète les leçons apprises auprès de David. Sophie Rude attachait un grand soin au traitement des étoffes  et des accessoires.

Les portraits en pied sont rares chez l'artiste. Ils étaient à la mode à Bruxelles dans les années 1820.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de madame Van Der Haert, née Victorine Frémiet

(1827, huile sur toile)

Ce second portrait, dédié à la sœur de l'artiste, se distingue du précédent par son attitude altière. C'est un portrait d'apparat.

Le cadrage à mi-corps est courant chez l'artiste, car plus enclin à focaliser l'attention sur l'expression psychologique du visage.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait d'Amédée Rude

(vers 1827-1828 huile sur toile)

C'est dans l'intimité familiale que Sophie Rude trouvait ses modèles.

Ici le fils unique du couple, décédé prématurément à l'âge de huit ans en 1830, montre un visage de chérubin.

Le fond neutre et dépouillé rattache ce portrait à l'inspiration davidienne.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Louis Frémiet, père de l'artiste

(vers 1821-1825 huile sur toile)

C'est l'exil de Louis Frémiet, pour ses idéaux révolutionnaires, qui entraîna celui de François et de Sophie Rude à Bruxelles.

L'artiste puisa une nouvelle fois son inspiration chez David en faisant poser son père sur un fond neutre et dépouillé.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ce dernier portrait pourrait être celui de Catherine Frémiet, grand-tante paternelle de Sophie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Œuvres de François Rude exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple :

Génie de la Liberté

(1833-1836, plâtre)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête de la figure féminine hurlante et ailée du "Départ des Volontaires en 1792", qui a donné son surnom à l'œuvre "La Marseillaise".

C'est Sophie Rude, peintre et épouse de l'artiste qui a posé pour la tête du Génie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Eurydice mordue par le serpent

(1830, bronze, fonte Delafontaine)

Cette statue a été réalisée en pendant de l'Aristée.

La pose et l'attitude de la jeune femme  lui répondent symétriquement.

Dans le mythe antique, Eurydice meurt, mordue par le serpent, et son amant Orphée tentera de venir la libérer en descendant aux Enfers.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Aristée déplorant la perte de ses abeilles

(1830, bronze, fonte Delafontaine, deuxième version)

C'est avec Aristée que François Rude obtint le Grand Prix de Rome en 1812, seulement connue après cette seconde version.

Les modèles antiques maîtrisés que l'on devine dans la pose (l'Apollino des Offices et l'Antinoüs du Belvédère) sont la preuve d'une réelle érudition.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d'Argus

(1858, d'après le modèle en plâtre de 1837. bronze, fonte Eyck et Durand)

Cette sculpture incarne les débuts néoclassiques de Rude.

Il a en effet puisé son inspiration chez le "Mercure volant" de Jean de Bologne (XVIème siècle)

Cette référence aux maîtres anciens contenta l'Académie, la sculpture obtint un franc succès.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Petit pêcheur napolitain jouant avec une tortue

(Fonte d'après le modèle en plâtre du Salon de 1831, bronze)

Les détails pittoresques (amulette, bonnet phrygien,filet de pêche...) inscrivent l'œuvre dans le courant romantique en modernisant le thème ancien de l'enfant jouant.

Le sourire sera repris par l'élève de Rude, Carpeaux, dans son "Pêcheur à la coquille".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Tête de guerrier, dit "le guerrier gaulois"

(1836, bronze)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête du guerrier du relief du "Départ des Volontaires en 1792".

Projet préparatoire, fondu ensuite en bronze, les cheveux libres et la barbe abondante, il devint l'icône du guerrier gaulois.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Louis XIII enfant

(1878, d'après le modèle en argent de 1843, bronze)

C'est pour son château de Dampierre (Yvelines) que le duc Honoré de Luynes commanda à Rude une statue de Louis XIII.

Pour représenter le Roi, le sculpteur s'est inspiré d'une gravure de 1618, le représentant lors d'une leçon d'équitation, richement paré.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Un autre musée, le Musée François Rude, est depuis longtemps entièrement consacré au génial sculpteur du "Départ des Volontaires en 1792" situé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

Ce Musée Rude est situé dans une partie de l'ancienne église Saint-Etienne .

http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

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Publié le 7 Avril 2020

Le sculpteur François Rude (Dijon 1784-Paris 1855) et son épouse Sophie Frémiet, peintre (Dijon 1797-Paris 1867),formèrent un couple artistique majeur du XIXème siècle.

Après s'être nourris du néo-classissisme durant leur formation à Dijon, ils s'engagèrent à Paris dans la voie du Romantisme.

Suite au succès du "Petit pêcheur napolitain" au naturalisme novateur, François obtint des commandes prestigieuses tel le décor de l'Arc de Triomphe : l'ensemble d'esquisses du "Départ des Volontaires" témoigne de son exaltation patriotique, de son sens du détail et de sa puissance d'expression.

Sophie explora d'abord la peinture d'histoire, mythologique et religieuse, pour finalement se consacrer exclusivement à la figure humaine, peignant d'émouvants portraits familiaux tout en répondant avec talent à la commande bourgeoise du second empire.

Avant la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Dijon, on pouvait  admirer, dans plusieurs salles, quelques œuvres sculpturales de François Rude, côtoyant celles d'autres sculpteurs bourguignons.

Les peintures de son épouse, Sophie Frémiet,  se trouvaient autrefois, dans l'ancienne présentation du Musée des Beaux-Arts, aux côtés de celles d'autres peintres de son époque.

 http://www.christaldesaintmarc.com/sophie-rude-nee-fremiet-fut-un-peintre-de-grand-talent-a114765920

Lors de la rénovation, les concepteurs du nouveau Musée des Beaux-Arts ont eu l'excellente idée de réunir quelques œuvres des époux Rude.

Plusieurs peintures de Sophie côtoient maintenant quelques  sculptures de François. J'ai trouvé cette présentation qui réunit ces deux artistes  au delà de la mort, très émouvante quand on sait que ce couple fut très uni, face à l'adversité (ils perdirent leur unique enfant Amédée Rude, âgé de huit ans, en 1830).

Les œuvres de Sophie

exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple:

Autoportrait

(1841, huile sur toile )

Soucieuse de réaliser des portraits authentiques, Sophie Rude répondit à ceux qui trouvaient son autoportrait trop sérieux que se trouvant dotée d'une "laide et vieille figure", elle ne se peindrait jamais en train de "se sourire toute la journée".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ariane abandonnée dans l'île de Naxos

(1825, huile sur toile)

Hommage à Jacques-Louis David, dont Sophie Rude, exilée à Bruxelles fréquenta l'atelier, cette œuvre s'inspire d'une esquisse du maître.

Elle transcrit la sensualité de la princesse séduite, puis abandonnée  par Thésée, après qu'elle l'ait  aidé à sortir du labyrinthe.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de François Rude

(1842, huile sur toile)

Le sculpteur, représenté par Sophie Rude, à la manière d'un patriarche, a le regard vif que tous les contemporains s'accordèrent à dire très ressemblant.

L'expression douce du sculpteur atteste d'une proximité affective entre le peintre et son modèle.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Victorine Van Der Haert, sœur de l'artiste

(1818, huile sur toile)

Cette œuvre de jeunesse reflète les leçons apprises auprès de David. Sophie Rude attachait un grand soin au traitement des étoffes  et des accessoires.

Les portraits en pied sont rares chez l'artiste. Ils étaient à la mode à Bruxelles dans les années 1820.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de madame Van Der Haert, née Victorine Frémiet

(1827, huile sur toile)

Ce second portrait, dédié à la sœur de l'artiste, se distingue du précédent par son attitude altière. C'est un portrait d'apparat.

Le cadrage à mi-corps est courant chez l'artiste, car plus enclin à focaliser l'attention sur l'expression psychologique du visage.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait d'Amédée Rude

(vers 1827-1828 huile sur toile)

C'est dans l'intimité familiale que Sophie Rude trouvait ses modèles.

Ici le fils unique du couple, décédé prématurément à l'âge de huit ans en 1830, montre un visage de chérubin.

Le fond neutre et dépouillé rattache ce portrait à l'inspiration davidienne.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Louis Frémiet, père de l'artiste

(vers 1821-1825 huile sur toile)

C'est l'exil de Louis Frémiet, pour ses idéaux révolutionnaires, qui entraîna celui de François et de Sophie Rude à Bruxelles.

L'artiste puisa une nouvelle fois son inspiration chez David en faisant poser son père sur un fond neutre et dépouillé.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ce dernier portrait pourrait être celui de Catherine Frémiet, grand-tante paternelle de Sophie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Œuvres de François Rude exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple :

Génie de la Liberté

(1833-1836, plâtre)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête de la figure féminine hurlante et ailée du "Départ des Volontaires en 1792", qui a donné son surnom à l'œuvre "La Marseillaise".

C'est Sophie Rude, peintre et épouse de l'artiste qui a posé pour la tête du Génie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Eurydice mordue par le serpent

(1830, bronze, fonte Delafontaine)

Cette statue a été réalisée en pendant de l'Aristée.

La pose et l'attitude de la jeune femme  lui répondent symétriquement.

Dans le mythe antique, Eurydice meurt, mordue par le serpent, et son amant Orphée tentera de venir la libérer en descendant aux Enfers.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Aristée déplorant la perte de ses abeilles

(1830, bronze, fonte Delafontaine, deuxième version)

C'est avec Aristée que François Rude obtint le Grand Prix de Rome en 1812, seulement connue après cette seconde version.

Les modèles antiques maîtrisés que l'on devine dans la pose (l'Apollino des Offices et l'Antinoüs du Belvédère) sont la preuve d'une réelle érudition.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d'Argus

(1858, d'après le modèle en plâtre de 1837. bronze, fonte Eyck et Durand)

Cette sculpture incarne les débuts néoclassiques de Rude.

Il a en effet puisé son inspiration chez le "Mercure volant" de Jean de Bologne (XVIème siècle)

Cette référence aux maîtres anciens contenta l'Académie, la sculpture obtint un franc succès.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Petit pêcheur napolitain jouant avec une tortue

(Fonte d'après le modèle en plâtre du Salon de 1831, bronze)

Les détails pittoresques (amulette, bonnet phrygien,filet de pêche...) inscrivent l'œuvre dans le courant romantique en modernisant le thème ancien de l'enfant jouant.

Le sourire sera repris par l'élève de Rude, Carpeaux, dans son "Pêcheur à la coquille".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Tête de guerrier, dit "le guerrier gaulois"

(1836, bronze)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête du guerrier du relief du "Départ des Volontaires en 1792".

Projet préparatoire, fondu ensuite en bronze, les cheveux libres et la barbe abondante, il devint l'icône du guerrier gaulois.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Louis XIII enfant

(1878, d'après le modèle en argent de 1843, bronze)

C'est pour son château de Dampierre (Yvelines) que le duc Honoré de Luynes commanda à Rude une statue de Louis XIII.

Pour représenter le Roi, le sculpteur s'est inspiré d'une gravure de 1618, le représentant lors d'une leçon d'équitation, richement paré.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Un autre musée, le Musée François Rude, est depuis longtemps entièrement consacré au génial sculpteur du "Départ des Volontaires en 1792" situé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

Ce Musée Rude est situé dans une partie de l'ancienne église Saint-Etienne .

http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

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Publié le 7 Avril 2020

Le sculpteur François Rude (Dijon 1784-Paris 1855) et son épouse Sophie Frémiet, peintre (Dijon 1797-Paris 1867),formèrent un couple artistique majeur du XIXème siècle.

Après s'être nourris du néo-classissisme durant leur formation à Dijon, ils s'engagèrent à Paris dans la voie du Romantisme.

Suite au succès du "Petit pêcheur napolitain" au naturalisme novateur, François obtint des commandes prestigieuses tel le décor de l'Arc de Triomphe : l'ensemble d'esquisses du "Départ des Volontaires" témoigne de son exaltation patriotique, de son sens du détail et de sa puissance d'expression.

Sophie explora d'abord la peinture d'histoire, mythologique et religieuse, pour finalement se consacrer exclusivement à la figure humaine, peignant d'émouvants portraits familiaux tout en répondant avec talent à la commande bourgeoise du second empire.

Avant la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Dijon, on pouvait  admirer, dans plusieurs salles, quelques œuvres sculpturales de François Rude, côtoyant celles d'autres sculpteurs bourguignons.

Les peintures de son épouse, Sophie Frémiet,  se trouvaient autrefois, dans l'ancienne présentation du Musée des Beaux-Arts, aux côtés de celles d'autres peintres de son époque.

 http://www.christaldesaintmarc.com/sophie-rude-nee-fremiet-fut-un-peintre-de-grand-talent-a114765920

Lors de la rénovation, les concepteurs du nouveau Musée des Beaux-Arts ont eu l'excellente idée de réunir quelques œuvres des époux Rude.

Plusieurs peintures de Sophie côtoient maintenant quelques  sculptures de François. J'ai trouvé cette présentation qui réunit ces deux artistes  au delà de la mort, très émouvante quand on sait que ce couple fut très uni, face à l'adversité (ils perdirent leur unique enfant Amédée Rude, âgé de huit ans, en 1830).

Les œuvres de Sophie

exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple:

Autoportrait

(1841, huile sur toile )

Soucieuse de réaliser des portraits authentiques, Sophie Rude répondit à ceux qui trouvaient son autoportrait trop sérieux que se trouvant dotée d'une "laide et vieille figure", elle ne se peindrait jamais en train de "se sourire toute la journée".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ariane abandonnée dans l'île de Naxos

(1825, huile sur toile)

Hommage à Jacques-Louis David, dont Sophie Rude, exilée à Bruxelles fréquenta l'atelier, cette œuvre s'inspire d'une esquisse du maître.

Elle transcrit la sensualité de la princesse séduite, puis abandonnée  par Thésée, après qu'elle l'ait  aidé à sortir du labyrinthe.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de François Rude

(1842, huile sur toile)

Le sculpteur, représenté par Sophie Rude, à la manière d'un patriarche, a le regard vif que tous les contemporains s'accordèrent à dire très ressemblant.

L'expression douce du sculpteur atteste d'une proximité affective entre le peintre et son modèle.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Victorine Van Der Haert, sœur de l'artiste

(1818, huile sur toile)

Cette œuvre de jeunesse reflète les leçons apprises auprès de David. Sophie Rude attachait un grand soin au traitement des étoffes  et des accessoires.

Les portraits en pied sont rares chez l'artiste. Ils étaient à la mode à Bruxelles dans les années 1820.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de madame Van Der Haert, née Victorine Frémiet

(1827, huile sur toile)

Ce second portrait, dédié à la sœur de l'artiste, se distingue du précédent par son attitude altière. C'est un portrait d'apparat.

Le cadrage à mi-corps est courant chez l'artiste, car plus enclin à focaliser l'attention sur l'expression psychologique du visage.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait d'Amédée Rude

(vers 1827-1828 huile sur toile)

C'est dans l'intimité familiale que Sophie Rude trouvait ses modèles.

Ici le fils unique du couple, décédé prématurément à l'âge de huit ans en 1830, montre un visage de chérubin.

Le fond neutre et dépouillé rattache ce portrait à l'inspiration davidienne.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Portrait de Louis Frémiet, père de l'artiste

(vers 1821-1825 huile sur toile)

C'est l'exil de Louis Frémiet, pour ses idéaux révolutionnaires, qui entraîna celui de François et de Sophie Rude à Bruxelles.

L'artiste puisa une nouvelle fois son inspiration chez David en faisant poser son père sur un fond neutre et dépouillé.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Ce dernier portrait pourrait être celui de Catherine Frémiet, grand-tante paternelle de Sophie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Œuvres de François Rude exposées dans la nouvelle salle dédiée à leur couple :

Génie de la Liberté

(1833-1836, plâtre)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête de la figure féminine hurlante et ailée du "Départ des Volontaires en 1792", qui a donné son surnom à l'œuvre "La Marseillaise".

C'est Sophie Rude, peintre et épouse de l'artiste qui a posé pour la tête du Génie.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Eurydice mordue par le serpent

(1830, bronze, fonte Delafontaine)

Cette statue a été réalisée en pendant de l'Aristée.

La pose et l'attitude de la jeune femme  lui répondent symétriquement.

Dans le mythe antique, Eurydice meurt, mordue par le serpent, et son amant Orphée tentera de venir la libérer en descendant aux Enfers.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Aristée déplorant la perte de ses abeilles

(1830, bronze, fonte Delafontaine, deuxième version)

C'est avec Aristée que François Rude obtint le Grand Prix de Rome en 1812, seulement connue après cette seconde version.

Les modèles antiques maîtrisés que l'on devine dans la pose (l'Apollino des Offices et l'Antinoüs du Belvédère) sont la preuve d'une réelle érudition.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Mercure rattachant ses talonnières après avoir tranché la tête d'Argus

(1858, d'après le modèle en plâtre de 1837. bronze, fonte Eyck et Durand)

Cette sculpture incarne les débuts néoclassiques de Rude.

Il a en effet puisé son inspiration chez le "Mercure volant" de Jean de Bologne (XVIème siècle)

Cette référence aux maîtres anciens contenta l'Académie, la sculpture obtint un franc succès.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Petit pêcheur napolitain jouant avec une tortue

(Fonte d'après le modèle en plâtre du Salon de 1831, bronze)

Les détails pittoresques (amulette, bonnet phrygien,filet de pêche...) inscrivent l'œuvre dans le courant romantique en modernisant le thème ancien de l'enfant jouant.

Le sourire sera repris par l'élève de Rude, Carpeaux, dans son "Pêcheur à la coquille".

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Tête de guerrier, dit "le guerrier gaulois"

(1836, bronze)

Il s'agit du modèle au tiers de la grandeur d'exécution de la tête du guerrier du relief du "Départ des Volontaires en 1792".

Projet préparatoire, fondu ensuite en bronze, les cheveux libres et la barbe abondante, il devint l'icône du guerrier gaulois.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Louis XIII enfant

(1878, d'après le modèle en argent de 1843, bronze)

C'est pour son château de Dampierre (Yvelines) que le duc Honoré de Luynes commanda à Rude une statue de Louis XIII.

Pour représenter le Roi, le sculpteur s'est inspiré d'une gravure de 1618, le représentant lors d'une leçon d'équitation, richement paré.

Une salle du Musée des Beaux-Arts de Dijon est, à présent, consacrée au couple que formaient François Rude et son épouse  Sophie Frémiet

Un autre musée, le Musée François Rude, est depuis longtemps entièrement consacré au génial sculpteur du "Départ des Volontaires en 1792" situé sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile à Paris.

Ce Musée Rude est situé dans une partie de l'ancienne église Saint-Etienne .

http://www.christaldesaintmarc.com/francois-rude-sculpteur-dijonnais-a114234962

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 5 Avril 2020

 Laure et Reynald Bernard, boulangerie bio de Montliot, vous communiquent : 

"Les Epis d'Antide" vont réouvrir  sous certaines conditions....

 Bonjour à vous ,

 Ça y est nous sommes de retour !

Dans un premier temps, pour essayer au mieux, de limiter les déplacements de chacun, nous ne ferons du pain qu'une fois par semaine.

Cette semaine et la semaine prochaine vous pourrez retirer vos commandes le mercredi de 9 h à 18 h non stop.

Les commandes seront prêtes dans des cabas à votre nom.

Ce sera en libre service en passant par la cour de ferme derrière le château d'eau (2, chemin rural de Champvin).

Nous fabriquerons les pains mardi et toutes les commandes seront prêtes mardi soir.

Les commandes vous attendront une nuit avant d'être retirées afin de limiter les risques d'infections éventuelles.

Nous avons prévu cette formule pour éviter que beaucoup de personnes ne se croisent.

Si toutefois vous veniez prendre votre pain en même temps qu'une autre personne, merci de respecter une distance minimum d'1 mètre entre vous.

 Nous avons mis en place une plateforme de commande en ligne.

Nous aimerions que vous  privilégiez cette formule ainsi que le paiement par carte bancaire. (Il y a malgré tout la possibilité de payer par chèque.)

 Si toutefois vous n'y parvenez pas, vous pourrez envoyer un mail... mais c'est vraiment pour ceux qui n'ont pas réussi avec la plateforme ! D'accord ?
Les commandes devront être impérativement arrivées avant lundi 10h.

Pas de retard possible,  nous ne fabriquerons que les quantités en commandes ... nous sommes désolés .

 Attention : les personnes qui avaient l'habitude de faire des commandes régulières doivent  malgré tout commander sur la plateforme.

Voici le lien  de notre plateforme :

https://www.openfoodfrance.org/les-epis-d-antide-earl-de-champvin/shop

 Nous serons limités en quantité à fabriquer... essayez ne pas prévoir trop grand, et penser aux autres qui en veulent aussi...

Nous ne nous croiserons peut être pas, mais sachez que vous nous manquez !

 Nous espérons que vous et ceux que vous aimez se portent le mieux possible.

 Prenez soin de vous et restez confiné.

 très chaleureusement


Laure et Reynald BERNARD
EARL de Champvin
Les épis d'Antide
1, route de Sainte Colombe
Montliot

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Avril 2020

Bonjour à toutes et à tous,

 Nous vous informons de la reprise de la vente au détail de nos légumes à partir du Jeudi 9 avril 2020 de 13 heures 30 à 16 heures 30 dans nos locaux, au 55 rue du Viaduc à Sainte Colombe sur Seine.

A partir de cette date et dans l'attente de pouvoir retrouver nos modalités de vente et de distribution habituelles, nous organiserons chaque semaine un marché sur site, les jeudis après-midi de 13 h 30 à 16 h 30.

Toutes les mesures d'hygiène et de prévention seront mises en oeuvre pour assurer la protection de nos salariés et pouvoir vous recevoir dans les meilleures conditions (ex : étals à l'extérieur, mise en sachet des produits par nos personnels de vente uniquement, distance d'1 mètre minimum entre chaque personne).

 La livraison des paniers reste pour le moment suspendue. Vous retrouverez vos paniers dès que la situation le permettra. Les paniers qui n'ont pas été distribués depuis le 19 mars 2020, seront reportés. Pas d'inquiétude !

Afin de pouvoir préparer au mieux le marché du 9 avril prochain, merci de bien vouloir nous confirmer votre intérêt par mail (ex : je souhaite venir au marché / je ne souhaite pas venir).

(L'adresse mail est en bas du document)

Au plaisir de vous revoir ! et faites passer l'info !

Petite info : Afin de limiter les risques de contagion, nous souhaiterions, dans la mesure du possible, privilégier le règlement par chèque. Merci de votre compréhension.

Marie-Laure CARILLON
Assistante de Direction

Association G.R.E.N.

0380910648

gren2@wanadoo.fr

 

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Avril 2020

Un lecteur du blog, Matthieu Delcamp, m'écrit ceci :

En travaillant sur un dossier pour le Parc national, je me suis rappelé avoir obtenu de mon beau-frère, habitant Lucey (et dont la famille a longtemps été à La Chaume), un livret-guide de 1905 sur Châtillon et son environ du Syndicat d'initiative de l'arrondissement de Châtillon. Il est assez abimé mais j'avais pris le temps de le scanner.
Peut-être le connaissez-vous déjà, mais dans le doute, je vous le mets en téléchargement si vous souhaitez l'avoir dans votre documentation, voire le partager.

J'ai été bien sûr très heureuse de recevoir ce précieux document, aussi je dis un très grand merci à Matthieu Delcamp d'avoir pensé à moi et...aux lecteurs qui vont sans nul doute se régaler en lisant la présentation de la ville et du Châtillonnais , et en découvrant  à gauche la liste des commerçants et des artisans qui est incroyable....Que d'activités en ce temps-là !

Je connaissais l'existence de ces publications qui paraissaient, il me semble, tous les ans, certains de mes ami(e)s les collectionnent, mais je n'ai jamais pu m'en procurer car ils sont maintenant très rares.

(Pour bien le lire cliquez sur le carré fléché en haut à droite, vous aurez ainsi le document en pleine page, et vous pouvez encore l'agrandir en cliquant sur la loupe en bas de page)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 2 Avril 2020

 Je reçois un courrier sympathique  de la part de la Direction du Château de Bussy Rabutin :

Chers amis et partenaires

Parce que la santé de tous est notre priorité, le Centre des monuments nationaux a fermé les portes de son château de Bussy-Rabutin.

Cette mesure exceptionnelle sera maintenue jusqu’à nouvel ordre, nous espérons vous accueillir à nouveau très prochainement.

La vie de château ne s'arrête pas pour autant, nous sommes solidaires dans cette situation exceptionnelle et nous continuons de travailler (à la maison).

Pour vous offrir une bouffée d'évasion et de culture, le Ministère de la Culture et le Centre des monuments nationaux ont mis en place une rubrique #Culturecheznous

Découvrez notre programme riche et varié pour petits et grands !

Si vous n’allez  pas à Bussy, Bussy viendra à vous !

Nous vous proposons plusieurs activités pour continuer à visiter le château de Bussy-Rabutin pendant ces quelques semaines de fermeture.

Pour débuter voici une superbe visite du château....

(à mettre en grand écran pour visionner cette superbe vidéo)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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