Publié le 4 Janvier 2022

Notre chroniqueur, Eulglod, évoque pour nous aujourd'hui, les cartes de vœux, merci à lui !

Les cartes de vœux Noël et Jour de l’an.

Les Anglais ont tiré les premiers avec l’invention du timbre-poste… Le premier timbre, le « Penny Black », a été émis en Angleterre le 6 mai 1840.

"L'origine des cartes de vœux", une chronique d'Eulglod

penny_black

Son invention est attribuée à Rowland Hill (Sir Rowland Hill après son anoblissement).

Initialement, c’était le destinataire qui devait s’acquitter des frais d’expédition, affichant ainsi le prix qu’il accordait à cette correspondance.

Il est fort probable qu’à cette époque, la fiabilité du service pouvait en rebuter quelques uns de payer à l’avance.

De plus, et bien que cela relève « peut-être » du folklore, quelques futés auraient trouvé une solution : quelques signes convenus griffonnés sur la missive en affichaient le contenu, le destinataire les voyant n’avait plus besoin de payer et refusait l’envoi…

C’est surtout la réforme de ce type de prestation qui est à mettre au compte de Sir Rowland Hill.

En effet, le timbre « pré-payé » lui-même, voire les « prêt à poster » que nous connaissons tous étaient déjà utilisés dans les postes Sardes en 1819.

En France, le premier timbre émis fut le 20 centimes noir (Cérès) le 1er janvier 1849

"L'origine des cartes de vœux", une chronique d'Eulglod

La méfiance légendaire du Français fera que les timbres seront dédaignés jusqu'au 1er juillet 1854, date à laquelle ils trouveront grâce en raison de la "prime à l'affranchissement", le coût passant à 20 centimes, contre 30 centimes dans l’ancien système.

Après l’avènement du timbre-poste la Naissance de la « Christmas Card »

Inventée, ou plutôt découverte par hasard (une sérendipité) en Allemagne à partir de 1796 par Aloys Senefelder, un auteur et acteur dramatique, la lithographie favorisa les envois de cartes de Noël.

Cette technique progressa jusqu’à être mise au point au début du XIXe siècle.

Elle permit la réalisation de nombreuses cartes en couleur, ornées de houx, de gui, de crèches et autres sapins, avec ou sans neige mais en général avec beaucoup de neige.

Elle fut judicieusement utilisée par les Anglais en complément du timbre poste d’où son nom de « Christmas Card ».

Ces cartes étaient généralement envoyées pendant la période de l’Avent et permettaient de souhaiter à l’avance un « Joyeux Noël ».

Peu à peu, vint l’habitude de souhaiter, en même temps, une « Bonne Année ».

Le fait de souhaiter une bonne année avant le 1er janvier est parfois considéré comme portant malheur par quelques superstitieux, en réalité il s’agirait plutôt d’une impolitesse vous désignant comme voulant vous débarrasser rapidement de la « corvée »…

L’envoi de cartes de vœux eut pour effet de quasiment supprimer les « Visites » qui marquaient le respect et la fidélité à l’occasion du 1er Janvier.

L’« importance sociale » des visites se transférait dans l’envoi de cartes.

En revanche, plus d’étrennes, de petits gâteaux ni de « canon » ni de « gnole ».

Les cartes de vœux aujourd’hui

Qu’elles soient de Noël ou de Bonne Année, les cartes de vœux originelles ont radicalement changé.

Les messages électroniques (les e-mails, les mels, les courriels comme vous voulez…) les ont totalement (ou presque) supplantés.

 De la carte faite maison, scannée ou envoyée via des services spécialisés, avec message vocal, musique ou effets spéciaux, la panoplie est vaste.

Et que dire des applications qui permettent de vous mettre immédiatement en liaison vidéo ?

La carte de vacances elle-même qu’il paraissait évident d’écrire et de poster se voit remplacée par une photo et un message personnels envoyés par e-mail.

(800 millions de cartes étaient vendues en 1914 contre 320 millions en 2011).

Et si beaucoup paraissent toujours préférer la carte postale, la choisir et s’investir dans son écriture, cela changera sans doute encore avec l’amélioration de la couverture téléphonique.

Le progrès a tracé son sillon et a emporté avec lui le charme désuet de la « vraie » carte postale…

Bientôt saurons-nous encore acheter et coller un timbre ?

Pire, ce changement s’est accompagné de nouvelles « coutumes » : Les vacances et les sports d’hiver.

La conséquence la plus marquante de cette évolution est sans aucun doute la disparition des « Visites » que la carte de vœux avait déjà battues en brèche et qui ont lieu maintenant à une autre occasion... quand elles ont encore lieu... Sémantique Pour ceux qui ont la fâcheuse et désagréable manie de « souhaiter leurs meilleurs vœux », sachez qu’un souhait est synonyme de « vœu » et que cela revient donc à « souhaiter ses meilleurs souhaits ».

Même si cela part d’un bon sentiment, c’est plutôt moche non ?

En résumé, « présenter ses vœux » convient parfaitement…

Les cartes humoristiques

« Cette année, Noël est annulé, il paraît que tu as dit au Père Noël que tu avais été sage… Il en est mort de rire… »

Voilà bien le type de carte de vœux qui n’avait pas cours jadis.

Elles étaient toutes, images et textes, sérieuses, romantiques, tendres, respectueuses… et plus encore…

Aujourd’hui ce sérieux, probablement bien inutile, a fait place à une palette infinie de dessins humoristiques et de bons mots, pour le plus grand plaisir de tous.

Une occasion pour moi de vous souhaiter (en reprenant Philipe Geluck) : " …tout ce que l’on vous a déjà souhaité, mais en mieux"

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Janvier 2022

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

Une exposition pleine de beauté et de couleur qu'il fallait admirer à l'Office du Tourisme du Pays Châtillonnais !

Si vous ne l'avez pas vue en voici des extraits...

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

Et des objets réalisés à partir de vieux disques, et aussi de chambres à air, c'est superbe !

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

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"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

"Fleur de Gum", créatrice d'objets en matières recyclées, a exposé son superbe travail à l'Office du Tourisme

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http://lmchardon-creation.com/la-creatrice/

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Publié le 4 Janvier 2022

"Bread and Roses" de Ken Loach sera le prochain film projeté au Ciné-Club Châtillonnais...

Bread and roses de Ken Loach.

 Le cœur gros, Maya a laissé sa mère a Cuernavaca pour émigrer aux Etats-Unis.

Après bien des péripéties, elle arrive a Los Angeles ou vit depuis longtemps sa sœur ainée Rosa.

Energique et décidée, Maya décroche un premier job de serveuse dans un bar de nuit puis obtient de Rosa, employée dans une entreprise de nettoyage, qu'elle la présente à son directeur, Perez.

Devenue femme de ménage, Maya se retrouve au milieu d'une armée d'employées de toutes les nationalités, qui travaillent dans des conditions inacceptables.

Maya refuse de se soumettre.

Un film efficace par son authenticité et son sens social profond.

 En espérant vous revoir nombreux à la première séance de cette nouvelle année.

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 4 Janvier 2022

Après ses "trompe-l'œil" :

 http://www.christaldesaintmarc.com/jean-pierre-loget-a-expose-ses-magnifiques-trompe-l-oeil-et-paysages-s-a211477762

ses paysages :

http://www.christaldesaintmarc.com/jean-pierre-loget-a-presente-au-public-de-magnifiques-tableaux-de-pays-a211631630

Jean-Pierre Loget nous présente des "natures-mortes" fleuries avec une petite touche de trompe-l'œil ....du grand art, bravo !

Les dernières toiles de Jean-Pierre Logetsont à la fois des natures mortes et des trompe-l'œil...

Les dernières toiles de Jean-Pierre Logetsont à la fois des natures mortes et des trompe-l'œil...

Les dernières toiles de Jean-Pierre Logetsont à la fois des natures mortes et des trompe-l'œil...

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Les dernières toiles de Jean-Pierre Logetsont à la fois des natures mortes et des trompe-l'œil...

Les dernières toiles de Jean-Pierre Logetsont à la fois des natures mortes et des trompe-l'œil...

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 3 Janvier 2022

Sylvain Beuchot, historien de Prusly sur Ource, fait des recherches sur le patrimoine de son village et sur le Châtillonnais.

Aujourd'hui il nous dévoile l'origine de cette ferme isolée de Prusly sur Ource, au nom surprenant,  de "Sèche-Bouteille".

"Sèche-Bouteille", ferme de Prusly sur Ource

"Sèche-Bouteille", ferme de Prusly sur Ource

"Sèche-Bouteille", ferme de Prusly sur Ource

 On ignore l'origine de ce curieux nom.

Mademoiselle Augusta Hure publia une étude sur la signification de quelques noms de lieux du département de l'Yonne en 1934 et propose cette explication :

"Ces climats étaient considérés comme de ceux que la vigne ne rémunérait pas le vigneron de ses fatigues et de ses dépenses".

Une autre explication indique qu'il pourrait s'agir simplement d'une ferme où l'on séchait les bouteilles de vins lavées car la ferme située en hauteur  était très ventée.

La création en 1533 d’une ferme au finage de Crépan pour remplacer une ferme en ruine (un texte parle de Grange Madame) suite à un incendie, au lieu-dit "En l'Espronyer" 1, commune de Prusly-sur-Ource, a eu pour origine un bail à trois vies fait le 24 avril 1533 par François de Chandio, seigneur d'Origny, de Bussy-les-Forges, de Rochefort-sur-Brevon et de Crépan, et par Antoine de Chandio, son frère, qui s'engagèrent, moyennant certaines charges imposées par un bail à cens 2 au preneur, M. Morillot, à construire une grange avant la Saint Remi 3, et une seconde à côté, avant Pâques charnel 4 suivant.

Comme toutes les fermes isolées de Prusly, elles étaient la propriété des seigneurs de Crépan.

Rapidement les deux édifices furent construits.

En premier une grange située dans le clos actuel, le second comme le bail le prévoyait, avec une habitation juste à côté.

Pour se protéger des loups, on édifia un grand mur, dont une grande partie est toujours en place.

La grange située dans le clos fut détruite par le feu vers 1868.

Il n'en reste rien même si certains experts voient encore des traces sur la photographie aérienne de 1997.

 Michelle Morillot, femme de Nicolas Drouin, céda à Guillemin Morillot son frère, tous ses droits sur la ferme de Sèche Bouteille, laquelle avait été amodiée 5 à trois vies à leur père en 1533 par François de Chandio seigneur de Crépan.

En 1641, l'abbaye du Puits d'Orbe est située entre Verdonnet et Asnières en Montagne 6.

Sous l'abbesse Angélique d'Estrées,les mœurs des bénédictines se dégradèrent.

L'abbesse Rose Bourgeois de Crespy lui succéda et y organisa la débauche des religieuses.

Les sœurs durent s'installer à Châtillon sur Seine et y créèrent un couvent intra-muros (qui devint la mairie actuelle de Châtillon-sur-Seine).

Les deux dernières ailes ne furent jamais créées par manque de financement (la reine Anne d'Autriche qui finançait le projet est décédée avant la fin de la construction qui resta inachevée).

Elles achetèrent la ferme de Sèche-Bouteille en 1714 et certainement la ferme de la Pidance à Châtillon sur Seine pour y pratiquer la culture de la terre et subvenir à leurs besoins.

Pour éviter de nouvelles débauches, un des portails de la ferme de Sèche Bouteille fut condamné pour en limiter les entrées.

A partir de 1788 on commence de retrouver naissance et mariage à la ferme.

Tout laisse à penser que les sœurs ont loué la ferme à la famille Larrey (ancêtres de Madame Larrey Jeanne qui vendit le terrain du cimetière actuel, ainsi que de la famille Lombaert qui occupa les lieux jusqu'en 2020).

La ville de Châtillon avait proposé aux bénédictines le rachat de cette ferme en 1790 mais au final les biens seront vendus à des particuliers après le 31 mars 1792 (le couvent de Châtillon est vendu le 12 messidor An V soit le 20 juin 1797 à M. Ligerot et Sèche Bouteille à la famille Larrey).

La ferme est la dernière à rester habitée et en bon état avec la ferme de la Chassaigne.

La ferme de la Colombière a disparu totalement depuis de nombreuses années.

Les ruines de Grange Madame ont servi pour renforcer les chemins.

Enfin, la ferme de la Parisotte est en ruine dans les bois.

.......................................................................

1 Espronyer : mot venant d'éperon.

L'ancienne ferme a pu être utilisée par un maréchal-ferrant pour s'occuper des chevaux du seigneur de Crépan.

2 Bail à cens : Sous l'ancien régime, le paysan n'est qu'un tenancier qui paie chaque année au seigneur le cens (location).

Le bail à cens ne s'éteint jamais.

Il est aboli à la révolution.

3 Saint Rémi fut évêque de Reims au VIème siècle et célébra le baptême du roi Clovis ainsi que 3 000 de ses guerriers francs le 25 décembre 496 ou 497.

Dans son diocèse de Reims, on fête la Saint Rémi le 1er octobre conformément à une tradition locale remontant à la fin du VIe siècle.

4 Pâque est fêté le 7 avril en 1554.

5 Amodier: Louer à quelqu'un une terre moyennant une redevance.

6 Le monastère d'Asnières dont l'enclos abbatial de plus de 3 hectares était ceinturé de murs de quatre mètres de haut est aujourd'hui en ruines.

On en trouve encore la porte d'entrée ainsi que des pans de murs percés de brèches.

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 28 Décembre 2021

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Publié le 28 Décembre 2021

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Publié le 27 Décembre 2021

Après les "trompe-l'œil" de Jean-Pierre Loget :

 http://www.christaldesaintmarc.com/jean-pierre-loget-a-expose-ses-magnifiques-trompe-l-oeil-et-paysages-s-a211477762

Voici les superbes paysages  qu'il a exposés salle des Bénédictines du 17 au 22 décembre 2021....

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

Jean-Pierre Loget présente ses tableaux de paysages

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Publié le 26 Décembre 2021

 Beaucoup de commerçants de Châtillon ont décoré leurs vitrines pour les fêtes 2021, un plaisir pour les yeux !

De bien belles décorations ont animé  les vitrines des commerçants de notre ville pour les Fêtes 2021..

De bien belles décorations ont animé  les vitrines des commerçants de notre ville pour les Fêtes 2021..

De bien belles décorations ont animé  les vitrines des commerçants de notre ville pour les Fêtes 2021..

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De bien belles décorations ont animé  les vitrines des commerçants de notre ville pour les Fêtes 2021..

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 26 Décembre 2021

 Depuis plusieurs années, la Municipalité installe devant l'Hôtel de Ville un décor pour les Fêtes de fin d'année.

Voici celui de 2021 :

( Photo à cliquer )

L'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine a été bien décoré pour  les Fêtes de 2021....

L'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine a été bien décoré pour  les Fêtes de 2021....

L'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine a été bien décoré pour  les Fêtes de 2021....

L'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine a été bien décoré pour  les Fêtes de 2021....

L'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine a été bien décoré pour  les Fêtes de 2021....

Le chalet des lutins du Père Noël est lui aussi présent près du manège.

L'Hôtel de Ville de Châtillon sur Seine a été bien décoré pour  les Fêtes de 2021....

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Décembre 2021

Eulglod nous révèle l'origine de la Saint-Sylvestre, merci à lui !

Ce soir c'est la saint Sylvestre....

(Le baptême de l’Empereur Constantin par Saint Sylvestre)

Qui était Saint Sylvestre ?

Sylvestre, fils du prêtre Rufin de l’église d’Aquillé, était un romain aux origines obscures et sujettes à diverses légendes.

Sa mère, Justa, aurait confié son enseignement au prêtre Cyrinus.

Par son extrême bonté, il hébergea un chrétien d’Antioche, Timothée, qui avait pratiqué beaucoup de conversions et qui, pour cela, fut décapité sur l'ordre du préfet de la ville, Tarquinius.

Avec le pape Miltiade, Sylvestre emporta le corps de Timothée et l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une sainte femme dénommée Théona.

Tarquinius fit arrêter Sylvestre, lui enjoignit de livrer les biens de Timothée et de renier sa foi.

Sylvestre qui naturellement refusa, fut envoyé en prison mais libéré après que le dit Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson.

Ordonné prêtre par le Pape Miltiade puis élu lui-même Pape à la succession de Miltiade, il tint ce poste pendant 22 ans, de 314 à 335, date de sa mort

Après avoir réorganisé l’église en énonçant quelques règlements concernant les prêtres, en ordonnant de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par leurs numéros de férie et en définissant les jours de fêtes et les jours de jeûne, il mourut « à un âge avancé » dit-on, le 31 décembre 335.

Le réveillon de la Saint Sylvestre

Le réveillon de la Saint Sylvestre est donc ainsi placé sous les bons auspices de son Saint.

C’est le pont, le lien direct entre l’actuelle, bientôt ancienne, et la nouvelle année.

La tradition est d’organiser une « bombance » dans la joie et la bonne humeur et qu’y soient proposés les mets les plus riches et les plus raffinés.

Plus le réveillon sera riche, meilleure sera l’année à venir.

De plus et contrairement à Noël qui est une fête purement familiale, ce réveillon est celui de la fête entre amis.

Les bruits de toutes sortes émis à cette occasion auraient, selon les anciennes croyances, le pouvoir d’éloigner les mauvais esprits et les démons.

La tradition sans doute la plus dangereuse de cette nuit de Saint Sylvestre est celle qui, en Italie, consiste (consistait) à jeter sa vieille vaisselle et ses objets anciens par la fenêtre.

Si cela symbolise « l'abandon de l'inutile et du superflu, et la promesse d'un départ meilleur pour la nouvelle année », les vieilles cocotes en fonte restent toujours un redoutable danger.

Source documentaire

http://missel.free.fr/Sanctoral/12/31.php

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 25 Décembre 2021

Eulglog, en cette période de Fêtes où les "cochonailles" sont à l'honneur, nous offre l'histoire de la Saint Cochon, une fête de tradition morvandelle.

Merci à lui pour son texte passionnant, et bonne lecture !

La Saint Cochon

Le Maréchal de Vauban, ministre de Louis XIV et célèbre Morvandiau, voyait déjà dans l’élevage du cochon un moyen efficace pour lutter contre la famine et précisait :

« cet animal est d’une nourriture si aisée que chacun peut en élever, n’ayant point de paysan si pauvre qu’il soit qui ne puisse élever un cochon de son cru par an ».

Tout est bon dans le cochon, même le plaisir d’y retrouver un vieux jeu de société…

"La saint cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

Origines du cochon

 Le cochon serait apparu en Asie mineure au début de l’ère tertiaire (entre -65 millions et -2,6 millions d’années) et son apparition en Europe remonterait à quelques 9 000 ans.

L'entélodonte, appelé aussi « cochon de l'enfer », aurait vécu entre -30 et -20 millions d'années.

 Les paléontologues cherchent à reconstituer l’aspect de ce qui est considéré comme l’ancêtre du phacochère.

 Voir un documentaire en 5 parties sur l'entélodonte, visibles sur « YouTube », première partie ici :

https://www.youtube.com/watch?v=9lrOSagI8as

 Toutefois, la parenté du cochon avec le sanglier ne serait pas affirmée, les (des) zoologues lui préférant la descendance du « cochon sauvage ».

 Plus près de nous, chez les Gaulois, les Eduens avaient la facilité d’élever le cochon avec les glands des nombreux chênes du Morvan.

 Symbolique et croyances

 Les Grecques l’auraient associé à Déméter (fécondité et agriculture), les Romains à Cérès (blé) et à Sylvain (Dieu champêtre), les Egyptiens à Osiris (végétal et animal) mais l’auraient aussi considéré comme maléfique…

 Qu’il soit sale et peu délicat (voire maléfique) le fait détester et interdire d’approche par certaines civilisations (hébraïques et musulmanes), pendant que d’autres le vénèrent (Tibet), le sacralisent  au point de ne pas le manger (Crête), l’élèvent en signe astrologique (Chine), ou encore en font le compagnon de St Antoine (chrétienté).

 Dans les cultures européennes, nordiques ou celtes, il est lié non seulement à l’abondance et à la richesse, mais aussi à la chance, à la fertilité et la fécondité.

 A contrario, il est naturellement lié à la gourmandise, à la goinfrerie, à la luxure…

Il est impur parce qu’il se vautre dans la fange et qu’il mange des immondices, et bien souvent coupable de tous les maux.

Au moyen âge, il n’était pas rare de voir des porcs (mais aussi des chèvres, des mulets, des chevaux, des chats, des chiens ou des coqs) figurer dans des procès criminels.

 Ils étaient arrêtés, mis en prison et comparaissaient même devant un tribunal.

Et comme ils ne répondaient pas aux questions qu’on leur posait, ils étaient soumis à « la question. »

Leurs cris étaient alors pris pour des aveux et le procès se terminait évidemment par une sentence de mort.

"La saint cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

Illustration du Roman de Renart (entre 1170 et 1250)

«Renart, Renart, dit le lion, il y a des bourreaux qui vont maintenant vous faire payer

tous les crimes que vous avez commis dans votre vie… »

 Plus récemment, des médecins ont affirmé que la viande de porc était de digestion difficile, et, qui plus est, devenait rapidement malsaine dans les pays chaud, ajoutant qu’il valait mieux en éviter la consommation pour prévenir toutes sortes de maladies parasitaires (la trichinose, ou trichinellose, transmise par le porc mais aussi par le cheval).

 Des larves de trichines auraient été découvertes dans les tissus de momies égyptiennes datant de plus de 5 000 ans mais aussi dans le corps du chasseur préhistorique « Ötzi », dont le corps momifié a été découvert en 1991 à 3000 m d’altitude dans un glacier des Alpes autrichiennes (le Hauslabjoc), ce qui laisserait à penser que certaines civilisations auraient, depuis longtemps, établi le lien entre le cochon et la maladie (et bien que d’autres contrées à la climatologie équivalente l’ai toujours consommé sans problème…).

D’autres vertus lui sont attribuées, chez les Celtes et les nordiques notamment, telles la force et le courage, mais il est alors question du sanglier et non plus du cochon.

 Quelle que soit l’opinion que l’on peut en avoir, le cochon ne laisse donc pas indifférent.

 Un rite sacrificiel

Là comme dans de nombreuses autres occasions, la chrétienté a intégré les rites païens et le rituel sacrificiel du cochon à la période qui devance la fête de la Nativité.

Le 25 décembre était le début d’un cycle de 12 jours de fêtes censées accompagner le passage à l’an nouveau, période définie commela « renaissance et le renouveau du temps astronomique ».

 C’était aussi la période où les paysans avaient terminé les travaux des champs que l’on appelait « le cycle agraire » et se préparaient à entamer le suivant.

C’était aussi – dit-on – la période au cours de laquelle ils pratiquaient divers rituels destinés à s’attirer les faveurs des cieux…

Et l’on considérait que le sacrifice du cochon était une offrande qui leur était destinée.

 Bel exemple de manipulation car en réalité toute la mise en scène de la symbolique a une réelle justification.

 - S’il était de coutume de sacrifier un cochon lors du solstice d'hiver, c’est tout simplement parce qu’à cette époque le « Couessot » avait atteint l’âge de 10 mois et un poids d’environ 100 kg et que d’autre part, la température relativement basse favorisait la manipulation de la viande, « pour qu’elle caille correctement » 

- S’il fallait commencer très tôt le matin, c’est parce que la journée allait être longue et que le travail ne manquerait pas.

- S’il fallait choisir, de préférence, la fin d’une nuit de pleine lune, c’était pour palier un manque d’éclairage évident.

- Et si le rituel se terminait toujours par un repas pris en commun, c’est parce que la fête ne durait réellement qu’une journée.

Les voisins et amis qui venaient aider étaient ainsi remerciés.

D’ailleurs le « rituel » ne se terminait pas par un repas, il avait lieu le midi et pour l’après-midi il restait de l’ouvrage (ce qui n’empêchait toutefois pas le « m’cho canon du souère »).

 Célébration

 Nous savons maintenant pourquoi la célébration de la fête du cochon avait généralement lieu l’hiver : la bonne conservation de la viande.

 En revanche aujourd’hui, pour de multiples raisons allant des mesures d’hygiène à la possession d’un congélateur, en passant par la perte du savoir des anciens à pratiquer ce « rituel », il n’y a plus de date précise.

Ainsi vous trouverez des Saint Cochon tout au long de l’année, y compris en juillet et août, pour de simples raisons commerciales.

Ces nombreuses Saint Cochon sont l’occasion de déguster des grillades et des saucisses mais n’ont plus rien à voir avec le « tuage du cochon » comme l’on dit encore dans quelques contrées.

Au risque d’en fâcher quelques-uns, je dirais que la « bonne » Saint Cochon serait celle qui se déroule entre 15 novembre et le 15 décembre. « Entre » ne signifie pas « tous les jours »…

Mais là, encore maintenant, pendant ce mois, ce sont des animations autour du cochon.

Comment faire croire que ce n’est pas commercial ? Que les pièces viennent de derrière la grange et non de la filière porcine ?

En cherchant un peu nous devrions même trouver une Saint Cochon jumelée avec la fête du Beaujolais nouveau…

 Tuer le cochon

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

(Le dépeçage du porc par Louis Humbert de Molard (1847-1898))

 Jour J :

- Lorsqu’il était abattu quelqu’un récupérait le sang dans une casserole ou une cuvette et commençait à le remuer afin qu’il ne caille pas.

- Pour griller les soies, la bête était étalée sur un lit de paille puis recouverte d’une deuxième couche de paille auxquelles on mettait le feu.

- Une fois les poils brûlés, la couenne était frottée et grattée avec un racloir.

- Le cochon était ensuite pendu à la verticale tête en bas.

- Le spécialiste fendait l’animal de la queue à la tête et là, commençait l’éviscération.

- Les viscères étaient mis dans des bassines pour être vidés et nettoyés à grande eau (c’était un travail réalisé par les femmes qui, pour ce faire, devaient parfois aller à la rivière…).

- Les « grosses tripes », vidées et nettoyées, seraient utilisées pour préparer les andouillettes.

- L’intestin grêle était immédiatement utilisé pour faire les boudins. Un mélange sang, oignons, panne fondue et aromates, habilement dosé par une spécialiste (aidé en cela par un amateur qui y ajoutait quelques ingrédients spéciaux, comme un peu de gnole...). (Mais avant remplissage, il fallait vérifier que le boyau n’était pas percé… en soufflant dedans).

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

Une rasade de gnole puis le sang... (Images extraites du film documentaire « L'Alice » réalisé par Anne Comode et distribué par Zara-doc)

- Quand le boudin (plusieurs grands boudins) était prêt, il était fermé et mis à cuire (sur un poêle à bois).

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

Les boudins prêts à cuire puis cuits séchant à l'air..

Tout cela prenait la journée, mais restons sérieux, entre temps, on avait pris le temps de couper et de cuire les grillades (taillées dans les muscles du ventre) et de préparer la table et les bouteilles pour le repas du midi.

D’ailleurs, il paraîtrait même, que le facteur avait la malice de décaler sa tournée pour arriver au moment du repas…

Jour J+1 :

Le lendemain, il fallait découper la bête en quartiers.

On préparait les morceaux pour le saloir, les rôtis, les côtelettes…

La tête, fendue (au couperet), mise à tremper et enfin à cuire dans une eau accommodée, devenait un fromage de tête.

Le foie, malaxé avec œufs, alcool, poitrine hachée et assaisonnements était cuit en terrine.

Les autres abats, découpés et tranchés, seraient consommés dans la semaine.

Le lard (sur le dos) et la panne (graisse du ventre) étaient découpés en plaques (comme on les retrouve aujourd’hui encore) pour graisser les cocottes ou préparer les « treuffes » (pommes de terre).

On les coupait aussi en dés que l’on ferait fondre et griller et qui deviendraient des grattons (pour la brioche aux grattons).

Les jours suivants c’était le travail des femmes qui devaient finir les préparations et… nettoyer…

Tout est bon dans le cochon

 Oui ! Et même bien plus qu’on ne le pense…

 Alors, en plus de ce que nous venons de voir, qu’y a-t-il d’autre à récupérer dans le cochon ?

 Des journalistes d’investigation (anglais) se seraient intéressés de près à cette question et auraient fait de surprenants constats.

Cet animal est une mine de matières premières.

 Quelques 185 utilisations différentes dont beaucoup non alimentaires auraient été relevées.

Ainsi retrouve-t-on du cochon notamment dans :

- Bonbons, pain (L-cystéine, protéine à base de porc, utilisée pour adoucir la pâte), réglisse, bière, vin, jus de fruit (jus de pomme), crèmes glacées, crèmes fouettées, yaourts, beurre…

- Shampoing, lotions pour le corps, fonds de teint et crèmes antirides (acides gras extraits de l’os de porcs), dentifrices, savonnettes (graisse de porc ou saindoux)…

- Munitions (poudre et balles), films photographiques, chaussures (colle d’os), cuir fantaisie, essais d’armes chimiques et tatoueurs débutants (similitude la peau humaine), pinceaux…

- Gomme à vin (remplacement de la gomme arabique)…

 - Aliments pour animaux…

- Médicaments (analgésiques, vitamines), valvules de porc, insuline, pommade contre le mal de dents (graisse de porc)…

- Filtres de cigarettes (hémoglobine du sang) et la vessie soufflée et séchée qui servait à conserver le tabac…

Le collagène est extrait du porc puis converti en gélatine pour être utilisé comme gélifiant dans de nombreux produits.

Cette gélatine est utilisée pour éviter la turbidité de certaines boissons et, par réaction avec les tanins, comme agent de clarification (coucou le jus de pomme…).

Et comme il n’y a pas obligation de préciser l’origine de la gélatine il est souvent indiqué de manière sibylline « gélatine animale ».

De surcroît, pour placer un maximum de sous-produits du porc, les grands abattoirs étudient tous les marchés potentiels.

 De quoi mettre dans l’embarras tous les non-consommateurs de porc, quels qu’ils soient, y compris les végétaliens…

 Le cochon dans l’instruction

 « Roti-cochon ou Méthode tres-facile pour bien apprendre les enfansa lire en latin , en françois, par des inscriptions moralement expliquées de plusieurs representations figurées de différentes choses de leurs connoissances.... 1689-1729 »

 Ce livre populaire était utilisé par les écoliers sous Louis XIV.

Aujourd’hui l’orthographe peut en paraître étrange, tout comme son caractère religieux, mais il à bientôt 3 siècles.

Ce pourrait être le plus ancien manuel pour enfants alliant l'indispensable et le superflu, dans une époque où les plaisirs culinaires étaient probablement les seuls et où tout le monde, ou presque,avait « son » cochon.

 Le cochon-tirelire

 La mode est passée mais il y a encore peu, toutes les tirelires ressemblaient à des cochons, et pire, elles n’avaient pas d’ouverture pour récupérer l’argent qu’elle contenait.

 Là encore, la symbolique du cochon permettant de faire des économies est entière.

Les éleveurs prenaient soin du nourrain qu’ils engraissaient patiemment pour en tirer le maximum le jour où ils le tueraient.

Mieux était l’animal et meilleur serait le rapport.

A la fin « le Monsieur » trouvait la mort. C’était la condition pour avoir de l’argent.

C’est bien ce qu’expriment ces fameuses tirelires en céramique et en porcelaine (anglaises paraît-il) qu’il fallait donc briser définitivement pour en extraire le contenu.

Aujourd’hui, l’économie se fait sur le dos de la tirelire puisqu’on ne la casse plus… Elle a un bouchon.

 Le cochon de St Antoine :

A en croire les diverses représentations de St Antoine en compagnie de son cochon, on pourrait croire tout simplement que c’était son animal de compagnie.

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

(Statue de Saint Antoine, Paris, angle de la rue du Faubourg St Denis )

Une fois encore il ne s’agit que d’une légende. Saint Antoine, aussi nommé Antoine l’Ermite, le Grand, ou encore l’Égyptien, serait né en Egypte entre 225 et 251.

Il y serait également mort bon centenaire (ce qui est quand même assez rare pour l’époque) vers l’an 350.

Orphelin à l’âge de 18 ans, il se serait débarrassé de tous ses biens au profit des pauvres et retiré dans le désert où il erra cherchant la solitude afin de méditer et d’échapper à ses disciples.

Il aurait eu le don de guérir l’ergotisme, ou « feu de Saint Antoine » (dû à l’ingestion de farine de seigle, parasitée par un champignon sur l’épi qui a la forme d’un ergot de coq).

Bien sûr, comme dans toutes les légendes, il y fut également en butte à de nombreux tourments et à de nombreuses tentations dont il sortit victorieux.

A sa mort, Saint Athanase aurait écrit la vie de St Antoine… alors que l’homme avait pourtant passé sa vie seul… dans le désert…

Pour ce faire, il n’hésita pas à représenter Saint Antoine harcelé dans ses tentations par des animaux (ours, taureau lion… dans le désert…).

L'écrit aurait rencontré un énorme succès en Europe (nous pouvons supposer qu’à l’époque cela a tout de même pris un peu de temps) où les animaux, pour mieux s’adapter aux connaissances locales, auraient été changés en loups et en sangliers.

Des siècles plus tard, en 1070, les reliques de St Antoine furent ramenées par Guigues Disdier et Jocelin de Châteauneuf, seigneurs du dauphinois, et déposées dans le village de La Motteaux-Bois.

Les reliques furent (bien entendu) sources de guérisons miraculeuses, particulièrement du « mal des ardents » aussi appelé « feu de Saint-Antoine ».

Au début du 12ème siècle, une église et un hôpital destinés à soigner les victimes de ce mal furent construits sur ce lieu qui deviendra Saint-Antoine-l'Abbaye.

L’hôpital grandira et deviendra le fief de la maison mère de l’ordre des Hospitaliers de SaintAntoine, les Antonins.

Les Antonins s’occupaient des pauvres et élevaient des porcs pour subvenir aux besoins de leurs protégés.

Ces porcs étaient les seuls à se voir accordé le droit de vaquer en liberté.

Les autres en furent privés par Louis VI en 1131 lorsque l’un d’eux fut à l’origine de la mort de son fils Philippe.

Jusque-là, avec leur clochette autour du cou, tous les porcs divaguaient dans les rues des villes qu’ils nettoyaient des immondices.

Afin qu’ils puissent être reconnus, les porcs des Antonins étaient marqués du « Tau » des Antonins et avaient l’oreille fendue.

Que fallait-il de plus pour qu’à 11 siècles d’écart, Saint Antoine et le cochon fussent réunis ?

St Antoine patron des charcutiers

Salage et fumage étaient les seuls moyens efficaces et connus pour conserver les viandes.

Les Gaulois savaient produire les charcuteries, surtout pour leur propre usage, et les Romains pouvaient profiter de ce savoir-faire.

Ils étaient particulièrement intéressés, on le serait à moins, par les jambons, les saucissons et le lard.

Il n’y avait aucune réglementation et seul le vol de cochons semblait être puni.

Longtemps les bouchers et charcutiers ne formaient qu’une seule corporation, jusqu’à ce qu’apparaissent les premières règles sanitaires dans le Tacuinum sanitatis (Tableau de santé) mais aussi et surtout dans l’ordonnance du 5 août 1750 qui traite longuement de la profession et des conditions d’admission des Maîtres charcutiers.

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

(Illustrations du « Tacuinum Sanitatis)

« … Les « langueyeurs », vérifient que le porc n’est pas atteint sous la langue de « ladrerie ».

Les « tueurs » quant à eux diagnostiquent la bonne santé des porcs dans les viscères.

Les « officiers inspecteurs » se chargent de supprimer les graisses de mauvaise qualité.

Les « courtiers » ou « visiteurs de chairs », examinent les morceaux vendus au détail.

Le « chair-cuitier » vend les quartiers de porc et le « rôtisseur » cuit les viandes de volailles, mouton, bœuf et veau… »

« … pour être reçu franc-maître il faudra être bourgeois de la ville, avoir accompli une période d'apprentissage d'un an chez un lardier et exécuter le chef-d'oeuvre suivant :Tuer un porc sans le dépauler, le brûler seulement d'un côté, échauder l'autre cotté, ensuitte le fendre en deux entre deux moëles pour qu'il reste séparé par moitié de cotté et d'autre sans être offensé… »

Cette ordonnance fait également défense « … aux charcutiers de débiter de la chair de porc « gattée ladre et rebuttée par les warandeurs à peine de confiscation de la viande, d'une amende de trente livres, et en cas de récidive, de l'interdiction du métier… »

Quant aux saucisses « …elles doivent être faites de chair de porcq bonne et loiale… »

Les « saucisseurs-charcutiers » et les bouchers se séparèrent par la suite, les premiers gardant l’exclusivité de la vente de la chair de porc (cuite ou crue) et autres abats comme les langues (porc, bœufs et mouton).

C’est sensiblement à cette époque que les corporations se mirent sous la protection d'un saint et c'est tout naturellement que les charcutiers adoptèrent Saint Antoine.

En 1581, sous Henri III, les maîtres charcutiers peuvent s’installer partout en France et disposent de leurs propres armes, particulièrement originales :

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...

« d’or à porc passant, de sable, au chef d’azur, chargé de trois cervelas d’or »

Le cochon dans le glossaire d’Eugène De Chambure 

-AIBOUERE : Boisson mélangée de farine qu'on donne aux petits porcelets.

- GAILLE : Femelle du porc, coche, truie. En vieux français, faire la galle avait à peu près la même signification que faire la débauche.

- GODOT : Petit cochon. S'emploie par les femmes comme terme caressant pour appeler leurs jeunes « habillés de soie ».

- GORE : Truie, femelle du porc. Le mot gore pour truie appartient à l'ancienne langue et à la plupart des patois. Il a été souvent appliqué par mépris à des femmes débauchées ou malpropres.

- GORET : Petit cochon. Diminutif de gor.

- GORI : Exclamation dont se servent les femmes de campagne pour rappeler ou pour rassembler leurs jeunes porcs et par extension leurs volailles, leurs oies, tous leurs «neursons», en un mot : gori ! gori !

- HAIBILLE DE SOIE : On donne ce nom pompeux aux cochons, sauf votre respect. C'est le terme le plus usité et le plus général dans le Morvan. C'est assurément aussi le plus honnête dont on puisse se servir pour désigner un animal précieux à tous les titres.

- LARD : Lard, porc prêt à être tué ou lorsqu'il est dans le saloir. Nous disons « saigner son lard » pour tuer son cochon.

- NEURSON : Nourrisson, par syncope de neureçon. Les « neursons » d'un domaine sont les animaux de toute espèce qu'on élève, aussi bien le bétail à cornes que les moutons, les porcs et les volailles. On restreint quelquefois le sens du mot de manière à ce qu'il ne désigne plus que les cochons ou « habillés de soie. »

- POR : Porc, cochon : un por, des pors. La Chanson de Roland écrit por au singulier et porc au pluriel.

- SAILON : Saloir, vaisseau en bois, petite tonne dont on se sert pour saler les porcs et conserver le salé dans la saumure.

- SOUE : Case, loge où l'on enferme les porcs : une « soue » à cochons. Le terme se montre dans les plus anciens baux du pays ;

- TEC : Toit, étable, écurie. Le « tec » est particulièrement le logis des porcs et dans cette acception on fait sonner le c : un « téque » à porcs. Dans le Morvan, toit est le terme usité et il s'applique aux étables de toute sorte. Il y a le toit des bœufs, des vaches, des moutons, des cochons, des poules, etc.

- TIACI : Porc, cochon mâle ou femelle. Ce mot est probablement une onomatopée, les personnes chargées du soin de ces animaux ayant l'habitude de les appeler en criant « tiâ, tiâ » ! La finale ne serait qu'une contraction de « ici ».

- VEROTER : Commencer l'engraissement d'un animal, d'un bœuf, d'une vache, d'un porc, etc.

- VOUCHIE : Vessie : « aine vouchie d'coisson », une vessie de cochon.

Quelques citations

- À la Saint-Martin - Tue ton cochon et invite tes voisins (citation connue d’un auteur inconnu).

- Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit ! Sauf le cochon. (Edgar Faure)

- Le cochon n'est devenu sale que par suite de ses fréquentations avec l'homme. A l'état sauvage, c'est un animal très propre. (Pierre Loti)

- Dans le cochon, tout est bon, même l'intérieur. (Alphonse Allais)

- Quand on regarde attentivement un cochon d'Inde, on remarque : premièrement que ce n'est pas un cochon, deuxièmement qu'il n'est pas d'Inde, et qu'en définitive seul le « d' » est authentique. (François Cavanna)

- Tout est beau. Il faut parler d'un cochon comme d'une fleur. (Jules Renard)

- Moi et toi, cochon, nous ne serons estimés qu'après notre mort. (Jules Renard)

- La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland. (Fénelon)

Illustrations

Photographies de la Fête de la Vielle en 2012 par YL :

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

Cartes de vœux :

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

Cartes postales humoristiques :

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

"La Saint Cochon"....une fête rurale de fin d'année en Morvan...présentée par Eulglod

Sources documentaires

- Gallica-Bibliothèque Nationale de France : Roti cochon, Taccuinum Sanitatis, Procès d’animaux, Ordonnance du 5 août 1750, Sentences grenier à sel

- Google Books : Les Antiquités D'Herculanum

- YouTube : Entélodonte

- Claude Courtépée : Description historique et topographique du duché de Bourgogne-Tome II

- Georges Bertheau : Vieux métiers et pratiques oubliées à la campagne

- Claude Chermain, Passeur de mémoire : La Saint Cochon

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Décembre 2021

Bonne année 2022

Que souhaiter d'autre que la disparition de la pandémie qui nous prive tous de liberté ? c'est le seul vœu que je formulerai en ce début d'année  2022.

Que notre existence redevienne comme  elle était avant, avec ses joies, et ses peines aussi, la vraie vie autrement dit.

Voici le calendrier de janvier 2022 de Christian Labeaune , merci à lui de nous l'offrir.

Bonne année 2022

Adieu à l'année 2021 que personne ne regrettera  ! Bonne année 2022

Admirez ce dessin du monde infecté par le Covid, qui n'oublie aucun des personnages qui se sont illustrés durant 2021, de Vladimir Poutine à Eric Zemmour en passant par Angela Merkel et Jean-Paul Belmondo.....et bien d'autres, c'est superbe !

Bonne année 2022

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 21 Décembre 2021

Joyeux Noël 2021...

Que la paix et la joie de Noël vous accompagnent aujourd'hui, et toute l’année qui vient....

Noël

Le ciel est noir, la terre est blanche,
Cloches, carillonnez gaîment !
Jésus est né, la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid .
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus.
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le bœuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers : Noël ! Noël !

(Théophile Gautier)

Joyeux Noël 2021...

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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Publié le 20 Décembre 2021

Le Châtillonnais compte, dans son massif forestier de nombreuses anciennes bornes.

De vieilles  bornes routières en pierre, mais aussi des bornes de propriété, certaines armoriées.

J'en avais déjà repéré quelques unes :

http://www.christaldesaintmarc.com/les-bornes-forestieres-en-foret-de-chatillon-sur-seine-a1613668

http://www.christaldesaintmarc.com/une-borne-templiere-a-beneuvre-a94549478

Sylvain Beuchot en a photographié d'autres, peu connues, car situées très profondément dans la forêt, et il a joint pour chacune le plan nécessaire et les explications pour les retrouver...si le cœur vous en dit !

Merci à lui !

La borne des trois seigneurs :

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du ChâtillonnaisAvec le plan de situation et les photos de la borne des trois seigneurs, je joins le texte de M. Garnier au sujet de cette borne.

Elle se situe à la limite des communes de Recey-sur-Ource, Essarois et Montmoyen.

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

La borne des quatre seigneurs :

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du ChâtillonnaisLa borne des quatre seigneurs est  située à environ 400 mètres de la route de Hierce (hameau de Montmoyen) à Beaulieu.

Elle se situe entre Montmoyen (hameau de Hierce) et Beaulieu.

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

 La borne blanche :

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du ChâtillonnaisA cet emplacement il y a 2 bornes.

La grosse dalle plate debout et une petite à côté bien blanche.

La plus grosse des deux semble gravée mais nous n'avons pas réussi à lire l'inscription.

Attention cette borne, même si elle figure sur la carte IGN, se trouverait dans un secteur de chasse avec de grosses pancartes interdisant l’accès depuis le bord de la route.

Elle se situe à la limite des communes d'Essarois, Recey-sur-Ource et Leuglay.

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

La borne de tante Jeannette :

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

La borne de tante Jeannette se situe à l'angle de la commune de Chaumont-le-Bois, Autricourt et Charrey-sur-Seine.

Elle est gravée sur son dos par rapport au chemin, (peut-être gravée Jeannette)

Très souvent ces bornes sont couvertes de coups de peintures certainement pour indiquer des chemins de randonnée ou des lieux de débardage.

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

La Grande Borne :

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Enfin pour terminer une borne que beaucoup de monde peut voir sur la route de Langres à l'intersection des communes de Châtillon-sur-Seine, Maisey-le-Duc et Prusly-sur-Ource.

Drôle de caillou dont l'origine n'est pas connue mais qui existait déjà au moment de la création du cadastre napoléonien en 1838 puisque les bases de calculs topographiques sont indiquées sur les plans et le nom de la Grande Borne y figure.

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

Sylvain Beuchot a photographié plusieurs bornes forestières, peu connues, du Châtillonnais

 

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Rédigé par Christaldesaintmarc

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