Publié le 4 Novembre 2009
source
Publié le 8 Septembre 2009
Hier, c'était la sainte Reine..
Mais qui était donc Sainte Reine ?
En 252, une jeune gauloise de seize ans prénommée Reine, convertie au christianisme, faisait paître ses moutons au pied du mont Auxois, site aujourd'hui présumé de l'oppidum d' Alésia.
Le gouverneur romain des Gaules, Olibrius (ou Olimbrius), voulut abuser d'elle mais elle résista et refusa même le mariage pour ne pas abjurer sa foi.
Voici la statue de Reine qui se trouve à l'entrée du village d'Alise...
Reine refusant d'abjurer sa foi fut martyrisée et décapitée..
Sur le lieu de son martyre ,on dit qu'une source miraculeuse jaillit, voici la "source de Sainte Reine".
Le village, Alise-Sainte-Reine, qui se développa au pied du mont Auxois la prit pour patronne.
Une chapelle lui est consacrée,près de la source miraculeuse:
On peut y voir de nombreuses représentations de la Sainte..
Chaque année, les habitants organisent la représentation d'un mystère à sa mémoire et en son honneur. Cette tradition est attestée depuis 866 et perdure encore aujourd'hui.
Ce serait le plus ancien mystère célébré sans interruption en France.
Il a eu lieu cette année, le mois dernier, des photos de l'événement sont visibles dans la chapelle , impossibles à photographier de face,car trop brillantes :
En 1698,les époux Desnoyers ,émus par les malades qui venaient en pélerinage à la source de Sainte Reine,décidèrent de fonder un hospice et ils reçurent l'appui de Saint Vincent de Paul..
Cet hospice existe toujours.
Un autel nous en fait souvenir:
Petite anecdote: ma grand-mère ,originaire de Saône et Loire me disait toujours en voyant une porte de placard ou d'armoire ouverte :
"Mais ferme donc ta Sainte Reine"..
Je me suis toujours posé la question de savoir d'où venait cette expression..
Je lui ai demandé maintes fois pourquoi elle disait cela,sans qu'elle puisse me l'expliquer ..
J'ai trouvé la clé de l'énigme il y a peu, hélas je n'ai pu la lui révéler, elle était décédée depuis longtemps ..
Aux temps anciens, des colporteurs parcouraient la Bourgogne avec une boîte fermée qu'ils ouvraient devant les clientes une fois leurs achats effectués, pour les remercier, et dans cette boîte se trouvait....une petite statue représentant Sainte Reine..
Les villageois appelèrent donc tout meuble muni de battants une "Sainte Reine"...
Pour ma part, je pense (et je ne suis pas la seule) que l'histoire de Reine n'est qu'une légende inventée par les premiers adeptes du Christianisme pour ôter à cette source son caractère païen car, en effet, elle était déjà miraculeuse au temps des druides et elle attirait de nombreux pèlerins.
Il fallait ,pour les nouveaux Chrétiens, extirper coûte que coûte tout ce qui rappelait ces temps païens...Les moines de Flavigny , où se trouvent les reliques de Sainte Reine, ne seraient pas étrangers à la diffusion de cette jolie histoire...
En effet, des similitudes existent avec la vie de Sainte Marguerite d'Antioche et on peut penser que le récit de l'histoire de Sainte Reine est apocryphe...
J'espère ne pas me faire d'ennemis en disant que, pour moi,la vie de Sainte Reine n'est qu'une ...légende !!!!
Alise Sainte Reine possède d'autres trésors , bien réels ceux-là: les restes de la cité d'Alesia qui vit la défaite de Vercingétorix sur Jules César..
Un nouveau musée est en construction,il remplacera celui-ci ,fermé pour travaux..
Je me propose de le visiter lorsqu'il sera terminé , et de vous montrer des photos des fouilles qui se poursuivent toujours, en haut du Mont Auxois..
En attendant , je n'ai pu m'empêcher de photographier cette statue du héros Gaulois , voulue par Napoléon III , oeuvre d'Aimé Millet, et érigée en 1865..
Le socle de la statue de Vercingétorix est de Viollet -le-Duc..
Une croix se dresse à proximité,peut-être pour christianiser le lieu ?
Publié le 22 Septembre 2008
Publié le 2 Juillet 2008
La Seine qui traverse Châtillon sur Seine,prend sa source dans une partie de la Côte d'Or ,nommée "la montagne".
C'est le nom de cette partie du département qui s'étend entre Dijon et Châtillon sur Seine,première ville qu'elle traverse...
La Seine prend sa source dans un petit village appelé Saint Germain,au nom duquel on a accolé "source Seine".
(Les photos sont l'oeuvre d'un de mes amis qui vient très souvent se" ressourcer",c'est le cas de le dire,dans le Châtillonnais,berceau de ses ancêtres...)
Publié le 2 Juillet 2008
Publié le 2 Juillet 2008
L'une des sources de la Seine est située dans le nymphée conçu au XIX° siècle par les architectes Davioud, Baltard et Combaz.
À l'intérieur du nymphée, la statue représentant la nymphe de la Seine, est une copie de l'oeuvre du sculpteur bourguignon Jouffroy.
Mon ami Michel l'a photographiée en hiver...
Publié le 2 Juillet 2008
Publié le 2 Juillet 2008
Publié le 2 Juillet 2008
Des stèles, des sculptures, ainsi que la collection de plus de 300 ex-voto en bois découverts par Roland Martin et Simone Deyts entre 1963 et 1967, sont aujourd'hui visibles au Musée Archéologique de Dijon.
La découverte dans le sanctuaire d'un fanum de tradition celtique par Gabriel Grémaud et Roland Martin, atteste de façon irréfutable la présence importante de courants celtiques dans la région à la période gallo romaine.
Les différentes campagnes de fouille ont permis de retrouver la source sacrée canalisée , et deux bassins destinés aux ablutions des pélerins qui se rendaient au sanctuaire pour y déposer leurs ex voto.
Publié le 2 Juillet 2008
Publié le 2 Juillet 2008
Publié le 24 Juin 2008

La rue de la Douix,s'étire entre la porte du Recept (ou de la Douix) et la magnifique source vauclusienne de la Douix.
Plusieurs moulins divers, des lavoirs, des tanneries étaient jadis édifiés à proximité et longtemps on appela rue des Tanneries la voie allant de la porte de la Douix à la source.
L'arrêté du 21 janvier 1865 fixa définitivement son nom.
Publié le 27 Avril 2008
Publié le 20 Avril 2008
Publié le 12 Avril 2008

Cette source a été un lieu de culte celtique dès le premier âge du fer comme l'attestent les quelques 350 fibules de fer et de bronze datées du VIe au IVe siècle av. J.-C. trouvées en 1996 lors de l'assèchement par pompage pour explorer le site. Ces fibules étaient jetées dans les eaux suivant un rituel inconnu. La tradition s'est perpétuée jusqu'au XVIIIe siècle car l'on a retrouvé également de nombreuses épingles de cette époque. Avec la christianisation, la source a été placée sous le patronnage de la Vierge Marie, dont une statue a été placée dans une niche de la falaise. Ces fouilles ont également permis la découverte d'environ 40 ex-voto de l'époque gallo-romaine sous forme sculptures en calcaire de facture rustique.
L'abbé Tridon décrivait en 1847 la source qui jaillit en plein coeur de Châtillon-sur-Seine dans ces termes :
La Douix, comme la Seine dont elle est la soeur, eut vraisemblablement son génie ; et le génie, son temple et ses autels. Au point de la montagne où cette fontaine est située, s'élève à 80 pieds de hauteur une roche nue et coupée à pic ; on dirait la vieille façade d'un temple rustique couronnée de verdure ; c'est au pied de cette masse imposante, sous les arceaux d'une voûte rembrunie qui rappelle l'antre du vieux Protée que coule, fraîche et limpide, la source qui en habite les profondeurs.
























































