Publié le 28 Mai 2008
Publié le 28 Mai 2008
Publié le 28 Mai 2008
En 2008, voici ce que j'écrivais, sous cette photo, dans le chapitre "maisons à colombages" de Châtillon sur Seine :
Rue du Bourg on peut voir une maison à colombages, d'époque Renaissance, devenue un café, défigurée par des publicités, quel dommage !
En 2022 cette très belle maison a brûlé, elle est actuellement complètement rasée.
Je reprends donc cet article du chapitre "Maisons à colombages", en le complétant.
En effet, depuis l'incendie de cette maison, j'ai reçu de monsieur Antoine Lacaille, Docteur en Histoire de l'Art, titulaire d'une thèse sur les maisons à colombages en Côte d'Or, une étude détaillée sur ce bâtiment, avec ses photos personnelles d'avant le désastre.
Antoine Lacaille m'autorise, avec bienveillance, à reproduire ici son étude, merci à lui !
Le mercredi 28 décembre, un incendie ravage une demeure inoccupée à l’angle de la rue du Bourg et de la rue du Recept à Châtillon-sur-Seine.
Dès le lendemain, la construction est abattue (à l’exception de la tourelle d’escalier en pierre) en raison du risque élevé d’éboulement.

Il s’agissait de l’une des dernières maisons à pan de bois de la ville, présentant deux façades en angle de rue, développée sur cinq niveaux (en comptant la cave), dotée de décors Renaissance remarquables (tête d’homme et d’angelots en abouts de poutre), avec des formes d’assemblages du pan de bois assez évolué, un double encorbellement marqué par une forte mouluration.


Reconnue dans les archives, cette demeure pourrait dater des années 1530.
Les plafonds et la charpente étaient certainement d’origine, hélas ils n’ont pas été étudiés.
Il faut regretter l’ampleur du sinistre, qui nous prive aujourd’hui de l’une des maisons médiévales les plus notables du Châtillonnais, située dans un des coins les plus pittoresques de la ville.
Espérons que d’ultimes mesures pourront être prises pour sauvegarder ce qui peut l’être (prélèvement de poutres, au minimum celles décorées, suivi archéologique en cas de travaux…). La maison n’était pas protégée au titre des Monuments historiques.
Antoine Lacaille
Docteur en Histoire de l'Art (Architecture médiévale)
Responsable de recherches archéologiques Inrap Grand-Est (base de Metz)
Président de l'Association Les Amis de Saint-Clément
Bibliothécaire-archiviste et responsable des collections de la Société des sciences de Semur-en-Auxois
A consulter , le blog d'Antoine Lacaille sur les maisons médiévales en Côte d'Or :
Publié le 27 Mai 2008
Publié le 27 Mai 2008
http://www.greatervancouverparks.com/HARRISONSandCastles01.html
Publié le 27 Mai 2008
Il y a quelques années de cela, nous aimions déjeûner dans un excellent restaurant de Montbard « l’hôtel de la Gare » , où œuvrait un chef deux étoiles exceptionnel : Monsieur André Belin.
Nous y avons fêté les baptêmes de nos enfants... et chaque fois nous y dégustions un savoureux saulpiquet…
Le saulpiquet est un mets morvandiau, mais Monsieur Belin avait nommé le sien "le Saulpiquet Montbardois ", quel délice !
Voici la recette du saulpiquet de base, je n’ai pas la recette de monsieur Belin, celui-ci nous ayant quittés depuis longtemps,hélas !
Il faut pour le saulpiquet Morvandiau :
-des tranches épaisses de jambon cuit (100g par tranche environ) et des chutes de jambon
-du beurre
-un verre de vin blanc (pour 4 tranches)
-un verre de bouillon (ou de concentré)
-sel,poivre
-4 ou 5 baies de genièvre
-3 ou 4 échalotes
-2 cuillères à soupe de vinaigre
-150g de crème
-des grains de poivre (selon le goût)
-farine pour le roux
Faire un roux, mouiller de vin blanc et de bouillon.
Y mettre les chutes de jambon, sel, poivre, les baies de genièvre, deux échalotes hâchées finement.
Cuire une dizaine de minutes.
Dans une petite casserole, écraser les grains de poivre, y mettre le reste des échalotes hâchées, mouiller de vinaigre, réduire complètement
Mouiller de la première sauce, laisser réduire encore.
Pendant que la sauce réduit faire sauter au beurre les tranches épaisses de jambon.
Incorporer la crème fraîche et une noix de beurre à la sauce, verser sur les tranches de jambon.
C'est délicieux le saulpiquet !
Je l’ai fait dernièrement avec des tranches de jambon de sanglier que nous avions fait préparer par Monsieur Christian Janet, charcutier à Aisey sur Seine, qui travaille admirablement….(mon mari avait reçu le cuissot d’un sanglier qu’il avait tué à la chasse)
Merci Monsieur Belin de nous avoir fait découvrir ce plat, simple mais tellement savoureux, de notre chère Bourgogne !
PS : je viens d'apprendre que Monsieur Belin ajoutait à son saulpiquet Montbardois, une purée de champignons de Paris.
Publié le 25 Mai 2008
http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/lascaux/fr/
Publié le 24 Mai 2008
L'ambiance est aussi sonore.
C'est superbe !
http://www.olympus-global.com/en/event/DITLA/index.html
Publié le 23 Mai 2008
J'adore ses jeux de lettres ....
(dans sa famille,m'explique-t-elle,les enfants ont presque tous un prénom commençant par un R...C'est cette singularité qui l'a inspirée...)
Le bon R
Il y a de la joie dans l’air :
Un bel enfant vient de naître.
« Donnons-lui cet R joyeux »
disent les parents.
L’R du père, l’R de la mère,
Et ceux du parrain et de la marraine.
Des airs de famille, pourrait-on dire.
Les nerfs ne sont pas fragiles, on n’est pas en ville.
C’est solide un R, fort et franc.
Bien campé sur ses deux pattes mais prêt à partir,
Le sac sur le dos, léger comme l’air.
Il assure un bel avenir ce conquérant.
Voyez la pierre avec ses deux R, la terre aussi,
les branches, les fleurs, les racines,
de bons R de terroir : celui qu’on aime…
Fort et franc, mais pas fier :
Voyez comme il roule, surtout par ici, gai comme un ballon.
On dirait même qu’il dribble dans la gorge de nos grands-mères.
« Venez au bon air cueillir l’herbe aux lapins ! »
dit la mère à ses filles.
C’est que l’ R est beau aussi :
rond mais pas trop, comme ce D tout ventru,
droit mais pas raide, comme ce H symétrique.
Belle harmonie entre le souple et le pointu.
Et si généreux, voyez vous-même :
de l’eau, de l’R et voilà de l’or dans nos forêts.
Une bonne nature que ce R
toujours à rire entre le i et le e
Entre le père et la mère.
Publié le 22 Mai 2008
Publié le 21 Mai 2008
(Cette Eglise est très difficile à photographier,car elle est enclavée dans les maisons de la rue Docteur Robert.Je ne suis pas habile comme Christian Labeaune...Je mets donc une photo prise par Jean Beaufils,tirée du livre de Michel Belotte "histoire de Châtillon sur Seine")
L'Eglise Saint Jean a été consacrée en 1551.
Elle est le fruit des générosités d’un bourgeois de la ville.
A l’intérieur, le vitrail qui présente l’arbre de Jessé (comme dans l’église Saint-Nicolas) date du XVIe siècle.
Le chœur a été réaménagé au XVIIe siècle.
L’autel qui s’y trouve est une pièce maîtresse de style Louis XIII.
Des sculptures de sainte Anne, de la Vierge, et d’un Christ de pitié ornent les collatéraux.
Publié le 21 Mai 2008
Publié le 21 Mai 2008
Publié le 21 Mai 2008
La forêt de Châtillon sur Seine est composée à 90 %de feuillus ,principalement de chênes et de hêtres.Les résineux ,de plantation récente, occupent environ 10% de sa surface.
Le chêne peut avoir une taille maximale :de 50 m,mais il n’atteint pas cette taille en forêt de Châtillon où l’exploitation forestière est régulière ,régulée par l’ONF,puisqu’il s’agit d’une forêt domaniale…
Ses branches basses sont puissantes et leur aspect tortueux est caractéristique en hiver.
Son feuillage n'est pas très dense et on aperçoit les branches même en été.
Son tronc peut atteindre 2 m de diamètre ,mais on n’en trouve plus de cette taille dans la forêt,car les coupes y sont régulières . Il est robuste et droit.
Les racines du chêne pénètrent profondément dans la terre en pivot, au détriment des racines latérales moins développées.
Son écorce est lisse et claire chez l'arbre jeune, elle devient foncée et grise chez l'adulte et se creuse de profonds sillons longitudinaux.
Les feuilles sont caduques et alternes,elles ont un bord lobé .
La fleur mâle est regroupée en chapelets pendants et discrets en avril, en même temps que l'apparition des feuilles , les femelles sont isolées ou réunies en petits en épis dressés. Elle portent 6 à 8 étamines.
Le fruit est le gland qu’adorent les sangliers…
Riche en amidon, ile gland servait aussi autrefois à engraisser les porcs.Les enfants ,pour les nourrir ,allaient faire » la glandée »..
Torréfié, il constituait un substitut de café….beurk….
On utilisait le bois de chêne pour les charpentes,les escaliers,les huisseries taillées à la hâche et à l’herminette..
C’est toujours un excellent bois d’ébenisterie….
C’est un bon bois de chauffage qui dure longtemps car il se consume lentement,contrairement au foyard qui donne un feu vif et clair.
Publié le 21 Mai 2008
Le hêtre que l’on appelle chez nous « foyard » peut atteindre 30 à 40 m de hauteurSon tronc est allongé et recouvert d’une écorce lisse de couleur gris argenté.
Ses feuilles mesurent de 5 à 10 cm et sont alternes, simples, ovales et presque entières.
Les bourgeons du hêtre sont pointus et mesurent 15 mm environ.
Ses fleurs apparaissent vers mai.
Les fruits, eux, arrivent à maturité en septembre ou en octobre.
Ce sont les faines triangulaires groupées par 4 dans des petites bogues assez dures,dont se régalent les animaux de la forêt...
Le hêtre enrichit le sol de ses feuilles mortes.
Son bois dur était utilisé pour la fabrication de sabots,de meubles, de billots pour couper la viande,de rayonnages,sièges et tables rustiques et bien sûr comme bois de chauffage.






