Publié le 9 Novembre 2008
chatillonnais
Publié le 20 Octobre 2008
Publié le 14 Octobre 2008
Voilà deux grands amis réunis:
Michel Diey la mémoire du Châtillonnais,qui contribue par ses écrits des "cahiers des Amis du Châtillonnais" à faire connaître notre si belle région..
Et Jean Millot,talentueux historien en Cartes Postales d'"Images en Châtillonnais"..
Ne sont-ils pas représentatifs de la lecture qui enrichit le coeur et l'esprit ?
Ce fut une bien belle après-midi passée à Recey sur Ource,pour moi qui aime la lecture au delà de tout...
Quel plaisir cela a été de faire des rencontres si passionnantes:des retrouvailles,mais aussi des découvertes d'auteurs que je ne connaissais pas...
Merci Francis Dupas,merci ARCE pour ce moment de bonheur et à l'année prochaine ...
Publié le 26 Septembre 2008
(tableau de Le Nain)Quelques mots de patois Châtillonnais à ajouter aux listes précédentes..
beusenot : pas très malin
un bigueu:crochet pour arracher les pommes de terre par exemple
une beugne:un coup..
se beugner : se faire mal en se cognant contre un obstacle
chiqueloter:découper en petits morceaux
débecqueter:vomir,mais aussi détester quelqu'un
être églinché: recevoir de l'eau sur ses vêtements ,par exemple quand une voiture passe dans un "gouillet" à côté de vous !!!
une gobille:un petit morceau rond comme une bille
des p'tuns:des ordures
des ravateries:des choses de faible valeur
ressuyer:sécher après la pluie
Publié le 30 Août 2008
Publié le 8 Août 2008
Je vous rappelle que Jenry Camus grand "Ami du Châtillonnais" organise une très belle exposition à Essarois les
Vendredi 15,Samedi 16 et Dimanche 17 Août
Consacrée à une Châtillonnaise méconnue : JULIE VELLAY..
Mais qui est donc Julie ?
Julie Vellay est la fille d'un viticulteur Châtillonnais de Grancey sur Ource,près de Châtillon sur Seine.
Gouvernante chez les parents de Camille Pissaro, elle entra en ménage avec lui en 1860 et lui servira d'abord de modèle.
Ils se marieront lors d'une cérémonie civile à Croydon en Angleterre en 1871, alors que Julie portait leur quatrième enfant.
Le couple a eu en tout huit enfants.
Publié le 4 Août 2008
Un très bel hommage au talent de notre artisan-tapissier Michel Fèvre est publié sur le Bien-Public d'aujourd'hui....Je ne peux recopier l'article,mais sachez qu'on y apprend qu'il a choisi le Châtillonnais par amour,puisqu'il est originaire de la région Parisienne !
Bel exemple d'attachement à notre région et à ses habitants...
Preuve que le Châtillonnais est une terre accueillante et belle !
Je vous engage à lire ce superbe article d'Anne-Marie Castejon,en première page régionale,vous apprendrez beaucoup sur cet homme modeste et talentueux....
(j'illustre ce propos par une photo de Michel Fèvre,déjà mise,mais on ne se lasse pas de le voir au travail...)
Publié le 27 Juillet 2008
(peinture de Le Nain,aucunement Bourguignonne ,mais il fallait bien illustrer !..)
En lisant le si joli poème d'André Mary "le grapillot" je ma suis souvenue de notes sur notre patois Châtillonnais que j'avais prises il y a fort longtemps...
Il faut dire que je connais bien le patois de Saône et Loire ,spécialement de Saint-Léger sur Dheune et du Creusot d'où ma famille est originaire..Ce patois possède un nombre incalculable de mots ,si riches qu'un linguiste en a d'ailleurs rempli un livre de plus de 500 pages,c'est vous dire ...
Lorsque je suis arrivée dans le Châtillonnais,j'ai trouvé un patois,certes encore vivant,mais beaucoup moins important en nombre de mots que celui auquel j'étais habituée...
Néanmoins j'ai peu à peu consigné ces mots que l'on utilisait dans les villages,et dans la famille de mon mari par exemple...
j'ai retrouvé hier mon petit carnet,et j'ai pensé qu'il serait intéressant de faire revivre ce patois Châtillonnais si sympathique...
Si vous,amis lecteurs Châtillonnais,connaissez d'autres termes patois que je n'ai pas cités,ce serait sympa de me les faire connaître .....
Il ne faut pas que ce témoignage du passé se perdre,ne pensez vous pas ?
Publié le 27 Juillet 2008
Le patois provient de la langue d'oil,elle même dérivée du latin...
Voici donc quelques termes patois que j'ai notés
-beurdoler:remuer
-bavouiller:parler pour ne rien dire
-biotte:betterave
-beugne:coup violent donnant une bosse
-bégueuler:dire du mal d'une personne
-câgne:mauvais chien
-chaffaut:lucarne au-dessus d'une grange (utilisé aussi à Nicey me dit mon amie Rose)
-channatte:chêneau
-cheuler:téter d'ou cheulotte:tétine
-clairer:donner de la lumière
-copô:bardane qui s'accroche aux vêtements,moi je dis "pignolo"
-couigner:faire un bruit désagréable,grincer
-couelle:fille (je ne l'ai entendu dire que par mon mari !!)
-crépia:grosse crêpe bien nourrissante
-douix :source
Publié le 27 Juillet 2008
D'autres mots encore...
-être empigé: encombré par ses vêtements
-une égaisse:une pie
-ébreuquer:casser le bord d'une assiette ou d'une tasse par exemple
-s'enroter:s'embourber dans un chemin boueux avec une voiture,ça m'est arrivé !!
-foyard:hêtre
-friller:deux sens:
brûlé par le gel ou,doré à la cocotte,on dit aussi "jaunir"
-garguesse:délicieux beignet Châtillonnais,à Dijon on disait "fantaisie"
-gauger:être aspergé d'eau ,jusqu'au cou !
-gôné:mal habillé
-gouyet:trou d'eau sur un chemin
-grapillot:cher à André Mary:un raidillon
-greuiller:fouiller
-greuillot: je ne dirai rien,les Châtillonnais me comprendront !!!!
-avoir un ch'ni dans l'œil
-chipoter : manger du bout des dents
-crôler : trembler
-Machûrer : salir le visage
- ressui : séché
-tâler : meurtrir
-trocher : pousser des tiges
Publié le 27 Juillet 2008
Je continue ma liste...
-grigner des dents:montrer les dents,être mécontent
-une gueurlette:une brebis,je ne l'ai endendu dire que par mon beau-père qui avait quelques moutons
-harguigner:énerver
-keulle:tronc d'arbre
-le jaque:un geai
-le lavier:l'évier
-méger:manger
-maronner:rouspéter en douce
-navette:chou à huile
un nio:un oeuf en plâtre qu'on mettait au poulailler pour inciter les volailles à pondre
-patouiller:s'amuser ,pour les enfants,dans l'eau
-peut au féminin peutte:vilain,vilaine
Ce dernier mot,"peut" c'est le premier mot de patois que j'ai entendu prononcer en arrivant dans le Châtillonnais !
Les gens de Beaulieu,où j'étais nommée me dirent en riant :"ici c'est Beaulieu en peut place" ce qui était évidemment faux puisque c'est un des plus charmants villages du Châtillonnais...
Ils me disaient aussi "être ravitaillés par les corbeaux" !!!
Publié le 27 Juillet 2008
pour terminer encore quelques mots patois glanés au cours des ans...
-une ragasse:averse violente
-se revarper:se reculer brutalement
-ribouler des yeux;les tourner dans tous les sens
-reveuiller:retourner des affaires,ou la terre
-revorcher:ce que font les sangliers dans les champs,des dégâts !
-singuié:sanglier
-soue:logis du cochon
-tavin:taon
-teusser:sucer,cheuler
-treue:truie
-trillon:dôme en grillage pour isoler une volaille,un lapin
-trôler:rôder pour voler
-tripé:trempé par la pluie
-tripotée:beaucoup de choses
-vionner:le bruit que fait un insecte près des oreilles
-vireu:étourdi après avoir dansé une valse par exemple..
les petites filles qui tournent en se donnant les deux mains, sont ensuite "virottes "!
J'ajouterai une anecdote:les gens de Coulmier le Sec appellent les fameux champignons les "lactaires délicieux" ,des "Collardots" ,pourquoi ?
et bien au siècle dernier un certain monsieur Collardot,Parisien,fit connaître aux habitants du village ce succulent champignon ! évolution moderne du patois ancien !
Un de mes collègues,originaire de Sombernon,me disait qu'on faisait peur aux enfants ,en les menaçant de la Mère Lusine qui se cachait dans le puits et qui pouvait les y entraîner..
En Saône et Loire,on l'appelait "la mère Engueule"...
Voilà j'ai terminé ma liste,j'espère avoir rappelé des souvenirs aux anciens,c'était le but !!!
Publié le 26 Juillet 2008
André Mary,est né à Châtillon en 1879,ses parents étaient propriétaires de la tuilerie de Nod,son grand-père maternel,Henri Monniot était architecte.
Il fit ses études d’abord à Châtillon sur Seine,puis à Troyes et à Dijon.
Il travailla à la rédaction du journal « le petit Bourguignon » où il fut secrétaire de 1903 à 1905.
L’Académie Française lui décerna trois prix en 1928,1935 et 1936.
Il fut décoré de la Légion d’Honneur en 1952 et et de l’Ordre des Arts et des Lettres en 1958.Il fut membre des Académies Mallarmé et Ronsard.
Il a très bien chanté son pays natal, notamment avec "Forêteries" et "Le cantique de la Seine".
Fondateur de l'Ecole Gallicane, admirateur passionné de l'ancienne littérature, il a mis en français moderne "Le Chevalier au Lion" de Chrétien de Troyes et le célèbre "Roman de la Rose" de Guillaume de Lorris et Jean de Meung.
Les Amis du Châtillonnais ont réédité en 1993 "Les profondeurs de la forêt", roman qui se passe au Val-des-Choues..
André Mary est mort à Paris le 15 janvier 1962.
Ce fut un poète Châtillonnais, très discret, qui ne chercha guère à étendre sa renommée au-delà d'un cercle d'initiés et de spécialistes.
(documentation :Michel Diey et Francine Bonardot)
Publié le 26 Juillet 2008
Un autre poème d'André Mary que j'aime car il utilise quelques mots typiquement Bourguignons...et puis c'est tellement bien observé !
LE GRAPILLOT
C'est le raidillon creux criblé de gringuenaudes
Escaladant la friche abrupte où les corbeaux
Rasent l'herbe malingre et les sapins nabots:
C'est là qu'on va cueillir les merises noiraudes.
Les chardons à foulon poussent en billebaude
Dans les buissons pierreux,et le bruit d'un sabot
Y fait enfuir,furtifs,la mante ou l'escarbot,
L'orvet noir et luisant,le lézard en maraude.
Les moutons gris à l'aube y vont s'y bousculant
A l'appel roucouleur du vieux berger très lent,
Et c'est aussi le soir,la petite gardeuse
De vaches,jupe en trous et visage terreux,
Cinglant d'un coup de trique au fond du chemin creux
Une bête meuglante à la croupe anguleuse.
Je ne sais si l'on peut encore se procurer le recueil d'André Mary que je mets en illustration..
Par contre Michel Lagrange a réalisé une superbe étude sur ce poète et écrivain méconnu dans un cahier des Amis du Châtillonnais ,le N°209.
Publié le 10 Juillet 2008
L’histoire tragique de Louis Vigneron fusillé par les Prussiens en Décembre 1870,m’a fait me poser des questions sur ce qui se passait à Châtillon sur Seine à cette période..
J’avoue que je ne connaissais pas les épisodes de cette « guerre oubliée » dans le Châtillonnais.
Michel Diey a bien sûr éclairé ma lanterne !
Il m’a donné à lire les « cahiers des Amis du Châtillonnais » consacrés à cette sombre et méconnue période…C’était passionnant !
J’y ai appris que le fils de Garibaldi,Ricciotti (sur l’image d’Epinal,celui qui est à sa droite)avait déclenché avec ses Francs-Tireurs un épisode de terreur à Châtillon qui mit la ville à feu et à sang…










