Publié le 19 Septembre 2019

"Exil pour deux violons" un superbe spectacle bientôt présenté au Théâtre Gaston Bernard...

Vendredi 27 septembre 2019 à 14h30 et 20h

Cette nouvelle création théâtrale de la compagnie Bacchus (Besançon) accueillie en résidence la saison passée par le TGB est signée de Jean Pétrement. Interprétée par trois comédiens dont l’auteur et deux comédiens-violonistes, Exil pour 2 violons convie le public à pénétrer l’univers du grand compositeur hongrois Béla Bartok, sa vie et son œuvre, autour de ses 44 duos pour violon.

On y retrouve Bartók évoquant son intérêt pour les musiques traditionnelles, son attachement à sa terre natale et à ses compatriotes, sa recherche et ses ambitions musicales mais également ses réflexions sur l’époque, son engagement politique, son opposition à la montée du nazisme, son exil à New-York, des extraits de sa correspondance...

1940 « c’est la mort de ma mère qui m’a décidé à quitter notre chère Hongrie abîmée par ces chiens. » Béla Bartók s’exile aux Etats-Unis emmenant avec lui ses 44 duos pour violon, petits chefs-d’œuvre construits à partir d’airs populaires hongrois, slovaques, serbes, roumains, arabes. Une belle invitation au voyage, théâtrale, musicale et sensible.

Avec le soutien du réseau “affluences”

Texte et mise en scène : Jean Pétrement

Avec : Clément Wurm, Léonard Stefanica et Jean Pétrement

Création lumières : Luc Degassart

Assistante mise en scène : Lucile Pétrement

Musique : Béla Bartok

Durée : 1h10

Théâtre Gaston Bernard

Tout public à partir de 12 ans

Tarifs de 6 à 16 euros

Plus d’infos : 03 80 91 39 51

www.theatregastonbernard.fr et page Facebook du théâtre.

 

Je serai absente, hélas, lors de la représentation de cette pièce de théâtre dont la création , salle Kiki de Montparnasse, m'avait subjuguée par la beauté du texte et la virtuosité extraordinaire des violonistes...

Un spectacle à ne pas manquer !

http://www.christaldesaintmarc.com/exil-pour-deux-violons-une-troupe-en-residence-salle-kiki-de-montparna-a149821412

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 19 Septembre 2019

 « Voyage en Haute et Basse Egypte »

 Conférence donnée par Brigitte Serre-Bouret, Conservateur en chef du Patrimoine, Docteur en Histoire de l’art et archéologie, Université Paris X Nanterre

Lundi 30 Septembre 14h30 Mairie de Châtillon-sur-Seine

Association Culturelle Châtillonnaise - Université pour Tous de Bourgogne.

Une conférence qui se déroule comme un avant-goût de voyage. Arrivée au Caire, visite de la ville et de certains quartiers méconnus. Gizeh et les pyramides. Présentation du futur Grand musée Egyptien qui ouvrira ses portes en 2020, évocation du complexe architectural et des collections du musée. Un détour en Basse-Egypte dans ce que les égyptiens nomment le« grenier alimentaire » de leur pays : le triangle du Fayoum qui est célèbre pour ses portraits funèbres et la ville d’Alexandrie, ainsi que des lieux préhistoriques méconnus, telle la Vallée des Baleines.

La descente du Nil en direction de la Haute-Egypte, évocation du désert blanc, un chef-d’œuvre minéralogique qui sépare la Libye de l’Egypte. A Louxor, le grand temple de Karnak accueille les touristes ainsi que la Vallée des Rois et des Reines. C’est une occasion d’évoquer la mythologie Egyptienne, la célèbre triade d’Isis, Osiris et Horus ainsi que les rituels funéraires complexes de l’ancienne Egypte. D’autres temples jalonnent le parcours, Dendérah, l’île de Philaé, avant de parvenir à Assouan, aux îles éléphantines. Quelques évocations du lac Nasser et du grand barrage d’Assouan, avant de terminer le voyageà l’un des plus curieux sites archéologiques égyptiens, le célèbre temple ramesside d’Abou Simbel.

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 18 Septembre 2019

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Mercredi 18 septembre, une grande effervescence règnait au sein du Musée du Pays Châtillonnais-trésor de Vix !

Ce jour là, étaient présents de très nombreux journalistes de la presse nationale (Le Monde, Le Figaro, La Croix, le nouvel Observateur etc...) et locale, le Bien Public par exemple.

Toutes ces personnes ont, le matin, visité le site des fouilles du tumulus princier de Vix où ils ont rencontré, de gauche à droite :

Bruno Chaume du CNRS, Catherine Monnet Conservatrice du Musée du Pays Châtillonnais, Sabine Lefebvre d'ARTEHIS, Bastien Dubuis archéologue responsable des fouilles et Dominique Garcia Président de l'INRAP

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

L'après-midi les journalistes et les invités se sont retrouvés devant le Vase de Vix, et la reconstitution de la tombe de la Princesse.

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Toutes les personnes présentes se sont ensuite rendues dans le nouvel "Espace d'Actualités Vix 2019" situé dans la salle d'exposition temporaire du Musée, où de grands panneaux informent les visiteurs sur le site du Mont Lassois, habitat quasi urbain,le tumulus de la Dame de Vix, les enjeux de la fouille 2019, la géoarchéologie du tumulus princier de Vix qui permettra une fouille plus fine, les méthodes et les moyens complémentaires employés, les enjeux de la nouvelle fouille de 2019. On peut aussi  connaître le "phénomène princier", et le cas du "Prince de Lavau".

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Châtillonnais, qui a mené le projet de reprise des fouilles et s'est battu pour que ces fouilles reprennent sur le mont Lassois,  a inauguré cet espace qui sera visible lors des journées du Patrimoine et ensuite jusqu'à la fin des fouilles (vers le mois de novembre).

Il a rappelé , en compagnie du Président de l'INRAP Dominique Garcia, de Catherine Monnet, Conservatrice du Musée du pays Châtillonnais, de Sabine Lefebvre, Directrice de l'UMR 6298 , laboratoire Archéologie, Terre, Histoire et Sociétés, (ARTEHIS) Université de Bourgogne  et d'Alain Aubert, Maire de la Commune de Vix sur laquelle se trouve le tumulus princier et le site hallstattien  de Vix, l'origine du projet qui lui tient tant à cœur.

Pour pouvoir ouvrir de nouveau le tumulus de la dame de Vix, la Communauté de Communes a acheté le terrain, après bien des réticences de la part des propriétaires !

Puis il a fallu obtenir des autorisations, des subventions du ministère de la Culture, car un tel projet ne se fait pas sans moyens importants, et surtout le soutien de lINRAP , de la DRAC, du CNRS, et de l'Université de Bourgogne.

http://www.christaldesaintmarc.com/une-conference-de-presse-initiee-par-l-inrap-nous-a-permis-de-connaitr-a163726700

Tout s'est finalement très bien déroulé, et le tumulus est ouvert de nouveau  depuis un mois. De très nombreux archéologues s'affairent sur le site.

Des visites guidées auront lieu aujourd'hui samedi 21 septembre de 10h à 12h, et de 16h à 17h, n'hésitez pas à vous y rendre !

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

  Alain Aubert  s'est souvenu de la découverte de la sépulture de la Dame de Vix : il était enfant en janvier 1953, il faisait froid, il neigeait, les routes étaient verglacées. La maîtresse d'école emmenait les élèves voir les fouilles, d'ailleurs tout le pays s'y rendait, en témoigne une photo présente dans cet espace fouilles.

On a emmené le vase à Châtillon sur une charrette tirée par des chevaux, avec d'incroyables précautions vu l'état de la route....Maurice Moisson , habitant de Vix, et René Joffroy, Conservateur du Musée de Châtillon sur Seine venaient  d' "inventer", le plus grand et le plus beau vase de l'Antiquité !

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Le Président de l'INRAP, Dominique Garcia, s'est réjoui de ces nouvelles fouilles qui, même si elle ne révèlent aucun objet nouveau, permettront de mieux comprendre comment vivaient les Celtes qui habitaient sur le Mont Lassois à l'époque de la Tène, premier âge du fer (environ  480 années avant notre ère).

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Catherine Monnet, Conservatrice, a imaginé le décor de l'espace fouilles en utilisant de grands panneaux explicatifs, et a voulu montrer au public le squelette de la Dame de Vix que personne n'avait encore pu admirer...

Le voici, reposant dans une vitrine sécurisée.

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Le crâne de la Dame a été de nouveau étudié....

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Il a fait l'objet d'un scanner 3D...

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Madame Monnet a aussi empli les vitrines d'objets relatifs au site de Vix, comme ces notes de Jean Lagorgette, qui fut le tout premier "inventeur" du site, puisqu'il s'y rendait chaque jour pour y ramasser des morceaux de poteries. Ces documents ont été prêtés par Dominique Masson, petit neveu de Jean Lagorgette.

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Sur un panneau, un dessin très intéressant représente les sites hallstattiens du centre-est de la France, chaque site étant inséré dans une sorte d'alvéole

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

On imagine la "basilique" de la princesse de Vix au sommet du mont Lassois...

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Sur un écran géant les visiteurs pourront suivre toutes les étapes des fouilles jusqu'à leur fin.

Un "Espace-Actualités-Fouilles" vient d'être créé au sein du Musée du Pays Châtillonnais-Trésor de Vix

Et ils pourront aussi voir la superbe vidéo réalisée par les collégiens de Recey sur Ource !

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Dominique Masson, historien, m'envoie son étude sur deux châteaux de Haute Côte d'Or, Thil et Montigny-Montfort. Merci à lui pour ses notules toujours très intéressants.

 Deux châteaux forts de l’Auxois, Thil et Montigny-Montfort

 Le château de Thil


 
Selon une légende, le baron de Thil avait pour cousins ou alliés les seigneurs de Pisy et de Montfort, dont les châteaux couronnent les collines qui entourent cette partie de l’Auxois ; de l’un de ces châteaux, on a vue sur l’autre. Ainsi, tous les soirs, à une heure fixe, les trois cousins montaient à la haute tourelle et élevaient en même temps une lumière au dessus d’eux. Les seigneurs se souhaitaient ainsi le bonsoir et se disaient que tout allait bien au manoir.
Le château de Pisy, dans l’Yonne, construit à partir de 1235, est, selon l’historien Ernest Petit, « après la forteresse féodale de Semur, l'édifice le plus important qui soit resté dans nos contrées », représentant pour lui « un ensemble architectural militaire remarquable ». Il est actuellement en cours de restauration.
Mais, dans l’Auxois, Montigny et Thil avaient ouverts leurs portes, l’un le 10, l’autre les 10 et 11 août.  
Le château de Thil a été érigé sur une butte de près de 500 m. d’altitude. Surnommée l’Espionne de l’Auxois, elle fut considérée par André Malraux comme l’une des plus anciennes forteresses de France. Ce lieu, d’abord choisi pour y installer une fortification romaine, apparaît ensuite en 886  dans un diplôme de l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre. Les premiers seigneurs de Thil sont inconnus ; le premier signalé est Mille de Thil qui, en 1005, fonde le prieuré de Précy-sousThil et, en 1016, la présence d’un castellum y est attestée. Le château actuel se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde, divisée en deux parties distinctes.

 

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : une partie de la muraille arrondie

 Au sud se trouvait la porte principale, mais le fossé a été comblé et le pont-levis a disparu. A droite de l’entrée était une tour carrée, présentant encore aujourd’hui une élévation d’une vingtaine de mètres, pouvant dater du XIIIe siècle. On pénétrait alors dans la basse-cour. Une muraille faisait la séparation avec la partie seigneuriale. Dès le XIe siècle, Thil fut une vicomté. En 1310, il sera érigé en comté, relevant du duché de Bourgogne. Le plus illustre de la maison de Thil fut Jean II, qui sera nommé par le duc de Bourgogne, Eudes IV, connétable de Bourgogne. C’est lui qui fondera, en 1340, la collégiale de l’autre côté de la butte, non loin du château.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 2 : sceau de Jean II (Vic-sous-Thil, Jean-Charles Prudhon)

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 3 : le cellier XIIIème siècle

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 4 : une des clés de voûte du cellier

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 5 : la tour carrée dominant le site

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 6 : vue des murailles

À la fin du XIVe siècle, après l’attaque des écorcheurs, la construction d'une tour-résidence et d'un bâtiment d'habitation redéfinit l'espace en dessinant ce qu'on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s'affirme au XVe puis au XVIe siècle avec la construction d'un nouveau bâtiment et le remaniement de l'enceinte.                                                                                                        La terre de Thil passa ensuite à la famille de Châteauvillain. Le dernier possesseur du fief fut Jacques-François de Damas.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

 figure 7 : le donjon

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 8 : le donjon

Propriété aujourd’hui de M. Glenn Verdon (dit Perceval), ce dernier veut animer ces lieux, en proposant de la magie, en organisant des fêtes médiévales (c’était, les 10 et 11 août 2019, la onzième fête médiévale) et en restituant, autant que possible, leur aspect d’antan (à ce titre, il a reçu, en 2012, l’insigne des Arts et des Lettres).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 9 : reconstitution d'un campement viking, lors des fêtes médiévales

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 10 : la fête médiévale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 11 : reconstitution d'un bourd, échafaudage fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille

Le château de Montigny-Montfort

Le château de Montigny-Montfort se dresse sur un piton rocheux, à l’extrémité nord d’un plateau dominant le point d’intersection de trois petites vallées ; par celle du ruisseau du Dandarge, passe la route reliant Montbard à Semur. Ce château surveillait la frontière entre le Tonnerrois et la Bourgogne ducale. Bernard de Montfort aurait fait édifier le château vers 1075. En 1265, Marguerite de Montfort, épouse de Hugues de Thil, dut céder au duc de Bourgogne ses droits sur le village de Villiers, entre Montbard et Semur. A la fin du XIIIe siècle, le château fit reconstruit, au moins partiellement, par Géraud de Maulmont, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel. Ce sont les ruines de ce château que nous voyons aujourd’hui.                                                                On rencontre d’abord, au sud, la basse-cour, avec pigeonnier, protégée par des fortifications et un fossé.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 12 : fossé et rempart de la basse-cour

 Il fallait ensuite passer sur un pont-levis pour entrer dans le château ; la façade nord est protégée par trois tours semi-octogonales s’avançant sur le fossé.                                                          Intérieurement, il n’y avait pas de donjon, mais une imposante salle des gardes surmontée par la salle seigneuriale (10 m. de large sur 24 m. de long) communiquant, à l’est, à la chapelle.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 13 :l'entrée du château

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 14 : le fossé, taillé dans le calcaire, formant un éperon barré

Dans la cour intérieure, autour d’une cour pavée, avec un puits de 28 m. de profondeur, se trouvaient plusieurs bâtiments.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 15 : salle des gardes et salle seigneuriale , au dessus à droite la tour Amélie

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure  16 : piliers soutenant la salle seigneuriale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 17 : ancienne clef de voûte de la chapelle : sainte Dorothée tient d'un côté une fleur, de l'autre une palme de martyre.

Selon Courtépée et Maillard de Chambure, ce serait Jeanne de Vergy, en épousant en 1340  Geoffroy Ier de Charny, qui aurait apporté en dot les châteaux de Montfort, Savoisy et Lirey, en Champagne. Jeanne de Vergy était aussi en possession du linceul de Turin, rapporté de Constantinople en France, lors du pillage de 1204,  par l’un de ses ancêtres, Othon Ier de la Roche. Ce linceul sera finalement cédé au duc de Savoie en 1452. La seigneurie sera possédée ensuite, par mariages, à Guillaume Ier, comte de Nassau, prince d’Orange, protestant, au service de l’empereur Charles Quint, mais qui réussit, par la diplomatie, à se faire restituer ses biens en France. En 1627, sa dernière fille, Emilia ou Amélie, reprit le château et entreprit d’importants travaux de réhabilitation. Vendu en 1817 par les derniers seigneurs, seules les terres seront exploitées et le château servira de carrière de pierres.                   Racheté en 1985 par Jean-Marie Fériés et son épouse, le château sera confié à l’association Mons Forti en 1996 ; depuis, celle-ci essaye de le sauvegarder et de faire connaître l’édifice. Aujourd’hui, le château est propriété de la commune de Montigny-Montfort.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 18 : carreau avec décor animalier

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort, sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe (commune de Verdonnet).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                                                          (Dominique Masson)

 Bibliographie :

-Renée et Michel Paquet : la seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles ; Mons Forti ; 2004

-Jean-Charles Prudhon : Vic-sous-Thil, la collégiale et le château de Thil ; Châtillon ; 1879 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Dominique Masson, historien, m'envoie son étude sur deux châteaux de Haute Côte d'Or, Thil et Montigny-Montfort. Merci à lui pour ses notules toujours très intéressants.

 Deux châteaux forts de l’Auxois, Thil et Montigny-Montfort

 Le château de Thil


 
Selon une légende, le baron de Thil avait pour cousins ou alliés les seigneurs de Pisy et de Montfort, dont les châteaux couronnent les collines qui entourent cette partie de l’Auxois ; de l’un de ces châteaux, on a vue sur l’autre. Ainsi, tous les soirs, à une heure fixe, les trois cousins montaient à la haute tourelle et élevaient en même temps une lumière au dessus d’eux. Les seigneurs se souhaitaient ainsi le bonsoir et se disaient que tout allait bien au manoir.
Le château de Pisy, dans l’Yonne, construit à partir de 1235, est, selon l’historien Ernest Petit, « après la forteresse féodale de Semur, l'édifice le plus important qui soit resté dans nos contrées », représentant pour lui « un ensemble architectural militaire remarquable ». Il est actuellement en cours de restauration.
Mais, dans l’Auxois, Montigny et Thil avaient ouverts leurs portes, l’un le 10, l’autre les 10 et 11 août.  
Le château de Thil a été érigé sur une butte de près de 500 m. d’altitude. Surnommée l’Espionne de l’Auxois, elle fut considérée par André Malraux comme l’une des plus anciennes forteresses de France. Ce lieu, d’abord choisi pour y installer une fortification romaine, apparaît ensuite en 886  dans un diplôme de l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre. Les premiers seigneurs de Thil sont inconnus ; le premier signalé est Mille de Thil qui, en 1005, fonde le prieuré de Précy-sousThil et, en 1016, la présence d’un castellum y est attestée. Le château actuel se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde, divisée en deux parties distinctes.

 

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : une partie de la muraille arrondie

 Au sud se trouvait la porte principale, mais le fossé a été comblé et le pont-levis a disparu. A droite de l’entrée était une tour carrée, présentant encore aujourd’hui une élévation d’une vingtaine de mètres, pouvant dater du XIIIe siècle. On pénétrait alors dans la basse-cour. Une muraille faisait la séparation avec la partie seigneuriale. Dès le XIe siècle, Thil fut une vicomté. En 1310, il sera érigé en comté, relevant du duché de Bourgogne. Le plus illustre de la maison de Thil fut Jean II, qui sera nommé par le duc de Bourgogne, Eudes IV, connétable de Bourgogne. C’est lui qui fondera, en 1340, la collégiale de l’autre côté de la butte, non loin du château.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 2 : sceau de Jean II (Vic-sous-Thil, Jean-Charles Prudhon)

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 3 : le cellier XIIIème siècle

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 4 : une des clés de voûte du cellier

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 5 : la tour carrée dominant le site

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 6 : vue des murailles

À la fin du XIVe siècle, après l’attaque des écorcheurs, la construction d'une tour-résidence et d'un bâtiment d'habitation redéfinit l'espace en dessinant ce qu'on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s'affirme au XVe puis au XVIe siècle avec la construction d'un nouveau bâtiment et le remaniement de l'enceinte.                                                                                                        La terre de Thil passa ensuite à la famille de Châteauvillain. Le dernier possesseur du fief fut Jacques-François de Damas.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

 figure 7 : le donjon

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 8 : le donjon

Propriété aujourd’hui de M. Glenn Verdon (dit Perceval), ce dernier veut animer ces lieux, en proposant de la magie, en organisant des fêtes médiévales (c’était, les 10 et 11 août 2019, la onzième fête médiévale) et en restituant, autant que possible, leur aspect d’antan (à ce titre, il a reçu, en 2012, l’insigne des Arts et des Lettres).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 9 : reconstitution d'un campement viking, lors des fêtes médiévales

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 10 : la fête médiévale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 11 : reconstitution d'un bourd, échafaudage fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille

Le château de Montigny-Montfort

Le château de Montigny-Montfort se dresse sur un piton rocheux, à l’extrémité nord d’un plateau dominant le point d’intersection de trois petites vallées ; par celle du ruisseau du Dandarge, passe la route reliant Montbard à Semur. Ce château surveillait la frontière entre le Tonnerrois et la Bourgogne ducale. Bernard de Montfort aurait fait édifier le château vers 1075. En 1265, Marguerite de Montfort, épouse de Hugues de Thil, dut céder au duc de Bourgogne ses droits sur le village de Villiers, entre Montbard et Semur. A la fin du XIIIe siècle, le château fit reconstruit, au moins partiellement, par Géraud de Maulmont, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel. Ce sont les ruines de ce château que nous voyons aujourd’hui.                                                                On rencontre d’abord, au sud, la basse-cour, avec pigeonnier, protégée par des fortifications et un fossé.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 12 : fossé et rempart de la basse-cour

 Il fallait ensuite passer sur un pont-levis pour entrer dans le château ; la façade nord est protégée par trois tours semi-octogonales s’avançant sur le fossé.                                                          Intérieurement, il n’y avait pas de donjon, mais une imposante salle des gardes surmontée par la salle seigneuriale (10 m. de large sur 24 m. de long) communiquant, à l’est, à la chapelle.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 13 :l'entrée du château

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 14 : le fossé, taillé dans le calcaire, formant un éperon barré

Dans la cour intérieure, autour d’une cour pavée, avec un puits de 28 m. de profondeur, se trouvaient plusieurs bâtiments.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 15 : salle des gardes et salle seigneuriale , au dessus à droite la tour Amélie

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure  16 : piliers soutenant la salle seigneuriale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 17 : ancienne clef de voûte de la chapelle : sainte Dorothée tient d'un côté une fleur, de l'autre une palme de martyre.

Selon Courtépée et Maillard de Chambure, ce serait Jeanne de Vergy, en épousant en 1340  Geoffroy Ier de Charny, qui aurait apporté en dot les châteaux de Montfort, Savoisy et Lirey, en Champagne. Jeanne de Vergy était aussi en possession du linceul de Turin, rapporté de Constantinople en France, lors du pillage de 1204,  par l’un de ses ancêtres, Othon Ier de la Roche. Ce linceul sera finalement cédé au duc de Savoie en 1452. La seigneurie sera possédée ensuite, par mariages, à Guillaume Ier, comte de Nassau, prince d’Orange, protestant, au service de l’empereur Charles Quint, mais qui réussit, par la diplomatie, à se faire restituer ses biens en France. En 1627, sa dernière fille, Emilia ou Amélie, reprit le château et entreprit d’importants travaux de réhabilitation. Vendu en 1817 par les derniers seigneurs, seules les terres seront exploitées et le château servira de carrière de pierres.                   Racheté en 1985 par Jean-Marie Fériés et son épouse, le château sera confié à l’association Mons Forti en 1996 ; depuis, celle-ci essaye de le sauvegarder et de faire connaître l’édifice. Aujourd’hui, le château est propriété de la commune de Montigny-Montfort.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 18 : carreau avec décor animalier

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort, sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe (commune de Verdonnet).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                                                          (Dominique Masson)

 Bibliographie :

-Renée et Michel Paquet : la seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles ; Mons Forti ; 2004

-Jean-Charles Prudhon : Vic-sous-Thil, la collégiale et le château de Thil ; Châtillon ; 1879 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Dominique Masson, historien, m'envoie son étude sur deux châteaux de Haute Côte d'Or, Thil et Montigny-Montfort. Merci à lui pour ses notules toujours très intéressants.

 Deux châteaux forts de l’Auxois, Thil et Montigny-Montfort

 Le château de Thil


 
Selon une légende, le baron de Thil avait pour cousins ou alliés les seigneurs de Pisy et de Montfort, dont les châteaux couronnent les collines qui entourent cette partie de l’Auxois ; de l’un de ces châteaux, on a vue sur l’autre. Ainsi, tous les soirs, à une heure fixe, les trois cousins montaient à la haute tourelle et élevaient en même temps une lumière au dessus d’eux. Les seigneurs se souhaitaient ainsi le bonsoir et se disaient que tout allait bien au manoir.
Le château de Pisy, dans l’Yonne, construit à partir de 1235, est, selon l’historien Ernest Petit, « après la forteresse féodale de Semur, l'édifice le plus important qui soit resté dans nos contrées », représentant pour lui « un ensemble architectural militaire remarquable ». Il est actuellement en cours de restauration.
Mais, dans l’Auxois, Montigny et Thil avaient ouverts leurs portes, l’un le 10, l’autre les 10 et 11 août.  
Le château de Thil a été érigé sur une butte de près de 500 m. d’altitude. Surnommée l’Espionne de l’Auxois, elle fut considérée par André Malraux comme l’une des plus anciennes forteresses de France. Ce lieu, d’abord choisi pour y installer une fortification romaine, apparaît ensuite en 886  dans un diplôme de l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre. Les premiers seigneurs de Thil sont inconnus ; le premier signalé est Mille de Thil qui, en 1005, fonde le prieuré de Précy-sousThil et, en 1016, la présence d’un castellum y est attestée. Le château actuel se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde, divisée en deux parties distinctes.

 

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : une partie de la muraille arrondie

 Au sud se trouvait la porte principale, mais le fossé a été comblé et le pont-levis a disparu. A droite de l’entrée était une tour carrée, présentant encore aujourd’hui une élévation d’une vingtaine de mètres, pouvant dater du XIIIe siècle. On pénétrait alors dans la basse-cour. Une muraille faisait la séparation avec la partie seigneuriale. Dès le XIe siècle, Thil fut une vicomté. En 1310, il sera érigé en comté, relevant du duché de Bourgogne. Le plus illustre de la maison de Thil fut Jean II, qui sera nommé par le duc de Bourgogne, Eudes IV, connétable de Bourgogne. C’est lui qui fondera, en 1340, la collégiale de l’autre côté de la butte, non loin du château.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 2 : sceau de Jean II (Vic-sous-Thil, Jean-Charles Prudhon)

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 3 : le cellier XIIIème siècle

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 4 : une des clés de voûte du cellier

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 5 : la tour carrée dominant le site

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 6 : vue des murailles

À la fin du XIVe siècle, après l’attaque des écorcheurs, la construction d'une tour-résidence et d'un bâtiment d'habitation redéfinit l'espace en dessinant ce qu'on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s'affirme au XVe puis au XVIe siècle avec la construction d'un nouveau bâtiment et le remaniement de l'enceinte.                                                                                                        La terre de Thil passa ensuite à la famille de Châteauvillain. Le dernier possesseur du fief fut Jacques-François de Damas.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

 figure 7 : le donjon

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 8 : le donjon

Propriété aujourd’hui de M. Glenn Verdon (dit Perceval), ce dernier veut animer ces lieux, en proposant de la magie, en organisant des fêtes médiévales (c’était, les 10 et 11 août 2019, la onzième fête médiévale) et en restituant, autant que possible, leur aspect d’antan (à ce titre, il a reçu, en 2012, l’insigne des Arts et des Lettres).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 9 : reconstitution d'un campement viking, lors des fêtes médiévales

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 10 : la fête médiévale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 11 : reconstitution d'un bourd, échafaudage fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille

Le château de Montigny-Montfort

Le château de Montigny-Montfort se dresse sur un piton rocheux, à l’extrémité nord d’un plateau dominant le point d’intersection de trois petites vallées ; par celle du ruisseau du Dandarge, passe la route reliant Montbard à Semur. Ce château surveillait la frontière entre le Tonnerrois et la Bourgogne ducale. Bernard de Montfort aurait fait édifier le château vers 1075. En 1265, Marguerite de Montfort, épouse de Hugues de Thil, dut céder au duc de Bourgogne ses droits sur le village de Villiers, entre Montbard et Semur. A la fin du XIIIe siècle, le château fit reconstruit, au moins partiellement, par Géraud de Maulmont, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel. Ce sont les ruines de ce château que nous voyons aujourd’hui.                                                                On rencontre d’abord, au sud, la basse-cour, avec pigeonnier, protégée par des fortifications et un fossé.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 12 : fossé et rempart de la basse-cour

 Il fallait ensuite passer sur un pont-levis pour entrer dans le château ; la façade nord est protégée par trois tours semi-octogonales s’avançant sur le fossé.                                                          Intérieurement, il n’y avait pas de donjon, mais une imposante salle des gardes surmontée par la salle seigneuriale (10 m. de large sur 24 m. de long) communiquant, à l’est, à la chapelle.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 13 :l'entrée du château

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 14 : le fossé, taillé dans le calcaire, formant un éperon barré

Dans la cour intérieure, autour d’une cour pavée, avec un puits de 28 m. de profondeur, se trouvaient plusieurs bâtiments.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 15 : salle des gardes et salle seigneuriale , au dessus à droite la tour Amélie

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure  16 : piliers soutenant la salle seigneuriale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 17 : ancienne clef de voûte de la chapelle : sainte Dorothée tient d'un côté une fleur, de l'autre une palme de martyre.

Selon Courtépée et Maillard de Chambure, ce serait Jeanne de Vergy, en épousant en 1340  Geoffroy Ier de Charny, qui aurait apporté en dot les châteaux de Montfort, Savoisy et Lirey, en Champagne. Jeanne de Vergy était aussi en possession du linceul de Turin, rapporté de Constantinople en France, lors du pillage de 1204,  par l’un de ses ancêtres, Othon Ier de la Roche. Ce linceul sera finalement cédé au duc de Savoie en 1452. La seigneurie sera possédée ensuite, par mariages, à Guillaume Ier, comte de Nassau, prince d’Orange, protestant, au service de l’empereur Charles Quint, mais qui réussit, par la diplomatie, à se faire restituer ses biens en France. En 1627, sa dernière fille, Emilia ou Amélie, reprit le château et entreprit d’importants travaux de réhabilitation. Vendu en 1817 par les derniers seigneurs, seules les terres seront exploitées et le château servira de carrière de pierres.                   Racheté en 1985 par Jean-Marie Fériés et son épouse, le château sera confié à l’association Mons Forti en 1996 ; depuis, celle-ci essaye de le sauvegarder et de faire connaître l’édifice. Aujourd’hui, le château est propriété de la commune de Montigny-Montfort.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 18 : carreau avec décor animalier

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort, sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe (commune de Verdonnet).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                                                          (Dominique Masson)

 Bibliographie :

-Renée et Michel Paquet : la seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles ; Mons Forti ; 2004

-Jean-Charles Prudhon : Vic-sous-Thil, la collégiale et le château de Thil ; Châtillon ; 1879 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Dominique Masson, historien, m'envoie son étude sur deux châteaux de Haute Côte d'Or, Thil et Montigny-Montfort. Merci à lui pour ses notules toujours très intéressants.

 Deux châteaux forts de l’Auxois, Thil et Montigny-Montfort

 Le château de Thil


 
Selon une légende, le baron de Thil avait pour cousins ou alliés les seigneurs de Pisy et de Montfort, dont les châteaux couronnent les collines qui entourent cette partie de l’Auxois ; de l’un de ces châteaux, on a vue sur l’autre. Ainsi, tous les soirs, à une heure fixe, les trois cousins montaient à la haute tourelle et élevaient en même temps une lumière au dessus d’eux. Les seigneurs se souhaitaient ainsi le bonsoir et se disaient que tout allait bien au manoir.
Le château de Pisy, dans l’Yonne, construit à partir de 1235, est, selon l’historien Ernest Petit, « après la forteresse féodale de Semur, l'édifice le plus important qui soit resté dans nos contrées », représentant pour lui « un ensemble architectural militaire remarquable ». Il est actuellement en cours de restauration.
Mais, dans l’Auxois, Montigny et Thil avaient ouverts leurs portes, l’un le 10, l’autre les 10 et 11 août.  
Le château de Thil a été érigé sur une butte de près de 500 m. d’altitude. Surnommée l’Espionne de l’Auxois, elle fut considérée par André Malraux comme l’une des plus anciennes forteresses de France. Ce lieu, d’abord choisi pour y installer une fortification romaine, apparaît ensuite en 886  dans un diplôme de l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre. Les premiers seigneurs de Thil sont inconnus ; le premier signalé est Mille de Thil qui, en 1005, fonde le prieuré de Précy-sousThil et, en 1016, la présence d’un castellum y est attestée. Le château actuel se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde, divisée en deux parties distinctes.

 

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : une partie de la muraille arrondie

 Au sud se trouvait la porte principale, mais le fossé a été comblé et le pont-levis a disparu. A droite de l’entrée était une tour carrée, présentant encore aujourd’hui une élévation d’une vingtaine de mètres, pouvant dater du XIIIe siècle. On pénétrait alors dans la basse-cour. Une muraille faisait la séparation avec la partie seigneuriale. Dès le XIe siècle, Thil fut une vicomté. En 1310, il sera érigé en comté, relevant du duché de Bourgogne. Le plus illustre de la maison de Thil fut Jean II, qui sera nommé par le duc de Bourgogne, Eudes IV, connétable de Bourgogne. C’est lui qui fondera, en 1340, la collégiale de l’autre côté de la butte, non loin du château.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 2 : sceau de Jean II (Vic-sous-Thil, Jean-Charles Prudhon)

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 3 : le cellier XIIIème siècle

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 4 : une des clés de voûte du cellier

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 5 : la tour carrée dominant le site

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 6 : vue des murailles

À la fin du XIVe siècle, après l’attaque des écorcheurs, la construction d'une tour-résidence et d'un bâtiment d'habitation redéfinit l'espace en dessinant ce qu'on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s'affirme au XVe puis au XVIe siècle avec la construction d'un nouveau bâtiment et le remaniement de l'enceinte.                                                                                                        La terre de Thil passa ensuite à la famille de Châteauvillain. Le dernier possesseur du fief fut Jacques-François de Damas.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

 figure 7 : le donjon

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 8 : le donjon

Propriété aujourd’hui de M. Glenn Verdon (dit Perceval), ce dernier veut animer ces lieux, en proposant de la magie, en organisant des fêtes médiévales (c’était, les 10 et 11 août 2019, la onzième fête médiévale) et en restituant, autant que possible, leur aspect d’antan (à ce titre, il a reçu, en 2012, l’insigne des Arts et des Lettres).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 9 : reconstitution d'un campement viking, lors des fêtes médiévales

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 10 : la fête médiévale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 11 : reconstitution d'un bourd, échafaudage fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille

Le château de Montigny-Montfort

Le château de Montigny-Montfort se dresse sur un piton rocheux, à l’extrémité nord d’un plateau dominant le point d’intersection de trois petites vallées ; par celle du ruisseau du Dandarge, passe la route reliant Montbard à Semur. Ce château surveillait la frontière entre le Tonnerrois et la Bourgogne ducale. Bernard de Montfort aurait fait édifier le château vers 1075. En 1265, Marguerite de Montfort, épouse de Hugues de Thil, dut céder au duc de Bourgogne ses droits sur le village de Villiers, entre Montbard et Semur. A la fin du XIIIe siècle, le château fit reconstruit, au moins partiellement, par Géraud de Maulmont, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel. Ce sont les ruines de ce château que nous voyons aujourd’hui.                                                                On rencontre d’abord, au sud, la basse-cour, avec pigeonnier, protégée par des fortifications et un fossé.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 12 : fossé et rempart de la basse-cour

 Il fallait ensuite passer sur un pont-levis pour entrer dans le château ; la façade nord est protégée par trois tours semi-octogonales s’avançant sur le fossé.                                                          Intérieurement, il n’y avait pas de donjon, mais une imposante salle des gardes surmontée par la salle seigneuriale (10 m. de large sur 24 m. de long) communiquant, à l’est, à la chapelle.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 13 :l'entrée du château

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 14 : le fossé, taillé dans le calcaire, formant un éperon barré

Dans la cour intérieure, autour d’une cour pavée, avec un puits de 28 m. de profondeur, se trouvaient plusieurs bâtiments.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 15 : salle des gardes et salle seigneuriale , au dessus à droite la tour Amélie

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure  16 : piliers soutenant la salle seigneuriale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 17 : ancienne clef de voûte de la chapelle : sainte Dorothée tient d'un côté une fleur, de l'autre une palme de martyre.

Selon Courtépée et Maillard de Chambure, ce serait Jeanne de Vergy, en épousant en 1340  Geoffroy Ier de Charny, qui aurait apporté en dot les châteaux de Montfort, Savoisy et Lirey, en Champagne. Jeanne de Vergy était aussi en possession du linceul de Turin, rapporté de Constantinople en France, lors du pillage de 1204,  par l’un de ses ancêtres, Othon Ier de la Roche. Ce linceul sera finalement cédé au duc de Savoie en 1452. La seigneurie sera possédée ensuite, par mariages, à Guillaume Ier, comte de Nassau, prince d’Orange, protestant, au service de l’empereur Charles Quint, mais qui réussit, par la diplomatie, à se faire restituer ses biens en France. En 1627, sa dernière fille, Emilia ou Amélie, reprit le château et entreprit d’importants travaux de réhabilitation. Vendu en 1817 par les derniers seigneurs, seules les terres seront exploitées et le château servira de carrière de pierres.                   Racheté en 1985 par Jean-Marie Fériés et son épouse, le château sera confié à l’association Mons Forti en 1996 ; depuis, celle-ci essaye de le sauvegarder et de faire connaître l’édifice. Aujourd’hui, le château est propriété de la commune de Montigny-Montfort.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 18 : carreau avec décor animalier

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort, sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe (commune de Verdonnet).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                                                          (Dominique Masson)

 Bibliographie :

-Renée et Michel Paquet : la seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles ; Mons Forti ; 2004

-Jean-Charles Prudhon : Vic-sous-Thil, la collégiale et le château de Thil ; Châtillon ; 1879 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Dominique Masson, historien, m'envoie son étude sur deux châteaux de Haute Côte d'Or, Thil et Montigny-Montfort. Merci à lui pour ses notules toujours très intéressants.

 Deux châteaux forts de l’Auxois, Thil et Montigny-Montfort

 Le château de Thil


 
Selon une légende, le baron de Thil avait pour cousins ou alliés les seigneurs de Pisy et de Montfort, dont les châteaux couronnent les collines qui entourent cette partie de l’Auxois ; de l’un de ces châteaux, on a vue sur l’autre. Ainsi, tous les soirs, à une heure fixe, les trois cousins montaient à la haute tourelle et élevaient en même temps une lumière au dessus d’eux. Les seigneurs se souhaitaient ainsi le bonsoir et se disaient que tout allait bien au manoir.
Le château de Pisy, dans l’Yonne, construit à partir de 1235, est, selon l’historien Ernest Petit, « après la forteresse féodale de Semur, l'édifice le plus important qui soit resté dans nos contrées », représentant pour lui « un ensemble architectural militaire remarquable ». Il est actuellement en cours de restauration.
Mais, dans l’Auxois, Montigny et Thil avaient ouverts leurs portes, l’un le 10, l’autre les 10 et 11 août.  
Le château de Thil a été érigé sur une butte de près de 500 m. d’altitude. Surnommée l’Espionne de l’Auxois, elle fut considérée par André Malraux comme l’une des plus anciennes forteresses de France. Ce lieu, d’abord choisi pour y installer une fortification romaine, apparaît ensuite en 886  dans un diplôme de l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre. Les premiers seigneurs de Thil sont inconnus ; le premier signalé est Mille de Thil qui, en 1005, fonde le prieuré de Précy-sousThil et, en 1016, la présence d’un castellum y est attestée. Le château actuel se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde, divisée en deux parties distinctes.

 

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : une partie de la muraille arrondie

 Au sud se trouvait la porte principale, mais le fossé a été comblé et le pont-levis a disparu. A droite de l’entrée était une tour carrée, présentant encore aujourd’hui une élévation d’une vingtaine de mètres, pouvant dater du XIIIe siècle. On pénétrait alors dans la basse-cour. Une muraille faisait la séparation avec la partie seigneuriale. Dès le XIe siècle, Thil fut une vicomté. En 1310, il sera érigé en comté, relevant du duché de Bourgogne. Le plus illustre de la maison de Thil fut Jean II, qui sera nommé par le duc de Bourgogne, Eudes IV, connétable de Bourgogne. C’est lui qui fondera, en 1340, la collégiale de l’autre côté de la butte, non loin du château.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 2 : sceau de Jean II (Vic-sous-Thil, Jean-Charles Prudhon)

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 3 : le cellier XIIIème siècle

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 4 : une des clés de voûte du cellier

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 5 : la tour carrée dominant le site

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 6 : vue des murailles

À la fin du XIVe siècle, après l’attaque des écorcheurs, la construction d'une tour-résidence et d'un bâtiment d'habitation redéfinit l'espace en dessinant ce qu'on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s'affirme au XVe puis au XVIe siècle avec la construction d'un nouveau bâtiment et le remaniement de l'enceinte.                                                                                                        La terre de Thil passa ensuite à la famille de Châteauvillain. Le dernier possesseur du fief fut Jacques-François de Damas.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

 figure 7 : le donjon

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 8 : le donjon

Propriété aujourd’hui de M. Glenn Verdon (dit Perceval), ce dernier veut animer ces lieux, en proposant de la magie, en organisant des fêtes médiévales (c’était, les 10 et 11 août 2019, la onzième fête médiévale) et en restituant, autant que possible, leur aspect d’antan (à ce titre, il a reçu, en 2012, l’insigne des Arts et des Lettres).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 9 : reconstitution d'un campement viking, lors des fêtes médiévales

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 10 : la fête médiévale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 11 : reconstitution d'un bourd, échafaudage fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille

Le château de Montigny-Montfort

Le château de Montigny-Montfort se dresse sur un piton rocheux, à l’extrémité nord d’un plateau dominant le point d’intersection de trois petites vallées ; par celle du ruisseau du Dandarge, passe la route reliant Montbard à Semur. Ce château surveillait la frontière entre le Tonnerrois et la Bourgogne ducale. Bernard de Montfort aurait fait édifier le château vers 1075. En 1265, Marguerite de Montfort, épouse de Hugues de Thil, dut céder au duc de Bourgogne ses droits sur le village de Villiers, entre Montbard et Semur. A la fin du XIIIe siècle, le château fit reconstruit, au moins partiellement, par Géraud de Maulmont, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel. Ce sont les ruines de ce château que nous voyons aujourd’hui.                                                                On rencontre d’abord, au sud, la basse-cour, avec pigeonnier, protégée par des fortifications et un fossé.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 12 : fossé et rempart de la basse-cour

 Il fallait ensuite passer sur un pont-levis pour entrer dans le château ; la façade nord est protégée par trois tours semi-octogonales s’avançant sur le fossé.                                                          Intérieurement, il n’y avait pas de donjon, mais une imposante salle des gardes surmontée par la salle seigneuriale (10 m. de large sur 24 m. de long) communiquant, à l’est, à la chapelle.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 13 :l'entrée du château

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 14 : le fossé, taillé dans le calcaire, formant un éperon barré

Dans la cour intérieure, autour d’une cour pavée, avec un puits de 28 m. de profondeur, se trouvaient plusieurs bâtiments.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 15 : salle des gardes et salle seigneuriale , au dessus à droite la tour Amélie

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure  16 : piliers soutenant la salle seigneuriale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 17 : ancienne clef de voûte de la chapelle : sainte Dorothée tient d'un côté une fleur, de l'autre une palme de martyre.

Selon Courtépée et Maillard de Chambure, ce serait Jeanne de Vergy, en épousant en 1340  Geoffroy Ier de Charny, qui aurait apporté en dot les châteaux de Montfort, Savoisy et Lirey, en Champagne. Jeanne de Vergy était aussi en possession du linceul de Turin, rapporté de Constantinople en France, lors du pillage de 1204,  par l’un de ses ancêtres, Othon Ier de la Roche. Ce linceul sera finalement cédé au duc de Savoie en 1452. La seigneurie sera possédée ensuite, par mariages, à Guillaume Ier, comte de Nassau, prince d’Orange, protestant, au service de l’empereur Charles Quint, mais qui réussit, par la diplomatie, à se faire restituer ses biens en France. En 1627, sa dernière fille, Emilia ou Amélie, reprit le château et entreprit d’importants travaux de réhabilitation. Vendu en 1817 par les derniers seigneurs, seules les terres seront exploitées et le château servira de carrière de pierres.                   Racheté en 1985 par Jean-Marie Fériés et son épouse, le château sera confié à l’association Mons Forti en 1996 ; depuis, celle-ci essaye de le sauvegarder et de faire connaître l’édifice. Aujourd’hui, le château est propriété de la commune de Montigny-Montfort.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 18 : carreau avec décor animalier

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort, sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe (commune de Verdonnet).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                                                          (Dominique Masson)

 Bibliographie :

-Renée et Michel Paquet : la seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles ; Mons Forti ; 2004

-Jean-Charles Prudhon : Vic-sous-Thil, la collégiale et le château de Thil ; Châtillon ; 1879 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Dominique Masson, historien, m'envoie son étude sur deux châteaux de Haute Côte d'Or, Thil et Montigny-Montfort. Merci à lui pour ses notules toujours très intéressants.

 Deux châteaux forts de l’Auxois, Thil et Montigny-Montfort

 Le château de Thil


 
Selon une légende, le baron de Thil avait pour cousins ou alliés les seigneurs de Pisy et de Montfort, dont les châteaux couronnent les collines qui entourent cette partie de l’Auxois ; de l’un de ces châteaux, on a vue sur l’autre. Ainsi, tous les soirs, à une heure fixe, les trois cousins montaient à la haute tourelle et élevaient en même temps une lumière au dessus d’eux. Les seigneurs se souhaitaient ainsi le bonsoir et se disaient que tout allait bien au manoir.
Le château de Pisy, dans l’Yonne, construit à partir de 1235, est, selon l’historien Ernest Petit, « après la forteresse féodale de Semur, l'édifice le plus important qui soit resté dans nos contrées », représentant pour lui « un ensemble architectural militaire remarquable ». Il est actuellement en cours de restauration.
Mais, dans l’Auxois, Montigny et Thil avaient ouverts leurs portes, l’un le 10, l’autre les 10 et 11 août.  
Le château de Thil a été érigé sur une butte de près de 500 m. d’altitude. Surnommée l’Espionne de l’Auxois, elle fut considérée par André Malraux comme l’une des plus anciennes forteresses de France. Ce lieu, d’abord choisi pour y installer une fortification romaine, apparaît ensuite en 886  dans un diplôme de l’abbaye de Saint-Germain d’Auxerre. Les premiers seigneurs de Thil sont inconnus ; le premier signalé est Mille de Thil qui, en 1005, fonde le prieuré de Précy-sousThil et, en 1016, la présence d’un castellum y est attestée. Le château actuel se présente sous la forme d’une enceinte ovoïde, divisée en deux parties distinctes.

 

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

Figure 1 : une partie de la muraille arrondie

 Au sud se trouvait la porte principale, mais le fossé a été comblé et le pont-levis a disparu. A droite de l’entrée était une tour carrée, présentant encore aujourd’hui une élévation d’une vingtaine de mètres, pouvant dater du XIIIe siècle. On pénétrait alors dans la basse-cour. Une muraille faisait la séparation avec la partie seigneuriale. Dès le XIe siècle, Thil fut une vicomté. En 1310, il sera érigé en comté, relevant du duché de Bourgogne. Le plus illustre de la maison de Thil fut Jean II, qui sera nommé par le duc de Bourgogne, Eudes IV, connétable de Bourgogne. C’est lui qui fondera, en 1340, la collégiale de l’autre côté de la butte, non loin du château.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 2 : sceau de Jean II (Vic-sous-Thil, Jean-Charles Prudhon)

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 3 : le cellier XIIIème siècle

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 4 : une des clés de voûte du cellier

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 5 : la tour carrée dominant le site

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 6 : vue des murailles

À la fin du XIVe siècle, après l’attaque des écorcheurs, la construction d'une tour-résidence et d'un bâtiment d'habitation redéfinit l'espace en dessinant ce qu'on appelle le réduit seigneurial. Cette configuration s'affirme au XVe puis au XVIe siècle avec la construction d'un nouveau bâtiment et le remaniement de l'enceinte.                                                                                                        La terre de Thil passa ensuite à la famille de Châteauvillain. Le dernier possesseur du fief fut Jacques-François de Damas.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

 figure 7 : le donjon

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 8 : le donjon

Propriété aujourd’hui de M. Glenn Verdon (dit Perceval), ce dernier veut animer ces lieux, en proposant de la magie, en organisant des fêtes médiévales (c’était, les 10 et 11 août 2019, la onzième fête médiévale) et en restituant, autant que possible, leur aspect d’antan (à ce titre, il a reçu, en 2012, l’insigne des Arts et des Lettres).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 9 : reconstitution d'un campement viking, lors des fêtes médiévales

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 10 : la fête médiévale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 11 : reconstitution d'un bourd, échafaudage fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille

Le château de Montigny-Montfort

Le château de Montigny-Montfort se dresse sur un piton rocheux, à l’extrémité nord d’un plateau dominant le point d’intersection de trois petites vallées ; par celle du ruisseau du Dandarge, passe la route reliant Montbard à Semur. Ce château surveillait la frontière entre le Tonnerrois et la Bourgogne ducale. Bernard de Montfort aurait fait édifier le château vers 1075. En 1265, Marguerite de Montfort, épouse de Hugues de Thil, dut céder au duc de Bourgogne ses droits sur le village de Villiers, entre Montbard et Semur. A la fin du XIIIe siècle, le château fit reconstruit, au moins partiellement, par Géraud de Maulmont, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel. Ce sont les ruines de ce château que nous voyons aujourd’hui.                                                                On rencontre d’abord, au sud, la basse-cour, avec pigeonnier, protégée par des fortifications et un fossé.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 12 : fossé et rempart de la basse-cour

 Il fallait ensuite passer sur un pont-levis pour entrer dans le château ; la façade nord est protégée par trois tours semi-octogonales s’avançant sur le fossé.                                                          Intérieurement, il n’y avait pas de donjon, mais une imposante salle des gardes surmontée par la salle seigneuriale (10 m. de large sur 24 m. de long) communiquant, à l’est, à la chapelle.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 13 :l'entrée du château

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 14 : le fossé, taillé dans le calcaire, formant un éperon barré

Dans la cour intérieure, autour d’une cour pavée, avec un puits de 28 m. de profondeur, se trouvaient plusieurs bâtiments.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montigny-Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 15 : salle des gardes et salle seigneuriale , au dessus à droite la tour Amélie

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure  16 : piliers soutenant la salle seigneuriale

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 17 : ancienne clef de voûte de la chapelle : sainte Dorothée tient d'un côté une fleur, de l'autre une palme de martyre.

Selon Courtépée et Maillard de Chambure, ce serait Jeanne de Vergy, en épousant en 1340  Geoffroy Ier de Charny, qui aurait apporté en dot les châteaux de Montfort, Savoisy et Lirey, en Champagne. Jeanne de Vergy était aussi en possession du linceul de Turin, rapporté de Constantinople en France, lors du pillage de 1204,  par l’un de ses ancêtres, Othon Ier de la Roche. Ce linceul sera finalement cédé au duc de Savoie en 1452. La seigneurie sera possédée ensuite, par mariages, à Guillaume Ier, comte de Nassau, prince d’Orange, protestant, au service de l’empereur Charles Quint, mais qui réussit, par la diplomatie, à se faire restituer ses biens en France. En 1627, sa dernière fille, Emilia ou Amélie, reprit le château et entreprit d’importants travaux de réhabilitation. Vendu en 1817 par les derniers seigneurs, seules les terres seront exploitées et le château servira de carrière de pierres.                   Racheté en 1985 par Jean-Marie Fériés et son épouse, le château sera confié à l’association Mons Forti en 1996 ; depuis, celle-ci essaye de le sauvegarder et de faire connaître l’édifice. Aujourd’hui, le château est propriété de la commune de Montigny-Montfort.

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

figure 18 : carreau avec décor animalier

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort, sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d’Orbe (commune de Verdonnet).

"Deux châteaux-forts de l'Auxois, Thil et Montfort" , un notule d'histoire de Dominique Masson

                                                                                                                          (Dominique Masson)

 Bibliographie :

-Renée et Michel Paquet : la seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles ; Mons Forti ; 2004

-Jean-Charles Prudhon : Vic-sous-Thil, la collégiale et le château de Thil ; Châtillon ; 1879 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

 Les coquelicots, qu'on croyait disparus, sont magnifiés par les photos de Jean-Pierre Gurga...

A cliquer pour mieux les admirer !

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre Gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre Gurga...

Les deux derniers clichés sont ceux d'un pavot ayant poussé au milieu de coquelicots en fleurs.

Il est reconnaissable par sa taille et la forme de la capsule.

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre Gurga...

"Florilège de pétales et de fruits", toujours de magnifiques photos de Jean-Pierre Gurga...

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

Pour les Journées du Patrimoine, venez découvrir des documents patrimoniaux sur l'eau à Châtillon sur Seine...

Une enrichissante exposition d'archives Municipales sur le thème de l'eau à Châtillon sur Seine, a été initiée, lors des journées du Patrimoine, par l'archiviste de la Ville, Aude Martelet, que l'on voit ici présenter les documents aux visiteurs.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Cette carte aérienne de la Ville de Châtillon sur Seine a été entourée de photographies des lieux où l'eau a été captée au cours du temps : fontaines, lavoirs et aussi le lieu mythique qui fait le charme de notre ville : la Douix.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Lorsque l'on entre dans la salle du Conseil Municipal où cette exposition a été installée, on est tout de suite attiré par une estampe géante représentant la place Darcy de Dijon...où trône une fontaine.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Cette fontaine...mais nous la connaissons ! c'est celle qui orne si joliment notre place Marmont.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Voici donc l'histoire de la "Fontaine Marmont" :

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

De l'eau, il y en est tombé du ciel en 1910 !

En janvier de cette année 1910, la ville de Châtillon sur Seine a été touchée par de très fortes inondations, les Archives en gardent le souvenir.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

De nouveau, des inondations ont touché la ville en 1999,  mais tout de même dans une moindre mesure.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Les lavoirs étaient nombreux à Châtillon....

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

La Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine possède le bel album de Nesle, qui comporte de magnifiques illustrations...Il était exposé lors de la présentation des Archives Municipales.

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

Une composition musicale a même été réalisée sur le thème de la Douix !

Pour les Journées du Patrimoine, les habitants de Châtillon sur Seine ont pu consulter des documents patrimoniaux sur l'eau dans la ville...

 

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

Parallèlement au vide-greniers organisé par les habitants de Bellenod sur Seine, deux expositions artistiques se sont tenues dans le village.

L'exposition de peintures des peintres des Amis du Châtillonnais dans l'église, et une exposition artisanale dans la salle des fêtes.

Florence Bouchard de Semond a présenté ses superbes cartes et gravures..

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Madame Casagrande, de Besançon, a décoré des boîtes à la pyrogravure :

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Madame Goulier, d'Aignay le Duc, a présenté des merveilles qu'elle réalise en carton et en tissu :

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Madame Guilbauld, de La Borde (hameau de Bellenod sur Seine), a imaginé des meubles en bois sortis tout droit de la forêt, et les a décorés en marqueterie...un travail superbement original !

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Une expôsition artisanale a eu lieu dans la mairie de Bellenod sur Seine

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 17 Septembre 2019

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Amalia Cailletet :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Chantal Archambaud :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Chantal Schaeffer :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Elisabeth Doukhan :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

 

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Jean-Pierre Loget :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

André Lagarde :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Madeleine Bailleux :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Maripol Camus :

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Les peintres des Amis du châtillonnais ont exposé dans l'église de Bellenod sur Seine

Voir les commentaires

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0

Publié le 16 Septembre 2019

Rédigé par Christaldesaintmarc

Repost0