fut

Publié le 1 Septembre 2008

Avant de devenir Conseiller d'État honoraire sous la première Restauration, Nicolas Frochot devint préfet des Bouches-du-Rhône durant les Cent-Jours.

Il fut destitué lors de la deuxième Restauration et se retira définitivement de la vie publique.

Il mourut le 29 juillet 1828 à Arc-en-Barrois, et fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 37)

Il légua son cœur à l’Eglise d’Aignay le Duc.

On peut voir la dalle portant cette mention derrière l’autel de l’Eglise. (photo ci-dessus)

Il fut grand officier de la Légion d'honneur et a donné son nom à l'avenue et à la rue Frochot à Paris.

Nicolas Frochot fut aussi le parrain de la cloche monumentale de l'Eglise d'Aignay le Duc.

Nous n'avons pu la voir,elle comporte une inscription très longue que je reproduis ci-dessous (les lettres sur la cloche sont en majuscules):

"Louis XVI régnant,les Etats Généraux convoqués en 3 ordres furent ouverts à Versailles le 4 Mai 1789.

Les communes se constituèrent en Assemblée Nationale le 17 Juin,les nobles et le Clergé se réunirent à elles le 25 et la distinction des ordres fut détruite pour toujours.

Le 14 Juillet le peuple prit les armes,les cachots du despotisme furent renversés.

Les Français voulurent être libres et le devinrent.

Le 4 Août,la féodalité fut abolie,Louis XVI proclame l'Assemblée Nationale le restaurateur de la liberté française,le 20 les Droits de l'Homme déclarés et reconnus.

Le 4 Février1790 le Roy des Français jura dans l'Assemblée Nationale de les maintenir,d'être fidèle à la nouvelle Constitution et de la faire respecter à son fils.

On a voulu conserver ici la mémoire de cette Révolution glorieuse pour la transmettre d'âge en âge à nos neveux si jamais le despotisme effaçait de nos annales cette époque de notre histoire ou si nos descendants se rendaient indignes de nous et de la liberté que nous avons conquise pour eux,qu'ils viennent ici louer notre courage et lire sur ce bronze leur devoir ou leur honte.

En l'an 1790,j'ai été nommée Nicole Claudine par Maître Nicolas Benoist Thérèse Frachot,prévôt Royal d'Aignay le Duc et député à l'Assemblée Nationale et représenté par Maître Louis Nicole Petit son beau-frère et par Dame Nicole Claudine Couturier,épouse de Claude Antoine Roydot marchand en ce lieu et nous avons été bénite par M De La Planche ,curé d'Aignay le Duc en l'année 1790.

Les Cochois Frères et Jean-Baptiste Fort et Jean-Baptiste Jaquot,fondeurs"


(texte tiré de l'opuscule sur l'Eglise d'Aignay le Duc réalisé par les" Amis d'Aignay le Duc".)


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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #aignay, #duc, #frochot, #fut, #nicolas

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Publié le 26 Juillet 2008

André Mary,est né à Châtillon en 1879,ses parents étaient propriétaires de la tuilerie de Nod,son grand-père maternel,Henri Monniot était architecte.

Il fit ses études d’abord à Châtillon sur Seine,puis à Troyes et à Dijon.

Il travailla à la rédaction du journal « le petit Bourguignon » où il fut secrétaire de 1903 à 1905.

L’Académie Française lui décerna trois prix en 1928,1935 et 1936.

Il fut décoré de la Légion d’Honneur en 1952 et et de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1958.Il fut membre des Académies Mallarmé et Ronsard.

Il a très bien chanté son pays natal, notamment avec "Forêteries" et "Le cantique de la Seine".

Fondateur de l'Ecole Gallicane, admirateur passionné de l'ancienne littérature, il a mis en français moderne "Le Chevalier au Lion" de Chrétien de Troyes et le célèbre "Roman de la Rose" de Guillaume de Lorris et Jean de Meung.

Les Amis du Châtillonnais ont réédité en 1993 "Les profondeurs de la forêt", roman qui se passe au Val-des-Choues..

André Mary est mort à Paris le 15 janvier 1962.

Ce fut un poète Châtillonnais, très discret, qui ne chercha guère à étendre sa renommée au-delà d'un cercle d'initiés et de spécialistes.


(documentation :Michel Diey et Francine Bonardot)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chatillonnais, #fut, #mary, #poete, #troyes

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Publié le 23 Juillet 2008

(ancienne carte postale montrant le premier hangar)

En 1930/35 fut édifié le hangar,et en Octobre 1933 , l’AéroClub de Châtillon sur Seine fut créé par d’anciens pilotes de la grande guerre et des passionnés.

Présidents, André MOTTEZ, Henri GEORGIN .

Planeur AVIA 20, treuillé, puis POTEZ 36 , instructeur Mr THIRION.

En Septembre 35, eut lieu le premier meeting.

La zone d’action de l'aérodrome s’étendit alors jusqu’aux cantons d’Aignay le Duc, Laignes, Recey sur Ource.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 9 Juillet 2008

LAIGNES ET SA MÉDIATHÈQUE

(carte postale représentant l'exécution de Léon Vigneron)


Michel Diey,infatigable et extraordinaire mémoire de Châtillon sur Seine et du Châtillonnais me raconta l'histoire tragique de Léon Vigneron,la voici:

Léon Vigneron était meunier à Marac en Haute-Marne.

Il fut arrêté le 11 Décembre 1870 pour avoir tiré deux fois sur un chasseur Prussien.

Il faut dire qu'à cette époque,après la défaite de Sedan, toute la région était occupée par les "casques à pointe" qui opéraient pillages,incendies,réquisitions..

Léon Vigneron fut amené par les Prussiens à Châtillon sur Seine et enfermé dans la prison.

Il fut condamné à être fusillé.On lui donna dix minutes pour écrire quelques lignes d'adieu à sa jeune épouse et pour se confier à un prêtre.

Malgré les supplications des autorités de la ville qui demandaient sa grâce ,il subit son supplice à six heures et demie du matin,le 19 Décembre 1870,sur la promenade le long du cimetière Saint Vorles.

C'est à cet endroit que s'élève le monument que j'ai vu l'autre jour.

on peut y lire:

A LÉON VIGNERON
GARDE NATIONAL
PRISONNIER A MARAC LE 11 DÉCEMBRE 1870
FUSILLÉ ICI PAR LES PRUSSIENS
IL EST MORT EN CHRÉTIEN ET POUR LA PATRIE
QUE DIEU PRÉSERVE A JAMAIS LA FRANCE
DE FRAPPER LE VAINCU DÉSARMÉ
ET DE PUNIR LE PATRIOTISME COMME UN CRIME.

Michel Diey m'apprit que son corps fut enterré au cimetière Saint Jean.J'irai cet après-midi repérer sa tombe et en faire une photo,si je la trouve !

Un complément détaillé sur l'exécution de Léon Vigneron a été publié sur ce blog, à lire cidessous :

http://www.christaldesaintmarc.com/l-execution-de-leon-vigneron-le-19-decembre-1870-un-notule-d-histoire--a204964668

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Publié dans #1870, #decembre, #fut, #louis, #vigneron

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Publié le 30 Juin 2008

La rue de la Feuillée...

Cette rue est une rue moderne,mais il m'a semblé intéressant de donner l'explication de son nom..

L'origine de ce nom est mal connue et nous avons deux solutions : il y avait là le domaine de la Feuillée (venant des arbres ?) ayant appartenu aux Templiers puis aux Chevaliers de Malte.

Ce domaine était doté d'un château fort (peut-être le château Gaillard ?) dont les derniers pans ont disparu sous Louis XV.

Il fut ensuite possédé pendant de nombreuses années par les Du Ban de la Feuillée, dont l'un, Pierre De la Marche Du Ban de la Feuillée, fut gouverneur des villes de Dôle et Châtillon et élu de la noblesse du bailliage de la Montagne aux Etats de Bourgogne en 1677.

Le nom de la Feuillée venait de Alphonsine de la Feuillée qui avait épousé Hardy Du Ban en 1276 au retour de la dernière croisade de Saint Louis.

Cette dernière version nous semble la plus plausible.

(Ces recherches si pertinentes,sont toujours de Michel Diey que je remercie encore au passage !)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #ban, #feuillee, #fut, #nom, #rue

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Publié le 26 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine:la rue du Guichet...

Cette rue,la rue du Guichet, complètement transformée au XVII° s. et sérieusement atteinte en 1940, était d'abord plutôt une place qu'une rue entre les deux portes qui s'élevaient à ses extrémités.

Le plus ancien nom qu'on lui connaisse et qui fut en usage jusqu'en 1789, est rue de la Fontaine aux Juifs.

Ce nom lui venait de la curieuse fontaine que l'on pouvait voir avant la dernière guerre et jadis réservée aux juifs.

Dès 1466, le souvenir des juifs s'effaçant progressivement, elle commence à être dite du Guichet.

Toutefois, quand le marché aux poissons fut établi entre les deux portes et sur le pont, on l'appela aussi rue aux Poissons.

Elle eut donc trois noms en même temps. Pendant la Révolution ce fut la rue de la Côte d'Or et sous l'Empire elle reprit son nom historique du Guichet.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #fut, #guichet, #juifs, #nom, #rue

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Publié le 26 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur seine :la rue Docteur Robert...

Cette artère que l'on appelle encore rue de Chaumont, ne fut pas précisément une rue, du moins jusqu'au début du XVII° s. : c'était une communauté vivante, dans ses murs forts, défendue par ses tours et ses portes, d'une vie politique toute personnelle, séparée de sa voisine et rivale "le Bourg", par la différence de ses privilèges, de ses usages et surtout par la nature de ses habitants.

Elle était sous la domination des ducs de Bourgogne.

Par contre, la chaussée actuelle a toujours existé telle que nous la voyons, à part quelques alignements dus à la démolition de la porte Myotte ou Muette, située en bas, et aux destructions de 1940 ainsi qu'a la reconstruction qui suivit.

La partie de la porte Muette à la rue Siméon s'appelait place du Marché au bled, avec un puits au milieu, le "puits porche les portes Myotte".

De la rue Siméon à la rue de l'Abbaye, c'était la rue d'Auberive; plus tard, c'est la rue de la Belle Croix à cause d'une très ancienne croix détruite en 1756.

Plus haut, derrière l'église Saint Jean, c'était la place du Marché aux chevaux.

Quant au sommet de la rue, depuis l'église jusqu'à la porte Saint Antoine, son plus ancien nom était la rue de l'Orme : en bordure de la rue s'élevait un orme sous lequel on rendait la justice.

Ce tronçon, par la suite, porta différents noms, rue des Chèvres, rue des Moutons, enfin rue des Monthoires.

A la Révolution, depuis le bas jusqu'à la rue de l'Abbaye, ce fut la rue de la Fraternité et le sommet la rue Agricole.

Sous l'Empire fut érigée à la bifurcation de la rue Saint Jean, une croix monumentale commémorant le passage de l'Empereur et du pape Pie VII, à quelques jours d'intervalle en avril 1805.

La rue redevint la grande rue de Chaumont, puis rue de Chaumont tout court.

Après la Libération, la municipalité lui donna le nom de l'héroïque docteur Robert, qui avait son cabinet dans cette rue.

Né le 12 septembre 1904 à La Réunion, il exerça d'abord à Laignes avant de se fixer à Châtillon.

Dès les débuts de la Résistance il apporta son concours actif et sans limites aux maquis de la région.

Il fut massacré par les Allemands à Essarois, le 11 juin 1944, alors qu'il soignait les blessés lors de la bataille de la Forêt.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 26 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine : la rue Siméon...

Ce n'est que vers 1668 que nous relevons pour la première fois la ruelle de Simon.

Vers 1700, elle devient ruelle Siméon.

Il est apparu très difficile de fixer l'origine de ce nom, peut-être s'agit-il d'un juif dénommé Siméon de Châtillon et qui aurait été brûlé à Troyes le 14 avril 1288 ?

Mais rien ne permet de l'affirmer.

Elle n'échappa pas au baptême révolutionnaire pour devenir rue Chalier.

Ce Chalier était commissaire du gouvernement à Lyon lorsque cette ville se souleva sous l'effort des conspirateurs royalistes.

Chalier fut décapité.

Son buste fut élevé sur les autels de la Révolution presque à l'égal de celui de Marat.

Le nom de Siméon fut repris sous l'Empire.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chalier, #chatillon, #fut, #rue, #simeon

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Publié le 26 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine:la rue de l'Abbaye....

Conduisant de la rue de Chaumont (maintenant Dr Robert) à l'abbaye Notre-Dame, elle a toujours porté le nom de rue de l'Abbaye,jusqu'à la Révolution.

Cependant, elle fut quelquefois appelée rue de la Croix Noire, à cause d'une croix qui s'élevait à quelques pas de la porte de l'Abbaye.

Le neuf messidor an II, comme presque toutes les rues de la ville, elle changea de nom et devint la rue Cazotte en mémoire d'un patriote tué à la bataille de Maubeuge, le 11 juin 1792.

L'Empire ne laissa rien subsister des noms dûs à la période révolutionnaire et le préfet de la Côte d'Or rétablit les anciens noms.

Toutefois, pendant une certaine période du XIX° siècle, elle fut appelée rue d'Auberive et rue de l'Hôpital.

L'abbaye Notre-Dame, fondée au début du XII° siècle sous l'impulsion de saint Bernard, fut en grande partie détruite par les guerres de religion.

En 1640, elle était si bien restaurée qu'elle paraissait "plutôt neuve que renouvelée".

Au début du XIX° siècle, l'hôpital fondé par l'abbé Guyotte s'y transporta et c'est alors que l'église, sous le vocable de Saint-Pierre, devint la chapelle de l'établissement, non sans avoir été réduite de plusieurs travées.

Depuis le Cours l'Abbé,on pénètre dans la rue de l'Abbaye en passant sous l'ancienne Porte de Parisque l'on voit au premier plan.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine:la rue Dr Regnault....

Né en 1828 et mort à Châtillon le 5 avril 1877, le docteur Regnault fut un des bienfaiteurs de la ville puisqu'il légua sa fortune en 1878, pour faire installer l'eau potable.

La rue qui porte son nom fut appelée la rue des Verdières à cause des oiseaux qui logeaient dans ses murailles, les anciens remparts.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Juin 2008

Une place de Châtillon sur Seine :la place Marmont

Marmont..c'est sans doute le plus connu et le plus controversé des Châtillonnais et il faudrait des pages et des pages pour retracer sa vie mouvementée.

Né à Châtillon le 20 juillet 1774, il est mort en exil à Venise le 3 mars 1852.

Général à 24 ans, commandant d'armée à 30 ans, maréchal de France à 35 ans, il fut le plus jeune des maréchaux de l'Empire.

Gouverneur des Provinces Illyriennes, duc de Raguse, il fut accusé d'avoir trahi Napoléon en 1814. Rallié aux Bourbons, il dut s'exiler à la Révolution de 1830.

(voir le chapitre que je lui ai consacré)

Cependant, les Châtillonnais ne doivent pas oublier qu'une grande partie de sa vie fut consacrée à développer sous toutes ses formes, l'activité industrielle et agricole de la région.

Ses forges de Sainte-Colombe furent un temps les premières de France et son élevage de moutons était sans rival.

Bon urbaniste à ses heures, c'est lui qui dessina ce quartier neuf au début du XIX° siècle.

Après sa mort, les Châtillonnais avaient projeté d'élever sa statue au centre de cette place, qui s'appelait place du Quartier Neuf, et la maquette existe encore au Musée.

Le Second Empire n'étant pas favorable au "traître", le projet fut abandonné.

A la fin de 1878, la ville acheta pour 600 f à la ville de Dijon la fontaine qui ornait la place Darcy, fontaine qui venait elle-même de Paris.

On voit à droite un immeuble datant de l'époque de Marmont.

A gauche par contre,l'immeuble est neuf,l'ancien ayant été détruit suite à une explosion de gaz.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Juin 2008

(un ouvrage de Jean Lagorgette)

 Louis-Jules Jean-Baptiste Lagorgette, dit Jean, est né le 24 juin 1881 à Châtillon au n° 41 de la rue du Bourg.

Il fit ses études secondaires au collège de Châtillon, puis à la Faculté de Droit de Dijon, d'où il sortit licencié en 1901.

En 1906, il est docteur en droit, en 1907 docteur en sciences politiques et économiques.

Ses études universitaires stoppées par la maladie, il s'installa à Châtillon comme agent d'assurances en 1910.

En dehors de sa profession, il participa très activement à la vie du pays et fut conservateur adjoint, puis conservateur du musée de 1919 à 1942 et bibliothécaire adjoint, puis bibliothécaire de 1924 à 1942.

Véritable encyclopédie vivante, il accorda ses prédilections à la botanique et à la géologie, puis à l'archéologie et l'histoire, locale plus particulièrement.

Prévoyant l'avenir de l'aviation, il fonda en 1910 ce qui deviendra l'Aéro-Club du Châtillonnais.

En 1912, il fut élu conseiller municipal et premier adjoint.

Il fut président du Syndicat d'initiative et de la Société Archéologique du Châtillonnais.

Il fut membre de la Société géologique de France, de la Société Bourguignonne d'Histoire de Dijon de la Commission des Monuments Historiques, de la Commission des Antiquités de la Côte d'Or et de l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon.

Il a laissé de très nombreux ouvrages, citons en quelques-uns : "Le rôle de la guerre" - "Les inondations de 1910 dans le Châtillonnais" - "Louis XIII à Châtillon" - "Passage de Louis XIV à Châtillon" - "Une station du premier âge du fer dans le Châtillonnais" - "Fouilles de la station hallstattienne de Vix", etc..

En tant que botaniste il fit d'intéressantes communications aux Congrès des sociétés savantes de 1924 à 1939.

Bien que réformé, il s'engagea en 1914 dans l'aviation naissante, qu'il jugeait l'arme de l'avenir.

L'armée lui est redevable de travaux sur le repérage des avions "Silhouettes d'avions" (1916) - "Silhouettes d'avions alliés et ennemis" (1917), ces ouvrages étant tirés à 220.000 exemplaires.

(documentation:Michel Diey)

Pour perpétuer le souvenir de Jean Lagorgette, un Cahier du Châtillonnais, le n°161, est intitulé Les écrits de Jean Lagorgette.

Edité par l'association des Amis du Châtillonnais, ce cahier, patiemment constitué par Michel Diey et ses amis, reprend les nombreux articles publiés par M. Lagorgette.

Outre une biographie, on y découvrira tous les thèmes abordés par ce puits de science : l'archéologie, l'aviation, les biographies et les biographes, l'histoire locale et régionale, la philosophie et la politique, les sciences (géographie, géologie, botanique, météo) et la reconstruction de Châtillon, sans oublier Jean Lagorgette vu par les autres.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 24 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine:rue de l'Orme...

Il y avait en même temps deux rues de l'Orme, l'une au Bourg, l'autre à Chaumont

L'origine est la même : la justice se rendait sous l'orme.

Devant celui du Bourg s'élevait un grand crucifix qui était encore debout au XVII° s.

Elle fut appelée aussi rue Mandat, puis rue des Vieux Cordeliers.

Son nom définitif lui fut donné par l'arrêté du 21 janvier 1865.

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Publié le 24 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine:Rue Guyotte...

Le collège, devenu Lycée, fut abandonné en 1970, un nouvel établissement plus fonctionnel étant construit rue de Seine.

La presque totalité des anciens bâtiments fut détruite par un incendie dans la nuit du 11 au 12 octobre 1992.

Il ne reste du collège où étudia Francis Carco que ces arches entourées de friches....

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Publié le 24 Juin 2008

Les rues de Châtillon sur Seine : l'Allée des Boulangers....

Cette allée construite sur les anciens remparts entre les prés de l'évêque de Langres et le jardin des Capucins, fut aménagée et plantée d'arbres en 1666 au moyen d'amendes dont avaient été frappés les boulangers qui avaient résisté à un arrêté de la Chambre de Ville réglementant la taxe du pain.

Elle fut appelée aussi promenade des Boulangers (Arrêté du 21/01/1865).

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