fut

Publié le 11 Juin 2008

(un concours il y a quelques années)

C’est vers 1786-1788 que ce bétail Suisse fut introduit par les intendants de Bourgogne et les moines de Clairvaux dans notre région.

Au début cette race ne donna que peu de résultats,on lui préférait le mouton…


En 1857,le Comité d’Agriculture de Châtillon sur Seine décida d’acheter des taureaux en Suisse pour perfectionner la race.

.La Race Schwytz,dite chez nous « Brune des Alpes « fut définitivement introduite dans le Châtillonnais,qui est maintenant son berceau depuis un siècle.

En 1900 se créa un syndicat d’élevage de la Brune,qui procéda à de plus grandes sélections.

En 1929 on comptait 15 000 brunes dans notre région..

Malheureusement cette superbe vache ,dont je suis amoureuse,disparaît de plus en plus au profit de la race Charolaise qui bien sûr demande moins de travail à l’agriculteur puisqu’il n’a pas à la traire….

Les journées Châtillonnaises,le 28 et 29 Juin seront pour moi l’occasion d’aller l’admirer….

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #brune, #fut, #race, #region, #suisse

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Publié le 28 Mai 2008

En 1706, en raison de la vétusté de la chapelle des Carmélites, il fut décidé de construire une église d'après un projet resté anonyme : l'avant-choeur (sous clocher) fut édifié en 1708, puis les travaux furent interrompus.

Le projet fut repris en 1713 avec un nouveau devis établi par Nicolas Verniquet, arpenteur du roi.

Il était prévu que l'église, accessible par un portail dorique, serait couverte de voûtes d'arêtes, ornée de pilastres ioniques, et flanquée d'un choeur pour les religieuses, tandis que seraient édifiés les trois galeries qui manquaient au cloître et un nouveau corps de logis (à l'emplacement de l'ancienne chapelle) .

En 1718 les travaux étaient, semble t-il, achevés : le dôme de l'église était comparable, d'après les historiens de la ville, à celui du Val-de-Grâce.

En 1820, la municipalité s'étant finalement installée dans l'ancien couvent des bénédictines, le couvent des carmélites fut vendu en plusieurs lots, mais le lot comprenant l'église n'ayant pas trouvé preneur, on décida, en 1821, d'y établir le tribunal.

Les travaux d'aménagement qui opposèrent longuement les architectes Tridon et Chaussier s'achèveront seulement en 1842, ayant profondément transformé l'édifice puisqu'ils entraînèrent notamment la destruction du dôme et du clocher. Les anciens bâtiments conventuels, transformés en logements, comprennent encore deux galeries de cloître et des salles voûtées.

L'église sert actuellement de réserves au musée municipal.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #carmelites, #eglise, #fut, #travaux, #tribunal

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Publié le 21 Mai 2008

(Le moulin Maître autrefois moulin Marmont)
carte postale de "Généalogie.com

Traversée par la Seine,la ville de Châtillon sur Seine avait autrefois de nombreux moulins,dont presque tous ont disparu..

Il n'en reste plus qu'un,désaffecté, qui sans doute ne restera plus longtemps debout…

On trouvait donc:

Le moulin Jean de Noiron dit aussi « gros moulin » près du couvent des Cordeliers.

Le moulin des écuyers qui était un moulin à huile.

Le moulin de Braux.

Le "petit moulin" devenu…Maison des jeunes et de la culture …

Le moulin Maître qui fut une sucrerie à l’époque de Marmont,puis huilerie,et enfin moulin à farine.Il fut détruit il y a peu, pour laisser place au parking d’ Intermarché !

Il faut dire qu’il était en piteux état,transformé en garage,puis incendié en partie..

Que c’est dommage de voir disparaître ces témoins du passé !

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #fut, #marmont, #moulin, #seine

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Publié le 29 Avril 2008

Cette église fut construite au cours du 4e quart du 12e siècle dans le quartier dit du Bourg, à côté de l'hôpital Saint-Germain.

L'Eglise Saint Nicolas

Au 15e siècle, deux chapelles furent édifiées à droite du bas-côté droit : la première, dédiée à la Vierge, communique avec le bas-côté par une grande arcade qui paraît contemporaine de la construction de l'église ; la deuxième, en grande partie reconstruite sert aujourdh'hui de sacristie. En 1546, eut lieu la reconstruction du choeur flanqué de chapelles latérales (Courtépée) .

L'Eglise Saint Nicolas

Cette reconstruction s'effectua, semble-t-il, à partir des anciens murs partiellement conservés. L'arcade en plein-cintre alors prévue dans les deux contreforts postérieurs de l'abside assuraient l'accès aux maisons qui entouraient alors le chevet.

L église étant inondable, le sol fut surélevé en 1593 et 1643 d'après Beaudoin, en 1630 d'après Frérot. Au 17e siècle, fut percée une porte dans le mur nord du bas-côté gauche (3e travée) .

L'église devint paroissiale par arrêté préfectoral du 26 mai 1807. En 1896-97, on effectua d'importants travaux de restauration : outre la consolidation de la façade, on procéda à la réfection de la toiture de la nef et du choeur désormais couverte en ardoise (l'ancienne couverture étant en pierre calcaire) .

En 1902-1903, la tourelle donnant accès au comble (à gauche de la façade antérieure) fut surélevée afin d'y installer une horloge : le devis, daté du 16 juin 1902, fut établi par l'architecte dijonnais Louis Perreau. L'incendie provoqué par les bombardements allemands du 15 juin 1940, détruisit les toitures, le beffroi, une partie des chapelles latérales droites et la sacristie.

Classé monument historique en 1942, l'édifice fut entièrement restauré par l'architecte E. Chauliat, en 1947-58.

L'Eglise Saint Nicolas

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #bas-cote, #chapelles, #eglise, #fut, #siecle

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Publié le 29 Avril 2008

Le Sépulcre de Saint Vorles...

Ce magnifique ensemble sculpté fut commandé, vers 1527, par Edme Régnier de Romprey, lieutenant général au bailliage de La Montagne et Jeanne de la Ferté, sa femme, pour la chapelle du couvent de Cordeliers (Annonciation) de Châtillon

il y resta jusqu' en décembre 1594, date de la destruction du couvent, et fut transporté successivement en ville dans l' hôtel de Montmoyen, dans la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste-des-Cordeliers (dite des Mirebeaux, près la porte dijonnaise), en 1600 à l' hôtel de Montmoyen, vers 1608, retour à l' église de l' ancien couvent réaménagé (chapelle du sépulcre), acheté, avec le couvent, par Jean-Baptiste Garnier de Cernay le 12 mars 1791, il fut déposé, lors de la destruction des restes du couvent, par Simonet de Coulmiers, héritier de Garnier, en la chapelle Notre-Dame-de-Lorette à Saint-Vorles en 1832, puis du sépulcre .

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #chapelle, #couvent, #eglise, #fut, #sepulcre

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Publié le 28 Avril 2008



Avant d'être la Mairie ,ce bâtiment fut un couvent.

Le couvent de bénédictines fondé en 1129 au Puits d'Orbe (commune de Verdonnet) fut transféré à Châtillon en 1619 à l'initiative de Saint François de Sales, afin de rétablir la discipline dans la communauté.

Après adoption de la réforme en 1641, puis l'arrivée de religieuses du Val-de-Grâce (1643) et le passage de Louis XIV (1650) , de nouveaux bâtiments furent édifiés au cours du 3e quart du 17e siècle, semble t-il grâce à la générosité de la reine mère Anne d'Autriche : les travaux, encore en cours en 1666 (d'après Bouchu) , furent interrompus sans doute à la suite du décès de la reine, de sorte que la construction des corps de bâtiment sud-ouest et sud-est qui devaient fermer la cour carrée ne fut jamais entreprise.

Le couvent fut vendu comme bien national le 12 messidor de l'an V à Etienne Ligerot, puis acheté le 13 mars 1820 par la municipalité et le département afin d'y établir les services de l'hôtel de ville et de la sous-préfecture (ancien arrondissement de Châtillon-sur-Seine qui sera supprimé en 1926) : le percement de fenêtres à l'identique, dans les façades ouest et sud du corps de bâtiment nord, date probablement de cette époque, ou au plus tard de 1826 à la suite des travaux suscités par la création du quartier Marmont.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #batiment, #chatillon, #couvent, #fut, #mairie

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Publié le 26 Avril 2008

Entrée du château

Le château de la famille Marmont, où Bonaparte fut reçu les 12 et 13 mars 1796, alors qu'il se rendait à Nice prendre le commandement de l'armée d'Italie.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #bonaparte, #chateau, #chatillon, #fut, #seine

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Publié le 20 Avril 2008



Ce couvent de cordeliers fut fondé en 1226, hors les murs, au faubourg du Temple, là où se trouvait une chapelle appartenant au seigneur de Chamesson : de 1230 à 1248 eut lieu la construction du couvent et de son église qui englobait la chapelle des sires de Chamesson.

L'église fut consacrée en 1248 sous le vocable de l'Annonciation. Ces travaux avaient été financés en grande partie par le duc de Bourgogne, Hugues IV, puis par son fils Robert. Les ducs Jean-Sans-Peur et Philippe-le-Bon financèrent à leur tour des travaux d'embellissement.

Le couvent fut presque entièrement détruit pendant les guerres de Religion, en 1594, lorsque le baron de Thenissey, gouverneur de la ville, fit raser les faubourgs afin d'empêcher les troupes du roi de s'y établir : l'église fut partiellement épargnée. Vers 1608 débutèrent les travaux de reconstruction ; le cloître fut rebâti vers 1645, grâce à Louis Vignier, baron de Ricey. Faute de moyens suffisants, les travaux dureront jusqu'aux environs de 1688 (date gravée sur une lucarne de l'aile ouest) , bénéficiant finalement de la générosité de Louis XIV (2000 livres en 1687 et 5200 livres en 1690) . En 1705-1711, l'église qui se lézardait depuis 1698 fut consolidée.

Le 12 mars 1791, le couvent fut vendu comme bien national à Petiet et Bazile qui s'étaient portés acquéreurs pour J. B. Garnier de Cernay. En 1811,

l'ancien couvent fut donné en dot à Jeanne Garnier de Cernay lors de son mariage avec Claude Simonet de Coulmiers qui transforma l'édifice en hôtel.

C'est vraisemblablement à cette époque que les arcades du cloître furent partiellement murées et l'élévation Est du corps de bâtiment Est remaniée (baies couvertes d'un arc segmentaire) .
En 1832, C. Simonet de Coulmiers fit démolir l'église et la galerie sud du cloître qui barraient son champ visuel.
A la suite de cette démolition, l'extrémité sud du corps de bâtiment ouest fut remaniée, incluant les vestiges de l'angle sud-ouest de l'église du 13e siècle ; afin que l'élévation sud du corps de bâtiment Est soit d'équerre alors que le plan du cloître était trapézoïdal, il fallut la reconstruire.
Cette nouvelle élévation fut bâtie au sud du mur nord (conservé) de l'église.

Acheté par la municipalité, le couvent a été transformé en beaux logements….

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #cloitre, #couvent, #eglise, #fut, #sud

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Publié le 19 Avril 2008

Ce lavoir fut vraisemblablement édifié à la fin du 1er quart du 19e siècle : sa construction est postérieure à 1811, car elle fut effectuée sans autorisation par monsieur de Coulmier lorsqu'il devint propriétaire du couvent des Cordeliers constitué en dot à son épouse en 1811.
En 1928, l'entrepreneur Jules Grandadam, de Châtillon-sur-Seine, effectua d'importants travaux de réaménagement : démolition de l'ancien dallage remplacé par des dalles en ciment de Portland, construction de latrines, etc.

Peu d'années après, le lavoir fut entièrement refait d'après les plans et devis établis le 6 juin 1936 par l'architecte de la ville Marcel Trolliet.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #1811, #construction, #fut, #lavoir, #toujours

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Publié le 16 Avril 2008

L'Auditoire Royal devenu notre bibliothèque...

Cet édifice dit Auditoire Royal fut construit au cours du 1er quart du 17e siècle pour abriter le bailliage de la Montagne et l'hôtel de ville du quartier du Bourg : d'après Bourceret, les maisons qui se trouvaient à cet emplacement furent achetées en 1607, et, par lettres patentes du 10 janvier 1611, il fut octroyé la somme de 4000 livres sur tout le bailliage pour la construction de l'auditoire royal et de l'hôtel de ville.

La date 1619 est gravée sur les poutres des cachots qui occupent l'étage de soubassement du bâtiment principal.

Lorsque fut créée, après de nombreuses difficultés, une administration municipale commune aux quartiers du Bourg et de Chaumont (lettres patentes du roi Louis XIII en 1638) , l'Auditoire Royal resta le siège de l'hôtel de ville désormais commun aux deux quartiers.

En 1654, la chambre de ville et sa décoration furent entièrement refaites (inscription commémorative classée au titre objet en 1925) . Sous l'Ancien Régime, le bâtiment abritait également le présidial et la chambre de police.

Il fut le siège du tribunal de district pendant la Révolution.

Donné à l'Etat en 1805, en échange de l'ancien couvent des Carmélites, le bâtiment fut entièrement transformé en prison et le demeura jusqu'en 1926.


C'est en tant que Directeur de cette prison que le père de Francis Carco vint y travailler.

Dans le courant du 19e siècle, on reconstruisit l'escalier extérieur qui, depuis la cour antérieure donnait accès au rez-de-chaussée surélevé.

Depuis 1945, l'édifice est occupé par la bibliothèque municipale. La grille d'entrée, avec porte à deux battants en fer forgé datant du 18e siècle, provient de la maison de Charité détruite en 1940.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 13 Avril 2008

À la fin de mai 1795, Victorine et les siens reçurent à Châtillon Auguste de
Marmont, alors officier d’artillerie, accompagné d’un général de vingt-six ans,
dont elle n’avait jamais entendu le nom, lui-même accompagné de son jeune frère
Louis, qu’il menait sévèrement et accablait d’algèbre. Mme de Marmont, ne sachant
que faire de ce Bonaparte « maigre et pâle » qui ne desserrait pas les dents et que
certains traitaient tout bas d’imbécile, l’avait, en désespoir de cause, amené chez
ses voisins Chastenay.

Le premier contact fut tiède. En bonne jeune fille de la maison, Victorine se mit au piano et, pensant plaire à son hôte, chanta en italien :

« Je lui demandai si je prononçais bien ; il me répondit non, tout simplement. »


Le lendemain, au dîner, Bonaparte, maussade, ne répond aux convives que par
monosyllabes.

Piquée, Victorine l’entreprend et les voilà, entre les deux fenêtres du
salon, appuyés sur une console de marbre, le général se dégelant peu à peu. Il ne
lui cacha pas qu’il n’avait « aucune maxime ni aucune foi républicaines » et qu’il ne
croyait qu’à l’appui de la haute noblesse : « Je crois que Bonaparte eût émigré, si
l’émigration, en effet, eût offert des chances de succès. » S’il ne se disait pas
favorable aux terroristes, il ne l’était guère davantage aux thermidoriens. Puis ils
parlèrent d’Ossian, alors à la mode et que Bonaparte savait par coeur : « Il me
proposa de m’en apporter le recueil ; il allait à Paris et le retrouverait aisément.

« J’étais encore jeune et un peu prude ; l’idée de recevoir ce général et d’accepter de
lui un livre me parut manquer de convenance : je remerciai. J’avoue que depuis, et
plus d’une fois, j’ai regretté la visite et le livre. »

Puis ils s’entretinrent encore de Paul et Virginie et de la tragédie. Quand ils en vinrent à parler du bonheur, il lui dit « que pour l’homme il devait consister dans le plus grand développement possible de ses facultés ». Le général désormais apprivoisé, les jours suivants furent amicaux.

À vrai dire, Napoléon déjà perçait sous Bonaparte. Comme on se
réjouissait du calme revenu, malgré l’opposition des factions :

« Bonaparte ne craignit pas de dire que sa façon de voir était très opposée ; en pareil cas il convenait qu’une victoire complète fût à l’un des partis : dix mille par terre, d’un
côté ou de l’autre, autrement il faudrait toujours recommencer. »

Entraîné par Junot et Marmont, le général s’abandonna jusqu’à participer à de petits jeux de salon. Grand moment, du moins à la lumière des événements futurs :

« Par suite d’un gage touché, je vis à genoux devant moi celui qui vit bientôt l’Europe aux siens. »

On s’en tint là : un courrier rappelait Bonaparte d’urgence à Paris

Cet homme froid, préoccupé, secret, tranchant, dominateur, avait impressionné Victorine. En décembre 1797, elle manqua l’occasion de le revoir lorsque Talleyrand lui fit parvenir une invitation pour le bal donné en l’honneur du vainqueur d’Italie.

Hélas, prise de court, elle n’avait « ni robe sortable, ni souliers blancs, ni ajustement convenable ». Le moyen de résister à des raisons si féminines ? Elle n’alla pas au bal. Elle revit pourtant Bonaparte chez Joséphine, à un moment où elle souhaitai tune audience du Premier Consul pour arranger des affaires de famille. On était au salon lorsqu’il entra :

« Dirai-je qu’il fut surpris, et même un peu embarrassé ? Cela est pourtant
parfaitement vrai. Il me reconnut, vint à moi, me demanda des nouvelles de maman,
puis tout à coup si M. de Marmont était toujours aussi amoureux de moi. Je
répondis, avec assez de fierté, que je ne pensais pas qu’il l’eût jamais été, et que,
d’ailleurs, il était marié depuis deux ans. Les questions ne portèrent plus que sur mes
talents de musique, dont Bonaparte me parla avec éloge ; puis il m’engagea à venir
passer des soirées dans leur intérieur, et me priant de l’excuser, il sortit aussitôt, suivi
de Mme Bonaparte, qui revint un moment après. On croira ce qu’on voudra croire,
moi-même je n’y ai rien compris : pendant tout cet entretien, dont le ton un peu
supérieur ne m’obligeait pas entièrement, cette femme tremblait comme une feuille
agitée. Il est très sûr qu’elle m’a toujours comblée de politesses, et toujours tenue
éloignée non d’elle, mais de son époux. Je n’étais pas trop dans le cas de lui inspirer
de la jalousie, cependant alors j’étais assez brillante. Je connaissais ses beaux-frères,
qui alors n’épargnaient rien pour éloigner d’elle Bonaparte ; on publiait des écrits de
plusieurs genres pour le décider au divorce. Que sais-je ce qu’elle pouvait penser,
puisqu’elle me connaissait si peu ? Quoi qu’il en soit, je terminai l’entretien en la
priant de demander pour moi une audience ; elle s’en chargea, aussi ne l’ai-je point
obtenue «

Elle devait le rencontrer une dernière fois sous l’Empire. Priée à un bal chez Savary, duc de Rovigo, elle le vit entrer avec Marie-Louise, enceinte du Roi de Rome. Napoléon entreprit, d’un pas pressé, de passer en revue les dames alignées sur un rang. Victorine l’ayant entendu se montrer peu amène à l’égard de la duchesse de Brancas, elle eût souhaité échapper à la présentation :

« L’Empereur me dit aussitôt que sûrement il me connaissait, qu’il se souvenait de
m’avoir vue. Flattée qu’il m’eût épargné la question toujours un peu rude : « Votre
nom ? » je m’empressai de l’articuler. « Oui, sans doute, me dit-il, je vous connais, je
vous ai connue. Je vous ai vue à Châtillon ; vous étiez chanoinesse. Comment se
porte madame votre mère ? » À ce début obligeant, l’Empereur ajouta : « Vous
souvenez-vous de cette longue conversation que nous eûmes ensemble à Châtillon ?
Vous en souvenez-vous, dites-moi ? Il y a seize ans, seize ans en vérité ! Elle fut bien
longue, cette conversation ; dites-moi, vous en souvenez-vous ? » Il répétait : « Il y a
seize ans ! » et invoquait mes souvenirs, en paraissant lui-même en rappeler de
profonds. Je répondais de mon mieux ; ma reconnaissance était vive. Il me dit que
j’avais fait plusieurs ouvrages marquants ; que, sans les avoir lus, parce que le temps
lui manquait, il en avait su le mérite, et par conséquent le succès. Il ajouta que j’étais
une Muse, et me demanda si j’avais cultivé mes beaux talents sur le piano, qu’il
n’avait pas pu oublier. Après deux ou trois autres phrases, toujours également polies,
l’Empereur passa à ma voisine ; il lui dit un mot de forme, parcourut rapidement le
reste du cercle, et ne tarda pas à se retirer «

Victorine avait retenu l’attention du maître et se vit donc aussitôt entourée de
courtisans flairant une possible favorite. Elle crut bon, dès le lendemain, de faire
relier ses ouvrages et de les envoyer à l’Empereur, qui fit placer le Génie des anciens dans sa bibliothèque, Udolphe et le Calendrier de Flore dans celle de l’Impératrice :

« Il ne me fit pas dire un seul mot, et je ne l’ai jamais revu. »

Si Mme de Chastenay a dû être flattée du souvenir que Napoléon avait
conservé d’elle, elle n’a pourtant pas apprécié son régime ni sa poigne impitoyable,
et son père pas davantage. M. de Chastenay était entré au Corps législatif
heureux de toucher des appointements, mais il écrit à un ami :

« Je ne crois pas, mon ami, qu’à aucune époque l’espèce humaine se soit montrée aussi dégradée qu’elle paraît aujourd’hui dans la nation française ;
imaginez que cette nation que vous pouvez vous rappeler avoir vue, il y a vingt cinq
ans, montrer tant d’amour pour la liberté, le porter même jusqu’au fanatisme
et au délire, est depuis neuf ans soumise au despotisme le plus absolu dont le
pouvoir s’exerce sur lui de la manière la plus rigoureuse qui à peine trouverait son
exemple dans le Levant. Vous serez porté à croire qu’au moins elle a, dans cet
espace de temps, tenté quelques efforts pour secouer le joug sous lequel elle gémit,
vous seriez dans l’erreur, et votre surprise sera sans doute bien grande, quand vous
saurez que dans ce moment même, elle est armée et combat pour garantir la durée
d’un régime qu’elle abhorre… »

Sa fille aussi juge sévèrement le despote et, au fil des Mémoires, son image se dégrade. Le jeune général qui l’avait impressionnée et peut-être séduite fait place sous sa plume à un tyran sacrifiant tout à son ambition insensée et qu’elle finit par traiter de fou dangereux. C’est pourquoi, bien qu’orléaniste, elle applaudira à la Restauration des Bourbons.

Bonaparte fut certes la rencontre la plus prestigieuse de Victorine, mais elle a
approché nombre d’autres personnages de la Révolution, du Consulat de l’Empire.
Barras, par exemple, qui l’invita souvent à ses réceptions où elle rencontrait Tallien
ou Fréron, mais où elle s’ennuie ferme. :

« Sa mine était fière, son regard vif, toutson extérieur distingué et réellement imposant. »

Elle a bien connu Fouché ;

« grand, maigre, pâle » et « habile à se rallier au vainqueur ». Adroit, surtout, et
indéchiffrable : « Avec de vrais talents, il avait du charlatanisme. Sa conversation
avait toujours de l’abandon, toujours de la franchise, en tant que conversation,
parce qu’il ne se croyait pas obligé de se rappeler toujours ses paroles. ».

Parmi les dames, elle distingue Mme Tallien, impressionnante par sa beauté et son aisance un peu froide, ou Mme de Staël, qui se plaît à la taquiner :

« Elle me demandait quelquefois, en riant, et tout haut, si j’avais un amant » .

Elle la retrouva plus tard flanquée de Schlegel et de Simonde de Sismondi comme d’une paire de sigisbées, et lui dit son admiration pour De l’Allemagne, « indignement mis au pilon ».

Elle reconnaît que l’illustre opposante à Napoléon « n’a jamais fait une
méchanceté et que le génie brille dans ses ouvrages », mais aussi qu’il n’était pas
commode de converser avec elle : « On ne devait guère songer qu’à la faire parler.
Il y aurait eu plus que de la présomption à entreprendre une discussion avec elle
devant témoins, et dès qu’un entretien où elle avait part commençait, on eût dit
qu’on jouait au proverbe, et chacun venait l’écouter »

. Benjamin Constant, lui, paraissait rarement, « souvent très isolé », affectant « un ton de demi-persiflage, qui masque toutes les opinions » . L’entourage de
Bonaparte est présent aussi : Lucien, « vif, spirituel, peu mesuré dans ses saillies »,
Joseph, « doux et gracieux », Bernadotte, « sans beauté, sans un esprit brillant »,
mais remarquable dans un salon par sa haute taille, ses cheveux noirs, « ses dents
d’une éclatante blancheur ».

Elle vit souvent Talleyrand :

« Je ne sais comment ce politique un jour me dévoila le secret de sa vie ; il fallait toujours, disait-il, se mettre en situation de pouvoir choisir entre deux partis »

Liée surtout, en raison de la situation de son père, avec des hommes de
pouvoir, elle fréquente moins les gens de lettres. Elle voit cependant Marie-Joseph
Chénier, toujours poursuivi du soupçon d’avoir trahi son frère et dont elle n’aimait
pas le Charles IX aux accents jacobins et elle s’enhardit à lui dire qu’il écrivait mal :

« Il me crut folle, et il me le dit » .

Il la condamna à lire son Fénelon et luifit cadeau d’un exemplaire de Charles IX retouché. Victorine a encore retrouvé Mmede Genlis, logée à l’Arsenal, qui lui témoigna toujours beaucoup d’affection etdont elle aimait la conversation enjouée et spirituelle, ou Bernardin de Saint-Pierre, l’admiration de son adolescence, qui la charmait par sa douceur et sa bonhomie.
Comme elle rêvait d’écrire un opéra, elle se présenta chez Grétry pour
obtenir ses conseils et le trouva « enfoncé dans un immense fauteuil » et d’humeur
réservée. Elle comprit qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre et entreprit
de le séduire :

« Je fis fumer l’encens que je m’étais proposée de brûler pour lui. Je
repris courage, en un mot, par degrés, et il est impossible d’avoir été peu à peu plus
aimable que ne le fut aussi Grétry »

. Le vieil abbé Delille, « le Virgile français », flatté de l’intérêt d’une jeune femme, lui récita complaisamment des vers et la pria de se mettre au piano. En revanche, Antoine-Vincent Arnault,thuriféraire de l’Empereur, lui déplut. Pour fêter le retour de Napoléon après Austerlitz, Arnault avait composé à la hâte une incroyable flagornerie
intitulée Le Retour de Trajan, jamais représentée mais lue dans les salons, et sur
laquelle il demanda l’avis de Mme de Chastenay :

« Nous ne pouvions en croire nos oreilles, et je ne m’explique pas encore cette monstrueuse production. […] Je me tirai heureusement d’embarras par une prompte retraite, mais j’eus besoin de rire tout le soir ! »

. Elle n’a du reste pas grande estime pour une littérature de commande, faite pour plaire au maître :

« Ce fut pour Bonaparte une fantaisie impossible à satisfaire que celle de créer un siècle littéraire. Toute production devait servir de cadre à l’apothéose d’un nom, à la paraphrase d’une maxime. Il y avait, d’ailleurs, mille sujets interdits même à la pensée . Le jeune Charles Brifaut en sut quelque chose, qui vit, malgré l’avis de Talma, sa tragédie de JaneGrey rejetée sans discussion par l’Empereur, parce que, trancha-t-il, ce sujet « était de ceux qu’on ne devait pas encore produire sur la scène »

et Raynouard subit le même sort pour ses États de Blois, interdit par Napoléon avec cette sentence :

« On ne fait pas assassiner le duc de Guise ; on nomme une commission et on le fait pendre. »

Elle se lia surtout avec le fragile et discret Joseph Joubert, avec qui elle entretint une amicale correspondance et dont la touchaient la bonté et délicatesse:

« J’ai dit de M. Joubert qu’en lui tout était âme, qui semblait n’avoir rencontré un
corps que par hasard, en ressortait de tous côtés et ne s’en arrangeait qu’à peu
près » .

Jolie formule que Chateaubriand retint et consigna dans ses Mémoires d’Outre-Tombe. Ses rapports avec l’Enchanteur demeurèrent cependant assez tièdes, en dépit de ses avances. Elle l’avait entrevu deux ou trois fois mais ne fit vraiment sa connaissance que chez une dame qui présentaVictorine comme un auteur :


« Je crois que sur ce mot il me prit en grippe, et moije me promis de garder le silence. »

Comme il fallait bien tout de même engager la conversation à table, « je hasardai de dire combien René m’avait inspiré d’intérêt.“René, reprit M. de Chateaubriand, c’est un véritable imbécile”. Tout fut fini, et à peine hors de table, l’auteur de René avait fui la maison »

. Elle le rencontra encore après le pèlerinage de l’écrivain à Jérusalem, se promettant bien, cette fois,de ne pas s’occuper de lui, mais Chateaubriand, de meilleure humeur, consentit à raconter son voyage :

« Il parlait avec feu, avec simplicité. On reconnaissait en lui une bonhomie charmante, une franche gaieté et, on peut bien le dire, le plusbrillant esprit » .

Comme elle avait su écouter et se taire, Chateaubriand consentit à la juger aimable et elle le retrouva à plusieurs reprises dans la Vallée au-Loup, en compagnie de Joubert, où il lui montra une bouteille contenant l’eau du Nil et une autre celle du Jourdain et quelques pierres ramassées à Athènes.

L’Empereur le voulant à l’Institut, Chateaubriand fit les démarches nécessaires et
raconta à ce sujet à Mme de Chastenay une plaisante anecdote :Lorsqu’il faisait les visites d’usage aux membres de l’Institut qui devaient lui donner leurs voix, par suite d’un ordre supérieur, il était arrivé chez l’abbé Morellet. Ce vieillard tenait un livre et s’était endormi ; réveillé en sursaut quand M. de Chateaubriand se présenta, il laissa tomber son livre en criant : « Il y a des longueurs ! » et ce livre était précisément Le Génie du christianisme …

En dépit de ses efforts, elle ne réussit jamais à l’attirer vraiment chez elle, ce
qu’elle met sur le compte de sa propre conversation, « toujours un peu sérieuse,
généralement raisonnable et le plus souvent sans aucun trait » qui manquait de ce
qui pouvait « captiver une imagination ardente et avide d’idées ». Il vint pourtant
quelquefois, mais ce fut pour l’entendre jouer au piano, accompagnée par le
violoniste Baillot. Deux billets déclinent d’ailleurs, courtoisement mais
résolument, d’autres invitations. Sans doute Victorine en conçut-elle quelque dépit
et elle l’accusera plus tard d’avoir introduit dans la littérature « une coupable
anarchie » et, girouette en politique, d’avoir été « « le mauvais génie de tous les
gouvernements, qui a vendu son ombre par amour des gros sous ».

Mme de Chastenay accueillit avec joie la fin d’un règne qui avait saigné la France à
blanc pour la gloire et l’ambition d’un homme. Orléaniste depuis sa jeunesse, elle
est pourtant heureuse du retour des Bourbons et de la monarchie. Ses Mémoires
s’achèvent sur ces mots :

« Ah ! si jamais fut vérifié le mot adressé par M. Bailly au roi Louis XVI, ce fut dans
l’événement tant de fois béni de ce retour : “Henri IV avait conquis son peuple, ce
jour-là le peuple avait reconquis son roi. »

Les Mémoires de Mme de Chastenay furent publiés par Alphonse
Roserot, beau-fils de Gustave Lapérouse, ancien sous-préfet de Langres, luimême
fils d’Alexandre Lapérouse, exécuteur testamentaire de Victorine.

Parmi lesmémorialistes de son temps, Mme de Chastenay est l’un des plus ingénus mais aussides plus sincères.

Du XVIIIe siècle, elle a l’urbanité, la modération dans le propos,la politesse dans l’écriture. Elle est aussi un lucide observateur des événements etapporte un témoignage non négligeable sur les effets de la Révolution en province,en Normandie et en Bourgogne. Elle sait l’art du portrait, du trait qui fixe uncaractère et une personnalité, la manière légère et pittoresque de rendre l’atmosphère d’une soirée aux Tuileries ou à la Malmaison.









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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #bonaparte, #fut, #mme, #toujours, #victorine

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Publié le 13 Avril 2008

Quoi qu’il en soit, il fut réélu député le 1er août 1846 avec 57% des votants, et suivit la même ligne de conduite.
En février 1848, il vit avec regret tomber la monarchie de Louis-Philippe, mais accueillit avec joie l’avènement du régime présidé par Louis-Napoléon Bonaparte.

En 1850, la mort de de Féletz lui ouvrit les portes de l’Académie française, tandis que l’Empire le rappelait à de hautes fonctions dans l’Université : inspecteur général de l’enseignement supérieur (mars 1852), secrétaire du conseil de l’instruction publique, professeur d’éloquence française à la faculté des lettres.

Ce fut dans une de ses leçons qu’il exposa sa théorie des « deux morales », qui lui resta.
Il distingua la morale ordinaire, qui régit les actions des simples particuliers, et celle, plus large, applicable seulement aux princes, qui peuvent violer leurs serments, emprunter des millions sans les rendre, etc.
Le chahut qui s’ensuivit trouva sa conclusion en correctionnelle, où plusieurs étudiants furent condamnés à de la prison, transformant une explosion de potaches en événement politique, et popularisant son sobriquet d'« homme à deux morales ».

En 1856, il fut fait commandeur de la Légion d'honneur et, en 1857, directeur de l’École normale supérieure. Le 22 janvier 1867, un décret impérial l’appela au Sénat, où il retrouva son ancienne conduite de député : il approuvait de ses votes l’Empire autoritaire et évitait la tribune. La chute de l’Empire le rendit à la vie privée.

Le lycée de Châtillon sur Seine porte son nom.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #academicien, #conduite, #deux, #empire, #fut

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Publié le 12 Avril 2008

Cette fontaine monumentale fabriquée en Haute-Marne (inscription à la base de la structure en fonte : ANDRE 1851 VAL-D'OSNE) avait été achetée par la ville de Paris qui la vendit, vers 1860, à la ville de Dijon où elle fut installée au centre de la place Darcy.

En 1879, la ville de Châtillon-sur-Seine acheta la fontaine pour la somme de 600 francs : une vasque circulaire fut alors ajoutée pour couronner la fontaine.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #fontaine, #fut, #marmont, #place, #ville

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Publié le 12 Avril 2008

Cette porte de ville fut édifiée en 1765 après modification du tracé du Grand Chemin de Paris à Châtillon : l'ancienne porte, dite porte de l'Abbaye, ne correspondait plus au nouveau tracé.

Les projets de l'architecte châtillonnais Léger ayant été rejetés, c'est un projet établi par Pierre-Joseph Antoine, sous-ingénieur des Ponts et Chaussées de la province de Bourgogne, qui fut adopté. L'adjudication des travaux eut lieu le 20 mai 1763 en faveur de Claude Berthelemot, entrepreneur à Chamesson.

Les travaux étaient achevés en 1767.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

Publié dans #fut, #paris, #porte, #trace, #travaux

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Publié le 12 Avril 2008

La compagnie des Chevaliers de l'Arquebuse de Châtillon fut créée en 1575 par lettres patentes du roi Henri III : en 1601, un terrain, fut acquis avec l'autorisation du duc de Biron, gouverneur de Bourgogne. Les travaux de construction de l'établissement s'achevèrent en 1619 : il comprenait une salle de réunion et de tir, et un logement pour le gardien.

La façade sur rue était ornée d'un buste en bronze représentant Henry IV qui fut ôté pendant la période révolutionnaire.

Au dessus de la porte cochère, était gravée une inscription, aujourd'hui illisible, qui avait été relevée par H. Frérot :

CE PRINCE N'EST PAS MORT, QUOIQUE UN FER HOMICIDE PLONGE DE DANS SON SEIN LUI AIT FERME LES YEUX : SA BONTE, SA VERTU, SES ACTES VALEUREUX LE FONT REVIVRE EN NOUS MALGRE CE PARRICIDE.

L'édifice est constitué de deux corps de bâtiment construits de part et d'autre de la porte cochère et reliés par une galerie haute établie au revers de la façade sur rue ; le terrain de tir était situé à l'ouest.


(NB:l'entrée est défigurée par le panneau publicitaire d'un jardinier ...dommage !)

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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