Publié le 5 Juin 2020
Jenry Camus a photographié de superbes "pietas" lors d'un séjour dans le Gers.
Auch :

Fleurance :

Lectoure :

Marsolan :

Mauvezin :

Montréal sur Gers :

Valence sur Baise :

Adresse mail à utiliser pour me joindre : myta55@orange.fr ,
Publié le 5 Juin 2020
Jenry Camus a photographié de superbes "pietas" lors d'un séjour dans le Gers.
Auch :

Fleurance :

Lectoure :

Marsolan :

Mauvezin :

Montréal sur Gers :

Valence sur Baise :

Publié le 2 Juin 2020
Dans le jardin d'Eden de Christian Labeaune, les oiseaux sont heureux...
Des troglodytes mignons bâtissent leur nid :
et des mésanges bleues s'occupent de leurs oisillons :
Publié le 1 Juin 2020
Lorsque l'on évoque le nom de Volvic, on pense tout de suite à l'excellente eau minérale qui coule au pied d'un volcan d'Auvergne, absolument pure puisque le volcan qui la surplombe ne subit aucune pollution, une eau à recommander !
Mais Volvic, c'est aussi une bourgade où l'on a extrait depuis le XIIIème siècle, une pierre de taille noire à la beauté sans pareille.
Cette pierre est extraite d'une coulée de lave du volcan de la Nugère.
Des maisons ont été construites avec cette pierre de lave, mais aussi des églises, la cathédrale de Clermont-Ferrand par exemple qui surprend par sa sombre beauté.

Dans le village de Volvic, toutes les maisons sont évidemment construites en pierre de lave, son église sous le vocable de saint Priest, également.
Saint Priest, évêque de Clermont fut martyrisé à Volvic en 674. Son successeur Avit II fit bâtir un oratoire et une église , il établit un monastère de bénédictins proche du sanctuaire. Le bourg se développa grâce aux reliques du Saint Evêque et Saint Austremoine, premier évêque d'Auvergne.




Les chapiteaux sont finement sculptés.



La croisée du transept est coiffée d'une coupole ouverte de baies en plein cintre ce qui permet un éclairage zénithal.

Quelques statues originales de l'église Saint-Priest :
Saint Verny qui vécut en Rhénanie et mourut en martyr en 1287. Son culte passa les frontières, et se répandit en Franche-Comté et en Auvergne. Il est le patron des vignerons d'Auvergne comme chez nous l'est saint Vincent.
Madame Michèle Frommherz, dans un article de "Pays de Bourgogne", nous indique qu'à Semur en Auxois existait une confrérie appelée "Confrérie Saint-Vernier". Ce saint Vernier n'était autre que le saint Verny présenté ci-dessus . Il était fêté le second jour de janvier.
Voilà donc un lien entre l'Auvergne et la Bourgogne !

Un saint Sébastien très réaliste....

Je trouve cette Vierge à l'oiseau, du XIVème siècle, dite "Notre Dame de l'Arc" d'une posture extrêmement naturelle

La Mère et l'Enfant sont pleins de modernité, et quel regard ils s'échangent.......

L'église Saint-Priest possède aussi un trésor comprenant divers objets précieux dont une statue de saint Priest et une épée carolingienne...

Près de la source de Volvic, pour se souvenir des carriers qui ont si longtemps exploité la pierre de lave, et pour raconter leur histoire, une visite souterraine de la carrière a été imaginée.
Cette visite a lieu dans ce qui s'appelle la "grotte de Volvic".

On vous y explique, par le texte parlé d'un carrier qui vécut en 1900 et de nombreuses photos anciennes, l'origine volcanique de cette pierre, la vie difficile des ouvriers, les outils qu'ils utilisaient.


On y apprend comment, en creusant profond dans la lave du volcan de la Nugère pour trouver de l'eau destinée à humidifier la taille de la pierre, on découvrit la fameuse source de l'eau de Volvic, si célèbre aujourd'hui.

Pendant ce voyage au cœur d'une coulée de lave, on descend dans la carrière souterraine, magnifiquement mise en scène avec des éclairages très étudiés, et illustrée avec des photos d'époque, c'est vraiment magique....

A la fin de la visite, sont présentées des sculptures en pierre de lave, œuvres d'artistes contemporains.



Et quand on quitte Volvic on ne peut que s'arrêter devant le monument aux Morts de la ville, construit et sculpté dans cette merveilleuse pierre de lave qui date de la nuit des temps, lorsque les volcans d'Auvergne étaient en éruption, une pierre éternelle !



Publié le 31 Mai 2020
En publiant les photos des nombreuses statues de saint Nicolas présentes dans beaucoup d'églises Châtillonnaises, je m'étais demandée pourquoi ce saint était ainsi honoré ...alors que nous sommes loin des territoires de l'Est où il est énormément fêté.
C'est Anne Bouhélier, qui connaît très bien les coutumes Châtillonnaises (elle est guide de Pays), qui m'a donné l'explication de ce mystère, bien éloigné de ce que je pensais, la voici :
Saint Nicolas dans le Châtillonnais était célébré comme saint patron des jeunes gens à marier et sainte Catherine comme sainte patronne des jeunes filles.
Ces deux fêtes codifiaient les relations entre filles et garçons à une époque où les occasions de rencontres étaient plus restreintes qu'aujourd'hui et où les choix matrimoniaux étaient très encadrés.
Les festivités comportaient au cours de la journée : cérémonie religieuse, procession, partage de la brioche mais aussi un grand bal.
Traditionnellement, le bal était offert par les filles aux garçons lors de la sainte Catherine et les garçons rendaient l'invitation pour la saint Nicolas.
Ce rite très important jusqu'au début du XXe siècle et généralisé sur l'ensemble des paroisses de notre secteur explique le fait que l'on trouve des statues de saint Nicolas et de sainte Catherine d'Alexandrie dans une majorité d'églises.
Ce patronage trouverait son origine dans le "miracle des trois filles". Selon la légende dorée, St Nicolas avait pour voisin un homme qui, ruiné, ne pouvait marier ses trois filles faute de dot. Ce dernier envisageait de les prostituer afin de récolter l'argent nécessaire à leurs subsistances. Nicolas, refusant que ses jeunes voisines ne puissent se marier, décida, en secret, de donner trois bourses pleines d'or à ces jeunes femmes. L’homme put marier ses filles et toute la famille fut heureuse ! "
Ce geste fit de Nicolas le saint patron des jeunes gens à marier.
L'évocation de sainte Catherine d'Alexandrie m'a conduite à rechercher les statues la représentant dans nos églises, il y en a en effet autant que de celles de saint Nicolas....et maintenant nous en connaissons la cause !
Autricourt :
Balot :
Belan sur Ource :
Bissey la Côte :
Brion sur Ource :
Faverolles les Lucey :
Laignes :
Magny-Lambert :

Saint-Germain le Rocheux :
Savoisy :
Vertault :
Veuxhaulles sur Aube :
Bâtons de Procession :
Chaumont le Bois :
Grancey sur Ource :
Villotte sur Ource :
Quelques mots sur cette sainte couronnée, représentée avec une roue et souvent avec une épée :
La tradition situe sa naissance à Alexandrie et date sa mort dans la même ville, à dix-huit ans en 312, sous le règne de Maximin II Daïa.
Elle était très instruite compte tenu de son sexe et de son âge : à 18 ans elle convertit plusieurs philosophes qui avaient été chargés par l'empereur de la faire renoncer à sa foi.
On croit qu'elle s'appelait « Dorothée », et que le prénom Catherine (du mot syriaque "céthar", couronne) lui fut donné parce qu'elle remporta, dit saint Jérôme, la triple couronne de la virginité, de la science, et du martyr.
Elle est la patronne des écoles de filles et des élèves de philosophie, et on la représente souvent appuyée sur une roue à demi rompue et teintée de sang. Elle serait apparue à sainte Jeanne d'Arc, en compagnie de sainte Marguerite et de l'archange Saint Michel.
Sa légende et son culte se sont répandus depuis l'Orient vers l'Occident et sont largement attestés après les croisades.
L'Église la célèbre le 25 novembre. Sa fête donne traditionnellement lieu à diverses célébrations populaires, dont celles des jeunes filles à marier de plus de vingt-cinq ans, appelées les catherinettes.
Selon certains chercheurs modernes, la légende de Catherine est probablement basée sur la vie et l'assassinat de la philosophe grecque Hypatie (355-415), en inversant les rôles des chrétiens et des païens.
Publié le 30 Mai 2020
Le première fois que j'ai entendu le nom de sainte Brigide (et non Brigitte), ce fut lors de la visite de l'église de Cérilly, organisée par l'association "Un jour, une église".
En effet, dans l'église Saint-Martin de Cérilly, un autel secondaire lui est dédié, le voici :

et voici la représentation de la sainte :

Pourquoi cette sainte se trouvait-elle honorée ainsi à Cérilly ?
Madame Tondre , qui nous a si bien présenté l'église Saint-Martin de son village, nous a donné l'explication suivante :
Sainte Brigide est la seconde patronne de l'Irlande. Elle tient ici un livre qui note les règles de son abbaye, et elle terrasse à ses pieds, un démon à tête humaine
Pourquoi cette sainte irlandaise figure-t-elle dans l'église de Cérilly ? Eh bien parce qu'en 1729, un livre de la Confrérie sainte Brigide écrit en 1625, a été offert à Cérilly. Presque tous les habitants de Cérilly faisaient partie de cette confrérie.
Sainte Brigide était censée protéger le bétail.
En parcourant le numéro 10 de 2018, du bulletin de la SAHC (Société Archéologique et Historique du Châtillonnais, j' ai trouvé un article passionnant sur cette sainte, rédigé par Marielle Lefils.
Marielle a effectué une recherche approfondie sur le culte de cette sainte et nous révèle par exemple que son culte fut introduit en France, en Belgique , en Allemagne et en Italie par les disciples de saint Colomban (VIème-VIIème siècle)
Qui était sainte Brigide ? Voici ce qu'en dit Wikipedia :
En breton, on la nomme Brec’hed ou Berhet. D’origine irlandaise, elle fut convertie par saint Patrick. Elle refusa tous les prétendants qu’attirait sa grande beauté. Elle se retira à quelques kilomètres de Dublin, formant, avec plusieurs de ses compagnes, l’une des premières communautés religieuses féminines en Irlande.
Femme d’une très grande générosité et d’une énergie exceptionnelle, elle est considérée comme l’une des saintes patronnes de l’Irlande.
Marielle Lefils s'est intéressée très tôt à sainte Brigide, car une statue de la sainte se trouve dans l'église de son village de Noiron.
J'avais lors de la visite de l'église de Noiron photographié cette statue sans savoir qui elle représentait, grâce à Marielle et son article j'ai pu l'identifier (son nom était pourtant inscrit sur le socle !) :

Un bâton de procession de sainte Brigide, en bois finement sculpté se trouve à présent au Musée d'Art Sacré de Dijon, dépôt de la commune de Noiron.
Mais les représentations de Brigide ne s'arrêtent pas là, Marielle m'a rappelé que j'avais photographié une peinture murale dans l'église de Vertault, où apparaissait la sainte, en compagnie de saint Eloi et de saint Languer.

Sainte Brigide, appelée ici STE BRIDE se trouve dans la partie gauche de la peinture . A ses pieds un diable s'agrippe à sa robe.

Marielle Lefils nous indique encore qu'une statue de sainte Brigide se trouve dans l'église Saint-Hilaire de Charrey.
Si les visites des églises organisées par "Un jour une église" reprennent j'irai bien sûr la photographier.
Dans son article du numéro 10 de 2018 du bulletin de la SAHC, Marielle Lefils détaille les attributs de la sainte et nous explique la façon dont son culte est parvenu dans le Nord Châtillonnais par l'intermédiaire des disciples de saint Colomban, et c'est passionnant.
Publié le 27 Mai 2020
Jérémie Brigand, Président de la Communauté de Communes du Pays Châtillonnais vous communique :

Publié le 26 Mai 2020
Une Pietà ou Vierge de Pitié, est un thème artistique de l'iconographie en sculpture et peinture chrétienne.
Il représente la Vierge Marie en Mater dolorosa, mère pleurant son fils, le Christ qu'elle tient sur ses genoux au moment de la descente de croix, après la crucifixion et avant sa mise au tombeau.
Eglise de Chamesson :

Eglise de Courcelles :

Eglise de Laignes :

Eglise de Poiseul la Ville :

Eglise de Quémigny sur Seine :

Eglise de Vertault :

Eglise de Veuxhaulles sur Aube :

Eglise de Buncey :

Eglise Saint-Jean Baptiste Châtillon sur Seine :

Publié le 24 Mai 2020
Un peu d'humour !




















Publié le 24 Mai 2020
Publié le 24 Mai 2020
Baladez vous à toute vitesse, dans le bolide de StandByMe, et parcourez ainsi des villages Châtillonnais, pour votre plus grand plaisir !
Merci à lui pour son originale et intelligente présentation de ces jolis lieux de vie d'une région que nous aimons tant !

Gommeville :
Villers-Patras :
Charrey :
Publié le 24 Mai 2020
Qui n'a pas remarqué ce magnifique et étrange piano situé au rez- de-chaussée du Musée du Pays Châtillonnais-trésor de Vix ?
Je me suis très longtemps demandée l'origine et le sens des décors de ce superbe instrument de musique apparu aux yeux du public en même temps que l'exposition de la collection d'oiseaux naturalisés de Fernand Daguin.


J'ai eu l'explication en parcourant le bulletin de la Société archéologique et Historique du Châtillonnais, numéro 7 de 2015, de la page 106 à la page 120.
En effet, l'ancienne Conservatrice du Musée, Félicie Fougère en donnait toute l'histoire et c'était passionnant !
Ce superbe et original piano est un objet rare et curieux au point que les spécialistes avouent n'en avoir jamais vu de semblable...encore une raison de venir l'admirer au Musée lorsque ce dernier sera enfin accessible.
Félicie Fougère, dès son installation en tant que Conservatrice, est allée examiner tous les objets appartenant au Musée entreposés dans l'ancien tribunal de Châtillon sur Seine, objets ne pouvant y être exposés faute de place.
Elle a tout d'abord découvert l'extraordinaire collection d'oiseaux naturalisés que François Daguin avait léguée à la ville. Et dans un coin...elle a remarqué ce piano extraordinaire.
La collection d'oiseaux a été nettoyée et rénovée, elle fait maintenant l'admiration de tous.
A la demande de madame la Conservatrice, le piano a été examiné par Frédéric de la Grandville, Docteur en musicologie et maître de Conférences à l'Université de Reims qui a tout d'abord noté que la mécanique était signée par G.Werber, et le clavier par J.Pfeffer.
Il a remarqué sur le couvercle, sous les gracieuses colonnettes, une inscription en arabe traduite en "Fait pour Marguerite Tark, 1878"

Sur la partie inférieure il a pu admirer huit cartouches autour du superbe décor en marqueterie, qui répètent "Rien n'est plus grand qu'Allah", et "Il n'y a de Dieu que Dieu".

Après l'examen du piano par Frédéric de la Grandville, Félicie Fougère a réalisé une enquête, presque policière, qui a fini par donner ses fruits.
Je vous la résume en quelques mots (pour la lire entièrement, procurez vous le bulletin de la SAHC de 2015)
Ce piano a été légué en 1906 au Musée de Châtillon sur Seine (ou a défaut au musée de ...Chamesson !) par madame Victor Trech dont le mari était un ami de Fernand Daguin qui résidait souvent dans son château de Chamesson.
La famille Trech a vécu très longtemps en Algérie, d'où, sans doute la décoration "mauresque" du piano et la dédicace approximative du nom Trech en "Tark".
A la mort de monsieur Trech, le piano a été rapatrié en France pour y être réparé, puis après la réparation, il a été installé chez Fernand Daguin à Paris, rue de l'Université.
Madame Trech a ensuite légué l'instrument au Musée , où il se trouve maintenant, admiré de tous.

Venez donc au Musée admirer le Trésor de Vix et toutes les richesses archéologiques qu'il présente, mais aussi la collection superbe d'oiseaux naturalisés de Fernand Daguin, et ce piano mauresque qui est sans doute un exemplaire unique au monde....
Publié le 24 Mai 2020
L'église de Thoires est placée sous le vocable de saint Benoît qui fut le créateur de l'ordre des Bénédictins.

C'est un édifice néoclassique qui fut rebâti en 1825 par Simon Tridon architecte à Châtillon sur Seine, mais qui fut remonté 25 ans plus tard par Henri Monniot, lui aussi architecte Châtillonnais, car les voûtes menaçaient de s'effondrer.

L'église de Thoires est de style néoclassique, à nef unique.

Un Christ en croix est accroché en haut de la voûte du chœur.

Le chœur est une abside semi circulaire, peinte en bleu et décorée d'étoiles dorées du plus bel effet.


Au dessus de l'autel on admire cette belle croix néogothique.

Des statues de saint Benoît siègent à la base de l'abside.


Il existe deux autels secondaires.
Celui de gauche est consacré à saint Nicolas....


Celui de droite à la Vierge Marie :


Deux verrières du XIXème siècle éclairent le chœur.
Saint Nicolas :

Saint Benoît :

Trois bâtons de procession du XVIII et du XIXème siècle représentent :
Saint Benoît :

Saint Nicolas :

La Vierge à l'Enfant :

La chaire a été conservée...

Ainsi que le confessionnal :

Les fonts Baptismaux :

Au sol on peut voir trois dalles funéraires, la première date du XVIème siècle :

Les deux autres datent du XIVème siècle, l'une décorée avec une épée, l'autre avec une croix fleurdelisée.

Publié le 22 Mai 2020
En recherchant les statues de saint Roch et de saint Sébastien, saints évoqués autrefois en cas d'épidémies, suite au passionnant notule de Dominique Masson, je me suis aperçue que nos églises Châtillonnaises possédaient presque toutes des statues de saint Nicolas...
Est-ce la proximité de la Lorraine, des Vosges, de l'Alsace, de la Franche Comté où saint Nicolas est très fêté ?
Car chez nous autrefois , en Bourgogne du sud, on fêtait seulement le premier jour de l'année en accueillant le "Père Janvier", bien avant que la mode américaine du Père Noël déferle sur la France....
(Voir en fin d'article l'explication de cette dévotion pour saint Nicolas dans le Châtillonnais, donnée par Anne Bouhélier)
Quand j'étais enfant j'adorais la fameuse comptine de la légende de saint Nicolas "Ils étaient trois petits enfants qui s'en allaient glaner aux champs" que me chantait ma grand-mère....
Au pied des statues de saint Nicolas que j'ai photographiées dans nos églises, ils sont bien là, les trois petits, sortant du saloir du méchant boucher....dans des statues toutes différentes.
A Autricourt :

A Bissey la Côte :
A Bâlot :

A Bouix :

A Brion sur Ource :

A Channay :

A Coulmier le Sec :

A Fontaines en Duesmois :

A Gommeville :

A Gommeville (chapelle) :

A Grancey sur Ource :

A Griselles :

A Marcenay :

A Savoisy :

A Saint-Germain-le Rocheux :

A Grancey sur Ource :
A Thoires :

A Veuxhaulles sur Aube :

A Châtillon sur Seine, au dessus du porche de l'église qui lui est dédiée, curieusement pas de petits enfants à ses pieds !

Saint Nicolas est aussi souvent représenté dans des bâtons de procession.
A Brion sur Ource :

A Thoires :

A Villers-Patras :

A Villotte sur Ource :

Je ne peux résister....
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs
Tant sont allés, tant sont venus
Que le soir se sont perdus
Ils sont allés chez le boucher
Boucher, voudrais-tu nous loger ?
Ils n'étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués
Les a coupés en p'tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux
Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ
Alla frapper chez le boucher
Boucher, voudrais-tu me loger ?
Entrez, entrez Saint Nicolas
Il y a de la place, il n'en manque pas
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper
Du p'tit salé, je veux avoir
Qu'il y a sept ans qu'est dans le saloir
Quand le boucher entendit ça
Hors de la porte il s'enfuya
Boucher, boucher, ne t'enfuis pas
repens-toi, Dieu te pardonnera
Saint Nicolas alla s'asseoir
Dessus le bord de ce saloir
Petits enfants qui dormez là
Je suis le grand Saint Nicolas
Et le Saint étendant trois doigts
Les petits se lèvent tous les trois
Le premier dit "j'ai bien dormi"
Le second dit "Et moi aussi"
Et le troisième répondit
"Je me croyais au Paradis"
A noter que le méchant boucher est ensuite devenu...le fameux père Fouettard !
Anne Bouhélier nous donne la raison pour laquelle saint Nicolas était fêté dans le Châtillonnais, et donc présent dans nos églises ! Merci à elle ....
St Nicolas dans le Châtillonnais était célébré comme saint patron des jeunes gens à marier et Ste Catherine comme sainte patronne des jeunes filles. Ces deux fêtes codifiaient les relations entre filles et garçons à une époque où les occasions de rencontres étaient plus restreintes qu'aujourd'hui et où les choix matrimoniaux étaient très encadrés.
Les festivités comportaient au cours de la journée : cérémonie religieuse, procession, partage de la brioche mais aussi un grand bal. Traditionnellement, le bal était offert par les filles aux garçons lors de la Ste Catherine et les garçons rendaient l'invitation pour la St Nicolas. Ce rite très important jusqu'au début du XXe siècle et généralisé sur l'ensemble des paroisses de notre secteur explique le fait que l'on trouve des statues de St Nicolas et de Ste Catherine d'Alexandrie dans une majorité d'églises.
Ce patronage trouverait son origine dans le "miracle des trois filles". Selon la légende dorée, St Nicolas avait pour voisin un homme qui, ruiné, ne pouvait marier ses trois filles faute de dot. Ce dernier envisageait de les prostituer afin de récolter l'argent nécessaire à leurs subsistances. Nicolas, refusant que ses jeunes voisines ne puissent se marier, décida, en secret, de donner trois bourses pleines d'or à ces jeunes femmes. L’homme put marier ses filles et toute la famille fut heureuse ! "
Ce geste fit de Nicolas le saint patron des jeunes gens à marier.
Merci Anne pour vos révélations ! il ne me reste plus qu'à répertorier les statues de sainte Catherine d'Alexandrie qui, il est vrai, sont très présentes dans nos églises, je m'en étonnais souvent car cette sainte ne me parlait pas du tout, maintenant j'ai compris !
Publié le 21 Mai 2020
Françoise Vignier, Conservateur Général du Patrimoine, Directrice des Archives Départementales de ma Côte d'Or en 1992, me tient au courant de la rénovation de la fosse de Coulmier, cet endroit encore mystérieux dont elle cherche les origines et l'utilisation aux Archives Départementales de la Côte d'Or.
Malgré le confinement le chantier de restauration de la fosse de Coulmier a été réouvert fin mars et a progressé spectaculairement, ainsi que vous pourrez le constater sur les diapos jointes prises le 22 avril. L'architecte est Dominique Jouffroy, architecte du patrimoine (2 rue du Vieux Collège, 21000 Dijon), l'entreprise RADP de Fontaines-en-Duesmois.
Depuis le 22 avril la restauration de l'escalier a été entreprise et les matériaux pour reconstituer le fond livrés.
Un article retraçant l'origine et l'histoire de ce site sera publié dans le prochain numéro du Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Châtillonnais.



Merci madame Vignier pour vos documents et la promesse d'un article sur cette fosse dont il n'existe pas d'autre exemple en Côte d'Or.
J'avais publié un article il y a longtemps sur ce monument que les habitants de Coulmier appelaient "la glacière" :
http://www.christaldesaintmarc.com/la-fosse-de-coulmier-le-sec-a605960
Publié le 21 Mai 2020
La Société Archéologique a proposé à ses adhérents en juin 2018, une visite de la Maison de Pierre-Auguste Renoir à Essoyes.
C'est à Essoyes, village natal de sa femme Aline, que le peintre passait tous ses étés.
Plus tard, perclus de rhumatismes, il préféra séjourner dans sa maison de Cagnes sur Mer, au soleil méditerranéen.
Nous voici face à cette maison que nous connaissions seulement par la peinture qu'en avait fait Pierre-Auguste...


Le salon qui servait aussi d'atelier au peintre :




La cuisine si chère à Aline :


Au premier étage se trouvent les chambres de la famille ...

La chambre d'Auguste :



La chambre d'Aline :





La chambre des enfants :

.Nous nous dirigeons à présent vers l'atelier du peintre situé dans cette petite maison (la seule que nous visitions autrefois), c'était là son second atelier.

Au rez de chaussée, on a suspendu la chaise roulante qui permettait au peintre, devenu handicapé , de se promener dans le jardin.





Une visite d'Essoyes avec Bernard Pharisien :
http://www.christaldesaintmarc.com/sur-les-pas-de-renoir-a-essoyes-avec-bernard-pharisien-a86491443